Courier du Geer: organe hebdomadaire catholique de la province de Limbourg et du Pays de Liège

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s.n. 1914, 31 Janvrier. Courier du Geer: organe hebdomadaire catholique de la province de Limbourg et du Pays de Liège. Accès à 04 avril 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/251fj2bf1s/
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3e année, Samedi, 31 janver1914 N° 5 Courrier du Sesr Organe hebdomadaire catholique de la province de Limbourg et du pays de Liège «M IIBII1—M——— —■ ^ — I ■ ■ I II ■! !!!■ TM l HMI IH II —MIIM— H I ■■TI'fTI I" —~lil~ i1 ■ — DIRECTION ET RÉDACTION: Henry COLLÉE, Tongres. Abonnement : Belgique 3 fr. — Etranger 5 fr. Annonces la ligne : 0,15 fr. Réclames, réparations judiciaires et autres insertion» dans le corps d* journal : 1 fr. la ligne. Les annonces se payent par anticipation. Téléphan» On traite à forfait pour les annonces à long terme. N* 156 —-=^ Va droit ton Chemin. Ne te laisse distraire par aucun bruit, ni attarder par aucun sentiment étroit, ni arrêter par aucun obstacle. Va tout droit ! Autour de toi on dira : « Viens avec nous ! Pourquoi ne fais-tu pas plus" de concessions aux idées du jour ? Pourquoi n'es-tu pas plus opportuniste ? Pourquoi affirmer ainsi tes convictions ? Tu te portes préjudice. Nous ne sommes pas à une époque où il faut marcher en portant sur le front ce qu'on a dans le cœur !... » N'écoute pas ces mauvais conseillers. Va droit devant toi, drapeau flottant, et que l'on sache bien qui tu es ! D'autres te diront : « Tu n'es pas assez intransigeant, pas assez violent, pas assez brouillon. Pourquoi acceptes-tu tels collaborateurs? Pourquoi applau-dis-tu à telles initiatives ? Tu cherches la paix, tu veux conquérir... Non, il faut écraser, il faut briser ! » N'écoule pas : c'est la voix de ceux qui cherchent la satisfaction de leurs rancunes ou de leurs intérêts. Toi, tu veux le bien, va droit vers le bien !... Parfois en toi-meme,tu entendras une plainte. Tu seras las de marcher ainsi au milieu de continuelles difficultés. Tu souffrirar, car ton attitude franche te rendra encombrant ; on te critiquera ; on te laissera de côté ; peut-être même, ne pouvant réussir à te changer, te combattra-t-on à découvert !... Courage et confiance ! Dans ton isolement,tu peux te rendre ce témoignage que tu n'as pas abdiqué ton désir, et la voix de ta conscience adoucira l'amertume que tu rencontres dans la voix de tes ennemis. Sois prêt, du reste, à accepter, toutes les observations justifiées, tous les reproches fondés : qu'il n'y ait dans ton attitude aucune orgueilleuse ostentation, mais seulement la calme simplicité et l'inébranlable énergie d'un cœur loyal. Sois assez humble pour reconnaître tes défauts, et quand des voix autorisées signalent un faux pas, à rentrer aussitôt dans la voie droite. Alors tu verras, ton action sera féconde quoique obscure ; tu n'ambitionneras pas un poste de combat plus en vue ; mais sur le terrain qu'on te donnera à défricher, tu te dépenseras sans compter, et si, un jour, on vient t'y chercher pour une charge plus lourde ou un poste plus périlleux, tu pourras y aller sans crainte ; tu n'auras pas « en jambé sur la Providence » ; tu te seras préparé dans l'humilité à des œuvres plus grande, el, sans compromission, sans faiblesse, sans retour égoïste sur toi-même, tu iras encore, tout droit vers les nouveaux devoirs qui t'appellent. Un Milliard. On parle communément de milliards, de milliardaires. Nous ne croyons pas qu'il s'en trouve parmi nos lecteurs. Cependant, la vie est pleine d'imprévus, elle peut réserver un jour bien des surprises et qui sait, chers lecteurs, si, dans des temps ultérieurs, un vieil oncle d'Amérique milliardaire et monarque, ne vous instituera pas son légataire universel ! Jusqu'au jour d'aujourd'hui, vous ne vous êtes jamais imaginés que pareil bonheur fut réalisable et sans doute n'aurez-vous jamais calculé les dimensions que vous devriez donner à votre coffre-fort pour abriter confortablement cet héritage inattendu ? Vous ne vous représentez pas, chers lecteurs, combien cette somme d'un milliard est encombrante et combien de difficultés vous auriez à la transporter. 1 Je me suis amusé, un de ces soirs, à essayer de m'en rendre compte, non pas que je nourrisse secrètement des espoirs d'hériter de pareille aubaine, i mais simplement dans un but de curio-I sité ! j Mes constatations m'ont paru si intéressantes et si extraordinaires que je me suis pro :iis de vous en faire part : Je suppose que votre vieil oncle américain, et par conséquent bizarre, vous ai réservé la surprise de vous conserver cette somme en argent ; vous vous trouveriez en présence de cinq millions de kilogrammes. Pour l'emporter il vous faudrait, si vous employiez des hommes, cinquante mille porteurs, à supposer que chacun de ceux ci se charge de cent kilogrammes. Si vous préfériez véhiculer la somme par chemin de fer, le transport de votre milliard exigerait l'emploi de mille wagons à charge de cinq mille kilogrammes chacun. Si d'aventure, le regretté parent avait mobilisé toute sa fortune en or, elle pèserait trois cent vingt-deux mille cinq cent quatre vingts kilogrammes et sont transport nécessiterait les services de trois mille deux cent vingt cinq hommes. Enfin si vous trouviez cette fortune en billets de banque de mille francs, il y en aurait un million ; en billets de cent francs, le nombre serait de 10 millions de billets et le poids, si on admet que 1 billet pèse 1 gramme 15 centigrammes, atteindrait le chiffre fantastique de onze mille cinq cents kilogrammes.Plus de mille kilos de billets de banque, cela n'est pas banal du tout ! ! Et si poussant l'originalité encore plus loin, le cher testataire vous laissait sa fortune sous forme de biblothèque, celle-ci comprendrait deux mille volumes de ci^q. cents pages, chacune de ces dernières étant 1 billet de mille francs ; ou bien, vingt mille volumes de même grosseur si chaque feuillet était un billet de cent francs. Pour transporter un milliard en billet de mille francs, il faudrait dix-huit hommes ; en billets de cent francs, cent quinze hommes ! On voit d'ici le cruel embarras dans lequel nous plongerait l'obligation de transporter tout cet argent. Eh bien ! si grandes que soient les difficultés, je suis persuadé, tant le monde renferme d'héroïsme et d'abnégation, que l'on trouverait sans peine des gens capables d'affronter courageusement ce péril et de prendre sur leurs épaules la lourde charge du milliard ! Peut-être y a-t-il de ces héros parmi nos lecteurs ! A ceux-là, je souhaite qu'un « vieil oncle américain » un milliardaire leur laisse un jour l'entièreté de sa fortune. En seront-ils plus heureux ! Je le souhaite,mais je n'ose y croire ! Cinéis. AU BAL. Depuis quelque temps,loul semble conspirer contre les bals. D'abord, ! l'excès de faste auquel se sont cru obligées beaucoup de leurs organisa atricesa découragé les maîtressesde maison moins fortunées.A force d'ingéniosité, on semble avoir épuisé aussi l'invention, où ils se retrempaient : bals blancs, bals roses, bals de têtes, bals costumés, bals Empire, nous connaissons tout. Pour changer, on les a tranformés en « sauteries», en «tours de valse». La formule * on dansera », s'est substituée sur les vélins d'invitation au mot « bal », qui, de nos jours, paraît avec juste raison une emphase. De la nuit, on les a reportés à la fin du jour. Les matinées dansantes, les thés dansants ont rompu avec les longues séances nocturnes de jadis, qui ne commençaient qu'à dix heures le soir pour se terminer au lever de l'aurore. Un troisième malheur est intervenu : la désaffection des jeunes gens. L'abus des sports, une tournure abstraite de l'esprit moderne entraîne volontiers vers les spéculations scientifiques, exclusives des distractions mondaines, on ne sait quel snobisme aussi dédaigneux des grâces el des ris, veut désormais que les invités de 18 à 25 ans se tiennent dans les embrasures de portes, à moins qu'ils somnolent au fumoir ou passent leur temps à la salle de jeu. Il font le désespoir des maîtresses de maison : Messieurs, je vous en prie, il y a là vingt jeunes filles qui ne dansent ; un peu de galanterie el de dévouement, voyons ! Supplications vaines trop souvent. Beaucoup de femmes ont fini par y renoncer. Si cela continue, dans dix ans, les bals seront morts partout. Les salons joueront du Beethoven ou donneront des conférences. Quatrième et dernier achoppement : l'instruction des danses exotiques contre lesquelles se sont rebiffées les mamans sages. Mattchiche, pas de l'ours, cake-walk, tango, maxixo, très moutarde, la cocasserie déhanchée a voulu détrôner l'estétique ancienne. Peut-être l'indignation eût-elle été moindre à une époque moins affinée, car, au souvenir que les veilles gens ont pu garder de la façon burlesque dont se dansaient autrefois le quadrille simple,le quadrille des lanciers pour ne citer queces(deux exemples), nous n'avons peut-êtrepas tant ajouté àcertanis ridicules qu'on veut le faire croire. Mais enfin, il est certain que la licence menaçait et que dans telles et telles familles très circonspectes, l'émotion est en train de déterminer l'abstention pure et simple, Au total, on doit regretter qu'un pareil concours d'éléments se dresse contre ces réunions qui ont constitué pendant très longtemps le véritable organisme de la sociabilité, à partir d'une certaine altitude. Né des 1385 à la Cour de France, propagé en Italie où les cardinaux y participaient volontiers, où les pères du Concile de Trente pe dédaignaient point d'en organiser, multiplié sous le galant Henri IV, magnifié sous Louis XIV, répandu du haut en bas de la société durant le dix-huitième siècle, le bal est irremplaçable au triple point de vue de l'éducation mondaine, des échanges familiaux et très souvent de la charité. m n'est point de terrain où les sexes se maintiennent plus nécessairement en contact avec l'esprit des belles manières, de la politesse galante faute de quoi nous nous apercevons déjà à de tristes symptômes que l'homme tourne facilement au mufle vis-à-vis de la femme : consta-tion que tout le monde peut faire dans la plupart des lieux publics. Il sert admirablement les avances discrètes entre jeunes gens el jeunes filles, sous la surveillance attentive des mamans elles-mêmes,et dans des formes de délicatesse, de tact imprescriptible, de sécurité réciproque, permettant les manœuvres les plus subtiles sans qu'il s'ensuivç de compromission. On sait du reste que le bal est la grande école du mariage. A un titre tout différent,nous avons aussi parlé de son objet fréquemment charitable. Touf au moins ap-porte-t-il à l'industrie, au commerce et conséquemment à tant de travailleurs modestes qui en vivent une obole que, rien qu'à Paris, les chambres syndicales estiment dépasser chaque année 10 millions de francs. On peut très bien l'émonder sans le tuer. Quelques esprits avisés tendent à lui rendre un peu du délicieux archaïsme par quoi on le guérira de certains excès récents. Le menuet, la gavotte, le passe-pied, danses de grâce suprême, reprennent place entre la vieille valse allemande et le boston. L'essentiel est de ne pas conclure du particulier au général et de ne pas tomber dans l'erreur grave qui consisterait à tuer le hal sous un discrédit qu'il ne mérite pas. Henry BORGÈZE. UN HOMME OÎTAT MODESTE- M. Taft, qui chaque jour se promettait de suivre un régime sévère pour lutter contre son obésité, se laissait entraîner par son appétit — et avouait manger à lui seul autant que quatre hommes. Le nouveau président des Etats-Unis, M. Wo-drow, observe une tempérance d'une rigueur un peu excessive. C'est ainsi que l'alcool ne parait jamais sur ta table sous quelque forme que ce soit. On ne boit que de l'eau dans sa famille... Il ne fume pas personnellement, mais consent à acheter des cigares quand il reçoit des amis. Au contraire, les exercices physiques ont toute son approbation. Au temps où il faisait des éludes, il avait une vraie passion pour les sports athlétiques. Les longues excursion à bicyclette, étaient sa dis'raction favorite. Depuis quelque temps il préfère le golf Lorsqu'il était professeur à l'Université de Princeton, il se livrait avec ardeur à ce jeu chaque fois qu'il pouvait dérober quelques instants à ses travaux. Wodrow Wilson, qui descend de vieilles familles irlandaises el écossaises, a conse vé par hérédité la gaieté naturelle propre aux montagnards des « Hiah-Lands » et aux fils de la verte Erin Optimiste, il a une tendance à voir toujours les choses et les événements sous leur côté le plus amusant. Pour se délasser de ses travaux, il donne libre carrière à sa belle humeur. Suivant sa propre expression « un homme d'Etat ne doit pas avoir la sagesse silencieuse d'un hibou et la

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