Anvers-bourse: journal financier paraissant tous les jours de bourse officielle

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s.n. 1914, 21 Fevrier. Anvers-bourse: journal financier paraissant tous les jours de bourse officielle. Accès à 22 septembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/7h1dj59d65/
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jPSamedi 21 et|dimanche 22 février 1914 No 44 Vingt-sixième année ABONNEMENTS: un an un semc. un trime. francs francs francs ANVERS . . 16.00 8.00 4.60 INTÉRIEUR . 18.00 9.60 5.25 EXTÉRIEUR . 30.00 15.60 8.00 Ou l'abonne à Anvers au bureau du journal, et dans tous les bureaux de poste de Belgique et de l'étranger. — Les abonnements partent le 1er de chaque mois et ne peuvent dépasser le 31 décembre. BUREAUX : Marché-aux-Œufs, 9' - ANVERS Téléphone: 2388 ANVERS-BOURSE Finances, industrie, commerce, économie politique, variétés JOURNAL QUOTIDIEN DU SOIR INSERTIONS : La grande ligne: Annonces ordinaires .... 60 c^es Demandes et offres d'emplois . 40 Convocations d'assemblées : une insertion . . la ligne 76 deuxième insertion „ 26 " Annonces financières . „ 1 franc Pour une série d'annonces et pour les annonces d'émission, on traite à forfait. Les annonces sont mesurées au lignomètre. — Les titres se payent d'après l'espace qu'ils occupent. L'administration et la rédaction déclinent toute responsabilité quant à leur teneur. Le numéro : 5 centimes Toute communication relative à l'administration ou à la rédaction doit être adressée à M. J. BACOT, directeur-rédacteur en chef du journal ACTUALITÉS L'AMERIQUE ALLEMANDE (VI, Ce fut la traduction anglaise du livre de Mme de Staël sur l'Allemagne, traduction publiée en 1814, qui appela l'attention des Américains sur la supériorité des universités allemandes. Mme de Staël indiquait, en effet, que l'Allemagne, en dépit de son abaissement politique, se maintenait à un estimable niveau intellectuel grâce à l'organisation de ses écoles supérieures. Dès 1815 apparurent, en Allemagne, les (premiers étudiants américains, et un premiei professeur allemand fut nommé à Harvard en 1825. En 1837, le fameux rapporl de Victor Cousin sur les universités allemandes exerça en Amérique une action décisive. On trouve aujourd'hui dans les universités américaines un grand nombre de professeurs nés en Allemagne ou issus de parents allemands. Tous ceux qui s'occupent de l'Allemagne savent, d'autre part, combien sont excellents les travaux publiés par les universités américaines en tout ce qui concerne ce pays. Un système d'échanges s'est établi. Des donations permettent à l'université du Wisconsin et à celle de Columbia de faire venir chaque année un professeur ou un écrivain allemand pour une série de conférences. Depuis 1906, l'université de Columbia et le ministère des cultes prussien échangent chaque année un historien pour un cours de deux semestres. La même combinaison existe depuis l'an 1905 entre Harvard et Berlin, avec cette différence que les professeurs respectifs peuvent appartenir à n'importe quelle spécialité. L'empereur Guillaume Il s'est occupé très activement de ces échanges de professeurs, qui favorisent la diffusion de la pensée et de la science allemandes. Nous voyons donc partout, aussi bien en ce qui concerne les intérêts matériels que les intérêts intellectuels et moraux, l'élément allemand rendre à la nation américaine des services qu'on ne saurait méconnaître. Son influence ne s'est pourtant pas exercée de la façon qui semble la plus rapidement et la plus immédiatement efficace : par la politique.Les Allemands ont toujours compté peu de politiciens de profession, et n'ont jamais beaucoup recherché les fonctions publiques. Toutes les autres occupations leur paraissent plus utiles, plus sûres et moin suspectes. Cela n'empêche pas que, comme électeurs et citoyens, ils aient exercé une action considérable en diverses actions importantes, par exemple dans la question de l'affranchissement des noirs, où ils se rangèrent tous du côté antiesclavagiste. Ils s'émeuvent aussi pour les questions qui touchent directement à leurs habitudes, ainsi pour la célébration du dimanche et pour la réglementation anti-alcoolique ; ils sont les ennemis des puritains qui voudraient transformer le dimanche en une journée de deuil et de larmes. Ils protestent au nom de la liberté individuelle, et il_ semble qu'en territoire américain, ils soient devenus plus susceptibles, car les Américains d'origine inglaise leur reprochent d'être indisei-linables en politique, de rie s'attacher m façon durable à aucun parti. «» ''Si les Allemands s'intéressent relati-.ement peu à la pratique de la politique, ils ont toujours, en Amérique comme ailleurs, brillé dans sa théorie. Dans la première partie du siècle, à une époque où les Etats-Unis paraissaient offrir un champ illimité à toutes les entreprises d'esprits chimériques, on vit en divers points, dans le Missouri, dans le Wjscou-sin, au Texas, des centaines ou des mil liers de colons allemands tenter de fonder des républiques en plein domaine d( l'utopie. Les réfugiés de 1848 apportèrenl issi un puissant ferment d'agitation li •taire. De leurs rangs sortirent les pre |( -rs socialistes américains et, lorsqui -Jernationale et le marxisme traver i(r 'lit l'Océan en l'an 1868, ce furent le: t lemands qui formèrent le gros~de leur, troupes. Le parti socialiste aux Etats Unis ne s'est américanisé que lentement Les premiers anarchistes américain: furent aussi des Allemands, et les apo ti'es de la doctrine venaient d'Allemagne Dans le fameux procès des anarchiste: de Chicago on retrouve quatre Aile mands sur sept accusés. Que veulent et que se proposent le: Allemands d'Amérique, et quels son leurs sentiments pour leurs deux patries la nouvelle et l'ancienne, ou plutôt cellt de leurs pères ? Là vérité fondamentale, c'est qu'il: sont Américains d'abord, Allemands en suite.De même que leurs journaux, seloi leur propre expression, ne sont pas de: •irnaux allemands, mais des journau: ricains publiés en langue allemande nême ils professent pour les Etats , un attachement aussi loyal, auss ter que les descendants des Anglais , Irlandais ou des Ecossais. Mais il ne croient pas opportun de perdre pou I cela toute trace de leur hérédité na ' tionale. Une société s'est formée, dè 1889, destinée à fédéraliser les innom brables sociétés allemandes pour entre tenir ainsi par delà les mers un foye permanent de germanisme, et cette féde ration compte près de deux millions d membres. Elle s'est imposé pour prc gramme de maintenir chez les émigré et chez leurs enfants le sentiment de leu race, de développer leurs relations d toute nature avec l'Allemagne, de tire du germanisme sous toutes ses forme tout ce qui peut être utile au peuple américain.On peut donc dire que les Allemands occupent aux Etats-Unis la place qui leur revient, et qu'ils ont laborieuse ment, légitimement méritée. Il n'est pas, d'ailleurs, à prévoir que leur influence tende à s'étendre encore, puisque, comme nous le notions au dé-but, la source de l'émigration allemande en Amérique semble à peu près définitivement tarie. (.4 suivre.) Kjrmin Chari.khif Dépêches télégraphiques (.Service de l'Agence ilAV AS) DANS LES BALKANS Nouvelles de Constantinople Constant inopi.k, 20 février. — Le ministre de lu guerre continuant son voyage d'inspection, est parti ce soir à huit heures pour les Darda nelles, où il inspectera l'armée et les fortifications.I.e major Stenipel, ancien attaché militaire à l'ambassade d'Allemagne, membre de la mission militaire, est parti en congé, d'après la version de l'ambassade, mais définitivement selon les renseignements recueillis dans les milieux allemands. LA REVOLUTION MEXICAINE El Paso, 20 février. — Le consul des Etats Unis, à Juarez, a informé la fenune du sujet anglais Benton que son mari, reconnu coupable d'avoir trempé dans le complot tendant à assassiner le général Villa avait été condamné à mort par le conseil de guerre et fusillé mercredi soir. Le conseil de guerre de Juarez avait reconnu .VI. Benton coupable de conspiration, d'insulte et de provocation à l'égard du général Villa M. Benton fut exécuté le soir mèn e. Dans la matinée, M. Benton avait déclaré qu'il allait chez le général Villa pour lui dire tout ce qu'il pensait au sujet de la façon dont ses soldats avaient pillé ses propriétés. 11 était très riche avant d'avoir été dépouillé par le? rebelles. .Un Américain d'origine allemande avait été arrêté sous l'inculpation d'espion . nage au moment de là disparition de M. Ben ton. La révolution haïtienne New-York, 21 février. — Une dépèche du Cap-Haïtien annonce que les rebelles en déroute ont été repoussés jusqu'à cette ville et que les meneurs se préparent à prendte la fuite. Un navire américain a débarqué des marins. Les consulats offrent asile aux réfu-giés.Les relations diplomatiques américano-argentines Washington, 2j janvier. — 11 est probable que M. Garret, le nouveau représentant des Etats-Unis dans la République argentine, présentera ses lettres de créance en qualité d'ambassadeur lors de son arrivée à Buenos-Ayrcs. Les journaux américains et l'opinion publique espèrent que le congrès argentin prendra une mesure identique, et que M. Néon, le ministre d'Argentine à Washington, sera nommé ambassadeur. On déclare dans les milieux autorisés qu'il serait nécessaire que la France établît également une ambassade à Buenos Ayres. On établit une corrélation entre l'àttti-tude des Etats-Unis envers l'Argentine et le voyage prochain du prince Henri de Prusse, qu'on attribue au désir de l'Allemagne de contrebalancer l'impression produite par le voyage de M. Roosevelt dans l'Amérique du Sud. Les fausses déclarations en douane aux Etats-Unis New-York, 21 février. — I.e gouvernement poursuit une autre maison importatrice de porcelaine de Limoges qu'il accuse d'avoir fait de fausses déclarations à la douane et à laquelle il réclame le remboursement de 36,500 dollars. Le projet d'amnistie au Portugal Lisbonne, 21 février. — Le sénat, en discutant les articles du projet d'amnistie, y a introduit quelques modifications qui seront exa minées aujourd'hui par la chambre, si ces modifications ne sont pas adoptées par les députés le congrès national se réunira ce soji pour prendre une résolution définitive Le drame du cuirassé Kaiser >. Rio-de-Janeiro, 21 février. — Les journaux s'étonnent du secret gardé sur le drame du cuirassé Kaiser. D'après les résultats de l'en quête officielle il ne s'agit nullement d'un acte d'insubordination ;le meurtrier serait un fou et aurait été dirigé sur Hambourg. DANS LA MÉDITERRANNÉE Un des derniers numéros du Pasquino, de Turin, caricature de plaisante façon la situation de l'Italie et de la Turquit, par rapport à la Lybie : dans le désert, que figurent au loin deux palmiers dépenaillés un Turc à longue barbe blanche, les bras et les jambes liées à un tronc d'arbre, auquel le retiennent encore de lourdes chaînes et un boulet, a en face de lui, appuyé sur son fusil et le feutre crânement retroussé, un bersa-gliero qui lui crie : « Tant que tu ne t'en iras pas, je garderai les îles.» La pas-' quinade s'intitule « le dernier Turc en Lybie ». Ce « dernier Turc » a coûté bien des 1 millions et bien des alarmes déjà à la Turquie, à la Grèce, à l'Italie, à l'Europe tout entière. Le combat des influences s'est déplacé, grâce à lui, de l'Europe de l'ouest à la Méditerranée orientale. Et, tandis que l'Allemagne et la France règlent à Bagdad, à coups de concessions et surtout de cessions d'influen-; ce, leur vieille querelle, le marquis di San Guiliano annonce qu'il ira le 14 avril i prochain, à Abbazia, régler avec le comte ■ Berchthold la question des influences : dans les mers du sud de l'Europe orientale. Entre gens pratiques, on s'entend toujours, et surtout quand on est, dans i la mêlée universelle des intérêts politi-• ques, du même côté de la barricade. L'Angleterre a cherché, dans la ques->' tion des îles, une solution de nature à donner satisfaction, à l'Italie : elle n'y ~ mettait que cette condition : que les troupes italiennes évacuassent effectivement les îles qui avaient appartenu à la Tur-r quie et qu'aucune d'elles ne pût être utilisée comme base navale. Ce calcul n'étail e pas seulement à l'avantage de la paix, il était encore à l'avantage de la suprématie s anglaise en Méditerranée. L'Angletem i- n'oublie jamais ses petits intérêts, e L'Italie a accepté la solution anglaise, r en principe, mais elle garde Rhodes, el s ce menu incident va, croit-on, créer bier des soucis à sir Edw. Grey et à ses successeurs.C'est que les Italiens ont laissé entrevoir leur intention de créer, en vue de leur expansion économique, une base navale dans une des îles de Stampalia ou de Rhodes, à défaut d'un emplacement favorable dans la baie tripolitaine de Merç.a-Tebruk. Or, l'Angleterre ne tolérera jamais, dans la partie orientale de la Méditerranée, la fondation d'un établissement maritime menaçant l'Egypte et les convois de vivres ou de matières premières provenant de la mer Noire par les Dardanelles ou des Indes orientales par le canal de Suez. D'après une déclaration faite au parlement, l'Angleterre ne posséderait pas à l'état permanent plus de soixante à quatre-vingt dix jours de vivres ; sa vie matérielle el sa vie industrielle dépendent entièrement de l'extérieur. Il y a donc obligation absolue, pour l'Angleterre, d'être à même d'assurer la régularité de son commerce maritime dans l'Atlantique et la Méditerranée. Or, par le fait du développement extraordinaire-ment rapide de la marine allemande, le Royaume-Uni s'est vu dans la nécessité de concentrer toutes ses unités de valeur de combat dans la mer du Nord. Cette concentration n'a pu se réaliser qu'aux dépens des escadres qu'elle entretenait de temps immémorial à l'étranger et notamment dans la Méditerranée. C'est à la France que sont confiés aujourd'hui pour la plus grande partie les intérêts anglais, bien qu'on vienne récemment de constituer à Malte une escadre de navires modernes. Avec l'appoint de cette escadre, la France est à l'heure actuelle franchement supérieure à la flotte austro-hongroise ; mais en tenant compte des programmes connus de la France, de l'Italie et de l'Autriche, elle va leur devenir sûrement inférieure avant peu, à moins que la France ne proportionne ses constructions à celles des deux voisins de l'Adriatique. Et c'est ce qui cause le grand souci de l'Angleterre et ce qui l'a amenée à circonscrire les bases de stations navales que l'Italie pourrait rechercher en Méditerranée.Est-ce un fait providentiel par l'Angleterre, ou bien son Naval Office connaissait-il à fond la situation devant laquelle l'Italie va se trouver ? Toujours est-il que celle-ci est aujourd'hui dans un cruel embarras. Une base navale comporte une vaste rade bien fermée, permettant à un gTand nombre de navires modernes, dont les dimensions sont considérables, d'y trouver largement place et d'y être à l'abri du mauvais temps et des attaques des torpilleurs et des sous-marins. Or, aucun des trois ports de Stampalia ne remplit, l'un pour une raison, l'autre pour une autre, aucune des conditions nécessaires. La position stratégique de Rhodes est de premier ordre, puisqu'elle est à une petite distance du port d'Alexan-drette, débouché des routes d'Anatolie et de haute Mésopotamie. Mais elle n'a pas de ports sérieux, on n'y trouve pas d'eau potable en été, les profondeurs vont jusqu'à quarante mètres. La baie tripolitaine de Merça-Tebruck n'a pour des navires modernes, qu'une superficie des plus restreintes et Tebruck n'offre aucune espèce de ressource. Ne peut-on corriger les défauts de l'un ou l'autre de ces emplacements, deman-dera-t-on ? La création de la rade artificielle de Douvres a exigé 200,000 tonnes de granit et 2 1/2 millions de tonnes de ciment. Elle a coûté cent millions de francs. A Plymouth, le fameux brise-lames du large a coûté à lui seul 25 millions de francs. L'Angleterre sourira, le jour où un ministre italien osera propo ser la création ou plutôt l'appropriation d'une base navale en Méditerranée : ce sera la ruine du budget de l'Italie. An Naval Office, on étudie ses cartes. — Jerry. ANVERS ET LE MARCHE MQSAN Ce n'est qu'aujourd'hui et en vue des pre mières publications intégrales, que nous par vient le texte du remarquable discours pronon cé dimanche dernier à l'Université de Liège par M. Léon Hennebicq. Nos lecteurs n'orr pas. oublié, sans doute, que cette ligue y tin sous la présidence de M. Del vaux de .leuffe gouverneur de la province, et de M. Adolplx Greiïier, président de la section liégeo-limbour geoise, son assemblée générale annuelle. Nous extrayons des bonnes feuilles de l: Revue de la Ligue maritime belge, les passage,' essentiels que voici : Principale escale intérieure de l'hinterlaiu auversois, — Liège, centre du marché mosan tel est le point de vue duquel je vais consi dérer avec vous la vieille et charmante citt du Prince-Evèque, et pareille mise au poin nécessite une rapide esquisse d'ensemble d< toute la zone continentale sur laquelle agi l'attraction du port d'Anvers sous le 'doubli aspect, fluvial et ferré. A tout seigneur, tout honneur. Çommençon: par l'Escaut maritime, âme d'Anvers. C'est ; le bien prendre, un fleuve français. Qu'on ei remonte le cours principal, par Gand et Tour nai, et qu'on y joigne ses affluents secondai res, le Rupel, les canaux de la vallée de I Senne, la Dendre, la Lys, la Deule et I; Scarpe, on aboutit à Saint Quentin et à l'Oise c'est-à-dire à tous les cantons de la puissant industrie du nord et au grand marché d Paris. Mais la voie mosane touche au même poin par le canal de l'Oise à la Sambre, et tandi qu'elle déverse, par Maestricht et l'étroit c ■ nal de la Campine, tout le trafic des bassin si actif de Charge roi et de Liège, la hautf Meuse canalisée s'enfonce dans cette régioi de l'est français, en pleine poussée, en pleii réveil, étend des ramifications par la Main jusqu'au Rhin, par la Saône jusqu'au Rhône par les riches régions du Lyonnais et d Saint Etienne jusqu'à Marseille et la Méditerranée, tandis que les voies ferrées amènent, d'une part, à travers le nord de l'Italie, par les percées des alpes suisses, le trafic lointain du Levant, et, d'autre part, par Francfort et Mannheim, se rattachent à l'industrie de la haute Allemagne et à la vallée du Danube De ces deux hinterlands, celui du nord français et de l'Escaut, et celui de la Meuse, le plus ric'ie, le plus vaste, le plus fécond, tant au point de vue fluvial que ferré, c'est assurément le second. Passons à la zone germanique. Certes, Notre-Dame d'Anvers ne mire pas sa flèche flamboyante dans les eaux du Rhin, et pointant c'est aux rives de l'Escaut occidental, qu'aboutit, par Dordrecht, l'Escaut oriental et le canal de Zuid-Beveland, ou par les voies ferrées du Luxembourg et de Liège, le fleuve économique rhénan. Et quel fleuve, puisque, en ces'demiers temps, son trafic total touche, en tonnes, à la centaine de millions. Si du même coup d'oui, on compare à ces possibilités magnifiques, celles dont la nature a doté les concurrents d'Anvers, on constate non seulement qu'aucun d'eux, fût ce Rotterdam, ne présente la même étendue et la même variété de ressources, mais encore, que, placé entre le riche bassin de l'Escaut et le réservoir inépuisable du trafic rhénan, le marché mosan, relié par fer et par eau à l'Escaut, à la Seine, au Rhône, au R'un, et aux grandes routes si fréquentées qui mène au Levant, forme, du côté de l'intérieur, le principal boulevard île la c-it idelle anversoise, position médiane et privilégiée, escale intérieure d'où on peut commander dans toutes les directions, et, pour la zone terrestre, clef du marché mondial de l'Escaut. Mais l'orateur signale aussitôt, les dangers divers qui naissent, contre les destinés jumelles d'Anvers et de Liège, de la politique éco nomique de nos concurrents. En Allemagne, ce sont Hambourg et Brème ; en Hollande. Rotterdam ; en France, Dunkerque. Chez nos voisins du sud, blottis derrière leurs murailles douanières, le grand projet du canal du nord . arrêté par Freycinet, révisé par Baudin, devait 11011 seulement couper aux racines tout le trafic du nord français et le drainer direc temént vers le port nouveau de Dunkerque, artificiellement arraché aux sables, mais encore soustraire au canal de l'est et à la haute-Meuse, toute l'industrie du Luxembourg et de la Lorraine. Il y a enfin et surtout l'inévitable canalisation de la Mèuse-mitoyenne qui menace de détourner tout le trafic du bassin mosan vers Rotterdam. Et M. Hennebicq poursuit : Mais si graves que soient pour Liège, pour Anvers, pour la Belgique entière, les consé-qrences qu'entraîne la Meuse mitoyenne, il est temps de quitter cette question particulière, qui montrait bien, cependant, par 1111 éclatant exemple, combien les intérêts de toutes les parties du pays sont solidaires. Reprenant notre programme du début, l'examen de la zone terrestr'e où s'exerce l'attraction du pnr.t d'Anvers, et le point de vue spécial du marché mosan, il nous faudrait esquisser maintenant la politique générale qui convient, unique flamme qui, pour se refléter en trois miroirs, politique des installations maritimes, politiques des chemins de fer, politique des voies navigables, ne représente ce pendant qu'une même lumière. Vous l'exposer en détail, ce serait entamer, Messieurs, un nouveau discours. Je ne le ferai pas, mais je veux bien dire que l'égal désarroi qui règne, et dans la régie communale du port d'Anvers, et dans la régie nationale des chemins de fer, infectées l'une et l'autre par les pires abus de l'électorallsme, appelle une union patriotique des honnêtes gens et des bons citoyens contre ce sabotage permanent de nos plus graves intérêts. Gomment, à côté d'elles, faut-il traiter l'ex ploitation des voies navigables? D'un part, le raccordement direct, le raccourci par eau de Liège à Anvers est par le fait des mines limbourgeoises une nécessité. Procédons-v sans plus temporiser. Ce principe réglé, quel tracé fallait il choisir? Du côté de Liège, comme du côté d'Anvers, il y en avait de deux sortes : l'un en droite ligne, l'autre par un détour. Franchissant la ligne de faîte à travers le massif marneux de Visé, le raccourci direct qui suivait la vallée du Geer, atteignant Has-selt et de là, par Quaedmechelen, Hérenthals et Anvers, présente le grand avantage de dé boucher tout près de Liège, de ne jamais quitter le territoire belge et de ne pas s'imputer ainsi au nombre de ces compensations que les Hollandais, débiteurs, s'efforceront de réduire en y inscrivant, en tête, malicieusement, celle-là, si nous leur empruntons un pouce de leur territoire. D'autre part, il faudrait que la Meuse tout entière pùt enfin bénéficier des gros , tonnages..le ne conçois guère, quant à moi, la circulation des chalands modernes de deux mille tonnes d'Anvers jusqu'aux approches de l'est français, sans qu'ils aient un reposoir et une escale. Qù s'arrêteraient-ils, sinon dans la vieille capitale de la Meuse, demeurée le centre des voies ferrées vers l'Allemagne, ayant imposé au gouvernement le chemin de fer d'Anvers à Mayence, et lui ayant arraché avant tout et surtout, par l'aménagement complet d'un grand port fluvial, un morceau de ces compensations économiques, hélas attendues par la Wallonie depuis trop longtemps! On le voit, c'est un appel patriotique au gouvernement afin qu'il s'attache de tonte manière à resserer les rapports commerciaux, actuellement menacés entre Liège et Anvers, par la politique économique de l'Allemagne, de France, de la Hollande même. Ah ! conclut l'orateur en s'adressant aux Liégeois si, par delà l'île Monsin, vous vouliez avec nous'penser à fa mer ! Quelle solide union des Flamands et des Wallons, quelle belle cohésion nationale, indissolublement scellée, et dans ses réalités mercantiles, et dans l'expansion si vivace et si moderne, qui nous pousse, industrie et commerce, outre océan, tout entiers ! Et. quels bienfaits, quelles ; richesses avec elle, ne verriez-vous pas remonter le long de vos rives, vous payant ainsi au centuple d'avoir, en pensant parfois à la mer I lointaine, travaillé à la réalité vivante et proche de la Montagne et. du Fleuve, où pour vous bat tout d'abord le cœur fidèle du Pays ! CARNAVAL Voici la trêve des grelots, analogue à celle des confiseurs. Toutes occasions nous sont bonnes à ne rien faire, et les gens tristes n'hé-. siteront pas à affirmer que les Belges, qui , maintiennent si jalousement la tradition des i mascarades, sont certes un peuple léger. Pourquoi ? Parce que nous aimons après le travail, auquel nous nous entendons aussi par-1 faitement que quiconque, à oublier de temps 1 en temps les nécessités auxquelles l'existence nous contient ? Est-ce un mal ? Il convient d'être grave et sérieux et logique sans doute, mais il convient aussi de ne pas l'être trop, t II y a aussi la gravité et le sérieux de l'âne, s et c'est faire preuve, en somme, d'assez petit esprit que d'attacher aux choses de la vie une s importance qu'elles ne méritent plus dès qu'on élève un peu son point de vue. C'est l'éternelle critique de légèreté adressée au dix-huitième siècle français par des historiens issus de I peuples naïfs et tout à fait inaptes à comprendre la mélancolie d'un Watteau, la gravite! d'un Beaumarchais. Non, l'on n'est pas un peuple inconscient et frivole parce que l'on consent à abdiquer momentanément ses soucis et ses austérités nécessaires, pour une trêve de folie et de gaité. L'homme naît libre, les forces contraires lui imposent sa vie durant, une contrainte de labeur et de lutte. Il est bon, il est utile que le ressort se détende par instants et que la liberté originelle nous permette, une fois tous les ans, d'exister deux ou trois jours durant pour nous mêmes. La vie est sérieuse, c'est entendu, mais n'oublions pas trop qu'elle est brève et qu'en dehors d'elle, rires ni larmes, n'ont plus aucune espèce d'importance. , UN LANCEMENT L'Antwerp Engineering company, à Hobo-ken, procédera le jeudi 243 février prochain, à quatre heures et quart, au lancement du steamer Lowther Castle,construit pour compte de la Lancasshire shipping company, limited. Le Lowther Castle sera le plus grand cargo-hoat construit jusqu'à ce jour dans les anciens Chantiers auversois et même en Belgique. La marraine en sera Lady Hertslet, femme du distingué consul général de Sa Majesté britannique, sir Cecil Hertslet. Chambre de commerce d'Anvers Comité central. — Séance du 17 février 1914 Présidence de M. Corty. MM. Oscar Krause, H.-R. Jalm et Edmond .Plomteux sont admis membres de la chambre. Il est pris connaissance de huit présentations nouvelles. Distribution tardive du courrier allemand.— Il est décidé d'appuyer, auprès de M. le ministre des postes et télégraphes et de la marine, une requête du Cercle commercial et industriel de Gand, tendant à obtenir la mise en marche d'un train-poste, qui partirait de Ver-viers un peu après minuit et qui permettrait la distribution matinale, dans toutes les villes du nord de la Belgique, des lettres mises à la poste la veille au soir, dans les centres de l'Allemagne occidentale. Outillage économique des colonies françaises. — L'ouvrage publié sors ce titre et dont un exemplaire est transmis à la chambre par M. le consul général de France à Anvers, est déposé au greffe. Livre d'adresses du commerce international.— La Agard's Company Limited de Birmingham transmet un exemplaire du Agard's international Industries and Trade marks Register. Dépôt au greffe. Téléphonie. — Communications Anvers-Hambourg. — M. le ministre, donnant suite aux revendications de la chambre, avise de ce qu'en vue d'accélérer l'échange des communications entre les deux villes, les administrations belge et allemande ont décidé de constituer au cours du présent exercice, deux voies supplémentaires. La question de la revision des tarifs est à l'étude. Turquie. — Certificats sanitaires d'origine pour l'importation des vêtements usagés. — L'avis de la direction générale ottomane, communiqué par M. le gouverneur de la province d'Anvers, sera publié au bulletin. Roulage aux bassins. — Obligation de rouler a droite. — La requête de la section des manutentions, tendant à obtenir le changement des dispositions légales concernant cette obligation, sera soumise à une enquête. Encombrement de ia voie carrossable par le chemin de fer. — La requête de la Ligue des nations est renvoyée par rapport à la section des manutentions. Emballage irrégi:lier des tabacs américains. — Tabacs en feuilles et coupures. — Il est décidé d'adresser une requête, dans le sens indiqué par la section des tabacs, à toutes les bourses de tabac (Leaf Tabacco Exchanges) des Etats-Unis.Institution et homologation d'une nouvelle section de la chambre. — Le comité homologue la section, instituée sous la dénomination de section des sacs, bâches et toiles, ainsi que son règlement d'ordre intérieur. Glissement des quais du sud. — il est décidé d'adresser une requête urgente à M. le ministre des travaux publics, afin d'obtenir le prompt achèvement des travaux de consolidation, surtout du quai 10a sud, dont le glissement rend entre autres inutilisable la grande grue de 50 tonnes, la seule puissante existant aux quais du fleuve. Le secrétaire général, théod. KREGLINGER. INTÉRIEUR Au canal de Charleroi L'abaissement du plan d'eau du canal de Charleroi fait actuellement l'objet de sérieuses négociations entre le gouvernement provincial et le département des ponts et chaussées. On sait que l'Etat a donné son adhésion au principe de ce grand travail, mais qu'il refuse formellement de participer à la dépense de dix-huit à vingt millions de francs qu'il nécessitera suivant les prévisions des techniciens de la province. L'abaissement du plan d'eau du canal de Charleroi a pour but de permettre aux têtes de crue de la Senne de verser leur excédent dans cette voie navigable, c'est-à-dire qu'il permettra d'améliorer sensiblement le régime de la rivière et de supprimer à jamais les inondations tant en amont qu'en aval de Bruxelles. Il ne sera donc pas besoin de créer de nouveaux et vastes aqueducs sous les boulevards de la capitale, aqueducs pour la construction desquels l'intervention de l'Etat est prévue, ces travaux étant favorables à l'hygiène publique. Il résulte des évalua tions faites par les services spéciaux de la province, que dans l'hypothèse du déversement d'un nombre donné de mètres cubes d'eau de la Senne dans le canal, aux environs du moulin d'Aa, sous Anderlecht, l'économie à réaliser pour l'amélioration du régime de la rivière serait de plus de douze millions de francs et qu'elle atteindrait seize millions, si la rivière déversait un tiers en plus au môme endroit du canal. Dans ces conditions, on ne voit pas pourquoi l'Etat s'obstine à refuser son intervention dans le coût des travaux d'abaissement du plan d'eau du canal de Charleroi. C'est pour vaincre cette obstination que le gouvernement provincial « cause » avec le département des ponts et chaussées. Au ministère de la justice Le ministre de la jusitee M. Carton de Wiart tient à diminuer de plus en plus le nombre des maisons de correction du pays. Les jeunes gens, mis à la disposition du gouvernement, et se trouvant déjà dans ces maisons, seronl autant que possible envoyés dans les écoles de bienfaisance. C'est ainsi que le ministre vienl de décider que la maison de correction de Gand serait supprimée, et que ses pensionnai res,, âgés de moins de seize ans, seraient en voyés à l'école de bienfaisance d'Ypres. Le prix de la viande Une sensible tendance à la baisse se ma ni feste depuis quelque temps sur le prix di bétail vif, et le dernier marché de Cureghen a nettement marqué ce mouvement. On attri bue cette diminution à l'affluence .sur le mar ché de gros bœufs de trait que la fin de l'épo | que les labours rend inutiles chez les grand: cultivateurs el que l'on envoie alors, aussitôt . engraissés, au carreau d'abatage. Il y avait au dernier marché 2,191 tètes de gros bétail, dont quelques-unes n'ont, évidemment, pas trouvé d'acquéreurs. Encore une fois, cette situation semble nialheuseusement toute fortuite et passagère ; cependant on peut, en voyant les prix affichés chez certains bouchers, se convaincre que ceux-ci ont déjà diminué les prix des meilleurs morceaux dans une proportion très raisonnable. Il reste à souhaiter que cette diminution ne soit pas de trop courte durée et, surtout, qu'elle ne soit pas suivie d'une rapide augmentation sur les viandes de belle qualité.Les débits de boissons Le nombre des débits de boissons va sans cesse en croissant, comme va croissant le chiffre annuel des condamnations encourues pour ivresse publique ou pour délits entraînés par l'ivresse. Délits et débits n'ont pas seulement la ressemblance de leur euphonie : les uns sont la conséquence des autres. La statistique vient de nous apprendre quelle est la quantité d'« assommoirs » que possèdent les chefs-lieux d'arrondissement belges. Dans ce nombre ne sont comptés que les débits de boissons reconnus comme tels par leur payement de patente : il y faudrait ajouter, pour être complet, les innombrables petits négoces à l'abri desquels des mastroquets déguisés vendent bières et alcool sans que personne puisse légalement les inquiéter. Si nous consultons cette récente statistique, nous voyons que Soignies, Dixmude et Terinonde sont les trois villes accusant le nombre de débits de boissons le plus considérable par rapport au chiffre de la population. Pour 11,039, ou 3,799, ou 10,148 habitants, elles possèdent 450, ou 390, ou 153 débits, soit un pourcentage de 4.07, ou 4.02, ou 3.83. Autrement dit. il existe environ quatre cabarets pour cent habitants. Si l'on faisait la proportion des hommes adultes dans ces cent habitants, on vrrrait qu'il y a quatre cabarets pour une trentaine d'hommes : c'est effrayant, et c'est abominable ! Les chefs-lieux les moins contaminés sont Schaer-beeck, Liège et Verviers, qui n'accusent que 0.9'3, 0.96 et 0.98 pour cent. C'est, du reste, déjà coquet, et ce minimum n'est pas même atteint par la plupart des pays étrangers. Triste, triste.... L'emploi de la céruse La section centrale, chargée d'examiner la proposition de loi supprimant l'emploi de la céruse dans les travaux de peinture exécutés tant à l'intérieur qu'à l'extérieur des bâtiments, s'est réunie vendredi, sous la présidence de M. Nerincx. Etaient présents : MM. Mabille, Del-porte, Galopin, Elbers et Bertrand, auteur du projet. M. Mabille a été nommé rapporteur. Des membres ont. fait remarquer que la céruse avait été proscrite des travaux officiels; que. d'autre part, de nombreux pays avaient voté des lois de l'espèce. La France, a fait remarquer M. Bertrand, est entrée dans la voie de la prohibition le 20 juin 1909 ; la loi entrera en vigueur cette année môme. Elle stipule que l'emploi de la céruse, de l'huile de lin plom-bifère et de tout produit spécialisé renfermant de la céruse, est interdit dans tous les travaux de peinture, de quelque nature qu'ils soient exécutés par les ouvriers peintres, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur des bâtiments. Dans d'autres pays, des mesures rigoureuses ont été prises, en ce dernières années, pour combattre le mal produit par l'emploi de la céruse. La proposition Bertrand a été adoptée à l'unanimité. Le budget de l'industrie et du travail Le budget de l'industrie et du travail sera peu discuté ; mais on y a accroché des questions très compliquées, que la chambre semble vouloir régler avant sa séparation, notamment : 1° la loi sur les assurances sociales, qui est aujourd'hui à l'ordre du jour de la chambre ; 2° modifications à apporter à la loi sur le travail des femmes, des adolescents et des enfants, projet déjà rapporté ; 3° modifications à la loi sur le repos dominical ; 4° le projet de loi sur l'institution des commissions des conflits du travail et l'intervention des tiers dans les grèves et les renvois collectifs.Les sauveteurs du < Kroonland » Après le gouvernement belge, le gouvernement américain veut, récompenser les sauveteurs du Kroonland de leur aide aux naufragés du Volturno. Le sériât américain vient de décider que des remerciements seront adressés au capitaine du Kroonland et aux membres de l'équipage. Cinq médailles d'or, cinq d'argent et vingt-neuf de bronze seront frappées pour les officiers et les marins. Le capitaine recevra un chronomètre et une médaille d'or. La pêche maritime à Ostende Un armement ostendais a acquis un chalutier à vapeur appartenant au port anglais de Milfordhaven. Ce chalutier arrivera sous peu à Ostende et portera le numéro 0140. D'autre part, le port sera bientôt doté de deux nouveaux chalutiers à vapeur en construction. Timbrage des titres Hier au cours de la séance, s'est présenté à la chambre des représentants un incident relatif au timbrage des titres et qui nous reproduisons ci-après d'après le compte rendu ana-litique.M. le président. — J'ai à présent à consulter la chambre sur un cas qui réclame l'unanimité. Il est survenu un encombrement dans les bureaux de l'administration pour le timbrage des valeurs étrangères. Comme vous le savez, la loi a fixé la date du 5 mars comme date extrême. M. de Wouters d'Oplinter m'a fait parvenir une proposition tendant à modifier cette date : mais nous n'arriverions pas en temps utile si la proposition doit suivre la procédure ordinaire. Je demande donc à la chambre d'en être dispensé et de permettre de discuter d'urgence en votant dans la séance de mercredi. M. C. Huy.smans. — Qui a fait cette proposition ? • M. le président. — M. de Wouters d'Oplinter. M. C. Huysmans. — C'est donc lui le nouveau ministre des finances ! (On rit.) M. Hymans. — Je ne fais aucune opposition à la proposition qui est urgente. Mais le gouvernement est-il d'accord avec M. de Wouters d'Oplinter ? Je ferai remarquer au surplus que pour des matières de ce genre, je ne conçois pas que le gouvernement n'en prenne pas l'initiative.M. Levie, ministre des finances. — Le gouvernement n'avait pas à prendre d'initiative. Il ne me paraissait pas tout d'abord qu'il convenait de proposer la prorogation d'un délai fixé par la loi. Mais à raison de l'encombrement qui m'est signalé, je ne m'oppose pas à la proposition.L'administration est d'ailleurs prête. Par une circulaire récente j'ai donné des instructions nécessaires. Ceux qui se seraient présentés le 5 mars sans pouvoir faire timbrer le jour même, pouvaient se borner à déposer un bordereau, à payer l'impôt et le timbrage aurait eu lieu dans la suite. Mais, je le répète, je ne fais aucune opposition à la proposition si la chambre est d'avis de la voter. M. de Wouters d'Oplinter. — Je me suis adressé à M. le ministre des finances à la suite de démarches dont j'avais été l'objet. M. le ministre m'a fait remarquer que l'administration avait pris toutes les mesures nécessaires. Cependant, je lui ai demandé d'être indulgent ; pour les porteurs de titres qui arriveraient

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Cet article est une édition du titre Anvers-bourse: journal financier paraissant tous les jours de bourse officielle appartenant à la catégorie Financieel-economische pers, parue à Anvers du 1889 au 1919.

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