Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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s.n. 1914, 09 Janvrier. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Accès à 23 septembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/cz3222sn69/
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—M————————- ■——a————, | |-j_ x—B—Il III 11 abonnements : REDACTION & ADMINISTRATION : annonces i BELGIQUE : 1B francs pai an: 7-60 francs pour six mois; 4 francs pour trois moÎE. 8, RUE DE FLANDRE, 8, GAND Pox • l'étranger, ïe port en *»«. , , Voir le tarif au bas de la dernière page du Journal TÉLÉPHONE 666 I——."wu ■ mil *ggf*gggggggHMg— La Question Romaine La cardinal, dont ia «création» àalait des dernières années do Pie IX -.H qui v joint seulement de mourir, liuulaine figure de «-ai-gneur moyenâgeux, Oreglia di San Slefano, uiusart un jour «vec i-eon X1J1. Gs pape diplomate essuyait de le convertir à ca po-litique de conciliation ù l'égard du pouvoir civil. «< Nous voyez bien que tout change ilans le monde ». lui disait-il. « Précisément, parce que tout change, riposta d'un ton cassant, l'Imminence, l'Eglise doit rester la pierre immuable autour ds laquelle tout croule. >• Du coup, il fut disgracie et ne prit sa revanche qu'après la mort du pontife dont, à son1 tour, il « créa » le successeur. Car l'élection du patriarche de Venise, que personne ne désignait, ni même ne connais-[' sait, fut, pour la plus granae part, son œu-| vre. Il pensait bien, en asseyant Gnuseppe I Sarto sur le siège d'où le Pecci d'autan I avait dirigé une politique ù ses jeux déplo-f rable, avoir pour longtemps assuré cet équi-f libre lapidaire, celle immobilité absolue qui constituait son idéal ecclésiastique. Le pauvre homme! Peut-être a-t-il pu encore, de son lit d'agonie, entendre les échos de deux retentissants discours, commentaires vivants et précis do la parole du vieux pape, repoussée par lui avec tant d'assurance : « Tout change dans, le monde». Oui, tout ; même le point de vue sous lequel les catholiques et la papauté eHIe-mû-me considèrent la Question Romaine. Jusqu'ici, c'était bien simple; il n'y avait pas. pour qui voulait demeurer orthodoxe, deux façons de ja considérer. I^e Syllabus de Pie IX avait sommairement régenté la matière. Deux <« propositions » condamnées, la soixante-quinzième et la. soixante-seizième, indiquaient, suivant la méthode d'inversion chère nu\* juristes pontificaux, oe qu'il ne fal'ait pas soutenir h ce sujet sous peine d'être décrété d'anatlièmc. Il ne fallait pas soutenir que lès catholiques « disputent entre eux sur la compatibilité du Mouvoir tctoinorel avec le pouvoir spirituel» I ni (me «la .«•■■■ -v-ession du poivoir tempo-l -el favoriser;: I beaucoup la liberté et la fé-[ eMé de ''F.jîlise ». Autrement dit, pour tout E bon enfant de l'Eglise, le pouvoir temporel •lu pape devait être regardé, non seulement comme loul fait compatible avec le pouvoir spirituel, mai* encore comme la cOnrli-' Mon du libre exercic.; de re dernier pouvoir, essentiel h la mission d'un chef d'Eglise universelle Là dessus pas de discussion. L'avons-nous assez entendue, celle thèse? : Traduite en <!' '-nnations, en obj :. "itions, F en lamentations, elle petoutiî dans une sé' f rie de 'document# officiels, depuis les pre-^ mières protestations de Pie IX après la prise de Rome par les Italiens jusqu'à la let-tro ouverte écrite par Léon X11J au cardinal Rampolla — cet autre disparu — le 8 i octobre 1805, h l'occasion du v'ugt-cinquift-me anniversaire de c^ fait d'armes. Voici plus de quarante ans qu'el'e fournit de copie les gazettes c'éricflle et i1 n'est pas de congrès, d'assemblées, de palabres catholiques où des orateurs ne la développent à l'envi, en trémolo 011 sur air de bravoure suivant les différents caractères, au gré des impressions du moment. Elle pousse, d'ailleurs, assez 'oin ses racines dans l'histoire. Nous l'y voyons apparaître vers la fin du Moven A se, lorsque, lentement constitué de siècle en siècle, lambeau par lambeau, lopin de terre après lopin de terre, ainsi que s'agrandissent les » héritages» de paysans, le Domaine du Saint-Siège a pris figure d'Etat. Alors, les papes songent à se servir de la vénération qui les entoure et s'étend h tout ce qui les touche pour mettre à l'abri des hasards de la politique et des brutalités de in conquête tout cet ensemble de biens qu'ils appellent très politiquement le « patrimoine de .saint Pierre». Sous leur impulsion et tci'ii' direction, historiographes, théologiens, canonistes travaillent k l'édification de la thèse. Les premiers remontent à la prétendue donation de Constantin, qu'ils inventent d'ailleurs de toutes pièces. Mais surtout les seconds font cette trouvaille géniale d'attribuer non plus à un empereur.' qui n'est qu'un homme apfès tout, mais à Dieu môme la formation du princi-pat civil des papes. Les troisièmes vinrent ensuite tout naturellement protéger cette « œuvre providentielle » par des lois rigoureuses que les pontifes n'eurent plus qu'à sceller de leuivs anethèmes. Ils .n'y. man quèrent pas! Chacun d eux devait, da'.'n narf, lcrs de son couronnement, jurer qu ■ ne laisserait perdre aucune parcelle du do inaine -ncn\ aucun atome du pouvoir tnm porel. Léon XIII et Pie X, malgré qu ils n'eussent plus rien de l'un ni de 1 autre, l'ont juré comme leurs prêdé-rcr >urs. Aussi pouvait-on s'attendr tte année, à l'occasion du jubilé consta . -mien. à une nouvelle protestation, ù une affirmation solennelle de? prétendus droits du Saint-Siè-«je à une souveraineté territoriale. De fait, ce jubilé avait été organisé dans cette pensée et une campagne en ce sens fut esquissée dans les journaux d'inspiration vatica-ne, soit en It.aiie, soit surtout de ce côté-ci des Alpes. Mais voici : cette campagne s'est arrêtée net et le jubilé s'est clos sur de bien autres paroles. • ? Au commencement de décembre, les catholiques italiens tenaient, à Mi-lan, leur « Semaine Sociale ». On sait en quoi consiste cette institution encore assez neuve qu'un snobisme analogue à celui qui fait pulluler le» congrès propage de plus en plus dans des pays divers. On consacre, ici ou là, une semaine à traiter ex professo des questions intéressant l'état des conférences que l'on appelle des cours. C'est une sorte d'Université ambulante à l'usage des hommes mûrs. A Milan donc, un archevêque d'abord, un l.iique éminent ensuite, ont traité la question brûlante : ils l'ont certes traitée bien différemment de ce que réclamait, la vieille thèse appuyée sur tant d'a-nathèmes et sur les solennelles condamnations du Syllabus. M. Rossi, archevêque d'Udine, après avoir parlé des conditions de liberté à exiger pour l'Eglise vis-à-vis de l'Etat, s'est exprimé en ces termes : « Nous n'entendons pas définir que telle ou telle est la solution qui s'impose. Il nous mafique l'autorité et lu compétence pour prendre une si grave décision ; de plus, ;i vrai dire, un ensemble complexe de circonstances ne ferait sans doute que la rendre plus difficile. La décision pou.ait se prendre, il y n quelques années, en réclamant précisément et exclusivement ia solution que la Providence elle-même avait voulue et ménagée en guidant la succession des événements dans les siècles passés Pour être prise aujourd'hui identique, elle supposerait la société établie encore actuellement dans les conditions anciennes. Or. elle a perdu sa physionomie, première. 'Etant données ces conditions nouvelles, la Providence ne pourrait-elle assigne]- à l'Eglise une nuire forme de garantie. d'immunité, d'indépendance?»" Certes, la forme est discrète, quasi»dubitative Le prélat concède à la Providence sa part prépondérante dans le passé et il rail appel à son influence souveraine sur 1 avenir. Mu.s enfin.— et pou i cette excellente raison de «changement)) - qu'invoquait dans lin limité Léon XIII — il jette élégamment le pouvoir temporel pardessus bord. Prononçant quelques jours plus tard le discours de clôture, le comte Délia Torre, sans appareil .mystique, cette fois, précisait de la façon 'suivante : « Si, comme fidèles, nous ne pouvons pas abdiquer le principe essentiel (de la pleine liberté du Souverain Pontife), nous pensons, comme citoyens, que 1 équitable solution du conflit funeste entre l'Eglise et l'Etat est toujours réalisable par la volonté constitutionnelle du pays sans que la souveraineté de l'Etait soit compromise. » Ainsi, les catholiques italiens — et l'on peut dire : le pape lui-même, car l'archevêque et le comte avaient été reçus par lui en audience et lui avaient certainement soumis leurs idées — en sont venus à envisager un accord entre le _ gouvernement de ces princes de Savoie, jusqu'à présent considérés comme des usurpateurs maudits, et le Saint-Siège, dans le but de régler, autrement! que par le rétablissement impossible du pouvoir 'temporel, le conflit ouvert depuis 1870. Le règlement de ce conflit serait d'ailleurs un bienfait, car — nous le reconnaissons volontiers — il faudra au pape des garanties lui permettant d'exercer en pleine indépendance, sans jouer plus longtemps au dépouillé et au prisonnier, sa charge de chef d'une société religieuse disséminée par toute la terre. Il lui en faudra tant qu'il y mira des catho'iques. Mais le fait est considérable, que l'on cherche à présent, ces garanties ailleurs que dans une souveraineté impossible. Certes, nous savons bien que le motif déterminant de ce surprenant changement d'attitude es.' tout poli^que. J'ai déià eu —phw— '! l'occasion <V indiquer. ciâns un précédera! article, que c'est la peur du socialisme qud jj~ rapproche ainsi d'irrvoonciliablas adverse!-r es et qui incline le Vatican à une conces-s ion si extraordinaire. 1 Concession ? est-ce bien le mot ? C'est plutAt renonciation, abdication qu'il fan-L'i «Irait dire. Tournant le dos h la tradition ie plusieurs fois séculaire. Pie X éteindrait ?* les anathèmes dont se hérissait le pouvoir temporel des panes, comme d'autres pou-voirs plus matériellement forts se hérissent }' de baïonnettes et de canons ! De sa mains 3" il arracherait de la tiare sa triple couronne ! l~. Oui, vraiment, tout change dans le monde. L'Eglise n'est plus la pierre immuab'e. Car-di'nal Oregl.ia. vous avez bien fait de mou-n T>îr \HT7T SATTT7 i ECHOS J e it. n Vers-la paix, .•i Un journal berlinois très répan- s du, 13 Berline r illustriesle Zeiluny, s a eu une idée originale el imprévue e r son numéro du 1er janvier. 11 annonce i- prochaine paix universelle, et publie une e it-e composition illustrée représentant t e visite de Guillaume II à Paris. I.'es-s rte est formée de cuirassiers et, dans le., n ta in, les Châmps-Jilysées sont pavoi-és. Dans un landau, M. Poincaré est assis i côté de l'empereur, et la foule les aocla-ne ; ils saluent et remercient tous les deux". ' s Cette composition du peintre Fritz Kocli,' le Gotha, a tait sensation en Allemagne.» Xous n'oserions pas, en France, dit le Cil Ulas, risquer pareille évocation. \w\ 1> gouvernemental Journal dt Bruxelles annonce un règlement^ braire frappant de la ta.\e des let*. tres le.s journaux expédiés par U poste, avec le litre à l'intérieur, soulèvi en ce moment de vives protestations. L'ai abonné d'un journal illustré beige l (lû,pour recevoir un numéa'o ordinaire# payer une taxe de fr. O.SO! Telle maison abonnée à plusieurs jour» naux étrangers a dû payer «a taxes de c» genre près de 2 fr. 1 1 même jour 1 La plupart des éditeurs expédient Ieuj;-jOurnaux en tournant le titre à l'intériciH dans le but bien simple de préserver la ]>re. micrc page de toute souillure ou maculai tion. Dans la presse illustrée surtout, la pre miôre page est l'objet de soins tout partieuj 1 I^ manipulation en est rendue trèi délicate. Comment devra-t-on procéder poui las journaux dont le format exige qu'il! soient envoyés roulés ? Il y a là une mesure vexatoire dont o< n a sains doute pas prévu les conséquen ces^ et que l'on fera bien d'abolir au plui j , La téléphonie sans fil à' travefî t 1 Atlantique. , Vnet nouvelle étonnante, mais . H111 11 a pas encore reçu confirma non, vient de courir dans les milieux scien. turques. Un progrès immense aurait, paraît-il, été fait par la téléphonie sans fi) par M. Marconi. M. Marconi aurait réussi à communiquer pendant une demi-heure par lia télé phonie sans fil entre Clifden, en Irlande, et Grlace-Bav, en Amérique. L année dernière, M. Vanni directeur di la station militaire de téléphonie sans fi italienne de Centocelle, prés de Rome, avait réussi à téléphoner sans fil de Ro me à Tripoli sur une distance de 1,000 ki. lometres, Entre Clifden et Glace-Bav la distance des deux postes est de 3,500 kilomètres. ■\v\\ La naissance du « caltlelo ». Un nouvel animal va, paraît-il, faire, son apparition sur les rnar cliés de boucherie européens Sou parrain, c'est un riche éleveur de J'Onta rio M. Mossom, qui, après vingt ans d'6 tu de s et d'expériences, a réu&si, ù l'aid* de croisements entre buffa'.os et taureau» de race européenne, à produire un curie-us bovidé qui unit, dans un ensemble assej peu gracieux, du reste, les principales caractéristiques de ses ancêtres et qui a ét4 baptisé le « catflelo ». I Le cattlelo, dont la peau produit, parait-^ il, un cuir tout à fait supérieur, a, en ou-i tre, une chair fort savoureuse. i 111 ■ i mi m ' 7 . Le circuit téléphonique le plus long du monde. »3. Les lignes téléphoniques euro péennes les plus longues ne délais. 60^ ^as ^ L500 kilomètres. Le cir. ^ cuit téléphonique Paris-Rome n'a que 1,50] >n kilomètres de longueur et celui de Paris lit 'enne 1,450 kilomètres seulement. . En Amérique, on a été jusqu'à 3,200 kl llr lometres, avec des fi-ls de i millimètres d« . diamètre pupinisés. .. La transmission électrique des sons ti< . peut être réalisée que difficilement sur d« lc* l'Vus grandes distances. Les deux écueils à [r'_ éviter dans la téléphonie à distance sont al. l'altération de la voix provoquée par la «distorsion» ou déformation des ondes, d'autre part. • — In ingénieur distingué, M. Drumaux, | vient d'étudier les conditions d'une bonne J transmission. Pour avoir un rendement excellent il faudrait espacer les bobines de Pupin, intercalées sur le circuit, du douzième ou du quatorzième de la longueur i- d'onde, soit d'environ 10 kilomètres. ^ Une compagnie américaine se propose, ie cm uliLi>ant les derniers perfectionnements :e de 1 induslrie téléphonique, de relier par ie le lé'.i'plione New-York avec I-os Angeles et San-l-'icincisco. La distance à couvrir est s- • de 5,0u:j kilomètres. le ^ circuit sera constitué en fils de cui- ,i. vie de quatre millimètres et demi de di-a-js mèire cl muni de bobines de Pupin, qui fl. seront placées à des intervalles de qua-x-# ! lorze kilomètres. h, ' C'Hnrne pur suite de la différence d'heure r.-, entre New-York et San-Franoisco le circuit \\l sera utilisé pendant peu de temps, on fixera des taxes relativement élevées pour l'échange des communications. Ces taxes i atteindront des prix inconnus en Europe ei varieront (vraisemblablement de 80 h 100 francs par trois minutes de conversa-t* tion. U K%%% i Perles Littéraires. Nous avions déjà lu, dans un 9 Montépin quelconque, cette jolie e> chose : « Les becs de gaz, qui n'existaient pas r{ encore, rendaient la nuit d'autant plus obs-A cure. » ^,oici qui est mieux : un de nos lecteurs a trouvé la phrase suivante dans les Clicva-il liers de l'Aventure, de Paul Féval : e* « A part la lune qui existait déjà, les nuils ^ de Paris n'avaient pas d'autres illuminations que que'ques lanternes... » e' L'action, prévenait Paul Féval, se passe m en 1660. i En effet, en 1660, la lune « existait déjà ». u _ u ; ^ ; . >£ Une Fillette de huit ans violentée i et jetée à l'eau dans un sac i. / L'AUTOPSIE 1 \ !Abbevillr, ft. — L'autopsie du cadavre do la 5 Jeune Marthe HaLatre n été pratiquée hier. Elle, n'a fait découvrir aucune trace de violence sur 'S le corps. La cause de la mort est inconnue et. x il semble établi que l'enfant était déjà morte i. quand on la jetée à l'eau, mais sur la fillette a, on découvrit des traces de défloraison et de. D relations contre nature déjà anciennes. Les visr cères et un échantillon du sang ont été prélevés' pour être analysés. On veut déterminer s'il n'y a pas eu asphyxie ou empoisonneaiwnent. On n'a aucun soupçon sur l'auteur du crime.' LA CHAMBRE (Fin de la séancc de mercredi) Le Projet scolaire ' La Chambre aborde la discussion de l'article 11 du projet de loi scolaire. Cet article est ainsi conçu : « Le Conseil communal fixe le Ira tement des i instituteur» communaux, qui comprendra né-^ eessairement les éléments suivants : >» 1. Un traitement de base d.3 1,200 fr. pour u les instituteurs et de 1,100 francs pour les ins-l titutriees ; i- "2. Une indemnité de résidence fixée cot : q sud! : j » Dans les communes de 5,000 habitants et moins. 150 fr. ; » Dans tes communes de 5,001 à 40,000 liabi-1 tants, 200 fr. ; '• » Dans les communes de 40,001 à 100.000 ha: 4 bitants, 300 fr. ; » Dans les communes de plus de 100,000 h-alx-j ^ tants, 400 francs. L, » Gett-o indemnité s#^ra doublée : » A) Pour les instituteurs mariés ; ( »B] Pour les instituteurs et les institutrices r-.hafs d'école. ■ ■■■!! ammt mnmmmmiwm «■ » Los conïmunes sont classées d'après la p<> piuation de droit constatée par le dernier recen« st-ment décennal. ..Lorsqu'une commune de plus de 5-000 ha» bitants est composée do deux ou plusieurs sec-Ions bien distinctes, le roi peut, sur la proposition du Conseil communal, la Députa tion jK>i-manente entendue, décider que l'indemnité de résidence à accorder aux instituteurs d'une ou plusieurs de ces sections sera fixée d'après la population de la section dans laquelle est étabi:e Péoole. -* » N'ont pas droit à l'indemnité de résidence les instituteurs et les institutrices qui ont la jouissance d'un logement scolaire. » Lorsque le mari et la femme sont attachés a une école de la même commune, ils ne peu? vent prétendre qu'à un seul logement.eu à une seule indemnité do résidence. » l.és qualifications do sous-instituteur et de sousc'nstitutrices sont supprimées. » L'article 15 constituera comme le point ciil-i minant de la discussion. Il a trait, en effet, au, personnel enseignant des établissements libres. 11 en résulte que : A)_Le traitement des membres du personnel' enseignant des écoles adoptées est à la charge des communes ; B) Le traitement des membres-du personnel enseignant des écoles adoptables est à la charge des directions de ces écoles ; C) Ce traitement no peut, si les agents sont diplômés ou dispensés de J examen,' être inférieur aux taux ci-dessus: 1») I-e traitement des agents non mariés eb vivant en commun qui exercent leurs fonctions dans les écoles adoptées et adoptables est réglé par les tonventions librement débattues entre les directions de ces écoles et ces instituteurs. Toutefois, lorsque ces instituteurs sont diplômés ou dispensés, l liîat acoordera aux communes et aux directions d'école adoptable lo Mibside de 50 francs par période biennale ou triennale d'armées de services. M. OZERAY estime insuffisants les minima prévus par la loi. Il votera tous les amendements ayant pour but de les augmenter. M. HOYLR partage cette manière de voir. Ne sait-on pas que les gendarmes ont de pkis gros traitements que les instituteurs ? M. BUYL s'attache à démo'ntrer que les grandes communes seront frappées par la loi, puisqu'on leur refusera te subside complémentaire de 003 francs alloué aux écoles libres. D'outre part, le gouvernement n'interviendra pas pour 50 p. c. dans les augmentations des traitements accordées par les commuons dont le barème communal dépasse le barème légal. M. POULLET. La loi les leur accordera. M. BUYL. Où cela est-il dit ? M. POULLET. Nous n'en sommes pas à cet article-là. *■) M. BUYL défend son amendement tendant à attribuer un traitement de base de. 1.500 fr. «■t une indemnité de résidence de 200 fi. pour les communes de 5.000 habitants, de 300 fr. dans celles de 40.000 habitants, de 400 fr. dans c^ies de 40 à 100.000 habitants, de ..oo fr. dans ceJles de plus de 100.000 habitant» Les revendications, dit l'orateur, ne sont pas se . oment celles des instituteurs officiels, ma s aussi des instituteurs libres. Il fait un vif éloge de l'instituteur et montre 1 importance de son rôle dans la société II 011 reolaînant pour les institutrices ucLbe.'ennes un traitement de base au moins e^ai a ce.ui de l'institutrice primaire. (Appla.u-dissemt nts a gauche.) 1 M. GIBOUL appuie MM. Ozerav et Buvl et insiste en faveur du minimum de 1.500 frimes M. Ant. DLL.POBTL insiste pour qu'on con-se«\e aux instituteurs et institutrices les in-d cm m les dv chauffage et d'éclairage. M. DLL VAUX. La loi qu'on nous présente est une honte pour un ministre de l'instruction puDiique. \!" V°us cn failes la caricature. m >' >i\(jl non . Nous réparons le passé. M. DI-JAAL'X. C est cela! Lt c'est ainsi que le ium:.M.re, voulant mettre l'école libre sur le même pied que l'école communale, la met au-cessus de celle-ci ! J'ai étudié à fond le projet et je suis trisre ne vo r traiter ainsi renseignement commuai belge. -le comprends que vous souteniez l'enseignement libre, mais puisque nous le subsidions qu au moins nous ayons des garanties quant à sa valeur, à celle de ses professeurs. Puisque vous voulez, meltre l'école libre suc le même pied que l'enseignement officiel, il fanait l'entourer de mêmes garanties. En ne les assurant pas vous avez fait une œuvre indigne d'un gouvernement qui se respecte. La loi va couler y t.000 francs à la ville d'Anvers.M. POULLET. Mais la ville reçoit plus que cela 1 M. DLLYAUX Oe sont les grandes villes qui vont, payer l'indemnité électorale des fameux 4 nlîllions compensateurs. La vérité, c'est que le ministre a voulu cacher son jeu avec une habileté admirable : ma s quoi qu'il cn soit, nous avons vu clair et nous disons que c'est scandaleux. (Très bien ! u gauche.) ' * M. C. HUYSMANS présente un sous-amendement. Je l'appellerai, dit-il, le sous-amendement des gendarmes I (Rires.) Oui. je demande nue les instituteurs jouissent d'un traitement base au moins •'■gai à celui des gendarmes (Très bien ! à gauche.) Comparez ce qu'on de. mande de l'un et de l'autre, voyez ce que doit s-ivoir un instituteur et. un flttidftrina. M. de Broquev lle a récemment augmenté Içs traitements des gendarmes en faisant, valoir* la cherté croissante de ki vie, les charges des gen-d armes mariés, etc. » .le fais valoir les mêmes arguments en faveur des instituteurs. Je réclame pour eux un traitement initial de 1,360 francs et aussi, comme pour les gendarmes, une indemnité de 200 francs pour les enfants au-dessous de 1G ans. Bref, avec les indemnités, le gendarme jouit d'un minimum de 1,73!) francs. J'en demande autant pour les instituteurs. Si le ministre refuse d'accepter mon amende-denient, il montrera l'horreur d'un régime où le gendarme représentant la force brutale est mieux traité que l'éducateur de la nation. (Applaudissements à gauche.) M. POULLET. Lo barème du projet de loi réalise les deux grandes idées qui sont à la base des revendications du corps enseignant primaire, d'après lesquelles le barème doit se baser sur un traitement d'égalité entre le clief m s et les instituteurs et les sous-instituteurs, avec cette base que seules les années de service pourront différencier ces traitements. C'était l'idée défendue en 1895 déjà par les Fédérations d'instituteurs. Iaï système projeté améliore très notablement les traitements des agents de renseignement primaire, tant au début qu'au milieu de la carrière et il leur assure un important traitement de fin de carrière. Dans le régime actuel, le sous-instituteur peu! ne débuter qu'au traitement de 1.000 fr. ; kl débuteta désormais, dès sa sortie d'école normal ■. à 1.350 fr dans les petites communes, à 1.500 fr. dans les autres, soit une augmentation de 35 i 50 p. c. M. BUYL. Mais dans les petites communes, il n'y a pas do sous-instituteurs. M. POULLET. Mais la loi s'applique aux communes de plus de 5.000 âmes. M. BL'YL. Dans les grandes communes, ce minimum cM supérieur. Donc, vous ne leur donnez rien ! M. FLECHET. On les paie en monnaie de singe ! (Rires.) M. POULLET. Il es! étrange que celle monnaie de singe va coûter quelques millions a l'Etat. Il y aura pour les instituteurs en ch«"f une indemnité «le 50 francs par classe, ave" minimum de 100 francs. Du reste, il y a amélioration pour toutes les catégories d'agents. Je puis en donner l'assurance h la Chambre, de l'application de la loi il résultera que toutes les catégories d'agents verront augmenter leur traitement sur l -nsemble de leur carrière. Aussi je puis dire que lo nouveau barème apporte à notre personnel enseignant un encouragement d's plus précieux. J'ajoute que. dans lo pays entier, les instituteurs attendent, avec la plus vive impatience, l'application de la loi. M BLYI . Je suis en rapport avec des milliers d'instituteurs ; ils ne disent pas cela. M. POULLET. Pour le régime de fin do carrière, il est plus far rable qu'aucun autre. (Interruptions a gauche.) Préfère-t-on lo régime provisoire? Soit, mais pour l'immense majorité des agents, le régime nouveau, est préférable au régime provisoire. L'orateur cite les chiffres importants que sous-institutrices et sous-instituteurs. înstitu-L-iixîs <-i instituteurs en chef gagneront par l'application des barèmes nouveaux. M. BUYL. Je conteste absolument vos calculs.M. POULLET. Mes calculs émanent de mon administration; ils sont précis et indiscu* tables. En 1006. MM. Vandervoide et consorts déposaient une proposition tendant porter le traitement de hase à 1.000 francs. A cette époque lo traitement initial des gemiarmes était de 1,100 francs. M.^Vandervelde et ses amis ne se laissèrent pas arrêter alors au raisonnement qui est aujourd'hui celui do M. Huys-mans.Est-ce que les grandes communes donnent aux instituteurs un traitement supérieur à celui des gendarmes? Mais toutes payent leurs agents de police beaucoup plus que leurs institutrices. C'est le cas à Anvers, à Gand, à Liège, à Anderlecht, à Louvain. . M. ROYEB. C'est scandaleux I M. POULLET. Mais une série de grandes communes payent plus cher leurs agents do police que leurs sous-instituteurs. C'est le cas a Bruxelles, où M. Camille Iluysmans est conseiller communal. (Bires). M. BUYL. Ces renseignements sont tout h fuit inexacts. M. POULLET. C'est l'expression de chiffres officiels indiscutables. M. BUYL. Ce n'est pas permis. (Bruit proloni gé. Tumulte.) M. RAEMACKERS. Il n'y a que vous qui disiez des choses exactes. M. BUYL. Vous devez vous faire. Vous avei été victime parce qu'élève d'école normale officielle.M. BAEMACKEBS. Vous aviez besoin d'une douche : le ministre vient de vous la donner. (Bires a droite.) M. BUYL. Je respecte mes parents; vous ne le faites pas!... (Bruit. Colloques.) M. POULLET s'attache h montrer que les Instituteurs ont plus de charges que les institut rires. C'est pourquoi lo projet accorde h ceux-là des augmentations plus notables qu'à celles-ci. sceliLcr do leuivs anethèmes. Ils M'y- inan-Feuilleton du Journal de Gand 112 La Cape et l'Epie PAR AMÉDÉE achard DEUXIEME PARTIE \-*r • '< ————— ... LA TOISON D'OR -r C'est elle, je m'en souviens, qui m'e j prévenue do ce qui se tramait entre ma-I daine de Soissons et M. de Cliivry, lorsque I ton maître et toi vous étiez à Metz. I — Vous voyez bien ! c'est elle encore qu: I nous tirera de peine, et c'est à elle que j'uu-j lais da m'a dresser tout d'abord. Et tu crois qu'une soubrette pourra nous être utile dans une affaire autour de ( laquelle on fuit sûlence ? — D abord, madame, ce n'est pas une > soi libre tte seulement, c'est une femme... qui a expédié le pauvre Pascalino ù Metz 1 r ?• 06 une femme qUj n envoyé M. de uoljgny en Hongrie ? N'est-ce pas une femme. q-ue l'ai vue chez les Turcs, dans la maison d Hussein-Pacha? N'est-ce pas une femme qui était à Salzbou-rg?... Quand une ierame a |out embrouillé, une femme vint qui débrouille tout. — Tu as peut-être raison, Coquelicot ; va dm voir Bfis^ieUe. au et madwne dj t ^ « —————iwm Soissons c'est peut-être le poison et le cor trepoison. Mais Brisquette, sur laquelle Coqueiioc comptait pour arracher son maître au sor qui le manaçait, n'était plus chez rnads me de Soissons. Il y avait deux ou troi mois déjà qu'elle en était sortie. Un fris son parcourut le corps du pauvre garçon cette nouvelle. Pourvu qu'eJle n'ait pas suivi un dra gonl se dit-il. L exclamation, faite à demi-voix, avai été e'ntendue. — Oh non ! fit le laquais auquel Coqueli cot^ s était adressé; j'ai ouï dire qu'ell était devenue une grande dame à sa façon — Une grande dame, Brisquette ? — Eh oui 1 une comédienne. L'adresse d'une comédienne se trouv toujours aisément dans une ville telle qu Par.s. Bien que Brisquette en montan-t. su les planches, eût changé de nom, il ne fal lut guere plus d'une heure à Ccxjuelico pour dénicher la demeure de mademoiselle du Mail. Il s'y présenta hardiment. Un pe lit laquais l'arrêta sur le seuil de la nou vcjle associée de messieurs les comédien: de 1 hôîel de Bourgogne. Coquelicot jugei a sou insolence de l'impor.'ance que Bris quelle avait prise depuis son entrée dan; cette honorable compagnie ; ne voulait ^',e <:'11 ,L's''e d'impertinence avec c< drôle qui tranchait du personnage, il le tire par 1 oreille en lui- jetant au nez un beai louis d'or qu'il accompagnait d'un bout d< papier sur lequel il avait écrit au crayor ces simples mots : De la part de M. Monteslruc, Coquelicot. — Voilà qui est parler ! cria le petit la< quais qui se frottait le museau. Brisquette accourut, le bout de papier t a main, et, laissant derrière elle le pelii laquais tout ébahi, saisit par les oeus mains Coquelicot, qu'elile entraîna dans s£ chambre, — Ah ! mon pauvre Coquelet, juj {i -gg i- suis aise de te revoir! s'écria-t-elle, en | renvoya-rut d'un geste hautain deux fem- it mes qui s'empressaient autour d'elle. Ta rt présence me rappelle mille souvenirs char- a- mants ! Que ne sommes-nous * encore à is Aucli, au temps où ton maître descendait s- si gaillardement la grande Pouslerle pour à l'amour du minois que voilà !... J'ai ap- j pris beaucoup de choses depuis lors, mais a- je ris beaucoup moins aussi ! Aujourd'hui, je suis comédienne et fort en faveur auprès it du beau monde... et mon cher Hugues est un brillant capitaine qui revient de Hon- i- grie. les mains chargées de lauriers, le le cœur plein d'espoir, et que la cour attend i. pour lui prodiguer mille récompenses 1 • — Hélas ! mon pauvre maître est en prison et en passe de n'en sortir que pour r0 perdre la tête I [C — Que me dis-tu lô ? s'écria Brisquette ir tout effarée. 1- — La vérité, Brisquette. Ah ! pardon ! je voulais dire mademoiselle. le ,—. Va toujours ! mademoiselle du Mail a. n existe pas pour toi ; c'est bon pour les j. marquis. is — Eh bien, ma. pauvre Brisquette, M. a Montestruc, à son retour de Hongrie, a s- é:ié enlevé et il a disparu. Tout ce que g certains indices me donnent lieu de croire, it c'est qu'il est dans quelque cachot, sous e 1 inculpation d'un crime qui peut entraîner a la peine de mort. u , — Lui ! Hugues ? cria Brisquette, qui e joigfnit les mains. Ah ! par exemple ! tuer n le seul homme que j'aie véritablement ai- e mé. Nous verrons bien ! » — J'étais bien sûr que cela vous émou-L. Vrait de le savoir en peine ! — Moi !... mais il n'y a que lui au mon-ft. de à qui je m'intéresse !... Les autres, vois-t tu. avec leurs belles phrases et leurs bil-x lets doux, autant de pierrots dont je m'a-a muse... Mais laissons là les autres... il s'agit de lui !... L'important» pour que je I ftftcta k çwlta ftorfe U'Qppçr» c'est de & ? t rien ignorer des choses qui le concernent. Elle se fit expliquer en grand détail tout t ce que Coquelicot savait sur les circonstances qui avaient accompagné et suivi i l'enlèvement de M. de Montestruc, et cela • fait, réfléchissant *— C'est clair, dit-elle, c'est M. de Chivry en voilà un que je n'ai jamais aimé — qui \ a mené l'affaire de mademoiselle de Mont-, luçon. C'est encore lui qui mène l'affaire ; de mon cher Hugues. Hugues n'est-il pas t la barrière vivante que son ambition rencontre en chemin ? il a fait enfermer la » dame, il veut faire disparaître l'obstacle... I rien de plus logique... mais une femme est là ! ; — Deux, Brisquette, deux I Elle le regarda et sooriant : ' •1 — Ah 1 oui, madame la princesse Ma-> mrani, je gage ? ; — Elle-même ! \ » Un grand cœur!... et une rivale que j adore. Mais je lui ferai voir qu'une comédienne, quand eUe s'en mêle, vaut une i princesse. Il m'est revenu quelque chose aux oreilles de ce qu'elle a fait en Hongrie. | — Pardine ! elle a tout fait !... •— Eli bien, moi, je ferai je. ne sais quoi à Paris : mais, d'abord, je veux savoir où on a enfermé mon pauvre ami, et je le saurai. j — Et quand le saurez-vous, Brisquette ? î — Pas plus tard qu'aujourd'hui même, ou demain, si je ne trouve pas le lieutenant criminel chez lui, tout a l'heure... — Vous connaissez donc un si grand personnage V — Est-ce qu'une comédienne ne connaît pas tout le monde ! Brisquette sonna, se fit accommoder, manda sa chaise et partit, après avoir donné rendez-vous à Coquelicot pour le lendemain à pareille heure. — Allons ! se dit Coquelicot, ainsi qu'un fameux empereur dont j'ai lu autrefois pui§ âirs û'ai du ma journée. Voilà une princesse et une comédienne en campagne pour M. de Montestruc... Tout n'est pas encore perdu 1 Drisquette ou mademoiselle du Mail, comme on voudra l'appeler, n'avait pas trop compté sur l'influence qu'elle tenait de son titre de comédienne. Le piquant de sa physionomie, la grâce iine et spirituelle de sou jeu, le charme de son visage, la malice de son sourire, la vivacité <le son esprit, lui donnaient ses libres entrées partout. Elle n'avait qu'à faire passer son nom, toutes les portes s'ouvraient t Le lieutenant criminel laissa se morfondre dans son antichambre deux marquis, un ointe el quelques demi-douzaines de gentilshommes qui attendaient en compagnie de trois ou quatre dames en belles toilettes. Mademoiselle du Mail passa par les cou> loirs secrets, resta près de trois quarts d'heure avec le terrible magistrat dont. le nom faisait trembler tout Paris, et s'en retourna par le même chemin, suivie par l'homme à la robe sombre qui souriait et baisait ses mains nuies. — Est-ce tout? lui dit-il au moment de la saluer. — Uh ! que nenni I Je reviendrai Mois vous savez ce que vous m'avez promis ? — De faire traîner l'affaire en lorigtieui * Pour vos beaux yeux, je gagnerai que qu-:' jours... Irois ou quatre. — Cinq ou six ? — Va pour six. — Alors, vous me reverrez le cinquième. — Avancez de vingt-quatre heures, et cela vous en vaudra peut-être quarante-huit.— Marché conclu ! dit la comédienne en riant. « Elle se sauva d'un pied leste et, so Jetant dans sa chaise : — Ces hommes à robe longue, reprit-elle. tQus gourmands «mrçs çliatii On leur donne des gouttes de lait, ils e® veulent une tasse 1 Elle poussa là-dessus un grand soupir. — Méchante affaire I Une accusation da haute trahison, des papiers compromettants, et ce silence obstiné qui laisse planer nulle soupçons sur lui 1 l.e nom de mademoiselle de la Vallière mêlé à tout celai La roi informé et turieux ! Et, pour se défendre, son innocence, ce qui n'est rien, et ma protection, ce qui n'est pas grand'. chose I Mais ,es réflexions philosophiques, si pénibles qu'elles fussent, n'étaient pas de nature à émouvoir une personne du carac-lére de Brisquette. Plus les obstacles devenaient nombreux et difficiles ù vaincra ou ù tourner, et plus elle se sentait disposée à combattre. Elle était, avec ses allures vives, <?e ces personnes légères d'apparence et de conduite qui ont des sentiments profonds. Hugues, c'était sa jeunesse, et tout ce qu'il v avait de meilleur en elle Fe réveillait a ce nom. Rrisqueite, qui avail vu et touché les papiers iiisis dans la chambre et sur les vôlenioi.lf de Monteslruc, faisait comme les perro.ines que soutient une foi absolue; inaigré .e tVroignage de ses yeux, elle ne •royait pas que ce loyal soldat qu'elfe avait aimé, re brave gentilhomme qui lui avait .tonné tant de preuves de droiture, pût être "agent soudoyé de la maison d'Autriche, le complice honteux des olus basses intri-gue.i11 était clair pour elle qu'on l'avait mêl* i son insu à toutes ces vilenies ; elle le savait innocent, elle l'aurait affirmé, la tête jur le billot ; mais comment arriver à a ire passer cette conviction dans l'Ame de* uges ? Comment démasquer l'instigateur le ces lûchelés, de ces perfidies, de ces ;rames odieuses au bout desquelles la vie l'un homme était suspenduo ? C'était * «çup »4r Mi d« Chivry M. Vendredi 9 janvier \9\b 5 centimes le numéro 58me année — N° 9

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Cet article est une édition du titre Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Gand du 1856 au 1923.

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