1914 illustré: revue hebdomadaire illustrée des actualités universelles

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s.n. 1915, 01 Janvrier. 1914 illustré: revue hebdomadaire illustrée des actualités universelles. Accès à 07 juillet 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/h41jh3dx1z/
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Le POUVOIR SOCIAL des FEMMES M. Georges Deherme impose la sympathie et le respect par la force et la noblesse de ses idées. Il est nn des hommes d'aujourd'hui qui ont le plus aimé le peuple. Mais il ne l'a jamais flagorné. Le ton de ses ouvrages est d'un prédicateur, non d'un tribun. La thèse défendue dans le Pouvoir social des femmes s'oppose à l'idéal de progrès dont s'inspire le féminisme. « C'est dans la famille et par la famille, écrit M. Georges Delierme, que rayonnera dans toute sa splendeur féconde l'âme féminine. Et c'est par le doux resplendissement de l'âme féminine que le monde sera régénéré. LA MODE Qualité oit défaut, la mode est née de la sympathie et elle est entretenue, développée, voire exagérée par la sociabilité la plus raffinée. Non seulement elle établit le canon de l'élégance pour un temps, mais elle forme le goût. « La mode même et les pays règlent souvent ce qu'on appelle beauté, dit Pascal. C'est une chose étrange que la coutume se mêle si fort de nos passions ». Toute fonction sociale est éducatrice. La mode n'est frivole que pour les esprits superficiels, en apparence. Au fond, elle est un exercice agréable de discipline et de respect à l'opinion publique. Elle oblige à s'occuper d'autrui. Et pour beaucoup d'âmes minimes, c'est le seul altruisme dont elles sont capables. Ce serait les dégrader, le-s réduire à rien que de les en détourner. Qu'un Monsieur se congestionne dans le carcan d'un faux-col qui le décapite, pour qu'on ne le mésestime J point et qu'une Madame se meurtrisse les côtes et s'aplatisse le ventre par une armature d'acier pour ne pas déplaire, vraiment cela est touchant. Encore que le moyen soit stupide, l'intention est louable. Animons ces êtres capables de tels sacrifices et ils appliqueront leur vertu sociale ramenée au bon sens, à de plus grandes I j choses-. Ainsi s'élève l'Humanité. La femme s'assujettit aux moindres décrets de la mode avec une docilité inlassable. Ne l'en blâmons pas. Elle y apprend à surmonter sa plus grande difficulté de nature : l'obéissance. Eve n'eût pas péché contre la mode. Obéir | à son couturier, c'est déjà quelque chose. En se voulant agréable, charmante ou charmeuse, la femme la plus écervelée participe à la sociabilité. Elle ne s'intéresse pas qu'à soi, , elle se subordonne à un sentiment collectif, à une règle commune. En suivant étour-dinient un courant d'imitations, elle aime ce qu'elle | copie ou ce qu'elle envie, elle s'évade de soi-même. Qu'elle s'affranchisse de la tyrannie de la mode maintenant et, virago, elle ira vers l'affreux féminisme. Je veux dire l'extrême individualisme, celui de la femme, après lequel il u'y a plus que la folie des jouissances abrutissantes, le débordement des pires instincts de la bête. La dépravation ne sera pas moindre d'être vilaine et bestiale et elle sera irrémédiable. Pour les femmes hors le foyer, stériles, sans idéal humain, la mode est la dernière barrière de la civilisation. Peut-être même de la pudeur. Tant que les femmes se flanqueront des chapeaux de deux kilos, tant qu'elles accepteront héroïquement toutes les gênes, les dangers et' les tortures de la mode, rien ne sera perdu. Même insensée, inepte, cette soumission est base de perfectionnement. Nous devons nous contenter de peu. Certes, l'indécence, le grotesque et la, laideur des modes actuelles irritent ou donnent à rire, suivant l'humeur. A tout le moins ce n'est pas ennuyeux. Il faut savoir gré aux belles madames de tant s'ingénier pour notre divertissement. Et puis, si elles ne cherchent qu'à nous étonner ou à nous séduire par tant d'ajustements cocasses, de contorsions inattendues ou par des moulages discrets et affriolants, • c'est peut-être aussi, convenons-en, que les hommes ne savent plus apprécier la* mesure, l'harmonie, la beauté saine, ni admirer simplement ce qui est admirable. Aussi n'est-ce plus la beauté qui est une promesse de bonheur, comme disait Stendhal, c'est le dévergondage, la perversité affectée. Nous n'avons plus la virile volonté du bonheur qu'on se conquiert, mais la soif insatiable des plaisirs faciles., La femme ne fait que s'y prêter; et dans la mesure où elle s'avilit. De' là ces décolletages, ces gazes obscènes, ces robes fourreaux, ces jupes fendues, ces allures équivoques, qui ne semblent viser qu'à provoquer les désirs... Quant au visage, if est devenu un mince atout. Aussi le tient-on caché sous une épaisse voilette ou sous un immense chapeau. De l'emploi du superlatif Ijes propos qui s'échangent à l'heure actuelle ont presque tous un trait commun : iis manquent de mesure. Le plaisir de la conversation semble définitivement oublié. On n'a plus cette promptitude à saisir les nuances, cette finesse d'expression, cette simplicité parfaite, qui témoignent de la culture, de l'intelligence et du goût pour le' commerce des idées. Tout le monde oublie la force naturelle de la langue parlée parce que bien peu de personnes sont à même de la sentir. Il faut' s'imposer. 11 faut frapper l'imagination. Il faut provoquer à la dépense ou bien à la sympathie. C'est la conversion des valeurs psychologiques en instruments industriels. C'est l'établissement d'un nouveau genre littéraire : la publicité. Elle a ses exigences et ses lois. Elle pénètre partout et modifie insensiblement nos manières de penser. Chaque jour, n'en découvre-t-on pas des exemples singuliers? On pouvait lire dans un journal, récemment, la note que le directeur d'un théâtre faisait passer sur l'une de ses actrices. Comment la rédiger? Ecrirâit-il :■ la « jolie », « la plus jolie »? Non! formules désuètes !... Qu'a donc trouvé le directeur? Il a ; iyi4 1L.L.USTKK — "JN" 52

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