Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

389 0
close

Why do you want to report this item?

Remarks

Send
s.n. 1917, 04 March. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Seen on 12 December 2019, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/p26pz52q8t/
Show text

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software. 

-t*r «kpoeb — série noareiie — rï* sS> m ■imrnm 1 Lft Nnmépo t O Centîmea Centimes an Kfom> BlMANCUt! « MARS 191? rédaction & administration 13, rue Jtan-Jacques-ftousseau, 33 PA RIS , téléphone : Gutenbarg 139-6$ BUREAUX AU HAVRE. 28,er, tae de la Bourse • LE HAVRE tÉLÉPHONE : n» 64 BELGE LONDON OFFICE î 21, PANION STBEET ieieester Square, S, W, Strideur : FERU AND HEURAY LE XXE SIÈCLE ABONNEMENTS france,..;. 2 fr.50 par mois • 7 fn.SO par trimiitlt Angleterre. 2sh. Gei. par mois » . 7sh,6d. partnlmestr* Autres pays 3 fr. — par mois » 9 fr. — par trimestr# PUBLICITÉ S'adresser à llflioMstratioi fin Journal ou à rotnce ae Lonares Le& petites annonces sont également reçues à la Sooietô Européen ne de Publicité, 10, iue de la Victoire, PariSt < qui en a le monopole pour Patïi. Quotidien belge paraissant au Havre et â Paris A QUELLE SAUCE I'Allemagne veut nous accommodct Le journal boche qui paraît ù Bruxelles, Le, Bruxellois, ne cesse plus de parler de paix et d'exhorter les Belges non seulement à la réclamer, mais à l'imposer aux Alliés. Quand il parle des Belges, l'organe de la Kommandantur dit nous comme s'il espérait faire croire qu'il est rédigé par autre chose que dès Allemands qui se livraient chez nous à l'espionnage avant la guerre et des plumitifs à tout faire, dont l'opinion n'est jamais, sous n'importe quel régime, qu'ufte question Ide salaire. Le Bruxellois se livre notamment à de copieuses dissertations sur l'après-guerre.On sait que les Allemands, en Belgique occupée, ont bien soin de ne jamais pincer la guitare pangermaniste. Ils se plaisent à faire répéter, espérant le faire croire aux Belges, que jamais Guillaume ni Bethmann-Hollweg n'ont songé à annexer la Belgique et que jamais ils ne ravaleront leurs déclarations solennelles. Les bons apôtres ! C'est le thème, disons le leit-motiv, pour jparler boche, du Bruxellois. Pour amadouer nos concitoyens, le journal soudoyé par von Bissing. reconnaît que ce fut une fante de l'Allemagne de violer la neutralité belge. Mais ce qui est fait est fait, il n'y a plus à y revenir, il faut, en véritable réaliste et en citoyen « éclairé », raisonner comme si ce crime n'avait pas été perpétré. Mais laissons n»rler l'Émboché, car les citations valent mieux que les gloses : Si rAflemagné et ses alliés sortent à peu près vainqueurs de la guerre présente, qu'adviendra-t-il de la Belgique ? « A notre avis, VAllemagne ne se déjugera jamais, et nous n'avons pas, nous, Belges, à redouter de la voir annexer nos provinces. Tout ce qui peut nous advenir de pire dans cette hypothèse (et les aspirations pangermanist'es d'une minorité de la presse allemande n'y changeront rien), c'est que l'Allemagne exigera de nous des garanties pour s'assurer que "iiotre territoire ne servira plus de champ de bataille où les ennemis séculaires de l'Etnpire germanique 'seraient tentés de recommencer contre lui une nouvelle campagne de flanc. » Le bout de l'oreille a déjà passé. C'est l'Allemagne qui a commencé, mais elle veut se garantir pour que cela ne recommence plus. La fourberie boche n'est pas exempte d'innocence quand elle s'imagine qu'elle fera avaler à nos frères de pelles couleuvres.' Ce qu'il y a de piquant, c'est que l'organe de la Kommandantur n'ose plus envisager, et timidement ehcore, qu'une de-km>-victoire des Boches. Après ,1a guerre, dit-il, si "l'Allemagne n'est pas vaincue, il est certain et même fatal que la Belgique doit s'attendre, pendant mie période plus ou moins longue, à une •forme quelconque de contrôle, par lequel 'l'Empire allemand voudra s'assurer que la Belgique ne pourra plus redevenir, aux mains de ses ennemis séculaires, une tête de j pont ou une avant-garde servant d'instru- ! •ment contre lui. » C'est l'Allemagne qui a voulu se servir j de la Belgique comme tête de pont contre ! la France, mais l'Allemagne veut prendre : des garanties pour que cela ne recommence plus. Admirable cynisme ! I * * * • Continuons à lire la feuille de von Bis- . Ising : , ' De quelle nature sera ce contrôle ? de- » 'mande-t-elle. Sera-ce une sorte de tutelle à .modalités restrictives de notre indépendance intégrale ? Nous ne le croyons pas. Ou bien la Belgique sera surveillée dans ses relations extérieures, ou elle sera désarmée et son armée réduite à un corps de police ou i\ june espèce de gendarmerie nationale étendue visant uniquement le maintien cle tordre et l'appui à prêter au pouvoir exécutif en vue de sanctionner les lois et de prévenir tout désordre interne, ou bien encore, notre armét deviendra une force puissante englobant la nation tout entière à mobiliser.« Cette institution, pour être vraiment éco-uomique et réaliser le minimum de charges avec le minimum d'entraves pour la nation, devra être calquée sur le système des milices suisses. Tout le monde soldat, tout le monde à la caserne pendant un laps de temps minimum avec le volontariat et le service prolongé pour les armes spéciales. Répartition du contingent annuel de façon à nous donner douze corps d'armée de lOO.OOo hommes, chacun comprenant l'armée active de 20 à 21 ans ; la réserve, de 22 à 30 ans ; la territoriale, de 31 â 45 ans, et la lansturm, de 46 à 50 ans., Cette Belgique forte ne pourrait évidemment se réaliser que si elle était décidée à servir les desseins de l'Allemagne avec un programme militaire ainsi tracé. Mais les perspectives diverses ne parviennent pas à allécher les Belges. Le cardinal Mercier, porte-parole autorisé de fn Belgique envahie, nous a donné l'opi-jpion du pays : Pas de paix sans victoire. L'officieux de la Kommandantur envisage ensuite, non sans mélancolie, l'hypothèse où il n'y aurait ni vainqueur ni vaincu. ri II n'y a pas, nous semble-t-il deux solutions rationnelles pour la Belgique. Elle a pris les armes pour défendre ses frontières violées contre un envahisseur qui avait, il est vrai, miiie excuses à son point de vue [strictement personnel et en ne tenant compte que de l'inieret de sa défense, pour passer outre en déchirant de propos u^libéré, le traité garantissant notre neutralité, traité qni, au fond, ne le liait que pour autant que' &es autres co-signataires restaient intentionnés de respecter eux-mêmes la neutralité imposée à la Belgique. L'Allemagne a 1g droit d'invoquer les plus larges circonstances atténuantes en ce qui concerne la Belgique (!) « La Belgique était neutre. Au cas où les hasards de la lutte amèneraient le départ des troupes allemandes occupant notre territoire, la Belgique doit-elle poursuivre la lutte au delà de ses frontières libérées afin de continuer son rôle d'auxiliaire bénévole de l'Entente dans une guerre dont les causes et la fin ne Fintéresseront plus ? Evidemment non. En ce cas, l'armée belge restera chez elle et notre gouvernement qui, avec raison, a refusé par deux fois d'adhérer à la Convmtion de Londres interdisant aux belligérants de l'Entente de signer la paix , séparément, pourra traiter sans prendre l'avis ou la permission de qui que ce soit, avec l'Allemagne (!) La Belgique redeviendra donc 1 la Belgique avec son statu quo ante bel» , lum. » L'Allemagne, on le voit, n'a pas encore perdu l'espoir de faire une paix séparée [ avec la Belgique. Elle y travaille avec | obstination. Son représentant en Belgique ; a donné à son organe Le Bruxellois ' toutes les hypothèses envisagées par le 1 gouvernement impérial. Paix avec la Belgique en prenant des garanties, c'est-à-dire en ne .laissant à sa victime que l'ombre d'une indépendance avec deux modalités selon que nous serons disposés ou non à devenir les com-[ plices de l'Allemagne. [ C'est à quoi travaille le Boche en se ; servant pour cela de quelques Boches dé-; guisés en Belges. [ Si les Belges ne sont pas assez naïfs ' pour accepter les présents de l'Artaxercès ' teuton, Le Bruxellois essaie de leur persuader que le statu quo ante bellum est ce qu'il y a de préférable pour eux, Mais il ne se fait pas trop illusion à ce sujet. Il pense que, alors aussi, la neu- 4 tralité de la Belgique aura vécu : [ « La Belgique ne devra plus compter que l sur elle-même. Elle devra risquer hardiment i à se faire un avenir nouveau, consciente de » sa force, à l'instar de la Hollande, sa sœur jumelle et son alliée naturelle. » 1 Au temps où elle se croyait toute puissante, il y a tout lieu de supposer que i l'Allemagne empêcha une, entente hollan-» do-belge. Aujourd'hui elle l'envisage comme sa sauvegarde éventuelle, signe des ■ temps 1 » Pour le cas où elle serait vaincue, elle 5 rêve déjà « par une libre et fraternelle ' alliance d'intérêts identiques le bloc des ■ Pays-Bas du grand-duc d'Occident et de » Guillaume le Taciturne réformé, indes-1 tructible ». $ , « * s Voilà, dégagées de la logomachie Kul-e turale, les desseins de l'Allemagne à la i réalisation desquels elle ne cessera plus de travailler. I L'Allemagne, à peu près victorieuse, » c'est une hypothèse qui a déjà pris, pour l'Allemagne elle-même, son billo* à destination du pays des vieilles lunes. Le 1 Bruxellois nous apprend qu'elle essaie e encore de négocier sur cette base. Mais Le Bruxellois nous apprend _ aussi, et c'est d'excellent augure, que l'Allemagne a pour nous des offres qui . correspondent aux différents Etats de la décroissance de sa force. Il n'y a qu'une idée à laquelle elle ne 1 parvient pas à se faire : c'est que nous î envisagions l'avenir en concordance avec a les Alliés aux côtés de qui nous combat- 1 tons pour notre indépendance et pour J que jamais plus l'Allemagne ne puisse nous attaquer sans raison. Pour atteindre ce double but, nous 2 irons, n'en déplaise à la feuille embochée, jusqu'où il faudra aller. Notre réponse est celle du cardinal Mercier : Pas de paix : sans victoire î ? AJAX. Le cardinal Mercier contre les barbares En rentrant du front anglais où il a pu admirer l'effort gigantesque de nos alliés, Mgr Lenfant, évêque de Digne nous écrit au sujet des lettres et discours du Cardinal Mercier : « En l'es lisant, il me semble être encore sur le front et queil front ! Celui où les grandes idées, les principes de la justice, les vérités éternelles se pressent, s'ordonnent, se deYptenî comme des bataillons auxquels i ne p£ot échapper la victoire. » Et Mgr Lenfant se déclare heureux de pouvoir travailler à la diffusion d'un ouvrage auquel il souhaite de se répandre dans le monde entier. Rappelons que ce volume est mis en vente dans nos bureaux à 1 franc l'exemplaire (envoi -franco contre 1 -fr. 15 en bon poste); 75 fr. il-e 100 jusqu'à 1.000 exemplaires ; 65 francs le cent au delà de 1.000 exemplaires; 60 fr. le 100 pour les commandes plus importantes. ' Pour l'Angleterre s'adresser â l'Office : de Londres. 21, Panton Street, Londres, S. W. Envois franco aux prix [suivants : 1 exemplaire 1 sh. ; liv. .st. 3 (le ce«it jusqu'à 1.000 exemplai res ; liv st. 2-15 le cent au delà de 1.000 exemplaires ; ttiv. st. 2-10 le cent poui 'les commandes les plus importantes.* * * En même temps que notre édition populaire, nous recommandons à nos lecteurs un beau volume in-12 : « Per Çrucem ad Lu-cem », où des éditeurs Blond et Gay viennent de réunir, sous une forme très soignée les lettres • pastora'ies discours et allocutions du cardinal Mercier. Ce volume de 326 pages, honoré d'une préface de Mgr A. Baudrileirt, recteur de l'Institut. C~l*ToIique de Jr'aris, est mis en vente au prix de 3 fr. 50. Les tanks de la mer Amsterdam, 3 mars. — A l'ouest de l'île de Rottumeroog, aux limites des 'eaux territoriales 'hollandaises, est venu s'échouer un bateau adoptant les dispositions d'un tank et qui portait treize cents tonnes d'esplpsiîs. La guerre germano-américaine semble de plus en plus proche Berlin fait favea de ses machinations ——- ♦ — L'Autriche voudrait encore négocier Londres, 3 mars. — Dans les milieux di- | paomatkpifti et commerciaux, l'opinion pré- I vaut": uc la guerre entre l'Allemagne et les Etnis-Unîs est de plus en plus proche. On commente beaucoup les entrevues successives qu'a euas M, Page, ambassadeur des Etat«-Unis, avec M. Balîuur et avec M. Lloyd George. Les explications de Berlin constituent un aveu : Berlin reconnaît ses machinations, mais «lie prétend les justifier par la .crainte qu'elle avait d'une .rupture ei d'une guerre avec les Etats-Unis. Dès lors, pour toute l'opinion américaine, la mauvaise loi allemande est évidente puisque, dans le même temps, Berlin prodiguait à Washington les assurances d'amitié. LE GOUVERNEMENT AMERICAIN PUBLIERAIT DE NOUVELLES PREUVES DES MACHINATIONS ALLEMANDESWashington, 3 mars. — Le département d'Etat à Washington va publier incessamment des •docïU.Tnent'- dans tous ■leurs détails, lee plans des agents allemands à Lluha, au .u^.uiuc, el ji.erue aux Etats-Unis. En tout, cas,;il' estacou.is que le jçouver-' mement donne, le 17 janvier dernier, des ■ instructions télégraphiques à Bermstorff ' pour que les machineries des navires alle-1 inands internés fussent sabotées et rendues inutilisables dès que les relations diplomatiques seraient rompues. Le gouvernement, allemand, contrairement aux affirmations mensongères de Bethmann:IIollweg.prévoyait la rupture et ' prenait ses dispositions en conséquence. Par ailleurs, plusieurs fois Bernstorff ne-luanda- à M. Lansing de vouloir bien l'autoriser à user d'un codo spécial pour eu-" voyer des dépêches urgentes à son gouver-î nement et donna sa parole d'honneur de ' gentilhomme (sic) que ces dépêches avaient pour seul but de servir Iles bons rapports ; entre les deux pays. M. Lansins; donna alors courtoisement son autorisation. Or, on possède la preuve que lesdites dépêches avaient exclusivement pour but de fomenter un complot con'ire les I Efats-Unis. L'opinion à Washington se ; montre particulièrement indignée contre | ces derniers procédés. ' UN « OONSEIL DE GUERRE » . ËN FORMATION ' Londres, 3 mars. — De New-York au * <c Daily Chronicle » : r « Il sera formé « un Conseil de guerre » ? sans distinction de partis, qui comprendra une vingtaine de membres, dont le prési- a âent Wilson et les membres du Cabinet ; :, y seront adjoints tous les industriels af- t filiés au Conseil national de défense créé i par le Congrès. » LE SENTIMENT POPULAIRE SOUTIENT LE PRESIDENT WILSON New-i*ork, 3 mars. — Le sentiment des Américains, qui désirent appuyer les efforts du président Wilson pour cbtenir au Congrès les pouvoirs militaires, s'est ma-, nifesté sous une nouvelle forme. En effet, ! on a pavoisé dans toutes les grandes vil-I les Dans de nombreuses occasions,_ les officiers de recrutement pour l'armée et la. marine furent hissés sur les épaules des î n»anifestants et acclamés par des jeunes , gens patriotes. t Le journal proallemand « Staais /.ei-tung » écrit : | Quoique l'Allemagne combatte pour son I existence nationale, cela n'excuse pas sa pro-j position d'alliance avec le Mexique contre les Etats-Unis. Si la version publiée par ia lettre de Zim. mermann est exacte, l'Allemagne a copuois un acte inamical contre notre pays. L'AUTRICHE VOUDRAIT NEGOCIER AVEC L'AMERIQUE Le correspondant berlinois de l'agence « Heart's american » radiotélégraphie à New-York : « Le ministre austro-hongrois des Affaires étrangères Czernin est en train de rédiger une réponse à la note américaine. On peut déclarer sans aucune crainte que cette réponse sera une manifestation du parfait accord existant entre l'Autriche-Hongrie et l'Allemagne, et exprimera leur décision inébranlable de poursuivre la lutte jusqu'à l'obtent;on des résu'tats favorables que les deux empires attendent. La réponse de l'Autriche-Hongrie aux Etats-Unis fera preuve d'un esprit conciliant et laissera le champ libre à des négociations possibles, au' lieu d'entraîner une rupture absolue. Le texte de la réponse ne sera pas établi avant la semaine prochaine. « LES PRISONNIERS DU » YARROWDALË » SERAIENT MIS EN LIBERTE Waslïïngton, 3 mars. — M. Ritter, ministre de Suisse, a remis au gouvernement américain une note allemande promettant que les prisonniers du « Yarrowdale » seraient remis en liberté le 7 mare, date de l'expiration de la quarantaine. DES AMERICAINS ONT PERI DANS LE TORPILLAGE D'UN VOILIER ANGLAIS > Londres, 3 mars. — Un des canots du voilier « Colgroap-Castle », qui fut coulé par un sous-marin, vient d'amener dans un port anglais 12 hommes de l'équipage. Parmi eux se trouvent deux Américains, M. Harry Merritt, de Beaver-Falls (Pen-. sylvanie)", et. M. Harry Riciiardson, de Boston. , L'autre canot de sauvetage, dont on est resté sans nouvelles, et que l'ofi croit perdu, portait aussi 12 hommes de l'équipage, parmi lesquels deux Américains, M. Sea-mon Jackson et David Walkef, de Baltimore^'ESPIONS ALLEMANDS POURSUIVIS New-York, 3 mars. — Devant le grand jury fédéral a commencé le procès des nommés Sanders et Wunnemberg, accusés d'avoir organisé aux Etats-Unis une expédition militaire contre un pays avec lequel les Etats-Unis sont en paix. Les accusés auraient obtenu en Angle-terre et en Irlande des cartes, des photographies et des renseignements m'iitai- j res qui furent envoyés aux Etats-Unis pour être renvoyés ensuite en Allemagne. Précisément, les Etats-Unis viennent de renforcer leur législation contre l'espion-, nage. Le Sénat a pris de nouvelles mesures pour remédier à ce mal. C'est ainsi que toute personne cherchant à. se procurer indûment des informations de caractère militaire est passible, en temps de i paix, de 50.000 francs d'amende et de deux ans d'emprisonnement. Le même délit, commis en temps de guerre, entraînera la peine de mort. POUR NOS MILITAIRES COLONIAUX . —.x— iloe nMaille misnialiie les en* ninipie Sur la proposition du Ministre des Colonies, le Roi vient de signer un arrêté créant une médaille commémorât ne des Campagnes d'Afrique. Cette médaille ne sera pas u-ne distinction accordée pour faits individuel de guerre, mais un souvenir précieux et une marque distinctive pour tous ceux •qui, au cours des campagnes d'Afrique, ont pris part aux opérations du Came-■ «Sun, de la Rihodésie, de l'Est Afncaip ' allemand, ou sur nos frontières de l'Est, ' et ont bien accompli leur devoir. La médaille, due au sculpteur Maton, représente.le lion belge fièrement campé ■sur un roc, dans la brousse. La médaille sera en argent pour les militaires et les i fonctionnaires, militarisés ou non, de race blanche, qui ont participé effecti-. vement aux opérations militaires. Les soldats indigènes qui, au cou-s ide cette guerre, ont montré une vaillance et un loyalisme superbes envers la Mère-Patrie', recevront la médaille de î bronze. i _ Le gouvernement Britannique met. la 3 dernière mai au projet de loi autorisant la ïéijulsitioa des navire® marchands. SDR LE FRONT BELGE — X— ! Oommuniqué itMîttaire Aw'cours de la semaine écoulée, le temps ■brumeïLX n'a guère été propice aux actions d'arMleirie. Aussi n'y o-t-il à signaler que quelques tirs, dont uv bombardement très > réussi sur les abris allemands, entre Steen-- strael et Boesinghe. î ..Vive activité de l'artillerie de tranchées. De violentes luttes de bombes ont éclaté presque journellement dans la région de , Het Sas. : Quelques partis allemands ayant tenté J d'aipprocher de nos lignes ont été répons-1 sis par le feu de nos avant^postes. ! Conrad von Hoetzendorf a Foreille fendue 3 Bâle, 3 mars. — On mande de Vienne : a ' h L'empereur a relevé de ses fonctions le feld-maréchal baron von Conrad et a nommé à sa place, en' qualité de chef d'état-9 major général, le général d'infanterie von " Arz. » ï .Le baron von Conrad, c'est le feld-maré-3 chai 'Conrad von Hoetzendorf. Sa disgrâce suit de près celle du généralissime autrichien, l'archidiic Frédéric. Décidément, le ' nouvel empereur fait maison nette. . Le général von Arz commandait depuis a 'l'offensive du général Broussiloff, l'année nnératlt aux rnrrïïris dfi la. Blltovine Tous les socialistes neiges lis contre les Socles Seul, M. Camille Huysmans fait exception Nous lisons .dans le Temps du 4 mars cette dépêche datée d'Amsterdam le 3 mars : Le document sui-vant qui circule actuellement parmi les socialistes belges réfugiés en Hollande, recueille un très grand nombre de signatures : <i Les soussignés, 7n.ein.bTes du parti ouvrier belge, mtemnés ou réfugiés en Hollande, ayant pris connaissance des résolutions adoptées par les militants socialistes restés en Bel-gique occupée, et qui ont mandate les citoyens Vandervelde et de Brouckèret à la conférence socialiste des pays alliés à Paris, sont heureux de Tniarqu.esr leur complet accord avec ces résolutions, qui sont la plus belle exprès• sion des sentiments de la classe ouvrièir<e belge. u Ces résolutions ont admirablement défini l'attitude qui s'impos* à. tous les socialistes belges, car elles réclamera la continuation de la guerre, jusqu'à la victoire et sont hostiles à la reprise de toutes relation-s actuelles avec les socialistes allemands qui ne pourraient comparaître qu'en qualités d'accusés d une réunion éventuelle devant les socialistes fraih,-çais et belges. » -Cette déclaration, qui porte la signature de tous les socialistes belges, de Ho-il and e, réduit à néant la diversion tentée par M. Huys-mans secrétaire du bureau socialiste international, qui est le seul, parmi tous les socialistes beiges, à préconiser la reprise immédiate de§ relations avec les socialistes allemands*. )i Cette déclaration est une riposte cinglante à la dernière incartade de M. Camille Huysmans, qui déclarait., il y a quelques jours dans un incroyable discours, qu'il est temps d'en finir, qu'une victoire est -désormais impossible et qu'i'l faut que les ouvriers obligent les gouvernements à fcesser les hostilités l... Décidément, M. Camille Huysmans res- ■ tera seul avec son déshonneur ! ; L'Aiieiaps et le Ooigo halgg Le Globe reproduit les déclarations sui-i vantes faites par M. Renkin, ministre de; i colonies, actuellement à Londres : ' Je tiens à déclarer, a dit le minisire que la Belgique n'admettrait jamais ls 1 cession ù l'Allemagne d'un centimètr< ? carré de ses possessions africaines e qu'elle n'abandonnera jamais les espé t rances fondées par elle dans l'avenii ■ de ses colonies. Ceux mêmes qui étaient autrefois hostiles à l'annexion du Congo par li Belgique repoussent aujourd'hui avei la plus grande énergie l'idée d'uni cession partielle ou totale d'aucun de territoires occupés par nous en Afri 1 que. LES PROTESTATIONS des Neutres contre les déportations ne forent pas rester platsnipjs Comment pourraient-ils intervenir militairement ? Notre excellent confrère, M. Gérard Haïr-ry, mène, depuis piiusifeurs jours, dans le Petit journal, une généreuse campagne pour la constitution d'une Légion ae soldats recrutés en pays neutres. Destinée à être la sanction des protestations du monde contre les déportations belges, cette légion serait unie Légion antièsclavagistc. Les nègres d'Afrique aux jours sombres de la traite et.les negres d'Amérique au temps de l'Oncle Tom ne furent jamais, en effet, traités aussi abominablement que les Belges sous la terreur allemande. La plupart des nations neutres sont de petits £iaîs S puissance militaire limitée el exposés par surcroît, aux coups des Empires centraux. Mais les citoj-ens de ces na. tions neutres peuvent individuellement ac-coinpïr ce qui ne ipeut l'être par ces nations elles-mêmes. M. Gérard. Herry leur de» mande de songer que si la Hollande ou la Suisse avalent été le théâtre des crime3 commis en Belgique, les pavés de Bruxelles, de Paris et de Londres, se seraient sou-levés tout seuls, comme l'a dit si justement Maurice Maeterlinck. Ces citoyens neutres Drotestent au nom de la morale et de la conscience universelle. Que ceux u'entra eux qui ont la force physique requise preii-nent donc un fusil pour se ranger à côté des opprimés cona e les oppresseurs Tout cela, M. Gérard Harry le dit avec i une grandie force d'arguments, notamment ■ en pariant aux Hollandais, dont .la patrie vit naître le droit, international, puisqu'ella vit naî'.ire Grôtiùs et dont la capitale fut . le siège des Conférences qui confièrent la droit des gens aujourd'hui piétiné par l'Allemagne. A Amsterdam, n'a-t-on pas créé une Ligue contre les déportations belges qui compte 'quelque 20.000 membres ï I Toute cette agi'Uyjiçm Dour le droit ne doit i pas rester purement platonique. C'est sur îes Etats-Unis que M, Gérard Harry feratîe le meilleur de son espoir pour - que scS promptèment recrutée la Légion. ? Avanr. la rupture entre l'Allemagne et les Etats-Unis, il1 avait fait part de son idée à M. Whitney Warren, membre correspon-' dant, de d'Institut de France et à d'autre* * Américains înîïuents. Ceux-ci s'en étaient r montrés enthousiastes et le New-York Tir. ' mes publia un appel. Le projet de M. Gérard Harry n'a rien ' d'utopaqxie ipitteqUe, déjà, au début <i" 'a guerre, de nomfcréux u neutres » s'enrôla 5 rent en France dans la légion étrangère, i Sa réalisation aurait .une grand* .signiitca- ■ tîon morale et, à ce moment de la guerre, â l'entrée en ligne de quelques divisions Irai, j ches serait militairement parlant, un Recours appréciable. MAUVAIS PROPHÈTE t —X— Hindenburg avait déclaré son front inébranlable Les journaux allemands ne parient que de repli volontaire 6Uir l'Ancre et Stege-mann, le critique militaire du Ewrui écrit : Ces mesures stratégiques étalent à prévoir déjà depuis des semaines, s'il n'éiait pas -possible de dire ou et comment ces retraits des lignes aiUBnandjes* commenceraient » A céda, il y a une réponse bien simple, l'interview donnée les derniers jours d'octobre par Hindenburg lui-même au journaliste autrichien Paul Goldmann, de la Neue Freie Pressé : « C'est une absurdité, a déclaré Hindenburg, de prétendre que je veux raccourcir le front d'Occident, c'est une notion obscure et je ne sots pas bien comment on l'entend. Jamais je n'y ai pensé. Pourquoi le ferais-Cest ce front inébranlable qui vient aê-ISteht Bombenfest). » C'est ce front inébranlable qui vient d'être abandonné pour des « raisons particulières ». sur 17 kilomètres de largeur. L'IMPRESSION EN ALLEMAGNE Londres, 3 mars. — On mande d'Amsterdam au Times : « Il est Impossible de cacher ;plus long-temps^u public allemand la iretraite sur le front occidental. Depuis plusieurs semaines des bruits d'évacuation couraient en Allemagne, causant un malaise, général parmi les populations. i La presse s'efforce d'expliquer qu'elle avait connaissance de ces mouvements des le 20 février et elle explique la retraite par la nécessité de s'assurer des avantages stratégiques qu'il est inopportun de révt-ler. » •lia mort d'an héros français Troyes, 3 mars. — On annonce la mort glorieuse, en Alsace, du caporal' Georges Guenard. Le chasseur Guenard a été fait chevalier de lo Légion d'honneur sur le champ de bataille de Sa-llly^Ssillisel, en octobre dernier, pour avoir pri^s tout seul un fortin allemand et avoir ramené dix-huit prisonniers, dont tin officier, ainsi que deux mitrailleuses. L'OPINION ITALIENNE ET U BELGIQUE Les évêques belges se rendront-ils à Rome celte année? - La participation des catholiques à lu manifestation de Milan Rome, 25 février. Ce matin a eu lieu, dans la salle di Consistoire, au Vatican, en présence du Saint-Père, la lecture solennelle du décret, constatant deux miracles obtenus par l'intercession de la vénérable Sœur Anne de Saint-Barthélémy, des Carmélites. A ls cérémonie, assistaient la Cour pontifica» le le cardinal Vico, l'ambassadeur d'Espagne, M. van den Heuvsi, ministre da Befgique, et de nombreux prélats espagnols et belges. Après la lecture du décret. le postulateur de la cause de béatification a remercié le Pape, qui a répondu en exaltant les vertus de la vénérable religieuse, et en recommandant la prière, qui est nécessaire à tout chrétien, non I seulement dans les couvents et dans les ! cloîtres, mais toujours et partout. Le Saint-Père termina, invoquant les bénédictions du Ciel sur l'Espagne, pava natal, et sur la Belgique, patrie d adoption de la vénérable Sœur Anne. A propos de cette cérémonie, 1' « Italie » écrit : Après l'approbation des miracles il ni reste plus qu'i prononcer le « tuto nosse » pour qu'on puisse procéder a la béatification solennelle qui probablement suivra celio du vénérable Cottolengo annoncée pour ' La" future' bienheureuse appartenant au diocèse de Malines, il est à présumer que le ,-ardinal Mercier viendra à Rome pour pren dre part aux fêtes de la béatification, car l'évêque du diocèse de la bienheureuse doit toujours être .présent à la cérémonie <le te Ma-tifleation Wec lui devront venir aussi les autres évêques belges qui d'a'lJ,eu;I!,sQ170'^îî liift &k-eSt s» M rendre en ces circonstances à Rome. On continue à parler beaucoup, ici de l'imnosante manifestation qui a eu lieu, l'autre iour à Milan, contre les déportations de Belges en Allemagne, et on sou-li<rne particulièrement la grande part qtfV ont prise les catholiques italiens.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software. 

Er is geen OCR tekst voor deze krant.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software. 

Er is geen OCR tekst voor deze krant.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software. 

Er is geen OCR tekst voor deze krant.

Add to collection

Periods