L'indépendance belge

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s.n. 1915, 19 April. L'indépendance belge. Seen on 28 May 2022, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/r49g44js83/
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L'INDÉPENDANGE ' . •' ROYAUME-UNI: ONE PENNY. BELGE. CONTINENT s 15 CENTIMES Administration e^Redaction^ Tudor^House^Tudor Street, E.C. LONDRES, LUNDI 19 AVRIL 1915. * Conservation par le Progrès. SOMMAIRE. LA SITUATION: Nouveaux progrès français en Alsace.— Sous-marin anglais échoué.—Transport anglais attaqué.— Torpilleur turc capturé.— La Bulgarie désarme tes comitadjis.—Navire neutre coulé par les Teutons. Une paix séparée?—Roland de Marès. La question du jour.—Camille Roussel. Le courage d'être juste.—O. Deprez. Lettre die Russie.—J. W. B. Billet Parisien.—Jean-Bernard. La paix et la Belgique. Faits menus, menus propos.—Bob. La politique de la Grèce. La vie à Londres.—Georgpes Verdavaine. En Belgique. Etc. LA SITUATION. ..... ■ i Lundi, midi. Les opérations dans les Dardanelles ont été marquées par deux fâcheux in cidents. Un torpilleur turc monté pai un équipage en partie allemand, a tenté par trois fois, de torpiller le transpor britannique " Manitou." L'attaque s'es produite dans le Mer Egée, ce qu fait supposer que le torpilleur, profitan d'une nuit particulièrement noire, étai parvenu à se glisser à travers la flott< t alliée qui garde l'entrée des Dardanel nelles et sera caché dans quelque cri que de la presqu'île de Gallipoli, où i attendait une occasion propice. Quoiqttf le " Manitou " ne fût pas'touché, le bul letin de l'Amirauté annonce qu'une cin quantaine de soldats furent noyés pen dant la mise à la mer des embarcations Quant au torpilleur, poursuivi par le: navires de guerre britanniques, il fu bientôt obligé de s'échouer sur la côt< de Chios. L'équipage fut fait prisonnier D'autre part, le sous-marin britanni que " E 15," qui tenta de son côté d< traverser les Dardanelles à la harbe di ses gardiens turcs, fut moins heureu: que le torpilleur ottoman. En exploran h champ de mines de Kephez, il s'ap procha trop près de la rive et s'échou; dans le sable. L'équipage fut fait pri sonnier, à l'exception, semble-t-il, d< sept hommes, car le bulletin turc ne par le aue de 24 hommes sauvés sur 31. Les grandes opérations dans les dé troits sont toujours suspendues, et M Churchill, pour faire taire les bruits ten dancieux mis en circulation de diver côtés, déclare formellement qu'il n'y a ei aucune action navale quelconque dans !; Mer du Nord, et que dans les Dardanel les il n'y a eu que des bombardement locaux et des reconnaissances indivi duelles. Les Turcs se livrent également à de reconnaissances, et un de leurs aéro planes, survolant Tenedos, a lancé plu sieurs bombes dans le port, visant les na vires de guerre qui s'y trouvaient, mai aucun ne fut atteint. En fait d'autres opérations navales, i y a lieu de signaler la perte du vapeu grec, " Ellespontos," coulé par un sous marin allemand dans la Mer du Nord. L'équipage a pu débarquer sur la côt hollandaise. C'est une victoire de plus ajouter à la liste des bateaux neutre coulés par les pirates teutons. Pourtan cette tactique commence à révolte l'opinion publique à l'étranger. Les jour naux des Etats-Unis critiquent sévère ment la destruction du " Katwyk," qu disent-ils est sans excuse, et on dit qu le gouvernement allemand, surpris 1 l'attitude énergique du gouvernemen néerlandais, se montrerait disposé faire des excuses et à offrir une indem nité. Les opérations en France se poursui-; vent avec méthode, et chaque bulletin ■ français relate une avance dans l'un ou ■ l'autre secteur du front occidental. , Le plus important de ces succès auxquels font illusion les derniers communi-: qués de Paris a trait aux progrès réalisés i dans la vallée de la Fecht. Sur la rive ; septentrionale de ce cours d'eau les Alle-: mands ont été repoussés de la crête ouest ■ de Sillakervvassen, à l'ouest de Metzcral, . et les Français ont débouché dans le gou-. let qui descend vers la rivière. De même [ sur la rive méridionale les Teutons fu-; rent chassés des sommets boisés du . Schneffenriethkopf, le point culminant . entre les deux vallées qui débouchent a . Metzeral. Les Allemands admettent qu'ils du-• rent céder " devant les forces supérieu-t res de l'ennemi," mais ils prétendent . avoir enlevé aux Français une position avancée au sud-ouest du Sattelkopf (à . l'ouest de Munster). Il v a lieu de rappeler à ce propos, > et à titre de bilan des opérations fran-; çaises dans cette région, que nos alliés t détiennent Thann, Steinbach et Hart-. mannsweilerkopf, et menacent la ligne , ferrée Colmar-Strasbourg. Ne parvenant . pas à déloger les Français par des at-. taques de front, les Allemands tentèrent de les atteindre par le flanc. De là leurs opérations dans les vallées de la Lauch et de la Fecht. Les Teutons espéraient par ce détour, atteindre le vallée de . Hartmannswetler et, de là, Thann. Jus-; qu'à présent, ces tentatives ont échoué j et le récent succès français rend criti-i ques les positions allemandes à Stoss-_ weier et Muhlbach, au nord et^au sud 3 des deux vallées qui débouchent a Muns-. ter. Le village d'Orbey, attaqué par les Allemands, se trouve à un peu plus s de 10 kilomètres au nord de Munster, et . à 16 kilomètres au nord-ouest de Col-. mar. La situation sur le front oriental n'a s pas changé. Le dégel qui a déjà transformé en un immense marécage les vas-1 tes plaines de la Pologne, rend égale-r ment impraticables les routes et les sen-. tiers qui silonnent les Carpathes. Il ne faut donc pas s'attendre, d'ici quelques » jours, à des changements importants dans la situation des deux adversaires, i Les Russes ont fourni, avant le dégel, s le gros effort qui les a rendus maîtres t de quelques-unes des principales passes r et de la plupart des crêtes des Carpa- - thés. Après le dégel, lorsque les routes - seront de nouveau praticables et que i l'herbe aura poussé, on verra dévaler s dans les plaines de Hongrie les légions e russes dont l'apparition détachera la t Hongrie de l'Autriche et l'Autriche de i l'Allemagne. Déjà Budapest et Vienne - se fortifient en vue de l'arrivée de l'en-! vahisseur. UNE PAIX SÉPARÉE 's Paris, 14 avril. .Sans attacher une importance excessive aux bruits qui circulent dans différentes capitales et qui tendent à faire admettre que l'Autriche-Hongrie cherche à conclure une paix séparée avec la Russie, on peut tenir pour certain que des éléments politiques austro-hongrois —hongrois surtout—préconisent cette solution et s'efforcent d'exercer une pression dans ce sens sur les dirigeants du cabinet de Vienne. On remarque beaucoup que le comte Tisza, le président du conseil hongrois, qui prétendait à la direction générale d'e la politique de la monarchie au lendemain de la retraite du comte Berchtold, observe maintenant un prudent silence et essaye autant que possible de s'effacer derrière la personnalité de M. Burian. C'est que l'homme politique qui a le plus contribué à asservir !a politique hongroise à la tutelle allemande comprend les graves responsabilités qui lui incombent maintenant que les Russes, ayant traversé les Carpathes, -dévalent dans la plaine hongroise. Le châtiment commence pour ces hommes d'Etat qui ont cru que l'appui de l'Allemagne les aiderait à étendre leur domination sur les populations slaves et qui doivent constater aujourd'hui qu'ils ne furent que des instruments que — H l'Allemagne est prête à abandonner dès l'instant qu'ils ne peuvent plus servir ses vues égoïstes. Que l'Autriche-Hongrie doive être considérée dès à présent comme vaincue et qu'elle aurait tout intérêt à conclure la paix : c'est l'évidence même. Le calcul est fort sitnpie : la monarchie dualiste abandonnerait la Galicie à la Russie, et la Bosnie-Herzégovine à la Serbie, mais, prévenant ainsi toute intervention de la Roumanie et de l'Italie, elle sauverait la Transylvanie et le Trentin. Pour cela, elle devrait naturellement rompre avec l'Allemagne, et la question est de savoir si les corps d'armée allemands qui se. trouvent actuellement en Autriche, ne chercheraient pas, par représailles, à occuper les provinces allemandes de l'Empire. Quant à l'éventualité d'une'agression isolée de l'Italie, l'Autriche-Hongrie estime qu^ les débris de ses armées suffiraient à y faire face. On voit donc bien ce que la monarchie dualiste aurait à gagner en dépit des sacrifices à faire, par la conclusion d'une paix séparée avec la Russie; mai1-il est contestable que la combinaison présenterait un réel avantage pour lec Puissances de l'Entente. Celles-ci, on le sait, s'en tiennent étroitement au prin cipe, fixé dès les premiers jours de la guerre, qu'elles ne traiteront qu'en parfait accord. Les convenances particulières de la Russie devraient donc se concilier absolument avec les intérêts de la France et de l'Angleterre, c'est-à-dire avec l'intérêt général qui domine toute la guerre actuelle. La question qui se pose est celle-ci : Y aurait-il des raisons majeures, commandant, en vue de la défaite définitive de l'Allemagne, qui est ■■ le but des Alliés, de faire éventuellement la paix avec Vienne? A première vue, cela paraît assez vraisemblable : d'une part, on retirerait à l'Allemagne l'appui de 700,000 à 800,000 Autri-chiens; d'autre part, les trois armées 111 russes qui opèrent actuellement en Ga-3" licie eten Bukovinedeviendraientdisponi-bles pour opérer contre les Allemands, et ainsi lapotissée russe en Prusse-Orien-V" taie, en Silésie et en Posnanie, pourrait "s se préciser de façon irrésistible. Mais il ve ne faut pas oublier que, du même coup, e" les forces allemandes coopérant actuelle-"î ment avec les Autrichiens deviendraient * ' disponibles et permettraient à l'ennemi u" de se mouvoir plus librement sur son 111 front oriental, et même son front occi-dental. Ensuite il y a le revers de la mé-" daille : en effet, l'Autriche-Hongrie faisant la paix, l'Italie ,qui a trop long-a temps tergiversé pour intervenir, et qui depuis des mois se demande si le marché u* le plus favorable pour elle est dans la u" neutralité ou dans l'intervention, se trou-n verait déçue dans son plus ferme espoir. Elle devrait renoncer à obtenir le Tren-tin pt Trreste par un arrangement pacifique, et elle chercherait peut-être à réa-IS' liser son vieux rêve d'accord avec l'Allemagne. Personne ne peut se faire illusion sur le caractère de l'action ita-: t" lienne : si l'Italie intervient avec nous, ce nc ne sera pas pour prendre sa part de res-nt ponsabilité et de sacrifice dans la dé-1 fense de la civilisation latine, ce sera nt pour réaliser ses ambitions, à elle. De son nninf dp VTlf» fctrirt/MTMSrvf n«firmaî r\a peut lui donner tout à fait tort, bien que son attitude et ses marchandages soient déplaisants au point de vue humain. L'Italie, en tout état de cause, se battra pour elle; mais si son action, au lieu d'être parallèle à la nôtre, s'accordait avec l'action allemande, la France serait obligée de distraire de son front nord et nord-est, les forces indispensables pour parer à toute éventuelle diversion italienne. Le peuple italier dans le bel élan de l'enthousiasme qu'i manifesta dès les premiers jours pour k cause de la France, de l'Angleterre et de la Belgique, ne se prêterait sans doute pas de gaieté de cœur à une telle évolution. Mais ce ne sont pas les peuples qui décident de l'action politique ce sont les gouvernements, et ceux-c ne se laissent point toujours guider pai des sentiments. On reconnaît, au sur plus, que, dans l'état actuel des choses l'équivoque italienne ne peut subsiste) longtemps encore et qu'avant la fin ck ce mois, on sera fixé sur le point de savoir si l'Italie veut, oui ou non, con quérir de haute lutte ce qu'elle reven dique et hâter par le seul fait de son in ter vent ion aux côtés des Puissances di l'Entente la solution logique du confli européen. Dans- ces conditions, il paraît très pei probable que la Russie, la France e l'Angleterre puissent prendre en sé rieuse considération les avances c|u< pourrait faire l'Autriche-Hongrie ai sujet d'une paix séparée. La Monarchie des Habsbourg a sottement lié sot sort à celui de l'Allemagne. Elle a elle même si solidement rivé ses fers, qu'elli ne peut plus s'en dégager, môme de vant la menace d'une catastrophe irré médiable. Le vieux François-Joseph v; expier toutes ses fautes. C'est sot empire que l'Allemagne jettera en pâ ture à ses adversaires, qu'elle sacrifier, sans scrupule, sans remords dansl'espoi d'échapper elle-même à la débâcle et i ÎQ rjlinp Rnr A\:n ntr vnppç £ LA QUESTION DU JOUR. ué »-♦-• — t!" Démocratie? Lundi.—Tandis que les événements de la guerre apportent leur quotidienne " hottée " de souffrances, de vilénies et d'héroïsme, une question qui intéresse l'avenir des peuples s'agite dans les milieux influents... C'est ainsi qu'aujourd'hui lord Cro-mer, un diplomate de grande influence, adresse au " Times " une lettre dans laquelle il discute la question de savoir si la Démocratie constitue un moyen d'assurer la paix dans le monde. — Oh ! oh ! dites-vous, voilà une vaste question... — Eh, oui; et c'est pourquoi le journal anglais y consacre l'un de ses articles de fond, et cela dans un état d'esprit, des plus satisfaisants pour Ja démocratie, mais qui, néanmoins, ne parait pas suffisamment informé... Lord Cromer n'a pas confiance dans la démocratie comme moyen de paix, et cela parce que l'histoire lui montre que depuis 1 époque de Périclès jusqu'à nos jours, les Républiques furent toujours plus ou moins aggressives. Cela ne constitue guère un argument car', en deux mots, la démocratie fut toujours en état de défense — puisque forcément elle devait se trouver en lutte avec l'autocratie. La démocratie ne pourrait subir ses effets que pour autant qu'elle soit généralement admise, et qu'elle soit appliquée dans tous ses développements. Tant qu'il, n'en sera pas ainsi la démocratie aura évidemment à lutter pour empêcher son écrasement.. Lord Cromer parle de la Révolution française et de Napoléon... Mais ce qui a produit Napoléon n'est-ce pas précisément les dangers que courait la démocratie haïe par l'étranger? Les événements transformèrent ce senti ment, mais cela n'explique pas que e soit la démocratie qui ait voulu le guerres. La démocratie, telle qu'elle doit se dé velopper dans l'avenir, serait dans l'im possibilité de ne pas assurer la paix mais pour qu'il en soit ainsi il faut qu cette démocratie ne soit pas une démo cratie... falsifiée. Il faut que le terni soit adéquat à la chose. Aujourd'hui o: s'écrie dans certains pays : — Nous formons une admirable dé mocratie ! Et, en réalité, les braves gens qu crient cela sont menés par des autocra tes — et se laissent mener par eux. Démocratie veut dire: " Volonté d !a population tout entière." Et cetté vc lonté ne peut se manifester que pour au tant qu'il n'y ait pas agglomération d races différentes, ayant des besoins c des aspirations différents... Les Allemands sont convaincus qu'il vivent en démocratie... Ah ! la jolie démocratie que voilà ! Dans d'autres pays, le même senti ment existe : — Nous sommes en démocratie ! d: sent les populations... Et, en réalité, c'est la diplomatie se crête qui les conduit à la guerre !... La vérité, c'est que la démocratie ven la Paix, mais qu'elle ne pourra la pos 1 séder absolument que lorsqu'elle ser. en mesure de réaliser ses propres prir cipes, et de n'avoir plus à se défend r contre le militarisme autocratique. Pou arriver à cela, il faut prendre le chemi qui conduit à l'autonomie des raccs, c au respect des aspirations des groupe ment s naturels.. CAMILLE ROUSSEL. LE COURAGE D'ETRE JUSTE Par M. O. Depr z. La Belgique, dans ses rapports internationaux, a eu le courage d'être honnête.Le 2 août 1914 elle s'est résolue à exposer la vie de ses soldats, la ruine de la nation et son existence même plutôt que de forfaire à l'honneur ; et, de toutes ses forces elle a résisté aux puissantes masses allemandes. Mais, il s'est fait que, sans qu'elle eût osé l'espérer, sa belle résistance a fait subir au plan des envahisseurs des échecs décisifs, que si elle est momentanément écrasée, l'ennemi m'est pas à Paris et Calais fut sauvé ; il s'est fait - - ' - - A que la foi allemande dépasse la foi pun que, que Guillaume est pire qu'Attila i! s'est fait que la Belgique est devenu un des glorieux champions ele la civil sation en lutte contre l'Immoralité et 1 Barbarie. Et voilà la Belgique grandie dans l'< pinion du monde par son caractèt moral et son courage militaire et par 1 valeur appréciable des services rendu: On le lui dit et on le lui répète : elle e: devenue une grande nation. Qu'elle soit fiére de ses actes, elle raison. Et cependant elle ne sera vra ment une grande nation que si, agrtod moralement par la guerre, elle reste grande dans la Paix, ejue si les Belges, à côté de leur loyauté internationale et de leur courage militaire ont aussi dans leur politique intérieure et dans leurs ■ rapports entre eux le courage d'être justes.L'idéal moral des peuples, comme des individus, doit être de s'éloigner le plus possible ele cette morale qui fait do l'homme un loup ou un Teuton pour l'homme. Sans cet idéal un peuple, ne peut être grand. Nous reconstruirons nos foyers et notre vie matérielle, mais nos souffrances doivent nous ennoblir en nous rendant meilleurs et, de même que dans la ; guerre nous luttons contre la déformation 'militaire teutonne, génératrice de tous les crimes, nous devrons lutter dans ■ la paix contre nos propres déformations , génératrices de tant de tnaux ; déforma- - tions prejfessionnelies, déformations des : politiciens, déformations de tous les mi-: lieux, de toutes les classes et de toutes ■ les castes. Si la Kultur est le culte et - l'organisation de la Force déliée de toute ■ loi morale, la Culture est le sens de ce : qui est juste et des délicatesses néces-: saires joint au courage d'être justes et bons. i Pour nous élever jusqu'aux clartés qui nous montrent la Justice et jusqu'au . courage de La réaliser (il n'y a de cou-; rage que lorsqu'il y a ele lourds sacri-i fices), il est nécessaire de pousser la . logique à travers les intérêts en lutte les ! uns contre les autres. Faisons-le sans crainte, c'est pour le ; bien de la Patrie. Les partis au pouvoir ont-ils toujours . eu le courage d'être justes envers les t minorités? N'ont-ils pas souvent abusé 1 de la Force? Les classes sociales ont-__ elles toujours le courage d'être justes les t unes vis-à-vis des autres? La démocratie r n'est-elle pas encline à abuser de la ; force du nombre, les classes bourgeoises et aristocratiques n'abusent-elles pas de « 1"< - - c■ •■■■■• 't< • J^-îc Cela est certain. Et iàême, l'on est si peu habitué à avoiri, !e courage d'être juste, que l'esprit humain se déforme et que des injustices évidentes- finissent par paraître naturelles.L'absence de législation contre l'alcoolisme en est un premier exemple : On a prohibé l'absinthe, ce poison des riches. On n'a pas prohibé 1,'alcool, ce ' poison des ouvriers. L'on sait cependant que l'alcool est un dçs plus féconds générateurs di.s délits, des crimes- et de la folie, de la tu-' berculose, de la misère et de la dégéné- 2 rescence physique. Et cependant l'on n'a jamais eu le courage d'en supprimer s l'emploi parce que les législateurs n'ont 1 pas eu le courage d'imposer à la nation les sacrifices d'argent nécessaires. Il eût fallu créer de lourds impôts, ces impôts . eussent paru frapper la finance, l'indus-1 trie, le commerce, l'agriculture, le " rentier, c'est-à-dire ceux qui, en fait, détenaient la Force politique. Les gou-s vernements se sont rangés du côté des ' forts et ont sacrifié les autres. Une grande partie de la nation a été frappée e élans sa santé, dans sa moralité, d;)n-, I sa \ igueur physique et dans sa race. Et pour justifier l'indifférence législative 5 devant un si grand mal, on a invoqué les nécessités budgétaires, comme les Teutons, pour violer notre territoire, " ont invoqué la néeessité. C'est monstrueux, mais la déformation du sens * politique a permis oettre monstruosité, j'allais dire œ teutonisme, car l'on dis-" tingue ici certains caractères du teutonisme, à savoir l'abus de la Force t comme moyen et un mal grave infligé à la victime comme résultat. a II est d'ailleurs à remarquer que les " grandes nations amies nc se sont aper-s eues du mal produit par l'alcoolisme r que lorsque lie mal risquait de nuire di- II rectement aux Etats eux-mêmes. t * * * On peut trouver un nouvel exemple de l'inconsciente injustice dans ce qui a été fait pour le moratorium. ™ En effet, ics débiteurs que la guerre a empêchés d,e faire face à leurs échéances devront payer un intérêt élevé quand ces débiteurs seront la foule des commerçants, mais les banquiers pour les dépôts qui leur ont été confiés n'auront à payer que le petit intérêt convention-i- nel des dettes à vue ou à courts termes, ; la Banque Nationale ne paiera pas d'in-e térêt pour les paiements à vue qu'elle i- devait, le Gouvernement pour les chè-a ques postaux ou pour d'autres dett>es n-'a pas l'intention de payer d'intérêts, i- On ne peut nier que plus le elébiteur e est puissant, plus il est favorisé, a Ne pourrait-on pas avoir le courage d'être justes? ■t * * >l * Le sentiment de l'injustice naturelle a est tel que le citoyen belge, tout en i- comprenant que tous les Belges doivent e être autant que possible solidaires dans Sfôme année. No. 91

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This item is a publication of the title L'indépendance belge belonging to the category Oorlogspers, published in Londres from 1914 to 1918.

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