Anvers-bourse: journal financier paraissant tous les jours de bourse officielle

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s.n. 1918, 03 Decembre. Anvers-bourse: journal financier paraissant tous les jours de bourse officielle. Accès à 21 novembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/b56d21sh8p/
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Mardi 3 décembre 1918 Mo 246 ABONNEMENTS : un an un itm'. un lrim«. francs francs francs SUVFRS ' 1800 800 'i50 intérieur • 1800 960 526 EXTÉRIEUR. 30.00 15.60 8.00 0r:fdrtoàusAreVsebrSureaaUubxUdreeap^te journal, et dans '9.. neer-— Les abonne-de »« ôartent ?e «"e chai^ mois et ne ^uTenfd^aUerWlécembre. BUREAUX : Marché-aux-CEufs, 91 - ANVERS Téléphone: 2388 ANVERS-BOURSE Finances, industrie, commerce, économie politique, variétés JOURNAL QUOTIDIEN DU SOIR Toute communication relative à l'administration ou à la rédaction doit être adressée à M. J. BACOT, directeur-rédacteui en chef du journal . ■IMII I [■■■IMIIII II Ml II «Ml III Wliam— WTTWTIM- I — INSERTIONS : La grande ligne : Annonces ordinaires . . 60 cm« Demandes et offres d'emplois . 40 „ Convocations d'assemblées : une insertion . . la ligne 1b „ deuxième insertion „ 26 „ Annoncés financières . . 1 franc Pour une série d'annonces et pour les annonces d'émission, on traite à fer/tit. WV Les annonces sont mesurées au lignomètre. — Les titres se payent d'après l'espace qu'ils occupent. L'administration etlt rédaction déclinent toute responsabilité quant à leur teneur. Le numéro : centimes le numérojo centimes admis par la censure L'administration du pays Le 28 novembre 1918» à trois heures de ! l'après-midi, cinquante coups de canons I lires au parc du Cinquantenaire à Bruxelles annonçaient la libération défini-| tive de la Belgique, l'évacuation coin plète de notre territoire par les troupes allemandes ! Le 4 août 1914 avait été la date la plus sombre, la plus affreuse de notre His-! taire : le 28 novembre 191S en était la plus lumineuse, la plus réconfortante, la plus noble, la plus glorieuse. Lin août 1914, c'était la violation éhon-tée d» Droit par la Force, le triomphe de la Barbarie sur la civilisation ; en novembre 1918, le Droit avait reconquis son trône immuable, la Liberté et la Civilisation étaient revenues entourées de l'auréole radieuse de la \ ictoire ! Enfin libres ! après plus de quatre ans d'esclavage, d'humiliation, de tortures, de cruautés sans exemple et délivrés i grâce fi l'héroïsme de notre armée, pe-I tite en nombre, grande par sa bravoure : grâce aux sentiments universels d'honnêteté et de justice qui, électrisant le monde entier, l'avaient fait voler à notre secours. El nos bannières sans tache, s' long-• temps cachées, flottant partout joyeusement, redisaient à l'envi l'immense bonheur du petil peuple belge recevenu li bre.... La séance de la Chambre qui se réunissait pour la première fois fut mémorable. Oubliées les querelles mesquines, les idées étroites qui avaient si longtemps divisé lé pays. A quelque opinion, à quelque classe de la société que I on appartint, n'avait-on pas souffert, lutté, succombé ensemble ? N'avait-on pas été tous unis dans une seule et même unique pensée d'amour de la patrie, d'ardent patriotisme ? Cette communauté de sentiments avait rapproché tous les représentants du pays comme les membres d'une même famille, et de là devait sortir, non plus un gouvernement de parti, mais un gouvernement national. La religion, pour éviter les dissensions, ne descendrait plus dans l'arène, déclarait le chef du gouvernement, elle planerait. au-dessus des partis comme un majestueux symbole de fraternité. Sages paroles, présages d'union féconde de toutes les bonnes volontés, de toutes les énergies pour le relèvement et la prospérité de la Belgique de demain ! Et de fait, pourquoi les opinions philosophiques, respectables quelles qu'elles soient dès qu'elles sont sincères, étaient-elles venues compliquer l'administration du pays ? On ne voyait cela que chez elle. Dans tons les autres domaines, on ne s'occupait point des opinions philosophiques, des . convictions religieuses. C'était le cas pour les industries, les banques; les sociétés anonymes, les associations scientifiques, où, côte à côte et en bonne intelligence, se rencontraient le croyant et le non-croyant, le catholique, le protestant, le juif, le libéral, le socia- j liste, le inod.éré, le fanatique sans que la bonne harmonie fût troublée un seul instant. L'intérêt de l'affaire en cause était là seule préoccupation de ces réunions .d'hommes, pensant fort différemment au point (le vue philosophique. Pourquoi ce qui était possible dans de grandes entreprises, d'intérêt collectif restreint 'ne l'était-il point dans le gouvernement d'un pays d intérêt général ? Pourquoi les chemins de fer. la poste, le télégraphe, Je téléphone, les arts, les sciences, pour ne citer que quelques points, devaient-ils être libéraux, catholiques ou socialistes et non point belges tout courts, comme l'avait été la défense de la Belgique ? Les citoyens d'opinion modérée et de saine philosophie ne l'avaient jamais compris. Il a fallu les secousses formidables d'une effroyable guerre pour des-H 1er nos yeux et éclairer nos àmer- lît cependant, que de grandes c.'idses notre peuple si actif, si laborieux, si pn-inesautier n'aurait-il pu réaliser depuis longtemps >-il n'avait point gaspillé ses forces vives en des luttes aussi mesquines qu'infécondes ! Svrsiim corda ! Haut les cœurs, haut les intelligences et les bonnes volontés. Nous nous sommes heureusement ressaisis. l'attaque ennemie nous a fait former bloc, notre unité a été le secret de l'efficacité de notre résistance. Employons dans la paix la méthode d'union qui nous a si bien réussi dans la guerre. Que toutes les intelligences, ijoe toutes les bonnes volontés, que toutes les énergies collaborent au bien de la nation. Nous sommes encore tout pantelants d'un affreux martyr ; nombreuses sont les plaies saignantes il guérir, innombrables sont les ruines à réédifier. Ne perdons plus notre temps en vaines diseussions, en stériles querelles. Que du haut au bas de l'échelle, une seule pensée nous guide ; l'amour de la Patrie, le devoir de la relever et de lui rendre au plus vite la place brillante qu'elle occupait par son activité au sein des nations.Conservons individuellement nos opinions philosophiques, respectons celles de nos compatriotes ; que la liberté soit grande et large dès qu'elle ne compromet point la sécurité et l'avenir du pays. Serrons-nous tous aux jours de l>on-heur et de'délivrance auprès de la bannière aux trois couleurs sans tache. Inscrivons en tête de tous nos travaux et mettons partout en pratique notre si belle devise nationale qui fut tout le secret de la Victoire : L'Union fait la force ! Albert Delmont. Carnet d'un fureteur dans l'armee L'occupation On sait que l'armé© belge va occuper les deux rives du Rhin depuis Aix-la-Chapelle jusqu'à la frontière hollandaise. Toute la navigation hollandaise vers le Rhin va être placée sous contrôle belge. Ceci nous permettra de «causer», documents à l'appui, avec nos bons voisins les Hollandais. On nous demande de divers côtés quelle sera la durée de cette occupation. On estime dans les milieux militaires qu'elle sera longue, et qu'il ne faudrait pas s'étonner outre- mesure qu'elle durât quelque dix ans. Ce n'est, en effet-, que lorsque les 'Allemands auront tout payé aux alliés que l'occupation du Rhin ces sera, et l'on sait si la note de la casse sera élevée ! Si les Allemands se plaignent, 011 les renverra à ce qu'ils ont fait en France en 1870. Ne nous ont-ils pas donné l'exemple ? L'autorité militaire prend dès maintenant les mesures nécessaires pour pouvoir substituer aux unités qui ont combattu les jeunes gens récemment enrôlés et qui ont encore rien fait. C'est bien le moins qu'ils relèvent les anciens, et qu'ils aillent à leur place monter la garde au Rhin. Ceux qui ont été au feu et ont dû, de ce chef, interrompre leur carrière vont donc pouvoir, au fur et à mesure de l'instruction des recrues nouvelles, reprendre leurs occupations ou leurs études et songer à leur avenir, l'n roulement régulier sera établi parmi les contingents nécessaires à l'occupation, de manière à en répartir le plus juste ment possible les charges entre les citoyens en Age d'être soldats. Les chevrons Les chevrons sont les traits qu'officiers et soldats portent sur la manche droite et sur la manche gauche. Les chevrons de gauche indiquent les campagnes ; ceux de droite, les blessures. Le chevron supérieur sur la manche gauche renseigne une année de campagne; les autres chevrons : six mois. Le .port de sept chevrons indique donc quatre années de pani-ci pat ion active à la guerre. attentats sur des sol'ats alliés Il n'était bruit parmi nos soldats, avant hier dimanche, que du meurtre en pays rhénan de plusieurs des nôtres par des habitants. Les journaux d'hier en donnaient les détails. Nous espérons que la répression sera excessive ment sévère pour enlever aux populations t boches toute envie de recommencer. 1 ne ! amende formidable aux communes sur .le ter- 1 ritoire desquelles s'est perpétré l'assassinat, i la prise d'otages, l'exécution sans délai des ; assassins et, si on ne les trouve pas, des re- 1 présailles sur toute la localité responsable, constituent les seules mesures susceptibles d'être | comprises par les cerveaux boches. Ils nous 1 ont appliqué ce régime pour des attentats sup- < posés, pour des coups de fusil tirés par eux : c'est bien le moins qu'on le leur applique pour 1 des faits patents d'assassinats, — non plus en état de guerre, — mais pendant l'armistice : ce qui constitue une circonstance particulière- > ment aggravante, l'n boche aie comprend raison que lorsqu'on lui fracasse le crâne ; c'est triste à constater pour les peuples civilisés, mais c'est comme oelà ! Le prix de la Victoire 11 paraîtrait qu'au bois d'Houthulst, dont la prise en quarante-huit heures constitue l'un des plus hauts faits d'armes de l;i valeureuse armée belge, nous perdîmes le tiers des effectifs engagés : un homme sur trois ! !... Ces infâmes boches nous eu ont-ils coûté en vies d'honnêtes gens pour les chasser de notre territoire 1 en villi Témoinage de .sympathie Le conseil municipal de Paris vient d'adresser ;i nos édiles communaux une dépêche contenant d'aimables vœux pour le relèvement d'Anvers et de chaleureuses félicitations à l'occasion de la délivrance. Le bourgmestre s'est empressé d'y répondre en télégraphiant la joie de la population d'Anvers de voir la France, affranchie, ainsi que son espoir qu'elle puisse à brève échéance se relever de ses ruines et que se perpétuent les vives sympathies unissant les Français aux Belges. Visite ministérielle ; | le ministre de l'intérieur. M. de Broqueville, | est incessamment attendu à Anvers : il vient ' conférer avec le bourgmestre au sujet des mesures à prendre pour la réception des réfugiés.Nos sénateurs Le sénateur Kooh vient d'arriver dans nos murs. Parti de Nice mardi dernier, il est arrivé hier à destination. On voit par là qu'il faudra encore quelque temps pour effectuer, comme par le passé, Nice-Paris en un jour. Nos députés Rencontré hier le député Pécher en tenue militaire; il avait fort bonne mine. Nos échevins Lundi prochain se trouvera à l'ordre du jour de la séance du conseil la démission de l'avocat Louis Franck dont le départ laissera d'unanimes regrets, et la disparition peu volontaire de M. Albrecht. Huit jours plus tard, Il sera procédé à la nomination des nouveaux '■devins. Les candidats sont : MM. Baelde et De Gueldre et MM. Steger et Soetens. Peut-on , donner des pronostics ! Attendons plutôt *le vote du conseil, car ces messieurs ont tous travaillé de leur mieux au bien d'Anvers. dans le monde consulaire Sir Cecil Hertslet, le sympathique consul | général d'Angleterre, qui fut obligé de nous | quitter quelques jours avant le bombardement, { «'■tait attendu ce matin dans notre métropole. I Son steamer, signalé hier après-midi par le pilotage, n'avait pu continuer sa route, les bouées des passes de l'Escaut n'ayant pas encore leurs feux allumés. Nous nous faisons l'interprète de toute la population anversoise ■ pour souhaiter la plus cordiale bienvenue à sir Cecil Hertslet, pour lui redire notre joie de le revoir et lui exprimer, à lui et à sa > grande et généreuse nation, toute notre estime i pour l'aide inappréciable qu'elle voulut bien j accorder immédiatment à notre juste cause, i C'est à l'Angleterre, à sa droiture, à sa gêné t rosit»', à son esprit chevaleresque, à son cou- j rage que nous devons la victoire. C'est elle j pii remplit sur mer la tâche la plus formidable qui y fut jamais accomplie; c'est elle qui fit le blocus de l'Allemagne ; c'est elle qui soutint flancièrement les pays alliés; c'est sa diplomatie-juste et. correcte qui souleva le monde entier contre .la violation lu plus flagrante du droit et de la justice. Le monde entier et tout particulièrement la nation belge n'oublieront jamais le rôle loyal, généreux, héroïque, tenu par l'empire britannique dans la plus injuste et la plus cruelle de toutes -les guerres, l ue reconnaissance impérissable ; et une gloire immortelle lui sont assurées. j M. TUCK SHERMAN Nous avons reçu de bonnes nouvelles de ! monsieur Tuck Sherman, le vice-consul d'A- ! mérique et de madame Sherman. doht les | amis à Anvers ne se comptent plus. I^e fils J le M. sherman, engagé volontaire bien avant a participation de l'Amérique,'fut grièvement ilessc à; la jambe et donna les plus vives uqùiétirides. 11 est aujourd'hui hors de dan fer. Il a dû subir dix-sept opérations, niais il ■onservera la jambe! Nous présentons a M. et J me Sherman nos vœux les plus ardents de irompt et entier rétablissement de leur cher ils. C'est à la grandiose nation américaine pie nos populations doivent d'être encore en 'if. Alors que l'Allemagne exécutait froide nent le plan préconçuvde les tuer par la àiiiu le froid et la misère, se réservant, couine ses journaux l'annonçaient cyniquement, le 'déporter ce qui resterait en Afrique, l'Amé-ique nous prit sous -son aile tutélaire ; elle nous nourrit, nous vêtit, nous réconforta de loutes les manières. On ne dira jamais assez pie sans elles les trois quarts de nos populations et de celles de la France eussent péri. Ne tardant guère à se lancer dans la guerre, près le torpillage insensé du Lusitania, véritable défi au monde "civilisé, elle se prépara un an par le travail formidable et unanime tle toute l'Amérique et elle porta le coup décisif en six mois ! Sans son aide puissante et grandiose, Dieu sait quand la guerre eût été terminée! L'intervention américaine sera relatée en lettres d'or dans les fastes de notre histoire et les générations des siècles à venir rediront ce que firent pour la Belgique et pour la France les champions américains du droit et du devoir. Monsieur Diedericli, le consul de la grande république, ne reviendra plus. Il est question, dij on, de la nomination de M. Tuck Sherman comme consul des deux Flandres avec résidence à Ostende. Nous ignorons le bien-fondé de ce bruit, et nous espérons encore revoir M sherman Comme consul à Anvers où toute la population lui réserverait, le plus chaleureux accueil. .e secours allimentaire et ia reprise du travail En vue.de favoriser la reprise du travail dans le pays, le Comité national a élaboré un règlement type pour l'organisation de bourse du travail et d'offices de renseignements. Ce règlement sera publié plus tard. Entre temps, il y a lieu de rappeler les caractères du secours alimentaire, et d'exposer les modifications qu'il devrait avoir pour repondre aux besoins de notre situation nouvelle. On sait pi'i! l'ut constitué le \ novembre 1917, par la fusion de cinq secours- établis successivement m fur et a mesure des nécessités. Le but en I n- de coordonner l'ancienne organisation, rie isst-oij sur des hasts nettement établies, et le 'iv, 1 pour ic-s secourus une situation plus ■<air.e. et plus conforme a leur dignité. Pai invies secours fusionnés par l'institution .1 : secours alimen.ta.ire, le plus important à tous égards éiait le secours-chômage, qui groupait les ouvriers de l'industrie et du commerce. Le but essentiel-'en était de venir en aide à la r'.as.-e ouvrière par une allocation remplacent partiellement -le salaire qui faisait défaut, il fallait suiitenir la classe ouvrière pour ne pas compromettre le relèvement de notre pays au lendemain de la guerre.Il fallait d'empêcher de sVxpalrier ou de ia -mettre 1 même de résister aux offres alléchantes de l'occupant. \u début, le Comité national s'était efforcé d'assurer, dans la plus large mesure possible, ! i 1 p i t !011 des chômeurs en accordant des subventions aux travaux communaux et eh ■ >1 ganisant des prestations de travail des secourus.D'autre part, l'institution du chômage partiel favorisait la continuation du travail. Mais, bientôt, l'autorité occupante adopta, a .-' une inlassable persévérance.» une politique criminelle : il s'agissait de créer le plus grand n juibre p sible de chômeurs, afin d'avoir de la innUi-d'O'Uvre à sa disposition, pour l'embauchage dans ses usines, d'abord, et, ensuite, P■ ar r.-ilèvement forcé. C'est pourquoi l'on vit interdictions sur l'interdictions restreindre a ; eu le cnamp.de l'activité industrielle; les • : : ;. ; 1. es furent empêchées se continuer leurs travaux de secours; bien plus, les cours d'instruction professionnelle qui venaient d'être organisés, à l'intervention du Comité national, furent interdits. En présence de cet ensemble de mesures, le ComUé national n'avait qu'une attitude à prendre; soutenir indirectement la résistan-re de la classe ouvrière. On sait à quel point* cette résistance- fut admirable. Le si . ourschômage et, après lui, le secours a'in enfla ire y aidèrent puissamment, en assurant au chômeur un minimum d'existence. Ai .si fut atteint le but que l'on s'était assigné. Mais il se conçoit que cette situation anormale ne peut durer, quand il s'agit, au contraire, de restaurer l'industrie nationale et ■ n f-iire en sorte, (pie chacun donne Joute son énergie à la patine reconquise. Tout d'abord, il faut poser en principe que le secours appelle une centre-valeur en travail, et que les comités locaux ou les commues sont ii d. , j t d'exiger du secouru une prestation utile, remunérée, d'ailleurs,à un taux cohvéna-\ i isi disparaîtra l'attrait d'une rente obie-:. • gratuitement a charge de la collectivité. i-_.:.... ■; • i';i rtie.l'e l'-'.i du- règlement du secours -alimentaire porte: -Est exclue du secours 111 • 11 r 1 -ouu.e. et avec elle son ménage. — nui refuse d'accepter un travail convenable approprie à -ses aptitudes pro<fes>ionnelles et aux conditions de salaires ordinaires. » Il faut que cette disposition soit désormais appliquée dans Toute sa rigueur et sans aucun délai. Le pl:oe:neut des ouvriers doit devenir le centre, le principal organisme du système. Il Pi ut que, par les bourses du travail et les offices le j-lacement, le marché du travail soit h -niuré et perfectionné, de manière que ; ut chômeur connaisse les demandes d'emploi . : (p tout patron connaisse les offres de servi.-es. Sans doute, des dispositions doivent être prises pour sauvegarder la dignité.et la v:i • r on - ionuelle de l'ouvrier. Les organes de placement devront veiller a ce que les e udi.iors du travail offert soient acceptables i e i : ■ i-es chômeurs, et, eu cas de conflit, les e : : n t e.-1 a t i. ■ u s devront être jugées par des coi-■ compétents composés de patrons et d'ouvriers. Il y aura lieu de tenir compte, en cette matière délicate, des règles établies par ! ;1 s 1- 'dations professionnelles. ou ne doit pas se dissimuler, cependant, « j 1 : e la reprise du travail ne pourra se faire rapi-ièment ni dans toutes les branches de l'industrie et du commerce à la fois. Elle n'aura lieu que graduellement et inégalement. I! n'est donc pas possible d'envisager la sup-pre si.-u pip e et simple d-u secours alimentaire . 111 jour au lendemain. Il continuera a se ju i i t i e r pendant une période transitoire. Mais, cette période écoulée, il doit disparaître. Hi.-ti . e doit donc être modifié au régime actuel jesqu'a nouvel ordre. Les comités provinciaux continueront à appliquer le règlement du secours alimentaire eu veillant spéciaIraient a ce (pie les dispositions relatives an refus de travail des secourus soient rigou-reu.-ement observées. Ils s'attacheront spé-eiakniient a !a création et au développement des bourses de travail qui, nous en sommes convaincu, sont de nature à contribuer puissamment au relèvement de notre pays. Un écho de la fête du roi Les Belges en exil à Londres y ont célébré, pour la dernière fois, le 15 novembre dernier, la fête du Roi. D'abord, il y a eu un Te Deum solennel a la cathedrale de Westminster ; le lendemain la - Ligue des patriotes » s'est réunie au Kingsway Hall. La séance était présidée par le comte Oscar Le Grelle, vice-président de la ligue. Dans l'assistance on remarquait, outre de nombreux soldats blessés, le comte de Jonglue d'Ardoye, aide-de-camp du roi ; le baron Gofftnet, ministre plénipotentiaire ; M. Pollet, consul général et Mme Pollet ; le sénateur et Mme Bergman ; le comte de Lalaing, etc. etc. M. Emile Wambach, directeur du conservatoire royal d'Anvers, exécuta aux grandes orgues la Brabançonne, ainsi que les chansons et airs nationaux harmonisés par M. A. De Greef. Cet hommage aux alliés accompli, M. Le Grelle prononça un discours qui fut fréquemment interrompu par les cris de Vive le roi, vive la reine, mm; la Belgique! Pendant que les assistants manifestèrent ainsi leur loyalisme, une multitude de drapelets vint s'abattre dans la salle. M. le baron Moucheur rendit alors un vibrant hommage à la dynastie, au gouvernement. et. spécialement au ministre Renkiifc, qui, par son initiative, réalisa des réformes hardies dans le régime des cultures. M. Denyn, directeur général au ministère des colonies, prit ensuite la parole. 11 s'attaqua au Kaiser et mit en parallèle avec cette sinistre figure, la grande et douce image d'Albert le Valeureux. L'orateur se souvint aussi de nos héros tombés au champ d'honneur, puis conspuant l'activisme, il déclare qu'il faut rendre justice aux Flamands. Son discours fut applaudi, comme celui de l'avocat Duchaine, qui parla ensuite. D'autres discours furent prononcés et M. Montbars déclama alors î'Empe-reur maudit et salut a la victoire. La fête prit fin par l'exécution aux orgues des chants nationaux.NOUVELLES ET RÉFLEXIONS les pourparlers de paix Le correspoi^ant parlementaire du Daily Express, après avoir démontré les inconvénients qui résulteraient dans l'opinion des milieux ministériels d'une prolongation des pourparlers de la paix, dit que la conférence de la paix hâtera la rédaction du traité de paix dans ses lignes générales. « Ce traité préliminaire sera signé aussitôt que possible, mais certaines dispositions seront prises pour constituer une police internationale chargée de veiller à son application. Des commissions internationales s'occuperont de détails dont le règkinent prendra un temps considérable. Ces organismes s'occuperont des questions d'une importance mondiale en dehors des conditions qui ne ■•concernent que les puissances associées et centrales. La science des hommes d'Etat du monde sera appelée afin de concevoir un arrangement par lequel une nouvelle guerre en- . tre nations pourra être évitée. Les questions fiscales et le contrôle des matières premières du monde entier devront entre autres, dans le nombre des problèmes difficiles, être discutés par ces commissions. Il est bien évident que la signature du traité de paix 11e pourra pas être retardée jusqu'à ce que toutes ces questions aient été réglées. conseil d'honneur Un conseil d'honneur sera créé dans différents ministères ; il sera chargé d'examiner le cas des fonctionnaires qui ont travaillé pendant l'occupation. Les ministres recevront rapport sur les enquêtes ouvertes. m. nelidoff M Nélidoff, ministre de Russie eu Belgique, st rentré a. Bruxelles à la demande du gouvernement belge. Il ne représente pas le gouvernement russe actuel, non reconnu par les Etats alliés. Il a été accrédité auprès du roi par M. Keren-ski, il y a deux ans. Il continuera les fonctions, afin qu'il n'y ait aucune interruption dans son mandat, jusqu'au moment où la tourmente révolutionnaire russe sera passée et 011 un gouvernement légal sera reconnu. nouveau pret americain Les Etats-Unis viennent de faire à la Belgique une nouvelle avance de fonds de quatre •ut cinquante millions, dont une partie doit servir au ravitaillement de la population belge t à l'amérioration du matériel industriel et roulant. le montenegro et la serbik On annonce que le parlement de Monténégro a destitué le- roi Xikifa et ses des?endants et a voté la réunion à la Serbie sous le sceptre du roi Pierre. l'investissement de l'allemagne Les Belges sont à Aix. Ils y appliquent exactement les mêmes procédés que messieurs les boches nous ont faits endurer pendant quatre ans. « Jusqu'à nouvel ordre, dit un décret militaire, il est défendu de circuler dans les rues entre sept heures du soir et cinq heures du matin, « heure belge ». Les cafés, les théâtres. etc. sont fermés. Tout transport de personnes ou de marchandises par voitures ou chariot est défendu. Les trams seuls circulent. Tout attroupement sera éventuellement dispersé par les armes. Le lr décembre au soir, les armes en possession de particuliers doivent être livrées. Des perquisitions seront faites de tout temps et partout. Quand ils rencontrent des officiers belges, les habitants doivent descendre du trottoir et saluer. Les journaux sont suspendus. Personne 11e peut entrer ni sortir d'Aix. Entre quatre heures et huit heures du soir, les parterres des maisons doivent être éclairés. Toute infraction à ces règles sera punie de mort. La ville a été frappée d'une amende. Dix Otages doivent se trouver en permanence à l'hôtel de ville. Au bout de vingt-quatre heures, ils sont remplacés par dix autres de leurs concitoyens.» De cette façon, messieurs les Allemands sauront ce que nous avons souffert pendant leur passage en Belgique.la conference de la paix Foch, Clémenceau, Orlando et Sonnino sont arrivés à Londres où ils ont été reçus avec de grandes démonstrations de joie. Us viennent a Londres pour fixer de commun accord avec le gouvernement anglais, les lignes principales de la procédure qui sera suivie à la conférence de la paix. en Afrique Le général von l.ettow Vorbeck s'est rendu avec trente officiers, 125 Européens, 1165 As-karits, 1516 porteurs, 482 porteurs locaux et portugais, 13 chefs indigènes, 1102 indigènes dont 283 hommes et 819 femmes. Les Allemands ont été conduits à Dar-es-Salaam d'où ils vont s'embarquer pour l'Europe. l'abdication de guillaume ii Le document que nous, avons publié hier he produit aucun effet en France. Les journaux estiment que la résolution de Guillaume II est insuffisante. Elle ne concerne que sa propre personne alors que l'abdication devrait englober toute la race des Hohenzollern. D'antre part, l'abdication ne délie pas Guillaume II de la responsabilité des rimes qui ont été commis. En Angleterre, 011 semble partager Feuilleton de l'ANVERS-BOURSE 12 1914-1918 . la guerre vue d'Anvers Annotations quotidiennes d'un habitant de la ville Troisième jour de ta guerre (SUITE) Signalons aussi que c'est le 5 août 1914 que j l'ambassadeur' allemand a quitté Londres pour retourner à Berlin. Aujourd'hui encore la rupture austro-russe I ^'accomplit, (/est le gouvernement aust.ro-hongrai* qui en prend l'initiative. E11 effet. ( par ' ordre de l'empereur François-Joseph, d'ambassadeur d'Autriche-Hongrie à Saint Péterbourg adresse au ministre des affaires étrangères dé Russie la note que voici : » D'ordre do son gouvernement, le soussigné, ambassadeur d'Autriche-Hongrie, a l'honneur de notifier à Son Excellence le ministre des affaires étrangères de Russie ce qui suit : » Vu l'attitude menaçante prise par la Rus » sie dans le conflit qui a surgi entre la monarchie austro-hongroise et la Serbie, et en » présence dn l'ait, qu'à la suite de ce conflit, » la Russie, d'après une communication du ca-» binet. do Berlin, a cru devoir ouvrir les hos-» titilés, contre l'Allemagne, et que celle ci se » trouve par conséquent en état de guerre avec » la dite puissance, l'Autriche-Hongrie se con-» sidère également comme en état de guerre j » avec la.. Russie. » Pour compléter la relation des événements j politiques de cette journée, ajoutons que le . prince Alexandre a ouvert la skouptcliina par un message où il rappelle que, pour éviter la guerre, la Serbie a fait tout ce que permettaient la dignité et l'honneur du pays. « Le gouvernement », dit le prince, « n'a encouru aucune responsabilité, ce qui est prouvé par le fait qu'il a convoqué la skouptcliina et a ajourné les élections législatives. » Le prince annonce que le tsar de Russie a donné l'assurance formelle qu'il aidera la Serbie, et que la cause ne trouve pas moins de sympathie en France et en Angleterre. « Le .crime de Sarajevo fuit, pris comme prétexte pour isoler la ; Serbie, » Le premier ministre M. Pachitch, lui, déclare de son côté que le crime de Sarajevo n'a été que le prétexte d'une guerre envisagée depuis longtemps par la monarchie dualiste, qui s'est toujours opposée au pan-serbisine, tandis que les aspirations nationales des autres pays, tels que la Roumanie, l'Allemagne et l'Italie, ne furent pas réprimées. Au point de vue militaire, l'événement saillant, tout au moins pour notre pays, est la première attaque des forts de Liège. Cette attaque a eu lieu cette nuit. Ce sont les forts du quadrilatère situé entre la Meuse, la Vesdre et la frontière allemande qui ont eu, lotit d'abord, l'attention de l'ennemi. L'attaque, a. été aussitôt suivie d'une heureuse contre-attaque. Les pertes de l'ennemi sont sérieuses : il laisse trois mille morts et dix-huit cents blessés sur le champ de bataille. Les Allemands n'en ont pas moins récidivé et prononcé plusieurs nouvelles attaques, toutes repoussées encore. Les troupes belges, bien que se trouvant devant des force.- deux fois plus nombreuses étaient pleines d'enthousiasme. Certains régiments sont retournés au' feu jusque trois fois. La cavalerie allemande évolue au nord de Liège, alors qu'un détachement d'infanterie ennemie essaye de passer la Meuse ; mais, ici, les Allemands sont gênés par le feu des forts. Entre les forts de Barchon et d'Eve-gnée, une compagnie d>u quatorzième régiment belge, avec une mitrailleuse, a tenu tète cette nuit, depuis une heure jusque cinq heures et demie, à un régiment allemand, et lui a pris un drapeau de bataillon et un étendard de régiment, sans compter deux mitrailleuses détruites. Des Allemands, qui ont réussi à s'avancer jusque près de l'enceinte du fort de Fléron, dirigent leur feu sur la commune de Bressoux, dont plusieurs maisons sont détruites ou incendiées. Il y a peut-être lieu de noter ici que la position fortifiée de Liège e>t une « tète de pont » composée de douze forts d'arrêt, dont le rôle consiste surtout. — les ponts de la Meuse une fois détruits, à empêcher le rétablissement des communications entre les deux rives. La ville de Liège, en dépit des forces qu.i l'entourent, est réputée «ville ouverte », parcequ'elle est dépourvue d'enceinte, et que, par conséquent, elle ne saurait résister à des assauts répétés sans qu'il soit sacrifié un trop grand nombre de ses défenseurs. Pourtant, le général Léman, grâce à la garnison mobile à sa disposition, a pu barrer jusqu'ici les intervalles des forts et empêcher les Aile mands de pénétrer dans la ville. Le rôle de la troisième division d'armée consistait, en effet, à couvrir la mobilisation et la concentration de notre armée. Os opérations n'étaient pas ter minées lorsque les Allemands envahirent notre territoire hier, mardi, dans la matinée. Il fallait donc «tenir» à tout prix pendant le temps nécessaire. On sait avec quel succès la troisième division a rempli le rôle difficile qui lui était assigné. Elle ne pouvait éterniser. — contre un ennemi quatre fois supérieur en nouibre, — une résistance qui devenait sans objet. C'est pourquoi le général Léman a fait passer le.> t roi mes de la garnison mobile sur la rive gauche avant île faire sauter les ponts qui mettaient en communication les deux rives-de la Meuse à l'intérieur de la ville. Signalons ici encore, eu ce qui concerne la ville de Liège, la proclamation publiée ce jour. par le bourgmestre, M. G. Kleyer : « Vu la lettre de .monsieur le gouverneur île la province, en date de ce jour, informant qu'un grand nombre d'automobilistes, motocyclistes suivent les troupes en campagne ; » Que cette opération est de nature a compromettre le secret des opérations militaires, i et qu'il est indispensable d'y porter remède j dans le plus bref délai possible; j » Porte a la connaissance, du public qu'à ! partir de* ce moment, il est interdit aux auto ' mobilistes, motocyclistes et cyclistes de suivre ; les troupes en campagne. —Le bourgmestre, (1. Kleyer, » La cavalerie allemande envahit également le nord de la province de Luxembourg jusque Bastogne et Marche; elle est refoulée par la gendarme rie. En France, les Allemands s'emparent <tè i Briev, ville située dans lé département de Meurthe-et-Moselle et chef lieu du district de ce nom. En Russie, les troupes allemandes prennent Kilbarteg, et les Russes se retirent vers l'est. La prise de cette localité a été payée très cher, i D'autre part, !a flotte allemande repousse, la • flotte russe dans la baie de Kronstadt, et occupe les îles d'Aaland. Le croiseur anglais Ami'Hion, après avoir coulé le mouilleur de mines Koxigin l.t'tsi:. à l'embouchure de la Tamise, touche une mine et coule à son tour. Quatrième jour de ia guerre S A \nvers. on ne songe qu'à la guerre, et la ; population à de la peine à recouvrer son calme. Des groupes de notabilités s'occupent a< j sidliment de mettre sur pied des organismes de circonstance. A Bruxelles aussi, l'activité est grande dans toutes les sphères. Ainsi, entre les diverses banques, il s'est formé un syndicat pour garantir à la Banque nationale de Belgique des opérations de prêts sur titres et sécurités que notre banque officielle a'décidé de faire dans une large mesure. Le capital de ce syndicat est fixé provisoirement à cent millions de francs; il pourra être augmenté par de nouvelles adhésions. Se trouvent à la tète de ce syndicat M. Jadot, gouverneur et un directeur de la Société générale ; M. <i. de Laveleye, président de la Banque de Bruxelles; M. P. Darisette, président de la Caisse générale d® reports; le baron Lambert, M. Philippson et le baron Empain. Outre les ban ques ou maisons qui précèdent, le consortium comprend la Banque de Paris et des Pays-Bas, la Banque internationale de Bruxelles, la Banque d'Outremer, le Crédit anversois' le Crédit général liégeois, MM. Cassel et C°, J. Matthieu, et fils, Josse Al lard, Nagelmackêrs. fils & Co. la Banque belge pour l'étranger, le Crédit général, de Belgique, l'Union du crédit de Bruxelles, la Société de dépôt et de crédit, le Comptoir d'escompte de Bruxelles. Après la ratification par son conseil général, la Caisse générale d'épargne se joindra aussi au groupe. Ce qui ne contribue pas à calmer l'émotion populaire dans le pays c-e sont les fausses nouvelles qui sont mises en circulation un peu partout. La plupart de ces nouvelles sont invraisemblables, et ne sont pas crues par les intellectuels, mais ia masse ne les dédaigne nullement, et les colporte avec une conviction dont la naï\ ité est pénible à constater. A Liège, ou l'on est exposé à subir en premier lieu les atteintes de la guerre, et où la nervosité du public est d'autant plus excitée, ce fléau des fausses nouvelles sévit encore plus qu'ailleurs. La crédulité du peuple y est outrageusement i exploitée par des inconscients ou des criminels j qui fout circuler des écrits ridiculement mensongers. L'autorité est obligée ici d'intervenir, et le bourgmestre de Liège, M. ii Kleyer, t'ait publier ce jour la proclamation que voici : « l^e Bourgmestre, Met ses concitoyens en garde contre le* faiis.-es nouvelles répandues 'ihms le public sous forme de feuilles polygraphiées ou écrite? a la machine et donnant de prétendus extraits de journaux étrangers. La propagation d>< fausses nouvelles peut exposer ceux qui le< répandent à de graves désagréments. — L« bourgmestre, G. Kleyer. » Nous avons déjà dit que les défenseurs d< la position de Liège ont tous, jusqu'ici, fai leur devoir de soldat eu véritables héros \ussi. bien, la bravoure et la ténacité dé ployées par notre armée de Liège commencen à attirer l'attention du monde. Les journau: français et anglais contiennent tous, aujourd'hui, des articles élogieux pour notre armée, et le tsar de Russie, pourtant très absorbé par la formidable guerre où il se trouve engagé lui-même, ne peut s'empêcher ;le charger son ministre à Bruxelles de porter ■m ministre de la guerre de Belgique ses félicitations pour la belle conduite de l'armée belge. L'empereur d'Allemagne, comme inquiet sur sa conduite, rédige ce jour une nouvelle proclamation justificative, qu'il adresse à son peuple. Voici ce que dit le Kaiser dans cette missive : Depuis la fondation de J'empire, aïeuls et moi, nous n'avons cessé de faire des efforts sincères en vue de maintenir la paix mondiale. Mais nos adversaires nous envient le réspltat,^ de notre travail. Toute inimitié, avouée ou secrète, d'orient ou d'occident, et d'outremer, nous l'avons supportée, conscients de notre responsabilité et de notre force. Aujourd'hui, toutefois, on. veut nous humilier. Nos ennemis exigent que nous restions les bras croisés alors (pie eux se préparent à un attentat perfide. fis prétendent ne pas tolérer que, mus par une fidélité décidée, nous prêtions assistance à notre alliée, qui lutte pour son prestige île grande nation, et dont l'abaissement serait suivi de la perte de notre puissance et de notre honneur. Les armes doivent donc décider. En pleine paix, nous sommes assaillis par l'ennemi. Donc, debout! \ux armes! Tout doute, toute hésitation serait une trahison à l'égard de la patrie II est question d'être 011 ne pas être iiour la patrie fondée par nos pères, comme pour notre puissance et pour l'esprit allemand. Nous nous défendrons jusqu'au dernier souffle de nos hommes et de nos chevaux. Nous soutiendrons cette lutte .même contre un monde d'ennemis. Jamais pays ne fut vaincu lorsqu'il fut uni. En avant, avec Dieu, qui sera avec nous, comme il l'était avec nos pères. — Willielm. » i (A suivae).

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Cet article est une édition du titre Anvers-bourse: journal financier paraissant tous les jours de bourse officielle appartenant à la catégorie Financieel-economische pers, parue à Anvers du 1889 au 1919.

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