Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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s.n. 1915, 14 Août. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Accès à 15 mai 2021, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/6m3319wc6c/
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^———WMflMMflWWffliWtlirWIimi Samedi 14 août 1913 JE~ centimes S numéro I8MMMMWBWMWMMWil——ME—MB—MM———BB 59me année — N° 220 JOURNAL DE GAND ABONNEMENTS : BELGIQUE : 8 fr. par an ; \ fr. pour six mois ; ri fr. pour trois mois Pour l'étranger, le port en sus RÉDACTION & ADMINISTRATION : 3, RITE IDE 'FL^Isr 13DRE, 3, O-A-îsTID TÉLÉPHONE 665 ANNONCES : Vojr le tarif au bas de la dernière page du journal. LA GUERRE Sur le front ^ccidentaS Communiqué officiel allemand [trlin, 12 août (midi). — Dans l'Argonne, . avons conquis, au nord de Vienne-ie-jieau, un groupe de retranchements français, 'iivrage de Martin ». Nous fîmes 74 prison-Lnon blessés, y compris 2 officiers et prîmes Llta\Ueuses et 1 lance-mines. L'ennemi a subi |\out4eset sanglantes pertes. Lors de la prise fane lranchée ennemie au r.ord-est de La Hara-L piques prisonniers tombèrent entre nos ■L en abandonnant 40 morts; le reste des tanlsprit la fuite. V Communiqués oiiiciels français paris, 11 août (après-midi). — En Artois, vive lonnade au cours de la nuit autour deSouchez. ie tentative d'attaque ennemie à coups de pé-ds a été repoussée. En Argonne, on signale [très violent bombardement de nos positions 'est de la route Vienne-le-Château-Binarville. ,r le reste du front, la nuit a été calme. Iaris, 11 août (soir). — En Artois, actions tillerie dans le secteur au nord d'Arras. En onne, le bombardement signalé dans le pré-:nt communiqué a redoublé d'intensité. Au r du jour, il a été suivi d'une très violente ;ue ennemie, menée par 3 régiments au ns, contre nos positions entre la route de larville, Vienne-le-Château et le ravin de la Sujette. Au centre de ce secteur, l'ennemi a Lssi à pénétrer dans nos positions. frlus à l'est, vers la Fontaine-aux-Charmes, Binerai a également lancé contre nos tranchées me attaque qui a été repoussée. Au bois Le Rire el dans les Vosges, au Linge et à lilsenfirst, canonnade assez violente. Communiqué officiel anglais De la frontière hollandaise, 11 août. —Com-niqué du Maréchal French, le 17 août. — Au 0. de Hooge, nous avons organisé sur les les du village même le terrain conquis hier et ; avons repoussé la nuit de faibles attaques taterie. Hier un nouveau combat violent lillerie a eu lieu, par suite duquel toutes les hchées au sud d'Hooge étaient devenues inte-bles pour les deux adversaires. Nous avons tulé un peu nos lignes au sud du village, ce S ne constitue aucun changement réel de notre lition. Sur le front oriental .... t Communiqués officiels allemands ■eriin, 12 août. — Groupe d'armée du géné-Bteldmaréchal von Hindenburg : '■En Courlande et en Samogitie, la situation est Bfta/igée. Au sud du Njemen, des troupes larlenant à l'armée du général von Eschkarn il repoussé une attaque russe, exécutée par [ iorces considérables dans le secteur de [wina. L'adversaire laissa 700 prisonniers Ire nos mains. L'armée du général von Scholtz a pris la tête kont de Wisna et rejeté, au sud du Narew, nnemi de l'autre côté du fleuve Gac. Depuis le 8 août, l'armée a fait prisonniers 950 hommes, y compris 11 officiers, et pris Imitrailleuses. l'armée du général von Gallwitz a pris d'as-IZambrowo el continua à avancer en com-int constamment vers le Sud, viâ Andrze-i dans la direction de l'Est. evant Nowo-Georgiewsk rien de nouveau. Inde nos dirigeables a lancé des bombes sur tare de Bielostock. Plusieurs grandes explo-jis lurent constatées. fcT- t» .■■■jrnf^-TMTr.irt.TC'xvi lilleton du Journal de Gand 66 I Le Comte DE Monte-Cristo PAR ALEXANDRE DUMAS [ Oh! oui, oui, s'écria Dantès, et je vous jverai, vous dis-je ! p Eh bien, essayez donc! le froid me ga-r Ie sens le sang qui afflue à mon cerveau ; ■ horrible tremblement qui fait claquer mes j"s et semble disjoindre mes os commence jecotier tout mon corps; dans cinq minutes F13' éclatera, dans un quart d'heure il ne pra plus de moi qu'un cadavre. h Oh ! s'écrio Dantès le cœur navré de [leur. r 'Vous ferez comme la première fois, seu-ent vous n'attendrez pas si longtemps. Tous ressorts de la vie sont bien usés à cette re. et la mort, continua-t-il en montrant son ?et sa jambe paralysés, n'aura plus que la j | 'a besogne à faire. Si après m'avoir j Groupe d'armée du général feldmaréchal prince Léopold de Bavière : Après des combats multiples avec des arrière-gardes ennemies, la poursuite fut continuée et le secteur de Muschawka fut franchi. Lukovv est occupé. Groupe d'armée du général- feldmaréchal von Mackensen : Après que les troupes coalisées eurent pénétré en plusieurs endroits dans les positions ennemies, défendues avec opiniâtreté, les Russes sont depuis cette nuit en retraite sur tout le front entre Bug et Parezew. Berlin, 11 août. — Après avoir audacieuse-ment traversé les forces de surveillance ennemies, le navire auxiliaire « Meteor » a lancé des mines surdifférents pointsde la côte anglaise et a alors fait la guerre commerciale. Dans la nuit du 7 au 8 août il rencontra au sud-est des îles Orkney le croiseur auxiliaire anglais « Ramsey», l'attaqua et le détruisit ; il put sauver 40 hommes de l'équipage, dont 4 officiers. Le lendemain il fut aperçu par quatre croiseurs anglais. Comme un combat était en perspective et qu'une fuite était impossible, le commandant coula son navire, après que l'équipage, les prisonniers anglais et l'équipage d'un voilier coulé comme prise, avaient été sauvés. Tout l'équipage du «Meteor» est arrivé indemne dans un port allemand.Communiqué officiel autrichien W. T. B. Vienne, 11 août (midi). — Les troupes austro-hongroises qui avaient franchi le Wierprz ont chassé hier l'ennemi de.la région au N.-O. de Kozk et continuent la poursuite dans la direction nord-est. Entre la Tysmienica supérieure et le Bug, où les russes ont à nouveau pris solidement pied sur la ligne Ostrow-Uchrusk, l'attaque des alliés a commencé. Communiqué officiel russe W. T. B. — St-Pétersbourg, 10 août. — Sur les routes vers Riga nous avons, la nuit du 8-9 août, arrêté dans des corps à corps plusieurs attaques allemandes. Au front du Narew, sur les routes de Lomscha-Snjadoref-Ostrow, les combats continuent acharnés.A droite du Wieprz, l'ennemi a pris l'offensive le 9 août, après-midi. Sur les routes de Wlodawa nous avons repoussé une attaque ennemie, entreprise à l'aide de gaz asphyxiants. Au Dnjester, dans la région de l'embouchure de la Strypa, les Autrichiens ont pris, le 8 août, une offensive locale. La bataille s'y poursuit. Sur Se front Halo-autrichien Communiqué officiel autrichien W.T.B. Vienne, 11 août (midi). - L'activilé de l'artillerie italienne et ses attaques se sont à nouveau développées hier au front de la côle. A la limite du plateau de Doberdo des forces ennemies considérables ont attaqué nos positions à l'est de Monfalcone. Celles-ci sont restées toutes, après des combats acharnés, en notre pouvoir. L'ennemi repoussé a éprouvé de grosses pertes, notamment par une canonnade de flanc. Deux attaques contre la partie du plateau en saillie vers l'ouest furent enrayées par notre artillerie. Contre la tête de pont de Gôrz, les italiens tentèrent, près de Pevna, d'attaquer les obstacles, mais furent refoulés à l'aide de grenades à mains. Une attaque ennemie entreprise, à l'obscurité, près Zagora (S.-E". de Plawa), a échoué comme les précédentes. Situation inchangée à la frontière de Carinthie et Tyrol. versé douze gouttes dans la bouche, au lieu de dix, vous voyez que je ne reviens pas, alors vous verserez le reste. Maintenant portez-moi sur mon lit, car je ne puis plus me tenir debout.Edmond prit le vieillard dans ses bras et le réposa sur le lit. — Maintenant, ami, dit Faria, seule consolation de ma vie misérable, vous que le ciel m'a donné un peu tard, mais enfin qu'il m'a donné, présent inapppréciable et dont je le remercie; au moment de me séparer de vous pour jamais, je vous souhaite tout le bonheur, toute la prospérité que vous méritez; mon fils je vous bénis ! Le jeune homme se jeta à genoux, appuyant sa tête contre le lit du vieillard. — Mais surtout, écoutez bien ce que je vous dis à ce moment suprême; le trésor des Spada existe; Dieu permet qu'il n'y ait plus pour moi ni distance, ni obstacle. Je le vois au fond de la seconde grotte; mes yeux percent les profondeurs de la terre et sont éblouis de tant de richesses. Si vous parvenez à fuir, rappelez-vous que le pauvre abbé que tout le monde croyait fou ne l'était pas. Courez à Monté-Cristo, profitez de ma fortune, profitez-en, vous avez assez souffert. Une secousse violente interrompit le vieillard; Dantès releva la tête, il vit les yeux qui Communiqué officiel italien W. T. B.. Rome, 10 août. — Situation générale inchangée. Notre artillerie a endommagé les tranchées de Ruaz. Près de Livinallongo el au Karst nous avons repoussé pendant la nuit de petites attaques ennemies isolées. Aux Dardaneiies Communiqué officiel turc Constantinople, 12 août. — Nous avons refoulé, le 10 août, au nord d'Ari-Burnu, et après une attaque énergique, l'ennemi sur un front de 500 mètres et lui avons infligé des pertes sensibles. No'us avons pris à cette occasion une mitrailleuse et 200 fusils. Près d'Ari-Burnu nous avons enlevé de nouveau à l'ennemi, dans lr r.uit du 9 au 10 août, une partie des tranchées ennemies sur l'aile gauche. Près de Sedd-ul-Bahr nous avons fait prisonniers, sur l'aile gauche, quelques Français, dont un officier, et capturé une quantité d'armes. Nos batteries dissimulées ont touché, à plusieurs reprises, dans le golfe de Saros, un croiseur ennemi, qui bombardait indirectement la région de Bulair. Le croiseur s'éloigna aussitôt. Un aviateur ennemi a jeté le 9 août trois bombes sur l'ambulance de Galakôj, qui portait horizontalement le signe du Croissant Rouge. Un soldat a été tué et trois blessés. En mer Berlin,- 12 août. — On annonce d'Amsterdam au «Berliner Tageblait» : Le releveur de mines suédois « Urd » a été enfoncé hier matin près de Gothenbourg par un navire marchand et a immédiatement - sombré. Les officiers, les hommes ont pu être sauvés. -fi * Berlin. 12 août. — Le vapeur norvégien «Eden» a été arrêté, dans la mer du Nord, d'après une nouvelle du «Vossische Zeitung», te 10 août, à 8 h. du soir, par un sous-marin allemand, en route de Newcastle à Archangel, et a été forcé de jeter *par-desaus bord une partie de scn chargement destiné à la Russie et composé de 30 tonnes de plomb, zinc et Lôles en fer. Le navire a pu continuer ensuite son voyage. Londres, 12 août (Reuter). — Le grand vapeur hollandais « Betsyanka », d'Amsterdam, s'est échoué à 3 milles au sud de Flambor-chead.* * * Dixmude, 11 août. — Le vapeur de pêche hollandais «Eendracht» a débarqué dix hommes de l'équipage du vapeur de pêche allemand i< Saturn, Geestemiinde 79 », qui a été coulé hier après-midi dans la mer du Nord par un croiseur anglais. L'équipage reçut sept minutes pour descendre dans les canots. * * * Londres, 12 août. — Reuter annonce officiellement : Le navire de patrouille anglais armé Ramsey a été coulé le 8 août par le croiseur auxiliaire allemand Meteor. Quatre officiers et 39 hommes ont été sauvés. Lorsque plus tard le Meteor vit arriver une escadre de croiseurs anglais, le capitaine comprit qu'une fuite était impossible; il commanda à l'équipage de quitter le navire et le coula ensuite. * * * Londres, 11 août. — L'Amirauté annonce ; Le destroyer britannique Lyne a heurté une mine dans la mer du Nord et a coulé, 4 officiers ainsi que 24 marins ont pu être sauvés. s'injectaient de rouge; on eût dit qu'une vague de sang venait de monter de sa poitrine à son front. — Adieu ! adieu ! murmura le vieillard en pressant convulsivement la main du jeune homme,-adieu !... — Oh! pas encore, pas encore! s'écria celui-ci; ne nous abandonnez pas; ô mon Dieu! secourez-le... à l'aide... à moi... — Silence! silence! murmura le moribond, qu'on ne nous sépare pas si vous me sauvez! — Vous avez raison. Oh ! oui. oui, soyez tranquille, je vous sauverai! D'ailleurs, quoique vous souffriez beaucoup, vous, paraissez souffrir moins que la première fois. — Oh! détrompez-vous! je souffre moins, parce qu'il y a en moi moins de forces pour souffrir. A votre âge on a foi dans la vie, c'est le privilège de la jeunesse de croire et d'espérer; mais les vieillards voient plus clairement la mort. Oh ! la voilà... elle vient... c'est fini... ma vue se perd... ma raison s'enfuit... Votre main, Dantès!... adieu! adieu! Et se relevant par un dernier effort dans lequel il rassembla toutes ses faculés; — Monte-Cristo! dit-il, n'oubliez pas Monte-Cristo ! Et il retomba sur son lit. La crise fut terrible; des membres tordus, des paupières gonflées, yne écume sanglante, , 1 Au Mexique Désordres A la prière du commandant de ; troupes américaines à Vera Cruz, le gouvernement a donné ordre aux navires de ligne Newhampshire et Louisiana de se rendre immédiatement à Vera Cruz, où des désordres auraient éclaté contre les étrangers. D'autres navires sont prêts à les rejoindre, si la nécessité s'en faisait sentir. ECHOS Les communications postales avec la Holianue Les villes ue Bruxelles, Liège, Verviers (et trois localités suburbaines), Anvers, Hasseit et W'etkenraeut peuvent seules avoir des communications postaies avec la Holiande. Les cartes postales sont seules autorisées pour les communications de nature privée; les lettres, de deux pages au maximum, accompagnées d'imprimés commerciaux, sont autorisées pour les communications commerciales. Comme le reste de la Belgique n'est pas autorisé a avoir des communications postales avec la Hollande, aucune iettre venant de Hollande et adressée à un intermédiaire, dans les villes sus-nommées, pour être envoyée à une autre viile belge, ne pourra être remise au destinataire. Les sacs de sable On ne se rend guère compte du rôle important que les sacs de sable jouent dans les tranchées. Une iettre d'un lieutenant allemand, adressée à un journal de Berlin, en donne une idée amusante : Les sacs de sable servent d'abord de couchette là oû la terre est humide ou trop dure; on s'en sert, au besoin, en guise d'oreille/s. Quatre sacs de sable bien rembourrés forment, supeijiosés, une chaise commode et solide; en y ajoutant quelques-uns on obtient une table pour écrire. Les « gens chics » parviennent même à se faire des fauteuils à l'aide de sacs remplis de sable et de copeaux, avec quelques morceaux de bois soutenant le tout. Pour fermer les « fenêtres » et pour boucher les trous du « plafond » des tranchées, pour « astiquer » les fusils et pour bien d'autres choses encore, le sac de sable est l'instrument idéal; de même que pour le nettoyage des « instruments de travail », des pelles, etc. Le sac de sable fournit encore du linge et même des vêtements de rechange. Les morceaux souples, oh combien ! se transforment en chaussettes russes ou en mouchoirs, au choix. D'autres, coupés en lanières, servent de guêtres. On y taille même des vestons pour les jours de chaleur. Le sac de sable Protée doit fournir encore des pantoufles, des couvre-chausses pour les jours de pluie, des couvertures pour les casques, voire des damiers — les carrés sont si facilement dessinés sur un morceau tendu de grosse toile! Et les pions de ces jeux de dames improvisés sont taillés dans les croûtes de fromage d'Edam. côté rouge pour l'un, côté jaune pour l'autre des partenaires. Bastonnade spécifique Que de spécifiques cocasses ne Irouve-t-on pas dans la médecine des anciens médicastres. La Revue des Hôpitaux de Rome a consacré dernièrement un article au « trailement par le bâton », préconisé par les vieux « traités de médecine pour tous les maux ». Epinglons celui-ci. Un médecin de Naples, du nom de Visone, considère ce moyen comme <- le plus efficace pour les malades atteints de manies d'hypocondrie, ainsi que pour la « folie des amants », dite Erotomanie. D'après ce même auteur, la bastonnade serait efficace aussi pour certain cas de paralysie un corps sans mouvement, voilà ce qui resta sur ce lit de douleur à la place de l'être intelligent qui s'y était couché un instant auparavant.Dantès prit la lampe, la posa au chevet du lit sur une pierre qui faisait saillie et d'où sa lueur tremblante éclairait d'un reflet étrange et fantastique ce visage décomposé et ce corps inerte et roidi. Les yeux fixés, il attendit intrépidement le moment d'administrer le remède sauveur. Lorsqu'il crut le moment arrivé, il prit le couteau, desserra les dents, qui offrirent moins Je résistance que la première fois,compta l'une après l'autre dix gouttes et attendit; la fiole contenait le double encore à peu près de ce qu'il avait versé. Il attendit dix minutes, un quart d'heure, jne demi-heure, rien ne' bougea. Tremblant, es cheveux roidis, le front glacé de sueur, il ;omptait les secondes par les battements de ;on cœur. Aors il pensa qu'il était temps d'essayer la iernière épreuve; il approcha la fiole des lë-/res violettes de Faria, et, sans avoir besoin le desserrer les mâchoires restées ouvertes, il /ersa toute la liqueur qu'elle contenait. Le remède produisit un effet galvanique, jn violent tremblement secoua les membres lu vieillard, ses yeux se rouvrirent effrayants (ataxie), lorsqu'on désire « remettre » les membres du corps dans leur état primitif et réacquérir immédiatement le sens perdu ou diminué du mouvement. Un autre vieil auteur, Thomas Campanella, préconisait ce traitement contre les... constipations. Les médecins chinois ont toujours été partisans de ce genre de traitement. La revue Ostasiatischer Lloyd relate que même il y a très peu de temps vivait à Chantoung un médecin devenu riche et célèbre grâce à son traitement de tous les maux par le « bâton ». Suivant son principe homéopatique « la douleur chasse la douleur », ce docteur céleste, après avoir examiné attentivement le malade, lui administrait une série de coups de bâton. Le plus beau est que, grâce à sa méthode un peu brusque, il guérissait souvent et put s'acquérir une telle renommée que des malades des régions les plus éloignées accouraient à Chantoung pour se faire soigner, sinon guérir, par ce traitement. Le cataplasme Placidité, tiédeur, molesse humide et douce! Cataplasme douillet, topique velouté, Trésor de bonhomie et de sincérité, Ta carresses encore la main qui te repousse. Que tu sois de fécûle ou de graine de lin, Que l'opium t'arrose, ou que le chloroforme Apporte dans tes plis l'apaisement énorme. Tu t'appliques toujours,-consolant et câlin. La batiste t'abrite en sa trame serrée; En dépit du tissus, ton coeur médicinal S'imprègne avidement de sanie enfiévrée. A travers le rideau du confessionnal, Ainsi ie prêtre vient, onctueux et banal, Eponger les aigreurs de notre âme ulcérée. Camuset. Abonnements Prix de l'abonnement par trimestre : DEUX FRANCS Prix de l'abonnement par mois : SOIXANTE QUINZE CENTIMES Payables par anticipation. Chnonique ^anloise COMMISSIONS -du Conseil communal. —• La Commission de l'Instruction publique se réunira le vendredi 13 août, à 6 heures du soir à l'Hôtel de Ville. Ordre du jour : écoles communales; directions; nominations. Ecoles communales; enseignement des langues modernes, (4" degré). Ecoles d'adultes; enseignement étendu aux chômeurs. Le T ti eât,i e il é annonce du 20 au 26 août prochain le grand film SALAMBO pièce historique à grand spectacle, d'après le roman de Gustave Flaubert. C'est la plus grande création cinématographique qui ait été faite jusqu'à ce jour (10,000 personnages en scène. Adaptation musicale). (794) DANS L'INDUSTRIE. — Du Volk : « On assure que le travail va reprendre lundi à la Clouterie de Gentbrugge. Par contre, le tissage De Porre, de la même commune, chôme complètement. A l'usine Feyerick, on ne travaille plus que 12 heures par semaine. » MULTATULI-KRING. C'est à l'occasion de son trente-neuvième anniversaire que ce cercle dramatique organise dimanche, 15 août, une grande représentation au palais des Fêtes, à voir, il poussa un soupir qui ressemblait à un cri, puis tout ce corps frissonnant rentra peu à peu dans son immobilité. Les yeux seuls restèrent ouverts. Une demi-heure, une heure, une heure et demie s'écoulèrent. Pendant cette heure et demie d'angoisse, Edmond, penché sur son ami, la main appliquée à son cœur,sentit successivement ce corps se refroidir et ce cœur éteindre son battement de plus en plus sourd et profond.Enfin rien ne survécut; le dernier frémissement du cœur cessa, la lace devint livide, les yeux restèrent ouverts, mais le regard se ternit,Il était six heures du matin, le jour commençait à paraître, et son rayon blafard, envahissant le cachot, faisait pâlir la lumière mourante de la lampe. Des reflets étranges passaient sur le visage du cadavre, lui donnant de temps en temps des apparences de vie. Tant que dura cette lutte du jour et de la nuit, Dantès peut douter encore; mais dès que le jour eut vaincu, il comprit qu'il était seul avec un cadavre. t A sv'vre ).

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Cet article est une édition du titre Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Gand du 1856 au 1923.

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