Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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s.n. 1917, 25 March. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Seen on 30 March 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/xd0qr4pz2f/
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'ANNEE —Série nouvelle —N. 800 ï-i© Numéro lO Centimes <5 Centimes an Front) DIMANCHE 25 MARS 1917 SliDACTION & ADMINISTRATION S3, rue Joan-Jacques-Hausseau, 33 PARI S Téléphone : Gutersberg 139-63 BUREAUX AU HAVRE . Î3l,r, rae ds la Bourse - LE IIAVRE TÉLÉPHONE : n° 64 BELGE ,» LOMDON OFFICE : 21, PÀNTON STREET Uitiester Square, S. W. Directeur : FEËNAND NSîîSAY LE XXe SIÉCLE ABONNEMENTS France,..g. 2fr.50 par mois " 7 fr.SO par trimestre Angleterre. 2sh. 6 d. par mois » . 7sh,6d.partrlmestp» Autres pays 3 fr. — par mois " 9 fr.— par trimestre PUBLICITÉ S'ataar à l'&itowiritiioD la Joima ou à l'Office de Londres I.es petites annonces sont êgalemch1 reçues à la Société Européenne d® Publicité, 10, rue de la Victoire, Pans,9 qui en a le monopole pour Paris. mstxm *%£&£&§? jmm, js^ Quotidien belge paraissant au Havre et à Paris aiMiie Le XX0 Siècle du 18 février a rappelé 'après le livre de M. Boucherie : Les Rapports du haut commandement et du poit-oir civil dans une démocratie (Paris, Iharles-L&vauzelle) que lors de la guerre ,e Sécession, de 1862 à 1865, les Etats-Jnis du Sud avaient remarquablement uippJéé par le réalisme et l'énergie de surs méthodes à l'infériorité de leurs fi-iances, de leurs industries fit de leur po-ulation.Le même ouvrage montre avec une force mpressionnante quelle influence la nature es gouvernements des nations belligérants exerce sur l'issue des opérations. Les Etats du Sud avaient une Constitu-ion démocratique, mais leur chef, Jef-erson Davis vit, des le début des hostili-és, que la moindre faiblesse causerait la urne de la nation. Il prit aussitôt le commandement absolu de toutes les ressour-es matérielles et morales. Il exigea de ses ainistres le maximum du travail et, pour obtenir, il les réduisit à n'être plus que es chefs de bureau. 11 édicta et il appli-ua, sans le moindre retard, les décisions îs plus rigoureuses, les plus révolution-aires, la conscription des noirs, l'enregistrement de tous les hommes de 16 à 60 ans, Les Etats du. Nord possédaient, eux aus-i, un homme capable de substituer au oùt des beaux discours la volonté d'actes fficaces, de sacrifier les personnalités, les réoccupations et les procédés des années 'avantrguerre à l'obtention du succès le lus complet. 11 s'appelait Mac Clellan et il comman-ait leurs soldats. Il avait vu, lui aussi*, dès le commence-îent de l'insurrection, qu'il ne s'agirait as seulement de battre des armées, mais Dut un peuplé et dans ses divers moyens 'action.Il entendait tirer tout? le parti pos-ible de toutes ses ressources, mais le présent Lincoln, mal instruit des questions schniques et désireux d'une immédiate po-ularité, prétendait minimiser la guerre, es sacrifices et ses visées. + * * La résistance du généralissime à ce qu'il bnsidérait avec raison comme un suprêne danger pour l'avenir de l'Etat, lui Vaut les plus méchants et les plus sottes aérations. On le soupçonna d'aspirer à la Ictature et à la tyrannie, on redouta méfie une victoire décisive sur l'ennemi parle qu'elle « pouvait aboutir au triomphe u wilitarisane ». On désigna des parlementaires non pas tant pour exercer un bntrôle — mesure utile et sans doute né-bssaire — mais pour donner satisfaction jux méfiances et aux colères des neutralistes, des « neurasthéniques » et des po-ticiens. On constitua un conseil, en grande partie formé de « pékins » pour con-[aître et discuter les projets les plus se-rets du commandement suprême. On ransféra les pouvoirs du généralissime ur les armées de terre et de mer au président Lincoln, ancien capitaine de mrli-ps, qui multiplia les fautes les plus grades par crainte des électeurs et par igno-jÊmce de l'art militaire. Bref, on ne tint iul compte de cet axiome de Washington', î fondateur de l'unité américaine : « Il aut que dans une armée règne le plus iarfait despotisme. » La guerre se prolongeait au delà de tou-fes les prévisions. L'ennemi, cinq fois peins nombreux, sans marine, sans ar-lent et sans industrie, remportait succès ur succès. Les populations s'énervaient, Irritaient, jusqu'à provoquer de vérita'-fes insurrections. Et l'Europe, pour des fâisons et avec des modalités qui ressem-pent singulièrement à celles du président Rf'ilson dans ses démarches pacifistes d'il j a trois mois, prétendait départager les klligé-rants. On avait voulu recourir aux ménagements et respecter la légalité, et on p éprouvait les plus sanglants désastres. )n dut finir par gouverner avcc rigueur, fer substituer aux organisations démocra-Iques un pouvoir autoritaire et violent. Ilors, mais alors seulement, les Etats du Bord remportèrent la victoire. r * i [Calculs des partis 1 constitution ! préro- | pives des assemblées 1 Dans la pratique, [autorité intelligente, connue, ferme,obéie, lu chef de la nation, réduisit au minimum fcs erreurs et les lenteurs, les angoisses et 'es effusions de sang, sauva les espérants et la vie de milliers d'hommes, hâta Se salut de limité et assura le prochain Isor économique, militaire, politique et («rituel de la nation. I Notre guerre dépasse infiniment celle (ont U est question dans les lignes tu! pré- |Elle vise, non point à rendre impossible f séparation de quelques provinces, mais • changer jusques au fond la situation in-i'"nationale des peuples belligérants, à ■Mmr un nouvel équilibre du monde. | Elle donne donc, plus qu'aucune autre, Pe importance capitale aux principes, aux méthodes et au personnel des gouverne-ients qui la font, ■ Elle exige de ceux-ci qu'ils mettent dans meilleures conditions possibles de suc-les hommes auxquels incombent les JfWgnes spécifiquement militaires. Et de manière ? En leur laissant ou en Psmeitant leur liberté d'action, en les Punissant de tout, en définissant et en IB°pageant nos visées de politique intercale, en se réformant pour devenir wme de tirer tous les avantages maté-s et spirituels de la victoire. Moyens lrs et sûrs d'éclaircir et de tonifier les r|ts, de porter à leur maximum les yws dont nous disposons pour la li-bé-"®, i. sécurité et ta grandeur du pays, sser l'impression que l'Etat impose à dm de ses sujets les charges financiè-plus lourdes, et les périls person-J 'es plus graves sans leur garantir, ' S(nt vainqueurs, des compensations '^pondantes, non point seulement d'or-linw 'SLSaI' mais -Précises, physiques et ïln t • sur 'es dépouilles territoriales, I ?,s'rie!les, commerciales et bancaires R,-«Merai, serait un jeu' dangereux. La IfV'e cesse pas d'être « un drame ef-■fci e c' Pilonné " où le moral des ■js et des civils compte autant que le ■™»e c3.es bataillons,. N. Wallez, le général Nivelle au front belgt Le Roi a reçu vendredi le général Ni vello. Le commandant en chef des armée françaises du Nord et du Nord-Est, ac compagne du lieutenant-colonel Génie du commandant d'Alençon et du capital ne Suzannet, s'est rendu ensuite che M. de Broqueville, miinisita-e de la guei re, avec lequel il a longuement conféré. Il a eu également un long entretiei avec le lieutenant-général Ruquoy, che d Etat-major de l'armée belge. —— ivww ECHOS Contre l'alccclisnie Nous avons dit qu'une commissiop a ét instituée par' le gouvernement pour étudie! Ja question de l'alcoolisme et que cott commission est présidée- par M. le ministr Vanderveldei. Cette commission a pris l'avis de sénateurs et députés belges réfugiés ea France, en Angleterre et en Suisse. La réponses reçues jusqju'ici sont en grand' majorité favorables aux projets de la corn mission. On sait que celle-ci a la charge de pré parer : 1° Un arrêté-loi réglant provisoiremen la question de l'alcool pour la partie dt territoire belge non occupé et applieabli au fuir et à mesure de l'avance de l'aiméi au territoire libéré ; 2° Un projet , die loi, qui serait discuta dès la rentrée des Chambres réglant défi nitivement la question de l'alcool. Ce pro jet do loi interdira vraisieimblablemeait d'un façon complète, la production et h consommation de l'alcool de bouche. I aura à régler l'important problème de 1< production libre de l'alcool industriel Oi de sa production sous_ forme de monopol* par l'Etat. 3° Un projet de loi limitant le nombn des cabarets en Belgique. vwvv* Le Prince rouge Un jeune prince de Hohenzollern, qu faisait témérairement de l'aviation par dessus les lignes britanniques, a été abath par le « Flymg Conps ». Il est tombé et o« l'a relevé grièvement blessé, ayant eu no tamment 1 estomac percé par une balle C'est, dit-on, le petit-fil s Au prince Frédé ric-Charies. Neveu du roi de Prusse Guillaume 1e', h prince Frédéric-Charles fut, comme on h sait, l'un des généraux célèbres des guerres de 1806 et de 1870. U commandait, pen dant la guerre franco-allemande, la 2e armée. Ce fut lui qui investit Bazaine dan: Metz. Personnage rogue et rude, il se signal: par sa rigueur à l'égard de la malheureu se armée française lorsque celle-ci dut si rendre à sa merci. On 1 appelait le Princi Rouge et les Français attribuèrent à ci surnom une sinistre renommée que n< comportait point, d'ailleurs, son origine C'était, en effet, les Allemands qui surnommaient ainsi Frédéric-Charles parct que celui-ci avait coutume de revêtir ur dolman cramoisi de houzard prussien. uvwt Equipement Tous les officiers belges s'habillent ei s'équipent, à des prix raisonnables eliez Lévy, 0, boulevard Saint-Martin, à Paris, fournisseur du Ministère des Colonies d( Belgique. (Visiter ou écrire). WVVVl Encore un voya!)!, mais celui-ci a eu la bonne fortune de voii ses prévisions consignées dès 1907 dans un volume de Jules Huret : De New-Yorh d la Nouvelle-Orléans: A la page 4G de cet ouvrage, on lit cf qui saiit : — Vous verrez, me disait un grand professeur de l'Université Harvard que nous au.-irons:, dans qiuatro ans, œnc (guerre avec l'Allemagne, inévitablement. — Pourquoi avec l'Allemagne 1 — Parce que nous n'aimons pas les Allemands ; parce qu'ils nous menacent au Bré sil ; pareiô qu'ils veulent ajoheter les Antilles danoises : parce qu'ils sont, après tout, nos concurrents oommeroiauK les plus sérieux enfin parce que le courant est là. C'est un fait ; nous aurons la guerre avec l'Allemagne et ce een-a une guerre bien populaire. — Pourtant vous avez une quanitoité énorme d'Allemande qui ianonigrent dioz vous oliaqu* année. Une guerre trouverait <ie l'opposition parmi eux... — Non. Beaùooiup de ces Américains-Aile mands sont, au bout de six mois, plus yan-liees que nous-mêmes. Ce point de vue d'un, homme très distingué, je l'ai retrouvé dons toue les milieux où j';i. pu pénétrer. Les universités elles-mêmes veulent la guerre à l'Allemagne ; des marins s« réjouissent à l'Mée de voir la flotto, s'augmenter, pour se mesurer avec la flotte aile mande ; elles oiifioiers très sérieux m'ont di.1 que l'Allemagne avait-un plan tout prêt pouu faire 1-e siège do New-York I — Mais pourquoi dans quatre ans ? ai-jt encoa'e demandé. — Parce que nous ne sommes pas touit l tasit prêts. On construit ides bateaux. Quant nous les aurons, vous verrez... jon. www Egalité Un administrateur d'une grande compa gnie de chemins de fer française arrive dans une gare de banlieue pour prendre 1e train. 11 veut profiter de l'occasion pour éprou ver son personnel et demande un rensei gnament quelconque à un homme d'tquipe. Celui-ci, un gaillard rusé qui a reconn-c le grand- chef, répond exactement et avet complaisance. Enchanté, l'administrateur glisse uni pièce blanche dans la main de son- huanblt subordonné. La pièce est acceptée. — Tiens, vous recevez les pourboires Vous savez que c'eslt défendu — Oui, oui, je sais... Et d'habitude je le: refuse aux voyageurs ordinaires. Mais j'a. , pensé qu'entre collègues.... LA RÉVOLUTION RUSSE 1 [i (itte entre le pmieieat le l'ordre : el le pu «il i ébats 1 vvv^-vv» 2 L'issue en demeure encore incertaine ^ Tâchons de démêler, dans le fouillis des - dépêches que nous a apportées la journée de samedi, où en est au juste la révolution russe. Le tsar et la tsarine sont toujours prisonniers au palais de Tsarlioïé-Séto où quatre régiments les gardent à vue. On ne connaît pas encore exactement le motif de leur arrestation. D'aucuns l'attribuent à la découverte d'une correspondance secrète prouvant une entente des 5 souverains avec l'Allemagne en vue d'une r paix séparée, d'autres au- retour du tsar 3 au grand quartier général après son abdi-3 cation. Ce qui est certain, c'est que l'arrestation de la famille impériale a été exi-3 gée par le conseil des 1,600 et d'abord com-t, battue par le gouernement provisoire qui 3 finit par céder aux injonctions de M. > Tchkheidzé et de son comité. Les partis révolutionnaires extrêmes continuent à se livrer à une agitation dont - le caractère demeure inquiétant. Ils qualifient le gouvernement provisoire de n mo- t narchie bourgeoise » et traitent M. Mi-» lioukoff de dictateur. L'armée elle-même > est travaillée par ces éléments et une ! union d'officiers républicains vient de se formel-, tandis que le comité central et la s fraction parlementaire du parti des Ca- ■ dets vote une motion en faveur do la ré- - publique démocratique. A Pétrograde, on , annonce pour aujourd'hui une grande ma-i- nifestation en faveur du suffrage des fem-1 mes. Ailleurs, on signale un mouvement i. pour la convocation à Moscou de l'Assem- > jblée Constituante. Dans les campagnes, on * se préoccupe surtout du partage des vastes terres appartenant au tsar et de nom- ' 1 freux paysans s'empressent dans les villages des apanages impériaux, pour en prendre possession. Il y a de ce côté un danger de troubles agi-aires dont 1-e gouvernement aura évidemment aussi à tenir i compte. Dans diverses villes, on signale ' . des scènes qui dénotent une évidante anar-! chie : à Kherson, par exemple, 2,000 for-t çats se sont échappés avec l'aide de cer-. tains éléments- de la population. < A ces convulsions s'ajoutent les tendan- ' ■ ees internationalistes des éléments révo- < lutionnaires extrémistes. Le président du j i comité des 1600, Tcbkheidzé, dont on cite ' ; le nom pour le ministère du travail, a été 1 • à la 3e et à la 4e Douma le leader interna- 1 tionalista modéré de la. traction, social-dé- ; - mocrat/ « t < •-éi _ _____ Ne vous fiez c i pas aux promesses des bourgeois. Vous te- i nez en vos mains le sort de l'armée. Soyez f : prêts à exécuter les ordres du comité ou- ' vrier. » Tels sont les termes d'une procla- J ■ mations dirigée contre le gouvernement : provisoire et aussitôt envoyée) de Stockholm au Lokal Anzeiger et à la Vossis- [ elie Zcilung etj^pandue avec joie par l'a- , gence Wollf. 1 Le gouvernement provisoire fait tête à ( l'orage et manifeste les meilleures inten- j. fions. M. Milioukoff a fait à la presse une f déclaration catégorique sur la volonté de la Russie do continuer la guerre en com- r pagnie des alliés jusqu'à la victoire com- | plète et tous les membres du gouvernement r ont adressé au peuple des proclamations ■} patriotiqus tandis que le général Kornilof, le nouveau commandant de la garnison do . Pétrograde lançait aux armées un appel . à la luitto et à la discipline. Il semble que si lo gouvernement veut y mettre l'énergie nécessaire, il obtiendra le f concouvs du peuple. En province, les ou vriers des usines de munitions ont repris lo travail avec une ardeur significative. Leur volonté de vaincre s'est manifesté tout particulièrement dans les importantes usines de Karkliof, de l'Oural, de Toula où les députés-ouvriers ont donné l'ordre de reprendra le travail avec plus d'énergie que jamais et dans les grands chantiers de construction navale de Nicolaïeff. Cependant, la situation, dans son ensemble, demeure troublée et l'absence de sou-vrain n'est pas faite pour l'améliorer. Comme lo remarquer le Times, il est toujours dangereux, dans une crise do laisser le pouvoir suprême vacant, mais le péril est particulièrement grave dans un pays comme la Russie 011 lo chef de la nation jouit l'un prestige immense et quasi mystique auprès du peuple. Un épisode relaté par le correspondant de la Morning Post souligne la valeur quo la prompte élection du souverain aurait pour l'unification du sentiment russe, par-iiculiérement parmi les masses agricoles îui forment la majorité de la nation et parmi les conservateurs dévoués au trône 3t il l'Eglise. Dimanche, dernier, au moment où notre ;onfrère entra dans la cathédrale des saints Pierre et Paul, où sont les tombes le la famille impériale, il trouva, comme si rien n'était arrivé, des fleus fraîches sur les sépulcres et des fidèles allumant de Petits cierges sur la tombe de l'empereur Paul, qui est particulièrement vénéré par e peupl.-î de Petrograde. La nécessité pour le nouveau gouvèrne-nent d'agir avec prudence et avec mesure ne pourrait être mieux démontrée que oar la tremblante petite flamme de ces nerges votifs. — Stylo. VVV++VVVV -ES RAISONS DE L'ABDICATION DU TSAR Une dépêche de Copenhague dit iquo l'ab-licatino du tsàr lui aurait en réalité été mposée par un certain nombre de députés le la Douma qui possèdent un dossier tablissant la décisàoaii d-ui tsar de signer a paix avec l'AUesmiagne. Cette paix au-ait été conclue aux conditions suivantes : etour de la Lorraine à la France ; Ces-ion par la Russie de la Pologne ruese 1 la Pologne autonome ; acquisition par a Russie de la. Galicie autrichienne ; a» onomie garantie par l'Autriche à tous les Slaves de la monarchie. Le tsar voyant es plains divulgués aurait de la sorte été o-ntroint d'abdiquer. Comme on le voit c'est l'Autriche-Hon-;rie qui aurait fait les frais de cette paàx t c'est pour négocier Je traité que M. de 1 îethmnnn-Hollweg se Serait rendu à tienne. Quant à l'arrestation du tsar, elle fut xéci.itée sur l'ordre du ministre de la jus-ice du gouvernement provisoire, le socia- ■ iste Keremsky. t Les révotatiotnittaires du copiité mixte ( emandent la mise en accusation de <1 Nico-as Alexandrovitch Romanof » et de sa amille. Les délégués soldats au comité mixte de-îandent qu'on substitue au 'nom de Tsar's-.oié-Sélo (le village impérial), qui est Ta ésidence de Nicolas II, celui de Soldatis-:oié-Sélo (village des soldats). ; vvww— LIRE EN S« PACE ! IOTES DU FRONT. — LA DEUXIEME EXPOSITION DE LA SECTION ARTISTIQUE Les Français atteignent l'Oise i an nord de fa Fère i r $ I Ils progressent également entre l'Oise et l'Aisne i Paris, 24 mars, 14 heures. A l'est du canal de Saint-Quentin nous avons sérieusement élargi nos positions pendant la nuit i nos troupes ont atteint, en quelques points, la rive ouest de l'Oise au nord de La Fère. Nous avons également progressé sur la rive es» de l'Ailette. Quelques tentatives ennemies sur nos petits postes vers Berry-au-Bac, à l'est de Reims et à l'ouest du Mort-Homme, ont échoué sous nos feux. Nous avons fait quelques prisonniers. Nuit calme partout ailleurs. i vvvV vw L'avance française entre Saint-Quentin et La Fère qu'annonce le communiqué de samedi après-midi est intéressante et importante. Elle précise, en effet, l'action ofensive mûrie par les Français depuis qu'ils sont parvenue à franchir le canal de l'Oise à la Somme et elle coaistitue une menace poiur les Allemands retranchés de-: vant Saint-Quentin et devant La Fère. Si les Français parviennent à franchir l'Oise au nord de La Fère, de grands développements stratégiques pourraient être donnés à leur offensive car le pays est devant eux ouvert. Piaa- contre, au sud de La Fère, depuis l'Oisie jusqu'à, l'Aisne, il n'y a que forêts à travers quoi les routes ne sont que défilés. La lenteur nxême du progrès de l'armée française dans ge.lte région de. est la preuve que l'ennemi s'y défend ais-se« aisément. Mais ce qui ne peut être enlevé de front peut l'être par les flancs et c'est ce qui adviendrait si les Français étaient vainqueurs au nord, entre Saint-Quentin et La Fère : toutes les défenses du massif de Saint-Gobain tomberaient du même coup. P. C. LES ANGLAIS SONT A 5 KILOMETRES DE SAINT-QUENTIN Londres, 24 mars. — Le temps épouvantable a eu pour effet d'entraver les opérations.Les arrières-gardes ennemies nous opposent maintenant une résistance opiniâtre, particulièrement le long de la ligne ir-régulière courant du bois Savy, à environ cinq kilomètres à l'ouest de Saint-Quentin. Derrière notre nouvelle ligne, l'activité croissante se donne libre cours. Les Allemands entraînent dans leurs retraite toutes les jeunes filles et les femmes entre dix-sept et trente-cinq ans qu'ils envoient dans la forteresse de Maubeugc, prétendant que, si elles étaient laissées en arière, celles-ci fabriqueraient des munitions pour les Français. On suggère que le haut commandement ennemi n'est pas du tout sûr qu'il puisse forcer le soldat allemand à faire face à une grande offensive. Comme me le disait hier un officier d'état-majr u No pensez-voup pas qu'en somme, le Boche déménage Simplement parfe qu'il se. sent f^jy ? a LA GUERRE VUE DE LONDRES ^ LA^ (De notre correspondant particulier) Londres, le 23 mars. j Il sera dit que tous les Alliés devront bé- ( nir cette guerre horrible, qui a fait cou- ( 1er tant de sang innocent et fauché tant de 1 belles jeunesses. II3 devront la bénir, pour ; avoir dévoilé les proj-ets de l'Allemagne avant que celle-ci nous eût dupés assez { longtemps pour être assurée de les îéali- t ser sans coup férir ; pour avoir fait en ( France et en Belgique l'union sacrée, qui t est, quoi que certains en disent,, autre chose qu'un mot ; pour noua avoir sorti des | mesquineries où nous croupissions et du r bien-être léthargique dont nous étions en ï train de imourir. j C'est à la guerre aussi que la Russie devra son salut actuel et sa grandeur future. Le grand cataclysme vient de précipiter la guérison du anal contre lequel elle se bat depuis des siècles. Ce qu'a gagné l'Angleterre dans la gran- j de secousse du 4 août est moins visible, j mais non moins important. r Elle aussi a été réveillée d'une torpeur j que sa position, privilégiée lui avait fait c croire sans danger. Elle a compris que son superbe isolement pouvait se retour, ner contre elle. Elle a découvert — ses en- t nemis lui ont montré — lo défaut de cette armure invincible jusqu'ici : l'insulaSjSf:. ; Ses alliés comme ses adversaires lui ont 1 enseigné par l'exemple cette force qu'elle n'avait jamais estimée jusqu'ici à sa va- i leur : le travail. e Voilà pour le point de vue moral. Au 1 point de vue matériel, l'Angleterre était, au début de la guerre, à la veille de plusieurs crises : cri^e féministe, crise ouvrière, crise irlandaise. La guerre ne les <> a pas résolues elle en a pourtant diminué J l'intensité. 11 est probable qu'homnjes , et j femmes, patrons et ouvriers, ayant travaillé ensemble à unie même œuvre de défense nationale, tant au front qu'f.Tarrière, ne pourront plus dans l'avenir être animés l'un contre l'autre du même antagonisme lorsque leurs intérHs de classe ou de sexe tenteront à nouveau de les sépa- t rer. » En est-il de même pour la question d'Irlande ? Ml * * Jusqu'ici, liélas 1 rien >ie permet de répondre affirmativement. Pourtant, par dizaines de mille, les Irlandais ont répondu à l'appel du Royaume-Uni. Héroïquement, ils sont tombés dans f la boue des Flandres ou sur le roc de Gai- f lipoli. Nulle communauté ne devrait être 1 plus forte, semble-t-il, que celle du sang a v'ereé, du suprême sacrifice consenti de- 2 vant l'ennemi commun. Et il est certain ju'au début de la guerre, le même élan t :jui a précipité Anglais et Irlandais vers a les mêmes tranchées contre les mêmes Bo- t ;hes aurait pu réaliser entre eux cette en-lente à laquelle tous aspirent. Malheureusement, on n'a pas profité de ;ette occasion. Et quand on y a songé, , n'était après deux ans de guerre, — deux j ins durant lesquels on avait réfléchi, on I ivait lentement pu revenir aux vieilles ha- * oitudçs, aux vieux préjugés, — il était trop lard. La situation, pourtant, est relativement simple. Le Parlement a voté le Home Rule, — c'est-à-dire, au sens large du mot, l'au-onomie administrative de l'Irlande. L'An-;leterre protestante laisse l'Irlande catho-ique libre de gérer ses affaires comme E :elle-ci l'entend. C'est la règle d'élémentai- 1 :-e justice et de solide bon sens appliquée lu Canada, à llndie, à l'Australie. D'autre part, les comtés de l'Ulster — ,ie il ilôt huguenot dans l'Irlande — veu-ent maintenir avec la mère-patrie un lien l'dministratif analogue aux liens de race ;t de religion qui les unissent. Cela s'ex-ilique également. Mais les nationalistes refusent te Home 7 Rule si l'Ulster n'y est pas soumis. Les s-irangistes refusent le Home Ttule si l'Ul- L :er est inclus dans son application.Le Par- « ement voudrait contenter les uns et les v îutres, et n'y peut parvenir. n Lloyd George a tenté cette entreprise 'an dernier, mais, comme je l'ai dit plus if î-aut, trop tard. Elle a échoué au dernier t* noment. La solution était simple et sédui- p ;ante. Home-Rule en Irlande pour tous eux qui le veulent. 6tat« qno pour les cl lutres, provisoirement, et décision défini- P ive, après la guerre, par un conseil d'Em- G lire. Le graind vent d'outremer devait em- B lorter les vieilles querelles, assainir la ri ilaie jamais fermée depuis des siècles, st :pporter à l'IrHande la voix de toutes les p rdandes éparses à travers le vaste monde, m nais fidèlement serrées, aux heures de langer, autour de la mère-patrie. d Aucun effort nouveau ne sera-t-il fait ? p; p * * Il semble que si'. L'Angleterre comr a 'Irlande sentent la force qu'elles gagne- p aient à se vaincre elles-mêmes, avant de c 'aincre les Boches. Tout le mondie est las n, le cette vieillie querelle qui use les plus c< ►elles énergies. Dans l'éneivement mètne c< les nationalistes, on perçoit le désenchan- . ement devant le rêve arrêté. 11 faut si peu pour qu'il devienne une ic éalité ! AvanVhier, 17 mars, c'était îa n Saint-Patrick. Dans l'église du patron de n 'Irlande, on avait institué un « flag day >1. ei i. chaque tournant de rue, des vendeuses ti le drapeaux verts officiaient. Et tout le P' aonde — vous m'entendez, tout le monde, 1 n'y avait pas une exception sur cent *" lassants — portait un drapeau, pour que r( es soldats irlandais au front eussent un (j, ieui de confort et sentissent, au milieu de la eurs épreuves, la gratitude de l'Angle- à erre. et Au fond, l'Angleterre a toujours beau- cf oup e.spéré de l'Irlande, et l'Irlande de c' 'Angleterre. C'est pourquoi des désaccords V le surface suffisent à les aigrir. Mais z! heure des grandes décisions a sonr.é, x 'heure où la politique fait place à l'His- ti oire. les politiciens aux hommes d'Etat. p< lu'alle sonne pour le Royaume-Uni ! C'est m e que nous souhaitons pour la Grande- *>( in-etagne, notre adinirablo alliée ; c'est ce jl' ue nous souhaitons pour nous aussi, — j?' ar cette heure-là sonnera en même temps s glas d'un des derniers espoirs de l'Aile- rc nagno €j Cutt. le LES ÉTATS-UNIS prennent des mesures POUR UNE " guerre active " Washington, 24 mars. •— Le gotfverne-nent se prépare à agir avec vigueur. Dèa lue lo Congrès aura déclaré l'existence de 'état de guerre, ses premières mesures se-ont de développer et de hâter la produc-ion des munitions et de fournir de fargent lux Alliés. Ces problèmes ont été discutés aujour-l'hui par le conseil gui a décidé, outre Ie9 nesures de protection prises pour les na-ires, d'agir dan3 le sens d'une guerre ac-ive.Il n'a pas encore décidé si un corps expéditionnaire sera envoyé en Europe, riais l'armée, la marine et les îessourccs ndustrielles du pays seront prêtes ù toute ventualitô. L'aide financière américaine New-York, 24 mars. — Le-s principaux banquiers et Les principaux journaux des Ïtats-Uniô approuvent l'idée du goowe-r-leur de la Réserve Fédérale, que lies Etats-Jnis devraient ouvrir aux alliés un -crédit au moins cinq milliards de francs. La Tribune de New-York, dans un édi-Driail écrit : Nous pouvons faire à l'Allemagne un tort mmense en mettant nos ressources flnanciô-es à la disposition, de l'Entente. Avançons notre argent avec liliéralité, cinq, îx, quinze milliards de francs ; plus nous i> avancerons, plus nous nous respecterons ous-niêmes.; . Le New-York Wold (éditorial) dit . TI ne faut pas prêter, il faut donner immé-îatement à la France cinq milliards en. re-cnnaissan.ce des antiques obligations que ' ♦ avans.Vj* ouvrir aux puissances de Entente un crédit illimité. Des habitants de Bruges iont contraints de travailler AUX points dangereux delà côte Rotterdam, 24 mars.— On annonce de la routière que 260 civils de Bruges ont été >rces par les Allemands de travailler sur 's points les plus dangereux de la côte ux environs de la station sous-marine dé eebrugge. On annonce également que deux habi-mts de Knocke sont revenus d'Allemagne Xe<r ie typhus, qui a gagné d'autres dis-riots. Six décès ont eu lieu. .es manœuvres Mes et les Flamands Iles B8 pourront que fortifier l'union et le patriotisme beiges écrit un des chcfs du wouvcwsoî f lu rûin i Le Tiid publie dans son numéro du mars des interviews de MM. Cyriel B-uys-Léonce du Gastàllon, Ju-lius Hoste et eo van Puyvelde au. sujet du prétendu Conseil des Flandres » et de la manœur re dont ses membres se font les instru-lents au service du chancelier . Tous sont unanimes à dénoncer- à la fois i caractère odieux et l'inutilité du coup mté par les Machiavels d'outre-Rhiu our diviser le6 Belges. On remarquera surtout la vigueur et la arté des déclarations où M. Léo van uyvelde, professeur à l'Université de and — l'Université belge, pas cello de von issing — et l'um des chefs les plus - auto-sés du mouvement flamand expràmvi les ntimients qu'a fait naître dans les coeurs «notes des Flamands la comédie alle^ ande. Nos lecteurs retrouveront sous la pluma i leader flamand des idées cent fois calmées au sujet de la question flamande ir le XX" Siècle : « La politique flamande des Allemands vise atteindre, contre la Bc.iiique, le but que our suivaient,contre l'Angleterre,l'aventurier isement ; contre la Russie, la duperie polo-use ; contre VAmérique, le complot mexi-nn. C'est un acte mal étudié, qui, en fin de mipte, ne leur réussira pas. En Belgique, ils oiyt., à la vérité, encore deux Us accessoires. S'ils ne réussisent pas à ex-ter le peuple flamand contre l'union de l\é-t-belge — ce dessein est une pitre chimère — > espèrent à tout le moins avoir établi la dû sion au sein de la nation belge; ils espèrent i outre — par ces télégrammes sur la' ques-~>n flamande, qu'ils expédient et voient reçus irtout — ils espèrent faire partager au mon-cette opinion que la nation belge n'existe is. Quelques avancés à peine, les activistes, ont pris le combat pour la langue flamande, en •s circonstances où Von ne peut penser qu'à conservation de la Belgique. Ils étaient 250 l'asi emblée du 4 février, dont parla le chan-lier de l'Empire. Comment ils se nomment, qu'ils représentent, on ne Va jamais dit. itte assemblée a établi un « Conseil de Flan-e n Cela, c'est un nom : ■provisoirement, rien ! plus qu'un nom : car Von n'a, non plus, is annoncé qui fait partie de ce conseil. Ld Deikomst. — certes bien renseigné en ces maires — reconnaît que l'unanimité ne régnait isf parmi celte assemblée ; que même, les eilleurs el les plus anciens chefs de Vacti-sme y manquaient ; et que, très vraisem-abusaient, ceux qui acceptèrent le voyage A y-iin., n'y allèrent pas au nom du groupe tiviste tout entier . rajoute : les Allemands .ont, publiquement, Haché à l'intérêt allemand le mouvement .trepris par le groupe des activistes parmi s Flamands. Ce n'est pas adroit, au point

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This item is a publication of the title Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique belonging to the category Katholieke pers, published in Bruxelles from 1895 to 1940.

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