Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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s.n. 1914, 05 Janvrier. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Accès à 16 octobre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/5d8nc5tn21/
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JO URNAL DE GAND ABONNEMENTSi BKLQ1QUB : 16 Irancs pai an; 7-60 franco pour sir mois; 4 franc» pour trois mois. Pn.M l'étranger, te port en f". REDACTION & ADMINISTRATION : 8, RUE DE FLANDRE, 3, GAND TÉLÉPHONE 666 =5B—BHHS!BWMW——55^ ANNONCES s Voir le tarii au bas de la dernière page du journal. De-ci, de là Nous sommes au siècle du sport et du bluff, et c'est ^otammeial dans les pieuses 'gazeites que nous en trouvons le téinoigna-ige. EJLes enregistrent à i'envi ies performances du cardinal-archevêque. Celui-ci, sans doute, s'était affirmé naguère comme un protecteur convaincu du nobje jeu de football, mais jamais jusqu'ici il n'avaiit paru désireux de battre les records qu'on lui attribue. A en croire nos sacrés confrères, M. Mercier, à la messe de minuit de Noël, h Ma toiles, aurait donné la communion «a plus de 2,000 fidèles ». Or, en prenant les choses au mieux, on a caloulé que le prélat, pour accomplir cette prouesse, aurait dû fonctionner sans aucun repos i>endaïit près de trois heures. C'est beaucoup pour un èhomme tout seul, fût-il cardinal et primat de lieigique... On a donc manifestement bluffé. Mais que doit penser, entre nous, l'intéressé dos zélateurs qui assimilent ainsi, avec l'enthousiasme de la parfaite inconscience, l'exercice de son ministère h la conquête de quelque laurier sportif ? Est-il décent de parler ainsi des choses de la foi? l^es moniteurs des sacristies ne vont-ils pas, sii on ne les arrête, ouvrir une rubrique consacrée aux exploits eucharistiques, en télé des notices consacrées au cyclisme, au rowing ou à l'automobile ? Un penchant fA-cheux les anime — rappelons-nous qu'ils nous révélèrent récemment le compteur confessions,'' s'ils envisagent désormais les actes du culte au point de vue, un peu bien moderne, de la muMiplicrâté et de la rapidité. L* fièvre expéditive des records est-eVjO done compatible avec la majesté du sacerdoce, et fauln'l que ce soient des mécréants qui se posent cette question troublante ? • * * Il y avait des juges à Berlin, âu temps du meunier de Sans-Souci. Il y en a encore à l'heure actuelle, évidemment, mais leur gloire semble bien éclipsée par celle^ de M. von Jagow, préfet de police, le sensationnel fonctionnaire qui critiqua naguère, avec l'à-propos que l'on sait, le jugement du conseil de guerre qui punit le petit lieutenant de Saverne. M. von Jagow est un homme impitoyable, dont la pudeur a notamment des susceptibilités tout à fait insolites et réjouissantes. Il vient à cet égard de se signaler par une suite d'exploits qui semblent prouver 6a volonté de battre le record du bon M Tartufe. Voici ce que raconte à ce sujet un correspondant berlinois : Après avoir décrété la saisie des reprodiuc-lions d'œuvres d'art qui sembltaent ù l'abri de tout soii|x;on, puisque l'empereur et son frère, Je prinoï fleuri, s'étaient ieiul'us acquéreurs de leurs originaux. M. von Jagow, préfet de poli-ce de Berlin, s'est attaqué aux pho.ographios sur cartes ix>skiiles reproduisant un buste du célèbre sou<îpteur berlinois Pages, un Jésus a l'âge de 12 ans. Oiune peut s'expl quer cette mettre contre une œuvre qui. comme bien on le pense, ne peut ri?n avpr d'indécent. Le préfo', de po'i c a encore fait saisir toute une série de figurines en cire, exhibé's â l'éta-loge de p.'useurs magasins de corsets de Berlin. Il a fait «arrêter» toute une collection de c?s demoiselles aux traits figés et aux doux yeux de porcelaine, et les a exilees à Moabit, en « cl éten t ion préventive ». Comme bien on le pense, une foule immense a assisté à ces « arrestations » et a comblé de lazzs les malheureux agents chargés de cette délicate mission l On n'est pas plus farouchement rigoriste. Tout de même, c'est une sensibilité... inquiétante que celle que peut troubler la vue d'une poupée de cire. Dénoncer d'inof-fensives « postures » comme un danger public, cela relève exclusivement de la thérapeutique. M. le préfet, qui veille par définition à ce que ses concitoyens ne. sortent pas de la norme, a vraiment tort de ne pas étendre à sa propre personne le bénéfice de sa sollicitude... ♦ * ♦ l. 11 \ a peut-être pas d'événement 'nulle, et 1 exploit déraisonnable et loufoque en apparence du nommé Perugia, qui déroba la Joconile, u peut-être, dans l'ordre des sphères, »a raison supérieure. Guio! à lui, iiou-s assistons, on tout cas, ii un spectaolc réconfortant. Le Uib'tau illustre est rendu a la France, et son \ovaoo prend les proportions d'un triomphe qui fe-rmt pdlir de jalousie les conquérants en disponibilité, A Florence, à lionne, a M'imi, à Parts, il est exposé, et ce sont pour le contempler, des ru6os de .ouïes. Peut élit v a-t-U chez elles plus de hadaudîrie njt rie clotion raisonnée. N'itn;x)rtc : e'ies êo dérangent tout ne même pour admirer l'effi-Ve 8''ande de quelques (icimètres carrés dans le cadre de laquelle un m >tt.-c pin-'f ™ T r6ve dc, beau!é' c>sl ''Honneur des deux peuples latins qu'en ans temps positifs les v çissitu les Ions oeuvre u art — sans laquelle le bonhomme Chry-sale vous dira que nous niiivrîrious et di- «n/liit'1 mjme, — aient pu causer une telle rumeur et omblor les colonnes tionnclsrna'!1X à l éga' 'l0!' £fr*;a- ^!Jr, rîous avoir donn<5 ' owosion de ces MMtatei'ons. Perugia aurait bien mm* d être décoré, s'il est vrai Ion Ici bons pères, la fin justifie les moyens... **» Il en arrive une verte aux mai'-bands de fétiches. Ils avaient cru pouvoir exploiter la grâce divine en vendant aux crédules campagnards français des médailles venues de lourdes, et portant, s«i j'ose dire, l'effigie de l'Immaculée Conception. Dans le Poitou et le Charolais, ces médailles étaient suspendues au cou des bestiaux pour les garantir (!) du farcin ou de la cla-velée... v Or, voici que l'autorité orthodoxe vient de s'élever contre cette... extension des bénéfices du surnaturel. Les miracles ne sont( ,pas faits pour les bœufs, telle est la déci-' fiion prise par M. Sohœpfer, évéque de Tarbes et de Lourdes, qui rappelle les mer-, chands du temple à la décence par une note, indignée au clergé Hélas ! si le brave prélat entend, dans ce domaine, poursuivre ta tâche jusqu'au bout, et sévir contre tou.*' ic§ incongruités du fétichisme, U tarai fort à fa-ire et se constituera une joifé col ,a iection d'ennemis... M Voilà donc que Notre-Dame abandons P* veaux, vaches, cochons, couvées fi#lcur malheureux sort. L'étable et l'écurie n'ont v plus à compter que sur la protection du ha- 110 sard, qui n'a pas encore figure sur les médailles. Gageons crue le bétail ne s'en porte- eri ra ni mieux, ni plus mal... • » (>1.' * • n - Rien ne sert de courir : on arrive toujours. !n Telle doit être la règle de la bureaucratie D1 slave, dont la circons])ectcon vient de s'af- 111 l imer de façon partacuLièrement impres- (lt sionnante. \'oici la dépèche délectable que ^1( le Petit Journal reçoit de Pétersbourg : <îU ne Un iiaiM fionctioiiniaire vent enfin de présen- pè ,'jii yoiuerneinenit rus&e un îap'ixn-t sur ej, l'aicv'xkmt de cheriun do fer de Borki, qu a r eu lieu, il y u environ vingt ans e. qui a failli coûter hi via nu toar Alexandre 111. Le Goiûdtiirement aux versions qui avaieni c'i-eu lé ù l'époque, il a été établi qu'il ne s'agis-ya.t nuiloniotml d'un atr.entat des nihilistes. ni N'oici tout s'Uiplenient ce quû se j/assa : | (1 Le matériel chemin do fteir était on mauvais état. Pendant la marche du train, le frein se brisa deux fois e'j les signaux ne fonctionna emt pas. ue p'jus, les tra\ers^s de la voie éîaent pourries. On a\'ait négjLg.- de ténia* eci Lk>ii ordiro le matériel, parce que la ligne était à la veille d être raolietce par l'Etat. i Ton, est bien qui finit bien. On a attendu vingt ans le résultat de pc :etle patiente enquête, c'est vrai ; mais, je dt rous le demande, à quoi eût-i'l servi de se presser, puisque le tsar est mort tout de de né me ? En dehors de ce détail, jiourquoi a l'uraitiil fal'lu s'essouffler à satisfaire cLe c: /aines curiosités? ' di Au bout de vingt années, on peut vrai- iv semblablement supposer qu'une enquête d( îussi lente a été consciencieusement faite, m ît qu'on n'a rien négligé pour qu'elle fût es .•oniplète. Aussi bien, s'il fallait maintenant la a contrôler, cela serait sans doute tout à ait impossible,!a plujKirt des témo'ns ayant m îpparoinment pris le parti de défuincter à va eur tour, le ]>rincipal intéressé, le tsar, le m )elit père du moment, leur eyant donné la >on auguste exemple < Par conséquent, tl ne ''oit pas y avoir m no je n de vérifier. Et c'est toujours ça de d" ?agné, surtout quand la documentation éunie n'a plus que l'intérêt dépourvu de o< loute pas&ion d'une singularité archéolo- ds Jique. en • c< • • xi Il est louchant dc voir les administra- ions ofiicielles se pénélrer de leur devoir. C1 social au point de se préoceuj>er <les coii- iilions dans lesquelles leur clientèle peut' ^ énliser le bonheur conjugal. Et dans cette' 'c àche interventionniste, c'est, naturelle-! il lient, encore l'Amérique qui nous dame le N' )ion... )fi Evidemment, on inflige chez nous aux io a veaux conjoints, quehjucs préceptes ru-Jimentaires» Mais la sollicitude des magistrats préposés aux unions régulières est dépassée dans l'Etat de Milwuukee, où le bureau de l'état-civil nantil les candidats \ ni mariage d'un véritable catéchisme. Et i;1 uous trouvons chez un confrère quelques-: p, uns des conseils qui sont en l'occurrence L' proposés aux aspirants maris. Ils sont sa- #r voureux autant que recommandahles. Ju-?ez-en : N? cherche pas à affichej' ton importance; ni N'oublie pas qui tu es et oe qu'es>. ta femme;, fn No s^os j>as trompeud- ; ' Ne sois pas égoïste ; P1 Ne -ois ni un « panier percé ». ni un grippe- e* 5J il ; N'oublie pus que la mère de la fomrne est h fila, femme ce que ta mère est à toi; ni Ne reste pas tout le temps ù la maison ; m N ouiblie pas d'essuyer tes pixls avant de 4 rentrer chez toi; N'entre pas brusquement chez toi. Fjiiif:ja, ce dernier conseil : « Ne permets pas ï ta f*mme de voter ». Il y a, si l'on peut dire, à boire et à mander, dans les conseils pratiques et fami- él lièrs dont la sagesse n'est pas exempte; di rl ironie, et qui plairait non seulement aux épouses, mais encore aux belles-mères, à C( la condiiion qu'il n'y ait parmi elles nulle' b< suffragette. Mais — songeant aux caractères mal faits dont la société fourmille — j%i- p magine que nombre de maris novices con- je descendant ù ne pas demeurer en perma- g1 nence a la maison, seront intrigués dc voir qu'on leur recommande de ne pas rentrer à l'improvisle.... ECHOS ri Curies de visite, Lus larges pui.vers ù cartes de !. visite ont fuit, il y a q :e ques rj jours, leur apparition dans Ioù bu-t'cuux de poste, et la pejisèe des étrennes t1. suffit lout juste ù consoler les facteurs jifaffi:ge ce surcroît de travail. y (jù'e diraient-ils, tes infortunés posiiers, si ia mode no>u3 ctjliguaat demain à adopier les cartes de visite dahoméennes ou chinoises ? Lin Gliine, les mandarins envoient par leurs serviteurs d'immenses morceaux d*i ^ i|ii aiiuignent parfois un mètre car> ' ré, sur lequel ils inscrivent de longues el !.' suiDiies devises. !' Au lialiomev, les chefs s'adresscml des plainohiettes de bois couvertes de dessins oij ^ le grosses branches sculptées. : Les Dahoméens sont des sages. Avec les jj vœux dc bonne année d'3 leurs amis, ils peuvent 5.3 chauffer tout l'hiver. BALSAM ApÉR DBLICIEUX P d Nouvel-A11 mexicain. I.i's Mexicains célèbrent l'an noii* d veau avec une persévérance remar- ri quabilc. Ixar ordre du président do ri la République, les fêtes ont commencé il y (l îi déjà une bonne quinzaine de jours ; les 1! Jépèchf.s nous l'ont annoncé officiellemenl. ^ Et voici que, par une décision du même JJ président, les fêtes sont prolongées de deux " nouvelles semaines. Un mois de festivités à l'occasion de la ^ nouvelle année ! Ix> Mexique est un pays ^ merveilleux. El l'on imagine avec ravisse- : ment que, désormais, Pâques, la Pentecôte» [ Ascension, l'Assomption, la Toussaintv l'anjiivers i re du président, celui de la président, celui ds la Républ que, etc., pourront être célébrés avec lu même abondance do jour; Kriss ; L'ajuii« as sulfira ghjs à | i ceieJjiation <ies letes otticloUee. lit tes Mexicains, gens heuieux, n'en if...eronl )lus une secousse. Avouons sans détour que, à i>remièr-vue, lune envie furieuse nous prond dt tous faire Mexicains. Pourtant, à y regarder de plus près, o: m vient à tempérer son allégresse. Savez-vous pourquoi le président Huert. adonne cette orgie de jours de fête ? ( ■ l'est j)as le moins du monde pour permel re ù ses administrés d'en tendre ti l'aise 1 )ruiil de la révolution. C'est lout bonne lient, jxirce qu'il n'y a plus dans les ban lues le moindre maravédis. Aux jours fé iés, les employés des bamques reste>nt ch< ïux, les guichets sont fermés cl le publie peut échanger soin papier contre des es >èces sonnantes. Dès lors, le truc du pré iident est simple : tant que l'argent n •entrera pas, tant que la caisse sera vick .e sera la fôte, l'hermétique fermé geslotc Je tous les guichets. C'est simple, comme on voit, et c'est gé liai. Parions deux sous que M. Levie Jio aurait pas trouvé. \\v\ On avait annoncé à grand fracas 1a diminution des tarifs téléphoniques ; et déjà les abonnés au téléphone s'apprêtaient à entonner un •heeur de louange à l'adresse de M. Segers. Uais, hélas ! après y avoir regardé d'un 'eu plus près, les pauvres abonnés durent Jéchanter, dit la Gazelle. En même temps que l'on diminue le prix les communications interurbaines, on en i diminué également la durée : au li(ni de nq minutes, les communications sont réduites à trois minuties ; la seconde commu-tv cal ion qui, précédemment, jouissait du demi-tarif, se paie maintenant au prix normal. Et. c'est ainsi que, dans certains cas,-*a»tte diminution aboutit à une augmenta-, lien. Si vous voulez téléphoner pendant cinq minutes à un abonné de la première zone, vous paierez un franc, comme auparavant ; mais si votre correspondant se trouve dans la deuxième zone, vous paierez un franc c nquamte ; et s'il se trouve dans la troisième zone, vous payerez deux francs au lieu d'un I Il est vrai que, pour ce prix vous jxiurrez occuper U> fil pendant six minutes au lieu ne cinq. N'empêche que, dons bien /Ks ras, en paiera le double : c'est ainsi qu'une commuimLcation de quinze minutes de Bru-\e'les à Arlon, qui autparavant coûtai!t doux francs cinquante, sera taxée maintenant cinq francs. II.paraît que l'on a adopté ce tarif pour éviter les longues communications et écrier les conversations inutiles ; mais enfin, il v a encore des cens qui se servent du téléphone pou:' autre chose nue pour parler d.e la pluie et du beau temps. \v\\ La vie chère. C est celle de l'Alaska. Une Américaine, Mme Harriet Labadie, publie, dans une revue de New-York, de curieux .reinseignemenits sur la vie dans cet aimabie pays : elle nous apprend qu'une orange y coûte 1 fr. 05 ; un œuf ou une assiette de pommes de terre frites, 2 fr. 50 ; le moindre bifteck, 25 fr. Il n'y a pas une seule vache dans tout le pays ; quelques poules y vivent misérablement pendant l'é'.é, époque où le pays se fait ravitailler pa.r mer. En hiver, il n'y a plus de communications possibles ; on en est réduit à se nourrir de conserves. Il est vrai que 'es salaires sont proportionnés au coût de la vie : il n'y a pas de manœuvre, travaillant dans les mines d'or, qui gagne moins de 25 francs par jour. L'escargot porte-bonheur. Après le petit cochon, le trèfle à quatre feuilles, l'édelweiss, le petit lx)ssus la main de Fat ma, le petit éléphant, voici l'escargot promu au rang de mascotte. Ainsi en a décidé la mode en désignant ce mollusque déjà favorisé, naguère, du beau qualificatif de : sympathique. Ornée de perles, de diamants, en métal précieux, la coquille devient un curieux bijoux dont l'originalité plaira à certaines gens. Qui n'a pas son escargot ? Les petits cadeaux... Les envois de lettres et de pa-quels, à l'occasion du Jour de l'An, ont établi, çette année-ci, en Amérique, un véritable record. On sait que les Américains ne s'envoient pas seulement des cartes de 1er janvier, parce que ce serait trop bon marché. Ils s'envoient dès almanachs dont le prix varie de 10 à 100 fr. Or. du mercredi au jeudi, la poste a délivré plus de cinq cent millions de lettres et de paquets dans la ville de New-York { iW Victoire des canaris belges en' Allemagne. Chasse et Pâche annonce que les canaris du Harz, élevés en Belgique par un amateur d'Anvers, viennent de remporter, au récent concours de Cologne, la médaille d'or et la deuxième médaille de la Ligue mondiale. C'est la première fois que des canaris du Harz élevés en Belgique sont envoyés au concours en Allemagne ; et pour un début ils décrochent les plus hautes récompenses ! v\v* Le record du téléphone. Depuis 1891, l'Angleterre était reliée téléphoniquemcnt au conti-. nent, mais en réalité la plus longue |>orlée directe du fil transmetteur ne dépassait pas Paris. Depuis le 1er janvier du cette année, le district de Londres vient d'être directement relié à Bôle, Genève et Lausanne.Cette ligne constitue un record au point de vue de la distance ; elle mesure %0 kilomètres. On peut donc actuellement transmettre en .Suisse une communication du Londres, à raison de 9 fr. 38 les trois minutes, pen-. dant h- jour, <-1 de 5fr. 62 la nuit. Le Post Office espère atteindre Berlin et peut-être Vienne, en ligne directe, mais la Manche est un sérieux obstacle à celte éventualité. !»• vw La vie de château. ^ ^ Oklahoma est une vale des Etats-Unis où l'on se sera probablement pas tenté d'aller s'installer après avoir lu les quelques extraits du rètftownt ' ii un Supplément sena exigé des gentlemen qui se coucheront tout bottés. s » Trois coups frappés à la porte indique- }. ront qu'un meurtre vient d'a\oir lieu dans ,< la maison et qu'il faut &e lever. u Prière jk ne pas enlever les briques i qui sont dans los matelas. « v " S'il pleut dans la chambre, il y a un pa. a ravunt sous le lit. "Au cik> où l'essuie-mains ferait défaut, , Tvez-vous d'un coin du tapis. » 11 se pourrait cependant qui' Marc Twain { t contribué à l'élaboration de ce farouche •çtement. g vwv v La danse de minuit. u Ija dernière nouveauté chorégra- b phiique, détrônant la « danse du ca- ù nard itolteux » le n tango » et la V métachorie », nous vient de Londres, où ■ fait fureur. 11 s'agit de la u mid night " iicen, ou u danse dc minuit », qui est le , ux menuet, tout simplement. .'-es puristes en ont le cœur qui bat de 0, niuis ils doutent cependant. — « Menuet », «danse de minuit»?... — évidemment : « menuet » a été défor- '■ par une bouchc trop américaine, est s venu n minuette » et c minuette », pour < inventeurs du eake-walk et du grizzly, it évidemment dire n minuit». f/Cs évôques et les kaisers vont-ils défen-e la « danse de minuit » que dansaient 'irs aïeules ?... I^i nouvelle signalisation des véhicules à Londres. A mesure que s'accroissent les " cités, le problème de la circulation ] itiMise devient plus pressant. 11 se pose ,, iitout: la multiplication <ïes autos et des r Minibus, l'augmentation de ta population fi ihidine sont générales, et l'on s'ingénie à s. i Hiver des moyens pratiques de canaliser r' ce flux humain. c: C'est ainsi qu'on vient de faire, ft Lon-d:es. des essais nouveaux. Ces expériences n semblent donner des résultats satisfaisants. n Au centre d'une de-s places les plus animées dc la gigantesque cité, la police a fait * placer des signaux qui indiquent si la voie est libre pour traverser sans aucun danger.1.a suite de ces signaux relie les rues de It traverse et permet uux conducteurs de s'en- Ci gager sur la place avec eécurilé. p ■MM tj Les origines du cinéma. Le physicien belge Plaieau en fut probablement le précurseur puis- „ . qu'il construisit son instrument en ft s inspirant d un phénomène visuel : le zoo- a tiope ou phénakisliscope. Ln 1»S5, l'ingénieur Haynaud combina un cppui'i il de principe similaire destiné à la projection : le praxinoscope ; Mare\ et son colluboiuteur Ûénieny, au cours de leurs études sur la chronotographie, Ifurent amenés à. substituer dans le zooiro|>e et le c praxinosoope les images photograptiiques à celles que la main dessinai!. u lin 1895, Kdisiijn mit au jour un appareil p à bande petliculaire, représentant un mou- ti veinent U'un certain laps oe temps. Les frères Lumière enfin, ii force de recherches et de perfectionnements, firent en- b trer la olnématographie dans le domaine pratique. AVW h Jorarnalisme transcendamit. Le directeur. — Dites donc (Iho-se, 1 lUusUv savant Macliin a prédit la fin du monde pour samedi. Chose. — Je saj'is, je sain ! Mais cela n'arrivera pas 1 Le directeur. — C'est égal ! Faites un arti. 1 pie d'avance pour le cas où oela arriverait. |li ne faut pas que nous soyons pns au <lé-|>ourvu l J A PARIS S fl 'MŒURS PARISIENNES. — LA TWGO- 1 MANIE. — INFLUENCE SUR LES MO- t DES. — LE COSMOPOLITISME DE 1 PARIS. c Celte folie passera. Mais pour le moment, i elle est a la fois furieuse et contagieuse.' i M et Mme Richepin viennent de faire jouer i au thcAIre de l'Athénée une pièce, Le Tan-<Jo, qui montre précisément le jioint où on ' cil est el que ]ieu de gens de Paris.ou d'ail- c leurs échappent à la iangomanie. .Nous ne 1 devons pas nous inquiéter pour cela. Nous î en avons vu bien d'autres ! Chaque année , amène un snobisme plus ou moins bruyant, i plus ou moins encombrant, qui est toi "rem- i placé par un autre ni moins bruvant, ni 1 moins encombrant. L'important est qu'il t soit pittoresque. La manie du tango est v pittoresque autant que possible. Certes, il est bien évident qu'une pa- î reille manie exerce une grande influence ; sur les modes et, par conséquent, sur les i mœurs. M. Robert Homard, qui a étudié 1 très sérieusement cette question très im- < portante, a constaté que l'on doii au 1 tango l'abolition totale du corset, rempla- ( cé par une squameuse ceinture qui donne à ' la taiite une souplesse de sirène. Ainsi, \ grâce au tango, l'Iiygicne triomplie, sinon la morale. C'est au tango que l'on doit ces < décolletages copieux et savants et ces on- c verlures révélatrices qui, sous prétexte de faciliter les mouvements tles danseuses, permet lent ii celles-ci de montrer ce que jadis e-llies cachaient. Le tango a été une res- j source imprévue et précieuse pour les couturiers. Il n justifié ou du moins motivé ton- i tes les incohérences dc leur talent, lis avaient créé la robe Daijo qui rive, la robe Chez qui avez-vous appris et la robe A";/ pensons pas. Voici maintenant la robe Jn n'ai que loi, en broché pourpre, robe d'intérieur pour les pelils tangos internes et ardents ; la robe Papila, un souffle d'amour noir pour les thés dansants, et la robe Vo-le-quiero, en gaze d'argent garnie de chinchilla somptueuse siniarre sein tirante et diaprée, fendue jusqu'au-dessus du genou, serrée au-dessous des seins par um ruban bleu mourant, pour les grands soirs de Magic-City et de Luna-Park. Mais le tango exerce aussi, et tout naturellement, une influence sur les mœurs. On peut soutenir que cette influence n'est pas excellente. Un certain nombre de thés à tangos en vogue fonctionnent actuellement à Paris, où l'on doit se montrer entre 4 et 7 heures. Bien entendu, le.s cours de tango avec thé, les apéritifs tangos pullulent. Apres le dîner, nous avons les tango-soupers, les tango-champaane, les tango-galas. Et c'est un heureux mélange de tous lss A* «çiSMk,. -— -"--v- Lç certain est que le t<mgo est une danse -\treniement diverse. Il j>cut être par- Q< faitement correct, gracieux et aus^i étran- V* i?e, déréglé, excessif, acrobatique, immoral, ^ pis. Enseigné par un professeur dc bon ton, U est comparable aux dianse-s les plus convenables. Enseigné par un excentrique, il le. devient un numéro dc café-concert. cr Toujours eot-il encore que les professcurs m de tango foi.t fortune. Ils sont les lions du Io jour. Lions argentins, mexicains ou brési- " si-liens, ou péruviens, parfois batignollois ^ ou bcllcvillois î L'un d'eux est un ancien garçon lie café d'une taverne des boule-, le vards. Doué d'un physique suffisamment g< «Aménique du Sud», bien que né à Paris, a bon garçon et roublard, il a appris la danse à lia mode. Il a ouvert un eD\±r* iie l.v.i;::o *'U aiifue une ciienle:o de leimiies mures, de jolies étrangères et mieux, de l'rançai- i ses. Il gagne cé qu'il veut. ' L Je crois que nous assisterons bientôt à la déiudeiicc d-e ce snobisme. Aujourd'hui, il fleurit encore, accentuant le caractère cos- <n mopolde du nouveau Paris, et la fusion ai pour le j>lub grand dommage et lu morale a: bourgeoise, la fusion de tous les milieux qui <-'* s'arnusent ou veulent s'amuser. Ul J. ERNEST-CHARLES 1^ ^ M INFORMATIONS 11! \Y RELEVEMENT DES TARIFS ' DE CHEMIN DE FER g On aiHionce que raduuinistrulion va mettre <r ù l'étude la question de m créât on de nou- te \euux laiifs sjvi aux. tfud seront appliqués aux ai transports de minoras de fe:*, minera s dc for m grillés, minerais de fer maiig.Lnésifères, mne- in rais de manganèse. i>yr.i!es de f.M* irnivaul i enfermer jusqu'à 3 p. c. de cuivre, pyrites grillées, ni socxries de lorgo, de laminoir, de puiLdLag?, de d< réchauffage et d'aciérie (crasses de fer et d'à- ki cier). (x A cet eff>t, les stations des chemins de fer (|, auront a Hournir des relevés itnddquant, {tar fi mois, pour l'année 19J3, le poids de ces d.ffé- u< rentes caU-gor.es de iiKu-chandises transportées. ù On j>révoit rpie certa ns prix de transport d) seront majorés. ji LIVRETS DE MARIAGE " ET ACTES DE NAISSANCE 1', H convient d'attirer l'attention du public sur, les dieix>sit:oins de la nouvelle loi hypcthéoaïre () en vigueur d puis le 31 décembre 1913. ^ Décormiii's, les actes notariés relatifs à des i propriétés immobilières, notamment les dona- ,!! tions, vetn'.es, prêts hypothécaires, devront contenir los noms, prénoms exacts et complets, !: date et lieu de naissances des parties. Les nokiùres onit non seuileumomt la latitude, y ma s niènv1 l'obi ga ioai de se Riire repitxlu a e à cette fin les livrets de mariage el actes de ' naissance d'js parties. LE MAUVAIS TEMPS n DÈS PERTES ET DI£S VICTIMES ai Cerbère, s. — Par suite du froid rigoureux et j>ersistant, les trains fiança s subissent des retards importants et manquent les correspon- t dances avec les trains espagnolf L En Catalogne, la uelée a causé des pertes importantes aux recolles °t a feit plusieurs vie- o times. n AU MAROC Ourlfa, S. — On signale que la neige est tom- J" bée en abondance sur lout le Maroc oriental. ® La circulation est interrompue. ^ Le courrier et les trains milila'res d'Oudja P à Tacarirt ne peuvent circuler. | à l'Etranger PETITE CHRONIQUE D'ALLEMAGNE I BERLIN DANS LA NEIGE - L'INTERRUP- 1 TION DES COMMUNICATIONS - LE NETTOYAGE DES RUES - LES SAUNIERS DE HALLE A LA COUR DE PRUSSE. ( La vi-lùe de Berlin n'a plus vu tant de neige < que cette semaine depuis plus de dix ans. On l-eut s imaginer que.te calamité cela signifie 1 pour une agglomémtion comme ceile de la capitale. En effet, les faubourgs étaient, pour a n- i si dire isoles da la métropole, les omnibus, les autobus ot les grands tramways avaient dû in- t terromipre leurs services. La direction des grands tramways de Berlin 1 avait engagé 2,500 hommes de personned su(p- ; plénicntaire, de sorte qu'avec ses 1,500 ouvriers ordinaires, elle disposait de 4,000 hommes oc- lt cu(péi5 à dcblayea- les voies de l'immense quan- d tilé de neige tombée. La Société générale des c Omnibus berlinois ava.t suspendu, mercredi, I comipkUinent sa traction chevaline. r Les autobus et les automobiles sont ceux qui b ont encore le mieux triomphé de la neige, tan- F dis que les malheureux liaores restaient par- à touit en panne. La circulation fut aussi notable- c ment interrompue par des chariots et des ca- t niions, que les malheureux chevaux ne pane- 1 naint plus à mettre en mouvement, malgré los f renforts. Les pompiers ne sortaient qu'à quatre £ chevaux. Par contre, et cela fort "heureusement, le chemin de fer aérien et souterrain a pu maintenu complètement son horaire. L affluence des voyageurs était naturellement énorme, surtout sur le Métropolitain. La ville de Berlin a pu engager pour le déblaiement des rues, 4.000 sans-travail, à côté de la brigade municipale de 3,o0o balayeurs. La superficie des rues et places berlinoises h nettoyer est de 12 iniillions de mètres carrés. Comme il était tombé, jusque mer-eredi, plus de trente centimètres de neige, la vKIe a donc déjà, environ 4 millions de mètres cubes'de neige à écarter. Pou: cette besegne. la viJle dispose de 60 chasse-neige et olie a réquisitionné 1.500 charrettes, sans compter les 500 petite^ charrettes a bras de la ville. La V lie a dû affecter, en 190G, 1.8:39,000 francs de crédit# extraordinaires pour déb.aver les rues de neige, en 19D7 seulement 188,000, en 1908 1.145.000 flancs, en 1909 545.000 francs, en 1910 257.000 francs, en 1911 3;7,000 francs et en 1912 101,000 francs, i La dernière journée de 1913 aura coûté une belle somme à la Ville et notez que nous ne sommes qu'au commencement de l'hiver, qui peut encore nous amener de f rtes neiges. Les services téléphoniques et télégraphiques ont beaucoup souffert, suriout entre le Nord, la ' I ranoe et la Suisse, ainsi qu'avec le Sud de J'AMemiagne. Comme de coutuinx?, a l<a nouvelle année, il ^ est. an'ivé à Beri.in une dOputalion de la confré- ] r'e des Sauniers de Ha ie. C'est, une très vieille ' coiporaton, qui jouit de certains privilè^'s à ■ la cjooir de Pruss\ Ainsi, cette dépu.ation em- 1 porte de Halle quatre-vingts livres de saucisson ddt « Schlackwurst ». A Berlin, les « H allô-ren » s<>iî«t logés à l'hôtel. Le lendemain de leur arrivée, ils doivent se présenter au grand-maréchalat. de la cour, où ils api«*ertnent à quelle heure et dans quel palais a lieu le dûner de la fam lic impériale. L? saucisson es', servj. ' arec des œufs sur une pyramide de sel apportée également par la députa lion, qui porte l'antique lifri'iPormc de lia confrérie. Elle a un « speaker», qui se tient, pendant le repas, derrière l'empereur. Les Halloren servent à table [fendant le service, du saueission et des œufs. Ils apporter!' uus-i un ««Carmen», la poésie de Nouvel-An de 1-a confrérie, relié en or, pour le couple impérial, en argent pour les membres d« la farmrle impériale. Le » speaker » d1^ la dépu-taton attend que le kaiser l'interpelle. L'empereur aime en ces occasions f. bad ner. et il a trowô pCifô d'uno Pois que .es n Halloren » av%i*nt bH'-ooup 6'4-propof »t r^pir^i l.es menuavs de i-h ciopuia ion. qui restent quelques jours à IJcriln. sont ies hôtes do l'empereur. Ils prennent Durs repas a l'office, et le soir, ils von.!, à l'Opéra, dans la loge du président de police. Ils ont leurs entrées dans tous les théâtres royaux. I>e 2 janvier, l'empereur, r.^çoil de nouveau les Sauniers en audience part cuivre, lorsqu'il en a les loisii-s. Quant à l'Impératrice, elle ne manque jamais ceile réception. Enfin, les «Halloren » se présentem.'. aux palais des divers princes de la maison des Ilohenzol! rn et y remettant de la fameuse saucisse qu'ils ont apportée i Berlin. I a confrérie des Sauniers de Halle est la seule corporation ouvrière qui, en suite do privilèges, ait le oroit de si présenter de cette façon à la cour d© Prusse. 1-RANGE Un «descendant» réduit à voler pour manger Descendant authentique du fameux sire En-guerraud dt Marign\. comte de Longueville et autres l.eux, ce panetier de la reine, à qui « son astuce et son goût de l'intrigue » — disent les chroniqueurs du temps — valurent d'être élevé aux dignités de chancelier grand chambellan de la cour et de ministre d'Etat par le roi Philippe le Betl, le vicomte Charles Enguerrand de Marigny, âgé de 25 ans, sans profession ni domicile fixe, a été arrêté, vendredi soir, dans la rue d'Astorg, à Paris, au moment où il venait de déiober le réticule de Mme Perrine Juda-warch, cuisinière. 17, rue Lafayette. C'est une histoire triste que celle de ce noble gueux qui pour échapper à la faim atroce qui le tenaillait durant ces jours de fête, n'eut d'auttre ressource que de faire ce geste pour obtenir un gîte et un morceau de pain. Conduit au commissariat de police du quartier de la Madeleine et interrogé par M. Kagard. le jeune homme donna les renseignements que voici : Né le 10 mai 1888, dans le XIle arrondissement, de feu le comte Albert-Noël Enguerrand de Marigny, qui finit tristement â la suite du kraeih Jaluzot, et de Mme Marie Boch. Chartes contracta, le 10 novembre 1900, un engagement de cinq ans au 0i régiment de chasseuis d'Afrique. Condamné successivement à un an et deux ans de prison par les conseils de guerre d'Oran et d'Alger, il passait, le 10 juin 1913, devant le conseil de santé de Tunis, qui lui délivrait un certificat de réforme concluant a une responsabilité atténuée. Après avoir quitté l'hô-pital militaire dc Tunis, le 0 novembre 1913, il s'était fait rapatrier â Paris, où dès son arrivée il s'embauchait comme plongeur à l'hôtel des Ouatre-Nations 17, rue Pierre-Nys. II ajouta qu'en proie â une dépression morale et physique telle qu'il ne se sentait plus le courage de lutter contre l'adversité, ii s'était laissé aller a commettre l'acte que l'on sait. Pour avoir « altéré les monnaies royales et pillé les deniers des t nés à Clément V» Enguerrand de Marigny a éié. k 13 août de l'an de grâce 1315, pendu haut et court au gibet dc Montfau-oon. Son arrière-petit-fils, plus modeste, s'est contenté de voler le sac à main d'une cuisinière. C'est bi<n un dégénéré. LA J0C0NDE A REPRIS SA PLACE Paris, 5. — La Joconde a été remise cet après-midi à sa place au Musée du Louvre. QUELQUES SOUVENIRS I-a Joconde n'a pas été le premier objet d'art très précieux dérobé à nos collcct ons, dit L'Aurore. Le cabinet des médailles a eu plusieurs fois affaire aux cambrioleurs. lis y prirent notamment le camée de Germanous. Ce merveilleux camée arnaque, qui représente 1e triomphe de Germanicus, conservé d'abord à Rome, dans le temple de Jupter Capitolin, transporté <i Constantinopile par Constantin» passa pour être la représentation du triomphe de Joseph à la Cour du Pharaon, et fut encadré Ear les Byzantins comme un objet de piété, es quatre évangélistes montaient la garde aux côtés du triomphateur romain. Le camée fut acheté â .Baudouin par Louis 'IX\ et placé dans le trésor de la Sainte Clia-• pelle. Le îoi Louis XVI fit placer à la Bibliothèque le célèbre camée. Peu de temps ; ès, il fui volé. Sous Napoléon . r, on le retrouva â Amsterdam, mais il avait perdu son magnifique oa-diro byzantin. Napoléon lui fit refaire un cadre de style Empire, beau, mais lourd. Depuis un ceriain temps, ce cadre avait ét4 rélégué dans les armoires de lia BibliotJ. 'que. . M. Babelon viant de le remettre dans la vitrine où de nouveau il entoure le camée. D'autre part, la découverte dc la Joconde Florence, a évoqué le souvenir de quelques cag analogues qui se sont produits en Angleterre. Ainsi dans la « National Gallery », il y a un tableau : Jran Arnolfini et sa femme, chef' d'oeuvre de Van Eyck, dont les péripéties sorn encore plus curieuses que celles de la Joconde. Peint vers 1434. il est devenu en 1516 la propriété dc Marguerite d'Autriche. Peu de temps après, un barbier-chirurgien de Bruges en prii possession on ne sait comment, et cil fit cadeau a la sœur de Charles-Quint, qui emporta la totle en Espagne vers lu fin de l'année 1556. Là le tableau disparut d'une manière mystérieuse. Il ne fut découvert" qu'en 1815 par un hasard fort curieux. Le général anglais Keith, blessé ù la bataille de Waterloo, avait été transporté dans une maison particulière à Bruxelles. Pendant 6a convalescence, il y découvrit le \an Eyck, l'acheta pour un prix dérisoire et le revendit pou: 000 guinées (15.000 francs) à la National! Gallery de Londres. D'une date plus récente est un autre cas auquel se rattache le nom de M. Morgan, le milliardaire américain bien connu. En 1876, on volait à un marchand de tableaux un Gainsborough. connu sous le nom de la Duchesse. Ce vol. qui causa une vive sensation, avait été commis par une bande noire dans un but de chantage. Mais les cambrioleurs n'osèrent pas mettre a exécution le projet d extorquer la forte somme à l'aide du chef-d'œuvre enlevé. Des années passèrent ; les affiliés de la bande moururent l'un après l'autre, et le survivant, voyant le danger passé, entama des pourparlers arec le propriétaire du tableau II obtint la rançon désirée et aujourd'hui la Duchesse fait partir- de la collection Morgan, LA CATHEDRALE DE P'A™, QRULER Chartres, 4. — Un cierge, que des enfants de chœur de la cathédrale de Chartres avaient laissé allumer par inadvertance, est tombe, enflammant des cierg's voisins. Bientôt, plus de trois cents cierges s enflammaient et le feu gagnait un bahut de grand prix qui datait du treizième se .-. On parvint non sans peine a éteindre le feu, qui risquait de gagner la cathédrale et, fort h urcusement» on n'a eu à décorer aucun accident de personne.ALLEMAGNE LES COUPS DE FEU DU 20 DECEMBRE , Strasbourg, 3 — Le commandant du 15e corps commun que 1a note suivante : L'information d'après laquelle on aurait tiré lieux coups â balle sur une sentinelle du 105e légiment dans le parc du ehâteau de Saverne, le 20 décembre, a fait l'objet d'une enauête du conseil de guerre. Les dépositions de la senti-ii„'lle el de deux civils ont mis hors, de doute que deux coups de baille avai ni -'lé tilés à une liistance assez, rapprochée de la sentinelle. Les iieux project ies n ont pas atteint la sentinelle; mais iis ont passé assez près d'e-lle pour qu'elle ait eu la conviction qu'on avait tiré sur elle. L'allégation de d.fferents journaux.' d api es îesqutOs il ne s'agirait que d une esca}>ade avec un pistolet d enfant, est absolument insoutenable d aprè§ l'enauête et déççsiUon* U» rrii| -- - • - I III - — - ■ -- ^ fe. " - - -- Lundi 5 janvier 191't 5 centimes le numéro 58me année — N° 5

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Cet article est une édition du titre Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Gand du 1856 au 1923.

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