De klok uit België = La cloche de Belgique

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01 avril 1917
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La Cloche de Belqique Supplément spécial hebdomadaire du ^Courrier de la Meuse" REDACTION et ADMINISTRATION: Kapoenstraat 14=16. ABONNEMENT: HOLLANDE, fl. 1.— par trimestre; ETRANGER, fi. 1.25 Aux Lecteurs, La Cloche de Belgique paraît aujourd'hui pour la première fois. Puis-se-t-elle bientôt sonner à toute volée pour annoncer à nos chers exilés la délivrance et le retour. En attendant, chaque dimanche, elle retentira... Dans l'autrefois, heureux, absorbés dans les mille préoccupations quotidiennes, nous étions enclins à oublier et à négliger les graves obligations qui nous incombent comme chrétiens et comme citoyens... Aussi, il était bon que chaque semaine, la grande voix du coin de terre sur lequel nous étions appelés à vivre, se fit entendre et parla à nos âmes. Cette voix nous ravissait et nous subjugait. A son appel, chacun quittait son foyer et s'en allait rendre à l'Eternel, de qui il tient toutes choses, ses hommages et ses adorations. A son appel aussi, le cœur du citoyen quelles que fussent d'ailleurs ses pratiques religieuses, battait plus fort ce jour-là, car la cloche rappelait aux hommes qu'ils ne sont pas seuls ici bas, qu'ils ont une famille, un village, une Patrie et qu'envers la famille, le village, la Patrie, des devoirs s'imposent. Voix de l'Eglise, la cloche priait et élevait. Voix de la Patrie, elle chantait ses joies, pleurait ses deuils, prévenait sa vigilance. Un jour même, elle appela plus fort que d'habitude et depuis lors, on dit qu'elle s'est tue... Nous voulons en faire revivre les échos dans le cœur de chacun de nos compatriotes. Nous voulons que chaque dimanche, retentisse pour eux une cloche du pays et que, par elle, des voix amies leur parlent du foyer absent, de ses souffrances, de ses joies et surtout des graves devoirs que nous dicte l'heure présente. Comme la cloche de la paroisse, La Cloche de Belgique sera de métal pur; comme elle, elle veut ne rendre qu'un seul son: la vérité; comme elle, elle veut parler d'amour et de charité, dire les joies de la Patrie, ses deuils et ses espoirs ; comme elle, surtout, elle veut préparer chacun à chanter dignement Yalleluia triomphal au jour de la résurrection dans une Belgique libre rendue à son Roi et à ses enfants, tous fidèles à Dieu. L'autorité La guerre actuelle a mis en évidence deux des grands maux qui minait la société : la crise de l'autorité et la peur de l'enfant. Toutes les nations en lutte n'en ressentent pas également les conséquences parce que toutes n'en souffraient pas au même point. Partout cependant, les patriotes éclairés les dénoncent, d'aucuns en cherchent le remède. D'aucuns, mais pas tous, car beaucoup l'on découvert. Ils savent ceux-ci que le mal a sa source dans un certain mépris systématique des institutions établies, dans la recherche sans frein d'une vie plus facile et plus agréable, dans un usage de la liberté confinant à la licence, dans l'horreur qu'inspire la discipline de l'existence organisée telle que doit l'être la vie du corps social, et pour tout dire en un mot: dans le rejet des préceptes du Décalogue. L'autorité, par exemple, dont beaucoup en croient l'exercice facile et agréable, imposent à ceux qui la détiennent une discipline rigoureuse et d'autant plus prompte à se relâcher qu'aucune pénalité n'en sanctionne les infractions. Aussi, la meilleure et d'ailleurs la seule règle de l'autorité, c'est le sentiment du devoir. L'autorité en impose et de grands envers ceux sur i qui elle s'exerce. Malheureusement, trop souvent, elle est recherchée pour ; les avantages qu'elle procure et la jouissance de ceux-ci, fait oublier et , négliger ceux-là. On a vu trop souvent des positions ! élevées occupées par des hommes qui 1 n'avaient aucune compétence spéciale, . pour l'exercice de la part d'autorité . que leurs fonctions comportaient ; d'autres qui manifestaient un tel mé-\ pris du sentiment de la responsabilité, 5 qu'on eut pu croire qu'ils n'avaient ; qu'une notion limitée de leur? devoirs, i D'autre part, on a vu et on voit encore des hommes et des groupes t d'hommes qui ne supportent qu'en murmurant une autorité nécessaire et , bienfaisante tout au moins dans son , essence et dans ses buts et qu'il suf-î firait parfois d'éclairer ou d'aider pour .. lui faire produire des fruits merveil-s leux. Au lieu de cela, on la critique s de parti pris, on la combat ou on en î exploite les errements dans des buts î souvent inavoués et auxquels l'intérêt i supérieur et le bien-être de toute la société sont étrangers. Aussi, si l'on s comprend les légitimes sursauts de s colère que provoquent les abus du pouvoir, on ne peut que déplorer le manque de respect, voire le mépris j manifestés dans certains milieux envers l'autorité. Chez ceux qui en détiennent une ' parcelle quelconque, comme chez ceux ^ sur qui elle s'exerce, le mal provient de la même cause : méconnaissance £ du sentiment du devoir. r Le remède ? e Nous pourrions répondre à cette question comme le fit M. Francis James, à l'enquête de M. Sébastien Faure, sur la meilleure manière d'amener le monde à une paix sans fin, mais le moyen indiqué par l'écrivain encore qu'excellent et, nous en sommes convaincus, pleinemeut efficace ne serait pas suivi par la grande masse. § Entendra-t-elle mieux les enseignements qui ont subi l'épreuve de la crise terrible que traverse le monde? s Et par dessus tout, la voix des chefs e autorisés des armées qui leur disent s que la notion du devoir doit inspirer n celui qui commande au point que ceux s qu'il a sous ses ordres soient convain-t. eus qu'ils n'ont qu'à obéir ?... Tout a tient dans ce précepte, vieux comme - le monde : faire son devoir, le faire s surtout et d'autant mieux que son ac-s complissement intéresse un plus grand e nombre de nos semblables. Chacun d'entre nous, d'ailleurs, peut beaucoup dans ce domaine. Chacun n'est-il pas chef dans un milieu et sur un théâtre qui, pour n'être pas vastes, n'en sont pas moins d'une importance primordiale puisque les fonctions d'époux et de père — c'est d'elles qu'il s'agit — ont en vue de former des hommes, de les éduquer, de façonner leur âme... "La famille, lisons-nous dans une „belle page de Mgr Collïard, est la «cellule primordiale qui, en s'élargia-„sant et en se développant, donne «naissance à toutes les sociétés humaines. Si l'autorité est respectée „dans la famille, elle le sera aussi „dans la société civile. Si l'anarchie i «règne au foyer, si cenx qui doivent «y tenir le sceptre ne savent pas commander, si ceux qui doivent obéir ne «reconnaissent aucun pouvoir au-des-i «sus d'eux, la famille et l'Etat mar-, «cheront vers leur ruine. Nous n'au-: «ront plus alors qu'une juxtaposition ; «d'êtres, vivant les uns à côté des «autres, retenus par la force ou le , «besoin, mais sans souci des liens t «q ie Dieu a placés entre eux; nous «aurons des troupeaux d'hommes mîis t «non plus des sociétés humaines.» Restaurons donc l'autorité dans la famille c'est à-dire dans le chef de l'époux et du père. Inspirons à ce dernier le sentiment des grands devoirs afférents à une charge si lourde et si honorable lui conférée par la nature, c'est-à-dire par Dieu lui-même. Astreignons les enfants à l'obéissance, aimons-les moins pour nous que pour eux-mêmes, c'est-à-dire pour assurer la réalisation de leur destinée ; inspirons l ur une confiance très grande dans notre autorité. C'est encore le meilleur gage que, devenu homme, ils sauront la respecter et en faire bon usage à leur tour dans les domaines où ils seront appelés à l'exercer. 5 Gérald. a j A mon fils... i Le capitaine R — e bataillon de chasseurs Secteur 110 Mon cher enfant, r Tes trois soeurs écrivent en ce rao-; ment à leurs neuf filleuls de guerre. I Ton papa est allé chercher les ' guêtres et les lampes à alcool que tu réclames pour tes hommes Tu les • gâtes, tes chasseurs! Et comme tu as raison !.... Le tout partira ce soir. Moi je t'écris dans cette chambre ^ que tu connais si bien à ce bu- • reau où je t'ai appris à lire sous • les yeux de tous les nôtres Jamais je ne me suis sentie autant r ta mère qu'en ce moment, où mon c coeur et ma pensée vont vers ton " coeur à toi, mon cher petit, et vers ' ta pensée.... i X X a Je t'écris pour te rappeler tes Pâ-1 ques Je suis convaincue que tu n'en as pas besoin de ce rappel.... que peut-être même tu seras peine de cette lettre.... Que veux-tu!.... Est-ce oubli de ta part ou bien es-tu trop occupé.... mais j'ai remarqué, que cette année, tu ne m'en parles pas.... Quand on est mère, on a peur toujours.... peur pour le corps.... peur surtout pour l'âme. Ton corps.... oh! que Dieu l'épargne !.... qu'il, le ramène à ma tendresse.... Si un malheur arrivait, mon coeur serait broyé, mes yeux seraient pleins de larmes, mais aussi de tant de fierté !.... Mais ton âme! si elle venait à' mourir à la lumière, quelle douleur serait comparable à ma douleur ! X X Donc je m'inquiète à tort.... je t'en demande pardon.... Tu les fais tes Pâques ? Et tu les fais parce que ton regard reste clair.... parce que la îemme mauvaise, la tueuse d'idéal, la voleuse d'enfant, n'a pas passé dans ta vie, et que tu te gardes digne de l'autre.... de celle que peut-être déjà tu as choisie en le secret de ton coeur. Tu les fais, parce que nos croyances de famille ne sont pas à la merci d'une blague de tranchée. Tu les fais parce que tu es officier, c'est-à-dire l'homme regardé... l'homme des responsabilités. Il me semble à moi que si j'avais l'honneur d'être officier, je sentirais toujours sur mes actes les yeux de tous mes hommes.... je lirais en eux, comme en un livre grand ouvert, l'effet de mon exemple. — Les Pâques? ça n'existe pas! Regarde donc le capitaine!.... En voilà un qui n'a pas l'air de s'en faire Et il a de l'instruction !.... Et il a été élevé dans un collège tout ce qu'il y a de mieux!... — Les Pâques.... ? Oh ! mais c'est très sérieux.... Si tu avais vu le capitaine ce matin! X X Et moi, ta maman, je fais un rêve... D'ici, de ma chambre, je vois mon fils le Jeudi-Saint.... Il sait que, ce jour-là, son père, sa mère, ses trois soeurs vont communier à la cathédrale. Il les a si souvent accompagnés ! Alors, il cherche l'aumônier et, ce même Jeud-Saint, il communie, lui aussi, Il communie là où il est dans la tranchée.... dans la chapelle do la forêt.... dans la petite église bombardée. ... Qu'importe!.... il communie!Il communie sans se cacher.., san s'afficher.... Il communie parce qu'i est baptisé parce qu'il est catholique. ... parce que c'est son impérieux devoir, et qu'il n'a pas peur de remplir son devoir. Le reste n'existe pas. Ou plutôt, comme je me trompe!... De pauvres petits soldats de province qui n'osaient pas.... qui redoutaient la blague terrible.... qui Dimanche 1er Avril 1917. 1re Année N° 1.

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Cet article est une édition du titre De klok uit België = La cloche de Belgique appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Maastricht du 1917 au 1918.

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