Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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s.n. 1914, 07 Janvrier. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Accès à 18 septembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/ng4gm8361d/
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JOURNAL DE GAND abonnements . RÉDACTION & ADMINISTRATION : annonces . I BELGIQUE : 16 francs pai ail; 7-50 franco pour six mois; 4 francs pour trois mois. 8, RUE DE FLANDRE, 8, GAND P». ■ l'étranger, U por, « TÉLÉPHONE 865 ** d<S d#miere ^ dU '0UrilaI- Politique religieuse et conjugale Les ecclésiastiques sont des gens lieu eux : ils ont, comme on disait au temp: adis, « des clartés de tout ». C'est ains ue, par exemple, 'eur compétence s'étcin ux matières dans lesquelles on pourrait priori, les ten'r pour inexpérimentés. Qui ouicz-vous i Les lumières de la grâce n'on ■as été inventées pour... des prunes — s ose ainsi dire. . C'est ainsi, par exemple, que — pour in olife que la chose paraisse — ils font au >rité sui ie chapitre du bonheur conjugal >i vous avez besoin d'une bonne recett our être heureux en ménage, c'est h, cei nessieurs prêtres qu'il faut vous adres er. Ali 1 ce sont de bien grands clercs ei isychologie, d'autant plus forts qu'ils on i un haut degré l'art de tirer parti de U aiblesse humaine. C'est pour la bonn jause, n'est-ce pas ? — et la lin justifie le noyens... Sur ce sujet troublant, le correspondan uxembourgeois du Peuple nous apport' me documentation vraiment suggestive IScoutez le récit des hauts faits d'un sain >rofesseur de félicité domestique : ce n'es )èut-être i>as très édifiant, mais c'est bie imusant : « M. le curé de Libin, voyant que les hoir nés de la localité lui échappent, a fond i l'instar <ie beaucoup d'autres prêtres d îotre province, une Société féminine qui vris le titre de Cercle des ménagères, per îièremen', il a réuni au Cercle catholicju des jeunes filles aux grands chapeaux » e les « dames dont la capote enrubannée o leurie avoue discrètement la quarantaine x>ur leur faire entendre un discours de Ni e chanoine Couturiaux. » L'orateur sacré, («avec un calme et un sérénité que lui envieraient bien des rnt ïs», s'est employé toute la soirée ilévc opper devant ses charmantes nudilrices u yujet qui est toujours d'actualité : « Ce qu' aut faire p>ur ôtre heureux en ménage» » Mes curieux lecteurs vont me demande quelles sont les compétences spéciales ai aonnent qu dité à M. le chanoine Couh: riaux pour traiter un sujet aussi délicat e aussi difficile ? \ ma courte honte, je doi reconnaît ■*€ que je n'en sais rien. Tout c riue je sais, parce que le journal clérical m l a fait connaître, c'est que « M. le chanoin » confia aux femmes de Libin le secret d »> conduire leur mari par le bout du nez (!!)> No vous réciioz pas, ajoute le correspor dànt catholique de Libin, car sont bien ra res les maris qui ne sont pas dans ce ca« « Non, reprend-il, ne vous récric? pas, pat »ce que les moyens enseignés par M. ] » chanoine Conturiaux sont si gentils, ! » charmants, que tous les maris qui les eor » naîtront voudront en réclamer l'applic; » lion intégrale h leur profit. » (Sic.) Que peut bien avqir dit le eaoré orafeu pour tenter ainsi les maris ? Le journal er tholique ne le dit pas, mais il nous révèl que « la femme disj>ose d'une foule de pr » vilèges qu'elle ne soupçonnait peut-étr »pas et que le conférencier lui a appris omettre en pratique... à l'occasion bien er » tendu. » fI\esic } » Voilà au moins un chanoine qui aura d la besogne, car toutes les dames et démo selles de tous les cercles catholiques de 1 province vont réclamer cet hiver son inti restant co icours, » Etre heureuse elle-même en rendant he\ reux son mari, la femme conduisant so époux par le bout du nez, c'est là un id« féminin contre lequel très peu d'hommes ai ront dans le privé, le courage de protester. Et nouc qui aurions pris le Luxcmbour pour une dt nos provinces les moins foM 1res I Gomme on se trompe, tout de même. Cette conception de la domination fém line basée sur la mise en valeur de cei aàns « privilèges » est-elle conoiliable ave ine vertu bien orthodoxe? Ne se rappre 'he-t-elle pas au contraire, de cette émar •ipation dont les peliles Païennes de la Ile! ade, dans Lysistrata, tirèrent parti avec u <ens si net et si ingénieux des réalités ? i a vérité, toui cela est judicieaix et plaisant tans doute, mais ce n'est pas très noble ne ni persuasif. C'est qu'il faut compte ivec la misère des temps... Au fond, nos saints prédicateurs sent en s nécessité inéluctable d'e conquérir pa-es voies détournées de la diplomatie c qu'ils ne pourraient gagner autrement :royez bien qu'il leur serait fort indiffé ent. si leur autorité ne devait pas s'en res en tir que la femme fût, dans le ménage a maltresse, l'éga'e ou la servante. Mai omme il leur est généralement plus faciî e gouverner l'esprit impressionnable de emmes que le sens critique relativement Li iéré des hommes, ils pensent arriver indi ectement à leurs fins dominatrices en s-ervant de l'empire que par " les privilège u'eiïe ne soupçonnait peut-être pas, et qu-• conférencier lui a appris à mette en pra ique, par les « moyens si gentils, si char uinls que tous les maris qui les eonnat "ont voudront en réclamer l'applicatior itégrale à leur profit » l'épouse peut exer er sur son époux... Que la femme arrivi diriger son mari par le bout du nez : te s>t pour ces messieurs l'idéal de la politi ue conjugale. L'époux ayant abdiqué, il? s chargent, eux. de conduire le troupe ai ré d'il le et superstitieux des femmes... E" I le curé et ses vicaires étant dans U ourg le grand maître incontesté des con-îiences directement ou indirectement as *rvies, tout sera pour le mieux dan« le lus confortable des sociétés. Mais encore une fois, tout cela sera-t-i' une dignité exemplaire et d'une élévatior iéri|oiire? Je laisse aux catholiques s in ^res, qui ont le souci de la grandeur mo de de leur culte, te soin de dire s'ils nt réfèrent pas une religion dont 'es au-ls sont désertés, mais qui ne recrute pa? 's créatures par des procédés insolites, fi Mie dont le prestige hasardeux se soutient ar de tels moyens... ECHOS La Crise. L'argent est rare, entend-on dir< de k>us côtés: la Bourse est d* mauvaise humeur, les détaillants « Signent avec amertume. U* <20' ueur tf* du les acheteurs exigent des crédits T&ïftT rse. leur accorde pas. Bief, on ne vend rien, on n'achète rien, et rien ne va. Or, voici qu'un journal bruxellois publie une petite annonce fort intéressante et que nous reproduisons ici textuellement : 400,000 francs à placer par communauté religieuse sur bon. hypothèque 1er ou 2° rang et pour bAtir. Rien ! dès sociétés. Examen gratuit de l'affaire et exa-| inen de suite. De quoi diable vous plaignez-vous, puis-> que les communautés îeligieuses sont là . ■ pour vous tirer d'affaire ? La crise ne sau-{ rait atteindre ceux qui se sont retirés du monde, pour faire vœu de pauvreté. Et n'est-il i>as tout naturel que ces bons moines mettent quelques centaines de milliers de francs à la disposition de ceux qui en 3 ont ibesojn — sur bonnes hypothèques. ; bien entendu ! — puisqu'il est du devoir des religieux de venir en aide aux malheu- i reux ? t vw \ lin diamant... trop beau ! On a dit qu'un habitant du Cap avait trouvé l'année dernière, dans le lit du Vaal, un d amant, de 178 [ carats, d une eau siuperbe, et dont la valeur J fut estimée supérieure à celle du Koh-I-j Noor, qui vaut oinquante millions., . L'heureux propriétaire de la pierre par-lit aussitôt pour I^ndres dans l'intention 1 de réaliser sa fort rue. Or, il vient d'être rapatrié, désespéré, avec son diamant dans aa poche. Il n'y a J personne, ni roi, ni nabab, qui soit assez p riche pour se payer un pareil diamant. Tel A le fameux eollicr de perles, la pierre de cinquante mil>>ns reste invendable. c II y a comme ea, dans les Mille et Une 1 Nuits, un Arabe qui meurt de faim à côté J d'un sac de diamants. » vvm Ije tango et... les rides I n Voici qui effrayera plus encore les danseuses de tango que les blûmes épiscopaux ou imperjaux 1 il On assure que la célèbre danse argen-il tiiaie exerce plus fâcheux effets sur la ! beauté des femmes. On a remarqué, chez r les très jeunes, l'apparition de rides pié- ii coccs dues à la concentration d'esprit de la danseuse, qui apporte toute son attention à t exécuter sans faute les deux cent quatne-s vingt-quatre pas différents dont se awnpo-e se un tango digne de ce nom. 5 Ainsi, après six mois de tango intensif, 2 on a noté chez une femme de trente ans ; 3 1. L'apparition de deux rides à la naissance des sourcils, au milieu du front, rides causées par la préoccupation du pas à exécuter ; 2. I xi formation de plis autour de la bouche, dus il l'expression de tristesse et de c mélan/colie lasse que doit adopter toute n langueuse consciente de sa resjxynsabilité ; - 3. I^e développement piéniatuié du dou-ble menton, dù au port de la tête baissée, notamment dans le « pas de côté », où la r danseuse met tout son orgueil à coordonner le mouvement de son pied avec celui de la B partie adverse ; 4. La génération lente, mais sûre, de rl-® des profondes, le long des carotides, rides a causées par la pose de la tôle, qui se tourne à l'inverse du corps et de la direction des épaules, dans le » pas de côté » arrière c et dans d'autres fantaisies qui sortent du cerveau des langueurs toujours en mal de 1 conceptions inédites. h L/î professeur de valses et de polka qui a ainsi voulu effrayer les ferventes de tan-go n'est, certes, pas un fumiste ordinaire 1 wv-» J Les combinaisons autour d une „ table. Sait-on que six convives autour d'une table peuvent se placer de L' 720 façons différentes ; dix convives, de 3G2.880, et douze convives, de 479,001,6001 A priori, rien n'apparaît comme plus ex-" travagant que les nombres auxquels conduisent ces questions de combinaisons : * Quel est le joueur d'écarté qui se doute en s'asseyant en face de son partenaire, qu'il peut lui être servi 5,437,152 jeux de cinq 1 cartes différentes, et quel est le joueur de *• piquet qui, en retenant ses douze curies, ' se doute qu'il peut lui en ôtre attribué " 56,448 210 ? r Si ce dernier passait sa journée ù jouer nu piquet (à raison de 50 parties par jour), \ il se croirait peut-être en droit, au cours de ■' son existence, d'avoir au moins une fois en main tel jeu déterminé à l'avance, par exemple les quatre tierces majeures ; il se tromperait étrangement, car il lui faudrait pour cela jouer sans désemparer durant plus de 3,096 ans. . w\% i longévité des fauves en cage. Ainsi qu'il est facile de le comprendre. la longévité des bètes sauvages cncagées est de beaucoup inférieure à colle de leurs congénères vivant en liberté, surtout lorsqu'il s'agit d'animaux exotiques. Le tigre et la panthère vivent, en cage, à peine 7 ou 8 ans : le lion, un peu plus ; et, chose curieuse, ces fauveô atteignent généralement le double dans les ménageries fo« rames, où, cependant, l'air et l'espace leur sont distribués avec plus de parcimonie, J/hyène dépasse à peine 5 ou 6 ans | J ours, brun, 7 ou 8 en cage et près de gQ dans une fosse spacieuse. L'ours blanc, quelque bien logé qu'il sott. n atteint guère que de 4 à 5 ans. L'éléphant, devenant en liberté, dit-on, plus que centenaire, vit, chez nous, de 25 à 30 ans. 9 Les s nge-ù, même dans-leur immense rotonde du Jardin zoologique d'Anvers par exemple, n'atteignent presque jamais 7 ou 8 ans et meurent presque toujours tuberculeux.Le climat y est évidemment pour quelque chose, mais même en ce qui concerne les animaux sauvages de nos régions, le loup, le renard, etc., la captivité abrège généralement leur existence de plus de moitié. Ce qui prouve, enojre une fois, que, même pour les bètes, la liberté est le plus grand des biens. m* Un journal de mode*, paraissant a Marseille, nous conte, dans son numéro du 7 décembre 1913 : « Notre correspondant de Paria nous écrit que les dames commencent i porter des robes décolletées jusques au mi-, lieu du mollet...» Quelle audace, ma chère !,.» t A PARIS LA J OC ON DE AU LOUVRE — POLITESSES ET GRIMACES — LES F RANÇAIS SONT-ILS ARTISTES? Nous en aurons fini très prochainement, jo 1 espère, avec toutes ies caricatures de la Joconde.Le monde des arts s'est montré, en cette circonstance, aussi surexcité que le inonde des théâtres dans ies moindres incidents de sa vie. 11 s'est agi de faire le plus de bruit possible avec une histoire où, somme toute, chacun est un i>eu ridicule. On a été choqué un peu partout des folles démonstrations d'amitié auxquelles la découverte de kl Joconde a donné lieu entre les gouvernements italien et français. Ce n'est un mystère pour personne que, à l'heure actuelle, ces deux gouvernements ne sont pas en très bon accord. Mais ils se sont publiquement embrassés sur les joues de la Joconde et leurs représentants les plus officiels ont échangé des discours d'un affectueux enthousiasme. Tout cela parce qu'on avait retrouvé on Italie un tableau volé en France par un Italien. Il faut convenir que les manifestai ions (k>s gouvernements, qui ne trompent que les gons désireux (Le se laisser tromper, sont souvent puériles et un peu grotesques. Mais les manifestations des gouvernements entraînent les manifestations des peuples. En Italie, les foules mirent un grand empressement à voir un tableau dont el'les entendaient parler énormément depuis deux ans et qu'elles ne connaissaient pas encore. Rien de plus naturel. Mais, en France, on voulait que l'empressement fût le même. Il n'y avait à cela aucune raison bien sérieuse. Tous les gens de Paris, familiers des musées du Louvre et qui particulièrement ne manquent point de s'y réfugier les jours de pluie, connaissaient ù merveille la Joconde et son sourire. Us n'avaient pas grand besoin d'aller la reconnaît^. Ils en Qvaienl besoin d'autant moins que dans toutes les rues., devant toutes les devantures de boutiques, on se heurte à des reproductions de la trop fameuse Mona Usa. Mais moins poussés par je ne sais quelle ardeur de générosité inconsidérée, nos maîtres ont voulu faire de la Joconde une exposition payante... Ils peuvent se vanter d'avoir échoué. Ils ont exposé, mais aul n'a payé... Mon Dieu 1 c'est peut-être ane preuve que les Français sont quelquefois plus raisonnables que ceux qui les gouvernent. Et maintenant, exposition gratuite. La Joconde retrouve sa place dans le Musée ju'elle n'aurait pas dû quitter. La France ra-t-elle se montrer une nation artiste ? Problème. Cela dépendra des temps, qu'il Jait. Justement le temps est a souhait. Pas ;rop froid. De la boue. Où peut-on être nieux que dans un musée national ? Et puis, il y a le patriotisme. Les journaux de Paris sont très enclins à soutenir le patriotisme français. Si nou6 devons en croire Le Malin, nous pouvons être !iers d'être Français. Cent mille personnes ont défilé devant la Joconde. C'est beau. C'est presque trop beau. En revanche, si nous devons en croire Le Journal, l'expo-liiion gratuite n'a pas échoué moins complètement que l'exposition payante. Iiari \anles in gurgile va-s'o. Presque point le visiteurs et un service d'ordre écra-lant. Excelsior est plus conciliant. Il at-este que la journée de la Joconde a été tonne. Ce ne fut pas certes une immense nanifestation parisienne : mais on put constater, de la part des Parisiens, une puable politesse. Vingt mille visiteurs ïeut-ôlre. Bref, avons nous lieu d'être con-ents ? On ne sait pas. On ne saura jamais. La vérité est ce qu'il y a au monde le plus difficile à établir depuis que les «urces d'information pullulent... Espérons lu moins qu'on ne parlera plus de la Jo-i onde. Ce sera toujours un résultat et un >on résultat. J. ERNEST-CHARLES. Les Incidents de Saverne Le procès du colonel Reuter LES TEMOINS « i/AUTORITE Cl\ i..E Le premier témoin entendu est le direc teur de l'arrondissement de Saverne, M MaliJ. Le colonel ne s'est jamais adressé à lui U considère ce fa.it comme une offense per sonnelle M. Mahl prit toutes les mesures néccs suires pour sauvegarder l'autorité milita in et mit à. ia disposition du maire les cinc gendarmes qui se trouvaient à Saverne. M Mahl est d'avis qu'il n'y aurait pas eu d< troubles à Saverne si le lieutenant voi Forsînci n'avait pas fait son service le di manche et les jours suivants et si des pa trouilles n'avaient circulé dans les rues d< la viMe. Le procureur demande pourquoi M. Mali, n'est pas allé chez le colonel pour s'enten dre avec lui. M. Mahl répond que ce n'était pas à lu à aller chez le conloncl, car il n'avait rien l lui demander. Le mardi 11 novembre, M. Mahl s'est ren du a If^gare pour recevoir M. de Wedcl stadthaiter d'Alsace-Lorraine, qui venai chasser dans les environs. Il rencontra sui le quai de la gare le colonel von Reuter Celui-ci fut crossicr à son égard et lui re procha de l'avoir calomnié auprès du com mandant du 15e corp^. le général Deimling M. Mahl lui répondit qu'il n'en était rier et qu'il ne se considérait pas comme le su hor'onné du colonel, mais comme son égal M. Mahl répond qu'il avait pris toutes les mesures nécessaires ponr protéger les officiers. S'il en avait pris davantage, il se se rait rendu ridicule. (Audience de lundi soir) Dépositions accablantes Strasbourg, 5 — A 4 heures pr ■< isés, les dé bats sont repris. Le lieutenant S.hQdt fait unt déclaration au sujet de l'exMr.ssi n rnép:isant< de «peuple » employèf par lui, lors de son interrogatoire ; il cnlcnci.t, pur là, les voyous ei r>on le peuple d'Alsnce-f .orrainc. C'est ensuite le brigadier de gendai-merie qui vient déjK)ser devant les jug> s. Il fait 1> récit de6 diivers incidents déjà connus. I! a éié blessé d'un coup de pierre. Le 9 novembre dernier, il a reçu du directeur d'arrond ssenient des ins tructi^ns très sévères de procd-der avec énergie îl n'a jamais entendu lr cri de : « Vive la Fran- o« h» aue Von. voir u ruè. A la Hennan<le cîe la défense, je gendarme affirme que le 27 novembre la |K>pulation qui se trouvait dans les rues était très nombreuse, Il l'évalue de 500 à 800 personnes. Il insiste sur cette circonstance que les officiers ont été provoqués dans la rue; mas il faut remarquer que la plupart des provocations venaient de petits enfants. L'assesseur Grossmann prend à son tour la parole. U dit tout ce qu'il sait des faits qui se sont passés pendant les trois semaines que durèrent les incidents. Sa version correspond k ce!Ce du directeur d'arrondissement. M Mahl. Il montre en détail l'arrestat'( n des juges et du procureur impérial dans la j urnee du 27 novembre. La déposition de M Grossmann fait sensation quand il racon'e IVntietien qu'il a eu avec lo colonel von Reuter, le vendredi soir 27, après les arrestations. Le colonel, lor-qi 1 l'assesseur lui fit remarquer que la situati on prteantait de grands dangers, lui répondit que ce s-rait une bonne chose si, à ce moment, les soldats se servaient de leurs armes. Le t'inioin donne également des détails précis sur les différentes arrestations arbitraires de personnes absolument innocentes. Sur une demande de la défense, portant sur le point de savoir si les faits de Saverne étaient en relation ét^ite avec la question d'Alsaoe-Loiraine et si le oo-lonel, a son avis, avait l'intention de créer des incidents pour influencer sur cette question, le témoin affirme ne rien savoir des intentions secrètes du colonel. M. Knoepf.er, maire de Saverne, succède à M. Grossmann. il la barre. 11 fait re .. irtir que les incidents n'avaient pas la gravité qu on voulait, leur attribuer. L s man-ifesiants étaienl des enfants. M. Sp.eeker, conseiller do justice, prend à son tour la parole. Il assista ix l'arrestation des juges et du procureur impérial. Il assista aussi à l'entrevue des jug s avec le colonel von Reuter. Celui-ci refusa d'accepter aucune explication et aucune critique. Il voulait, disait il sauvegarder l'autorité à toutes forces. M. Spiecker a l'impression que le colonel agissait d'après des principes bien arrêtés, mais peu conformes à la légalité. Enfin, c'est le procureur Krausa qui exprim: la conviction que la population de Saverne esl la population la plais paisible de l'Alsace-Lorraine. Il y avait dans le peuple une grande ani. mosité contre le lieutenant von Forstner et con tre le colonel von Reuter, mais pas contre k militarisme en général. I-e lieutenant avait une attitude provocante et le colon-ej n'était pa.-: aimé, pour celt? bonn? raison qu'il n'avait pa? su entrer en coi tact avec la population. Il fut maladco t et souvent, peut-être mal compris, Tout autre, ix sa place, aurait eu plus de succès.Le colonel, • ce moment, fa t remarquer qiK toutes les histoires qu'on raconte à son sujet sont calomnieuses. I e témoin continue en disant que si la population a été surexcitée, c1 n'est pas par la presse, oo m me on l'a dit, mais par les racontars des anciens soldats qui publièrent les fa ts el gestes du lieutenant von Forstner. It assista ai: départ du régiment et n.-» put remarquer qu'une chose r c'est que la population avait pitié des soldats. M. Brandt, juge de paix de Saverne. prend c son tour la parole. Il fait le récit des incidents, Le 20 novembre, il vit arrêter un homme qu n'avait absolument rien fait. Il n'entendit au cun cri, s! ce n'est que le premier vers d k chanson patriotique L'Allemagne au-Llcssus (U tout, LES OFFICIERS DEFENDENT LEURS CAMARADES Le conseiller Jahn, à ce moment, décide de 11 quider la question du 27 novembre et appelle les officiers à témo gner sur ces faits. Le lieutenant Kuarain. officier d'ordonnance arriva au château après l'heure do la gymnastique des officiers, quand il entendit des irtsu'.tei provenant de jeunes gens à l'adresse des offi eiers. Contrairement aux dires du procureur, de< Juges et des témoins précédents, i'i entendit des cris dans la rue. Le lieutenant Brunswick, le 26 novembre, re tenant de la gymnastique entendit, lui aussi des cris et des insultes Ce fut lui qui fut cliarg< jle la surveillance des personnes enfermées dam la cave des pandours. Il affirme les avoir t.rai lées avec humanité et dit qu'il fut insulté à plu-rieurs reprises. Le lieutenant vton Forstner, qui revenait vers te château avec les autres officiers, après 1 heur* ie la gymnastique, entendit des cris et des in ?uites. Il entendit le cri de • « Vive la France! > ?t «m... pour la Prusse!» Il affirme avoir rcçi 400 lettres d'insultes de 400 habitants de Sa rerne. M. Gniess est d'avis que tout le déploiemen de forces militaires était parfaitement intflili et que les arrestations étaient injustifiées. Pai contre, un c ove de collège, nommé Ewers. ut tout jeune h mme, est d'un avis différent. Il i entmdu toute une série d'injures lancées ai lieutenant von Forstner. i iie, .W?'1* \c«l, » oolendu un vacun:,. «•.s ci j s éj)Oii\an lai près de la caserne ou lasoroe dm novembre, n a vu comment i au poste8™^ nt lei civ!ls el :es umduiiaic. II a assiste de sa fenêtre aux sommations fo t<?s par le lieutenant Scliadt à lu foule el ■ !î l,1,irl'cu"L'renK'm su, la persistai) ww !is s.en. rapporte aux témoignages t. MM. Brandt et Krausc. ^ Or, ceux-ci ont alf:nné le contraire ; Ils 0 trouve que if.s ar.estat.ons étj.ent injustifié, us ont eu 1 impression que ie mouvement • révolté était prémédité. Ils ont constaté éaa meut que la police n'a pas fait son dewir Le prix ti reur Krause est rap|)elé à la barre, déclare qu une erreui de sa part est impossib car le soir même il a écrit exactement en déta les incidents qui s'étaient déroulés. Il man-tient formellement sa première déposition e explique la surexcitation des jeunes officier par le fa:t que des gamins avaient crié devan le bâtiment dans lequel se fait la gymna&tiqut en désignant te lieutenant von Forstner : « I est,- là dedans» Il y a contradiction complète entre les témoins civils et militaires On le fait vivement remarquer dans l'auditoire On entend alors plusieurs lieutenants, camarades du lieutenant von Forstner, nui tous font des déclar.ii:ins et dépositions favorables au colonel von Reutor. Enfin le Conseil décide la citation de quatre nouveaux témoins pour mercredi L'audience est levée «\ S 1,2 heures. ON ACQUIITERAIT Paris, 6. — De Strasbourg au Matin: De l'avis général, on prévoit IVcquittement du colonel Von Rentier et d'u lieutenant Schadt. On se demande mémï si la pla nte ne sera pas retirée avant la fin du procès. PROCF-S DE PRESSE Strasbourg, 5. — On annonce que le commandant militaire a porté plainte contre le Zaberner Anzcigcr, à cause d'un article publié par ce journal sur les mauvais tra'trments infligés aux soldats par le lieutenant von Forstner et le se;gent Hofiich. (Audience de mardi) Strasbourg, 0. — Ce mutin, à 9 heures ont repris ies débats d-u procès von Reuter Le lieutenant Bootgo raconte comment i a été insulté eit comment il a fait arrête-] plusieurs personnes. Mme libers rappelle les insultes que li population adressa aux soldats. Elle ra conte qu une prime de dix marks était ac cordée à celui qfua insulterait le plus h lieutenant. Mme libers continue encore sa déposition Elle rapporte plusieurs laits qui sont à l'élo ge du colonel, Mme libers est une nnmi fcirét. ikliu a bttvenia vuièil wà Sa déposition semble avoir produit sur le Tribunal une profonde impression. Elle parait accueillie avec joie dans La salle par l'élément militaire. L audience est suspendue. A la sortie, les officiers sorrent la main de Mme Ebers. A la reprise de l'audience, M. Mahl, revenant sur l'entrevue qu'il eut sur le quai die la gare avec 'e colonel von Reuter, déclare que le stadthaltor ne liui avait pas cé-fendu d'aller voir ie colonel. On entend alors plusieurs dépositions de soldats qui présentent peu d'intérêt. Puis paraissent £i la barre plusieurs personnes qui ont été arrêtées lors des bagarres du 28 novembre dernier. Les dépositions des soldats et des personnes arrêtées sont contradictoires. Le résultat des dépositions est toujours le même Les soldats affirment et les témoins civils nient. L'audience est levée A 1 heure précise. Elle sera reprise ce soir, à 4 heures. L'Accident de Watermael UN CADAVRE AFFREUSEMENT MUTILE Bruxelles, 5 — Le cadavre de l'ouvrier, un jommé de Vlceschouvver, qui était enseveli sous es décombres de la maison écroulée à Water-naed, a été retiré cet après-midi en présence lu Parquet. Le coips était affreusement mutilé. ACTE DE BANDITISME A BRUXELLES VOL SOUS MENACES DE MORT Bruxelles, 5. — Vers midi, un ouvrier portant le costume et la casquette des ouvriers du Gaz, è'est présenté chez Mme Bodard, rue Marcq, n° 7. Il venait, disait-il, pour faire le relevé du Compteur. Arrivé à l'intérieur de la maison, il sortit un revolver de sa poche et le braqua sur la locataire, plus morte que vive, en la menaçant de mort si elle osait crier. Il lui fit remettre ensuite tout ce qu'elle possédait, soit 800 francs, et de nombreuses obligations. Ia ban-ûtt prit alors la fuite. Quelques instants après, M'iiit- i;. . ;e ...e en cn.mt «au voleur! », ma.s l'individu avait eu le temps de fuir. La police^reoherchp emant ce ^bandit. VIOLENTE EXPLOSION dans un atelier parisien Paris, 5. — Un compresseur a fait explosion ce matin dans l'atelier d'une Socété d'éclairage par le gaz, situé dans le quartier Popin-court.Line trentaine d'ouvrières travaillaient lorsque l'explosion se produisit. Un jet de feu traversa tout l'atelier, blessant douze personnes, dont quatre assez grièvement. La violence de l'explosion jeta bas tout un pan de mur. Une enquête est ouverte. 1 LA GAUSE DE L'ACCIDENT Paris, 5. — C'est dans l'atelier de fabrication des manchons a incandescence d'une Société de verrerie que s'est produite l'explosion. Selon le i emps, une fuite de gaz aurait déterminé. dans la matinée, la formation d'une poche do gaz dans la région supérieure de l'atelier. Celte poche s'enflann.ia dans des conditions qui sont à déterminer. Il ne peut être question d'un acte de malveilùance. Arrestation de Voleurs d'Autos On lit dans Le Matin de Paris les renseignements qui suivent concernant cette affaire dont nous avons parlé hier : i Une fois de plus, il nous faut enregistrer le vol d un automobile. Et, cette fois encore, i comme il y a trois semaine-s, lorsque fut j- dérobé devant un restaurant de Neuilly 1 l'«auto bleu» de M. Billouin, la bande des « chauffeurs » vient de s'en prendre à une voiture de maître. ^ La police u, heureusement, connu à temps l'usage criminel qu elle comptait faire de cet automobile et trois de ces malfaiteurs sont aujourd'hui sous les verrous, ainsi qu'on le verra pi us loin. Leur dessein était de reconstituer l'association, de. bandits qui rendit célèbres les Garnicr, les Bonnot et les Simentyf, et de renouveler ses tragiques expions en débutant par une expédition, qu'ils escomptaient fructueuse, en Belgique. Dans la so.rée de samedi à dimanche, M. Grencer, fut d'un riche propriétaire russe, habitant 1«, rie Galilée, se taisait conduire par son chauffeur personnel, M. Robert Boucher, mais dans là voiture de son père, à un concert de ia rue de l'Echiquier. LE VOL DE LA 98D8-E Ii était neuf heures environ lorsque l'automobile, un landaulet à quatre pluces, n° 9898-E, d'une force de quatorze chevaux, et dont la carrosserie cannelée est peinte de f i Jo I s noirs et jaunes, stoppait devant l'établissement.M. Grencer entra au concert et donna l'ordre à son mécanicien d'attendre La fin du spectacle. M. Boucher rangea sa voiture k l'angle de la rue de l'Echiquier et de la rue de Mazagran. Comme il faisait froid, il descendit de son siège et fit les cent pas sur le trottoir. IJienlô?, une autre voiture de maître s'arrêta derrière celle de M. Grencer. Les vova-geurs en descendirent et les deux chauffeurs lièrent conversation. Ils ne prêtèrent aucune attention aux allées et venues d'un personnage de taille moyenne, vêtu comme le sont habituellement les mécaniciens, et qui, depuis une heure, n'avait pas quitté les abords du concert. Vers dix heures trente, M. Boucher et son camarade décidèrent de boire un bock dans un bar qui se trouve situé juste h l'angle des nies où stationnaient leurs voitures. Robert Boucher eut la prudence d'empor-_ 1er dans le café la cantine de l'automobile de son patron et les couvertures fourrées qu'on eût pu aisément voler. Mais il négli-t gea de faire jouer le «secret» de l'allumage, qui eût rendu impossible le démarrage du landaulet. j Les deux mécaniciens étaient dans le bar depuis à peine quelques minutes que le chauffeur d'trn taxi-auto arrêté dans la rue Mazacran vit n-n ind Vdu monter sur ?o siè:e de VniMomnhiîe de M. Grencer, après avoir précipitamment lourri la mWkiV»U», 4 çismtss <m ~ Pris de soupçons, il dans le bar èt héla M. Boucher. Celui-ci sortit, mais sa voiture, à toute vitesse, avait déjà gagné, sous la conduite ('e son mystérieux pilote — le pseudo-chauffeur qui rôdait là depuis longtemps — le Faubourg-St-Denis et avait» disparu dans la nuit. # t Quelques mécaniciens de taxiautos, mis immédiatement courant du vol qui ve-j naît, d'être commis, s'élancèrent dans la,, direction prise par le voleur. Ils revinrent,! après un quart d'heure de recherches, sans avoir aperçu la 9808-E. « Robert Boucher n'eut d'autre ressource] que de conter sa mésaventure, d'abord aux agents de planton devant le concert, ensuite h M Forgeron, officier de paix du dixième arrondissement, et hier matin, une en-1 quête était ouverte pc.- M. Leforf, commissaire de pcil'ice du quartier St-Denis. Le magistrat transmit aux inspecteurs de la police judiciaire le signalement complet • i'auto volé — une Renault de 25,000 fr., dèle 1911. A LA RECHERCHE DU VOLEUR , lier matin, dès la première heure, te ma-.rat recueilla.it ia déposition du proprié-' e de l'auto volé, r l. Lefort s'empressa d'avertir le commis-ré divisionnaire du deuxième di rict, M. mot. Des inspecteurs de la police jucîi-ire se rendirent sur-le-champ rue de l'Ë-quier et interrogèrent ceux qui avaient Lsté au départ du mystérieux chauffeur, tamment le chasseur qui avait donné larme. Celui-ci fournit un signalement s détail'é de l'homme qu'il avait vu prenne le volant et parlir avec la voiture dans direction de la rue du Faubourg-Saint-•îi'is.Munis de ces renseignements, les inpec-» ;rs Iliquet, Mesmer et Abaclie se mirent •ussitôt en campagne. Leurs recherches furent d'abord infructueuses. Elles se poursuivirent en premier lieu dans certains milieux de «chauffeurs)» dont le deuxième district avait eu à s'occu* per ces temps derniers et dont les fréquen-1 'n!:ons f.n'snient l'objet d'une surveillance très suivie. Les inspecteurs de M. Chanot devaient pourtant être bientôt récompensés de leurs efforts. C'est ainsi qu'ils apprirent qu'un chauffeur, dont le signalement répond a,i' singulièrement h celui de l'homme qu'on avait vu la veille au soir partir avec l'automobile arrêté rue de l'Echiquier, se trouvait è ce moment dans un bar de la rue de Belleville. T,es policiers s'y rendirent. Us arrivèrent juste pour anpremlre que celui qu'ils cherchaient venait de quitter l'établissement et s'était dirigé vers la rue des Pyrénées. DEUX ARRESTATIONS Ils ne tardèrent pas 5. l'y rejoindre. L'homme descendait la rue des Pyrénées^ les deux mains dans les poches. Il marchait d'un pis pressé, sem-blant'se diriger ( ' vers un autre personnage qui venait à sa j rencontre et qui. lui aussi, portait un costume de chauffeur. Les policiers passèrent deux ou trois fois auprès du premier de façon à pouvoir le dévisager to it à loisir. Leur conviction fut bientôt»!a.le. Aucun doute n'était possible. Cet hommt- éta't bien celui dont le chasseur du conoeri uo la rue de l'Echiquier avait donné le signalement. Les inspecteurs n'hésitèrent pas.Deux secondes plus tard l'homme, le cabriolet au poignet, était leur pri* sonnier. Pourtant, au cours de l'enquête qu'ils avaient menée dans le bar de la rue de Belleville, les inspecteurs de M. Chanot avaient appris que l'homme qu'ils venaient d'appréhender devait se rencontrer rue des Pyrénées avec un autre personnage. Or, le signalement de ce nouveau personnage répondait également de l.i façon la plus singulière à celui du chauffeur qu'ils apercevaient là, à quelcpies mètres de leur prisonnier. Ils pensèrent avec raison que celui-là, lut aussi, pouirait leur fournir des renseignements intéressants, et, après s'être concertés un instant, ils l'appréhendèrent. Les deux hommes furent conduits au commissariat rie poliice de la cité d'Haute-ville, ou ils déclarèrent s'appeler, le premier Abel Videmont, chauffeur d'auto, âgé de vingt-neuf ans, habitant 108, rue Monge; le second. Aloert Kazan, Agé de vingt-trois ans, chauffeur d'auto également, sans domicile.— Je couche à l'hôtel meublé, dit-il, tantôt ici, tantôt là, et je ne suis pas obligé d'avoir une maison particulière à. In Plaine-Monceau.L'un et l'autre protestèrent énergique-ment contre l'arrestation dont ils étaient l'objet — On nous a arrêtés sans nous en don* ner la raison, diirent-ils ; nous sommes d'honnêtes gens, et si nous n'avons pas protesté» au moment où on nous appréhendait, nous tenons à le faire ici. Cependant on avait fouillé les deux hommes. Sur Albert Kazan, on avait trouvé un revolver chargé de six balles blindées. Mois leurs dénégations persistant, M. Faurie, secrétaire du commissaire de police, prit le parti de les isoler momentanément dans deux chambres de sûreté, et envoya chercher te chasseur du concert de la rue de l'Echiquier. Par une porte entre-bAillée, on lui montra Abel Videmont. Sans être toutefois pleinement affirmutif, le chasseur crut pouvoir4 déclarer que cet homme avait une grande ressemblance de physionomie et d'attitude avec celui qu'il avait vu la veille au soir partir avec l'auto de M. Grencer. C'est alors que M. Faurie se mit en devoir d'interroger Videmont, Ce fut une partie dure. Abel Videmont renouvelait ses protestations énergiques. Pourtant devant certains faits précis relatifs à sa conduite habituelle, il dut commencer à baisser pavillon. Il n'allait pas farder à avouer au secrétaire qu'il était sorti récemment d'une maison centrale où il avait purgé quelques années d'emprisonnement. Ce premier aveu allait bientôt être servi d'un second ,plus important celui-là. • — Eh bien, oui, monsieur, déclarait-il, l'aime mieux tout vous dire. C'est bien moi /'auteur du vol de l'automobile qui stationnait hier soir, vers onze lieu i es, rue de l'Echiquier. Mais, je tiens à le déclarer dès maintenant, je ne suis pas le seul responsable de c<' coup d'audace, et si je vous fais cette déclaration, c'est que je suis persuadé que c'est à certains de mes complices que vous devez d'avoir connu mon nom et d'avoir réussi à m'arrêter. Aussi, u mon tour, je sera( §wi§ Mercredi 7 janvier 191'i 5 centimes le numéro 5Kme année - 7

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Cet article est une édition du titre Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Gand du 1856 au 1923.

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