Informations belges

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s.n. 1918, 25 Mai. Informations belges. Accès à 09 decembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/3r0pr7r02j/
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N° 703 bis 25 Mai 1918 Informations Belges (xx). — Meubles de Belgique et du Nord de la France vendus en Norvège. — Ci-après, à titre documentaire, la traduction (le deux articles parus dans le journal norvégien Morgenbladet (Christiania), respectivement le 7 et le 8 mai 1918 : « Meubles des pays belligérants » « L'importation des meubles est une de ces affaires auxquelles la guerre a donné une extension insoupçonnée. Insoupçonnée aussi, parce qu'elle renverse les fondements séculaires de la philosophie du droit et du droit des gens. « 11 est permis d'imposer au vaincu, c'est-à-dire, à l'Etat, des contributions de guerre, mais il n'est pas permis de s'approprier des biens privés ; ce serait un vol », dit Kant (Mëtaphysische Ânfangsgrunde des Rechts, II, Chap. 3, paragraphe 57) qui est l'un des penseurs qu'invoquent les exportateurs des meubles dont il est ici question. « En effet, pour parler comme Kant, ces meubles sont volés dans des loyers belges et français. Le trafic est si florissant, parce que le « Kostpreis » (prix de revient) défie la concurrence et la « Lieferungsfachiglceit » (capacité de livraison) dépasse ce dont l'industrie des meubles est capable, en Norvège en tout cas. « La « Speditions und Lagerhaus Akt. Ges. » Aix-la-Chapelle el un grand nombre d'autres Sociétés anciennes et nouvelles (voir l'annonce ci-dessus parue dans la Koelnische Zeitung du 6 mars 1915) fournissent des renseignements et des devis touchant les transports de meubles des villes belges vers l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie.« Chez nous, les meubles ne sont tout de même pas tout à fait bon marché — 6,000 couronnes pour un salon Louis XVI, 2,000 pour une commode rococo bourgeoise, etc. — car ils sont passés par beaucoup de mains, celles des expéditeurs, des spéculateurs et des revendeurs. Mais, de première main, il n'y a pas de frais en dehors des devis qu'offrent la firme ci-dessus et beaucoup d'autres. Et ces devis ne comprennent que les frais des transports par chemin de fer, des tapissières, des déménageurs et des effractions. Et pas même ces frais, lorsque les meubles sont enlevés par des aides commandés. « La salle à manger était charmante », écrit à son mari une femme d'officier, « tâche de te procurer aussi un salon Empire ». « Trois ou quatre mille villes ou villages ravagés, cela représente beaucoup de maisons — et des plus riches et des mieux meublées de l'Europe — et beaucoup, beaucoup d'ameublements. La plupart des familles qui ont des relations au front, ont pu renouveler peu à peu leur mobilier. « Schinuck dein Heim » (Pare ta maison). Ce qui a été mis au rebut, peut être exporté avec le reliquat des vols. Dans la succursale de l'entreprise en cette ville, tout le monde pourra identifier, sans renseignements préalables, les origines différentes. Le caractère national particulier des meubles est encore plus apparent que celui des peuples. « Meubles des pays belligérants ». Cela ne se cache pas dans une sombre boutique de receleur. Cela s'affiche dans la rue de l'Université (Universitetsgaten) sur l'enseigne du magasin et dans toutes les maisons, dans les annonces des journaux. Et cela est acheté par nos « nouveaux riches ». Les plus belles pièces étaient vendues, dit l'homme que je rencontrai dans la boutique. — Ce sont des meubles des nombreux foyers belges et français dissous, dit-il. — Qui arrivent ici d'Allemagne, (is-je. — Non, directement de France ; je les vends pour un Norvégien qui est en voyage, (il ne voulut pas me dire le nom). Ils ont été déclarés ici au consulat de France ; ils sont par conséquent, estampillés comme exportation française légitime. « Mais il ne put fournir aucun certificat d'origine — je me présentais comme un amateur scrupuleux — et à ma demande superflue, la légation et le consulat nient avoir prêté leur estampille à un tel commerce. Le cynisme n'est pas, comme on le voit, à la hauteur de la stupidité. La « Konkurrensfaehigkéit » (capacité de concurrence) de ce trafic n'est pas due à l'intelligence ou à l'habileté professionnelle.« Si ces canapés et ces fauteuils savaient parler, ils auraient beaucoup à raconter. Ils parleraient des familles dont ils ont encadré la vie journalière, pendant des générations peut-être, et . dont la garniture en gobelins conserve encore le parfum. Ils parleraient de leurs grandes joies et de leurs petites peines jusqu'au jour où ces meubles — qui dans leur mutisme semblent cependant vivants — furent séparés des êtres chers par des mains de voleurs. Certains pourraient parler de substance cérébrale qui éclaboussa et de sang qui jaillit... « Examinez la garniture en gobelins, Jobbesen (sobriquet des nouveaux riches norvégiens), vous y trouverez peut-être des taches. Si elle sent le nettoyage, elle est doublement suspecte. « (s) Ch. Kaarbôe. » **#! « Meubles des Pays belligérants » Par l'avocat Amundsen, membre du Storting. « Les annonces continuelles portant ce titre sont do nature à éveiller l'attention. « L'article de M. Chr. Kaarboe sur cette matière dans le Morgenbladet de ce jour, est très instructif. « Déjà le livre du capitaine de Gerlache sur Le Pays qui ne veut pas mourir, paru au commencement de 1916, renferme, semble-t-il des renseignements tout à fait dignes de foi touchant le pillage systématique. En même temps qu'ils détruisaient les villages et les maisons dans la région de la France qu'ils évacuèrent l'année passée, les Alleman'ds brûlaient le mobilier ou l'emportaient. Il est très probable que le mobilier, etc., d'origine française et belge qui est actuellement mis en vente en cette ville, provient des pillages des Allemands en contravention avec le droit des gens. « En d'autres termes, il s'agit de biens volés que les propriétaires, s'ils sont en vie, ou leurs héritiers peuvent réclamer en retour. « Il y a des raisons de supposer que, dans les pays alliés, on a l'attention fixee sur cette affaire et que celle-ci sera, en son temps, l'objet de recherches judiciaires. 11 eut mieux valu, pour la' dignité du peuple norvégien, que ces objets ne trouvassent pas do marché en Norvège. Mais il paraît que la vente en est rapide. « C'est pourquoi il convient de faire usage d'une loi, votée l'année dernière, permettant au Roi d'interdire l'importation « d'objets et de marchandises » de toute espèce. « L'interdiction doit comprendre le mobilier, les bijoux et les objets d'art dont l'acquisition dans le pays belligérant dont ils sont originaires, n'est pas pleinement légitimée.« Christiania, le 7 mai 1918. « (s) Olaf Amundsen. » (Voir I. B., 690 et 698).

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