Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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s.n. 1914, 05 Août. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Accès à 20 septembre 2021, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/hm52f7m86n/
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4î a: K »n.AIt ! Û1A 5 centimes le ïstiméro 58me année — jnw 217 JOURNAL DE GAND ■ - . '——«ml naa»*———o«sm rtmitj "uéi ■ ■ . ABONNEMINTS : BKLÔIQ01: 15 frmnoi par an ; 7-60 franc» fmr Mx w.s 4 îrawc» pour \rvin tuoit Pour F étranger, le y» t e>. nu RÉDACTION & ADMINISTRATION : & RUE DE FLANDRE. 3. GAND TÉLÉPHONE 666 ANNONCES» Voir le tarif au bas de la dernière page du journal. CONSEIL PROVINCIAL CUNohiL rKuvinu'AL les nouvelles taxes. Nous donnons ci-dessous, d'après li I sténographie, les observations présen ■ tées par M. Wiirth, conseiller provin ■ cial progresssiste, à la séance du 21 juil I let, sur les propositions de la députatiox B permanente. I Demande d'ajournement. M. WUBTH. — Messieurs, si j'a I bien compris la discussion qui vien ■ d'être soulevée par l'honorable M. Van I der Haegen, celle-ci aurait, en fait, pou ■ but de demander l'ajournement de li ■ discussion sur la question des taxes nou ■ yelles. S'il ne le sollicite pas d'une façoi H expresse, je demanderais au nom di ■ moupe radieo-socialiste, que l'examei ■ de la question des taxes soit remis à lî ■ session extraordinaire que l'on nous an ■ nonce pour le courant du mois d'octo I bre. Nous sommes en effet arrivés ai ■ terme de nos travaux, et ce n'est doni ■ pas sans un certain-étonnement que B hier matin, — entre un jour de kermes ■ se et un jour de fête nationale, — j'a ■ reçu — et mes collègues auront égale ■ ment reçu, — les documents relatifs ,i B l'augmentation des taxes et aux impôt; B nouveaux. Je dis que c'est trop tôt ou B trop'tard. Trop tôt si on avait l'inten B tion comme le désir en avait été exprimé B de terminer les débats vendredi dernier B Dans ce cas nous aurions reçu les docu B ments après la clôture de la session B Mais comme notre session n'est pas ter B minée, c'est trop tard, car on ne peut B raisonnablement à la veille du jour ot ■ l'on va clôturer la session, envoyer de: B documents qui tendent à faire voter de: p? impôts considérables, Nous avons teni ici, quinze jours avant l'ouverture d< Min session, une réunion préparatoire ùJfPourquoi la Députation permanente ■ ne nous a-t-elle pas alors soumis ses ■ projets d'impôts? Elle savait qu'élit B ne parviendrait pas à nouer les deu: bouts. Dès lors, il eût été prévoyant e expédient, au point de vue de la bonn< (administration des affaires, de nous faire connaître, dès ce moment, que était le déficit éventuel et quelle; étaient les ressources que la Députatior nous proposait de voter pour combler c< déficit. Au lieu de cela, il n'y a eu au cune communication, de moins en ce qui nous concerne. Et quand nous recevons ces docu ments, que constatons-nous ? (L'autre jour, on me reprochait d'avoii [présenté une proposition concernant le: [repas scolaires, sans de très amples e> Iplications. Mais quand je lis les docu Iments nous envoyés par la Députatior [permanente, je constate qu'il n'y a ab solument rien dans ces documents qu puisse éclairer la religion du conseil. Or nous demande de voter une taxe sur 1( 'revenu cadastral et sur la valeur loca tive ; puis la Députation propose di [créer certaines catégories pour l'impo sition. Mais quel va être le produit des taxe; qu'on demande? Combien vont-ella rapporter? Sera-ce jîlus que le déficit, ou sera moins? D'autre part, il serait intéressant < nous puissions savoir quel est le f duit présumé de la taxe pour chaci i des catégories qui sont déterminées la Députation. Car, à quel résultat aboutissons-n. avec les propositions telles qu'elles m i sont soumises? On entrave notre di de discussion. Nous ne savons pas mê sur quelles bases la Députation s' i puie; et l'on supprime notre droit : discussion et celui d'amendement, il nous est impossible aujourd'hui, d nier jour de la session, de présenter . i amendements qui devraient être r voyés à la commission avant de ve i en discussion publique. 1 Je conclus donc à l'ajournement, i gauche, nous avons des motifs série ' pour demander cet ajournement, pa que nous ne sommes pas éclairés sur projets de la Députation permaner 1 Je sais qu'elle a mis ses amis au couri ■ de ces projets; mais il ne suffit pas mettre au courant les membres de majorité; il est utile, il est même née 1 saire, indispensable d'éclairer tous membres du Conseil sur la portée ces projets. 1 D'ailleurs, la elroite même ne sem pas être d'accord sur la question, pi que M. Vander Haegen fait aujourd'. une proposition qui n'est que le ,rem vellement d'une proposition qu'il faite en commission. Quel est le langage qu'il a tenu Commission? Il a dit : « Mais enfin, que vous nous proposez là n'est pas b 1 définitif? Nous nous réservons, b 1 entendu, le droit de revenir là-des ! l'année prochaine, car les propositii 1 que vous nous soumettez ne nous p ' sent que plus ou moins. » S'il faut revenir là-dessus l'an p chain, autant vaut discuter la questi d'une façon approfondie, dès cette ! née. Ne faisons pas de proviso : Tâchons de fane du définitif et, lors, au lieu de voter aujourd'hui « ; peu près » que la Députation permane 1 nous demande do voter, quitte à reve ' l'an prochain sur la question, remetti 1 plutôt l'ensemble du projet à la sess 1 extraordinaire d'octobre. 1 D'ici là, je suppose que les arguine de la Députation seront assez puissa : pour convertir ses amis du banc d'Alc Je conclus donc, d'une façon forme à ce qu'il plaise au Conseil ajourner discussion des taxes nouvelles jusq la session extraordinaire d'octobre, e: 1 mant que le temps nous fait matérie ment défaut aujourd'hui pour discu une augmentation aussi imprévue < 1 recettes nécessaiees à l'équilibre notre bugdet. (Applaudissement à l'i 1 trême gauche.) 1 Voici maintenant, ls demande d'ajo s nement ayant été repoussée, les obs vations présentées par M. Wiirth sur ! fonel même du débat : M. WUBTH. — Messieurs, le Con: ne s'étonnera pas, qu'après avoir dé i loppé devant lui une demande d'ajo s nement, parce que nous étions insu samment éclairés sur les projets mêri -ce ele taxes qui nous ont été proposé nous n'ayons pas l'intention d'entre lue dans de longues considérations a ro- sujet de ces taxes elles-mêmes, me Nous ne les voterons évidemmer par pas; mais peut-être pas pour tous lt motifs qui ont été donnés tout à l'heur >us Nous avons une première raison e )us ne pas les voter : c'est que nous r oit sommes pas majorité. me Nous n'avons pas le pouvoir et noi ip- n'avons pas à prenelre la responsabilil de ele toutes les dépenses qui ont été votée car Dès lors, nous avons pas non plus er- prendre la responsabilité des recettf les qui sont proposées pour couvrir ce sn- dépenses. nir D'autre part, nous ne pouvons pr voter ces taxes parce qu'elles ne correi A pondent pas à notre idéal en matièi :ux d'impôts. Cet ieléal, j'ai eu l'honneur el rce vous le dire au cours des sessions préce les elentes, c'est l'impôt sur le revenu, rte. M. DE BAETS. — Je demande 1 mt parole. de M. wurth. — Jusqu'à présen la chaque fois qu'une administration con es- munale ou provinciale a sollicité el les ministre de l'intérieur ou du ministi de des finances l'autorisation ele percevo un impôt, basé sur le revenu, la répons ble du Gouvernement a été négative, lis- Nous n'avons donc pas de propos lui tion formelle à faire en ce sens poi )u- le moment, mais le jour où ces messieui a ele la Députation permanente seroi parvenus à faire revenirle Gouvernemer en et le pouvoir central sur ses erremem ce nous pourrons peut-être examiner ei ien semble s'il n'y a pas lieu de voter u ien impôt sur le revenu qui bouleversera sus évidemment tout le système actuel de >ns taxes et des impôts. ai- Voilà donc une deuxième raison poi laquelle nous estimons ne pas devo ro- voter les taxes qui nous sont prope 3n, sées. m- Une troisième raison, c'est la prépe re. ration incomplète et l'étude insuffisant lès des nouveaux impôts proposés, l à Je n'irai pas jusqu'à dire, étar lté donné que le Gouvernement ne perme nir pas d'établir un impôt sur le revent >ns que les propositions qui nous sont soi ion mises sont les plus mauvaises qi pourraient être. îits M. DE BAETS. — C'est ce que j :its voulais apprendre de votre bouche, ■st. M. WURTH. — Vous êtes doic sati: lie, fait; et vous voyez que vous recueille la ainsi, de ma bouche toutes sorte i'à d'aveux qui vous sont agréables.(Rire îti- Je dis donc : ces taxes ne sont pa le- les pires que l'on pourrait nous prope ter ser, mais j'estime que nous elevrior les pouvoir exercer un contrôle suffisai ele pour examiner si ce3 propositions n îx- .peuvent pas être amendées dans un ser plus démocratique, ni'- En effet, de par les propositions qi er- nous sont soumises, les contribuable lo sont plus ou moins imposés selon qu'i paient un revenu cadastral plus o seil moins grand ou selon que la valeur lo3i pb- tive de leur maison est plus ou moir ur- élevée. ffi- C'est une forme de l'impôt progrès les sif et, à cet égard, nous pouvons avoi 3, satisfaction élans une certains mesui sr Mais si nous avions pu examiner u question à fond, si nous avions eu faculté de nous rendre compte de ce q t chacune de ces catégories rapporter: a nous aurions peut-être pu demander 3. Conseil d'exonérer davantage encc .e les bourgeois, les petits employés, e petits cultivateurs et, par contre, tas d'une façon plus forte ceux qui ont is revenu plus considérable, ceux c ,é jouissent de fortune plus grandes et q s, par conséquent,sont mieux à mêmes à supporter les impôts. ■s Voilà Messieurs, pour quels mot îs nous estimons ne pas être tenus voter les propositions qui nous so ,3 soumises. (Très bien! Très biqn! à l'e i- trême gauche.) e e L'assemblée des Chambres belges A LA CHAMBRE ir A'ai t la séai.ca e C'est au milieu d'une fiévreuse éraoti que, dès 9 h. 1/2 du matin, se remplisse i- la salle des Pas-Perdus et les couloirs de r Cnambre, où la garde civique, rangée ji ,â qu'au haut des escaliers, fait le servi i d'honneur. La tribune diplomatique est archicomb lt aux premiers rangs MM. Klobukowsl .s ministre d'Angleterre; le ministre Russie; le ministre d'Italie; le nonce n Pape ; le ministre de Luxembourg ; ministres de toutes les puissancosreprése tées à Bruxelles. —- sauf, naturellemei ® les ministres d'Allemagne et d'Autricl Hongrie. []> La ssaocfl r A 10 heures précises, un grand silence _ fait tout à coup. Ou entend, au dehors, les acclamatio qui saluent le Roi. Les cris s'accentue ■" dans les couloirs de la Chambre, et iorsq e le Roi entre, entouré des questeurs et comte de Mérode, les vivats retentisseï £ incessants, ininterrompus, les mouclioi s'agitent, partout, aux tribunes comi: dai.s la salle. l> Le Roi monte au bureau, où un vas i- fiiuteuil doré remplace le fauteuil habiu d du président. Devant la tribune du président, u grande table faisant place à celle habituel e des sténographes est dressée. Le bure: provisoire y siège : M. F. Delvaux. doy. d'âge, entouré de MM Pécher et llevéz z juniores de l'assemblée, et des greffiers de la Chambre. ) L'appel aux Belges. a Le Roi, debout, prononce, au milieu d'i i- silence angoissant, l'impressionnant di s cours que voici : t Jamais, depuis 1830, heure plus gra n'a sonné pour la Belgique : l'intégrité 0 notre territoire est menacée I La for s même de notre droit, la sympathie dont j Belgique, fière de ses libres institutions ,j de ses conquêtes morales, n'a cessé de jeu; ,, auprès des autres nations; l.i nécessité po ' l'équilibre de l'Europe de noire exisun 8 autonome nous feint espérer encore que 1 u événements redoutés ne se produiront pa i- Mais si nos esp.ùrs sont déçus, s'il no s faut résister à l'invasion de notre sol (a i clamations prolongées) et défendie n foyers menacés, ce devoir, si dur soit ! nous trouvera armés et décidés aux p r j grands sacrifices. (Nouvelles acclamations ———w— •e. Dès maintenant, et en prévision de toi ja éventualité, notre vaillante jeunessd est e , bout, fermement résolue, avec la tenac et le sangfroid traditionnels des Belges Lle défendre la patrie en danger. (Longue o' lit tion. Les acclamations retentissent inti tu minables. Tous les députés sont debout re avec eux, les tribunes tout entières poi sent des vivats.) 1 1 Je lui adresse, au nom de la nation, er fraternel salut. Partout, en Flandre et in Wallonie, dans les villes et les campagn ui un seul sentiment étreint les cœurs : le ] jj triotisme; une seule vision emplit ' ' esprits : notre indépendance cotnpromi e nn seul devoir s'impose à nos volonté la résistance opimàtie. (Vivais prolong ifs Des acclamationz émouvautes retentissi pendant plusieurs minutes. nt Dans ces graves circonstanci s, deux vi tus sont indispensables : le courage cal x" mais ferme et l'union intime de tous Belges. (Bravos.) L'une et l'autre viennent déjà de s'afl mer avec éclat sous les yeux de la nati remplie d'entousiasme. (Bravos.) L'irréprochable mobilisation de no armée, la multitude des engageme: volontaires, le dévouement de la populati S civile, l'abnégation des familles ont me tré, de façon indéniable, la bravoure réci fortante qui transporte le peuple belge, moment est aux actes. (Acclamation.) Je vous ai réunis, Messieurs, afin permettre aux Chambres législatives s'associer à l'élan du peuple,dans un mê sentiment de sacrifice. Vous saurez preni 011 d'urgence. Messieurs, et pour la guerre nt pour l'ordre public, toutes les mesures e 'a la situation comporte. Quant je vois ce ,s' assemblée frémissante dans laquello il ; ce plus qu'un seul parti, celui de la patrie, tous les cœurs battent en ce moment l'unisson ("Acclamation ) nos souvenirs '■'> rapportent au congrès de 1830 etjeve de demande, Messieurs : Etes-vous décid 1)11 inébranlablement à maintenir intact ,JS patrimoine sacré de nos ancêtres? (Les c i- Oui! Oui! sortent de toutes les poitrine ,(> Personne, dans ce pays, ne faillira à s devoir. L'armée forte et disciplinée esi hauteur de sa tâche : mon gouvernement moi-même nous avons pleine confiance da se ses chefs et dans ses soldats. (Applaudis: ments). Attaché étroitement à la populatk ils soutenu par elle, le gouvernement a ce ut science de ses responsabilités, et les ass ne mera jusqu'au bout, avec la conviction i lu fléchie que les efforts de tous, unis dans it, patriotisme le plus fervent... (Applaudis! rs ments prolongés.)... unis dans le patriot îe me le plus fervent, 1e plus généreux, sau\ garderont le bieu suprême du pays [A te plaudissemeiits). el Si l'étranger, au mépris de la neutral dont nous avons toujours scrupuleuseme i6 observé les exigences, viole le territoire, le trouvera tous les Belges groupés autour tu Souverain qui ne trahira pas, qui ne trahi in jamais son serment constitutionnel, et e, gouvernement investi ele la confiance abs le lue de la nation toute entière. (Longu ovation les membres debout acclament c paroles). J'ai foi dans nos destinées : uu pays q in se défeud. s'impose au respect de tous : t- pays ne périt pas (Acclamation). Dieu s>'ra avec nous ilans cette eau re juste. (Applaudissements à droite), le Vive la Belgique indépendante ! (Long se ovation ! Cris : Vive la Belgique ! Vive i,, t?.,; m Le dépait du Souverain jr Au mili u de la baie di s députés et ser: :e teurs qui encombre nt les couloirs, le I us sort au milieu d'une immense acclamant s. L' s cris de « Vive la Reine ! " eclaleui js nouveau, suivis eles cris répétés de •• Vi c- la Belgique ! Déclaration de M. de Broquevil'e Js M. de Broqueville, après avoir émis i' i). poir que la declarati n qu'il va faire ita soulèvera pas de débat (Cris : Très bien le- fait la déclaration suivante : ité Dimanche, à 7 heures du soir, le rniuis , à d'Allemagne à Bruxelles remettait à M ministre des affaires étrangères une n sr- conçue en allemand et soigneusement t et, duite en français, dont voici les termes : is- Le gouvernement allemand a reçu nouvelles sûres d'après lesquelles les for un françaises auraient l'inteution de marc en sur la Meuse par Givet et Namur. Ces m 3s, velles ne laissent aucundoute sur l'intent ia- de la France e^e marcher sur l'Allemaj les par le territoire belge. Le gouvernera se; impérial allemand ne peut s'euipècher s : craindre que la Belgique, maigre sa m 3S. leure volonté, no soit pas en mesure sut repousser sans secoursuue marche en av française d'un si grand développement.D; ir- ce fait, on trouve la certitude sullisa ne d'une menace dirigée contre l'AUemag les (Exclamations.) C'est un devoir impéi ie de conservation pour l'Allemagne de pré ir- nir cette attaque de l'ennemi, le gouver on ment allemand regretterait très vivem que la Belgique regardât comme un a Lre d'hostilité contre elle le fait que les inesu its des ennemis de l'Allemagne l'obligent on violer de son côté le territoire belge. (N m- velles exclamations.) >n- Afin de dissiper tout malentendu,le g Le vernement allemend déclare ce qui suit 1° L'Allemagne n'a en vue acun acte d'1 de tilité contre la Belgique, (sourires.) Si de Belgique consent, élans la guerre qui me commencer, à prendre une attitude Ire neutralité bienveillante vis-à-vis de l'A et magne, le gouvernement allemand, de ue côté, s'engage, au moment de la pab tte garantir le royaume et ses possession sd r a toute lenr étendue. (Exclamations ) où 2° L'Allemagne s'engage sous la condit à énoncée à évacuer le territoire belge au: se tôt la paix conclue ; lus 3° Si la Bulgique observe une attitude ai js, cale, l'Allemagne est prête, d'accord a le les autorités du gouvernement belge, ris acheter contre argent comptant, tout ce' s.) sera nécessaire à s* s troupes, et à l'inde on niser pour le s dommages causés en I à gique. (Exclamations.) et 4° Si la Be!gique comporte d'une fa< ls hostile contre les troupes allemandes et ] e- particulièrement dusdifficuliés à leur mari in, en avant, par une opposition des forlifi m- tions de la Meuse, ou par des destructii u- de routes, chemins de fer, tunnels •é- autres ouvrages, d'art, l'Allemagne s le obligée de considérer la Belgique en en ;e- mie. (Murmures ) is- Dans ce cas. l'Allemagne ne prene e- aucun engagement vis-à-vis du royaur p- mais elle laissera le règlement ultérieur i rapports des deux Etats, l'un vis à-vis ité 1 autre, à la décision des arnes. Le g( nt vernement allemand a l'espoir justifié e il cette éventualité ne se produira pas et e lu le gouvernement belge saura prendre ra mesures appiopriées pour l'empêcher de lu produire. Dans ce cas. les relations d'ami o- qui unissent les deux Etats voisins devie es etiont pius étroites et durables. (Loi es murmures. Cris : Chut !) ui La fière réponse de la Belgique ce Lundi matin lo gouvernement be S(; reme tait la réponse suivante à la ni allemande : ue Par sa note du 2 ae ùt 1914, le gouven Je ment allemand a fait connaître qued'ap îles nouvelles sûres les forces françai auraient l'intention de marcher sur Meuse par Givet et Namur, et que la B a" gique,malgré sa meilleure volonté,lie ser -oi pas en état de repousser sans seeoi u. une marche en avautdes troupes français ■ à Le gouvernement allemand s'estimer vc dans l'obligation de prévenir cette, attae et de violer le territoire belge. Dans cejnditions, l'Allemagne propose au gouv nement ou Roi de prendre vis-à-vis d'e js- une attitude amicale, et s'engage au n ne ment de la paix à garantir l'intégrité . a ■Feuilleton du Journal de Oand 1 LA VOLEUSE DE BONHEUR GRAND ROMAN DRAMATIQUE PAR LEOU SAZIE DEUXIEME PARTIE CONQUETE D'UNE AME pu ■ ■ Le comte de Corteny, charmant caval Briseur émérite, valseur délicieux, 61 à salons, captiva l'imagination plus p m- lire que lo cceur de celle qui, nial«ré un ■résistance bien légitime pur exception ■*s parents, devint sa femme . e' I De soii côté, le comte ele Corteny, par la ■gentteman au demeurant, avait tous les ■'auta ele ses brillantes qualités, is- C'était un homme très agréable corr ire ami, niais un mari détestable, ie- Elevé, çomme beaucoup ele gens de io- »neiitioiis )iour ne rien faire, attendant Profit de son titre, quand il ne dansant t a'" il passait son temps dans les petits tt 'fcs ou devant une table de jeu. aI" Or, les petits théâtres coûtent très cl IQamd on cultive l'nrl après le snertaok Et ce tapis vert est d'un rapport très a 1 tore. q 4 _ D'où nécessiilé, pour an homme qui \ tenir le rang du comte de Corteny, et dédaigne absolument tout espèce de traiv d'avoir recours aux expédients. C'est alors que l'on exploite sa cou.ror Le comte de Corteny, en lre toutes danseuses, fit choix de celflê qui lui ap] tait la plus grosso dot. Il écouta, avec une attention scri euse, le notaire lire le contrat et fixer 3ot. Mais toute son attention se borna à c formalité. C'est à peine s'il regarda sa femme. Quelques jours après le mariage, il c mençait à faire danser la dot de celle vraiment éprise se consacra entièren à lui. Rien ne danse mieux que les écus. Ceux de la noce dansèrent une vi sarabande. L'enfant... Paul... n'était pas né en< que la fortune était à demi engloutie, [p la jeune femme désolée, avant appris conduite de son mari, se réfugiait chez parents. Bons parents qui essayèrent de sai quelque chose du désastre qui s'anr ^ çait. !ut" Il ne tarda pas à éclater ce désastre me j g oomte de Corteny ayant une soi de abondante puisait, puisait incessamm Quand les hommes de lois défendan fait bien de la femme, de l'enfant capté! dé- cette source, le comte de Corteny s'ad sa plus ardemment à la dame de pi< me comme à. une Notre Dame de Bon-Seco Mais cette brave dame fit la soi sa oreille. ' un Un beau soir le comte de Corteny se as, acculé devant un déficit énorme, qu'il éâ- put combler. Il fit appel à tous ces hommes de l€,r< sourr-e, anciens créanciers que la dot i ' 6intéressa Âa. Mais ceux-ci prirent snns doute le d'ordre chez la (lame de pique. eut Sachant d ailleurs la source tarie, qui s'empressèrent, avec un ensemble mag. ail, fique, de refuser au brillant gentilhomi la moindre avance. ifie. Pour eux, ils affirmèrent que les tem ses étaient trop durs, que les affaires n'allait )0r- pas, que l'argent devenait rare. Bref,ils n'allongèrent pas un centime.p 1>u_ un radis, selon leur expression pittoresqi la Aux abois le comte de Corteny se trou si bien acculé que pour sortir de celte i: ette passe fatale il commit la dernière bêt: de ceux qui comme lui sont en train de noyer. , 3m. Il escompta chez un homme d'affan jui îotoirement véreux qui lui retint envir ieni ïent cinquante pour cent un billet porte ta signature de la comtesse et du père jellé-ci. .r.;P L'homme d'affaires, pas un instant, àe méprit de la valeur réelle du billet. »ore Mais il commença par prendre ses in que rôts. , la Puis il trouva le moyen de ne pas d< ses ner la moitié du reste. Enfin, il fit le coup classique de 1 usur r voleur qui après avoir dépouilllé son clic aux ahois, criera au vol et après s'être < 50cié... avoir favorisé une mauvaise acti 511 tirera tout bénéfice en employant le h irpp chantage auprès des parents qu'une nia gnt te au parquet plongerait dans la déso }' tion. Mais le comte de Corteny ne pensa p ppo. 11 tout cela. ,ue II ne vit rx>u.r le moment qu'une oh ose Jj,rs' Cet usu.ri'er, tout en le dépouillant et irde proposant de dépou-iiller plus tard femme, son beau-père, lui fournissait ou vit ques biiiets bleus... une dizaine de mi ne francs pour cent mille de souscrits. Dix mille francs quaî.d. une heure ava. res- il ne restait môme pas de q^oi prendre dé- tramway qui devait le conduire à la Sei pour se noyer paraissait une fortune i mol Le comte de Corteny fut un peu grisé j; 'ls cet affluent du Pactole tombant dans i 11_ portefeuille. ne Grisé au point qu'il oublia de payer dettes de jeu. *nf Cet argent en poche, il prenait le tr du Havre. Us Au Havre, il grimpait sur un paquebot Sur ce paquebot se trouvait une oh. Vo te use de music-hall, dont M était tort épi i\. Et le voilù filant, en cette douct com se gnie vers le pays nouveau, vers cette Ai se riqiue qui grise les ceavéaux, surtout vides, qui croient y trouver sous chac es pierre la fameuse pénite d'or, oi- Croquer dix mille francs n'était qu'un nt de quelques jours pour la diva, de • Le long du traiet, elle avait trouvé moyen, à bord, d'écorner passablement n£ budget de son amant. I r Arrivé à destination, le comte de Coi ny se trouvait ù. peu près dans la situât: hn. plutôt désespérée dains il pAtissait avant v ksi te chez l'honorable usurier. L.r Que faire ? ijjl A présent, il était affiché au Cercle, br i s- partout, déshonoré France, or Retourner, il ne fallait pas v songer, on D'ailleurs, ù quoi bon, pourquoi, di in quel but ? la- Autant valait rester ici e.ri Amérique, il pourrait faire ce qu'à Paris on ne a? loi ère mit pas. En Amérique, on ne s'étonne de rien, no se seand-a-lise de rien, et pr.,u.rvU que 011 fin soit quelques socs de dollars, on sa regarde pas de très près aux moyens t f}' plôyés. 'I*€ La diva qui avait défiuitiveme.nt cau.sé ruine du comte s'empressa de l'abandon: avec son morne désespoir. îe Elle affecta même un étonnemen-t in ne nu de ce qu.e cet homme, jout comte q na" était, osait* avoir la prétention de l'ain încore et même être aimé, alors qu'il ^ ui restait plus un sou. ^>n Comme il lui montrait ce qu i! avait f; pour elle, et dans quel abîme il était toi ies bé pour ses beaux yeux, elle partit d'i large éclat de rire, fil une pirouette ot s' j.iin alla. Ce fut pou* le Com ! e de Corteny la n sère noire. ln Cetie misère atroce cent fois puis cju à ceux qui ont vu la vie facile. 11 fallait vivre cependant, puisqu'il V pensa pas à retirer du nombre des li *}c mains. ls3 Devant lui. pour la première fois, ïue posa cet épouvantable problème de l'es rnac qui crie ù satisfaire. Ieu Ce qu'il fit pour cela ? Un peu. de tout... marchand de j'oi naux, gratteur de boue des rails de Ira: le ways, balayeur ùe neige, homme ^an wich, allumeur de réclames Iran s pare 'te- les, tous les métiers qui ne demandent p ion grand apprentissage. sa Au cours des péripéties de sa riouve existence, qui assurément différait lar; ment de celle réservée au comte, il fit ûlé connaissance d'un Français. Ce Français résidait en Amérique depi longtemps ; grâce à une certaine méchai affaire qui l'avait mis dans l'obligatiH d'aller demander au Nouveau-Monde de faire une peau neuve. Or, il a beau (Hre un chenapan !'ii lu,! comme ce particulier, la rencontre d'i compatriote en pays étranger cause K °r' jours une certaine émotion. 1:1 Celui-ci fut le sauveur du comte, ne Comme métier, i! n'en avait guère, nu m très adroits, connaissant .admirablement langue et le pays, il donna à son comj. la triote les meilleures indications, rer Le comte était très intelligent. Soumis à cetie dure épreuve, le vie gé- sang gaulois, la vieille bravoure de Fra ii'n ' ' ce reprit le dessus. ioî Débarrassé de cette esprit de routine <] n< ' tue le pays de France, entrave toute ii liative personnelle, il fut aussi audacieu ut aussi ingénieux que les Américains n- plus américanants. U1 Bref, associé avec son ami du hasa '' il ne tarda pas à monter une maison courtage. 11 Le com le, comme tous, ceux qui n'a un rien à faire plus lard, avait lait son dr< re De ce qu'il avait pu entendre entre dt stations à la brasserie, il lAcha de se S' [;e venir. Il apprit en outre la législature ami caine. Bref, le cabinet ouvert fut rapiderm °" prospère. Le temps des souliers écnlés, des co ses la ràclette boue en mains, était p '1 sé. T' Après les jours épouvantables un peu soleil commença à luire sur ce malh II reux. Puis la réputation suivit, et la for lu • Demeuré malgré tout un correct gen j1' man, le comte de Corleny finit par gagi beaucoup d'argent, i Son associé le complétait dans la po ic suite des affaires. ^ Leur maison de courCape de loute nati 1 _ acquit une certaine noioriété. Kl Le bruit de cette reiiabilitation parv III môme en France. ,, D'ailleurs, le comte rie Corteny, m air .j', nant que l'âge avait blanchi ses chevei secoué i>ar les chagrins et accablé par-misères passées, se rappela qu'il avait fils un France. lis Riche,- il (iésintéress-a, malgré la pr lri criplion, ses anciens créanciers, dédomn a gea sa femme, son beau-père de l'arg< versé ù l'usurier pour retirer les faux i en circulation. ix II avait demandé son pardon, chèrerni n- payé, et se proposait de revenir en Fran quand la r:; : u vel te de son assassinat ni vint connue un coup île ioucii ?. li- X- " (A iUlLI

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Cet article est une édition du titre Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Gand du 1856 au 1923.

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