1914 illustré: revue hebdomadaire illustrée des actualités universelles

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s.n. 1916, 01 Janvrier. 1914 illustré: revue hebdomadaire illustrée des actualités universelles. Accès à 24 mars 2023, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/251fj2b18n/
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LES SAUVAGES DE FORMOSE Les aborigènes civilisés. Les notes que nous avons publiées dans notre dernier numéro sur l'Ile Formose, rendent intéressants ces souvenirs de voyage. Les habitants actuels de Formose se divisent en trois grandes classes : les colons chinois, les aborigènes civilisés (Sék'-houan : chéou-fan, barbares mûrs, ou pépo-houan, sauvages de la plaine) et les sauvages non civilisés (Tche-houan : cheng-fan, barbares crus), qui sont les occupants de la chaîne centrale de l'île. Les Sek'-houan ou aborigènes civilisés (c'est-à-dire, plus exactement, soumis) sont communément connus sous le nom de Pépo-houan, défiguration des mots chinois "p'ing-pou-fan", barbares de la plaine, parce qu'ils habitent la plaine, par opposition aux aborigènes qui demeurent dans la montagne. Aujourd'hui, cependant, ils ne sont pas confinés aux plaines, et l'on peut dire qu'on les trouve partout dans l'île, excepté dans la chaîne centrale. Ce sont les anciens habitants des grandes plaines situées le long de la côte : ceux de la partie occidentale semblent avoir possédé quelques éléments de civilisation • avant l'arrivée des Chinois ; ils reçurent aussi des ministres et des maîtres d'écoles hollandais et l'on dit que des milliers d'entre eux embrassèrent le christianisme. Quand les Hollandais furent expulsés par Koxinga, ils passèrent sous la domination des Chinois, qui les chassèrent de leurs riches terres cultivables et les poussèrent vers les montagnes. Ils habitent là, dans les dernières plaines en leur possession, pressés d'un côté par les Chinois et exposés de l'autre aux attaques des aborigènes sauvages de l'intérieur. Ils ont fréquemment émigré pour se délivrer du voisinage désagréable des Chinois et des sauvages, et quelques-uns des leurs ont pénétré dans les montagnes ou sont établis dans les fertiles vallées de la côte orientale. Les pépo'-houan sont de grande taille, mais quelquefois peu solidement bâtis ; ils ont la peau bronzée, les cheveux noirs, la bouche grande, les lèvres grosses, le nez légèrement aplati, mais plus aquilin que celui des Chinois ; un des traits les plus frappants de leur physionomie, et qui s'aperçoit à première vue, c'est la largeur et l'éclat de leurs yeux prêtant au visage une expression de franchise absente chez les Chinois. On remarque d'ailleurs parmi eux, une grande variété de types. Les femmes sont petites et bien proportionnées ; se mariant fort jeunes, elles ne paraissent pas se faner aussi prématurément que les femmes chinoises. Quelques-unes ont des traits réguliers et assez beaux ; d'autres sont excessivement laides. Leur teint est "olive clair", mais parfois noir comme celui des femmes malaises. Elles ont les yeux très grands, ronds, pleins, avec un iris du plus beau noir ; yeux profonds et langoureux qui rap- pellent ceux des Espagnols. Leurs pommettes sont saillantes, leurs lèvres plutôt grosses que minces. Pour le reste, elles ne diffèrent guère du type chinois ; mais leurs beaux yeux les font reconnaître au premier coup d'œil. Simples, naïves et curieuses, ces femmes pépo n'ont rien de la pruderie affectée et souvent ridicule des femmes chinoises. Quand ils sont parmi les Chinois, les hommes se rasent généralement la tête et portent la queue chinoise, mais, chez eux, ils laissent pousser leurs cheveux. Les femmes tressent quelquefois leur chevelure en une sorte de queu^î, mais, le plus souvent, la réunissent en une longue tresse qu'elles enroulent autour de la tête. Les hommes portent la tunique et les larges pantalons des Chinois et jettent fréquemment sur eux une grande pièce d'étoffe carrée dont deux coins sont noués au-dessus de l'épaule, ou à la nuque, ou encore sous le bras. Les femmes mettent également de larges pantalons et se couvrent d'une jaquette à larges manches. Un turban d'étoffe noire est la coiffure ordinaire des hommes pépo. 'Les pépo'-houan de la côte sont, pour la plupart, pêcheurs ; leurs femmes fabriquent du sel en filtrant l'eau de mer à travers le sable et en la laissant bouillir. Ceux de l'intérieur ?ont adonnés à l'agriculture ; beaucoup préfèrent la chasse. Ils sont excessivement pauvres, ayant hypothéqué leurs terres à leur mauvais génie, le Chinois, à qui iis ont à payer une sorte de dîme. Le riz est leur principale nourriture ; ils y ajoutent quelques légumes et du poisson. Ils mangent de la façon la plus simple et ignorent l'usage des bâtonnets chinois ; un plateau en bois, plein de riz, est placé sur le sol, et deux ou trois plats de légumes sont disposés autour. Toute la famille s'assied alors par terre, et chacun, faisant de petites boules de riz avec ses doigts, se les introduit de la même manière dans la bouche. Les maisons des Pépo-'houan sont construites à la chinoise et, bien souvent, plus propres et mieux entretenues que celles des colons chinois. Les principales corvées sont faites par les femmes : elles portent de l'eau, concassent le riz dans un mortier avec de longs pilons, ou travaillent aux champs. Chez elles, quand elles ne sont pas occupées par les devoirs du ménage, elles tissent des vêtements, qu'elles bordent avec des cordons blancs. Les Pépo-'houan sont braves, généreux et sûrs ; l'hospitalité est une de leurs vertus. Malheureusement ils sont de nature nonchalante, ils vivent au jour le jour, sans souci de l'avenir ; ils sont une proie facile aux Chinois intelligents, adroits et économes. Le Pépo-'houan aime à avoir un fusil, une femme, une vache, du sam-choué et parfois de l'opium ; il trouve facilement un Chinois prêt à lui avancer de l'argent pour satisfaire ses goûts. Ses maisons et ses champs sont donnés en gages, hypothéqués. L'argent est rarement rendu, et le Chinois fait une bonne affaire en gardant les biens hypothéqués. Ainsi, pas à pas, en 1914 ILLUSTRE — N* 114 a

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Cet article est une édition du titre 1914 illustré: revue hebdomadaire illustrée des actualités universelles appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Bruxelles du 1914 au 1918.

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