Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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02 janvrier 1914
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s.n. 1914, 02 Janvrier. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Accès à 15 septembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/6d5p84552q/
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JOURNAL DE GAND abonnements : REDACTION & ADMINISTRATION : annonces i BELGIQUE : 16 tranoa par an; 7-50 francs pour aix mois; 4 franc* pour trois moif. 8, RUS DB FLANDRB, 8, GAND „ , . t .. . , , , .. , , Pov/ Vétranaer Uvortmiw Volr le tarif au ba" d® la «mière page du journal. ' ^ TftLÉPHOm 666 Une nation qu'on étrangle • Il vient de parait ne à Paris, dit la Gazelle de Bruxelles, un petit livre émouvant. Il émouvant suclouit parce qu'il faj,t en-, tendre une voix ieoiée, et que l'on épirouve un peu de honte à constater cet iisol:me«it, à ee dîne que les faits par elle dénoncés se passent sans que l'Europe civilisée proteste-avec indignation. Où est le temps où li_\s 1 malheurs 4e la Pologne suscita ijent à celle-oi -tant de cLéfenseuers, ou les'excès du tsarisme soulevaient contre eux tout ce qun pense et écrit ? Aujourd'hui le tsarisme commet en Finlande un méfait abominable, tente de réduire à l'asservissement un peuple depuis longtemps habitué à la liberté et qui se défend avec héroïsme. Et l'Euro-pe, l'Europe si prompte â défendre le droit à 1 indépendance des peuples slaves des Balkans, l'Europe semble ignorer ce qui se passe, et se Un t. v-<-* curait vraiment qu'elle n'ose plus déplaire à la, Russie. Le livre dont nous parlons a [pour auteur un avocat du barreau de Paris, M. Caspar, qui connaît bien la Finlande et a fait récemment, su-r place, une enquête. Son titre est : La Résistance légale en Finlande. 11 est préfacé par M. Pierre Mille. M. Pierre Mille écrit que tout ce que dit M. Caspar est vrai. Et il ajoute : « Mais plusieurs personnes m'ont conseillé de ne pas m'en occuper. La Russie est notre, amie et alliée, m'ant-ellles représenté, et les convenances politiques veulent qu'on ne s'occupe pas des affaires de ménage d'un ami, à plais forte raison d'un allié dont on attend quelque chose. » Heureusement M. Pierre Mille s'en occupe tout de même. Et il apporte son appui à M. Caspar, son patronage au livre généreux. Ce livre est écrit avec simplicité. Il expose simplement des faits. Et cela suffit. En 1809, solennellement, le tsar Alexandre Ier, dé venu grand-duc de Finlande, et. reconnaissant qu'on ne pouvait, imposer au peu,pie finlandais, cultivé, et depuis 'ongtemps habitué l'exercice de la liberté, l'absolutisme russe, accorda à la Finlande une autonomie . complète et une Constitution ; iil fit le serment que cette Constitution serait respectée par lui et par ses successeurs, et ne pourrait être modifiée que de commun accord entre ce souverain et la Diète. Le pacte donna-1 à la Diète Le droit exclusif de légiférer, le souverain ayant seulement le droit de vote. Les successeurs d'Alexandre Ier, pendant cent ans, le respectèrent. Et grâce à ce régime constitutionnel, la nation finlandaise se développa, al t e •: kit i m degré de i-ul ture, .de civi*^ . très supérieure à celui de la masse 'du peuple russe. Les Finlandais ont accueilli tous te*? progrès ; leur industrie, leur art, leur littérature sont dignes de l'Europe d'aujourd'hui.Le tsarisme a entrepris de russifier la Finlande. Ptirce qu'il existe maintenant en Russie un simulacre de régime constitutionnel, parce qu'il y a une Douma sans droits réels, le gouvernement de Saint-Pétersbourg a imaginé de diire qu'il n'y avait plus lieu die Misser subsister un régime particulier pour la Finlande. Et, malgré l'opposition généreuse, à lia Donn a, des cadets, des travaillâtes et môme de quelques oc-tohristes, il a, en fait, supprimé l'autonomie de la Fm.kmdc. La loi Stolypine de 1910 dit, en effet, que seront soumi-s à la législation générale russe « les lois et ordonnances dont l'effet s'étend au grand-duché de Finlande si elles ne se rapportent pas uniquement aux aff aille 8 intérieures de oe pays ». Dans ces cas-là, lia Diète n'aura plus qu'un rôle purement consulta til Comme c'est à Péters-bourg que il'on décidera arbitrairement qu élites lois ne se rapportent pas uniquement aux affaires intérieures de la Finlande, .c'est, en réalité, la suppression de ; l'autonomie, la s»uppness>ion de l'autorité de la Diète. i Le Parlement finlandais, auquel cette loi fut soumise, « à tritrte consultatif », refusa dignement de donner son avis, déclarant, que cette loi, à ses yeux, ne pouvait exister, tout Changement à la Constitution devant être consenti par lui-même et par le souverain. Cette résistance légale se poursuit, tenace, héroïque. Le gouvernement russe, qui veut peuipler la Finlande de ses fonctionnaires, a fait voter par la Douma une loi disant que tous les Russes ayant fait leurs études en Russie ont le droit d'être nommés à toutes les charges publiques en Fnnlande, et qne les sujets russes résidant en Finlande jouissent de tous les droits des citoyens dru paye, même des droits électoraux sans être, d'autre part, astreints aux obligations fies Finlandais. De cette loi inique, la Diète, l'estimant inconstitutionnelle, n'a pas vou-ki tenir compte. Le bourgmestre et ses assesseurs de Nys-taid, le bourgmestre et les assesseur de Wr-borg ayant refusé de l'appliquer ont été arrêtés, condamnés à six mois de prison et emprisonnés avec les détenus de droit commun — même l'un d'entre eux âgé de soi-xante-dix-neuf ans. La Cour d'appel de Wibong ayant été saisie diu cas, a ordonné leur mise en liberté. Alors on a conduit les vingt-trois membres de cette Gour d'appel (devant le tribunal de prem (Nie instance de Saint-Pétersbourg dont ils ne relèvent en aucun cas, on les a condamnés à seize mois de prison et à révocation, et ils sont en ce moment soumis, dans une prison russe, au régime — au régime russe ! — des prisonniers,^ de droit commun. Le> Choses en sont là. Les Finlandais sont îésolus à continuer leur résistance héroïque. Ce peuple cufctivé ne veut «pas être soumis à l'absolutisme russe, mais l'Europe ne panait pas se douter du drame qui se déroule. ECHOS Un embonpoint inattendu. vv C'est de la Terre, de notre globe, en un mot, qu'il s'agit. La Terre engraisse. En oui ! elle devient obèse, la Terre, tout comme une bonne rentière. Son tour de taille augmente, peu considérablement, c'est vrai, mais il augmente. j ' Comment a-t-on pu le constater ? direz- j vous. Ce sont les Américains qui viennent j de nous faire cette curieuse révélation. t A l'aide de calculs irréfutables, parait-il, ; ils ont pu établir que depuis 1856 le rayon ( de i Equateur a augmenté de 42 kil. 500 m. Celle découverte est évidemment importante au point de vue de l'agriculture. Si cette progression continue — èl les savants américains nous affirment qu'il ne pourrait en être autrement — il n'y aura plus >e meilleur placement. "n achètera des terres et il suffira de les engraisser pour en mi'ji.ien'cr la superficie. Eli xi r a ' jÇrj vers ÎÏSS II v. Vui' anglais. , A l'école i Le maître. — Prenons le mot » œuf ». Elève Tommy, quelle partie du discours, s'il vous plaît ? Tommy. — Substantif, monsieur. Le maître. — Quel genre ?. . Masculin ou . féminin ? Tommy. — Je vous dirai ça lorsque l'œuf sera éclos ? Télégraphie sans fil portative Lee ondes hertziennes se répandent, on le sait, en tous sens et à cit- très grandes distances. Le cohéreur de Brandy, les détecturs à cristaux peuunettent de les recevoir facilement, si un de ces appcarei-is récepteurs est rené ù un téléphone, chaque signai de téJégiraphio sans fil, .prodki.il par une étincelle plus ou moins longue, se traduit dans l'écouteur téléphonique pur un top plus ou moins prolongé. Mais ces i<nstrumen.s sont assez encombrants. Un ingc-nfàur, M. Justin Landry, vient de présenter à La Société astronomique de France uui 'nPp.Teii oe poche qui est destiné u recevo-r tes signaux île télégraphia sans fil. Ce détecteur minuscule, forme par un er.s tal inoxydable et une pointe en acier très dur, est fixé sur le fond d'un récepteur téléphonique. Il n'a pas die bob ne d'accord et dans la majorité des cas ia prise dn terre est superflue. Des essais ont été exécutés au pied de la tour jusqu<q.ux coins Ks p.us r-culés de France. Les uiktiimes les pùus diverses ont été employées. A Paris, le simple contact du fil isolé avec un corps métallique quelconque est suffisant. depuds une simp.e tauigie a rideaux jusqu'aux conduites d'eau et de gaz, aux châssis o'automobile ou aux autobus. A des distances variant de 40 à 50 kilomètres de Paris, los gtMitiôres, les garage. les ou-t» is d•* jardin eominu les bêches, mieux encore, d-:s |>arapluâes-a:guille à manche da bois. [>ei-mettemt d'assurer une excellente réoeption des Ki-gnaux die la tour Eiffel. Plus loin encore, aux environs de 1,000 kilomètres, les fils téléphoniques ou dics antennes bLen établies oiiit permis i ré-: Iven percevoir des radio:éiégrammes. .v..!. [.ivdrv i . ^r,v"'} AJJ antcnri«% ds *R»'tune qui se trouvent toujours et partout à ix>rté • t!e la niiain. v'e sont les arlirr^. "j.. une faculté do réception considérable. A S » ki lomètnes de Paris, un contact pris sur un arbre à à ou 3 mètres de hauteur, avec un .' épiivgi ou une vrilla enfoncée assez profondément, une prise de terre réalisée par une lame <1 : couteau fiché dans 13 soi, ont permis d'écoutei les déiTOches météoiologi.ques, le^ signaux horaires et les radiotélégranimes que la tour Ëif fel transmet chaque jour à travers le monde. Les troubles atmosphériques, tels q;v les orages influencent également lies détecteurs. U;: bru ut caractéristique de métal en fusion tombant dans l'eau les diécèîe. On entend en quel' que sorte les éclairs bien avant de ies voii*. Le colonel Renard a attiré l'ailent on sur tes services que la réception d\s radiolélégranuiie-météorologiques pourra t r nd/o aux aéro nautee et aiux aviateurs. # ^ Propos lins et i sis LE CREPUSCULE Ce tait — comme certain Champagne in-buvable par des gosiers civilisés — dans le goût américain. New-York et Philadelphie vont -servir télé phonique ment Dieu, lui-môme, à leurs abonnés. Un assistera an Saint-Sacrifce sans quitter son fautenil, son pyjama et son coirnet, nouvelle ainsi câblée au vieux monde en !a semaâne de Noèl : » Des expériences sobit laites actuellement à New-York pour mettre en relations téléphoniques les maisons privées avec les temples, de façon t\ permettre aux personnes qui ne pourraient assister aux offices de suivre la marche des services et d'entendre i'e sermon. Les essais ont déjà donné d'excellents résultats et l'on a même nu suivre do Philadelphie les offices célébrés à New-York. » Le président Wilson avait indiqué à l'Eternel la marche à suivre, lorsque, récemment, 'il se fit relier téléphoniquement aux deux mille individus d'un banquet qu'il n'avait pu présider en personne et communia avec tous en général et chacun e>n par-t'içuliier, en leur prononçant un toast à la fois- publie et confidentiel. Le Seigneur emboîte le pas à l'homme d'Etat... Mais il me semble qu'il doit le faire d'assez mauvaise gràoe. S'il va à domicile, c'est sans doute qu'on ne va plus guère chez lui, et- je vois, non sans scandale, la multitude de ces fidèles phiLadeiphiens et new-yorkais qui se refusent à se déranger pour leur créateur. Au bref, comme dit Mr Hubert, la .montagne se décide à la fin à al'er Mahomet, parce que Mahomet ne veut plus jamais aller à la montagne. Hélas ! dieu fait la clientèle h domicile, il va-t-en ville. ' J'en parle, mécréant, h la légère... Mais ça vous satisfait ça, vous, chrétiens ? Mais chrétiens de là-bas ou d'ailleurs, qui e> gez ici une messe enlevée à la vapeur p un vicaire recordman, ou vous qui atte dez le verbe divin dans votre fumoir, < à côté de votre coffre-fort, ou vous, qi résumez la religion ancestrale dans le fa de manger exclusivement des haricots 1 vendredi-saint, et qui, tous, au nom de v< tre sainte religion, pratiquez le plus tôi des conservatismes, vous êtes en pai. avec votre conscience ? Je n'y vois, pour ma part, aucun inco vénient.. Les religions n'élèvent p-lus les homme elles se baissent vers eux, mais si bas 1 < niveau d'une pièce de cinq francs. J'ai pénétré un dimanche dians un temp à Londres. Ils étaient cinq ou six templ de gothique niais, à prix réduit, en rond un carrefour... A l'un d'eux mie affiche ai nonçait qu'on ne s'embêterait pas l'&prè midi. » Plea&ant afternoon to-<kiy...» Ce celui-ià qji eut ma visite. Malgré l'afficl je me suis enrnbôté ; un prédicant faisait ; pitre, il s'essayait a être samuiltanémei. eyangélique et rigolo..?' Pauvre homme ! % au moins, iùs samvaient du ridicuie le seule des dieux, _ ^ BOBDY. Vol de 3 colliers de perles à Pari» Paris. 10. — Vers 3 heures de 1 aprè6-miéi, trois de perles, représentant une va leur de 40,000 francs, ont été dérobés dans la vitrine d'un bijoutier établi 51, rue de Provence. Pendant qu'une femme, paraissant (>gee de 40 ans. marchandait des boucles d oreilles, une au. t;-e r amie se présenta et, prétextant que le bi, joutier éta t occupé, ressortit presque aussitôt, disant qu eiiie reviendrait. Peu après, la première femme sortit à son tour. Le bijoutier s'aperçut alors qur les troi» coliiers de peries avaient disparu. Le bijoutier ingénieux OPERATIONS FRUCTUEUSES . ET DELICTUEUSES Paiis, 30. — Un bijoutier de Bruxelles, M. X.... avait eu l'ingénieuse idée de ven'r en aide aux fiis de famille momentanément gênés. Deux de ses courtiers, rabatteurs habiles, procuraient aux personnes en quête d'argent, des bijoux vendus fort cher qui étaient ensuite re-\ end us ou engagés au Mont-de-Piété. Leur dernière opération fut faite avec un jeune homme de 17 ans, qui signa pour 30,000 fr. de billets et reçut en échange un bracelet qui, examiné par un expert, avait une valeur de 8,oo0 francs. Le père du jeune prodigue d--po.«^. une plainte qui fut instruite par M. Kastler. Le juge d'instruction vient de i envoyer devant le tribunal correctionnel, sous l'inculpation d'abus des besoins et des passions de mineur et d'abus de confiance, le bijoutier belge et les deux courtiers Rela et Chartier, dit Chartier des Roches, c'je dernier seul est détenu. Il a été condamné, il y h quelque temps, rt deux ans de prison pour vol dans les grands magasins. ^ Autour du Parlement SOUHAITS ET ETRENNES Les plus spirituels d'entre nos honorables ne sont pas toujours ceux qui parlent. Il en tst un, féroce doctrinaire devant le pu-blic, aimable et jovial compère dans l'intimité qui, mettant â proM la trop courte trêve des confiseurs, a imaginé de rédiger ia liste des souhaits qu'il adresserait à ses collègues, s il ne craignait que l'on trouve ses bonbons du Nouvel-An un peu trop acidulés. L'n 3 inqualifiable indiscrétion nous a mis en possession de la liste de souhaits, cadeaux et douceurs dont ce député charitable voudrait gratifier les compagnons de sa vie législative. Pour M. SCHOLLAERT : Une bonne mine .. en Campine. • ) M. PIRMEZ • Une carte d'en-trée à la tribune des journalistes. \1. NERINT.X : Un fauteuil présidentiel. M. DE BROQUEV1LLE : Un bâton de cosméii-» — - M r FVJJ, L . £ M. H&NKIN : Un portefeuille en peau de cîia-rin.M. DAN'IGNON : La notoriété de son fils. M. HUBERT : Le Utre de ministre belge à... aïti. M. HELLEPUTTE : L'amitié de M. Renkin. M. WOESTE : Une vieil'lesse toujours... ,\e:ie. M. HOYOIS : Qu'on lui fasse des niches. M. BRIFFAUT : Une batterie de cuisine. M. DE JONGHE D'ARDOYE : Le sou "ire m- liigent de M. Giliès de Pelichy. M. DE G II. LES DE PELICHY : Le front intel- ■otoiel de M. de Jonghe d'Arxioye. M. VAN CAUWELAERT : Un dictionnaire ria- 9^i<k>-an,vei'sois. M. CAMILLE HUYSMANS : Un dictionnaire . i r» ando- lim bon rg ois. \f. BUYisst, : Un dictionnaire Plamando-gan-\i.M. DESTREE : Une bonne floraison de ta Gaillarde >». VI. GOBLET : La tabatière de M. Aitaixl. M. ALLARD : Lu boîte à priser de M. Goblet. M. DALLEMAGNE : La présudenoe d'honneur e l'Exposition d'Amers. M. VANDERVELDE : L'Histoire de la Lutte ntro l'Attentat SchoLlaert. M. HYMANS : Le oladron de ka Révolution da M. Neuiioan père. M. LORANu : Un fauteuil de Balkans au Concert Européen. M. DU BUo i>E WARNAFFE : l a succession de M. Levie. M. Dli 1-IEDEKERKE : Même souhait. M. GIROUL : Un permis de chasse. M. ANTOINE DELPORTE: Un démêloir. M. V. DELPORTE: Bonnes Nuits SI (lewges. M. .MLI.LENDORFK : ,.e sourire. Vf. G'îiLKN : line boit ? <' sr.vMi <1 princes du Congo. .\L RAMAEK'.R- L\ r ..amets Helleputte. Un père tire sur son fils et le tue Paris, so. — Ce soir, a 9 heures, le chanteur Fragoon. demeurant 50, rue Lafayette, a été blessé très grièvement de plusieurs coups i.j revolver, par son 'pèie, dans son appartement. Ii a été transporté ù l'hôpital Lariboisière. Le père a été arrêté. LE DRAME C'est à 9 heures du soir que s'est déroulé te drame de famâlie au cours duquel le chanteur Pott,, dit Fragson, né le 2 juillet it$69 à Londres, a été blessé mortellement par son père, Victor Pott, âgé de 84 ans et originaire de Richmond (Angleterre). Fiagson avait quitté, à 8 h. 30. un de ses amis, M. Rose, chef d'orchestre dans un l>al montmartrois, avec lequel rl avait dîné dans un restaurant de l'avenue Trudaine. Il avait déclaré à M. i3osc qu'il alla't rentrer chez lui, 56, rue Lafayette, avant de se pandre à l'Alliam-bra, où il donne actuellement une série de représentations. Avant d'aller à son domicile, Fragson devait passer à la gare du Nord chercher son amie, qui n'est connue que sous le nom d»e Pau'letie, a laquelle il avait donné rendez-vous.En \oulant entrer en compagnie de celle-ci dans l'appartement qu'il occupa t rue Lafayette avec son père, :<i trouva le verrou fermé et dut attendre quelques minutes a\ant que le vieillard, qui était en train de dîner dans la salle ( a manger, se dérangeât. Ce fut l'origine de la violente discussion entre Iibs deux hommes. Presque immédiatement, le père tira sur son ffls un ooup de revolver. Le projectile atteignit l'artiste derrière l'oreille droite. La victime s'effondra comme une masse. Fragson fut trans- ( porté en toute hîlte a l'hôpital Lariboisière pendant que son père éta'it conduit au commissariat, où on l'interrogea. Le malheureux chanteur eat décédé un peu avant minuit. ( Le père meurtrier a subi, mardi soir, un premier interrogatoire, qui a été repris mercredi maitin. Il a déclaré qu'au lieu de se tirer un© halle dans la tempe, car il voulait se suicider, i il a tiré sur son file sans pouvoir s'exipiiquer pourquoi. , De fréquentes discussions éclataient peraît-Ur entre les deux hommes QUELLE EST LA CAUSE DU MEURTRE Paris. 11. — Le Journal dit d'après un ami de Fragson, que Pott est un vieillard très irritable, atteint d'une sorte de fohe sémie prenant la forme du délire de la persécution. Le drame se- ! rait attnbiwible a sa jalousie intransigeante Un ami intime de Fragson a déclaré au Matai que 1a vraie cause du drame n'était pa» une querelle au sujet de Paulette. Fragson allait partir' en Angleterre où il avait un enga-mmVàkJ&W pluoietii* ÀWt-aÀOte. il «e pas fiuiiMsner sen père trop vieux qui donnait des signes de faiblesse mentale. Il résolut de placer son père dans un asile et lui fit connaître sa décis.on il y a trois jours Le vieillard fut Irèb affecté. Il supplia son fils de renoncer- a son projet. Fragson tint bon. Le vieillard avisa alors cet ami que plutôt que de consentir à entrer dans un asile, il se suiciderait. Le drame d'h er soir fut l'épilogue tragique des discussions qui s'élevèrent h ce sujet les jours précédents. Les Incidents de Saverne INTERPELLATION AU PARLEMENT D'ALSACE-LORRAINE Strasbourg, 30. — Le parti soc'aldste au Parlement d'Alsace-Lorraine a examiné aujourd'hui la décision ù prendre au sujet de différentes questions qui seront présentées au Parlement. 11 a examiné notamment les derniers incidents de Saverne et a décidé do présenter1 la demande d'interpeL.at on suivante : Qu'a fait le stadthalter d'Alsace-Lorraine pour empêcher les excès des militaires a Saverne eli quelle garantie peut-il donner que de pareils ex-, ces i:e se renouvelleront pas? Ce'.te interpellation porte les signature de divers dépu'és et sera soutenue par MM. Imbs, Emmele et Peiretes. Une 'ceonde interpehletion sera déposée au sujet des incidents qui se sont déroulés l'automne dernier, lors de lia grève à la gare du Nord de Mulhouse. Elle est ainsi conçue : Que pe-iiù3 faire le stadthalter p ur empêcher !e retour t incidents regjreitables tels que ceux qui se sont produits à propos de !i grève des ouvriers du bfttimen-t. h ki gaie du Nord de Mulhouse. et au cours desquels deux ouvriers ont été tués a coups de revolver par ks gendarmes? MM. Ik-'hie, Poretes et Meyer prendront la parole dar.j La discussion générale du budget. On sa l nue le Parlement ouvrira ses portes mardi prochain. UNE NOUVELLE INEXACTE Saverne, 31. — La nouvelle donnée par p!u-?eurs journaux, d'après laquelle les coups de feu tirés prcs de la c aserne du château proviendraient du pistolet d'un enfant n'a aucun fondement. Il est établi, en effet, que cet entant ne pouvait pas se trouver sur la place au moment où il aurait été tiré des coups de feu. car il était à la maison a cette heure-là. Les gendarmes et la police ne sont pas encore arrivés à un résultat dans leurs recherchas. LE KRONPRINZ A-T-1L VRAIMENT FAIT CELA ? Paris, SI. — Dans l'Autorité, VI. Guy de Cas-sagnae affirme que le kronprinz, sitôt après l'échauffourée de Saverne. a adressé au colonel von Reutter une dépêche de félicitations dont voici le texte traduit: «Pour vous féliciter de votre énergique attitude. Wilhehn kronprinz. » Dans les Balkans • <C.s NEGOCIATIONS LWLR.VVHONAI LS Paris, so. — Le Temps -puWio :u dépêche suivante de son correspondant a Lond.vs : Le prince Lichnovvsky, ambassadeur d'Aî-o-magne, et le marquis Imperiali, urn'basi.adeur «l'Italie, qui avaient passé à la campagne les fêtes de Noël, sont revenus à Londres dans la j. urnée d hier. Il semble qu'il y ait quelques divergences au n-oins sur des po nts d.,- détail, dans leurs instructions. Oe n'est qu'après s'è'ie concert<''.s cju'ils feront connaître au gouvernement anglais la réponse de leurs gouvernent'nts. Le Temps publie la dépêche suivante de Rome : Les gouvernements de la Triplice, en acceptant la date du 18 janvier 1914 comme ternie de l'évacuation par les Grecs des t.u-riloîres qu is' occupent encore, demanderont que les puissances fassent à Athènes une démarche pressante afin d'obtenir du gouvernement grec l'engagement de s'employer pour que celle opération se fasse paisiblement. LES REFORMES OTTOMANES Constantinoplc, so. — Sekxn des informations de source autorisée, on uour- parlers entre le grand vizir et les représni mis de l'Allemagne et de la Russie, reia i- '-ment aux projets de réformes des six vilayets de l'Est de l'Anatolie, continuent et suivent un coin-tisifaisant.Le point de vue de la Porte se rappro.he s^n-siblemenl de celui des puissances. Les négociations pourront aboutir dans le courant de la semaine. LE GOUVERNEMENT HELLENIQUE ET LES ILES Athè7ics, S0. — Le gouvernement a fait savoir aux grandes puissances qu'il considère qut- hi question de la délimitation des frontières de l'Epire du norxl et de cel,le des îles de la Mer E^ée 9on t liées. En conséquence il espère que ces deux questions seront résolues simultanément. De cette déclaration il parait résulter nettement que le gouvernement h^lilénique serait disposé ù ignorer tout délai pour l'évacuation de la zone contestée de i'Epire si la question des lies n'est p;is résolue définitivement. Claude BERNARD Mardi, en présence du président de la République et du ministre de l'instruction publique, des délégués de l'Institut et du corps professoral du Collège de France., on a solennellement commémoré le centenaire de Gilaude Bernard. Des discours ont été prononcés, notamment par MM. Viviani, ministre de l'instruction publique ; Dastre et d'Arsonval, membres de l'Institut.Claude Bernard fut une des gloires les plus pures et les plus incontestées de la science française et il a porté si haut le renom scientifique du Collège de France que cette commémoration, parmi tant d'autres auxquelles, en passant, l'on consacre quelques lignes, vaut que l'on s'y arrête un moment. Le début de lia carrière de Claude Bernard est fait de tâtonnements. Etant aide-pharmacien a Lyon, sa ville natale, il tenta vainement d'entrer dans l'enseignement universitaire. Un instant. il avait pu croire, sur les oonsei.s de celui «pu l'emp-loyait, que la carrière médicale lui se-i ait propice et répondrait à ses aspirations. Il échoua dans cette voie. Venu à Paris, il devin1 simple préparateur de Magendie au laboratoire du Collège de France. C'est dans ce laboratoire qu'il devait vivre o.uarante ans pour découvrir les grands phénomènes physiologiques qui transformèrent la science médicale au cours du siècle passé. C'est ce laboratoire qu il changea en un véritable temple de science où se formèrent des quantités de savants. ^ans se laisser émouvoir par les attaques des maîtres qui, presque dès le début, l'honorèrent au point de voir en lui im rival, convaincu de ce que, suivant l'expression de Bacon, on ne possède la vérité qu'à la condition de la chercher sans relâche, il établit, pour démontrer la vérité de ses découvertes, celte méthode magistrale sur laquelle est basée la science physiologique.Alors que sa science patiemment acquise, son autorité personnelle constituée par ses etudes à jamais fameuses sur les fonctions du pancréas, sur la gilycogénèse animale, sur la dynamique des toxiques et la réglementation d^ la circulation et des sécrétions sous les actions multiples du système nerveux, lui permettaient de prendre une autre attitude, rl devenait, devant la recherche de La vérité, un enfant, et il pliait d'une découverte 4 l'autre en wnorUfut aux sources, persuadé que la découverte d'une n, vérité, de si minime importance fût-elle, «en- „ noblit l'effort pour la découvrir ». f En 1855, a la mort de Magandie, on créa pour 11 lui, dans ia faculté des sciences. La chaire de lc physrologie expérimentale. Ceux que l'on pourrait atppeder ses grandi r< 51èv?s, Paul . L)a. iru, . .iaut, li l'Arsonval et u. es qui laissé: ent leur v nom à la postérit, voir été les propaga- n leurs de sa doc> , rnanutenteurs de sa q, tradition dans h 4 1 vu, au temps des _ grandies luttes et u. s ques efforts, dans ^ cette période troublée 1 v'le carrière, ens- ( tituée par ses débuts da t.iaire professo- ci raie, expliquer d'un ver - ' icis dito vérités d: scientifiques devenues ind ., :es; ils l'ont vu récuser, tan! son caractère r. >ble et sinip e, éj devant la nécessité d'affirn. • qu'il croyait, pi 00 qu'il gavait être vrai, nui > qu'il ne por- ^ vait pas; à l'instan»t, démien II Cependant, sa foi ne conna 1 ,'uère d'obs' \ laoles. Maintes fois on l'a vi !ant devant p les obstacles apparemment - infranchis- L sables par la {iratâque méd.c.; alors; il se révoltait devant ce qu'il appela1, la propaga- Q' lion systématique du déooureg n 1 du temps q présent dans l'avenir»; il voul» ue les ti nérations à venir sussent que lu , du moins, n'avait pas douté de oe qu'un jour ela pourra t se (aire, de ce qu'un jour cela .v ferait. Lorsqu'il eut définitivement engagé ;a science médicale dans les voies nouvelles e! que, par un ensemble de découvertes, il eût démontré _ que les lois qui régissent les phén >u nés phy- C siologiqu:-s n^fl'maux ne sont guère distinctes de celles qui règlent les phénomènes iwlholo giques, lorsqu'il eut émerve-llé !es savants, ses .. confrères, qu'i'l se vit en |>o?session d'une re- ^ nommée universelle et qu'il entendit, après avoir entendu sonner tant d'heures mauvaises, sonner celle de son triomphe, son p-reslige ^ devint énorme, et alors, mais alors seulement, .. sa voix s'éleva et son éloquence prit le caractère dogmatique de oeux qui parle: 1 en maîtres. Mais li resta simple et bon, d'une bonté qui " commandait à la fois le respect et incitait h " l'abandon parce qu'on la sentait faite de no- PT blesse et de fraternité. Si sa parole ef; son action font défaut aujour- J'' d'hui, dans les galles de la Sorbonne reconsti- : tuée, du moins/sont-elles encore pleines de son r' génie et de son Imposante figure. L'œuvre de Claude Bernard a porté, nous , venons de le' dire, sur toutes les branches de la physiologie, A un moment où l'on attribuait Jf envore volonliers la vie A un fluide particulier, ^ le fluide/'vital, dont la propriété essentielle était de soustraire pour une grande part les J phénomènes qui s'accomplissent dans les êtres vivants!aux lois qui régissent la matière inaiii- J; niée, (Saude Bernard s'acharna à démontrer, , par des expériences précises que tous les plié- P1 nomènes, dits vitaux se ramenaient, en somme, D à des phénomènes identiques'à-ceux <iue la ? mécanique, la chimie et la physique étudient *r dans les corps bruts; qu'en aucun cas, ils ne s'écartaient «les lois établies par ces sciences, ^ que non seulement il n'était jamais nécessaire r. de faire appel pour les expliquer h un fluide ^ particulier, mais qu'ils étaient à ce point sou- J* mis aux conditions extérieures qu'il suffisait de réaliser certaines de ces conditions pour citk- , leur prodcct'->fe devînt fatale; Us étaient donc y' déterminés par res conditions; et il opposait ce déternunisme a 1- croyant. 1 - longtemps ré- - pandue que la vie échappait à toute règle pré- . cise. t Claude Bernard ne fut pas seulement un u grand chimiste, un illustre physiologiste. Il fut J}1 un des plus grands remueurs d'idées générales. lin des plus grands éducateurs des classes in- ^ tellectuelles de la société et peut-être le plus ni grand promoteur du progrès de la pensée bu- ^ maine du XIXc siècle, dans ie domaine de la science pure. v ce INFORMATIONS i L'IMPORTATION DE POMMES DE TERRE S AUX ETATS-UNIS JJJ Le gouvernement des Fjiats-Un's d'Amérique l't vient <J'é! 'ii' !" > à tous les pays du cont nent eu- m topéon la défenss d'Importer des pommes de q' terre prise no amment à l'égard du Royaume- Uni, <îe l'Aliiemagne et de l'Autriche. se Les expéditions de pommes de torre faites des d' ports belges, au plus tard le 23 décembre, sous m couvert ae factures consulaires, seront encore <)< admises jusqu'au 15 janviar 1914 inclusivement. m l>e« ordonnances seront prises, sous peu. accordant des exemptions à la mesure de proh bi- r'' lion susindiquée en ce qui concerne les pays (fui auromt prouvé, h la satisfaction du dép>ar- ir' tement de l'agriculture de Washington, que les pommes de t:-rre qui en proviennent sent exemptes ue ch-rysophl-yctis endobiotica (sinchy-triuni endobïolicum) et de spongospoi a subter-ranea".VERS LEPOLE SUD in L'EXPLORATEUR SHACKLETON 1" PREPARE UNE EXPEDITION ^ d Londres, D'.j. — Sir Ernest Shackleton, l'explorateur t:olnire bien connu, qui, en 1909, arriva moins de cent cinquante kilo- ^ mètres du pôle Sud, annonce aujourd'hui, ai par une lettre au Times, qu'il forme une la nouvelle expédition, the impérial transarctic U expédition, dont les frais seront couverts c\ en partie pu t un ami de l'explorateuT et en partie par une souscription publique. U] Le but de l'expédition est de traverser de j>- bout en bout le continent polaire anta>rc- rr 1ique entre 1h Mer de Weddell et la Mer de Ross. Cette exploration, dont les points de P1 départ, et d'arrivée sont éloignés de plus dtî deux mille cinq cents ki'iomètres, est. la plus longue quii ant jamais été entreprise. r€ En outre, sir Ernest Shackleton a insis- ie té, au eouns de déclarations faites aujour- n d'hui à la presse, sur le grand intérêt que t son voyage auca aux points de vue géogra- '1 pb'ique, géologique et biologique. Au point de vue géographie, ce n'est qu'a- J? près cette exploration qu'on séria fixé de fa- vi çon précise sur la nature de ces régions ti polaires et notamment sur le point de savoir si elles lon-t ou ne font pas partie d'un tc continent. g On ne sait pas, par exemple, si un grand [> plateau descend graduellement du pôle dans J, La direction de la mer de Weddell ou si la ,i grande chaîne de montagnes Victoria, qui s'étend jusqu'au pôle, se prolonge sur le d« continent. " b — La > '^ouverte d'un tel massif monta- d gneux sérail, dit siir Ernest Shackleton, une des plus grandes découvertes géogra- ,, phiques de notre siècle. {, L'explorateur se propose également de ei fai,ro des expériences extrêmement précises s siiii" Le pôle magnétique et sur ^ dévia- f lions de /l'aiguille aimantée, expériences '' qui, espère-ï-il, aura des résultats pratiques s pour la navigation. Des travaux biologiques seront aussi en- a t repris et les deux vaisseaux qui tramspor- li feront la nouvelle expédition comporteront (f des appareils pour la pèche aux g.ande8 }' profondeurs. Ic Indépendammenf des différents savants qui se livreront à des -ux spéciaux, L c'est ^ une équipe de six hommes que reviendra l'honneur de tenter la traversée du continent antarctique. Ils emmèneront r avec eux cent vimat chigrs deux irai- *" neaux. mus par des hélices aerjonnes, commandés par des moteurs rotatifs et qui transporteront urne tonne à huit ou neuf kilomètres h l'heir™ Sir Ernest Shackleton quittera l'Angleterre l'année prochaine, en automne. L'expédition, partant d'un port sud-amer c reviendra par la NouvedJe-Zélandte. L'explorateur, qui a pour second M. Franck Wi.VJ. qui l'accompagnait déià en 1T.JM909 et qui participa depuis à l'expédition 'Mawson,, sera accompagné par plusieurs des savants et des marins nui firent partie de ses expé- • dit ion s précédentes. Il est curieux de noter qu'à la même époque u autre expédition anglaise, l'expédition" Fosler Stackhouse, quittera les Iles Britanniques pour explorer la terre du Roi-Edouard-VII. D. Stackhouse compte % passej* oeux ans dans les régions polaires et se servira notamment d'un aéroplane. Il quittera l'Angleterre à bord du Discovery, qui fut construit pour la première expédition du capitaine Scott. LA FAILLITE des sérums antituberculeux Des constatations d'une importance exceptionnel :o, et donc les conséquences semblent anéantir les travaux des savants énunents qui, depuis plus da vingt ans, cherchent un séruni contre lia tuberculose, viennent d'être faites par un jeune savant de l'Institut Pasteur, M. F. Marino. VI. Marino a remarqué un fait absolument inconnu jusqu'à présent en bactériologie. Les microbes se ou II. vent, on le sait, avec une grande facilité dans les milieux contenant d'autres germes. Les poisons ou toxines sécrétées par les différentes bactéries ne gênent nullement le développement des microbes d'espeo s différentes. Or, le jeune bactériolog ste, dans la note qui a ét£ présentée en son nom a l'Académie des sciences, par le docteur Roux, directeur de l'Institut Pasteur, n observé que le microbe du tétanos ne peut pas se multiplier dans un tube de culture de bacilles de Kocn, si ces derniers sont vieux de plus de dix à quinze jours. Si ia culture de tuberculose est âgée seulement de quatre ou cinq iours, le microbe du tétanos se multiplie rapidement. Lorsqu'elle est Agée, au contraire, de dix à quinze jours, le bacille tétanique n'y pousse plus. On iwurrait croire que cela tient à ce que la culture prolongée du bacille tuberculeux a privé le milieu des substances nécessaires au bacille tétanique. Il nen est rien, car il suffit d'ajouter un peu de liquide d'une culture de tuberculose ancienne do quarante à cinquante jours à un bouillon ordinaire pour que la culture du bacille tétanique soit rendue impossible. Il semble donc que dans les vieilles cultures des bacilles tuberculeux il ex ste une substance qui s'opp'se à 1a croissance liu microbe du té-tanos.De.niis longtemps on a cherch '• à mettre en évidence la toxine tuberculeuse, sans y réussir. Les expériences de M. Marino viennent de démontrer que le bacille tuberculeux laisse d ffuser dans son liquide de cuJture un produit top.que qui agit sur la cellule tétanique et sur les animaux tuberculeux, r'rs! le premier exemple' qu'on en ait en bact-'i :elogie. Cette toxine a été isolée. Elle a des caraelères spéciaux qui l'êloignent des toxines ordinales, ( omme les toxines diphtériques, tétaniques, etc. Elle résiste à la chaleur, n'est neutralisée ni par les sérums «dits» antituberculeux, ni par le sérum normal employés à pet'tes doses. M. Marino a constat' nue ces produits toxiques sécrétés par les bacilles tul>erculeux sont moins bien neutralisés par les dérums antitubercule ur que par le sérum normal du 9ang. Tous les sérums antituberculeux agissent de la môme manière, c'est-à-dire moins efficacement que le vulgaire sérum sanguin. ri en résulte que les toxines tuberculeuses qui sont probablement de 1a tuberculine n* sont pas d'anl corps ou de conlre-poison chez les animaux. Les vaccins antituberculeux actuels sont flf.ns le même cas Sérums et vaccins sont, donc inefficaces ou tou tau moins inutiles. Les expériences faites par VI. Marino, expériences qui ne sont qu'à leur début, auront cer-Kn nement une répercussion profonde sur les recherches nue i\ n entreprendra nour hit ter ntre le terrible f au de la tuberculose. a l'Etranger FRANCE CON M A M NATION D'UN ANARCHISTE Paris, SO — L'anarchiste Capmaity, qui était inculpé de 1 •«.>vocation de m blaires a la déso-l/éissance, v ent d'être condamné par la cor-rectionnclie à un an de priron et 100 francs d'amende. AU GROUPE DE LA RUE D'ENCHIEN Paris, S0. — On se souvient que, vendredi demi r. un certain nombre de pa.rlemenla.res appartenant aux divers groupes de gauche de la Chambre et du Sénat, ont tenu, rue d'En-g'ùen, une inion préparatoire en vue de la c nstitution d'une sorte de Fédération' do ces divers groupements de gauche. Au cours de cotte séanco, il avait ô e désigné une Commission d'organis-dion chargée d'élaborer le programme e: un manifeste do la Fédération.C'est cet i près-midi que s'est réunie, pour la première fois, cette Commission. V1M. Br.and, Barthou, Chéron, Reinach, Pierre Baudin, etc., étaient présents. La délibération, qui a duré plus de deux heures, a porté uniquement sur les termes dans lesqueùs sera rédigée la utejaration faite au nom d'u nouveau groupement, ain^i q-.-e sur le L\xtc des statuts. Aucune résolution n'a encore été prise. l^es m embres de la Gommiss.on, qui se sont trouvés pa- riitement d'acoord sur les grandes ignés de la rédaction, nen arrêteront déf niti-vement les détails que dans une séance qu' 1s tendront vendredi prochain. Nous sommes en mesure d affirmer dès maintenant que la déclaration sera très net ement a gauche et que les statuts et le programme du parti seront rédigés de t. ùie sorte qu'il n'y an aucune équivoque possible et qu'aucune infiltration ne puisse se produire de la part die la minorité de la droite du Parlement. 11 ne sera prononcé aucune affiliation en bloc de tel ou tel groupement de gauche et les membres du Parlement ne seront admis qu'à titre individuel.Toutefois, il convient de dire dès à présent qu'ils devront donner leur approbat.on à un programme qui sera établi avec une netteté telle qu'il n'y aura place pour aucune surprise er. qu'ils sauront très clairement ce à quoi ils s engagent. Dès à présent, le groupe a reçu de divers Comités de province des demandes d'affiliation. Nombreux sont les groupement qui désireraient entre i* dans la Fédération. Mis au courant de cette situation, les membres du Comité ont décidé de ne rien résoudre a ce Mijet avant i' tss -îublée plénère qui aura lieu dès la rentrée des Chambres au cours de la-quelle seront soumis à l'approbation du grouoe tout entier l"s statuts et le manifeste. Jusque-là, le texte ne sera pas rendu pubUc. . LE VOYAGE DE LA JOCONDE LE DEPART DE MODANE Modahe, 3t. — La Joconde est partie pour Paris ce matin, à 3 heures. Jeudi 1er et Vendredi 2 janvier 1914 5 centimes le numéro 58me année —- N° J-2

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Cet article est une édition du titre Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Gand du 1856 au 1923.

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