De klok uit België = La cloche de Belgique

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s.n. 1917, 15 Avril. De klok uit België = La cloche de Belgique. Accès à 16 avril 2021, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/1r6n010m6t/
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LA Cloche de Belgique Supplément spécial hebdomadaire du „Courrier de la Meuse" REDACTION et ADMINISTRATION: Kapoenstraat 14=16. ABONNEMENT: HOLLANDE, fl. 1.— par trimestre; ETRANGER, fl. 1.2S la peur de reniant Les dangers que la diminution de la* natalité font courir aux familles comme aux nations, ont été mis particulièrement en lumière par la crise que traverse l'Europe. Dans les pays éprouvés par la guerre, des hommes qui avaient lutté en faveur de la "plus petite famille,,, revenus de leurs erreurs, ont compris, si non encore l'immoralité, tout au moins la nocivité de leur propagande. Tous n'ont pas eu le courage, malheureusement, de renier leur passé et il s'en trouve encore qui même alors que leur Patrie appauvrie en existences, réclame de chacun l'accomplissement de tout son devoir, persistent à cheminer dans les sentes qui mènent aux abîmes. Les témoins du drame ne sont d'ailleurs pas mieux avisés. Nous avons sous les yeux une petite feuille néerlandaise qui se félicite des résultats obtenus dans ce pays par sa propagande en faveur du "nouveau Malthusianisme,, et qui ne craint pas de s'intituler : "La Famille heureuse,,. De tout temps, les plus grandes leçons de l'histoire ont été méconnues. Elles le seront aussi chez nous, ne nous le dissimulons pas, lorsque la rafale apaisée, et la vie ayant repris son cours habituel, des apôtres de la vie dite facile lèveront de nouveau l'étendard de la révolte contre les exigences nécessaires et bienfaisantes de la morale chrétienne. Contre ceux-là il faut armer ia nation. A ces ennemis de l'intérieur, il faut répliquer par une doctrine sûre et faire appel à la fois aux âmes qui ont la conscience de leurs devoirs et à celles moins élevées qui, dans leurs décisions, font la part de l'intérêt. C'est d'autant plus aisé en l'occu-rence que le devoir et l'intérêt s'allient ici parfaitement et avancent côte à côte sur le chemin de l'honneur. * * * C'est un précepte divin que celui qui impose le respect de la vie. Sauf le cas de légitime défense qui se rencontre dans une guerre juste, nul n'a le droit d'attenter à la vie d'autrui. Quel que soit le mot dont on l'étiquette, la forme sous laquelle on le présente, l'acte qui consiste à supprimer la vie ou à en empêcher Téclo-sion, est un crime. Comme tel il porte en soi sa sentence. L'homme qui le commet, la société qui le permet sont également coupables ; tôt ou tard, l'un et l'autre en seront victimes. Je le sais, les objections que l'on fait à ce précepte qui n'en tolère pas, sont nombreuses. Aucune ne résiste à l'épreuve de l'expérience, les statistiques et les faits sont là. Pour ceux qui répugnent à leur examen, la seule observation de l'existence quotidienne démontre que la santé, la tranquiiité, la joie de vivre sont loin d'être le propre des ménages sans enfants. C'est bien le contraire qu'accuse le spectacle de la vie réelle. L'égoïsme et le désir des jouissances qui vident les foyers sont les ennemis nés de la joie véritable; ils révèlent un terrible mal moral et engendrent souvent de cruelles détresses physiques. Mais si la question de la natalité est vitale pour les individus et les familles, que dire de son influence sur les destinées de la Patrie. N'est-ce pas au taux élevé de sa natalité, à son rapide accroissement de population que l'Allemagne a dû les victoires rapides du début de cette terrible guerre !.. Songe-1-on à la force que représenterait cet élément -dans le choc des peuples s'il eut été mis au service d'une cause défendable ?.. Et quand demain, les nations exangues devront se relever, quelles sont celles qui graviront le plus rapidement !a pente ?... Sont-ce celles qui se déclareront incapables de combler les vides faits par la guerre; celles au sein desquelles on tolérera la propagation des doctrines de mort ?... Par contre, quel avenir n'est pas réservé aux peuples qui, protégeant la vie par des lois sociales bien faites, la défendant par des mesures pénales rigoureuses et, avant tout, la promouvant par l'action de la puissance qui, dans ce domaine comme en tant d'autres, s'est affirmée la seule efficace : la pratique religieuse, disposeront d'une surabondance de forces physiques et de vigueur morale et, par le fait même, de moyens irrésistibles et bienfaisants d'expansion. A ces peuples appartiendront en propre leur pays d'abord que l'étranger n'usurpera pas et qu'ils feront grand et beau, parce qu'avec les richesses, les vertus s'y développeront ; les terres nouvelles ensuite qui sont comme le prolongement nécessaire de la Patrie et qui n'attendent pour livrer les secrets de leurs admirables ressources que des hommes probes, généreux, actifs. Ceux-ci ne se trouvent pas dans les foyers que l'égoïsme a parcimonieusement limité, ils abondent là où l'exemple du devoir a été lui-même la raison d'être du travail. Gérard. LA FETE DE PAQUES f chez nos amis les Russes —o— l Les Français qui se rendent à Pe-trograde, par chemin de fer, descen-! dent ordinairement à la gare de Varsovie, située au sud de la ville. Leur première pensée est une impres-: sion d'immensité. Londres, la ville la ; plus peuplée, la plus commerçante du [ monde, est plus étendue ; cependant i quand nous l'avons visitée, elle nous a paru moins grande que Petrograde, i car la vie y est plus agitée, plus fié-, vreuse ; ici, au contraire, tout se fait i dans le plus grand calme ; les habitants s'avancent avec une gravité qui t inspire le respect. î Petrograde, fondée en 1703 par î Pierre le Grand, qui voulait rappro-, cher sa capitale de la mer et du com-; merce de l'Europe septentrionale, dé-. veloppe ses larges rues et ses vastes î places sur les deux rives de la Néva, ; qui se jette dans le golfe de Finlande t à Cronstadt, avant-port de la grande i cité russe. Le fleuve se divise en plu-; sieurs bras reliés entre eux par des î canaux, ce qui fait donner quelquefois à la ville le nom de "Venise du Nord„. Au centre, Petrograde est traversée en ligne droite, sur une longueur de près de cinq kilomètres, par la Perspective Newski, dont la chaussée est bordée de superbes édifices. Nous nous contenterons d'y visiter deux églises : Notre-Dame de Kasan et St-Alexandre.Notre-Dame de Kazan, située au commencement de la Perspective, près du palais de l'amirauté, fait songer à Saint-Pierre de Rome. Une double colonnade, qui rappelle celle de la place du Vatican, conduit à la grande porte que garde de chaque côte une statue de bronze ; une coupole assez élancée domine tout l'édifice. Dès qu'on pénètre dans l'intérieur, on demeure saisi d'émotion devant tant de richesses accumulées. Mais ce qui frappe avant tout les regards, c'est l'iconostase en argent massif: on désigne sous ce nom une sorte de grand écran à trais portes, couvert d'images de la Vierge et des saints, derrière lequel le prêtre russe fait la consécration. Les Russes ont en grande vénération l'image de la Madone, qui, apportée de Razan à Moscou, à la fin du XVe siècle par Ivan IV le Terrible, fut ensuite transportée par Pierre le Grand à Petrograde. Eile porte une couronne de diamants les plus précieux, et son cadre est éblouissant de pierreries taillées, de rubis, de topazes et de ciselures d'or. Mais, poursuivons notre route, et à l'autre extrémité de la Perspective Newski, pénétrons dans la cathédrale de Saint-Alexandre, patron de la Russie, pour y assister à la fête de Pâques. C'est la grande fête des Russes. Ils la célèbrent douze jours après la nôtre car ils n'ont pas adopté le calendrier grégorien. Ils la commencent par la messe de minuit, qu'iis n'ont pas à Noël. La cérémonie s'ouvre par une procession. L'archiprêtre et ses assistants quijtent l'autel en portant l'un une croix, l'autre une grande icône, le troisième le livre des Evangiles... Les notables suivent, el tous sortent de l'église dont ils font trois fois le tour en chantant "le Christ est ressuscité». Ils rentrent ensuite dans l'église, oû les chantres et les fidèles alternent les mêmes paroles, jusqu'à ce que le clergé soit arrivé à l'autel. Après la récitation de longues prières et de litanies, l'officiant descend de l'autel : tous s'avancent vers lui ; il embrasse trois fois chacun des assistants en disant : "Le Christ est ressuscité,,, et on lui répond : "Oui, vraiment ressuscité !„ Ensuite commence la messe. C'est alors qu'on entend de la belle musique. "Tout à fait étonnants ces chœurs de la chapelle russe„, qu'aucun instru ment, pas même un orgue, n'accompagne, où personne ne bat la mesure, et où, par dessous les voix d'hommes et d'enfants, vibrent gravement, avec des sonorités de pédales, les notes profondes et prolongées des basses tailles : où, enfin, de cet ensemble original, résulte une musique suppliante et rêveuse qui remue autant qu'elle étonne„. (*) La cathédrale Saint-Alexandre,comme toutes les églises russes, n'a ni bancs ni chaises; les fidèles, debout ou à genoux, renouvellent souvent leurs signes de croix, leurs inclinations profondes aux icônes, leurs génuflexions, leurs prostations. Les cérémonies elles-mêmes sont des plus imposantes. Les officiants nombreux, graves, les bras ballants, avec de longues barbes et de longs cheveux, sont pleins de dignité, de majesté : ils en imposent. Un diacre va et vient, l'encensoir à la main, brûlant des parfums devant les icônes. Pendant l'office, on encense les fidèles à trois ou quatre reprises. Par les portes entr'ouvertes de l'iconostase, on aperçoit, au fond du chœur, le célébrant drapé dans une chape et entouré d'officiants. Plusieurs fois, les portes dorées se rouvrent et se ferment jusqu'à ce qu'arrive le moment de la communion qui est donnée sous les deux espèces. Enfin, la "chapelle russe,, entonne le long récitatif de la "Prière pour le tsar„. L'office terminé, les assistants s'embrassent trois fois selon le rite dont nous avons parlé plus haut. A l'occasion de la fête de Pâques, de copieux repas sont servis dans toutes les familles. Le maître de la maison, si haut soit-il, embrasse chacun des convives, jusqu'au dernier de ses serviteurs, en disant: "Le Christ est ressuscité,,, et tous répondent avec un accent de foi profonde. "Oui, vraiment ressuscité !„ Pour compléter ce que nous avons à dire de la fête de Pâques en Russie, il faudrait ajouter ce qui se passe à Moscou, l'ancienne résidence des tsars, la veille de la grande solennité pascale. Il faudrait entendre l'harmonieux bourdonnement des deux mille cloches qui p/ennent à l'envi leur envolée, dès que des hauteurs du Kremlin, la cloche de l'Assomption (2), qui pèse 64.000 kilos (3), a donné le signal qu'elles attendent. Toutes les tours des splendides églises du Kremlin sont illuminées à giorno ; à l'intérieur, les dorures scintillent sous lts feux des lampes et des lustres : le spectacle féérique et saisissant est d'une incomparable beauté ! Moscou et Rome ! Ces deux capitales religieuses se ressemblent par l'harmonie de leurs nombreuses cloches, par la magnificence de leurs belles églises. Ah ! puissent-elles après cette horrible guerre qui sera suivie, nous l'espérons tous, d'une triomphale résurrection, d'une Pâque nationale pour les deux peuples amis, puissent-elles se ressembler encore d'avantage dans l'harmonie des mêmes croyances, dans l'unité de la même foi. (1) Docteur James Condamin. "Chez nos amis de Russie,. (2) C'est dans cette cathédrale de l'Assomption, qui renfe-me l'image si populaire de Notre-Dame de Vladimir, que sont couronnés les monarques russes. (3) On ne sonne plus à Moscou, la "Reine des Cloches» "Tsar kolckol„ qui a près de sept mètres de hauteur et pèse 144.000 kgs. Brisée et réparée plusieurs fois, et encore brisée, elle est posée sur un socle de granit, aux pieds de la tour d'Ivan. La "Savoyarde,, de Montmartre, "ex-voto de la Savoie au Sacré-Cœur,,, la plus grosse cloche de France, pèse 16.000 kilos. Le bourdon de Sens, 15.000 kilos. Le bourdon i de N.-D. de Paris, 12.500 kilos. Dimanche 15 Avril 1917. iK Année N» 3

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Cet article est une édition du titre De klok uit België = La cloche de Belgique appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Maastricht du 1917 au 1918.

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