L'indépendance belge

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s.n. 1918, 12 April. L'indépendance belge. Seen on 19 August 2022, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/np1wd3r16v/
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L INDEPENDANCE BELGE CONSERVATION PAR LE PROGRÈS ROYAUME-UNI: 1 PENfS LE NUMERO CONTINENT . . 15 CENTIMI HOLLANDE 5 CEN" ADMINISTRATION ET REDACTION: BUREAU A PARIS: VENDREDI 12 AVRIL 1918 ARONNEMENTS J! Moïq 17 amnr TlTDOr HOUSE. TUDOK ST., E.C. 4. 11, PLACE DE LA BOURSE. % ^ ABONNiiMiîxNrb ■< 6 MOIS, 17 SHILLING. tpi rounuP' ruv tpi .• S11.57 «t 9.ix.7<s En vBnte a Londres a 3 h. Ig JGilCâS il 3.VPII 11 AN. 32 SHILLINGS LA SITUATION I « Jeudi, midi. La lutte gigantesque que livre actue lement l'Allemagne est entrée mar dans sa troisième phase. Cette fois 1 hordes germaniques ont choisi pour te rain de leurs actions le front qui s'éter des deux côtés d'Armentières, allant a sud jusqu'au canal de La Bassée et a nord jusqu'au canal d'Ypres à Comine La terre de Flandre est de nouveau champ clos de combats xacharnés, et noi ne serions pas surpris si des attaqu déterminées n'étaient lancées avant p« sur les rivés de l'Yser, soumettant not armée héroïque à une nouvelle et si prême épreuve. Le bombardement c nos positions côtières par des contre-tô pilleurs teutons dans la nuit du 9 avri ne donne-t-elle pas un commencement ( réalisation à cette menace 1 Les évén ments ne tarderont pas à nous fixer. La nouvelle poussée allemande ent Messines et Armentières s'est annonci par un bombardement si violent que terre en tremblait comme secouée p< une formidable conflagration sismiqu Puis déferlèrent les masses d'infanter ^'infiltrant dans les avants-postes de n Alliés britanniques sur la ligne de Wyt chaete aux hauteurs de Messines et uai le bois de Ploegsteert. Des détachemen ennemis qui pénétrèrent dans Messine en furent rejetés par une brillante co tre-attaque. Plus au sud les divisions teutonn avançant entre la Douve et la Lys, pén trent dans la partie orientale du famei bois de Ploegsteer. Cette avance, avec celle ^effectuée ent Fleurbaix et le canal de la Bassée, pla les ruines de'la ville d'Armentières dai une boucle dangereuse, et il se pourra que des raisons tactiques engagent s D. Haig à faire évaeikt,! nn baillant b.a. prononcé et n'offrant plus une impo tance capitale pour la défensive. Les attaques déclanchées au-delà d'A mentières mardi matin, et auxquelles ] participèrént pas moins de huit divisio: ennemies, dont trois de réserve, o: porté les plus rudes de leurs coups si les troupes portugaises, qui, au début < la bataille, souffrirent sévèrement; ma se ressaisissant peu à peu les vaillant unités lusitaniennes, offrirent en sui une résistance énergique, luttant pied-pied contre un adversaire supérieur < nombre et constamment renforcé p des troupes fraîches. Les bataillons bi tanniques eurent également à résister de rudes assauts et perdirent eux au: des homm.es et du matériel, bien que < leur côté l'avance teutonne fut pouss avec moins de violence. Après l'attaque initiale de ce côté, 1 troupes alliées tenaient la ligne de Lys et de la Lawe, et furent âpreme engagés entre Bac St-Maur et Estai» e Sur le flanc méridional l'ennemi parvi: un moment à s'introduire dans Give chy, mais une contre-attaque exécut par la 55e division britannique repi cette localité et rétablit entièrement situation, après un rude combat i cours duquel 750 prisonniers furent ca turés. Mercredi matin, l'ennemi était pa venu, après une lutte prolongée, à s'ét blir sur la rive gauche de la Lys en ce tains points dans le voisinage de Bac-St Maur et à l'est d'Estaires. Dans la mal née, les Allemands traversèrent aussi Lawe à Lestrem, mais ils furent bie tôt repoussés de ce village et rejet de l'autre côté de la rivière. Entre E taire:- et Givenchy toutes les positions bi tanniques restent intactes. En résum I avance ennemie s'est effectuée dans secteur sur un front variant entre 15 16 kilomètres et a atteint une profo deur moyenne de cinq kilomètres. ] bombardement qui s'est prolongé dura toutes les opérations, établissant un i deau de fèu ininterrompu sur l'arriè de la ligne de combat, s'est étendu ju qu'au sud d'Arras, et la capitale de l'A tois elle-même a reçu un nombre consid rable d'obus, dont plusieurs endomm gèrent sérieusement divers quartiers i la ville. Le bulletin de Berlin affirme qu': cours des oombats entre Armentières le Canal de La Bassée, les troueps ail mandes ont capture jusqu a prese 1- 6,000 prisonniers ainsi qu'une œntai li de canons. ss Sur le front principal de l'offensive, i r- j calme relatif persiste jusqu'à la Somnr d ' Au delà du fleuve, l'ennemi a entrep: ,u dans la nui' maHi à mercredi, u u série d'actions locales en plusieurs pa s. ties du front. Dans la région de Ha !o gard-en-Santerre, les Allemands, à ls suite d'une soigneuse préparation d'art 3S lerie, ont livré une puissante attaq ,a dans le but de capturer ce village. ] re lutte se prolongea désespérée, nos alli j. contestant âprement chaque pouce de t< ]e rain conquis par l'adversaire. Celui-r_ luttant à coups de divisions lancées da 1 la fournaise au mépris des sacrifices, fil je par occuper le village qui, passa pl e sieurs fois de mains. Finalement, v< 3 heures du mitin, une réaction françai ,.e exécutée avec élan décida de la situati et nos alliés réoccupèrent tout le villa et le cimetière, forçant l'ennemi à batt en retraite. p Au même moment, une attaque al mande était lancée au nord-ouest de M reuil, ayant pour objectif de rejeter n 3 alliés des bois situés à l'ouest de Cash Cette tentative, à laquelle participère t de nombreux bataillons de troupes fr. ohes, subit un échec sanglant. Une att N que teutonne lancée à l'ouest de Noyo dans la région de Suzoy, ne fut pas pl heureuse. Ici encore les troupes fra çaises brisèrent les efforts de Penne qui, sans obtenir le moindre avanti| x ne parvint qu'à augmenter le nombre ses pertes. re Au nord-ouest de Mont-Renaud, e éclaireurs français en reconnaissance o î® ;ait plusieurs prisonniers et ont captu , des mitrailleuses. " Sur la rive gauche de l'Oise et dans * région du Canal de l'Oise à l'Aisne, r" n'y a eu aucune action d'infanterie seul un duej d'artillerie a succédé ai r" opérations de repli de l'armée françai: le à présent terminées. 1S Le troisième acte de la grande tragée ^ soumet nos nerfs à une nouvelle tensio ir L'Allemagne s'efforce par tous les moye ta d'obtenir une décision. Elle espérait i ls teindre es but dans sa marche fc °s droyante sur Amiens, mais des mt t® d'acier s'élevèrent contre lesquels se b a- sèrent ses plus fiers bataillons. A préseï iu elle veut menacer Calais et, de l'av plusieurs fois confirmé de ses prisonnie i- détruire l'armée britannique, dont à puissance grandissante et la résistai 'si énergique l'humilient profondément, le Kaiser ne regarde pais au prix, lorsqu se veut atteindre un but, et suivant des c culs établis par le quartier-général b es tannique, 250,000 cadavres allemands la sent déjà sur le terrain capturé. En it ajoutant les grands blessés et les cjisj: ■s. rus, on peut affirmer que l'Allemagne it perdu plusieurs corps d'armée dans la ] il- œnte offensive. 3e Quels que soient les efforts de l'ennen it notre haut-commandement ne se dépar la pas de sa confiance dans l'issue de tu lutte. Le général Foch, hier éneore, aff p- mait cette confiance en répondant a félicitations que lui avait adressées 1'^ r- sociation des Soldats de la Grande Guer a- par cette phrase . encourageante : " r- vous assure que nous parviendrons, av le concours de nos fidèles alliés, à réa i- ser les vœux, que vous m'avez si aimab la ment adressés.'' n- Sur le reste du front français, nos ; é-, liés ont exécuté un heureux coup s- main dans les lignes ennemies au noi ■j. ouest de Reims, et il y a eu une gran é, activité d'artillerie sur la rive gauc ce -de la Meuse, dans la forêt d'Apremoi p t et en Woevre, dans la région de Flirt n- En Italie les Ausfcro-Allemam _,e poussés par la situation intérieure q nt devient de plus en plus menaçante da ■i- l'empire dualiste, sont à la veille de la re cer une grande offensive dans la régi s- des montagnes et, à en croire le "C< r- riere délia Sera," le mouvement de l'e é- nemi n'est retardé que par le mauvi a- temps qui prévaut depuis plusieurs : le maines. Nous sommes persuadés que nos Ail lu sont prêts à subir ce nouvel assaut et qu'ils sauront y opposer une barrière i e- franchissable. 4 1SUR LE FRONT OCCIDENTAL L'OFFENSIVE ALLEMANDE La participation américaine On peut annoncer aujourd'hui qu< des renforts américains ont fait leur ap. parition dans la zone des armées britar niques et que leur présence sur la lign de combat se fera bientôt sentir. Des troupes austro-bulgares en Allemagne : Le correspondant du "Times" à L • Haye apprend de bonne source que de ✓ troupes bulgares et autrichiennes rem placent les garnisons dans certaine; villes allemandes. ient OPERATIONS NAVALES Les pertes sur mer III©. pris Arrivées et départs de navires mar une chands de toute nationalité et de plus dt )ar- 100 tonnes (non compris les bateaux d( an- pêche et locaux) dans les ports di ]a Rowiume-Uni pour la semaine finissan rt.il- le 6 avril 1918 à minuit : que Arrivées, 2,534 ; départs, 2,495 ; con La tre 2,416 ët 2,379 la semaine précédente liés Navires marchands britanniques cou ter- lés par sous-marins ou par mines : d( i-ci, plus de 1,600 tonnes, 4; de moins dt ans 1,600 tonnes, 2; contre 6 et 7 la semaini init précédente. >lu- Navires marchands britanniques atta /ers qués sans succès, 11 ; contre 15 la se aise maine précédente. ion Deux bateaux de pêche britannique: âge ont été coulés, contre cinq la semaine ttre précédente. * • * Nlle" Les statistiques des ports françai: pour la semaine finissant le 6 avril 191! donnent 1,045 ent' ées et 1,045 sorties. ; Deux navires marchands français d< en.J plus de 1,600 toni es ont été coulés, con r,ai" tre aucun la semaine précédente. Un navire marchand français a été at 3ju' taqué sans succès, Aucun bateau !e pèche français n'; ^ été coulé, contre six la semaine précé fge! dente" * de • ■ LES EVENEMLNTS EN RUSSIE les ♦ 01,1 Les Allemands marchent sur Helsingfor Un communiqué de Berlin signale qui s ja les troupes allemandes qui ont été débar j'j quée> à H-fuigô, i-wccwt eomba ^ contre des bandes armées (?) ont occupi pu la gare de Karis (à 48 kilomètres ai 'jse nord-est d'Hangô, et à environ 80 kilo mètres d'Helsingfors). sdie Les Turcs, devant Batoum 'on- Un télégramme de Constantinople an rens nonce qUe les troupes turques ont fai _at~ des progrès sur les deux rives du la* ou" Van et dans la direction de Kars. Sur V IUI? littoral de la Mer Noire les Turcs devan Batoum ont été attaquées par des ban înt des armées. Ils ont traversé le Chorak e ven occupé les positions avancées de la for erf' teresse, d'où ils ont repoussé des atta a ques ennemies, mee m CHAMBRE DES COMMUNES bl L'AUGMENTATION igy DES EFFECTIFS Le projet de loi sur l'augmentatioi " des effectifs a été voté en seconde lectur L par 323 voix contre 100, la plupart de , votes négatifs étant fournis par les dé putés irlandais, les autres par les grou , pes pacifistes. g^r_ Sir George Cave, pour le gouverne aux ment, avait soutenu le projet. Il déclar; As_ que l'élévation de la limite d'âge à 5( >rre ans fournirait un nombre substantie ' je d'hommes d'une réelle valeur militaire lvec II fit remarquer que le gouvernement ni ;ali- s'engageait nullement à n'employer ce ble- hommes que pour la défense des îles bri tanniques ; mais sous cette restriction, il al- seraient tous employés aux occupation de militaires pour lesquelles ils seraient li >rd- plus qualifiés. Parlant de la clause auto ndo risant le gouvernement à appeler le iche hommes de 50 à 55 ans en cas de grandi snt, urgence nationale,;il expliqua le vœu di rey. gouvernement était de ne plus devoi îds, proposer dans l'avenir aucun autre pro qui jet de loi relatif aux effectifs. !ans En ce qui concerne l'Irlande, sir G lan- Cave déclâra ne pas admettre qu'une ar jion mée serait nécessaire pour parvenir ; ^or- mettre en vigueur la conscription ei 'en- Irlande. vais Divers membres de l'opposition criti se- quèrent le projet ; parmi les argument employés citons : "Cette mesure dimi [liés nue le pouvoir naval et économique di j et pays sans donner une augmentation d force militaire proportionnelle." "I est douteux que plus de 3 p.c. des hom mes de 42 à 50 ans aient la moindre va :an- ]eUr militaire." "L'expérience des der g;ne nières années a prouvé que le nombr de malades de 35 à 41 ans est 21 foi plus grand que celui deg malades de 2' à 35 ans. " La M. Asquith demanda de fixer une li des mite inférieure à 50 ans et d'abandonné la clause relative à l'âge de 55 ans. ; demanda aussi que la décision des trit naux s'inspire non pas des cas partit liers, mais de l'ensemble des affaires du commerce. Il estima que l'applicati de la conscription à l'Irlande avant l'< troi du "self-gpvernmcnt" serait un ai de la plus grande imprudence. M. Bonar Law, dans un discours ém ' gique, fit connaître que le gouvernem« ' n'avait pas l'intention de céder sur i 1 cune des points essentiels du projet. - admit la valeur relativement faible certains hommes de l'âge le plus éle1 • mais le gouvernement se trouve dans nécessité de prendre les meilletfrs ho " mes qu'il peut se procurer. Il rappels ' la Chambre que des hommes de 50 g : servent actuellement dans les arm< française et allemande, et que l'arrr autrichienne en emploie même de p! ■ âgés. Il fut tout aussi catégorique sur " question d'Irlande; l'application de conscription à l'Irlande, dit-il, peut p: > duire une grande différence dans la foi ! militaire, et il est du devoir du gouveri ment d'en accepter les conséquen< éventuelles. Cette application peut fa ; toute la différence entre la victoire et i défaite. M. Bonar Law fit aussi val que ce que l'on demande avec Irland : est ce qui est actuellement demandé - tous les citoyens de tous les pays bellij rants. Il demanda à la Chambre, au ( - où elle aurait l'intention de voter con la clause relative à l'Irlande, de le fa l immédiatement sur le vote du projet - seconde lecture. Le gouvernement, cas où la Chambre estimerait qu'il i ! dans l'erreur, n'hésiterait pas à se le ; rer et à donner son appui loyal à t< ' autre gouvernement désireux de cor nuer la guerre. 5 Les Nationalistes irlandais firent î l'obstruction vers la fin de la séance - le "Speaker" ne réussit qu'avec pe t h rétablir on calmé relatif. Sir Auckfa - Geddes, ministre du Service nation i n'hésita pas à déclarer qu'il n'y av ■ d 'autre alternative au vote du projet c de "lâcher" nos armées. « LE CONTRÔLE SUR ANVERS t La "Gazette de Cologne" contir t l'exposé, manifestement inspiré, ( - conditions économiques que l'Allema§ t serait disposée à dicter à la Belgic dans l'éventualité de la restaurat; normale de ce pays. Un premier artic ■ traitant du commerce direct entre l'A! » magne et la Belgique et maintenant c toute la structure de l'industrie et commerce belges doivent être saturés capital allemand et d'influence allemai a paru dans le "Times" du 11 mars, second article traite principalement i l'avenir d'Anvers. ; La "Gazette de Cologne" commet ; par admettre que, en commerce - transit plus encore qu'en commerce rect, les intérêts de l'Allemagne ne s< pas ceux de la Belgique; la Belgiqu< - peu d'intérêt à envoyer des marchi i dises à travers l'Allemagne, tandis c ) l'Allemagne a tout intérêt à envoyer < 1 marchandises à travers la Belgique, . spécialement à exporter des prodi ; finis via Anvers. L'article dit : "On pi s affirmer sans exagération que le p- - d'Anvers est indispensable pour les 5 térêts de l'industrie du commerce et 5 trafic de l'Ouest et du Sud de l'Allen ; gne. Si nous perdions le port d'Anve - où si des entraves étaient mises à s s usage pour nous, nous perdrions te ^ les avantages qu'Anvers possède pt j de grandes parties de l'Allemagne. 1 r intérêts allemands ne seraient servis - rien si nous étions répétés sur Rotterda ce port obtenant ainsi une sorte de r . nopole. La concurrence entre Anvers - Rotterdam n'a pas été le moindre facti i des améliorations apportées à ces pc i et à leurs communications avec l'Hint land. II est, il est vrai, possible pour l'A s magne, en construisant une large v - maritime du Rhin à Emden, de se rem i jusqu'à un certain point indépendant 5 Rotterdam ; mais quelle que soit la val< 1 pratique de ce projet, longuement c - cuté avant la guerre, il n'est pas de 1 - térêt de l'Allemagne de se laisser écart - par un tel moyèn, de plus en plus ; l'Ouest vers l'Est, dans ses relatû s commerciales mondiales. Au contrai 7 l'Allemagne ne pourra maintenir sa ture position économique mondiale qui - elle continue à posséder vers l'Ouest r .une distance très rapprochée de l'Ant Il terre, une base sûre pour son commerce >u- étranger et son trafic maritime. u" Les garanties économiques réelles on La " Gazette de Cologne " explique )C alors que l'Allemagne ne peut pas se con-tenter de compter sur la conclusion d'accords amicaux avec la Belgique, satis-faisants pour les deux parties. L'AIle-magne aura, au contraire, à faire face à de l'hostilité, spécialement de la part de U l'Angleterre, et ses ennemis ne manque-ront pas de pourvoir les Belges d'un sub-. stituant pour le commerce allemand, via Anvers. Elle fait remarquer que toute la France forme un hinterland commercial .. pour Anvers, que des accords au point de n* vue chemins de fer sont faciles à con-dure, et, qu'il y a de nombreux moyens de mettre le commerce allemand en état d'infériorité. Par conséquent, dit la " Gazette de Cologne," l'Allemagne doit ja demander des garanties réelles. Les con- clusions sont les suivantes : . ce II est impossible de faire face à tous les dangers au moyen de traités commer-,ps ciaux et maritimes. De pareîis accords jre seraient de peu de valeur, rien que déjà la parce que, comme on l'a vu, les intérêts de la Belgique et de l'Allemagne sont tout différents. De plus, si nous réussis-' ^ sions à tenir compte de ce fait par des r(i accords partiaux, il resterait néanmoins ' la possibilité de frictron et le danger que » tre dans toutes les matières qui ne peuvent ire fi£urer dans une traité commerciale, les intérêts vitaux de l'Allemagne et sa posi-au tion commerciale traditionnelle en Belgi-t que seraient gravement compromis. Par conséquent, en dehors de certains ac-)Ut cords par traités, dont nous ne pouvons évidemment nous dispenser, de réelles garanties doivent être créées sur la base d'une communauté plus étroite d'intérêts t commerciaux. ne La "Gazette de Cologne" indique que n<;j les principales demandas allemandes aj' dans cet ordre d'idées concerneront le a,j trafic intérieur par eau, par chemin de e fer, le port d'Anvers lui-même et des facilités spéciales de douane. Ces demandes sont naturellement bâties sur le canevas habituel de dévouement aux bonnes , relations internationales et à la prospérité de la Belgique, aussi bien que de ue l'Allemagne.—(" Times.") les LES DIFFICULTÉS DU iue GOUVERNEMENT AUTRICHIEN on m :'e> On annonce de Zurich que la situation le- de la monarchie austro-hongroise est au- [ue jourd'hui plus grave que jamais. Le du gouvernement est en présence de diffi- de cultes sans nombre qui sont nées des ef- id, fervescences qui ont eu lieu, à la suite du Jn discours perfide et brutal- de Czernin, de dans les milieux slaves et socialistes. C'est ce qui explique que le Ballplatz lce a interdit à la presse austro-hongroise et de indépendant d'attaquer ou même simple- di- ment de critiquer la politique allemande. )rit La situation dans les milieux ouvriers . a est si grave que le gouvernement vien- ln. nois a fait répandre, jeudi, dans les |UC usines et sur la voie publique, des feuil- jes les volantes anonymes invitant le peuple à conserver son sang-froid et à continuer à remplir tous ses devoirs patriotiques en ;ut ne désertant pas les ateliers. art -L Arbeiter Zeitung" dit que les ou- jn. vriers austro-hongrois savent ce qu'ils ont à faire et qu'ils n'ont nullement be- ia_ soin de conseils, même anonymes, rs, Les protestations tchéco-slaves on Des réunions tohéco-slaves ont eu lieu ius à Prague. Les députés Klofatch et Ne- >ur mec ont pris la parole pour répondre aux >es accusations injurieuses soulevées par le en comte Czernin contre le peuple tchèque, m, Ces parlementaires ont déclaré que, no- malgré ces attaques contre la nation et tchèque, ils ne changeraient pas un iota ;ur à la ligne de conduite qui tend à l'obten- rts tion pour leur pays de l'indépendance et er- da la liberté. — Aucune puissance au monde, a con- He_ clu notamment le député Nemec, ne sau- ole rait nous empêcher de réaliser notre pro- j-e gramme national. de Le député démocrate tchèque Rashin >ur s'est exprimé en des termes analogues, ljs. accusant le comte Czernin de vouloir as- |p_ surer la prépondérance des Allemands et er des Magyars sur les Slaves. (jp —-En oe qui nous concerne, a dit M.. ^ Rashin, notre sort ne dépend pas d'une *, bataille gagnée ou perdue; il dépend uni- j ' quement de la liberté que noits devons . acquérir. Nous ne devons pas nous laisser abattre par un échec momentané. , a 1 ;le- Suite a la 4e paâe. Ire colonne ■ 89e année

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