1914 illustré: revue hebdomadaire illustrée des actualités universelles

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s.n. 1915, 01 Janvrier. 1914 illustré: revue hebdomadaire illustrée des actualités universelles. Accès à 11 juillet 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/d50ft8fc0h/
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LE DANUBE De tout temps, le Danube a joué un grand rôle dans 1 histoire militaire de l'Europe : son cours était le rempart défendant l'Europe méridionale contre Us invasions venues du Nord et de l'Est. Aussi, dans toutes les grandes commotions qui ont agité cette partie du globe, se'! rives ont-elles été constamment le théâtre sur lequel sç débattaient les destinées du monde, et la borne où se -sont arrêtées des conquêtes, telles les invasions asiatiques, ' f que rien ne semblait pouvoir arrêter. Alexandre le Grand y rencontra le premier obstacle sérieux à son expédition contre Darius : il dut, pour le franchir, vaincre les redoutables Daces. Sous Auguste, la domination romaine n'avait pu franchir le Bas-Danube; Trajan soumit les Daces, il est vrai, et, pour pouvoir réprimer leurs révoltes, il construisit le fameux pont de pierre dont les ruines existent peu avant les Portes de fer. Mais Aurélien dut faire repasser le Danube aux colons romains établis sur la rive gauche, et laisser place libre aux Goths qui n'osèrent cependant franchir ce rempart naturel, s'il fut toutefois une barrière trop faible pour Attila. Tous les conquérants et envahisseurs qui vinrent après le chef des Huns, Charlemagne, les Avars, les Magyars, les Mongols, les Croisés, Rodolphe de Habsburg, Soliman, le prince Eugène, Napoléon, ont toujours considéré la possession du Danube comme indispensable au succès de leurs armes. Lors de la guerre de Crimée cette importance du vieux Donau fut démontrée encore par la ténacité et l'obstination avec lesquelles les Russes et les Turcs, au Traité de Paris, se disputèrent la plus faible parcelle de ses rives, la plus petite des îles placées au milieu de son cours. Du reste, les nombreuses forteresses élevées sur ses bords en attestent la haute valeur stratégique : Ulm, Ingolstadt, Passau, en Bavière; Linz, Vienne en Autriche; Buda, Peterwardin, Neu Orsova, Semlin, en Hongrie ; Belgrade, en Serbie ; Viddin, Vikopoli, Routschouk en Bulgarie ; Silistria, Braïla et Ismaïla en Roumanie. En un mot, le Danube est l'axe historique du Sud-Est de l'Europe. Après le Volga, le Danube (en allemand : Donau) est le plus long et le plus puissant fleuve de l'Europe. Prenant sa source au pied de la Forêt Noire, dans le Grand-Duché de Bade, à 42 kilomètres du Rhin, il se jette dans la mer Noire après un parcours Ouest-Est de 2.860 kilomètres. Son cours est divisé géographiquement en trois nations: le Danube supérieur ou allemand, le Danube moyen ou austro-hongrois, et le bas Danube ou balkanique. A Donauschingen, deux ruisseaux de 30 à 40 kilomètres de long se réunissent à une source, la Donau, jaillissant du jardin du château de cette ville; et c'est à partir de là que le cours d'eau prend le nom de Donau ou Danube. A Gneissingen, il passe à 24 kilomètres à peine du lac de Constance, et, par une fissure souterraine, y perd une partie de ses eaux lesquelles, sous forme d'une rivière, vont se jeter dans le lac et, ainsi, rejoindre le Rhin. A Ulm, il devient navigable, et il quitte le territoire allemand à Passau. De cette ville, il forme une série de dt filés alternant avec des plaines, pour former des cataractes en aval de Lintz. Elle est délicieusement située sur la rive droite du Danube, Lintz, l'antique et pittoresque colonie romaine. A l'Ouest, c'est une montagne abrupte qui ferme l'horizon, dressant des massifs de sapins noirs le long de larges déchirures de terrain rose; à l'est, c'est une île boisée avec une chaîne de collines d'un vert pâle pour dernier plan ; sur le bord du fleuve, dans l'intervalle des maisons, des jardins, des bouquets de saules, des trembles. Là-bas, sur le mont Vosthing, la chapelle de la Vierge, fameuse par ses pélérinages, élève dans l'air des élégantes tourelles. Ici, la largeur du fleuve est moyenne; il sort d'une gorge étroite, roulant avec rapidité ses eaux jaunes. Mais il va s'élargissant, passant bientôt, devant la vieille Lentia, dominée par une colline que couronne un château flanqué d'une tour en pierre rose, et dont les vingt clochers blancs ont un faux air de minaret. Des îles verdoyantes, des bancs de sable doré coupent incessamment son cours ; sur ses rives se succèdent des villages prospères, avec de gracieuses églises, des jardins touffus, des cimetières pleins de fleurs, des ruines, des châteaux, le vieux et splendide couvent de Saint-Florian, patron des pompiers. Sur un îlot, voici le burg de Saurussel, ex-repaire de pirates; puis c'est Manthausen, à l'embouchure de l'Enns ; et toujours des saules à perte de vue, un ondoiement infini de feuilles blanches. Sur un rocher noir, une vieille tour carrée marque la fin de la région des plaines, l'entrée dans celle des montagnes. Maintenant se succèdent rapidement les châteaux-forts se dressant, sur le faîte ou au flanc des monts, à demi effondrés, vêtus de lierre ou de végétation sauvage, entourés de boi» de sapins courant en zig-zag. C'est Weiteneck, dont la tour carrée semble sortir du fleuve; presqu'en face, le couvent de Môlk, palais immense avec des terrasses surplombant l'eau, des belvédères, de longues galeries couvertes, des jardins suspendus, deux ou trois douzaines de chapelles; riche, superbe, majestueux, élevant vers le ciel ses hautes coupoles dorées isolé sur son promontoire au milieu du Danube, défiant le temps sur le plateau circulaire d'un roc énorme. Soudain réapparaissent les plaines grasses, les campa- □ 1914 ILLUSTRÉ — N° 65 □

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Cet article est une édition du titre 1914 illustré: revue hebdomadaire illustrée des actualités universelles appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Bruxelles du 1914 au 1918.

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