Journal de Bruges et de la province

466 0
close

Pourquoi voulez-vous rapporter cet article?

Remarques

Envoyer
s.n. 1914, 15 Août. Journal de Bruges et de la province. Accès à 15 octobre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/df6k06xp25/
Afficher le texte

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

ABONNEMENTS: (PAYABLES D'AVANCE). Un an fr. 115 Six mois » Trois mois » 4? Pour l'étranger, le port en sus- Un numéro : 5 centimes. ON S'ABONNE AU BUREAU DU JOURNAL QUAI VERT, N° 6 ainsi que chez tous les libraires et aux bureaux de poste Le Bureau est ouvert de 9 heures à midi et de 2 à S heures. Téléphone 125 JOURNAL DE BRUGES ET DE LA PROVINCE QUOTIDIEN LIBÉRAL INSERTIONS: Annonces : 25 centimes la ligne — Réclames avant les annonces : 1 fr. — Faits divers : 2 fr. — Articles : S fr. La place occupée par les titres, paie comme si elle était remplie par des lignes en caractères ordinaires. S'adresser pour les annonces du Brabant et pour les annonces des pays étrangers à Bruxelles, Office de Publicité, 36, rue Neuve. Pour les annonces de France, s'adresser à l'Agence Havas, 8, Place des Martyrs, à Bruxelles, et 8, Place de Ut Bourse, à Paris. Lettres, argent, etc., doivent être envoyés franco: La force de notre faiblesse Nous étions un petit peuple pacifiqu et laborieux. Notre faiblesse même nou interdisait les ambitions mauvaises de grands Etats ne rêvant que de s'agrandi aux dépens des voisins. Nous trouvion: la guerre stupide et criminelle. Noui estimions que cette barbarie est indign< de notre temps de civilisation, et nous éprouvions, rien qu'à y penser, commf une révolte morale et une répulsior physique. Pourtant, tandis que les autres envi sageaient les boucheries futures, modestement et simplement nous nous livrions aux travaux sacrés de la paix Nos paysans préparaient la riche moisson des campagnes. Nos capitalistes nos ingénieurs, nos ouvriers créaieni cette admirable industrie qui est renommée aujourd'hui dans le monde entier, et qu'un grand voisin envieux ne serail que trop heureux d'anéantir.Nos grand? commerçants exportaient dans tous les pays du monde les produits de notre vaillant labeur. Nous étions heureux. Nous n'avions pas d'histoire. Placés sous la sauvegarde les traités, beaucoup d'entre nous croyaient de bonne foi, — hélas ! combien à tort, — que les bienfaits de ls paix nous seraient perpétuellement assurés. Souvent, quand on parlait d'une guerre possible, les nôtres souriaienl avec scepticisme, et semblaient dire que, quoi qu'il pût advenir jamais nous ne commettrions la sottise de prendre part aux carnages internationaux. Les espions teutons, qui entendaienl ces propos et notaient cet état d'esprit, en ont tiré des conclusions radicalemenl fausses. Avec leur manque de psychologie et leur incapacité à saisir la mobi-'ité de notre âme gauloise, ils ont pensé que nous étions totalement impuissants opposer la plus petite résistance à un envahisseur et, pour parler net, que nous étions des lâches. Cette opinion, ils l'ont accréditée en Allemagne. De là, l'ultimatum outrageant envoyé par Berlin au gouvernement belge : « Laissez moi passer. Vous aurez un petit pourboire. Sinon, malheur à vous ». MM. les Germains étaient intimement persuadés que nous allions nous empresser de leur obéir en tremblant, qu'ils seraient les maîtres chez nous sans avoir tiré le sabre du fourreau, et qu'ils pourraient nous traiter en domestiques. Ils doivent, aujourd'hui, apprécier l'étendue de leur erreur. Nous serons peut-être écrasés sous le nombre. Mais l'honneur est sauf. Et un peuple ne meurt point qui sait, aux heures décisives, garder sans souillure cet honneur, patrimoine des ancêtres, dont la perte équivaut à un suicide. L'erreur des Allemands, qui leur coûtera sans doute très cher, est due à ce qu'il leur était impossible de comprendre notre caractère national. Nous sommes débonnaires, et faibles même à l'occasion, par esprit de bonne entente. Mais les vertus antiques de la race ne sont pas éteintes. Lorque les autres ont vu que le résultat de leur travail était compromis par le brigandage des Huns modernes, que leurs champs, leurs foyers, leurs libertés étaient en péril, une implacable résolution s'est emparée d'eux de résister sans défaillance, jusqu'au bout. L'idée qu'ils avaient à sauver le sol natal a transporté leurs cœurs, affermi leurs bras, guidé leurs coups. Ils ont donné à l'univers l'exemple d'un petit peuple tenant tête, avec une fière énergie, au colosse que cette résistance a stupéfié, et qui leur vaudra peut-être d'être vaincu demain, même après des succès momentanés, si ceux-ci se produisent.Cela démontre, avec éclat, qu'une organisation militaire impeccable n'est qu'un élément de succès moindre que le sentiment raisonné d'avoir à lutter pour le Droit et pour la-Liberté. C'est parce qu'elle est laborieuse que la Belgique a su trouver, au moment nécessaire, le merveilleux mouvement de patriotisme qui a enflammé tous ses enfants. Elle s'est bien battue justement parce qu'elle est pacifique. Et c'est dans le travail des champs, de l'atelier, de l'usine et du charbonnage, qu'elle a puisé la force de se dresser sans peur devant Goliath qui croyait ne faire d'elle qu'une pauvre petite bouchée. Les nôtres ont un réconfort moral qui manque aux Allemands. Aussi, avons-nous le droit d'espérer fermement dans le triomphe final de la Cause pour laquelle, depuis dix jours, tant de nos compatriotes sont morts à leur poste, face à l'ennemi. L'AVEU Petit à petit, la vérité se fait jour. Peu ■ à peu nous recevons, par la Hollande, i des nouvelles d'Allemagne.Et savez-vous i ce que nous apprenons ? C'est que de • l'autre côté de la frontière la population de nos voisins de l'Est, avec la complicité d'une presse asservie, a été complètement trompée par le gouvernement du Kaiser. De l'ultimatum à la Belgique, de la fière réponse de notre gouvernement ON NE SAIT RIEN. Au contraire, on a fait accroire à toute l'Allemagne que la France a violé notre neutralité et qu£ c'est POUR DEFENDRE LES BELGES que les Prussiens ont envahi notre territoire à la rencontre de l'armée française campée sous Liège ! Pour l'immense majorité des Allemands, c'est la Belgique qui a appelé Guillaume II à son secours, à l'effet de repousser les Français coupables d'avoir violé notre neutralité ! Pour l'immense majorité des Allemands, le Kaiser a tiré son glaive et lancé ses hordes sur la Belgique au service d'une cause sainte, celle de l'intégrité et de l'indépendance d'un petit pays ! ! A la lumière de cette explication, qui nous est confirmée de façon formelle par un Belge revenu d'Eupen, où les habitants ont été frappés de stupeur en apprenant par les blessés allemands que ceux-ci s'étaient battus, non avec les Belges contre les Français, mais avec les Belges eux-mêmes, que de choses s'expliquent ! C'est pour accréditer cet odieux mensonge que le régiment hanovrien du roi Albert a foulé le premier le sol belge ! C'est pour marquer son « geste du secours » que ce régiment a marché au feu, drapeau belge déployé ! Peut-on rêver duplicité plus éhontée? Ainsi, pour foire admettra au peuple allemand l'idée de l'entrée des armées allemandes en Belgique, le gouvernement du Kaiser a dû prêter aux Français le crime qu'il commettait lui-même: et il a jugé ce crime si ignoble qu'il n'a rien trouvé de mieux que d'en charger un adversaire, avouant ainsi, devant l'Europe, l'ignominie de son forfait. Le peuple allemand, l'armée allemande sont donc trompés, indignement trompés.Il faut qu'ils le sachent. Il faut, si cela est possible, que notre gouvernement fasse rédiger en allemand et imprimer au plus tôt à des millions d'exemplaires une proclamation qu'on répandrait par tous les moyens — l'un des plus efficaces est sans doute la distribution par la voie des airs — et qui, passant de main en main, irait apprendre aux Allemands quel crime on commet en leur nom contre un peuple où ils ont toujours joui d'une si large hospitalité ! Si cette proclamation pouvait ajouter aux difficultés de l'extérieur une révolte ou même un mouvement de sourde indignation à l'intérieur, ne fût-ce que dans la zone frontière et dans les pays rhénans, ce serait autant de gagné pour la cause de la liberté et de la civilisation. LE ROI Un journal bruxellois parlait l'autre jour de l'allure nouvelle très décidée, et de l'entrain du Roi. Une sérénité grave marque toujours ses traits, en même temps que la confiance, mais il y a dans la marche, dans le maintien, dans le geste plus de rapidité. Le souverain est certainement plein d'angoisse pour son pays, mais le général est résolu à se battre avec acharnement pour lui. Grâce à sa puissante santé — le Roi resta, lors de la maladie de la Reine, cinq nuits consécutives sans sommeil ; il dort quand il veut et viole impunément toutes les règles habituelles de vie — le généralissime des armées alliées qui occupent la Belgique peut aisément tout surveiller personnellement, et présider à toutes les conférences stratégiques, courir en auto le long des routes, manger n'importe où et n'importe comment, sauter à cheval, patauger dans la boue, venir s'étendre quelques heures sur un ht. Tout cela sans aucune fièvre, avec l'aisance d'un sportsman et une souplesse qu'on ne lui connaissait pas naguère. Il n'y a guère qu'un homme aussi résistant que lui, c'est le colonel de gendarmerie qui, depuis une douzaine d'années, est attaché à son service et qui bel officier à barbe blonde au début, es aujourd'hui un vétéran à barbe grise. C'est lui qui répond personnellement de la sûreté du chef de l'Etat. Et la besogne n'est pas mince, en ce, inornent. Deux Races... M. (le Schoen, ambn Jhdeviv d'AUemagn< à Paris, a été reconduit.k la frontière dt son pa3rs dans un wagon-salon inis à ss disposition par le gouvernement de ls République. Il a été traité avec la plu; exquise politesse. La \ > :ile de son départ ■ 1 déjeunait encore au quai d'Orsay. M. Comibon, ambassadeur de France à Berlin, a dû payer le de son voyage Il a été reconduit, non À la frontière française, mais à la frontière danoise. On a itfusé de lui donner à manger, et, avant ce quitter le territoire jllemand, il a été obligé de solder, en or. le montant de la petite facture, présentée sans aménité. Et pour que ce fut complet, on i'a considéré presque comme an prisonnier de guerre m lui infligeant la présence1 de soldats revolver au poing, prête à titrer sur lui. s'il ('omettait, l'imprudence de tirer les rideaux de sa prison. Enfin, le gouvernement teuton a confisqué le wagon-salon) qui avait ramené M. de Schoen. Co parallèle est éloquent. 11 a la valeur d'un symbole. Il caractérise l'âme det deux peuples j.-,i vcrit se rencontre- sur les champs de bataille. D un côté, c'est la courtoisie, cette fleur d'humanité, résultat d'une longue civilisation, raffinée, pleine de charme et rie douceur, imprégnée d'un idéal de fraternité, et chevaleresque même pour ses ennemis. De l'autre, c'est la brutalité grossière, le manque de tact, la violence érigée à l'état de système, le dédain et 1 ignorance de ce qui fait la beauté de vivre, l'âpre désir de tout fouler, hommes et sentiments, sous la botte posante du soudard. Il faut que ceci soit vaincu pour cela. Sinon c'est une nouvcili nuit du moyen-âge qui s,'épalf»irai^.• * l'Eir.-pi entière. L'Angleterre décide le boycottage de l'Allemagne. Le roi George V vient de faire afficher la proclamation suivante : Attendu que l'état de guerre existe entre nous % et 1 empereur d'Allemagne ; Et attendu qu'il est contraire à la loi pour loule personne résidant, trafiquant ou se trouvant dans notre domaine d'avoir des relations commerciales avec toute personne résidant, trafiquant ou se trouvant dans l'empire allemand sans notre permission ; Et attendu qu'il est urgent et nécessaire do prévenir toute personne résidant, trafiquant ou se trouvant dans nos domaines de ses devoirs et obligations en vers nous, notre couronne et notre gou-\ ernement; Nous avons jugé utile, avec l'avis de notre conseil privé, de faire cette royale proclamation et nous informons toute personne résidant, trafiquant ou se trouvant dans nos demaines : De no pas fournir dejs marchandises du-dit empire et de ne pas en recevoir; de ne pas fournir des marchandises de toute personne résidant, trafiquant ou se trouvant dans l'empire gerûianique et de ne pas en recevoir; de ne pas négocier on transporter des marchandises destinées audit empire ou en provenant ; Ni de permettre à awna bateau britannique de partir pour, d'entrer ou dt communiquer avec n'importe quel port ou place dudit empire; Ni de faire, ni d'enregistrer aucune assurance maritime, de vit, ou d'incendie ou de contracter une ass'utance avec ou au bénéfice de toute personne résidant, trafiquant ou se trouvant dans ledit empire, sous les contrats actuellement existants de faire aucun paiement à ou au bénéfice de ces personnes à propos 'de pertes dues à des actions belligérantes, des forces de Sa Majesté ou de celles des alliées de Sa Ma jesté ; Ni de prendre part à aucun contrat non-veau commercial ou financier ou obligation avec ou au bénéfice de toute person ne résidant, trafiquant, ou se trouvait dans ledit empire. Et nous prévenons pa.r la présente quf tcute personne qui en contravention a va ia loi, commettra n'importe quel des ac tes susdits, y, aidera ou y contribuera sera passible des pénalités prévues par 11 loi ; Et nous déclarons, par la présente, qu toutes transactions avec ou au bénéfice d' toute personne résidant, trafiquant ou s trouvant dans ledit empire qui ne son pas expressément prohibées par nous so; en vertu de cette proclamation, soit autre ment et qui, en dehors de l'existence d l'état de guerre seraient légales, sont pet TY) I QDQ Et nous déclarons que l'expression ,,personne'' dans cette proclamation comprendra n'importe quelle association incorporée ou non, et celle dans laquelle toute personne a un intérêt, maison, firme, succursale ou agence dans toute autre contrée aussi bien que sur nos territoires ou dans ledit empire (comme pourra être le casi), mais cette proclamation ne s'appliquera pas à telles transactions effectuées seulement par telles maisons ou succursales dans telles autres contrées. Fait à notre cour à Birmingham, ce cinq août 1914 et dans la cinquième année de notre règne. ,,God save the King". — nriTT-'-ifiiitifiiMifKirifiiiiinTmBnm»" - — On succès Français en Alsace. Voioi donc que la France et l'Angleterre se trouvent eu état de guerre avec l'Autriche. Ce serait, en d'autres circonstances, le cas de dire : Un de plus, un de moins !... L'importance de la coopération de l'Angleterre avec nos alliés du sud réside dans le fait que la flotte de la Grande-iBretagne va pouvoir enlever dans l'Adriatique tout souci à la France en immobilisant, sinon en détruisant la flotte autricMehne qui eût pu devenir agaçante à un moment donné pour les Français dans la Méditerranée. Il semble de plus en plus, — peut-(être est-ce une fausse impression, —. que les plans autrichiens, tout comme lesi plans allemands, sont appelés les unis après ■ les autres à être réduits à néant. On croit rêver, en effet, en lisant les projets faits par 'les Autrichiens au sujet de l'envahissement de la Serbie. On ne semble y avoir oublié qu'une chose: c'etft qu'en Serbie il y ait des Serbes et des Monténégrins dans le Monténégro. Encore des plans à remanier ! Nous nous demandions hier pour qui (mobilisait la Turquie. Ses sympathies paraissent se dessiner aujourd'hui, car nous apprenons qu'elle a prêté -la main à l'Allemagne pour l'escamotage des deux Vaisseaux allemands, le ,,Goeben" et le „Rreslau", qui, poursuivies et près d'être pris, se réfugièrent dans les Dardanelles où, par un simple tour de prestidigitation, ils ont changé de nationalité. La guerre réserve de ces surprises ! Comme hauts faits d'armes, nous n'avons aujourd'hui pas grand'chose à bi-gnaler. Les situations respectives' se modifient peu, mais toujours pas en faveur des alliés germaniques. --«la La Situation. t LA SITUATION EN BELGIQUE. JEUDI SOIR i- Les violents combats livrés mercredi après nndi au sud-ouest de Diest et i- combat moins important de jeudi matin à l- Eghezée attestent que les Allemands, do ni t- le nombre ne cesse d'augmenter lente ment sur la rive gauche de la Meuse, se e proposent décidément de forcer le, passa e ge de la Belgique. Leur but semble être de refouler i'ar it mée de campagne sur Anvers pour dé valer ensuite vers 'le sud à travers les i- plaines du Brabant walilon, en passan e non loin de Waterloo et prendre la routi e de France. i- Pour réaliser ce plan — que déjouen e sans nul doute la rare vaillance de no u tre armée, renforcée des contingents fran i- çais et anglais — ils ont d'abord re connu nos positions et s'efforcent main i- tenant de les surprendre et de les dé e border à la fois vers le Nord et veit u le , Sud. Les combats très vifs et très iimpor s- tants livrés mercredi à Haelen et Cof a tenaeken, sous D'iest, et le combat di u jeudi à Eghezée, qui est situé à un* i- quinzaine de kilomètres au nord de Na mur, — combats ~ dont l'avantage imarqui c est resté à nos troupes — auront montr< e aux Allemands que le soldat belge es ù aussi héroïque en rase campagne qui a sous 'es forts d'une tête de pont, qui l_ notre état-major est bien renseigné su: les mouvements de l'ennemi et qu'il n'es L'- décidément pas facile d'envahir notri i- pauvre cher pays. *- Si l'on en croit le „Times", les Aile 't unands, qui disposent de 27 corps d'ar mée, en opposent 6 à la Russie et 21 ; ie la France. « Mais sur ces 21 il y en aurait 5 sou G- Liège, 2 dans le Luxembourg belge et dans le Grand-Duché de Luxembourg, la Vraiment, nos ennemis semblent main tenant apprécier plus avantageusement 1 te résistance que l'armée belge, renforcée d le troupes françaises et anglaises, est sus se ceptible de leur opposer. Cins corps dl'ai ni mée, cela fait SOIOJQOlO hommes. Il es ut vrai que trois1 de ces corps ont perdu er e- semble 20 à 25,000 hommes sous Liégi 3e Tout de même, cela fait encore 180,OC \r- hommes. Le nombre et la qualité des troup< placées sous le commandement du Roi nous permettent d'avoir la plus absolue confiance dans l'Kssue de la grande bataille qui ne saurait plus tarder longtemps.LE COMBAT DE HAELEN Nouveaux détails^ Voici de nouveaux détails sur le combat qui a eu lieu mercredi dans les environs de Diest : Vers 10 heures du matin, des estafettes des carabiniers patrouillant dans les* environs de Haelen, à 5 kilomètres au sud' de Diest, aperçurent de la cavalerie allemande s'avançait. Les* estafettes vinrent prévenir les troupes belges qui prirent place dans les tranchées. Les- troupes ennemies étaient composées de cavalerie et d'infanterie. Elles avaient également des canons et des mitrailleuses. Lorsque 1.ennemi arriva près des tranchées, il fut reça par une vive fusillade. L'artillerie allemande tira alors sur les tranchées et K troupe belge se replia derrière le vil'age de Haelen.L'état-major, qui avait été aussitôt prévenu de l'arrivée des Allemands, envoya de la cavalerie qui vint prendre une part très active à la bataille. Pendant toute la journée, le combat continua, mais malgré que l'ennemi fut supérieur en nombre aux troupes belges il a été repoussé. L'ennemi a subi de fortes pertes. Les nôtres ne sont pas importantes. Le village de Haelen a beaucoup souffert. De nombreuses maisons ont été attestes par les obus allemands. Nous avons fait des prisonniers qui tous meurent de faim. Nos troupes ont saisi à l'ennemi des selles, des fusils, des lances. Les Belges se sont battus comme des lions. La nuit, sur le front des troupes belges, tout a été calme. Aucune escarmouche^ ne s'est produite. Après leur défaite de Diest, les Allemands se sont repliés et on croit généralement que la jiurnée de jeuit sera calme. La circulation des trains est rétablie jusqu'à Landen. L'ENTRAIN DE NOS SOLDATS L'engagement de Haelen, près de Diest, a décidément été une magnifique victoire belge. Les forces allemandes ont été repoussées sur toute la ligne et poursuivies par notre cavalerie, leurs pertes sont tiès considérables. On n'est pas encore fixé quant à l'étendue des nôtres, mais il est certain qu'elles sont beaucoup moindres.C'est surtout le feu des mitrailleuses qui ont éprouvé certains de nos régiments.: L'ennemi en avait disposé dans les mai-rens du village. Pris à l'rmproviste, nos soldais n'ont été nullement déconcertés ; ils ont fait bravement leur devoir. Fantassins, cavaliers et artilleurs ont été admirables de courage et d'entrain. LE COMMUNIQUE OFFICIEL La victoire remportée par nos troupes, mercredi dans la journée, a été confirmée officiellement : nous n'avons engagé qu'une division de cavalerie ' et une brigade mixte. Les pertes des Allemands sont très grandes : ils auraient eu environ les trois cinquièmes de l'effectif engagé hors de combat. De notre côté, au contraire, elles sont relativement faibles |: quelques tués; à la division de cavalerie. Ce matin on a signalé une pointe offensive des troupes battues hier, vraisemblablement dans le but de ramener les blessés, les morts et le matériel abandonnés. Aucune surprise n'est à craindre dre pour nous : une nouvelle attaque serait repoussée victorieusement si elle se produisait. RETOUR OFFENSIF ? Le retour offensif des Allemands sur Diest semblait se dessiner de plus en plus, jeudi après-midi. On paraissait devoir s'attendre à une attaque de nuit. ENCORE UN ENGAGEMENT PRES DE HAELEN. — LES ALLEMANDS MIS EN FUITE. (Non officiel). — Un nouvel engagement a eu lieu jeudi, vers 5 h. % du soir, ^ GeetzJBetz. à six kilomètres an sud de Haelen, dans le Brabant. Une colonne de 400 Allemands s'est avancée,mais l'alarme fut donnée par les sentinelles.Les tr oupe3 belges arrivèrent aussitôt et le combat s'engagea. Les Allemands prirent la fuite, laissant sur le terrain plusieurs morts. Dans les combats qui ont eu lieu à Haelen, le nombre des blessés belges est de 200. D'après certains renseignements, la circulation des trains serait rétablie jusqu'à Waremme. Samedi-Dimanche 78e année — 8« 194 " 15-16 août 1914..

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

Il n'y a pas de texte OCR pour ce journal.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

Il n'y a pas de texte OCR pour ce journal.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

Il n'y a pas de texte OCR pour ce journal.
Cet article est une édition du titre Journal de Bruges et de la province appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Bruges du 1838 au 1953.

Bekijk alle items in deze reeks >>

Ajouter à la collection

Emplacement

Sujets

Périodes