Informations belges

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s.n. 1918, 16 Avril. Informations belges. Accès à 13 août 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/mw2891558j/
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N" 665 bis 16 Avril 1918 INFORMATIONS BELGES Les horreurs de l'invasion allemande dans les Flandres belges. — Emouvant récit, d'un témoin oculaire, de l'arrivée des Allemands à X.., (Flandre occidentale). —Texte de la déposition d'une religieuse supérieure. — Depuis deux mois, 3e cœur anxieux et angoissé, nous suivions les péripéties de la guerre, conservant encore cependant un faible espoir que ce petit coin des Flandres ne serait pas envahi, lorsque, le 4 octobre 1914, pendant une procession non loin de la ville, on entendit : les Allemands sont là. Au même moment retentissaient les coups de fusil : quelques-uns s'etaient avancés dans la rue de Lille et avaient été accueillis par les balles de quelques volontaires chargés de surveiller les ponts. Deux Allemands furent blessés et apportés à notre ambulance ; puis un civil français et un Belge. Le lendemain, le Français, 19 ans, était mort et les deux Allemands le suivirent de près. Un officier Allemand, cherchant des prisonniers français ou anglais, constata la mort du second. Alors ce fut le règne de la terreur : ces soldats pillant, volant, arrêtant les civils, les faisant marcher des heures entières ou les obligeant à passer la nuit debout sans remuer, sous la menace du revolver. Nous avons vu leurs orgies nocturnes sur la rive gauche de la Lys, et leur « kultur ». Une jeune française, dont le mari était mobilisé, venait avec son enfant passer la nuit chez nous. Ils lui avaient dit: « Vous pas avoir peur, nous pas méchants, rien toucher ». Avant de quitter sa demeure, la pauvre femme avait mis sur une table tout ce qu'elle possédait de vivres et laissé la cave ouverte ; le lendemain elle ne trouva plus que des miettes de vaisselle, des débris de meubles, de vêtements ; seule, une hache (celle qu'ils avaient employée sans doute), étaitidebout sur la cheminée. On pourrait citer plus d'un fait analogue. Entre-temps, ils faisaient sauter les ponts de la Lys et se rendaient maîtres à la gare et à la poste. Le 10,vers 8 heures du matin,un chef entre à l'ambulance et dit à une sœur : « Restez-là nous allons au couvent ». En hâte, je vais à la porte du pensionnat, ils ouvraient : un chef et une espèce de visage carré dont je n'oublierai jamais l'expression:— Civils tiré ici et tué Allemand près de grande maison (château de M ). — Ce n'est pas vrai — Français, venir tuer Allemands dans votre ambulance.— Ce n'est pas vrai : Allemands blessés le 4, soignés par nous et morts. Un de vos chefs a vu le deuxième. — Et leurs habits ? — Pris par les Français. Après quelques explications encore, ayant aperçu une sœur, ils lui firent le même interrogatoire, puis demandèrent à manger, à la rue, ce qu'on leur donna au milieu des 40 chevaux qu'ils ne se donnaient pas la peine de faire reculer. Pendant ce temps, on s'emparait du bourgmestre et ou l'amenait chez nous avec des menaces de mort, en lui demandant une indemnité- de 10,000 francs et disant que s'il ne l'avait pas dans une demi-heure « heure allemande » la ville allait flamber. Et les soldats, ricanant, nous montraient leurs colliers de grenades incendiaires, et plusieurs buvaient de l'absinthe. Trois ou quatre de ces brigands allèrent alors chez M et le malmenant, l'amenèrent ainsi près du couvent lui disant : « Vous avez tiré. » —■ Mais je n'ai ni fusil, ni revolver. — Vous avez pris celui du garde. — Je vous assure que non. ». Et le maltraitant de plus en plus, ils allèrent chez lui ; et ce bon Monsieur leur disait: « Prenez tout ce que vous voulez. — C'est de l'or qu'il nous faut ». Mais il n'en avait pas... Quelques instant après il repassait, livide, au milieu des soldats. Et l'on disait et répétait au bourgmestre « Vous kapout, vous au moulin, lcapout », le tout accompagné de grossièretés que la plume ne peut rendre. Mais disait sa sœur, Mlle qui devait aller recueillir la rançon, mon frère est aveugle; il ne sait pas aller au moulin. — Nous savons bien qu'il est aveugle, répondit durement le chef. — Eh bien, je l'accompagnerai, dit la sœur qui se trouvait auprès de lui. — Non, restez là. Et alors on lit rentrer M. le bourgmestre dans la cour, près du grillage. Et il demandait : « Quelle heure ? » Il avait conservé tout son calme et toute sa dignité. En moins de vingt minutes, vingt siècles, 12,000 francs étaient là ; le chef s'en empara et refusa le reçu qu'on lui demandait. Puis la troupe rebroussa chemin. Arrivée au bout de la rue : « halte », six descendent de cheval : « feu », remontent et les voilà partis. Ils avaient, pensions-nous, tiré sur des Français ; mais non, ils avaient lâchement fusillé, dans le'dos, ce bon Monsieur V..., après l'avoir attaché à un poteau par les pieds et par les mains élevées au-dessus de la tête. M. le bourgmestre n'avait pas encore quitté le couvent; lui qui s'était montré si noble, si intrépide devant les Allemands, fut profondément ému en apprenant la fin horrible de son cousin-germain ; et il était triste de voir tomber une larme sur la barbe blanche de ce vénérable vieillard. Pendant ces heures tragiques, personne ne pouvait s'approcher du couvent ; M. le curé, M. le docteur, des religieuses l'essayèrent en vain ; à peine aperçus, ils étaient mis en joue. Quatre jours se passèrent encore dans de mortelles angoisses : nuit et jour, des patrouilles passaient et repassaient ; personne n'osait approcher du couvent ; il fallait fuir : où ? quand ? comment ? Le 15, M. le curé est arrêté pendant sa messe, emmené et l'exode commença. Les obus passaient au-dessus de nos têtes ; la population affolée fuyait en hâte. Quel spectacle lamentable ! Vieillards, malades conduits sur des brouettes ; mères portant tes petits enfants, tandis que les autres s'accrochaient à leurs jupes et que les pères, bien rares déjà, portaient quelques vêtements qui, souvent, furent perdus ; une femme emportait le cadavre de son enfant, qu'elle ne voulait pas laisser aux Allemands ; une

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Cet article est une édition du titre Informations belges appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Le Havre du 1916 au 1919.

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