L'indépendance belge

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s.n. 1916, 04 May. L'indépendance belge. Seen on 08 December 2019, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/7d2q52g51h/
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L'INDEPENDANCE CONTINENT: 15 CENTIMES (HOLLANDE ; 6 CENTS) et p ^ A JET 4 " " JlïïS.i 3 ma. —; /I S; ;? S: 1 Conservation le Procès, TELEPHONE: CITY 3960. TELEPH.: j 238.75. En venie a Londres a 3 h. îo mercredi 3 mai. ( l AN. 32 SHILLINGS. j LA SITUATION. j.\LUI , Jiuui» Pour la première fois depuis de longs l m0is, les Allemands oui esquissé une pensive sur le front belge. Après un bombardement d'une grand© intensité, l'ennemi a attaque les lignes belges au nord de Dixmude. 11 a réussi tout d'abord à prendre pied dans trois de nos • i.ix-tes avancés mais, contre-attaque immédiatement, il en fut expulsé aussitôt, i Le front belge, pas plus que les autres, s'a (Je point faible et les défenseurs de Yser sont plus résolus que jamaV. à I barrer la route aux Boches. Sur le front britannique également, «s Allemands ont essayé de surprendre a vigilance des Alliés. A l'est d'Ypres 'et au nord d'Albert l'infanterie ennemie a tenté, après le bombardement classi-: que, d'exécuter un coup de main contre es tranchées britanniques, mais l'artil-| lerie de nos Alliés n'a pas permis aux Allemands d'atteindre leurs lignes, et ceux-ci en sont quittes pour enregistrer ' an échec en plus. Ils s'efforcent visiblement à créer une ■ Aversion a^n de faire oublier leurs insuccès devant Verdun, où .non seulement I kir offensive faiblit, mais où les Français ne cessent de remporter, de plus en vins fréquemment, des succè/. locaux. Xous avons signalé ceux dont le» ap-! proches du Mort Homme ont été le théâ-\ tre les 29 ef; 30 avril et qui ont permis i nos Alliés de reprendre des tranchées f «infinies sur un kilomètre de longueur « 530 à 660 mètres de profondeur. II 1 faut ■ ajouter aujourd'hui un succès analogue au sud-est du fort de Douau-; niont où les troupes du général Pétain ! ont pris des tranchées ennemies de plus I (l'un demi-kilomètre de développement ! Nous voulons simplement retenir de |. ces succès que le haut commandement j français tient la situation bien en main ; i à Verdun aussi bien qu'ailleurs. Des informations parvenues du nord de la fmce -fr. iifc-tjtw fcs toirainr "tlun'ss "tes [ l'iandrés s'améliore rapidement Le roi George a exprimé, dans un télégramme adressé au commandant en chef du corps expéditionnaire opérant sur le [Tigre, la vive admiration qu'il n'a cessé 'I éprouver à d'égard des t roupes du général Townsliend, "vaincues par les éléments et non par l'ennemi." D'ailleurs, 'es Turcs font preuve, dans ces circonstances, d'un esprit chevaleresque qu'il convient de signaler. Non seulement ils ont laissé son épée au général Townsliend, mais ils traitent leurs prisonniers avec les égards qui leur sont dûs. Ils les enverront en Anatolie et se sont déclarés prêts à échanger leurs prisonniers blesses ou malades contre des priscnnjiers turcs aux mains des Anglais. l'n communiqué officiel britannique signale une opération de police effectuée Mi portes de Bushire, Perse Méridionale, par des contingents britanniques lui attaquèrent une force hostile fortement retranchée et la mirent en-fuite. Êpres quoi ils rentrèrent sans autre incitent à Bushire. Le fait n'a d'autre inté-Sftquede prouver qu'il existe encore, dans 'ertaines parties de la Perse, des foyers J agitation entretenus sans doute par les Agents allemands qui n'ont pas réussi jus-® présent à provoquer le soulèvement gênerai en vue duquël ils dépensent de or a pleines mains. opérations dans l'Afrique Orien- CttLU ftlJCUlttUUO bUilu UUIi.5iU.Cl CU-MC-UICJUL gênées par suite des pluies. Les contingents ennemis occupent une forte position au sud-est. de Kondoa-Ii^ngi. Les troupes coloniales belges qui coopèrent, comme on sait, à l'encerclement des forces allemandes, gardent la frontière cîu côté du district de Ru and a, ent re les Lacs Kivu et Tanganyika. Eller1 aussi ont eu à souffrir des violentes pluies signalées plus haut. No Alliés italiens qui, dans les Alpes tyroliennes et sur l'Tsonzo, luttent dans des conditions particulièrement pénibles et qui doivent surmonter des obstacles naturels dont peu de gens se rendent exactement compte, continuent de progresser p^s a. pas. Dans les neiges éternelles, les magnifiques troupes alpines du général Cadorna enlèvent, lentement, mais sans arrêt, une position ennemie après l'autre et les dernières prouesses de nos vaillants Alliés du sud les ont rendus maîtres dé quatre pics et passes situés tous à plus de 3,000 mètres d'altitude ! Lorsqu'on écrira en détail l'histoire de cette guerre de montagne, on sera stupéfait des actes d'héroïsme et d'abnégation qu'elle a exigés des vaillants officier et ^Idats qui y ont pris part. La question du transport des troupes serbes a fait, croit-on, l'objet- f»r:n :i'î>aî des entretiens qui ont eu lieu a Athènes où le roi Constantin a leçu successivement le colonel serbe V?.siu-h et le ministre de Russie prince i» :doff. Peut-être l'attitude du roi sera-i 'lie influencée par la nouvelle que les Bulgares ont passé par les armes les 60 notables grecs qu'ils avaient etn-menes .n-- d'une de leurs incursions on territoire g.»ae. En ait vdant que la Serbie voie sou territoire purgé d'ennemis, elle a la satisfaction de voir un de ses principaux rêves politiques réalisé. Elle aura la fenêtre sur « : «Éckrae dtepuij il Ici3£ ' temps, car i,l est à supposer que les Puissances Alliées, en lui offrant une marine de guerre cofnme elles viennent de le faire, ont voulu, par cela, annoncer leur volonté de lui accorder, le jour du règlement des comptes, l'issue sur la mer, sans laquelle son développement économique resterait compromis. La vaillante Serbie a mérité cette compensation, et t-out le monde y verra un acte dô justice et de sympathique reconnaissance. La situation en Mande continue de s'améliorer. Il n'y a plus que quelques foyers isolés où les rebelles résistent, et tout sera rentré dans l'ordre avant la fin de la semaine. Nous connaîtrons plus tard le chiffre des victimes ; quant aux dégâts matériels, ils sont évalués à plus de sept millions de francs ! Nos amis anglais en sont arrivés, après de longues hésitations — justifiées, il faut le dire—à reconnaître que seul le service militaire obligatoire, généralisé est à même d'assurer la continuité de l'effort immense que la Grande-Bretagne a décidé d'apporter dans la lutte des Alliés et du monde contre les Puissances Centrales. Le compulsion-bill, annoncé hier par M. Âsquith, sera introduit aujourd'hui à la Chambre où il est assuré, si nous en croyons nos confrères anglais, de trouver l'approbation de la grande majorité des représentants du pays. Convaincu depuis longtemps de la nécessité de ce geste généreux, mais douloureux, nous y applaudissons de tout cœur. ' Vive la Grande-Bretagne ! Vivent le= 1 Alliés ! u CONFÉRENCE INTERPARLE-MENTAIRE DU COMMERCE. — < A « —.—« , Un souvenir. I i &'£ ^ ju'n 1914 que s'était réunie c | ^selles la première assemblée de la i i; . :cnce Parlementaire internationale. | ,r- baron Descamps, ministre d'Etat, L Piésidait, M. Louis Franck, député c f,' p''erS| ei1 était le vice-président et g " ' uScne Baie était désigné comme se- ï | r<- aire-général du bureau permanent du ï | "^'organisme. ans g0n (jiSC0ljrg d'inauguration, le c IjJ'®sc Plut à parler d'" une meil- senlemprn1116 entregro"pes européens '* ; doit ,V, a]Outait-il, ' cette entente 1; liiais I 'C 11011 ''^jeetif de nos efforts, r riots/,:i! résultat." Il concluait par ces î (je n01.. J1 ne sera-ce pas, pour chacun i' I *îvoir ' a '5'US r10'3'6 satisfaction de pays r en servant ies intérêts de nos c la'(-0 ^^e,C!''"s' nous aurons contribué à r jsiçnt JH'i européenne, au rapproche- r ur a grande famille humaine ? "' e Puis ce fut l'invasion et la série de's crimes des Iluns. Fallait-:! abandonner l'œuvre? 1! apparaît, au contraire, qu'elle prenait dans les tragiques événements du moment une importance plus considérable et qu'elle devait s'affirmer davantage. Et grâce au zèle de son secrétaire-général, M. Eugène Baie, des rapports furent déposés, les sommations envoyées et Su conférence, réunissait jeudi dernier les délégués des divers pays alliés. Un discours de M. Léon Hennebicq. M. Léon Hennebicq Ctait « ;a tête de la délégation belge et son discours fut ad-miré et applaudi chaleureusement tant pour son style impeccable que pour ses idées élevées. Notre comité parlementaire belge du commerce, a-t-il dit, offre comme un < miroir de la Belgique présente, de cette ■ nation meurtrie, en apparence dissociée ! et dispersée, et en réalité unie profondé ment dans l'inviolable : vrimité d'un fervent patriotisme. Où sont donc reste les nôtres? Le baron Descamps, préL- • lent du comité, est à I.ouvain, où son beau-père et son beau-frère ont été fus','lés dans la rue. Notre vice-président, Louis Franck, est otage à Anvers. Là plupart de nos . membres sont demeur s- là-bas, prison-, niers de leur devoir et non pas de l'ennemi. : Et en conclusion M Hennebicq di-; sait : Quelles que soient les questions particulières par lesquelles s'affirmera, en ; cette session de 1916. l'indispensable concorde entre Alliés, un problème à la fois général et précis le' domine toutes : constitution d'un bloc ô onomique d'une étendue et d'une puissance suffisantes i pour ne plus craindre l'Union germanique de l'Europe centrale après la guerre. Telle sera la hantise permanente de ces débats particuliers. L'exposé de M. Chaumet. M. Chaumet de so-: côté exposait ainsi le but de la conf. ,'.nce : Lorsque nous aurons-, fjrisé le militarisme prussien, allons- jus,' messieurs, continuer à Être les vie limes résignées de ce que j'appellerai !e militarisme commercial de l'Allemagne ? Si notre aveuglemeift 3' consentait, nous nous préparerions un terrible réveil. L'hégémonie économique de ' Mlemagne entraînerait fatalement la estauration de sa puissance militaire. Four résister définit -ement à l'une et à l'autre, il faut que nous demeurions, après la guerre, comme durant les hostilités, indissc" ;blement unis, loyalement et cordiatarv -nt solidaires. Plusieurs opinions. 1 Plus tard Î\L Clémer td reprenait l'expression du bloc économique : Evoquant l'esprit se'idaire des admirables soldats de Verdun, contre lequel viennent se br; cr impuissants les assauts les plus furie,ix de l'ennemi, le ministre du «-on , jiMa a.écc?- sité d'une union économique étroite de tous les pays de l'Entente, "afin de couper définitivement les tentacules nombreuses, immenses, de la pieuvre germanique." " Il s'agit, pour chacun de nos pays, dans le domaine économique lui-même, d'une question de vie ou de mort, et nous voulons vivre '. " Sir John Randles, délégué britannique, avait dit avant cela : " Nous nous proposons, a déclaré l'orateur, de consolider une alliance basée sur l'estime et l'affection réciproques et de la consacrer de telle sorte que notre commerce, non seulement entre nos deux nations, mais àussi avec nos braves alliés, serve de préparation à la paix en nous réunissant tous dans une entente commerciale... " De son côté, le chef de la délégation italienne, M. Luzzati, a dit : " Nous apprécions comme vous la gravité des problèmes douaniers et la nécessité d'en différer la solution définitive pour considérer tous les éléments avant d'aboutir à une conclusion ; mais j'exprime le vœu, au nom de mes collègues italiens, qu'on introduise dans les rapports existants les améliorations possibles-" " Certes, tous les intérêts légitimes sont à sauvegarder, mais "l'alliance politique doit élargir nos vues dans l'évaluation de ces intérêts." C'est, sous une autre forme, la pensée même qu'exprimait naguère M. Tittoni. L'entente préalable. Quant aux travaux de la conférence, le journal le "Temps," les résume ainsi: La première question traitée a été celle relative à une entente préalable entre les Alliés sur toute mesure législative destinée à régler les relations commerciales entre les belligérants, exécution des contrats, recouvrement des créances, séquestre des biens, brevets, étc. C'est M. Baudet," sénateur, qui était rapporteur de cette question qu'il a ainsi exposée : Les gouvernements des pays belligé-ants ont été amenés, depuis l'ouverture des hostilités, à soumettre à leurs Parlements un certain nombre de lois, en général restrictives, destinées à protéger d'une façon plus efficace leur commerce et à renforcer, d'une manière générale, leur puissance économique. Mais les circonstances n'ont pas permis jusqu'ici, dans la plupart des cas, de faire précéder !e vote des lois de guerre d'un échange de vues entre les intéressés. j .es mesures exceptionnelles d'ordre économique prises par les belligérants sont les lois et décrets relatifs : 1° à l'interdiction du commerce avec l'ennemi : 2° à la contrebande de guerre; 3° à l'interdiction d'exporter certains produits ; 4° aux séquestres ; 5° au recouvrement des créances ; 6° au régime des brevets et des marques. Les textes des lois votées par les Parlements des pays alliée sur ces six questions offrent entré eux des différences et parfois des contradictions très regrettables. Il devrait être relativement facile d'apporter à ces textes les amendements nécessaires pour établir entre eux une concordance parfaite sans laquelle ces diverses lois de protection et de défense contre.un ennemi commun ne pourront produire leur maximum d'effet. Si l'on faisait aujourd'hui la liste des articles déclarés contrebande de guerre par chacun des Alliés, on s'apercevrait que l'uniformité est loin d'avoir été obtenue dans ce domaine pourtant capital. Il en va de même des interdictions d'exporter. L'interdiction de faire du commerce avec l'ennemi, qui domine ces deux questions, n'a jamais été réglée non plus d'une manière uniforme. La mise sous séquestre des biens ennemis n'a pu êtrè organisée de la même manière dans les différents intéressés. Aucune entente n'a encore été conclue relativement .au recouvrement des créances des pays alliés sur l'ennemi. Là encore, une entente est nécessaire et il serait bon qu'elle fût généralisée à tous les Alliés. De même, l'uniformité des mesures s'impose en ce qui concerne le ^régime des brevets et des marques. Contre l'envahissement des produits allemands. La seconde question, concernait les mesures qu'il conviendra de prendre contre l'envahissement des produits allemands, lors, du passage de l'état de guerre à l'état de paix. M. Landry, député, a ainsi exposé les données du problème : Les obstacles mêmes que le blocuS met à l'exportation allemande ont cet ; effet que l'Allemagne, pendant la ; guerre, constitue des stocks importants de marchandises, lesquels, dès que le ; blocqs prendra fin, pourront s'écouler sur les marchés du dehors. Sans doute, cette dernière proposition n'est pas vraie pour toutes les industries. Le blocus de l'Allemagne n'empêche pas seulement cel5e»ci d'exporter; elle l'empêche aussi de s'approvisionner en matières premières ; et faute de matières pre-'mières, des industries importantes, telles que celles du coton, de la laine, du cuir, du caoutchouc, sont . entravées dans leu fonctionhement, et peuvent à peine suffire aux besoins de l'armée. Mais pour les matières colorantes, pour le fer et l'acier, ainsi que pour la plupart des "industries légères," la production allemande paraît dépasser actuellement les besoins du marché intérieur.L'Allemagne chérchera certainement à tirer parti de ces stocks. Elle cherchera à vendre le plus possible au dehors, et elle vendra à tout prix. , Il faut redouter en somme, au moment du passage de l'état de guerre à l'état de paix, l'envahissernent ef de nos marchés et des marchés des pays neutres par les produits allemands. Pour se défendre contre l'envahissement des marchandises allemandes, on peut songer aux mesures suivantes : 1) Réquisitionner en Allemagne les stocks dont il s'agit. Cette mesure, dans certains cas. apparaîtrait comme n'étant qu'une réponse aux réquisitions opérées par les Allemands eux-mêmes dans les territoires envahis, et une sorte de reprise; 2) Contraindre l'empire allemand à mettre des droits appropriés sur l'exportation des marchandises allemandes; 3) Nous protéger par l'établissement dedroits appropriés sur l'importation des marchandises allemandes. Réparation des dommages de guerre. La troisième question avait trait à la ■réparation des dommages de guerre. C'est une des plus importantes et des plus complexes parmi celles qui sont soumises à l'examen des nations alliées. M. Haudos, député, l'a ainsi présentée : 1 Les ruines qui se sont accumulées sur les territoires des nations alliées et qui portent une atteinte si grave à leur prospérité générale et à leur situation économique exigent des réparations nécessaires.La première question qui se pose est celle 'de savoir à qui doivent s'adresser les victimes de la guerre pour obtenij 'a réparation des dommages dont elles souffrent. Puis, tout de suite, on peut se demander si ces victimes de la guerre ont un droit ; quelles sont la nature et l'étendue de ce droit. Ce point établi, il est indispensable de rechercher ce qu'il faut entendre par dommages de guerre. S'agit-il des dommages causés aux personnes comme aux biens? Par les armées alliées com me par les armées ennemies? En ce qui concerne les dommages causés aux biens dans l'un et l'autre cas, quels sont les caractères que doivent présenter les dommages pour pouvoir être considérés comme dommages de guerre? Après avoir établi qui doit pourvoir à la réparation des dommages causés par la guerre et quel est Je droit des \ ic~ ; times, après avoir défini les caractères ! essentiels des .dommages, il convient de rechercher qui peut prétendre à la réparation. Sont-ce les particuliers, seuls? Les personnes morales, les asociations privées, les établissements publics, les, communes, les départements, les collectivités de toute nature peuvent-ils prétendre au imême droit? Les règles au moyen desquelles sont évalués les dommages et fixées les indemnités doivent également faire l'objet d'un examen attentif. l^es monuments artistiques et culturels ont été particulièrement visés par la fureur de l'ennemi. Quelles mesures particulières convient-il de prendre en ce qui les concerne? Enfin la question du paiement, desi attributaires d'indemnités mérite d'être examinée avec la plus grande attention* Les vœux définitifs. Aux débats qui se sont engagés sur ichacune de ces trais importantes ques-j tions économiques, de nombreux délégués des Puissances alliées ont pris part, et c'est de l'ensemble des échanges de-vues et des considérations auxquelles la discussion générale a donné lieu que s'inspirera le conseil général de la conférence pour rédiger les vœux définitifs dont nous reproduisons le texte. Après discussions les vœux suivants ont été votés et renvoyés au comité : Le projet Baudet. Coordination de la législation entre Alliés. La conférence parlementaire internationale. du commerce, considérant que les mesures à prendre doivent, pour être efficaces, être harmonisées entre elles, considérant que des mesures non concordantes peuvent mettre un ou plusieurs des Etats alliés en état d'infériorité à l'égard d'un ou de plusieurs autres Etats alliés. Décide de faire appel à tous ses adhérents pour réunir rapidement une documentation complète en adressant au bureau permanent tous les textes et renseignements utiles. Exprime le vœux que les gouvernements alliés créent un organe permanent interalliés pour arrêter d'accord toutes les mesures à venir concernant les relations commerciales et économiques de défense pendant et après la guerre. Le projet Landry. Contre Venvahissement des produits allemands. La conférence parlementaire internationale du commerce, considérant que d'informations nombreuses il semble résulter que les empires centraux, -en raison des obstacles qui .sont mis actuellement à leur exportation, constituent des stocks de marchandises dont l'irruption soudaine sur le marché, au moment du rétablissement des relations commerciales internationales, entraînerait les conséquences les plus dommageables pour l'industrie des pays alliés, signale aux gouvernements alliés l'intérêt urgent qu'il y a à ce qu'ils étudient de concert les mesures propres à parer au danger. Le projet Haudos. Réparation des dommages de guerre. La conférence estime que l'Etat, dans chacun des pays alliés, doit la réparation intégrale des dommages directs et matériels subis par ses nationaux, par suite des faits de guerre, des déprédations de l'ennemi ou de l'occupation militaire, elle estime en outre qu'il y a intérêt à ce que les principes généraux de la législation à instituer en vue de la réparation des dommages soient mis autant que possible en concordance entre les différents pays alliés. . La conférence appelle l'attention des, gouvernements alliés syr l'état d'infériorité où la production des pays .alliés ayant souffert de l'invasion se trouvera par rapport à la production des pays ennemis au moment de la reprise des relations commerciales internationales, du fait des dommages causés par la guerre, des déprédations systématiques dont le matériel et les marchandises du com-metee, de l'industrie et de l'agriculture ont été l'objet de la part des ennemis, ainsi que de la destruction des navires. Elle invite les gouvernements alliés à étudier le., modalités spéciales de l'indemnisation qui devra être réclamée des pays ennemis en vue de la réparation des dommages (en envisageant notamment la reprise en nature), comrrie aussi les' g7ènie année. No, (04

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