L'indépendance belge

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12 February 1917
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s.n. 1917, 12 February. L'indépendance belge. Seen on 22 September 2019, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/n58cf9k70g/
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£ INDÉPENDANCE BELGE. ROYAUME-tmiï ONE PENNY CONTINENT: 15 CENTIMES (HOLLANDE: 6 CENTS) afiministbation et redaction: 11. place de la bourse , .IMm ecilDlEie» <C54-» ,, ,mTO , tudoe house, tudoe st., lonriqn eo bureau a parig • LUNDI 12 FEVRIER 19l7, n f3 mois, 9 shillings.") „ . Td counuc ' -rtri enu 1311.15 7 et . . ABONNEMENTS J <j MOIS. 17 SHILLINGS. \ CONSERVATION PAR ILE PROGR téléphoné. citv 3960. K:{ 238-75. En vente a Londres a 3 h. le samedi 10 fev. li an. 32 shillings, j «- | - ~T~ ~~ 1 : ï LA SITUATION. +*u 1 , » -, u.'uu^i, miai. miD .se proMmgeT, équivaudrait), aian L'a tableau dô chasse des pirates feu- l'opinion cles journaux américains, tjpias comprend, pour les dernières vingt- reconnaître l'existence d'un blocus effi quatre heures, huit "pièces," raprésen- caca des côtes américaines. Des critique 4 ant un tonnage total de 13,000 tonnes. du mêma genre sont adressées par un Un seiu'l des bateaux coulés appartenait partie de livrasse transatlantique ai la marine marchand© britannique, les Président Wilson, à qui beaucoup re tapt autres étaient des neutres (cinq prochent une passivité et une patienc norvégiens, un espagnol et un holla-n- qu'ils trouvent incompatibles avec 1 lais). Mais il y a lieiu d'ajouter à cette dignité des Etats-Unis. liste ^ un contre-torpilleur britannique A première vue, ces reproches semblen coulé dans la Manche par une mine, car fondés. L'engorgement des ports par de • est plus que probable que celle-ci pro- navires ayant abandonné provisoiremen vient d'un sous-marin allemand pose- leurs voyages et l'arrêt des envois pos mines, analogue à celui capturé il taux dus à la simple menace allemand y a quelques mois et qui fut visible constituent, certes, des blessures d'à pendant plusieurs semaines à Londres. mour-propra irritantes, mais on aurai Malheureusement, une des consé- tort de confondre la patience de M. Wil quences de la nouvelle guerre sous-ma- son avec une pusillanimité qui n'exist- line est la perte, de plus en plus considé- que dans l'esprit de ceux qui ne compreu rable, de vies humaines, due au fait que nent pas le caractère de M. Wilsou. Paci les bateaux coulés ne reçoivent plus le fiste malgré tout, M. Wilson ne fera 1; moindre avertissement leur permettant guerre que si celle-ci lui est absolumen de procéder au sauvetage de leurs équi-' imposée par les Allemands, à qui il en pages et des passagers. C'est ainsi que 25 tend laisser toute la responsabilité d'us hommes de l'équipage du vapeur "Veda- acte que l'Histoire jugera aussi sévère more," signalé coulé jeudi, périrent, et ment que la violation des territoires neu que 38 survivants durent passer dix très du Luxembourg et de la Belgique, heures dans les embarcations, exposés au Le Président Wilsou veut laisser le froid et à la faim ! Allemands s'enferrer moralement et n< La destruction du contre-torpilleur, laisser subsister aucune équivoque sui annoncée plus haut, a également entrai- les origines du conflit que seul une "re né la perte de nombreuses vies humaines, traite" allemande pourrait encore éviter tous les officiers ainsi que tout l'équipage, Avant toute chose le Président Wilson s< à l'exception de cinq hommes ayant préoccupe de l'union nationale nécessaire péri. ' à cette heure de crise, et celle-ci ne peu Il est à remarquer que chaque fois être obtenue qu'en mettant en évidencs que les circonstances le permettent, les l'esprit de provocation des Allemands. ^ pirates font des prisonnière, ce qui seau- Si les Etats-Unis cherchaient un pré M® répondre- au désir des capitaines de texte peur entrer en guerre, ils n'au sous-marins, de> s'assurer une certaine raient que l'embarras du choix, mais i immunité en gardant à bord ce qu'ils s'agit de ne pas permettre au gouverne < onsidèr'ent sans doute comme des ment allemand de poser une fois d< otages. Généralement, c'est le capitaine plus, devant le inonde et devant î< et l'ingénieur en chef qui sont faits pri- peuple allemand, en victime. onniers,' comme c© fut le cas pour le C'est pour cette raison que, maigre "Crown Peint," et les Allemands veu- les) vexations auxquelles est exposé M lent évidemment priver la marine mar- Gérard, l'ambassadeur des Etats-Uni: chaude britannique du plus grand nom- à Berlin, M. Wilson continue de traitei bre possible de capitaines et de mécani- la comte Barin|sbptff avec déférence ciens rosppus aiu métier et qui, en cas Ceux qui veulent voir dans cette atti temps-ci, surtout, où les dangers de la tude une abdication et une faiblesse s< navigation ont augmenté dans de si trompent. Les Etats-Unis vont à h fortes proportions, sont plus précieux guerre, parce que l'application da U que jamai^. guerre sous-marine allemande la renc Beaucoup estiment que le nombre des inévitable, et déjà il cet question dt victimes des eous-marius diminuerait lever une armée d'un million d'hommes sensiblement si les capitaines des navires On parle également de l'éventualité d'ar marchands voulaient se décider à rêter 10,000 Allemands, mais il est pro prendre toutes les précautions qui bable qu'il ne sera pas nécessaire de re leur sont recommandées. Le voyage courir » cette mesure. Les Germano en zig-zag et l'armement du na- Américains protestent de leur loyalisme vire pour la défense sont reconnus, dans à l'égard de leur patrie d'adoption, ei lés milieux compétents, comme deux leur principal organe, le "Fatherland,' moyens d'une grande efficacité et les a. changé sou titre et s'appellera doréna- statistiques sont là pour prouver que vaut- "The miw World." sur 78 navires armés, 72 ont échappé Cependant des incendies suspects indi <iux sous-marins, alors que sur 100 na- quent que certains agents du comtc vires "non-armés," 7 seulement échap- Bernstorff sont encore au large et qut pèrent au danger. des cas isolés de sabotage sont à redouter. Les chances d'éviter les sous-marins En fait d'opérations militaires il y s augmentent encore si le vapeur, armé lieu de signaler la défaite infligée aux pour la défense, possède la vitesse qui lui Senoussis sur la frontière de l'Egypte- permet de fausser compagnie aux pirates Occidentale, par les troupes britannique* dès que leur présence est signalée. qui ont chassé l'enemi de l'oasis de Siwa On suit avec une très vive curiosité, et ont infligé des pertes sérieuses aux mêlée d'anxiété, les préparatifs faits par colonnes arabes, qui s'enfuyaient vers k le transatlantique américain "St. Louis" sud. qui, jusqu'ici, a retardé son départ de Sur le front occidental les Allemands New-York et qui, à ce qu'on annonce, est ne réagissent pas et leurs communiqués décidé d'affronter, avec de l'artillerie et 11'ont pas encorft avoué, à l'heure qu'il des canouniers experts à bord, les périls est, la perte da Grand-court. Entra- du voyage transatlantique. temps, nos Alliés continuent leurs raidis La. presse américaine critique a-ssez fructueux contre les tranchées euhe- sévèrement les armateurs qui, comme mies, et la dernier communiqué britan- 2& Stamxferd Oil Co, rappellent leurs nique signale deux entreprises heu- wavires et n'osent pas défier le blocus reuses de ce genre- du côté die Vermelles allemand. Pareille attitude, si elle de- et d'Ypires. 11.11 i clur UNION POUR LA SAUVEGARDE E DES INTÉRÊTS BELGES. f: de 1 ^ _ c Indemnités aux particu'iers 1 M. l'avocat Lenoil, dans son article fait d'autrui doit être remise dans l'état sur "Les Dommages de Guerre," cou- où elle se serait trouvée si l'événement , damne les lois qui ne tiennent pas suffi- dommageable n'avait pas eu lieu," et " s animent compte- des nécessités pratiques l'amendement allemand aux Conven- • de la réalité. M. Lenoil a raison, car ces tions de La Haye ne limite pas les délois constituent un danger. Si leur appli- dommagements dus aux neutres et aux cation ne s'adapte pas à la vie réelle, personnes de pays neutres. U proclame elles ne sont plus l'expression du droit. la. responsabilité pour tous les actes ccm-Le conseil communal de Poperinghe, mis par les personnes f aisant partie de la dans la partie publiée de ses travaux, force armée. s'est occupé avec justice de tous les dom- Les bases d'appréciation de notre si- s mages. On comparera, son questionnaire tuation avant la guerre sont représentées 1 avec le nôtre. Celui-ci se base sur une loi par notre fortune économique : le capital p déjà parue-en Franc© en l'appropriant à et les revenus, pensions et'salaires. Ceci s l'intégralité des dommages-intérêts légi- sont des données fixes auxquelles i! con- q timement- dus aux Belges trompés et spo- vient "d'ajouter des éléments variables t] hc$ par l'invasion et l'occupation délie- qui comprendront les troubles économi- p gueuses de leur pays. que,s résultant de l'invasion et de l'occu- j, naires du traité de paix pourra donc se diviser en deux catégories principales: (1) Les pertes certaines; (2) Les pertes à prévoir. Les Allemands 11e pourront pas se plaindre da ce que nous leur appliquions leurs propres lois. Le gouvernement britannique admettra des procédés qu'il applique lui-même en ce moment à ceux de ses nationaux qui ont des biens dans les pays en guerre et pour lesquels il prend note des déclarations faites "solennellement et en toute sincérité.'' Et notre gouvernement lui-même voudra bien, nous l'espérons, favoriser la récolte de renseignements qui lui permettront de défendre intégralement les intérêts lésés de ses ressortissants, lorsqu'il s'agira de rédiger le traité de paix. * U. S. I. B., Pour le Comité, PAUL VANDEK MEERSCH, Président. ♦ » * QUESTIONNAIRE DE L'UNION POUR LA SAUVEGARDE DES INTERETS BELGES. Arrondissement Canton ... Commune . UNION POUR, LA SAUVEGARDE DES INTERETS BELGES. Dommages" résultant de l'invasion et de l'occupation de la Belgique. ETAT DETAILLE. Chapitre I.—(1) Quels sont les do-m- ■ mages causés à vos immeubles ? (Estimer , séparément, estimer les réparations, re- ; constructions quel qu'en sera le prix à raison du coût des matériaux et des frais ■ de tous genres). (2) Quels sont les dommages causés à la disposition, à la jouissance de chaque-immeuble ? Chapitre II.—(1) Quels sont les dommages causés aux meubles servant exclusivement à 1",exercice de von*© profession . ou à l'exploitation exercée ? (a) Matières premières, marchandises, fournitures, : produits manufacturés, outils, maohi- DOMMAGES de GUERRE. ? « . c' le , s. Les deux articles récemment publics 1*- par "l'Indépendance Belge" sous ce 0- titre montrent clairement combien il est a- dangereux de formuler un projet de loi 0- au sujet de la réparation des dommages ie de guerre sans admettre définitivement st et avec toutes ses conséquences le principe " sur lequel doit être basé le droit à l'in- 1- demnité. U faudra cependant que le législateur i- choisisse nettement entra le principe de te la charité, du secours et celui de la soli-ie darité. r. Le secours c'est la faculté pour l'Etat a de payer le dommage s'il lui plaît et dans x telle proportion qui lui convient ; la soli-3- darité c'est l'obligation pour l'Etat de. 2'S réparer complètement la perte subie, de" -a répartir entre tous ses nationaux le mal x que l'invasion à occasionné à quelques-le uns seulement; poui'vu que la constatation en soit possible. Is "Sans vouloir égarer dans le domaine » des abstractions juridiques qui inspirent il à M. Lenoil une terreur fort conipréhen-s- sible, il est indispensable qu'aucune équi-Ls voque 11e puisse subsister dans la loi a ; > propos de principes aussi opposés. 1- Aussi ne saurait-on s'élever avec assez 1- d'énergie contre un projet de loi tel îs que celui qui nous est présenté où l'on voit faire appel à la solidarité, puis con-5 dure pratiquement (pratiquement pour ceux qui n'ont pas subi de dommage) à la i création d'un fonds spécial dont le mon-J tant serait déterminé et déterminé arbitrairement, et qui serait partagé entre les victimes da la guerre en proportion de leur créance respective. Qu'il faille prendre pour empêcher les réclamations frauduleuses ou exagérées : Toc meîiivM Ipq rtlim sévères, nersonnë n'v I LETTRE DE L'AUSTRALIE. — •"»<! (De notVe correspondant.) Les causes d'un cchec. Sydney, 15 décembre 1916. Depuis ma dernière lettre se sont passés des événements intimement liés à l'épopée européenne. Vous savez déjà par les câbles que le service ob'igatoire, soumis à un référendum, a échoué par quelque cinquante mille voix. Franchement les patriotes australiens ne sont pas iiers du résultat, quoique disons-le tout de suite — cela ne veuille nullement dire nue nous nous désintéressons e nes-mobiles. (b) Bateaux de commerce. : (c) Matériel de culture, récoltes coupées s ou sur pied, bétail, (d) Protocoles, bibliothèques et livres professionnels, ré-e constitution d'actes privés ou publics de s dossiers et de travaux, frais de nouvel i- établissement. (2) Quels sont les dom- 1- mages causés à votre mobilier propre-e (meubles, linges, vêtements, vins, pro-is visions, argenterie, objets d'art et sou-d venirs, chevaux, voitures, etc) ? (3) Quels sont les dommages causés aux valeurs titres, fonds publics, papiers, créances s hypothécaires, polices d'assurance-, dont " vous êtes porteur?-e Chapitre III. — Quelles sont les ré-s quisitions, imjjositions et amendes que r vous avez subies ? Chapitre IV. — (1) Quels sont les dommages causés à vos facultés, moyens de vivra et d© produire; à vos gains et revenus (occupation des bureaux et dépendances, troubles et interruption dans 1© travail, y compris celui des commis, clientèle, achalandage, dossiers, archives, livres comptables, affaires à l'étranger, affaires coloniales, entreprises en voie de formation et brevets ? (2) Quels sont les dommages à la personne que vous avez * subis en dehors de tout© militarisation * (meurtre, assassinat, déportation, arres- * tation, outrages et sévices, atteintes à 3 tous droits? (3) Quels sont les dommages que vous avez subis du chef d'aban- e don, fuite, déplacement, habitation chez autrui ou à l'étranger ? Chapitre V. — Quels sont vos dommages n© rentrant pas dans l'un des cha- - pitres précédents ? Quelles sont la nature r efc la valeur des biens dont vous ignorez - le sort? Veuillez indiquer les noms des î personnes dont vous étiez le soutien na-s turel ou volontaire. Chapitre VI. — Indiquez les sommes i reçues à titre d'indemnité, soit des auto- 2- rités belges ou alliées, soit de l'ennemi pour les réquisitions, prestations ou dom- - mage3 quelconques. Chapitre VII. —- Indiquez si possible 1 les preuves justificatives des dommages s (témoins, titres, documents, etc.). Veuil-, lez, pour chaque poste, renseigner vos - bases d'évaluation. 3 contredira; que là fixation du chiffre du 3 dommage doive être laissée au pouvoir t judiciaire c'est certain; mais ce serait i une injustice flagrante par contre d'impo-? ser à ceux qui ont subi des pertes dans b l'intérêt de tous une véritable pénalité î anticipative sous prétexte que l'Etat - pourrait être victime de la fraude et en arriver ainsi à justifier le principe de c l'indemnisation partielle. N'est-ce pas d'ailleurs donner la ten- - tation d'exagérer les dommages que de dire, nous sommes tous solidaires, vous t avez droit à être complètement indem-3 nisé, gardez-vous de toute exagération en - fixant le chiffre de votre réclamation; 3, nuis sachez cependant que vous ne re-r "cevïéz pas tout ce-qui vous est dû. 1 La fixation du fonds spécial préconisé • par M. Lenoil a pour conséquence inévi- - table l'abandon du principe de solidarité dont M. Lenoil se réclame et le paiement 3 aux sinistrés d'un dividende comme dans ï une faillite. C'est la faillite de la solidarité, c'est - assimiler l'Etat belge au débiteur qui ne t "paie sa dette qu'à concurrença d'une t y * somme déterminée. 5 Le projet de M. Lenoil s'il était adop-1 té consacrerait cette iniquité de faire 1 supporter par une partie de la nation - une dette qui incombe à la nation entière. Le choix que la Belgique a fait au t mois d'avril 1914 lie tous 1er, citoyens; • le patrimoine de loyauté, d'honneur, de ■ gloire qu'elle s'est acquis leur est com-> mun à tous, la charge qui en constitue la 1 rançon doit_retomber sur les épaules de tous sauf à l'Etat à adopter telles moda-; lités qu'il jugera utiles en ce qui concerne ■ le mode et l'époque du paiement des in- ■ j demnités. H. p'ique : à 12,000 milles du ruban de feu où se jouent les destinées de l'humanité, une grande partie de la population ne se rend pas un compte exact de l'effort à 3- fiire, ni surtout de la nécessité de cet à effort. à D'aucuns y voient l'entrée en scène e, du militarisme, ou ont des scrupules de ir conscience, d'autres songent a leurs in-3- té rets immédiats — un grand nombre it malheureusement; mais le plus curieux ;- est que le vote décisif Contre le service t- obligatoire vient de soldats au front ! .s Toutefois ce 11'est pas si difficile à expli- dnpf i \'n]niitiïrpc fAne ï I o fnnt nffâvfc et par un esprit chevaleresque malheureux mais compréhensible, ils ne veulent pas que d'autres soient enrôlés de force pour alléger leur tâche. Don Quichot-tisme si vous voulez, mais n'est-ce pas un rameau de plus à ajouter à leurs lauriers? Il est incontestable que i'or teuton a fortement aidé a faire dévier bien des votes. La campagne contre 3e service obligatoire mit en œuvre tous les moyens pour faire échouer le projet. Aussi quelle joie en Allemagne quand ie résultat fut connu. Une organisation révolutionnaire. D'un autre côte, une organisation ré* volutionnaire au plus haut degré fut mêlée intimement à la lutte. C'est l'I.W.W. (Industrial Workers of the World — Les 1 travailleurs du inonde industriel) qui a malheureusement jeté des racines profondes, racines qui ne seront pas extirpées aisément. Cette organisation essaya,. pendant la campagne électorale, de terroriser les populations, en employant ni plus ni moins que le feu (causé par quelques déchets imbibés d'une solution de phosphore) se déclarant un peu partout,surtout dans les grands magasins ; le jour, même du Référendum 3 tentatives furent faites contre les casernes ! Mais il y a mieux : les journaux viennent de nous révéler, bien tardivement, qu'il y a 2 mois environ l'installation de fils électriques du croiseur " Brisbane " en construction à Sydney furent détruits 1 Si après cela on peut douter de l'influence allemande puissante ici comme partout. Mais je suis fier d'ajouter que le "Brisbane" achevé et armé flotte depuis sur, les eaux de Port Jackson et qu'il disputera bientôt ses lauriers au "Sydney" si fameux par sa victoire sur 1'" Emden." Pour en finir avec l'I.W.W. j'ajouterai que ses principaux membres arrêtes et mis en jugèment se sont vus mis à l'ombre pour une moyenne d'une dizaine d'années. Croyez-vous que le Kaiser se fût montré aussi clément? Un pan de mur et un peloton... Pour la Belgique. Un mot maintenant de la générosité australienne pour la Belgique. Il n'eét pas de Belge qui ne voue à cette nation chevaleresque une profonde reconnaissance. C'est grâce à l'un de nos compatriotes que cette générosité a pris une si grande envergure, à notre consul M. Maurice Watteeuw. Il a transformé un mouvement de générosité spontané en manifestation internationale. Par son urbanité inlassable, son tact à toute épreuve et surtout un labeur formidable, il fit du " Consul's Fund" une institution sans précédent. A côté du Consul's Fund il y a la' généreuse souscription rivale, le "National Belgian Relief Fund" qui, sous les auspices du gouvernement de la Nouvelle Galles du -Sud, a fondé partout des comités locaux officiels rece-\ant l'argent pour nos compatriotes.. Ce fonds jusqu'à ce jour a réuni £409,414 1s. 10d., soit Fr. 10,235,350! C'est beau ! Mais dans son petit bureau de Castlereagh Street notre Consul à lui seul, sans aucune aide gouvernementale, sans comités, sans autre aide que sa seule personnalité, a su faire monter son fonds à £318,771 16s. lld., soil Fr. 7,969,275—8 millions en chiffres ronds ! Hier encore il me montrait un chèque -de 1,700 livres environ que lui envoyaient des enfants de quelques écoles perdues au loin dans la brousse. Aussi, nous, qui avons -été les témoins -émus de son activité, nous espérons que de tels services ne seront pas oubliés. Nous sommes fiers de notre représentant que nous avons vu à la tâche, et il faut que bientôt nous le voyions aussi à l'honneur. Bien des croix et des rubans ont été décernés pour des services qui ne peuvent être comparés à ceux que M. Watteeuw a rendus à la Belgique depuis la date — Belges, souvenez-vous — du 4 août 1914. H. S. LES ECHOS. Le Fonds Albert. Notre correspondant du Havre nous télégraphie que M. l'ingénieur Zanen, directeur des ponts et chaussées, est nommé par arrêté-royal directeur-général du Fonds du roi Albert pSùr la'construction des habitations provisoires en Belgique. M. Arthur De Greef. Notre grand pianiste Arthur De Greef a été reçu hier au "Guildhall Scliool Musical Union," le Conservatoire do êSême asaift No 37

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