Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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s.n. 1914, 08 Janvrier. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Accès à 16 septembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/hq3rv0fd9v/
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JOURNAL DE GAND ABONNEMENTS : BELGIQUE : 15 francs pai an: 7-60 francs pour six mois; 4 francs pour trois mois. Pot..' l'étranger, « port en REDACTION & ADMINISTRATION : 8, RUE DE FLANDRE, 3, GAND TÉLÉPHONE 666 ANNONCESi Voir le tarif au bas de la dernière page du Journal. La Politique du Bloc Les Idées de Bernstein • La tactique do la Démocratie social!;?le allemande a bien varié, a subi une évolution bien profonde depuis les jours lointains où l'on résolut de participer à l'action politique et électorale. Liebknecht demandait alors que les'élus diu parti n'entrassent au Reiclistag que pour y lire une protestation et se retirer aussitôt après. Sa proposition ne lut pas admise, mais on décida néanmoins que les députés socialistes ne participeraient pas aux travaux parlementaires proprement dits et qu'ils se borneraient à protester contre la politique de Bismarck. Cette règle ne Put pas longtemps observée et Bebel se mit bientôt à prendre une ï part activt à tous les grands débats du Reicfastag. Puis, h mesure que -les masses ! se groupaient, de plus en plus nombreuses, derrière le parti socialiste, à mesure qu'elles accroissaient sa puissance d'action, in nécessité d'obtenir des résultats se faisait sentir, chaque jour plus impérieuse," et nous voyons au Congrès de Hambourg, en 1897, Liebknecht obligé de se défendre contre le reproche d'avoir « pactisé avec les circonstances» et d'être devenu un opportuniste! De môme, au point de vue électoral, le parti socialiste commença par décider qu'il ne ferait pas d'alliance ni de compromis avec aueu.n autre parti. Il alla môme plus loin et proclama, à diverses reprises, l'abstention pomplètë au scrutin de ballottage, quels que fiu-sont les candidats adverses en présence Mais les événements le contraignirent bientôt ù renoncer à celte tactique absurde que les électeurs socialistes se refusaient, du reste, a suivre. Dès lors, le mot d'ordre fut d'appuyer, au second tour, celui des candidats qui fourniraient certaines garanties essentielles. Le scrutin d'arrondissement qui fonction ■ ne en Mlémagnc. ne permet pas la présen tation de liste commune de candidats d< pari > différents, comme en Belgique. Ce pendant, des ententes sont possibles déf le premier tour Un parti peut convenir, j par exempie, de ne pas présenter de candi ' dût dans telle circonâcrintion pour soutenir le candidat du parti allié. Mais jamais le parti socialiste n'avait voulu conduire une entente de ce genre avant les élections de janvier 1912. Kn vue de ces élections, les Comités directeur du parti socialiste et du parfi radical se réunirent et signèrent un accord h la suite duquel ils invitèrent leurs partisans à se soutenir mutuellement contre les partis de droite — centre et conservateurs. |H| Bien mieux, dans 16 circonscriptions où les candidats socialistes et radicaux se trouvaient. en ballottage et où les partis de droite risquaient d'être les maîtres de lia situation ie parti socialiste recommanda à ses membre* la modération dans la campagne électorale envers les candidats radicaux.Dans 1 étude de Bernstein à laquelle nous faisions allusion dans noire dernier article, J écrivain socialiste signale que c'est surtout par cette dernière recommandation que se caractérisait l'accord conclu entre les deux partis, « phénomène jusqu'alors sans exemple, écrit-il, dans la vie politique de l'Allemagne»), Jusque-là, en effet, si, en cas de ballottage entre des conservateurs et des radicaux, le parti socialiste avait presque toujours conseillé de voter pour ces derniers, jamais on ne l'avait Vu ménager volontairement un candidat rival lorsque celui-ci restait seul m présence-de son can-didat à lui. plus ou moins menacé. Jamais il n avait exigé de .ses troupes pareille "abnégation». Aussi, cet accord ' provoqua-t-il des murmures a l'aile gauche du parti. Néanmoins, le mol d'ordre fut suivi dans la plupart des circonscriptions visées. Les conséquences de l'entente entre radicaux et socia'istes méritent d'ôtre soulagées.Bernstein remarque que, tandis que depuis 1884, !e nombre des candidats socialistes mis en ballottage et définitivement élus f contre les candidats de la droite, allait sans cesse on diminuant — 24 en 1808, 21 en 1903, 13 en 1907 — ce nombre s'est, l'année dernière, élevé à 39, grâce h l'alliance avec les radicaux ; et sur 121 ballottages, 46 ont tourné en faveur .des socialistes. De leur côte, tes radicaux opt enlçvé, avec JapEui CmullnMn 1^11 T/«iuua1 J - /"* J A A r\ — des socialistes, pins ne nianowr "wiï parfis dn droite. Voilà un premier nésu'l it. lin second résultat, c'est quo les paiis rie droite — conservateurs. Centre, parti de l'empire et Union économique — ne disposent plus au Reiclistag que de 162 sièges sur 397. c'esi-îi-dirc que, même avec l'aile droite des nationaux-libéraux — une vingtaine de députés — il leur est impossible Constituer une majorité. Cependant, les débats et les votes du nouveau Reichstag ont prouvé qu'il n'y exisM pas, à proprement parler, une majorité d4 gauche. Les nationaux-libéraux, qui doivent pren. «Ire M. Paul Hymens comme un radical |r&S dangereux, ont montré qu'ils se considéraient. non comme un parti de gauolie, niais comme un parti moyen, une sorte de centre-gauche du Reiclistag. Dans leurs ■manifestes électoraux, ils se posaient, du r«de. en « parti national », tout comme, en Belgique, les cléricaux genre M. de Bro-queville. _ ' Le parti national-libéral, qui ne se compose ipie de quarante-quatre membres, est ■,m obstacle au groupement rationnel des partis. Sur la plupart des questions importantes, il se scinde on deux fractions h peu prés égales, les uns votant avec la droite, les autres avec la gauche. On ne peut donc pas, selon Bernstein, compter sur lui pour une coopération des partis do gauche, car, dit-il, celte coopéralion ne consiste pas en des ententes éphémères sur certaines ques-(ions — ententes qui ont été conclues do tout temps, non seulement entre les partis de gauche, mais encore entre les groupes du Reiclistag les plus opposés quant à leur |»lit.ique générale. Non, pour qu'il y ait vraiment coopération, Bernstein estime que l'entente doit être durai de, s'étendre. aur idées directrices de ta politique générale et. ■pip cujtr-, poSir aussi sur l'altitude réciproque des partis en dehors du Parlement. I,e problème ainsi posé, 011 comprendra qu'outre le parti socialiste et les nationaux-libéraux, tels qu'ils sont actuellement, il 11e saurait y avoir que des ententes occasionnelles et momentanées. Mais avec les radicaux, une collaboration panait possible à Bernstein, car « l'évolution intellectuelle n du parti radical a ; rapproché celui -ci des idées socialistes. Les discours et les votes de ses députés au Reiclistag sont là pour le démontrer. El voici sur quelles considérations Bernstein •se b i=e pour penser que ceiie collaboration f'nira pir s'imposer entre le libéralisme démocratique et la Social démocratie. Dans son ensemble, la lutte électorale de janvier 1912 «a groupé les électeurs en ieux vastes camps correspondant aux deux grandes tendances politiques qui ne cessent de se combattre au cours de l'histoire : d'une paît, les partisans du principe d'autorité dan., l'Etat et dans la religion, dans la vie écono,nique et dans l'enseignement, les défenseurs de La religion et des droits acquis ; — de l'autre, mais offrant diverses nuances, Xs partis représentant ies nouvelles classes et nécessités sociales ceux qui défendent 1< s droits de la -ociété devenus inconciliables avec les vieilles traditions, ceux qui veulent substituer aux vieux dogmes, tant poétiques que religieux, les nouvelles idees nées des incessants progrès de la science. Et ce n'est que si elle s'inspire de cette opposition, formulée plus ou moins clairement au cours de la campagne électorale, mais nettement sentie par les électeurs, qu'une coopération des partis de gauche pourra exister et être véritablement. fécondé. » Celle coopération se manifestera dans tous les domaines de la législation et de la politique. Les programmes des partis de gauche, dit Bernstein sont, depuis longtemps, identiques en ce qui concerne les droits politiques du peuple, le gouvernement de la nation par cllc-mém", la séparation de l'Eglise et de l'Etat, la laïcisation de l'enseignement. la liberté de conscience, la démocratisation de l'armée, les questions relatives aux impôts, ,à [a politique commerciale, à l'administration et à la législation sociale. Ce qui reste en discussion, ce ne sont pas les principes, mais la métliode à employer pour les réaliser. Enfin, et surtout, cette coopéralion des partis s'inij>osr dans le domaine de la politique extérieure et des armements. Il faut mettre fin aux exigences du militarisme, écrit Bernstein, «si l'on veut éviter une guerre des plus meurtrières entre les na-' lions les pl is avancées de l'Europe, une guerre d'où naîtraient des haines encore nhis intenses, une «.uerre qui sçra>t»W véri table recul ne ta civilisation. La iorce 1 ccssaire pour cette résistance, la bo ïfeoisie libérât et démocratique ne la tri vera crue dans la roi r>ér,i lion avec la 1 morral'e ouvrière c'est-à-dire avec le pa socialiste » Oe-nstein, comme Gustave Hervé, ■ montre donc qu'il y a entre les rad-ica et les socialistes de grands intérêts co muns, de nombreux points de contact, que, par conséquent, une collaboration 1 litique entre eux est possible autant que ■ sirable. Ces idées sont vraies ailleurs qu' Allemagne 3t en France. Certains in dents peuvent les obscurcir momenlai ment, mais une fois les nuages passés, el réapparaissent dans foute leur clarté. IGNOTUf ECHOS BALSAM DELICIEC Si lies et s L'ILLUSTRATION D'L'.NE RACIS On a lait beaucoup de ragots ccs tein I ii.ers a propos dû descendant d'u aisii e faniiliequà venait de se faire arrûl pour vol à Paris. Or, l'ancêtre, celui r iv.t l à.vi. m .on de la famille en questi fut précisément un voleur. Oh l je concè .ju'hnguerrand de Marigny y mit des f< ...es (c'était au bon temps de Philippe-Bel), il ne fut pas uin tire-laine vulgaire, il coupait pas la bourse des passants, il t pota dans ce qu UWu-Roi appelle la « PI .îa-nce » ; bref, ce fut un grand, un pu sant concussionnaire. Sa famille demei illuminée à travers les âges, il suffit que dernier porteur de son nom émerge sur terre-plein de l'actualité et le nom l'aïeul est mille fois répété. Or, je vais vous le dire confidentiel ment, ma famille remonte aussi au ten de Philippe-le-Bel et morne, je crois p< voir vous assurer que votre famille à vc existait au temps de ce beau souvera qui traitait mal notre Saint-Père. Seulement en ce temps, nos aïeux o< tractaient une habitude singulière, celle vivre dans l'obscurité tout en étant — j' me à le croire — honnêtes, et c'est pourqi ni vous ni moi. nous ne sommes (lues marquis, tout au moins c'est pourquoi ne pouvons voler cinquante poulets à un é îage, La presse universelle en sera émue. II y a tout de môme de cette affaire u belle plaidoirie à tirer pour un avocat < connaîtrait son métier : » Messieurs de Cour, si ce petit Marigny a volé, ce n' pas sa faute, c'est la faute à l'autre, grand. Celui-ci a subi, dan s toutes leurs gueurs, .les lois de l'hérédité. Vous le r drez à une société dont son nom peut fa l'ornement et vous pardonnerez au pe fils à oause diu grand-père...» Notre Marigny, bien et proprement quitté, maintenant qu'il est devenu célôb non autant que son aïeul (il a beaucc moins volé) et qu'il a rendu en quelc sorte un éclat à un nom que ternissait lentement des sièdes d'honnêteté ou moins de non-concussion, trouvera bien fauteuil dans un de ces conseils d'admir t ration, ou on est friand de porteurs beaux noms. Il sera rechampé, décapé, remis à neu Hélas ! nos ancêtres ayant été honnê sous Philippe le-Bel, pareille fortune nous adviendra point. Nous avons bien une grand'mère qui a volé une pomme df Mm. jardin, mais de tels larcins sont ti médiocres pour ennoblir une race. BOBB"! -5* Les Incidents de Saverr ) Le Procès du colonel Reu1 'Audience de mardi soir LES TEMOIGNAGES SONT TOUJOURS CONT1ACDITOII Strasbourg, 6. — Le public s'intéresse de 011 plus aux débaîs du procès du oolonel Reutoe. - ^_"a" foule stationne au dehors, attendant le ir- moment où elle pourra apercevoir le colonel >n- a on Renier et le lieutenant von Fors' ier. \é- A 1 intérieur, toutes 1«3S places sont occupées rji avant l'heure d'ouverture des débats. Le colonel entre dans la. sal!e. en mêni>2 t s que le ,, dvef d'él-atmajor général von Waldersee, et se w" i-end r médiatement a la place qui lui est af-ut fetée. m- Les débats oommenceront à 4 h. précises, et C'est, tout d'abord, Mme Blbsrs. qui prête ser-yQ. ment, afin de pouwir retourner a Savei*n« ; puio. recommence le défilé des témoins. " Le soldat Pass. a entendu chanter et crier, le . soir du 20 novembre. c}~ M. Simon, habitant de Saveme, a voulu se le- rendre compte de ce qui -e passait dans la rue. [es II est descendu, et, tout aussitôt, fut arrêté par le soldat Pass. Le soldat Pa>s affirmé que M. Simon a chanté pt crié. Ce dernier, par contre, affirme qu'il — n'en est rien. M. IClsansohu, un petit homme sec, ouvrier de fabrique, raconte ses mésaventures, le sourire aux lèvres. Il vit les gamins se sauver devant les soldats ; puis apparut le lieutenant Sçliadt qui le mena à la cave des pan-douis où il contracta une inflammation des yeux. 'X "M- Klsansohn s'énerve et se fait rappeler à l'ordre ; mais il ne veut pas se taire. Le témoin dit qu'il a été insulté par le colonel qui lui aurait dit : « Tu es un ivro-l S'-e I » Le colonel s'excuse en disant que le témoin I n'avait pas enlevé sa casquette devant un cô-" lonel prussien. Le soldnf, Doerr dépose ensuite. Il a arrêté un jeune homme qui criait dans la rue. L'ouvrier Deiekel était en train de rouler p,s une cigarette, quand le soldat Doerr vint lui rf> dire qu'il était arrêté parce qu'il avait crié I ' « Sale Prussien ! » • . Le -soldat Doerr maintient sa version. M DoicUel réplique que son père est im-ûn rmgré et il aurait, par conséquent, insulté son de père. >r- La séance fend à devenir mouvementée. Lef> le- Save mois montrent plus de vivacité que ce ma. ne j.: Après-quelques autres dépositions de peu d'intérêt, 1 audience est levée a 6 h. et serai 7 reprise domain matin, h 0 heures. 'rS^ I \ QUESTION DU. SERMENT i« Des témoins modifient de leurs dépositions Strasbourg, fi. — Avant la fin de l'audience de le- ce S'.'ir, le conseiller Jahn a demandé que l'on ps ne fasse pas prêter serment aux témoins qui )U. furent enftwids dans la cave des pandours. |)]S Le procureur, par contre, a affirmé que ce se-. ra.it se montrer prévenu vis-à-vis de ces person* ' nés que de ne i>as leur permettre de prêter serment.>n- Les juges se sont retirés po\ir délibérer, de Après quelques minute.s de délibération, le triai- burtal a décidé en général de faire prêter ser-10j . ment ù tout le monde, exception faite pour six personnes parmi lesquelles .se trouvent les trois gamins qui ont sifflé des airs populaires. us Tout le monde s'est levé et les témoins ont ta* prêté serment, CU Le conseiller Jahn, au fur et à mesure que comparaissent les Savernois, leur rappelle quo nc le serment leur impose de graves devoirs. Deux jeunes gens modifient quelque peu leur première la déposition. L'un d'eux se croit obligé de déclarer Jv qu'il a ri quand il fut arrêté. Mais quelques sol--,sl dais également ont eu des rectifications à faire, au L'un d'eux déclare qu'il ne peut pas mainte-ri- nir que l'homme qu'il a arrêté, c'est-à-dire le >11- témoin Simon, ait proféré des insultes. Cet im-;rc portant ehangoment permet- à M. Sjmon de pre-icf. ter serment à so,n tour II avait été exclu par le Tribunal du nombre de ceux qui prêteraient serment. NC- \xi procureur fait savoip jiu Tribunal que M-rc, Mahl, directeur d'arrondissement, a exprimé le up désir, dans une lettre qufll lfii a adres'séa, que [ue M. Fetter. avocat à Sa\enie, et M. Caertner, assesseur, fussent invités à temoigner. Ils com-mi paraîtront demain après-midii. un is- Au Parlement d'Alsace-Lorraine t... Strasbourg, 6. — Cet après-midi, les deux les Chambres ont tenu des séances. A la deuxième ne Chambre, le président d'âge a fait ressortir dans eu t»n discours d'ouverture les différentes politi-ins ques actuelles et, rappelant les incidents ae Sa-vm ven?e, il » démontre l'existence d'un gouverne-" ment militaire à côté du gouvernement civil Il a aioulé aue l'on devrait être reconnnis-[ saut au Keichàtag d'avoir pris position pour le sauvegarde des intérêts alsaciens-lorrains. Le faute de 1 aggravation de la situation incombe à J insuffisance de la Constitution, il 11e se nro-1 a diuia de changement que lorsque r Alsace-Loi'-raine sera mise sur un pied dïgalilc avec les çitats confédérés. :er les telemr.ammes du kronprinz UN DEMENTI Berlin, 6. Le Lokal Anzciijer dit apprendra ws j s?Hrc€ autorisée qu'il est faux que le prince 1 !n,P°riai. u,t ^'"essu au général von Deimling, mus a 1 ccasion des événements de Saverne. un té-\x>n légramme dâsant : «( Ailez-y toujours ferme, bra-ro I » DOUTES ET CERTITUDE 1 Berlin, 7. — Les télégraanmes que le kron-pr.'uz aurait envoyés air général von Deimling ne sont r-elevés que par les organes de gauche. Ils ne semblent d'ailleurs pas croire à leur authenticité el ne les blftment que sous réserves. Seul, le Derliner Tagcblatt no doute plus et dit que le kronprinz est intervenu de nouveau d'une façon démonstrative et cassante dans un conflit polil-iqua. Le journal estime qu'il est diu devoir du Heichstag' de s'opposer à ses interventions dangereuses et insupportables dans la politique de l'empire, Nouvelles manifestations hostiles A STHAS130UHG Strasbourg, 7. — Lorsque hier soir, vers 8 h., le lieutenant von Forstner eût quitté le Palais dé Justice avec un camarade de régiment, ils furent reconnus par y. foule, qui se î.iit à les siiévre. La foule, co-mposéo surtout de curieux, S- fit de plus en plus nombreuse. Tout à coup, on cria: «Il tire son sabre!» Des injures éclatèrent. Les officiers •auterent dans un tramway. mais la foule les poursuivit jusqu'à la gare. A la môme heure, b colonel arrivait en voi-turo sur le quai do la gare. Mais on s'occupa moins de lui. toute ht colère du public s'étant amassée contre les jeunes off'leiers. (Audience de mercredi matin) ~ LES TEMOIGNAGES DE LA POLICE GROS INCIDENT Strasbourg, 7. — Ce matin, à 0 heures, re.prJ-e du procès du colonel von Reuler. Aujourd'hui, comparaîtront les officiers de police qui ont pris part aux événements de Saverne. Il reste environ trente témoins à citer. Le procureur propose de citer également les juges et le procureur impérial arrêtés dans la soirée du 28 novembre. La proposition est acceptée. Le conseiller Ka.hn donne lecture de La déposition d'un fonctionnaire die la police. M. Muller, commissaire de l'arrondissement, dépose. Le 9, il a remarqué dans la rue beaucoup de monde. Il nc crut pas qu'i-l y eût quelque chose d'insolite. Il apprit, lou* tefois, quelques instants après, que le lieutenant von Forstner avait été insulté i>ar des enfants. M. Muller continue en affirmant qu'il a eu l'impression, quand il fuit interrogé pour la première fois, que le procureur avait cherché à modifier de sens de ses dépositions. Le procureur proteste. M. Muller laisse échapper ces mots : « Ce fut inouï ! » (unerhôrt. Le procureur est indigné et demande que le Tribunal le protège contre de pareilles accusations, qui tendent à faire croire qu'il a refusé la première déclaration du témoin. Il est intéressant de noter que M. Muller, n'est pas Alsacien, mais immigré. M. Mailler continue alors sa déposition. EULe est très défavorable au colonel von Router et montre très exactement que les mesures prise? nar le colonel von Reuter étaient injustifiées. Le 28 novembre, il apprit en revenant de voyage ce qui s'était, passé et i-1 se rendit à la caserne, avec M. Grossmann. Tous deux demandèrent, au colonel que les patrouilles soient retirées et que les personnes arrêtées soient remises en liberté. Si c'est pour cela que vous êtes venus, il est inutile que vous insistiez davantage, répondit le colonel. C'est moi qui commande ici et ce serait pour moi une joie si le sang coulait dans les rues. Je ne souffrirai pas que de.s personnes s'assemblent sur La Grand'-place du château et rient sur le passage des offieiers. I^es officiers sont constamment offensés et personne ne les protège. Le témoin raconte qu'il resta dans la rue après cet entretien. Il vit comment un homme fut arrêté qui n'avait fait aucune manifestationCet homme s'était placé devant lui et il lui était parfaitement loisible de s'enfuir. Le témoin ajoute qu'il put voir les faits et gestes de cet homme qui s'était contenté de regarder passer les soldats. M. Muller a entendu dire à différentes reprises que ies événements du 28 novembre avaient été préparés par les militaires. Le charbon avait été enlevé de la cave des pandours. Celle-ci avait été préparée dans ■ki journée qui' précéda les incidents. 11 a entendiu dire par un jeune homme dont il donne le nom que le lieutenant von Forstner avait menacé ]a population de coups de fusil pour le soir. Le procureur demande que le jeune homme, M. Charles B'urger, soit cité. La défense s'y oppose» REPONSE DU COLONEL Le colonel von Reuter affirme qu'il comprend que des br uits tels que oeux dont on a parlé ont pu naître en ville. Il a pris des mesures, préparé les mitrailleuses et ses officiers savaient pertinemment 'au'il interviendrait avec énergie si cela, était nécessaire. 11 est possible que des jeunes offi-c.ers aient parié de cela. Il se serait réjoui si le calme avait régné. Il aurait pu faire son devoir de soldat sans être obligé de faire le policier. I.e colonel proteste que la cave ait éfér vidée en vue d'arrestations. Le lieutenant von Forstner admet la possibilité d'avoir prononcé les paroles qu'on lui a reprochées. U ne s'en souvient pas exactement. Pendant cet incident et pendant que le colonel von Reuter parle des mitrailleuses, le public manifeste. Le colonel von Reuter s'arrête uin instant et jet la des regards courroucés du côté du public. M. Muller termine sa déposition en citant un exemp'e de la mauvaise volonté du colonel à l'égard de la direction d'arrondissement. Le colonel aurait accusé le directeur d'arrondissement de lâcheté et de faiblesse et aurait demandé que le directeur d'arrondissement fasse me lire le maire en prison. La défense proteste avec énergie. On entend alors un brigadier de police nommé Mutsch.ler. Personne n'a jamais demandé lu protection de la police et lui-même personnellement n'a jamais appris que les officiers oient été insultés. Il a cependant interrogé des personnes arrêtées lors de la bagarre du 28 novembre. Il fait rire lorsqu'il dit q-ue les patrouilles envoyées par le colonel von Reuter sortaient pour chercher des personnes à arrêter et n'en trou-Taient pas toujours. _ Dans les Balkans Izzet Pacha éiu prince pp.r les Albanais Paris, 6. — Le Temps reçoit de son correspondant à Berlin les deux dépêches suivantes: Le correspondiant de la (iazette de Francfort à Cons.antinople confirme qu'Izzet I'acha a été élu prince d'Albanie dans une assemblée secrè-le des ch:fs albanais, tenue à u>urazzo. Izzet Pacha se id-ra dans le courant de la semaine prochaine à Yalona avec la députât-ion albanaise, qui est, venue, le chercher à Constantinople. Les conditions posées par Izzet Pacha à. son acceptation du itre de prince d'Albanie au-ra ent été les suivantes : 1. L'Albanie serait une principauté et non un royaume. 2. L'Albanie restera pendant, dix ans sous le contrôle de l'Autriche et de l'Italie. LA QUESTION DES ILES D'après des renseignements parvenus à Berlin. le projet d;}attribution des îles de Chio et de Myt lène à .a Grece ne rencontrera pas d'opposition à Vienne. 11 en s?ra t de même à Rome. Par con re. la question de la rétrocession des îles du Dodecanèse à la Turquie reste toujours obscure. Les Drames de la Mer SOIXANTE-QUINZE VICTIMES D'UN NAUFRAGE Londres, 7. — Suivant les journaux, un bateau a chaviré sur la rivière Frasor, près de Fort-Georges, en Colombie britannique. Il y aurait 75 noyés. LES RESCAPES DE V0KLAK0MA New-York, 7. — Aujourd'hui ont été débarqués cinq marins de i'Oklahoma, recueillis dimanche après-midi par le vapeur Gregory. Ce dernier les trouva dans un bateau de sauvetage ailant à la déirive et dans lequel lis avaient passé six heures exposés à un froid intense. D'autre part, un garde-côte a retiré trois cadavres d'un autre bateau de sauvetage. Le Bavarxa ayant recueilli huit survivants, il y a Jonc encore vingt-deux hommes qui manquent. Les cinq marins débarqués aujourd'hui racontent que YOklahoma. fut coupé en deux à un moment où la tempête faisait rage et où les lamevs s'abattaient sur Je pont. Tout à coup, au milieu des craquements des charpentes, le vaisseau se creusa, la poupe sur une vague et la proue sur l'autre. Les machines, échappant à tout contrôle, fonctionnaient à toute vitesse sans que les essais combinés des chauffeurs et des mécaniciens pussent ies arrêter. Ceux des marins qui se trouvaient à l'arrière et qui étaient en état de le faire accoururent et les chaloupes furent mises à l'eau. La première était remplie de marins et la seconde en contenait onz«- c^ale-ci chavira plusieurs lois et) Feuilleton du Journal de Gand 1 i < La Cape et llSpôi PAR ArviÉDÉE ACHARD DEUXIEME PARTIE LA TOISON D'OF Hugues le dévisagea du regard. — On voit bien que Je comte Orfano Moi terosso n'est pas seul ! répliqua-t-il ave 1 accent du mépris. Je plains ses aïeux. Briquelaille porta vivement la main son poignard, mais Carpillo intervenant — Laissez ce jeune coq... on lui reserv un traitement qui ne lui permettra pl-u l de chanter. 11 aida ses compagnons ù jeter le prisor mer dans la voiture et, poussant Briqut , taille vers un cheval : !' — N ous aurez le plaisir de nous cscoi 1er, reprit-il. U y a un certain Coquelicc (•ont je me m Le. Moi, je monte sur 1 siège. 11 prit le fouet des mains du cocher qi tenait les brides et, allongeant deux coup vigoureux, aux flancs des haridelles : — A Paris ! cria-t-il. Sanguinetti, qui il avait donné de instructions 4 l'oreille^ se dirigea ) ment vers l'auberge où Mon test rue avait pris gtte. Coquelicot cependant, qui trouvait le I temps long, venait de sortir, et l'espril I troublé par des idées vagues d'embûches el | de quet-apens auxquels il pensait toujours depuis l'affaire de la rue des Arcis, s'en allait du côté des jardins de l'abbaye. Il venait d'entendre une rumeur confuse qui lui semblait provenir d'une lutte dont i! n'apercevait pas les acteurs et pressait ie pas. lorsqu'il vit passer au galop une voiture aux portières de laquelle se tenait ut: grand cavalier, la rapière au poing. Un autre cavalier la précédait, un troisième la suivait, — Tiens ! tiens I fit-il en se grattant 1< front. Il précipita sa marche, déjà inquiet et, parvenu dans le voisinage de cette partie des murs du jardin qui traçaient un angiio saillant, il fut att'rà par une sorte de rak sourd qui sortait d'un fosse-. U se pencha, aperçut un blessé qui se ter dm il dans l'her-!- b: et le souleva à demi. La barbe rousse e de ce malheureux qui se mourait était tout inondée de sang noir. & — M uni ! reprit Coquelicoit ; qui venait : d'entr'ouvrir les babils (;;:i moni-bund, vojl* q un coup que je conmafs ! . s II ét:iit un peu embarrassé, l'homme m répondant à aucune de ses questions, lor s i- rru'au jioidis de ce* corps inerte qui pesait ;- lourdement sur ses bras et ne jemuail pl'uis. il cr.it comprendre qu'il avait cessé de vivre. Il k recoucha aussitôt sur le re-vers du fossé et reprit sa course, e Des traces de pas conduisirent Coquelicot au bord du petit bosquet d'où les as-i Bai'llanlis s'étaient précipités sua* son mai-s ire. L'herbe foulée portait les traces d'une lutte acharnée. Point, de cadavre aux en-virons, point de taches de sans non pliiî 3 Kir cette heroe. Un« idée soudaine illuHWie t. WJ1 espr't 4'vme clwt* jùùsttt. :.. a^ — Malédiction ! s'écria-t-il, ils l'ont c Jevé ! M allait courir vers l'auberge des « Trc Pigeons ii lorsqu'il vit venir à lui le pe l'Anguiilict. L'enfant graissait tout esse, fié et respirait ii peino. — Qu'est-ce ? fcmanda Coquelicot q sentit s'>:i effro. redoubler. — J'étais là ii vo'us attendre, allant venant sur le pas de la porto. Trois ou iju Ire hommes de mauvoiee mine sont air m i petit bruit comme des renards en clu fe... Je me suis glissé derrière un tas fagots, ayant reconnu du premier rega l'un des requins qui rôdaient dans la r du Petrt-Musc, i Paris. — Et alors ? — Deux d'entre eux sont entrés da la maison d'un pas délibéré, deux autr sont restés en dehors, h l'affût. Je ne bc geais non plus qu'une souche et retem mon souffle. Au bout d'un instant, Ce qui avaient poussé la porte en gens q agissent on maîtres surit revenus et, t r liant l'aubergiste qui tremblait de tous s membres, ont paru l'interroger. I.'un d coquins porta.it un paouet sous le bras, frappant des.-us, semblait content. Au bc de cinq ou six minutes, celui (fui avait paquet s'en est allé avec un nouveau vei qui amenait un cheval. Celle fo.is, j'ai i connu l'uniforme de la maréchaussée. — Bon ! ça recommence ! Et ces gens ont-ils dit quelque chose que tu aies pu e tendre ? — Non... l>es mois sans suite.. Ah ! s! ce lambeau de phrases... — On te tient ! — C'est cela!... Ils l'ont pris dans i guet-apens ! Et pus? j ' — I.es trois qui restaient se sont mis sentinelle aivour de la maison, avec d allures qui m'ont fait supposer qu'ils n diitaient d'v faire une arrestation. — La nôtre, pardwu 1 — Quan<t j'ai vu ça, je me suis mis ranger mr l« une hi n- et, grftte à ma petite taille, j'ai pu leur échapper sans qu'ils m'aient aperçu ; une is fois hors d'atteinte, j'ai pris mes jambes lit à mon cou, et me voicii ; mon avis est qu'il if- ne faut pas retourner dans cette souricière. — C'est le mien aussi... Mais il faudrait ui bien savoir çe qu'ils ont fait dans la maison et quel est ce paquet qu'ils en ont émet porté. a- — C'est bien à quoi j'avais pensé. La és haie que j'ai suivie pour venir jusqu'ici s- passe derrière la maison. J'étais sûr qu'il le n'y avait plus personne à l'intérieur... Je rd me suis introduit dons la petite cour, et, Je de là, en m'aidant d'un treillage collé au mur, j'ai pu grimper jusqu'à la fenêtre de la chambre qui servait de logement à M. u de Montestruc. es — Tu es un brave garçon, mon petit u- l'AuguilIot. is — .Non, je suis un gamin 1... Ça m'a-ix muse de grimper comme un ohat... Plus ui l ieu dans la chambre ; les armoires ou-il- vertes ; pus un vêtement, plus un papier, es —Line visite domiciliaire !... a.h 1 les es copains ! si j'en tenais seulement deux ou 't, trois sous la main! ui — Oui, mais vous n'en tenez pas un le seul. Donc, le plus sage est de déguerpir lu d'ici pour venir en aide à notre maître, qui e- mira ri i Inincment besoin de nous. — On voit bien que tu n'es pas bûte là comme moi !... Tirons au pied, et clier-n- chons quelque part un endroit où noua puissions nous concerter sains avoir la ciwinle d'être nous-nième escamotés. — Ni,us le trouverons chez madame la m princesse Mamiam. • — Ce petit diable n'est jamais embar-m rassé... Oui, tu as raison; à pari moi, j'y es pensais un peu... lilie nous a déjà servis, é- elle nous servira encore. L'Anguil ne s'était pas trompé dans ses prév is : les affiliés de CarpiUlo èi avaient {ait main basse sur tous les ob-A qui iVitwut appartenu fc M <ji Mcm- testruc, et, chargés de ce butin, s'étaient hâtés de regagner Paris sur les pas de leur chef. Peu d'heures après, Carpillo et Brique-taille, qui avaient remis Hugues aux mains de Lorédan avec mission de le conduire en personne au Chàtelet, se rendaient chez M. de Chivry, auquel ils faisaient j^irt du résultat die leur expédition. Loudéae battit des mains. — Lui, jeté dans un cachot, sous l'inculpation d'un meurtre, c'est beaucoup déjà ; mais est-ce tout ? — Non ! il y a ceci encore, que nous avons trouvé dans les meubles et jusque dans les habits du coupable. Vous me direz ce que vous pensez des jolis petits morceaux de prose que voici. Tout en parlant, Carpillo étalait sur la table autour de laquelle Cliivry et Loudéac étaient assis un certain nombre de pa. piers qu'ils reconnurent à première vue. Ils échangèrent un coup d'ceii. — Vous comprenez, j'imagine le parti qu'on n'en peut tirer... J'ai eu soin d'y mêler diverses pièces d'une écriture qu'un habile homme, que M. le chevalier de Lou-druc estime particulièrement., imite à ravir, quand sa dextérité et son dévouement peuvent servir une cause juste et suffisamment rémunératoire. — Et votre Seigneurie remarquera en outre, poursuivit Briquetailile, que l'homme qui s'est emparé de tous ces documents et des pièces de conviction qui le* accompagnent, appartient au corps royal de la maréchaussée, et qu'il peut, témoigner en justice. C'est mon ami Lorédan qui m'a fourni ce gaillard-là. Sa déposition impartiale et vérktique sera d'un grand poids dans cette affaire. — Le fer esl chaud, il faut le battre ! croia Loudéac enthousiasmé. César sf rendit sur le champ auprès de U comtesse S«U«w$ îu'U mit w rant de ce qui s'était passé pendant la nuit. Elle était radieuse de son côté. — Tout marche à souhait, dit-elle ; ccs retraites auxquelles se livre mademoiselle de la Vatlière die temps à autre lui seront plus funestes qu'elle ne le suppose. Il ne laut pas laisser inoccupé un roi tel que Louis XIV 1 Vous n'ignorez pas que la présentation de madame de Sie.rrfeld à la rour allait à merveille. Su réputation da beauté n'a point paru exagérée, lillo a charmé tous les yeux. Vous savez encore que le roi a daigné la désigner parmi .es dames de ta cour qui doivent paraître dans un divertissement où il veut i gurer en personne. Lui-même a pris soin ae choisir le travestissement qu'elle doit porter et a fait remettre chez ia belle étrangère utt assortissement de riches étoffes de diverses couleurs comme un témoignage de l'admiration que lui inspirait sa personne et de son désir de la retenir en France. Ma» dame de Stcinfrld a répondu discrètement qu'il suffisait d'un ordre dn roi pour lui laire croire qu'elle n'avait jamais eu d'au» Ire patrie que le pays où l'un vo.t les Tuileries et le Louvre. Elle sera des Compiè-gne et des Fontainebleau. La loule des courtisans qui entourent l'astre naissant indique déjà qu'ils prévoient l'aurore dkin nouveau règne. Tous is'incfinenl devant son éclat. Encore quelques journées semblables, et, guidées par mes conseils, la baronne de .Steinfeld l'emportera. La favorite que je délesle sera détrônée, et il y aura à sa place une lavorile qui nous ilevra tout. Elle avec nous, rien ne nous sera plus impossible. — C'est comme si le diable en personne était à notre dévotion ! dit Loudéac ravi. r u \ e; ende 1 murmura César. * " <' .* «»•' • >- Jeudi 8 janvier 191^ —M II - - Tii.ifM ■ 5 centimes Je numéro ■■■——m»»—aaa—gtBgggs 58me année aaM—KHJttmiit - N° 8

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Cet article est une édition du titre Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Gand du 1856 au 1923.

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