Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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s.n. 1918, 19 Decembre. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Accès à 17 novembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/d50ft8fb8q/
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Jeudi 19 décembre 1ÎM8 A.O centimes le numéro <>2™ anré^ n r à. \ \ f . V JOURNAL DE GAND ABONNEMENTS : DEUX FRANCS PAR MOIS RÉDACTION & ADMINISTRATION : GAND — 3, RUE DE FLANDRE, 3 — GAND TELEPHONE 665 Annonces t'r. 0,80 la ligne. Réclames (avant les annonces) 1 fï. la ligne. Réclames en Chronique gantoise on dans le corps du journal 2 tl'. la ligne. Informations financières et Réparations judiciaires 2 fr. la ligne. - On traite à forfait pour les nnonces souvent répétées. Il faut que l'Allemagne répare Comment ? Après avoir examiné les dommages eau par l'Allemagne au m»nde, on a souvent é l'opinion que les Allemands se trouvent d l'impossibilité matérielle d'acquitter entièrerr la dette qui leur incombe. C'est probables la vérité. Encore faut-il que l'Allemagne rép; dans la plus large mesure possible, les désas et les ruines qu'elle a pendant plus de qu ans accumulés comme à-plaisir. Aux t«rmes d'une équité rigoureuse, les A mands, qui ont voulu la guerre, qui l'ont | parée, provoquée et finalement fait éclater, s responsables de tous les dommages, d» toi les pertes humaines et matérielles qu'a ent nées la guerre. Mais les plénipotentiaires réi pour la Conférence de la paix seront am« peut-être à distinguer deux ordres, ou, si veut deux degrés de responsabilité. Dans première catégorie rentreraient les destructi que des opérations militaires, conduites ré lièrement et selon les lois de la guerre, renc inévitable ; dans la seconde seraient com tous les dommages commis contrairement droits de gens, tous ceux qui auraient pu < évités : bateaux de passagers coulés par sous-marins, villes et villages incendiés pillés, campagnes et forêts inutilement dé\ tées, banques dévalisées, usines détruites dépouillées systématiquement de leur outilla mines rendues pour longtemps inutilisab trésors d'art anéantis. A supposer même qi ne tienne les Allemands responsables que cette second» catégorie de dommages, la 1 en est assez formidable pour inspirer à nos nemis quelques réflexions amères, et à ne mêmes certaines inquiétudes. 11 faut que l'Allemagne répare : là-desi tout le monde est d'accerd. Comment doit-et peut-elle réparer ? ici commencent les in titudes et les divergences d'opinion. N n'aborderons ce problème diftlcile que par point. Les nations lésées imposèrent à 17 magne la restitution de ce qui peut être resti en identique ou en équivalent, la réparation ce qui peut être réparé. Mais il y a une limi tout : il faut que l'Allemagne soit laissés mesure de subsister et d» produire. 11 faut tenir compte de certaines lois d'écc mie générale, qui font que, dans la soc moderne, la prospérité de chaque pays dép étroitement de celle de tous les autres. Or peut pas non plus ne pas tenir compte des c sidérations d'erdre social : nécessité d'év une crise prolongée des salaires, etc., etc. Mais.il existe en Allemagne une richesse nous pouvuns imposer, et même expropriei sont les trésors d'art accumulés dans les col tions publiques et privées, dans les gale princières et dans les' musées. Tableaux, stati objets précieux ne sont pas des instrument; production, mais des instruments de jouissar Une natisn ne peut pas vivre sans usin elle peut, à la rigueur, vivre sans mus( L'Allemagne ne peut payer ce qu'elle de Que les Alliés, justement soucieux _ de laisser le nécessaire, saississent le superflu. Il ne s'agit pas ici de faire main basse sur chefs d'œuvre légitimement possédés par souverains ou par les Etats vaincus, pour or les palais ou pour enrichir les galeries natio les. Nous n'agirons pas en vainqueurs in toyables, mais en créanciers qui veulent 1 simplement rentrer dans leur dû, autant qu'i peut. Qu'on exige la livraison des richesses c sidérables que contiennent le Kaiser Friedr Muséum de Berlin, la Pinacothèque et la G1 tothèque de Munich, les musées de DresdE de Cassel, et tant d'autres ; qu'on saisisse collections impériales de Berlin, de Potsd; de Sans-Souci, celles du roi de Saxe et du de Bavière. Toutes ces oeuvres d'art antique: modernes, dûment recueillies par des comn saires compétents, seront, par leurs soins, parties progressivement et avec méthode er les principaux marchés du monde, et vend au profit des nations que l'Allemagne a lésé L'opération bien conduite produira un nom respectable de milliards ; elle permettra en oi à quelques-uns des pays dont le patrimoine tistique a été le plus endommagé par la r destructrice des Allemands, d'acquérir des nr veilles écloses sur leur sol et inventées par 1 génies. Quelques maîtres flamands rentreror Bruxelles, à Anvers et à Qand ; Pater, Watt et Fragonard passeront du château de Guill me II dans les galeries du Louvre ou dans salons de Versailles. D'autres iront en Am rique réjouir les yeux et former le goût de alliés du Nouveau Monde. On objectera qu'un peuple ne vit pas sei ment de pain, et que la contemplation du be la fréquentation des oeuvres d'art est nécess; à son éducation et à son progrès. D'accc Nous laisserons aux Allemands ce qui est ins ment d'étude : photographies, copies et m lages. Mais, vraiment, méritent-ils qu'on leur lai | davantage? Songez aux merveilles artistique ' aux trésors de beauté qu'ils ont anéantis poi toujours, irréparablement détruits, sans l'omb même d'un prétexte, simplement pour le plais 5es de détruire, de faire du tort, par schadenfreud mis comme ils disent d'un mot qui n'a d'équivale ans dans aucune autre langue, ou pour assouvi ent on ne sait qu'elle rage de barbare ou de fou. :en' Songez à Reims, à Laon, à Soissons ; songi ,ri' à Louvain, à Ypres et à Malines, aux maisoi de ville et aux églises, aux bibliothèques et ai >tre trésors d'orfèvrerie, aux châteaux brûlés pillés, aux tableaux et aux tapisseries lacérés, "®~ toutes les reliques anéanties : tout ce qui ét; ,le" notre orgueil et notre joie, tout ce qu'avait pr on' duit notre génie, tout ce qui marquait les étap lte,s glorieuses de notre histoire ! Echos du paiaîs l>on I8décembi: la Nous avons reçu la lettre suivante : ons « Je lis avec plaisir les lignes qui vous o: gu- » été écrites, par un de vos lecteurs, et qi ent n vous reproduisez sous la rubrique Echos < jris » Palais : « Et les autres » ?... aux " Votre correspondant a parfaitement ri ;tre » son, l'immense majorité de notre populatii des » est de son avis. Mais comment arriver : et » résultat espéré ? as- » Ce résultat peut être atteint, ma loi, ass ou «aisément; mais il faut pour cela quelq ge, » peu de dévouement de la part des gens q les, » ont la conscience tranquille. Je vous citer l'on » à titre de preuve, et peut être comn de » exemple à suivre ce qui vient d'être fa iste ! » daus une rue de notre cité. en- » Sur l'initiative d'un habitant ds cette ri lus- » un groupe de voisins, restés propres pe » dant la maudite occupation, s'est constiti lus, » en un petit comité d'épuration. Ce comité elle » réuni les témoignages de compromissio :er- » qui se sont commises dans la susdite ru ous » Il a, en quelque sorte, établi le dossier i un » ces gens basé sur des faits vus et entend .Ue- » en ayant soin d'écarter tout commérag :ué, » fuis ayant ainsi réuni tous ces ténu de n :gn<u;es, ce camicé a remis ie tout entre 1 là » matins de la Justice. Y a-t-il à-faire ce : en » des risques à courrir, comme vous dites i n terminant votre article? Non n'est ce pa: us- » Il y a utilité absolue à ce que les gens q iété » se sont méconduits pendant l'occùpatii and » soient châtiés. Comment la justice pourra ne » elle agir sans qu'il y eût dénonciation ? C on- «l'on parle beaucoup de Mr X, de M'Y, ( iter » M1»" Z qui ont fait ceci, qui ont dit cela. Ma » qui va trouver son commissaire de police ^ue » lui faire une déclaration ? Quasi personn ■ Ce » D'aucuns sont trop timides pour l'ai ec- « cela ; d'autres croient que les faits qu'i -ies » connaissent sont de trop peu d'importanci [eSi » d'autres encore remettent au lendemai i de » mais ce lendemain ne vient jamais. Final ce. » ment tous les coupables, grands et. peti es; » resteiont impunis, et toute la populatii ies. » trouvera inconcevable que la justice n'a it ? n pas fait son devoir. Mais le résultat le pl lui n clair de ce manque de civisme de notre pop » lation serait que probablement la ville i ISS n Gand, assignée en dommages par les ge les » malpropres dont on a saccagé les maison ner « se verrait condamnée à payer la casse. na- n Agréez, etc. Un abonné, n • • • ipi- out Le moyen préconisé et employé par not 1 se correspondant nous paraît en etlet licit on_ pourvu, bien entendu, que l'on s'abstienne < ich recueillir des potins, et que les acctisatioi yp. portées reposent sur des bases sérieuses. ets Quant à la question de savoir si les fai les perpétrés sont de la compétence de la justii im> criminelle et susceptibles de répression p roi nale, c'est là l'affaire du Parquet... 5 et Quoiqu'il en soit, il nous semble que l'in jis_ tiative privée a, en l'occurence, à jouer s( ré_ rôle. Si, au lieu d'un «petit comité de voisin: [tre l'on constituait pour toute la ville une « ligi jes anti-boche », sans doute parviendrait-on es- atteindre tous les coupables, grands et petit t,re qui, tout au moins, ont eu pour nos ennem ,tre des sympathies ou des complaisances coup ar. bles — dont ils ont retiré de jolis profits, i îge qui ne les rend que plus méprisables encor er_ Non seulement le mépris des honnêtes gei eur doit les atteindre, mais ce qui est bien pli ,t à efficace le « boycote = qui, doit les toucha ;au dans 'eur porte-monnaie est fait pour c au_ chiens là !... et même pour les chiennes do: les nous parlions hier. X. X. Sri- #>• * * *— * * ** 10S Les Chemins de fer On nous apprend que depuis le 1S coura: île- les trains venant de Bruxelles vers Brug au, par Alost, Meirelbeke et Gand (St-Pierre lire ceux allant de Bruges vers Bruxelles conl rd. nuent à suivre la route d'Eecloo, Grand (Po :ru- te d'Anvers), Termonde et Malines. ou- Par suite de ce règlement. deux nouveai trains sont mis eu circulation de Bruxell sse (Nord) vers Gand. Ci-après l'horaire : 3, Bruxelles Nord': vers Brngrs par Alost : ir lr Départ à — h. : arrivée à Gand -'.20 1 •e 2e » h r.,40 li. ; ;; » à » 10 — 1 ir La ligne de Bruges -Blankenberghe font e, tionne également depuis le début de c-tt nt semaine. Deux trains circulent tous les joui ir dans les deux directions. Horaire : sz lr|C Bruges 6.25 h. A. BIankenberge 7.10! is 2CD. 15.15 h ' : ,, I6.— 1 ix l'L). Blankenberge 1") h. A. Bruges y.— 1 et r D. n 16:» h. A , 17 15: ShpnnlquB Gantoise 5S A PARTIR du ::i» décembre le Magasi Communal mettra en vente île la chicorée raison de 1 -0 fr. le kgr.La ration comprendi 1/2 kg. par p-rsonn-j et par mois. LE COMITE Régional porte à la connai sance des familles fréquentant les Soup: Populaires et Cantines'Bourgeoises, que Ii lt; distributions gratuites instaurées en Janvii 16 191 S, prendront fin ie '29)Décembre prochai 'u A partir du 16 Décembre, la Soupe ne.seï plus portée en compte qu'à raison de 1.25 f par semaine et par personne. m FAITES TEINDRE et laver1 vos vêtements et étoff chez J. HALLER. Spécialité de teinture noire. » Commerce, Industrie !" Navigation, Finance: !e CHRONIQUE FINANCIÈRE ^ Bourses Co/np (Ifs Chemins de fer de. la Provint ,e de Sttidu.-/è. — Cette Compagnie dont on rappellera "encore les vicissitudes des pr 'f mières années de son existance et qui éta a si bien parvenue à surmonter tous les obst 1S cles, grâce à la ténacité de la principa e' intéressée, la Société de Fives-Yille, avait t 'e de nouveau à souffrir par suite de la guer 1S européenne. Son dernier bïlan nous démont e- que le conseil d'administration juge qu'il n I_ pas besoin d'useï de la ■» >L.lence que certaii disent excessive. j 'a Pour l'excercice 1917-lp les. bénéfices 111 sont élevés à 3.322.493 fnlncs, soit peu ditt ' ; rents de ceux de 1916-1917 qui avaient été < 111 3.397.459 francs Après avoir affecté poi m provisions diverses 1.100.000 Ir. et ajouté report à nouveau, le solde disponible resso 1 ' à 3.101.837 francs. 'e Le Conseil proposera un dividende de 15 f 1S Le dividende précédent était celui de 1913- st et se montait à 10 fr. R.DJ. e. Liste de Coupons qui sont payables eu Hundins js Saô-Paulo à Rio Grande 5 °/„ (ch. de fer) avril 1914 à octobre 1917 inclns. n Etat de l'Amazone 5 % 1906 tous les coupons échus à partir de nover bre 1915 inclus. ts Province de Bahia 5 1888 ln décembre 1914 à 1918. it Etat de Bahia 5 °/0 1905 ts novembre 1914 à novembre 1918. u- Idem 5 % 1910 ie juillet 1914 à janvier 1919. 1S Province de Buenos-Ayres 4 1/2 et 5 °/0 s les coupons de 1915 et 1916, les annéi antérieures et postérieures se négocient e espèces. Etats-Unis du Brésil 4 °/0, 4 1/2, 5 % tous les coupons depuis août 1914 au C re juillet 1917 inclus. Les autres échéances : e, négocient en espèces. le Etat de Minas Geraes 4 1/2 °/„ et 5 °/0 )s coupons du 1 janvier 1916 au 1 juillet 191 inclus. . Etat de Parana 5 "/. 1905 et 1913 avril 1916 à octobre 1918 inclus. ,e Chemins de fer fédéraux du Brésil 5 % (rése; e" Sud de Minas) du 1 janvier 1915 au 1 juillet 1920 inclu i- j Ville de Bahia 5 % 1912 in ' coupons 4 à 9 inclus (fév.1915 à août 1917 j„ Nord-Ouest du Brésil 5 % le octobre et novembre 1914, avril etmai 191 à ROD. DK JONGHE,' Agent de change agréé aux bourses , de Bruxelles et de Gand. ls 11, quai aux Oignons, Gand. Changes 17 décembre s I Amsterdam Paris Londres 11.17 25.98 ls Amsterdam 232.50 sr Paris 43.12 1/2 js , Suisse 48.45 lt Copenhague 63.25 Stockholm 69.25 Berlin 28.65 Vienne 15.— Cotons ^ Prix à New- York 3S 16 décembre. — Situation calme. ; Middl. Upliind 16 déc. 14 déc. 13 ds i- Disponible 29.55 29.20 28; r- Décembre 28 30 27.72 27 ! Janvier 26.89 26.35 25.' i Février 25.90 25.40 25. IX ' Mars 25 77 25 25 2-1 , Avril 25.15 24.70 24 j Mai 24.99 24 55 24. i Balles Balle-: Balles Arrivages joui n 29 000 20 000 36.000 Exp. vers Anglet. 8.000 11.000 » » le continent 29.000 15.000 e LA PROLONGATION DE L'ARMISTICE s Les clauses financières Le protocole financier qui a été signé.à Trêves, à l'occasion du renouvellement de i. l'armistice, contient les clauses suivantes : i. 1" Engagement de la part de l'Allemagne i. de ne pas disposer, s.ins accord préalable i. avec les alliés, de son encaisse métallique, de • ses effets ou avoirs sur ou à l'étranger, ainsi que des valeurs mobilières étrangères appartenant tant au gouvernement et aux caisses n publiques qu'aux particuliers et sociétés; à 2" Engagement de la part de l'Allemagne a de prendre, d'accord avec les gouvernements alliés, ies mesures nécessaires pour régler le 3 plus rapidement possible les conditions dans ;s ; lesquelles les intéressés pourront obtenir la ■s restitution des titres perdus ou volés dans les >r régions envahies et la rentrée en possession i. de leurs biens séquestrés; a 3° Obligation, sous certaines-conditions, de r. régler à leurs échéances les créances dues aux Alsaciens et. Lorrains, et de n'apporter es aucune entrave à la libre disposition parles Alsaciens et Lorrains des propriétés, valeurs, titres ou dépôts leur appartenant et situés en Allemagne. :3 BELGIQUE Les Boches sous séquestre Une nouvelle liste de maisons boches mises sous séquestre : Colin Siegfried, Fraub Max. Ispert-Aut-■e weiler Gustave, la société en nom collectil ie « Sidol ii Driessen Willy et Bottenwieseï Rodolphe. lt; Société commerciale Belgo-Allemande di Congo ; Compagnie, d'assurances 1' « Etoile » 'e Banque du Congo-Belge ; Société A. E G !U Union Electrique. Au part d'Anvers ,e Les travaux de balisage sont terminés dans 1 l'Escaut et déjà des bateaux de 32 pieds df |S calaisou peuvent aacrei au port d'Anvers M. Masson, ministre de la défen-e nationale, é "e pris les mesures nécessaires pour faire dé-blayer les quais, qu'encombre encore ut énorme butin de guerre. 11 Des navires de la Commission for Relief ir e Belgium sont arrivés au port. La cargaison de quatre d'entre eux est destinée à l'arrondissement de Bruxelles. Elle est composée de 1é cacao, de riz, de savon, de lait condensé, df haricots et de froment. ANGLETERRE - Libération de navires Quinze navires marchands anglais avaienl été mis à la chaîne dans des ports allemands dès le début de la guerre, ont été libérés et seront ramenés en Angleterre par des équipa ges boches. Les listes noires La « Gazette de Londres » continue à publier des listes noires supplémentaires contenant les noms de sept maisons hollandaises et de quatorze maisons des Indes néerlan-,s daises. m ALLEMAGNE Nouvelles compagnies maritimes U Sous la firme « Deutsche Schifïsgross. ein-le kaufsA.G. n s'est constituée à Hambourg une nouvelle société au capital de 1 million de mark. La société créera des bureaux d'à-® chat de navires sur tous les chantiers navals A Hambourg également s'est formée la « Seedienst A. G. r, au capital de 1.250.00C mark. Elle se propose d'exploiter le domaine de l'information pour tout ce qui concerne s. les questions maritimes, et éditera un journal, La préoccupation des hommes d'affaires )- est... de s'en aller De graves préoccupations régnent en ce moment dans le commerce et dans l'industrie en Allemagne Une idée domine toute la situation. C'est celle de fuir l'Allemagne que l'on considère comme incapable désormais de soutenir la concurrence étrangère. Aussi toutes les imaginations sont-elles à la recherche de moyens permettant aux capitaux de fuir dans les pays neutres. Les banquiers affirment que d'importantes sommes sont sorties d'Allemagne depuis ur mois, malgré la sui veillance sévère exercée par le gouvernement contre l'expoitalion des capitaux. A la Bourse de Berlin, de grosses réalisations cherchent à s'effectuer, mais les vendeurs trouvent difficilement une contre-part ie Malgré l'intervention des grandes banques c. les cours accentuent leur mouvement de ^0 recul. Il est. actuellement question de formel | un grand syndicat, dont le but seiait de sou Jjj : tenir la cote des emprunts de guerre. Le 15 ' gouvernement, imposerait à chaque banquiei 30 , une participation dans ce syndicat. 13 | Les valeurs industrielles deviennent inco i tables, par suite des ordres de vente Le 16 septembre, il existait à la Bourse de Berlin 3-77 valeurs cotant an-dessus rie 200% Aujourd'hui, il n'en reste plus que 25. ESPAGNE Une grève de cheminots On annonce de Madrid que les cheminots de toutes les compagnies ont abandonné le travail. On croit qu'ils seront secondés par les autres ouvriers. ÉTATS-UNIS Réglementation des prix des rails d'acier Le gouvernement a fixé le prix maximum des rails d'acier d'après les cours élevés faits actuellement, ce qui a une signification imporlante, ; pareeque, jusqu'à présent, les prix des rails . n'avaient pas été réglementés. I BOHÊME La banque du pays d* Bohême Le privilège de la Banque austro-hongroise j expire à la fin 1919. Mais, par suite des boule-^ versements politiques, économiques et financiers, la Banque centrale d'émission est hors d'état d'alimenter la circulation fiduciaire des pays de l'ancienne monarchie austro-hongroise et les nouveaux gouvernements nationaux se sont p*r conséquent vus obligés, en attendant la liquidation des affaires de l'institut central, de pourvoir aux besoins de leurs pays en monnaies libératoires par des mesures provisoires. C'est ainsi que l'assemblée nationale tchécoslovaque a voté un projet de loi gouvernemental autorisant la Banque du Pays de Bohème à émettre des Bons de caisse ayant cours légal dans l'Etat fchéco-slovaque et dont le montant total ne doit pas dépasser le quadruple d'une réserve spéciale en billets de la Banque austro-hongroise et en monnaie métallique. Dans ce but le gouvernement national a déposé à la Banque du Pays de Bohême une somme première de 25 millions de couronnes en billets de la Banque austro-hongroise. Les Bons de caisse faisant fonction de monnaie seront en outre gagés par les nantissements, traites, etc., sur lesquels des avances et des prêts ont été \ faits en ces Bons de caisse. Les bénéfices résultant de cette opération ; seront partagés entre la Banque du Pays de Bohême et l'Etat tchécp-slovaaue. Notons que, suivant le rapport de la com-' mission financière de l'Assemblée nationale, la circulation des billets de la Banque austro-hongroise s'élevait, en novembre, à un total de 31 milliards de couronnes, dont 10 milliards se j trouvaient dans l'Etat tchéco-slovaque. ! Le change allemand pendant la guerre (4e suite.) Le champ d'action de la « Centrale » Comme nous le disions ci-dessus, on s'attaqua délibérément au trafic des non-commerçants, qui constituaient la grande majorité des spéculateurs. Le § 6 de la nouvelle réglementation disposait comme suit : « Tous achats ou échanges de lettres internationales, même ceux qui ne dérivent pas d'opérations commerciales proprement dites, sont dorénavant interdits. Les personnes désireuses d'exécuter des opérations de change devront désormais avoir recours aux bureaux officiellement autorisés à faire des transactions de ce genre. » Le § lr spécifiait à quelles valeurs on en voulait : « Outre les moyens de paiement, internationaux généralement compris dans la catégorie des lettres de change, sont également soumis à la présente disposition les créances ordinaires, ainsi que les crédits libellés en monnaie étrangère. » — Voilà donc un début de saisie d'avoirs en. banque. Restaient exceptés, les valeurs mobilières ainsi que les coupons d'intérêt et de dividende; pourtant, le produit de leur vente à l'étranger (ou de leur encaissement) passerait par la Devisenzentrale, tout comme le prix de vente de n'importe quelle autre marchandise exportée. L'Etat allemand agent de change Par ordre du gouvernement, c'était la Banque de l'Empire qui devait centraliser tous les paiements et toutes les recettes dérivant des transactions avec l'étranger. Pour envoyer des marks à l'étranger, il fallait passer par les fourches caudines de la Reichsbank, et il fallait obtenir son autorisation pour en importer. Le contrôle était donc général, par une politique sage et prudente, on parvint en effet, pendant quelques semaines, à faire artificiellement regagner au mark un peu de sa perte. Mais jamais on ne réussit à le ramener à des proportion» tant soit peu convenables. Centralisant presque toutes les créances et toutes les dettes allemandes vis-à-vis de l'étran-: ger, la Reichsbank se trouva en mesure : 1° de combattre — efficacement cette fois — la spéculation ; 2" de canaliser à son gré le courant d'exportation ou d'importation des marchandises. Cette faculté de régler le trafic commercial lui était possible puisque c'était elle qui devait, pour toute transaction, soit fournir à l'acheteur les moyens de payer son fournisseur étranger, soit encaisser le montant d'une vente faite en pays i neutre. La première manifestation de son activité en ce domaine fut la suppression radicale rie l'importation de produits de luxe, ou considérés comme tels. (A suivre.)

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Cet article est une édition du titre Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Gand du 1856 au 1923.

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