1914 illustré: revue hebdomadaire illustrée des actualités universelles

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s.n. 1915, 01 Janvrier. 1914 illustré: revue hebdomadaire illustrée des actualités universelles. Accès à 11 juillet 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/1v5bc3tk6h/
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L'HIVER en RUSSIE Ce titre demande une explication : la Russie est si vaste, qu'elle renferme tous les climats, du glacial au tropical. Déjà l'hiver de Pétersbourg n'est pas celui de Moscou. Le voisinage de la mer y rend le temps très variable et les dégels y sont fréquents. On peut constater' cette curieuse particularité que la moyenne thermique de l'année est la même pour les deux capitales, l'hiver étant moins froid à Pétersbourg et l'été plus chaud à Moscou: toujours l'influence modératrice de la mer. Notons en passant, puisque nous sommes sur le terrain de Pétersbourg, que, grâce à la. rapidité de son cours et à l'énorme masse de ses eaux, la' Néva ne gèle jamais... par elle-même. Lors des premières gelées, le lac Ladoga, d'où elle sort, se couvre de glace. Survient infailliblement un dégel à la suite duquel les glaçons du lac sont entraînés dans la Néva, où une nouvelle gelée les saisit et les soude si bien qu'ils peuvent porter les plus lourdes charges.Comme ailleurs aussi, un hiver ne ressemble pas à l'autre. Nous avons sous les yeux un tableau de la date de congélation des principaux fleuves. Là, nous voyons que la congélation de la Duna à Vitebsk varie du 9 novembre au 2 décembre; celle de la Volga à Nyni-Novgo-rod du 10 novembre au 1er décembre ; celle du Dnieper, à Kief, du 13 novembre au 19 décembre. Ce que nou-s disons concernera surtout l'hiver moyen de la Russie centrale. D'ailleurs partout en Russie, l'hiver est plus rigoureux qu'aux mêmes latitudes en Occident. Cette immense plaine n'offre à peu près aucun abri contre les vents glacials qui soufflent du Nord. Généralement, dès le milieu d'octobre, la neigé commence à tomber. Nous nous sommes souvenus, ayant quitté Moscou un 14 octobre, avoir vu s'étaler devant nos veux, jusqu'en Pologne, une immense plaine blanche. Aussi est-ce à tort que pour justifier Napoléon de son imprévoyance insensée et coupable, ou plutôt, de son obstination poussée jusqu'à la démence, on prétend qu'en 1812, l'hiver s'est montré prématurément. C'est le 19 octobre que Napoléon est sorti de Moscou, et ce n'est que huit jours après qu'est tombée la première neige. La neige offre un grand obstacle à la circulation ; pas dans les villes, où on ne la déblaie que partiellement, ce qu'on en laisse étant bientôt transformé en un pavement idéal, par les nombreux traîneaux qui sillonnent les rue , tandis que le reste est accumulé devant les trottoirs pour être répandu ,sur le sol quand la première couche commence à s'user. Mais dans les campagnes, cette épaisse couche de neige qui recouvre tout et qui « ne porte pas », n'étant pas assez durcie, rend les communications fort difficiles: recouvrant les fondrières, les endroits marécageux, aussi bien que le sol ferme, elle sème de pièges les pas de celui qui s'aventure en des parages qui ne lui sont pas familiers ; nous pouvons nous en faire une idée d'après ce qui se passe dans nos fagnes. Mais avec novembre surviennent les froids, et dès lors, la neige secourable aplanit tout, rénd tout accessible, car, si profonde que soit la couche, elle supporte aisément tous les fardeaux. Aussi l'hiver est-il, en Russie, la saison des charriages. Les paysans des banlieues urbaines se rendent à la ville dans des traîneaux de leur fabrication qu'ils mettent à la disposition des clients moyennant une rétribution de quelques kopecks. Us sont là, attendant patiemment la pratique, enveloppés de leur pelisse en peau de mouton, cuir en dehors, la tête coiffée d'un bonnet de même matière et les pieds chaussés de bottes de feutre (la neige gelée est complètement sèche, de sorte que le feutre n'a pas à craindre d'humidité). Le derrière de la tête, pas plus que le visage, ne sont protégés, en sorte que cheveu"v et barbe se hérissent de glaçons. Leurs petits chevaux, aussi résistants qu'eux, ont le poil tout couvert de givre. Leurs confrères citadins les regardent avec dédain du haut de leurs véhicules moins primitifs. Les ims et les autres d'ailleurs ne manquent pas de clients. Si déjà nos citadins ne .peuvent se passer de trams pour un trajet de quelques centaines de pas, on s'imagine quelle peine on a à faire du « footing » quand on est attife comme suit : une lourde pelisse (fourrure en dedans) qui descend jusqu'à terre et dont le col remonte jusqu'à un pied au-dessus de la tête ; celle-ci couverte d'un bonnet fourré enfoncé jusqu'aux yeux ; une écharpe protégeant la bouche, de façon à ce que l'on n'offre au froid qu'un triangle ayant les yeux pour base et le nez pour sommet ; aux pieds, de hautes et lourdes galoches fourrées. Dans cet attirail, pour être quelque peu alerte, il faudrait avoir beaucoup pratiqué la course en sae; Et puis, le froid vous paralyse. Dans la Russie centrale, ce qui rend l'hiver particulièrement rigoureux, c'est la continuité des grands froids. 11 est vrai que le thermomètre ne descend qu'exceptionnellement en-dessous du degré de congélation du mercure ; toutefois les froids en-dessous de trente degrés ne sont pas rares ; mais ce qui est le plus dur à supporter, c'est, comme nous venons de le dire, qu'il ne s'agit pas d'un phénomène de peu de durée; nous nous rappelons qu'une année, durant tout un mois, de décembre à janvier, le thermomètre n'a pas marqué un seul instant moins de-vingt-cinq degrés et est descendu souvent au-dessous de trente. * * * Cependant le froid, quel qu'il soit, est encore supportable si l'on est bien vêtu ou plutôt emmitouflé, aussi longtemps que l'air reste calme; mais que le vent se mette à souffler, et la sensation de froid devient intolérable. Vous sentez à la base du nez et dans les yeux une douleur sourde dans le genre du mal de dents ; vos sourcils et votre moustache se hérissent de glaçons ; si vous fermez un instant les yeux, de petits glaçons vous collent les cils; si vous ne prenez la précaution de respirer au travers d'une écharpe, à chaque aspiration vous avez la sensation que vous avalez des aiguilles de glace. Que faire alors, sinon appeler un « isvostchik », s'asseoir en traîneau et couvrant sa figure, la seule partie du corps non défendue, de la manche de sa pelisse, de laisser le soin de ses destinées au moujik, sur le dos duquel est penché votre nez? 1914 ILLUSTRÉ - N° 62

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Cet article est une édition du titre 1914 illustré: revue hebdomadaire illustrée des actualités universelles appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Bruxelles du 1914 au 1918.

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