L'indépendance belge

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s.n. 1916, 15 August. L'indépendance belge. Seen on 09 July 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/j38kd1rj8d/
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L INDÉPENDANCE ROYAUME-UNI: ONE PENNY BELGE. CONTINENT: 15 CENTIMES (HOLLANDE : 5 CENTS) Irowj^^OTOE^?uDOR^sT??^LOîSoN,: E.c. h. plSde laI'oWe. v MARDI 15. AOUT 1916. abonnements ■!! mots' ,? imiïmïl lr " . TELEPHONE : CITY 3360. TELEPH.: S et Etl vente à Londres à 3 h. le lundi 14 aOllt. 11 A^/^igHiXLl^G^3' j Conservation par le Progrès LA SITUATION. Lundi, midi. L'avance générale des Alliés continu dans les meilleures conditions. Samedi matin, au sud-est de Ypre: un corps allemand, nouvellement arriv au front, sortit de ses tranchées pour al taquer notre front, mais fut vite re poussé. Les attaques allemandes en masse pou reprendre les tranchées capturées 1 veille et occupées par les troupes britai niques furent arrêtées par un feu nour: d'artillerie causant de fortes pertes • l'ennemi, qui dut se retirer. La lutte fut reprise ensuite par n< ■amis britanniques, qui gagnèrent du te rain au nord-ouest de Bazentin le Peti ■vers Martinpuich, où quelques tranchéi ■ ennemies furent occupées. Au nord-ouest de Pozières l'avance fi plus importante et s'accomplit sur 3 400 mètres de profondeur, sur un froi de 1,500 mètres. Pendant ce temps, les Français cons' Iidaient leurs positions, poussaient ui reconnaissance à l'est de la gare de Hen repoussaient une violente attaque cont: la carrière au nord du Bois de Hem, o cupée. avant-hier, et arrêtaient par u rideau d'artillerie les assauts contre Maisonnette. Puis, pendant la nui après une soigneuse préparation par l'a tillerie, les ardentes troupes français attaquaient la troisième ligne de trachées allemandes à l'ouest d'Hardecou et, dans une magnifique attaque, enl vaient toutes les tranchées et leurs j>oin fortifiés sur une longueur de 6 kilomètr et demi et sur une profondeur de 600 1,000 mètres et allaient occuper le villa de Maufepas ainsi que ro cimetiè ds cette commune. Les prisonniers ail mands étaient plus de 1,000 et 30 n trailleuses tombaient dans les mains i nos alliés. Une contre-attaque allemande fai entre Cléry et Mau repas, de mêri qu'une nouvelle tentative venant ( Combles contre l'église et-le cimetière ( Mau repas, échouèrent complètement. A Verdun les Français ont légèreme avancé au sud de l'ouvrage de Thia mont. Près de Fleury deux attaques ' nuit de la part des Allemands contre position française du village et du nor est de Fleury furent complètement i poussées, et le samedi se passa en un i tense duel d'artillerie à Fleury Vaux Chapitre. Sur le front italien la poursuite d Autrichiens se poursuit sans arrêt. L troupes italiennes ont déblayé le plate: de Doberdo, au sud-ouest de Gorizia, i il y avait plusieurs positions fortifiées, ils marchent sur Tolmino, dont la pri serait imminente, et que les Autrichie auraient déjà abandonné. Et de Milan est arrivée une nouvel qui sera chaleureusement accueillie p tous les Alliés, c'est celle de l'accord coi plet entre l'Italie et la Grande-Bretag: au sujet du fret. Après discussion avec I Runciman tous les malentendus ont é dissipés et l'entente pour les transpoi est conclue à la satisfaction de l'Itali et l'on peut dire de tous les Alliés. Les Russes ont voulu fêter le jour i l'anniversaire du Tzarevitch de brillan façon. Les troupes des généraux Stche batscheff et Sakharoff, sous la haute c rection de Brussilofï, ont enfoncé ta le front austro-allemand, si fortem& renforcé depuis l'hiver dernier, ent Tarnopol et Buczacz, et poursuivent le; avance au delà de laJCoropietz. Du 4 au 11 août, un corps du géné- ! e ral Sakliarofï a fait 307 officiers et 1&,594 soldats prisonniers et capturé , 4-canons, 47 mitrailleuses et 16 mortiers, é De leur côté, dans le même temps, les troupes du général Tscherbatscheff - faisaient 1,263 officiers et 55,158 soldats prisonniers, capturant 55 canons, 211 mi-r trailleuses, 29 mortiers et 128 caissons, a Tandis que le général Lechitsky, du 1er i- au 10 août, faisaient 171 officiers, 10,450 :i soldats prisonniers, en prenant 9 canons à et 77 mitrailleuses. Total donc: 1,741 officiers et 82,202 >s soldats prisonniers: c'est un joli chiffre, r- Nous avons lu avec satisfaction que, 0, dans la journée du 11, les mitrailleuses !3 et canons belges avaient pris une vaillante part à la bataille. it La ville de Stanislau, qui a été occu-a pée par Lechitsky, était presque in-it tacte. Il n'a fallu que réparer les voies ferrées et les troupes russes marchent 3- vers le nord pour atteindre Hallick, et ie vers le sud, où elles ont passé la rivière 1, Bystritza. Il semble que Lechitsky a :e rompu toute liaison entre l'armée de c- Bothmer et celle de l'archiduc Karl. n Lemberg sera donc menacée avant pe a. la Les troupes du général Bothmer pour-t, ront-elles y arriver en temps et dans r- quel état seront-elles ? ss Entretemps, les diplomates allemands i- s'agitent. De Bethmann-Hollweg et von rt Ja^ow se sont rendus à Vienne pour ob-e- tenir l'adhésion de l'empereur François-ts Joseph à leur grand projet de reconstitues tion de la Pologne. La manœuvre est à claire, Mais quel beau geste le Tsar au-*e rait à faire ! Les Polonais du nord comme re ceux du Sud, de tous les partis, auraient e- certes plus de confiance en sa parole que ii- dans un écrit signé par le diplomate au le chiffon de papier. Au Caucase, les Turcs résistent à te l'ouest de Jamishkhan, tandis * qu'ils ie battent en retraite, activement poursui-le vis dans les environs de Sakhiz. le L'aviation n'est pfts restçe inactive tous ces jours derniers. at L'aviateur Lenoir a culbuté son sep-u- tième appareil allemand sur les bords de le la Meuse. la Des escardilles ont jeté 120 bombes sur d- la gare de Metz-Sablons et les ateliers et e- baraquements environnants, n- Le corps des aéroplanes anglais a exé-et cuté un raid à grande distance avec grand succès, mais on ne dit pas où. es Les aviateurs italiens se sont partielles lièrement distingués de leur côté. Le 1er iu août une esoadrille de 19 appareils 3Ù Caproni, escortés par des aéroplanes et Nieuport, traversaient l'Adriatique et se allaient attaquer, près de Fiume, la très tis importante usine de fabrication des torpilles de Whitehead et d'autres maté-le riels de guerre, ainsi que le chantier ir naval du Danube. n- Malgré le bombardement nourri des canons anti-aéroplanes, le succès de l'ex-I. pédition fut complet. L'on vit d'im-té menses réservoirs à pétrole flamber, et ts les usines, avec leurs matériels, détruites, e, tandis qu'au chantier naval se constataient mains dégâts, mais moins importe tants. L'impression causée fut énorme te Elle ne l'est pas moins que celle pro-r- duite par le raid des aéroplanes austro-[i- allemands sur Venise. Mais dans un it autre sens. Ici les vandales se sont atta it qués à une ville ouverte, détruisant de re propos délibéré des monuments d'art ir séculaires et précieux. Telle est la Kul-tur allemande. LE PANGERMANISME A l'heure où l'étreinte des Alliés resserre méthodiquement l'anneau d'acier qui entoure les Puissanoes Centrales, a l'heure où la victoire finale du Droit ne fait plus de doute pour ceux qui pensent et réfléchissent, il est permis de penser à la Paix et de prévoir les conditions qui seront imposées à nos ennemis. De vagues rumeurs commencent à faire allusion tantôt à la défection de la Turquie, désireuse de sauver par une paix hâtive les débris de son empire, tantôt à celle de l'Autriche qui se lasse peut-être de se battre pour le roi de Prusse. Je n'hésite pas à dire qu'une paix séparée avec la Turquie ou l'Autriche, avant la défaite complète et définitive de l'Allemagne, serait un désastre pour le monde entier. La condamnation, la peine doivent être solidaires entre les Puissances Centrales, comme le crime a été commun. Conclure une paix séparée avec la Turquie, c'est lui assurer son territoire européen, c'est maintenir allumé un foyer redoutab'e qui a mis l'Europe à feu et à sang-, c'est renoncer à solutionner définitivement a question d'Orient. Traiter avec l'Autriche avant de traiter avec l'Allemagne, c'est laisser à celle-ci l'occasion de recommencer à bref délai le crime de 1914, c'est lui conserver le seul facteur qui lui permette de reprendre son rêve hideux de pangermanisme. Un livre récent d'André Cheradame, "Le plan pangermaniste démasqué," vient de résumer avec précision la doctrine pangermaniste. Notre presse belge en a peu parlé. L'ouvrage mérite d'être lu et discuté. Il apprendra beaucoup de choses à ceux qui ne bornent pas leur ambition à vivre au jour le jour des communiqués officiels. Le Pangermanisme est une théorie d'origine prussienne qui vise en dehors de toute question de langue ou de race à absorber les diverses régions dont la possession est considérée comme utile à la puissance des Hohen-zollern.Il comprend la conquête ou l'incorporation dans l'Empire allemand, non seulement des territoires slaves ou polonais, de la Prusse Orientale et de la Pologne russe;, de la partie danoise du Schleswig, de l'Empire austro-hongrois, de l'Alsace et de la Lorraine, mais également du cours et de l'embouchure des grands - fleuves qui traverseront ces territoires : ; le cours du Danube tout entier, les ca- 1 naux du Rhin, de la Meuse; de l'Escaut, i né- Il prône l'étendue des frontières de la 1 et Grande Germanie jusqu'à l'embouchure < uré de la Somme. Il se complète par l'Alba- ; >rs. nie économique (et l'on sait ce que cela ; ps, veut dire) avec la Turquie et la Grèce, c ieff II en résulte que si ce plan était réalisé, < at,s l'Allemagne dominerait l'Europe et se- c mi- rait, en effet, maîtresse du monde, il peut ; ls. se schématiser en une seule image. C'est ] 1er la possibilité d'établir son contrôle aile- < ^■50 mand sur le chemin de fer Hambourg- < ons Golfe Persique. Dès 1911, après de < multiples efforts, dont faute de place ] 202 nous ne pouvons donner le détail, ce plan j fre. fut arrêté. Il devait grouper en une ue, vaste confédération d'Europe centrale : lses, l'Allemagne,' l'Autriche-Hongrie, les ail- Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg, le nord de la France suivant une ligne :cu- allant de l'embouchure de la Somme à in- Belfort, la Suisse, pui.> la Pologne tout 3ies entière, les pro\inces balliques, lës trois < ent gouvernements russes de Kovno, Vilna i et et Grodno, soit envi on 1,723,000 kilo-;ère mètres carré.-;, habités par 162 millions i a d'habitants. Il contrôlait, en outre, la : de Turquie et les Balkans, soit, au total, i plus de 4 millions de kilomètres carrés .( ,etl. et 204 millionsd'habitants. Encore, dans : ,ur- ce calculs, ne tenons-nous pas compte « ans des ambitions colossales des pangerma- , (listes. Ce plan a été exposé en détail nc[s en 1911 dans l'ouvrage de Tannénbfcrg. von La puissante société pangermaniste al!e-ob- mande, l'Ahdeutsche Verband, disait ois- déjà en 1905, dans une cle ses publica-itu- tions : "I.a Grande Allemagne et l'Eu-est roPe Centrale en 1950." au- "Sans doute, les Allemands ne peu-îme pleront pas seuls le nouvel Empire ainsi ent constitué, mais "seuls" ils gouverne-que l'ont, seuls ils exerceront les droits poli-au tiques, serviront dans la marine et l'armée, seuls ils pourront acquérir la terre, b à Us auront alors, comme au moyen âge, ['ils le sentiment d'être un peuple de maîtres ; ■ 3ui- toutefois, il» coix!es .. .Kh'jnt à ce que ies ; travaux inférieurs soient exécutés par < ;ive les étrangers soumis à leur domination. ' ' N'est -ce pas cette révoltante théorie sep- politique que les Boches viennent d'ap-; de pliquer aux malheureuses populations de , Lille et de Roubaix. Ce plan a été mc-sur connu par la diplomatie, celle-ci n'en a s et aperçu ni l'étendue ni la réalité. La guerre actuelle n'en est que là par l'Ai- : îxé- lemagne. Provisoirement, elle se flatte rvec même de l'avoir atteint dans sa plus grande partie. Lorsque le chancelier icu- Bethmann-Hollweg' déclare que la paix 1er ne peut se faire que si les données de la •eils carte de l'Europe telle qu'elle est aujour-ines d'hui, il reste fidèle à ce plan. L'AUema-efc gne occupe à l'ouest la plupart des terri-très toires qu'elle désire s'annexer. L'incor-toï- poration de la Hollande ne serait qu'un a té-- jeu pour elle le jour où elle établirait tier définitivement son empire sur la Belgique et le nord de ta France. L'Allema-des gne ne s'en cache pas, d'ailleurs ! Elle 'ex- veut acquérir à l'ouest 120,000 kilomè-im- très carrés. Elle en occupe 90,000, donc , et 76 p.c. A l'est, elle occupe 260,000 kilo-tes, mètres carrés sur les 343,000 auxquels sta- elle veut bien limiter son ambition : donc, aor- 75 p.c.. En Autriche-Hongrie, dans les me Balkans, en Turquie, elle contrôle, pour pro- ne pas dire plus, 2,350,000 kilomètres tro- carrés sur les 2,700,000 kilomètres un qu'elle se propose d'intégrer dans son tta- empire; soit, "grosso modo," 89 p.c. - de L'effort militaire et diplomatique alle-'art mand a donc réalisé en 1914 et 1915 plus Cul- de 75 p.c. de son programme pangermaniste. Voilà le fait dans le passé. L'heure présente nous montre que le rêve allemand prend fin à l'est et à l'ouest. La Russie, la France et la • Grande-Bretagne se chargent en ce moment de rappeler à la réalité l'audacieuse re_ ambition de cette monarchie de proie 314 qu'on appelle les Hohenzollern. i lui A l'Est et à l'Ouest le fameux plan est eux compromis. Il ne leur reste que le Suu. Une union politique et économique avec me, l'Autriche-Hongrie, la Bulgarie et 'a [é " Turquie constituerait dans l'avenir un ioc- danger énorme pour la paix du monde ; ;]ge elle couperait l'Europe en deux et lais-être serait à la disposition de l'Allemagne des ) de ressources économiques suffisantes pour leur lui permettre de se reconstituer rapide-om- ment. Il faut donc lui opposer de ce côté sme des barrières définitives. Ethniquement qui ces barrières existent. Ce sont les popu-lan- lations tchèques et polonaises dépendant rses de l'Empire austro-hongrois, les popula-érée tions slaves du sud du même Etat et les îen- Puissances Balkaniques suivantes : 'a Roumanie, la Serbie, le Monténégro et -po- la Grèce. Je ne parle pas de l'Albanie qui seu- ne peut être qualifiée d'Etat, encore ais, moins de puissance. Il faut mettre ces po-gne pulations à même de remplir le rôle de vig, barrières contre l'Allemagne. Il s'ensuit >ace que le démembrement de l'Autriche s'im-du pose. D'Etat allemand inspiré et gourds verné par Berlin, il faut transformer s : aussi complètement, c'est démemb :a- l'Autriche-Hongrie en Etat slave, jt. majorité de sa population est slave. 1 la lément allemand doit y perdre sa prép ire dérance. La monarchie des Habsboi la- a trahi ses peuples. Les trois quarts îla ses sujets sont sympathiques aux Al :e. et hostiles à l'Allemagne. Leur indép ;é, dance de Berlin priverait l'Allemaj se- d'un concours effectif militaire, indisp •ut sable pour réaliser le Hambourg G( ;st Persique. Traiter séparément avec Fr le- çois-Joseph, laisser sa maison à la 1 g'- de la monarchie dualiste, c'c-st affer: de dans un avenir prochain la puissance irp 1r,oAn r'n f 4 ' rer l'Empire austro-hongrois, rendre la li-La berté aux peuples qu'il a asservis,,élever • e_ ainsi entre Berlin et Constantinople une 3n" barrière infranchissable désormais à la Kultur pangermanique. Or ce résultat ne U£s* peut être atteint que par l'écrasement en_ complet et définitif de l'Autriche. Toute rue tentative de paix prématurée de sa part en- n'aura qu'un seul but, éviter la liquida-i >lfe tion définitive. Ce serait un concordat ®n* préventif à la faillite. La paix du monde exige la faillite définitive, ^l'. PAUL DU CHAINE, A 1., J'A 1 X> „!1„. " T.fcTT'R F. nF. HOT.T.AWnF. t. -a. ja**? jl A Petites nouvelles. e JLClllUOIi à it La distribution des prix à l'école belg| ds La Haye n'été l'occasion d'une belle a manifestation patriotique. Salle bondée. >- D:scours 'excellents des directeurs Percy is et Gunsburg ; orchestre remarquable a sous la direction de M. De Keers-1, maeckcr ; récits, chants et chœurs :s ^motionnants des élèves. On sait que is leur nombre est de 425! Les ministres e de France, d*11taîié et de Belgique, ainsi J- que le président du comité officiel, Albé-'1 rie Rollin, assistaient à !a cérémonie. L'inconscience des Allemands ne pour- > rait mieux éciater que dans la façon dont ils interprètent les admirables manifes-talions du 21 juillet à Bruxelles et à -1" Anvers. Le Dr Gonlzen envoie c'c Bruxelles, i- à la "Kô'nischs Zeitung" du 27 juillet, si la relation baroque que voici. On remar- > quera qu'il a soin de passer sous silence 1_ la condamnation de Bruxelles à un mil-r- lion pour manifestation intempestive. C'est intitulé : La Manifestation verte. "> La Belgique a son anniversaire le ZI .juillet. • • En temps de paix, on commenç-ait à fêter a 'S jour l'àprès-nuai. Jeune* et vieux se rendaient ir pelerijinge vers la foire au Boulevard du '• Midi et s'y divertissaient jusqu'au soi". De j puis que les Allemands Occupent la Belgique le Bruxellois cet devenu plus patriote, de ëort< ?" que les heures d'après-midi et du soir ne lu; 'c suffisent plus, mais qu'il doit y ajouter celles > du matin pour pouvoir fêter suffisamment a Toutefois. l°s autorités allemandes ont mi: _a une petite sourdine au "patriotisme" trop bru j yant qui a fortement monté en graines depui- le temps que durs la guerre. Les grandes ré unions et les grandes manifestations sont in ls terdites. De même il fut défendu de fermei :r les magasins et les ate'iers, procédé devenv x soudain, cher aux habitants. Pour lo surplu; |a cependant, le Bruxellois était libre de ' fêter.' r_ Aussi ne s'en est-il pas fait faute. Cela com mença tout doucement dès le matin, f/e mol !" d'ordre répandu mystérieusement était: vert Les comités secrets et les cliques affectionnent le changement. Lorsqu'en automne de l'an m née derniere. il fut interdit de porter ei it manière de démonstration les insignes noire j_ jaunes-rouge, la feuille de lierre devint 1' signe "vrai Belge." Pour ceux qui no son pas bien au courant du langage des fleurs e qu'il soit dit que dans le larigage des fleur: e- belge—où serait-ce le langage universel de; 1C fleurs? la feuille de lierre signifie: ".Je meuri 0- où je m'y attaehe" (sic dans le texte aile •[s mand). "Par malheur" le divertissement ai moyen du lierre ne se prolongea que jusqu'ai 1 ' moment où les Allemands eux aussi se pare 65 rent de la feuille. Et pourquoi pas? Ton UUVC11C». m'attaehe. La guerre l'a prouvé plus qu'à suffisance. Celte fois-ei, Bruxelles était consacré au vert. La cb- e eut des débuts fort timides. On ne' savait pas si peut-être les "méchants" allemands... Mais lorsque ceux-ci firent bonne mine au jeu bruxellois, bien vite mainte poitrine d'homme s'orna d'un ruban vert. Poulies dames cela n'était pas suffisamment vert encore: Leurs moyens de démonstrations furent des blouses vertes, des tabliers verts, des cliàpéa ix parés de vert èt des ombrelles vertes. 11 y eut jusqu'à des chiens—c'est une question de goût—ornés du vert du jour de fête nationale. Vraiment, il paraissait que les "patrïo-tards" bruxellois étaient victimes d'une maladie générale i alembour intraduisible (Ciriin-dr.ngsÊeber). "Ornîs" de cette manière, ils passèrent en masses par les rues principales de la ville. Mais il fallut passer tout au moins une tois par la rue Neuve pour se découvrir devant le monument des soldats belges tombés lors de la révolution de 1831. Ces! do « ctte façon que l'on "manifesta" jusque tard dans la nuit. A ce moment, les boulevards entre la Gare du Nord et la Boux-so étaient noirs de monde. La police belge et des soldats allemands faisaient le service d'ordre. Pour autant que nous sachions, il n'y a pas eu d'excès grayfe. à l'exception d'un seul cas. Comme parfcoui où il y a beaucoup de mond , il y ou plusieurs intraitables qui ne furent satisfaiis qu'après'leur arrestation. C'èlui qui ne( veut pas entend "e, doit sentir! Cependant, à un endroit, les manifestations prirent un caractère qui eut pu avoir des suite-; dangereuses, si nos soldats s étaient comportés de la même façon que les Belges. Ce fut dans la matinée, aux environs de Sa-lnte-Gudule. Lr cardinal Mercier avait assisté à Sainte-Gudule à un office pour célébrer la mort des soldats belges tombés. Grâce à la prière instante d'un chanoine, la solennité dans l'église se passa sans vacarme. Mais lorsque le prélat quitta l'église, des cris retentirent, rappelant ceux qui furent remarqués en haut lieu ecclésiastique, par lesquels le cardinal fut accueilli par certains Italiens lors de son séjour à Borne. Mais les postes de gardé allemands conservèrent leur sang-froid et ainsi cet événement passa sans conséquences graves. Ainsi les Bruxellois ont peureusement leur fête nationale derrière eux, grâce aux auto- ' rites allemandes qui les laissèrent "manifester" de cette fa von. Cela n'empêchera naturellement pas les partisans de la "culture latine" de continuer à injurier en secret les "barbares" et à imaginer de nouvelles légendes comme celles d'officiers allemands loués de coups et tués le 21 juillet et du casque de soldat lancé en l'air devant; la Bourse et de la t prise de Lille par les Alliés et de leur entrée i prochaine à Bruxelles. Pendant ce temps, la . machine administrative allemande continue i tranquillement de travailler, et les Belges LA VIE DE PARIS. Paris, 7 août. Dphs les théâtres. — Un suicide. — Un© allusion blessante. — Une évocation. Aujourd'hui, il n'y a plus de privilèges ; ouvre une salle de spectacle qui veut et qui peut. La ville de Paris est même propriétaire de quatre salles, le théâtre Sarah Bernhardt, le Châtelet, la Gaîté et le théâtre Marigny. Ces deux derniers ont fait parler d'eux au Palais. On a dû mettre la Gaîté sous séquestre pour une cause assez embrouillée. Quant au Théâtre Marigny, il a été loué à M. Abel Deval qui, médecin, lauréat du Conservatoire, comédien de taknt, est un des rares directeurs de Paris qui aient su gagner des millions par une administration prévoyante. Le théâtre Marigny lui a été cédé par la ville moyennant Fr. 25,000 par an. Il l'avait sous-loué à un M. Daly, moyennant Fr. 15,000 par mois plus 12 p.c. sur les recettes au-dessus de cette somme. M. Abel Deval n'avait pas fait une mauvaise affaire, mais la guerre a éclaté, M. Daly n'a plus payé, et il a fallu le faire expulser. Tout n'est pas rose dans cette profession, lucrative parfois, de locataire des théâtres municipaux. De temps à aptre, pendant les en-tr'acfces, on se rend au Palais de Justice pour y exposer non seulement des questions de loyers impayés, mais aussi des questions de testaments. Un de ces derniers procès avant la guerre fut celui ç^ui fut intenté au comédien Brûlé j^ar les parents d'une actrice de beaucoup de beauté et de peu de talent; elle était jolie à souhait, amoureuse comme on l'est à vingt ans quand on n'a que le culte de la beauté. C'était un ménage irrégulier mais charmant; elle l'aimait avec une passion nerveuse. Un jour, désespérée de l'inévitable abandon, elle se suicida èïi laissant toute, sa fortune, qui était assez importante, à l'infidèle. Les parents réclamèrent leur part de cet argent qu'ils n'avaient pas procuré; mais ils perd'rent. leur procès, et M. Brûlé fut judiciairement maintenu en possession. Au ccurs des débats, les avocats lurent une sorte de journal intime de la pauvre enfant, carnet navrant et véritablement curieux, où les cris d'amour alternent avec les cris de désespoir, livre de souffrance dans tous les cas. Au milieu de ces conri deuces, entre deux accès de morphine, la malheureuse se souvenait des croyances sommaires de son enfance lu peu négligée et elle invoquait la Vierge Marie, lui demandant ce qu'il fallait faire. Cette prière naïve au milieu de ces luttes passionnées pour des plaisirs lascifs a quelque chose de touchant. Mais la foi n'était qu'un éclair de désespoir, la malheureuse, après avoir écrit son testament en faveur de celui qu'elle ne cessa d'aimer, s'empoisonna, ajout vit un feuillet dramatique à cette iiistoira si pittoresque des coulisses parisiennes Elles ne sont pas toutes dramatiques ces histoires, mais elles sont parfois bien S7èmo année ki. ion

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