Informations belges

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s.n. 1918, 16 Janvrier. Informations belges. Accès à 21 novembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/4j09w0d563/
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N° 876 bis 16 Janvier 1918 INFORMATIONS BELGES La mort d'un brave. — (Au Front belge). — Lorsque prit fin la victorieuse offensive des Franco-Anglais en Flandre, en automne 1917, la ligne avancée des tirailleurs se stabilisa dans les trous d'obus. La position ainsi dessinée avait un tracé irrégulier, présentant en certains points, notamment à' l'emplacement où s'élevait autrefois la ferme de l'Epernon. des saillants prononcés qui s'enfonçaient en pointe dans la zone où s'accrochait l'ennemi. Les Allemands se rendirent compte de ce que la défense de ces postes aurait d'ardu et portèrent contre eux tous leurs efforts. Lorsque les Belges remplacèrent les Français dans ce morceau de territoire reconquis, dans la Flandre boueuse et dévastée, ils sentirent leur ardeur s'accroître, à fouler ce sol patrial où le Boche avait été vaincu ; on leur avait dit de tenir sur place, ils prétendirent conserver tous les points conquis, quelles que fussent les diffl- • cultes. Le 28 novembre, une de nos unités tenait l'Epernon, ainsi que Aschhoop, poste situé à 250 mètres plus en arrière. Dans ce terrain, bouleversé par les bombardements, il n'existe plus de tranchées. Ce n'est qu'une mer de trous d'obus, une plaine de boue où l'on enfonce à mi-jambe. Nos hommes occupent dans les entonnoirs les parties supérieures non encore submergées par l'eau qui remplit tous les creux, quelques-ans ont pu trouver place dans d'anciens abris bétonnés allemands, rongés par nos projectiles, mais non entièrement détruits. Au point du jour, l'ennemi attaque. Un violent feu de barrage d'artillerie de tous calibres pilonne pendant des heures nos positions. Des avions, volant à très faible hauteur, mitraillent nos soldats dans leurs trous d'obus. Et l'infanterie prussienne se porte à l'assaut. Alors, de nos lignes, part un feu d'enfer : canons, mitrailleuses et fusils tirent à toute volée. Pourtant, malgré la mort qui fauche, l'ennemi, avec une ténacité têtue, continue à avancer. Lentement, ses tirailleurs se glissant dans la boue, progressent de trous d'obus en trous d'obus. Ils gagnent du terrain, ils encerclent l'Epernon et débordent, sur les deux flancs, les défenseurs d'Aschhoop. L'Epernon se défend comme un sanglier forcé. Il fait feu de partout ; la fusillade crépite, drue. Mais peu à peu, on entend faiblir les rafales de ses mitrailleuses : elles ont tant tiré que les munitions s'épuisent, Et le cercle ennemi se resserre autour d'Aschhoop. Alors les Belges, qui ne veulent pas céder, attaquent. Us vont foncer, droit à travers le cercle de mort, sur l'Epernon qui agonise.L'adjudant Taymans reçoit l'ordre de rassembler tout ce qu'on peut prélever sur les fantassins encore valides d'Aschhoop, sans compromettre la défense de ce poste. Avec ces éléments, il doit dégager l'Epernon. Taymans est de la race des patriotes de la grande guerre. Agé de 34 ans, marié et père de famille, notaire,, il a tout abandonné dès le début des hostilités. pour s'engager comme simple soldat d'infanterie. Brave avec simplicité, c'est un entraîneur d'hommes. Il part sous la rafale de fer. Dans cette mer de boue gluante, nos soldats n'avancent qu'avec peine. Ce ne sont plus des hommes, ce sont des paquets de boue qui marchent, rampent, glissent, s'enlizent, se dégagent, et quand même poussent de l'avant, vers la mort qu'ils narguent. L'éclatement des obus provoque des vagues de boue qui couvrent nos fantassins comme si l'argile gluante voulait les ensevelir. Us marchent, Taymans est toujours en tête, les électrisantpar son exemple. La chanson suraiguë des balles précipite sa cadence, comme si la mort haletait d'avoir tant à moissonner. Nos soldats avancent toujours, refoulant des mitrailleuses ennemies qui s'étaient installées dans les débris d'un ancien boyau, d'où elles infligeaient des pertes sérieuses aux renforts belges affluant de l'arrière. Taymans atteint l'emplacement de l'ancienne tranchée ennemie du Kwae-beek, quand une balle le frappe à la tête. Malgré la douleur, stoïque. il se raidit. Vivement, un de ses hommes lui a fait un pansement sommaire et l'adjudant continue, plus beau de tout son sang qui coule. Mais il n'a pas fait 10 mètres qu'une nouvelle balle lui traverse l'épaule. Il lit l'inquiétude dans les yeux de ses soldats, invinciblement fixés sur ce chef qui grandit et s'auréole. Et avec cette admirable simplicité des vrais héros, ignorants des grandes phrases et des gestes pompeux, il leur crie : « Ce n'est rien ! Les Boches reculent. En avant ! » Et d'un nouveau bond, il s'élance. Une troisième balle le frappe de nouveau à la tête, mais mortellement. Cette fois il tombe net, sans un cri. Une grande âme venait de s'envoler. X...

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