Les nouvelles: journal belge quotidien publié à Maestricht par un groupe de journalistes liégeois

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22 September 1915
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s.n. 1915, 22 September. Les nouvelles: journal belge quotidien publié à Maestricht par un groupe de journalistes liégeois. Seen on 06 December 2021, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/mg7fq9r58r/
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2e Année N° 21 5 cents Mercredi 22 Septembre 1915 Les Nouvelles Journal belge quotidien publié à Maestricht par un groupe de journalistes liégeois. 'Rédaction et Administration : Imprimerie électrique Place St. Amor 16, Maestricht. Téléph. Interc. 417 i Hollande : 1 florin ] Abonnement : Angleterre : 3 shillings par mois. /(France: 3.60 francs) Annonces: 5 cents la ligne. 1 à 10 lignes: 5Q cents. Réclames permanentes à forfait. Nous rendons compte de tout ouvrage dont un exemplaire est envoyé à la rédaction. Lettres du Pays Envahi Que va^t-il se passer? On s'attend à quelque chose en pays envahi. Les Allemands placides jui forment garnison dans les villes, sont visiblement en proie à une nervosité croissante, d'autant plus remarquable qu'elle leur est absolument inaccoutumée. Des mouvements it des concentrations «de troupes ont :ieu dans le Namurois, dans le Hainaut, dans les Flandres auxquels nous n'étions plus habitués non plus it qui ne trompent personne. Us sont lu reste accompagnés de l'arrivée de nombreux trains chargés d'artillerie 3t de mitrailleuses que l'on ne nous imène point évidemment pour la pa-i'^de. En outre, l'ennemi s'occupe ac-;ivement à, creuser de nouvelles tranchées aux environs de Jodoigne, 3harelroi, etc. Quelque chose va se passër incontestablement sur le front occidental. Et comme les lettres de nos sol-lats qui nous parviennent malgré ;out et qui nous parviendront toujours quoi qu'on fasse, disent toutes, elles aussi, qu'on se reverra ivant l'hiver, qu'il faut avoir plus lue jamais confiance et patience, nos cœurs sont pleins d'un immense espoir et une joie monte en nous parfois que nous avons bien de la peine x réprimer. Nos maîtres, eux, — nos maîtres, luelle dérision ! — sont au contraire le plus en plus sombres et moroses. 'ls ont la frousse, manifestement... \h ! si vous pouviez les voir, comme rous les trouveriez changés! Leur norgue, leur aplomb, leur bluff mène, tout cela s'en est allé au vent, l'ai entendu de mes oreilles un offi-:ier que je connais comme très intel-igent, déclarer avant-hier avec une îuance de regret et de mauvaise hu-neur : « Mais pourquoi donc une of-ensive de ce côté-ci? Les armées •usses ne sont pas battues, la besogne n'est point terminée de ce côté, ît si l'on va recommencer par ici ivant d'en finir là-bas, il faudra peu iprès recommencer là-bas avant d'avoir pu finir ici, et ainsi nous con-inuerons à nous épuiser en vains ifforts sans parvenir jamais à rien le définitif- C'est la guerre ad vi-am seternam, en supposant que nous achions tenir ! » Vous voyez que les Allemands ne nanquent pas tous de bon sens. Ce-ui-ci, sans le savoir peut-être, fai-ait un raisonnement inattaquable. 1 indiquait avec concision et. préci-ion la situation actuelle des armées le son kaiser, serrées dans un étau [ont les branches ont sans doute du eu encore, mais dont l'étreinte est ependant implacable, irréductible, je kaiser et ses hobereaux d'un au-re âge auront beau faire. Nous les enons et ils le savent. Nous sentons rès nettement en Belgique, sous la lotte, que les Boches sont actuelle-nent conscients de l'effroyable dan-:er ou ils se trouvent et c'est pourvoi nous crions à nos soldats au ront, à nos soldats prisonniers ou nternés, à tous les exilés : Courage ! Nous tenons • la >ête ! Bientôt vous pourrez sonner 'hallali ! » Les forces inutilisées Nous ne recommencerons pas à îous quereller sur la question de savoir s'il faut rester au pays quand m envahisseur arrive ou si toutes es forces vives de la nation doivent imigrer devant l'accaparement. La 'éponse est simple pourtant, et clai-e, et nette. Mais nous constaterons une fois le plus qu'il y a encore actuelle-nent en Belgique bien des forces nutilisées, bien des forces même qui ravaillent contre les intérêts du tays. Nous ne ferons pas de personna-ités. Nous nous en garderons bien, eux qui collaborent à asseoir la do-nination allemande le faisant sou-ent malgré eux et la mort dans âme, parce qu'il le faut. Mais tous les oisifs, tous les inac-ifs, tous ceux qui profitent de la uerre pour entretenir leur paresse, ui s'adonnent furieusement aux ports alors que le seul sport qui soit igne des Belges en ce moment, est i lutte à main armée contre les Bo-hes, tous ceux-là encourent une res-onsabilité terrible dans les mal-eurs de la patrie. Tous ceux qui xercent aussi une profession « libé-ale », ainsi appelée parce qu'elle ne eut s'exercer que dans la liberté, ue font-ils ici ? Et tous ces ouvriers ont les usines chôment et qui res-snt les bras croisés quand tant de 1 ravail utile les attend en Angletern iu en France? On aurait dû prévoir le meilleu] emploi à faire de toutes les énergie: )uisque la guerre était prévue, puis [ue l'on savait que nous serions le! premières victimes et que nous se •ions envahis. Dans toutes nos souf rances actuelles, que de leçons pou] 'avenir!... Mais à quoi bon récriminer ' tfieux vaut agir. L'hiver approche [ui sera terrible pour bien des mé-lages. Que tous les hommes valide* >artent où le devoir les appelle. Que ous nos bons ouvriers aillent gros ir les rangs de ceuif^ui travailleni >acifiquement dansées usines ai riomphe des Alliés. Qu'on ne nous dise pas que l'on ne >eut plus sortir. On peut toujours [uand on veut. Il y a du péril sans ioute, mais c'est précisément pou] ela aussi qu'il y a du mérite ! Pour nos soldats au front Il y a en Belgique, nous l'avons di issez, quantité d'œuvres qui s'occu >ent de nos soldats prisonniers er Allemagne. Il n'y en a pas me qui s'occupe de nos soldats ai ront ! Nos prisonniers en Allemagne tous les nourrissons entièrement .*es Boches subissent cette honte su »rême, d'infliger la mort par la fain •u la maladie, quand ce n'est pa^ iar les deux à la fois, aux vàleureuî oldats qu'ils font prisonniers sus as champs de bataille au moyen de surs gaz stupéfiants ou de quelques rues de l'espèce. Alors, et bien que ous soyons nous-mêmes fort dé lourvus, il faut bien que nous les ourissions, nos gas, et nous nous aignons pour eux aux quatre veines, î'est d'ailleurs un devoir sacré ; ous l'accomplissons de tout cœur. Mais comme nous pensons aussi à os fils au front! Nous ne pouvons ien pour ceux-là, pas même leui crire. Et nous souffrons beaucoup e ne pouvoir les soutenir de nos en-ouragements, de notre admiration, e toute notre chaude affection. C'est pourquoi nous venons les re-ommander chaleureusement au:x xilés si bons,, eux aussi, pour nos risonniers en Allemagne. Les prisonniers, c'est bien sans oute, c'est très bien de s'en occuper, ieurs misères matérielles et mora-js sont indicibles et c'est la vie que jur distribuent toutes nos œuvres lais, pour les exilés, l'un n'empêcht as l'autre. Et nous voudrions que eux qui le peuvent, s'emploient da-antage pour nos braves toujours aii ront et qui rendent tout de même 'autres services à la patrie, qui con-inuent héroïquement l'œuvre poui iquelle les autres se sont sacrifiés, Oh! il ne s'agit point, comme on a dit fort improprement, d' « adou-ir leur sort »; Leur sort n'est poinl ur, ni triste .Leur sort est, digne 'envie. C'est le plus beau dont un ielge puisse s'enorgueillir en ce mo-îent. Il s'agit seulement de leur écri e, de leur donner de nos nouvelles, e leur apporter à tous et fréquem-lent ce vif plaisir et cet immense éconfort moral que constitue une impie lettre venant des frontières u pays. Ajoutez-y de temps er emps un petit paquet 3e Bon tabac u quelques bons cigares, un peu de image pour l'hiver, un nécessaire è oudre, quelqu'une de ces petites hoses qui font mille fois plus de bier u'elles ne valent en elles-mêmes. E1 ous aurez bien travaillé pour lî 'atrie. Qui peut faire cela mieux que ous, Belges de Maestricht et des n virons? D. D. de la VALLEE. L Exposition des Travaux d'internés à La Haye On nous écrit : Iil vient de s'ouvrir à La Haye, dans la grande salle du Jardin Zoor-logique, une Exposition extrêmement curieuse et intéressante, pour les Belges surtout: c'est celle des travaux effectués par les soldats belges internés en Hollande. Car la vie dans les camps n'est pas ce qu'un vain peuple pense; les longues flâneries, les mortelles heures d'oisiveté et d'ennui ne sont plus. Les camps sont aujourd'hui des ruches en plein travail, on s'y livre sans fin ni cesse, patiemment, laborieusement, aux travaux les plus variés et les plus remarquables. Des écoles du Travail ont été installées d'ailleurs, dont les cours sont suivis avec beaucoup d'assiduité, et qui produisent des résultats très sensibles déjà et des plus heureux L'exposition actuelle, le fait qu'elle ; été possible, l'intérêt qu'elle présen te, et sa réussite certaine, en son' d'éloquents témoignages. La magnifique salle des fêtes di Jardin Zoologique se prêtait admira blement à cette manifestation natio nale à laquelle seuls des Belges oni collaboré et que des Belges seuls orn organisée. J'apprends en y entrant, et tandis que j'en admire la décoration très heureuse, qu'il y a quatre groupes exposants : le camp de Zeist, le camp de Harderwijck, le camp d'Olde broek et le camp de Gasterland. A la première table, je vois un de nos braves soldats, Meishondt, qu: façonne avec une adresse remarquable des petits bateaux : il expose ur cinq mâts très bien agencé. Son voisin, le caporal Dutrieu, ui vrai poilu, est devenu fabricant d< coupe-papier et autres articles de bu reau en bois poli relevé de cuivre oi d'étain repoussé- Puis le sergent Prayez me montre des bonbonnières en bois incruste (parqueterie), vrai travail de béné dictin qui fait l'admiration de tous les viseurs. .la table suivante, j'admire quelques beaux tableaux, puis une sculpture sur chêne représentànt une paysanne des Flandres versant à boire à un soldat: c'est la Joconde de l'Yser, que le Roi vient de décore] pour son, dévouement à, nos héros. — Quelques boîtes en incrustation on1 un énorme succès. On remarque beaucoup l'exposition de tableaux du soldat Holst entre autres : un croquis, Après la soupe, une Partie de cartes, etc. Le lieutenant Geernaert du génie est un réel artiste. Sa Paysanne hollandaise est superbe, ses tableaux aux couteaux sont parfaits. Le soldat Jooris présente des Têtes de soldats très expressives. Le sergent. Derantere est passé maître dans l'art difficile des Gobe-lins: trois, quatre exemplaires surtout méritent toutes les félicitations, Un petit croquis d'Un poste de sen tinelle par Rossoir est exquis, tandis qu'à la même table un petit moulir en bois constitue un vrai modèle^ d'assemblage. J'arrive au milieu du hall et je m'extasie devant une table garnie de fleurs fournies par les jardins des camps et présentée avec bon goût C'est ravissant! Mes félicitations aux soldats horticulteurs et aux artistes qui ont garni cette table. Edouard Leblanc ne perd ni sor temps, ni l'océasion : il expose des meubles rustiques en ciment avec une pancarte en français et en flamanc où il donne son adresse à Châtelet J'admire ce commerçant avisé et je iui souhaite une bonne clientèle après la guerre. Ses meubles le méritenl d'ailleurs pleinement. A ce propos je reproche aux autres exposants de ne pas toujours mettre clairement leurs noms sur les articles exposés. Le camp de Gasterland est repré senté par MM.. Van den Mersch el Castelain, qui exposent de jolis ca dres, vases porte-plumes, etc-, en fei forgé et en cuivre martelé. Le,soldat Hanglustaire expose des cache-pots et plateaux en bois d'ur fini irréprochable. J'arrive au camp d'Oldenbroek. Toutes nos félicitations aux tra vailleurs d'os. Car, après avoir soi gneusement rongé la viande, les ar tistes soldats découpent les os et ei font des coupe-papier, des broches des porte-plume, etc. Gros succès d< vente à cet étalage et bravo aux sol dats Vernailleur et C° qui1 d'ailleuri travaillent dans un coin du hall. Le: bagues du soldat Gremaud ont au tant de succès que ses broches. J'arrive maintenant à une série d< tapis de table dont il m'est impossi ble de citer tous les noms d'auteurs car je crois bien qu'il y en a plus d< cent. Je note au hasard quelque: beaux modèles d'Ayithonis qui expo se aussi un ravissant paysage hol landais tout en jDroderîe, de Botte mans, de Vandenschote, Dehanpré Baudry, Van de Velde, etc. Goethals expose une peinture: Pê cheurs hollandais au café, très vi vante et d'un beau coloris. Voici en suite des réticules (sacs de dames] par Fairon et Anthpnis. Un petit canon en bois et ploml admirablement achevé est présenti par Adriaansen Un beau petit voilier 4 mâts es' l'œuvre de Wetteren. Un autre plu: petit mais tout aussi Beau a été fai' par V. Kinet, de Gand. Des Boîtes à ouvrages pour dame bonbonnières, boîtes à papier, etc. ont été admirablement travaillées par Germay, Julémcmt, Hocheke et beaucoup d'autres que la place me «p^nque pour citer tous. une peinture: Tète de nègre, est vivante au possible ; elle est signée E- Cox. Les tableaux de E. Piot sont très admirés. Idem pour les Croquis de Soldats de J. Canneel. Un navire !• « Lusitania » qui n'est pas encore cjulé par les Boches, est exposé par Gysens. Les Têtes de Hollandais peintes par Patoux sont une merveille. Les boîtes à, ouvrages de FLoren, Leblanc, Jadot, etc., sont très remarquables également. Je suis dans le camp d'Harder-wijck, car les tableaux représentant la petite ville, le phare, etc., présentés par Orban me le signalent avec talent. Des sacs de dame par Borms, Roe-lants, Sotiaux et Straelens seront vite, vendus. Le dernier présente un ac en crins de cheval. Bientôt sans doute nous en verrons en poils de barbe d'interné ! ! ! Hors concours est l'œuvre de De Bruyn qui présente une maisonnette dont chaque Brique est un petit morceau de bois, le mortier est une latte toute fine, le toit est une feuille mince comme un copeau. De vrais chef-d'œuvres de sculpture et ciselure sont les boîtes de Murage, Van Brusse1, Vendoot, de Waele, Horre et Breuer. Un beau navire est exposé par Depeter, un auto par Sornoy, un or-1,-hestrion par Demeyer, un navire : Princesse Juliana» par Van"Hole, une mandoline par Beyaerts une larcasse de maison par Van den Broek, un navire par Vermeere. Puis Max Chotiaux présente des Aquarelles très caractéristiques. Le Soldat en lecture par GoethaLs est excellent. Une chambre à coucher complète avec éclairage électrique et compteur automatique (5 cent pour avoir la lumière) est présentée par le soldat Van Cleemput. De Budt expose de petits croquis d'une finesse remarquable. Lornoy expose un joli mobilier de salle à manger. Les boîtes de Stevan, Ma-don, Van Steer et Mothy sont des bijoux.Une nappe en filet brodé par Soe-tant pourrait lutter avantageusement avec les plus beaux ouvrages de dame. Pierpont et Lucas de Zeist ont présenté un mobilier flamand fait au canif. Et c'est tellement beau ! Un travail des plus original est une table mécanique qui représente une femme cousant à la machine, 2 forgerons à l'enclume, un forgeron à la forge, 2 couples qui dansent, un joueur d'orgue, une bonne berçant un enfant, un repasseur de couteaux, etc. Tout marche ensemble par le mouvement d'une manivelle. C'est extraordinaire ! Voici une maquette du camp de Harderwijck: un vrai grand village avec cirque, cinéma/ théâtre, etc.. — Un objet d'art des mieux combiné est l'aéroplane de Spanoghe. — Je citerai encore la colonne superbe et la caisse d'horloge en bois de caisses à cigare, exécutées par Reniers, de Zeist. — Enfin un tapis de luxe en soie peinte par l'architecte soldat Piot est d'un goût exquis. U me reste un mot à dire du dévouement des officiers : MM. le capitaine Bellière et les lieutenants So-mers et Derkenne. Ce sera pour les féliciter d'avoir en quelques jours su monter de toutes pièces cette jolie exposition- Puisse une vente fructueuse prouver à ces organisateurs désintéressés combien le public hollandais et belge qui visite l'exposition, admire leur zèle, l'activité féconde des officiers autant que des soldats. Tous les bénéfices de l'entreprise seront versés à l'Ecole du travail, aux habitations pour les familles des internés et en général aux œuvres destinées à améliorer la condition des soldats belges. L'œuvre créée par les officiers dévoués dont nous venons de citer les noms, est ainsi doublement patriotique. En combattant l'oisiveté dans les camps, elle rend aux internés un service inappréciable, et entretient en exercice, pour quand le moment sera venu de restaurer la Belgique dans sa prospérité, des intelligences et des muscles qui seront d'un grand secours à la Patrie. En coopérant à améliorer la situation matérielle de nos soldats, elle contribue au grand œuvre qui doit en ce moment tenir le plus à cœur à tous les Belges. A. B., Scheveningue. LES NOUVELLES DU PAYS A Bruxelles CHEZ VENNEMI Uu soldat allemand s'est suicidé les ours passés à Bruxelles, pour ne pas aller u frout. Coïncidence heureuse : la balle , traversé le plafond de la pièce où se rouvait le malheureux et est allée frapper m officier qui se trouvait daûs la chambre a-dessus. L'officier, atteint dans la région du coeur, a succombé peu après. Lia hausse des produits pharmaceutiquesLes produits pharmaceutiques vendus m Belgique avant la guerre provenaient m grande partie de l'Allemagne. Or à pré-ent aucun produit ne peut plus sortir dej ;e pays. La conséquence en est que la pé îurie de produits pharmaceutique se fait ortement sentir et que tous ont foitement mgmenté de prix. Ainsi l'acide citrique [ui avant la guerre coûtait 5,25 fr. le kilo, e vend à présent à 25 fr. le kilo ; l'acide torique se vend 3,75 fr. avant la guerre on e payait 75 centimes. tfme Carton de Wiart au Havre M. Carton de Wiart, ministre de la jus-ice de Belgique, est rentré au Havre avec Ime Carton de Wiart et les doux aînés ue es enfants Ils gardent l'espeur que le este de leur famille, actuellement (ju Bel-ique, pourra les rejoindre. Mme Carton eWiart se propose de continuer en faveur e ses compatriotes en exil, l'œuvre phi înthropique à laquelle elle se consacrait n Belgique. A Anvers Une Exposition de la dentelle à Anvers Le comité qui a été formé au mois de lars de cette année en vue de soutenir les entellières belges, ouvrira sous peu, dans i maison de Rubens à Anvers, une expo-ition de dentelles. Ce comité procure depuis six mois de 'ouvrage à plus de 50.000 chômeuses aux alaires de 3 fr. la journée. Le travail , fournir journellement est basé sur le aême qui était exigé d'une dentellière vaut la guerre. Ainsi le but est double : n travaille un peu et on n'oublie pas le aétier. Le comité fait également tous ses fforts pour rendre le travail un peu plus ,rtistique. A l'exposition d'Anvers, on verra des lentelles de Malines, de Lille, Paris, Bru-es, Valenciennes etc. Dans le Hainaut LES TRAVAUX Tandis que les Allemands détruisent nos ignés vicinales, il est des endroits en Bel ;ique où l'on songe à en construire de nou elles, dont l'ennemi favorise d'ailleurs 'établissement. C'est ainsi que de Fon-aine-l'Evêque à Marchienne-au-Pont, on irocède en ce moment aux travaux de ni-ellement d'une voie nouvelle. Ordre a été donné de se mettre à l'oeu-re dans le plus bref délai possible, et l'on roit que dans trois mois, ce tronçon de 5 , 6 kilomètres sera livré à la circulation, ucun travail d'art n'étant à construire. Le projet d'une ligne vicinale de Bin-;he à Saint-Vaast par Haine-Saint Pierre ie tardera plus à être mis en constructi->n, parait-il. Le capital est fixé à 1,275,000 francs >our une longueur de 11 kilom. La ville le Binche vient de voter sa quote-part, oit 94,000 francs. La ligne sera électrique et le couranl lera fourni par la Société Gaz çt Electri-:ité du Hainaut, à Bascoup. Les emprises nécessiteront une dépense îvaluée à 60,000 francs.Les terrassements :ont compris pour une somme de 18,00( rancs. Les bâtiments du dépôt pour une iomme de 50,000 francs. L'équipemeul îlectrique du dépôt coûtera 15,000 francs, ^uant à la ligne aérienne avec double fi le trolley, poteaux tubulaires, équipe-nents des garages et doubles voies, elle ïécessitera une dépense de 192,900 frs, ^es sous-stations et compte urs coûteronl t0,000 francs et les câbles d'alimentation it retour 50,000 francs. Pour ce qui con-ierne le matériel roulant, il y aura 1C 'oitures motrices à 18,000 francs et 8 voi-ures de remorque à 7,500 francs, soil ine dépense de 240,000 francs. Dans le Limbourg A Bassenge Une jeune fille de Bassenge, Elise Bu-[uet, âgée de 15 ans, s'est noyée samedi lans le Geer où elle avait été poussée pai ine vache le long d'un étroit sentir du julay. * * * La correspondance avec les internés belges en Hollande Nous avons annoncé hier que les lettres snvoyées aux soldats internés belges en Hollande n'étaient plus admises en franchise de port. Nos renseignements étaient incomplets. Voici le texte de l'avis publié par la poste hollandaise : La franchise de port accordée pour les correspondances envoyées par ou à des militaires internés est modifiée comme suit : Dorénavant on ne pourra plus envoyer en franchise de port aux militaires internés sans distinction de rang, cpie : 1. des cartes postales pour autant que celles ci ne traitent pas d'opérations commerciales.2. des journaux quotidiens, hebdomadaires ou mensuels pour autant que le poids ne dépasse pas 100 grammes. Le port des correspondances non affranchies ou insuffisamment affranchies, devra être payé par le destinataire. LA GUERRE La Situation En apparence, la situation sur le ront occidental ne change guère, lans ce sens que, depuis de longs nois, la position des lignes alliées l'a pas subi de modifications sensibles. U ne faudrait pas cependant lue le public belge se trompe au su-et de cette « inactivité », dit la Mé-ropole avec beaucoup de raison. En éalité, pendant cette période, la longue série de tranchées, de redoutes ^t de points d'appui qui s'étend de \Tieuport à la frontière suisse a été mormément fortifiée, renforcée, jei'fectionnée, munie de tout l'appa-•eillage mécanique qui lui manquait lu début, préparée pour servir à la ois, lorsque le momerlt en sera ve-m, de base à une offensive victo-ieuse, ou pour résister avec succès l toute tentative nouvelle que les Al-emands pourraient tenter contre el-e et qui ne servirait, on peut en être ertain, qu'à accentuer encore la f'or-nidable usure en matériel et surtout m hommes, dont elle a été l'actif ou-il pendant tout l'été. En outre, der-•ière ce rempart, se poursuit avec m zèle inlassable et qui ne se dé-nent pas une minute, un fantastique ravail .d'organisation et de prépara-ion, sur lequel il est évidemment1 impossible de donner à ce moment au-:un détail, mais dont on ne tardera certainement pas à, apercevoir bien-;ôt l'utilité tangible. Enfin, si le rôle eïe l'infanterie, surtout pendant ces derniers mois, a ité relativement modeste, en particulier sur le^ fronts belge et anglais, 1 n'en a pas été de même des trois lutres armes qui constituent aujour-l'hui les instruments essentiels de la ruerre de siège, à savoir l'artillerie ourde, la sape et la mine, et enfin, 'aviation. Il existe, je crois, dans les milieux )elges, certaines préventions au su-et de la participation de notre ar-née à ces formes spécialisées et îautement techniques de la guerre. )n est généralement tenté à en sous-ivaluer et même à en mésestimer 1$ valeur. Il est regrettable à tous les points le vue que cette ignorance persiste :t que, dans les milieux officiels, on îe fasse rien pour détruire, dans les 'ormes où cette information ne saurait être utile à l'ennemi, une impression tout à fait fausse si on la confronte avec les faits. Notre Etat-Major considère sans doute, non sans raisom, que l'essentiel c'est'que los adversaires sachent, par l'expé-"ience, à quoi s'en tenir à ce sujet, et )n peut être sûr qu'ils s'en aperçoi-/ent. Mais il paraît oublier un peu ïu'un des éléments de la confiance iustifiée que le public belge place en îotre admirable armée est élans la :onnaissance de ses succès. Toute in-'ormation exacte à ce sujet est douce à l'âme du civil et renforce son es-soir dans la victoire prochaine- Dès lors, c'est à tort que les com-nuniqués belges sont d'une si la-nentable banalité et que cent faits l'armes heureux, que les états-ma-ors de Paris, de Londres, de Petro-jrade, de Rome ou de Nish ne laisseraient pas passer sans les signaler ivec fierté, ont lieu sur le front bel-ïe sans qu'on les fasse connaître, et cela quoique leur publication, conve-îablement retardée, ne puisse avoir lucun intérêt pour l'ennemi. *!• * * L'artillerie française est toujours m action sur tout le front; elle af-'irme chaque jour davantage sa su-Dériorité même sur l'artillerie lour-

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