Informations belges

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s.n. 1918, 24 Août. Informations belges. Accès à 27 novembre 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/5d8nc5wj9v/
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N° 790 24 Août 1918 INFORMATIONS BELGES Observation importante Les difficultés inhérentes à l'état de guerre rendent actuellement impraticable le contrôle regulier des nouvelles de presse concernant la Belgique occupée ; lorsqu'il s'agit de nouvelles indirectes, il est seulement possible, en certains cas, âe s'assurer de l'exactitude de leur texte ou de leur substance, par un contrôle de leur source première de publication. On aura donc égard aux classifications ci-après : (x) signifie : Information indirecte et qui, tout en présentant des caractères suffisants de vérité, n'a pu être contrôlée sur texte de presse ou sur document. (xx) signifie : Information indirecte qui a pu être contrôlée sur texte de presse ou sur document. (xxx) signifie : Information de source officieuse ou officielle belge. Les notes d'information directe et personnelle ne sont précédées d'aucun signe Adresser les communications de service : 29, rue Jacques-Louer, LE H/VVRE (Seine-Inférieure) France. L'incendie de Louvain. — La hantise dufranc-tireur consécutive aux manoeuvres de l'etat-major allemand. — Il y aura quatre ans le 25 août que les Allemands ont mis a sac la ville de Louvain. Les envahisseurs tentent de justifier de plusieurs manières cet acte barbare de même que les nombreux autres perpétrés par eux à Dinant, Tamines, etc. : ou ils en font des représailles ; ou ils donnent, sans honte, à ces horreurs un caractère de terrorisme préventif. Les monstruosités ne se discutent pas. La question des pseudo-représailles, elle, ne se discute plus depuis longtemps parce qu'elle a été tranchée à la confusion complète des autorités teutonnes qui, dans leur dessein de semer l'épouvante, comme elles avaient muni leurs soldats do pastilles incendiaires et d'autres engins destructeurs, leur avaient aussi bourré le crâne d'histoires, créées de toutes pièces, de francs-tireurs belges. Des documents allemands fournissent la preuve irréfutable de cette préméditation et du plein succès de ces manœuvres sur l'esprit des militaires allemands entrés en Belgique avec la haine et l'effroi au cœur. Le Journal dédié à ma chère femme, du sous-officier de Landwehr Georges-Alfred Ileiz, est caractéristique à cet égard. On y lit d'une troupe, tellement nerveuse à la suite du travail machiavélique de l'état-major allemand, que, aux environs de la ville de Dinant, elle voit partout des francs-tireurs : dans des ombres, dans des postes avancés franco-belges,même dans des détachements allemands ! Ce que Heiz a fait pour Dinant, son compatriote Moenckeberg l'a fait pour Louvain dans un article « Notre baptême du feu à Louvain » publié par le Diissel-dorfer General Anzeiger, du 10 septembre 1914. En voici les principaux passages traduits des très intéressants mémoires de M. Brand Whitlock (1), ministre des Etats--Unis d'Amérique près le Gouvernement belge : « L'excitation était grande ; elle augmenta même avec la tombée de l'obscurité. Nul ne savait ce qui se passait et les officiers étaient obligés de retenir leurs hommes en criant à tue-tête afin de dominer le bruit de la foule des soldats et des piaffements des chevaux. « Après quelque temps, un contre-ordre arrive. Nous retournons sur nos pas pour occuper de nouveau la Place, encombrée, presque dans le moindre coin, par les chariots... « .. .Une détonation formidable était venue du coin de la Place. Nous nous retournâmes avec la rapidité de l'éclair. Je vis, à hauteur d'homme, une brillante lumière. Ma première pensée fut que l'artillerie belge était arrivée (1) Daily Telegraph, 19 août 1918. et tirait sur les troupes parquées sur la Place. Au même moment, tous les chevaux do selle se ruent vers le côté opposé à celui où s'était produite la détonation, se bousculent et pénètrent dans la rue qui se trouve en face. Les chevaux attelés, eux aussi, se cabrent et emmènent les chariots dans toutes les directions. Plusieurs brisent leurs traits et se mettent à galoper dans la foule. Impossible de les maîtriser. La panique qui sévit parmi les chevaux menace de s'étendre aux hommes. « Personne ne sait ce qui se passe. Tous, sans rien comprendre, regardent fixement dans la direction de, la première explosion, attendant la seconde. Alors, des quatre côtés de la place, une pluie de balles, venues des fenêtres des principales maisons, tombe sur nous. Toute précaution est inutile. De quelque côté que l'on se* tourne, les balles sifflent à vos oreilles d'une façon terrifiante. Tous ceux qui possèdent une arme et chacun a un fusil d'infanterie, ou un mousqueton, ou un révolver, tirent mécaniquement vers le premier endroit qu'il pense recéler un ennemi. Ils tirent une deuxième fois, une troisième. Ils tirent sans cesser et tout le monde se trouve exposé au double danger, également grand, soit d'être abattu par les Belges, soit par ses propres camarades. J'ai un raté avec mon revolver ; la balle reste au canon. « ... Je me jette sur le ventre, sous un arbre, en même temps que plusieurs soldats qui tirent.... Je ne demande qu'un coup mortel qui ne me laisse pas a demi-mari entre les mains de ces agresseurs. Voilà ! Ecoutez / Que signifient ces appels ou ces ordres criés avec insistance ! D'abord nous ne comprenons rien parce que les explosions se suivent. « Les Anglais arrivent ! » me dit, à l'oreille, un voisin. « Les troupes allemandes viennent à la rescousse ! » émet un autre. A la fin, les coups de feu se font plus rares, les voix plus distinctes. Nous entendons : « Ne tirez plus ! Tonnerre et éclair, soyez calmes ! » Et l'orage s'apaise un peu.. La discipline allemande triomphe, l'ennemi est vaincu ! » Ce récit, qui a reçu la consécration du gouvernement allemand, ne rend-il pas à merveille l'état d'esprit tout spécial des troupes teutonnes que frappe de panique une simple explosion, qui s'entretuent « mécaniquement », poignés à la perspective de tomber vivants entre les mains de « ces agresseurs » et que les officiers essayent de rappeler à la raison — ils savaient, eux — au moyen d'ordres réitérés dans certains desquels — ainsi du « tonnerre et éclair, soyez calmes ! » — perce, peut-on dire, du dénigrement pour des froussards... * * # Ainsi fut incendié Louvain, avec ses trésors inestimables de livres dont la destruction empêche de dormir, depuis, le calife Omar qui, lui, ne put que faire brûler la bibliothèque d'Alexandrie.

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Cet article est une édition du titre Informations belges appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Le Havre du 1916 au 1919.

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