Attente à l’Yser ou grandes offensives?

Attente à l’Yser ou grandes offensives?

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Redactie 03 septembre 2015 118
L’armée belge enregistra beaucoup moins de pertes que l’armée britannique et l’armée française. Alors que près de 3,75 % des soldats mobilisés périrent dans l’armée belge, les pertes s’élevèrent respectivement à 10,3 % et 16,8 % chez leurs homologues britanniques et français. Une situation imputable, d’une part, aux choix stratégiques du commandement en chef et, d’autre part, à la topographie de la zone du front.
 
Attente à l’Yser
 
L’armée belge occupait la zone du front entre Nieuport et Dixmude. Pour enrayer la progression allemande, elle avait fait inonder la plaine de l’Yser en novembre 1914. L’armée belge se terra ensuite dans le talus du chemin de fer sur la rive gauche de l’Yser tandis que l’armée allemande occupait la rive droite. Les positions restèrent pratiquement inchangées pendant quatre ans. Il était difficile de creuser dans le terrain marécageux et humide. Les tranchées belges étaient donc en grande partie construites au-dessus du sol avec des sacs de sable et des mottes de gazon. Il n’y avait pas de grandes attaques avec des soldats traversant le no man’s land en larges factions. Il fallait se déplacer en empruntant des passerelles ou à bord de petites embarcations. Des attaques étaient toutefois régulièrement menées en petits groupes sur des avant-postes du no man’s land – souvent des fermes ou des endroits haut perchés. Le soldat du front consacrait le plus clair de son temps à une énervante attente. L’eau stagnante généra une fois encore un plus grand nombre de maladies parmi les soldats.
 
Grandes offensives
 
Non seulement le paysage rendait les attaques de grande ampleur impossibles, mais il s’agissait également d’un choix délibéré du commandant en chef, le roi Albert. Celui-ci ne voulait pas engager ses soldats dans les grandes attaques dans lesquelles les commandants britannique et français envoyaient les leurs. Le haut commandement britannique et français était convaincu de la puissance du nombre. Dans les grandes offensives, ils envoyaient autant d’hommes que possible par vagues dans le no man’s land pour tenter d’occuper les lignes allemandes. Cette stratégie occasionnait souvent d’immenses pertes – jusqu’à 245 000 Britanniques périrent au combat lors de la bataille de Passendale – pour gagner une très petite portion de terrain. 
 
Visite!
Le Memorial Museum Passchendaele 1917 vous apprendra tout sur cette offensive franco-britannique.
Pilstraat 5a, 8980 Zonnebeke