Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

965 0
close

Pourquoi voulez-vous rapporter cet article?

Remarques

Envoyer
s.n. 1914, 03 Fevrier. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Accès à 01 mars 2021, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/gh9b56fm2n/
Afficher le texte

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

1 1 —a^ —^H—P—aaja—ai".. .jpmiw — ■ui« w j. ■«■3gDcriy:«aanaaMKnBes«^^MJwnnignH"inr^^.5l«g3K^a«ù--'^ ^ ras^amwffH^-ttraaracïw^^-*~^.c.»•!*■-•-- - • -_••'• JO URNÂL DE G AND ABONNEMENTSi BELOIQUB : 16 francs pai an; 7-50 francs pour six mois; 4 francs poui trois mole. Poi..' Utrangm-, U port m tut. RÉDACTION & ADMINISTRATION : 8, RUE DE FLANDRE, S, GAND TÉLÉPHONE 665 ANNONCES b Voir le tarif au bas de la dernière page du journal. La Religion obligatoire La discussion de 1q loi scolaire touche h ga fin. ... t Les journaux cléricaux en marquent bruyamment leur joie. ,.f M. Scholluert était même si pressé qu il a cru pouvoir annoncer pour mercredi la fin de la discussion en première lecture. C'est peut-ê!re aller un peu vite en besoin* du moins si l'opposition fait jusqu'au bout œ qu'elle a considéré jusqu'ici comme disposition actuellement débattue est, en effet en pratique, le plus importante de toute la loi, celle qui permettrait d'accorder des garanties aux minorités, et sur laquelle pourrait s'engager utilement un débat approfondi, s'il y avait la moindre paroedte d® bonne foi chez les auteurs de la loi et dans ki majorité qui les suit aveuglément. Pas n'est besoin d'ajouter que comme u n'v a pas dans l'Âme de M. Woeste la moindre parcelle de bonne 'oi, dès qu'il s'agit des moyens d'écraser les (mécréants, la discussion n'aboutira pas et les amendements proposés par l'opposât* n pour assurer un minimum de garanti au droit des minorités seront rejetés droite contre gauche, comme l'ont été, jusqu'à présent tous les amendements de l'opposition. Cela valut mieux d'ailleurs. C'est de l'hvpocrisie en moins. Et ri vaut mieux que l'on se trouve bien en faôe de l'œuvre d'intolérance et de fanatisme qfme M. Woesle a voulue. * Le pays daignera peut-élre s en émouvoir un jour, quand il la verra dans son ensemble et surtout quand H la verra fonctionner.En attendant, comme l'opposition parie menlaire reste se<ule à lutter pied à pied contre cette loi d'oppression des consciences, il est bon qu'elle le fasse jusqu'au bout, sans souci des critiques des journaliste* cléricaux qui trouvent que c'est trop lonfi et. que c'est bien ennuyeux des gens qu crient qmnd on les écorche. les derniers débats ont été tout à fai' édifiants, et il est vraiment regrettabl» que la presse libérale du moins ne tir< pas plus de profit des discours aussi poi gnnnts et aussi documentés que ceux qu ont été prononcés, notamment par M. Pc cher, le jeune député libéral d'Anvers, i ta séance oe vendredi. Je nt parle pas de la reproduction di Y Analytique ou des Annales, qui est d> dioit pou,r certains orateurs dans les jour naux amis [dans ceux de l'arrondissemen qu'on représente par exemple), ni-ais d« l uilisalion par la presse des faits et de arguments portés à le tribune. L'article qu on discute, c'est celui q;i permet aux communes d'adopter dos éco les privées, de supprimer jusqu'à leu dernière école communale, mais qui pei met aussi a dos pères de famill ayant ensemble au moins vingt enfants e âge d'école, de réclamer Iq création ou l maintien d'une école communale, si I Députation permanente émet un avis co > forme. Cette ajoute, aggravation^es lois de 18 • et 18ÎJ5, supprime tout simplement le dri des vingt pères de famille, s'ils sont I béruux on ùocialistos, dans six province sîir neuf I! seraii, en effet, sans exemple qu'u députation permanente cléricale donn avis conforme à une pareille demande. Et M Woesle, pour In justifier, a o dire qu'eiile est exigée pour vérifier la si; cérité d< s signatures! Quand M. Woesle se borne à être faim tique, suivant son naturel, il est odieux mais quano il descend jusqu'à être hypo crite, comme vendredi, il est répugnant A cet article ac rattachent de nombreu: amendements. M. Pecipr. dans son excellent discours en a dével)ppé quelques-uns. «Nous voudrions, a-t-il dit, que pour 1« rétablisse iivnt de l'école communale uni que, il suffit de la volonté des pères d< vingt enfjints sans que celte volonté puissi être paralysée par le fuit d'une opposi lion administrative ; que les communes n» pussent plus être autorisées à supprime) leur uniquf ecole communale ; que les ehefj de famille réunissant vingt jeunes filles pussent obtenir que l'école cesse d'ôtr* mixte et qu'il fût organisé une classt spéciale avec une institutrice ; enfin, qu* las communes fussent tenues de créai fies classes nouvelles au pcunalA du.nom bre des enfunts q ii fréquentent l'école, Ci manière que U4 chiffre de quarante enfati' : par classe ru soit jamais dépassé. » Ce n'etl pas seulement le souci de I liberté du père de famille, c'est l'inleré-de l'enseignement primaire qui a dict^ ces propos lions. > M. V;lt a d '-montré que dans nombre de comnuuit's de la Flandre occidentale, l'enseignement communal n'est pas organisé ou l'est insuffisamment. Des plaintes du même genre ont été formulées par k gouverneur de la Flandre orientale. » l es rapports de 1 inspection contiennent les mémeo observations et constatent, tantôt l'absence de ressources, tantôt lu niau valse volonté, l'indifférence, voire même l'hostilité à l'égard de l'enseignement officiel.» Dans k Limbourg, sur 206 communes, renseignement communal n'est organisé que dans 131 Plusieurs localités comptant plus de 2,000 habitants : Hamont, fcever-pelt. Tessenderloo, Lanaeken, Neer-Oele-ren et d'autres, 11e possèdent pas d'écolc communale. » A Saint Trond, ville de 15,000 habitants, il y a, si l'or excepte le hameau de Moi-ver, une école communale avec une classe et un instituteur. » Dans le province d'Anvers, a Turnhout, l'école communale était extrêmement surpeuplée.» Les couis furent dédoublés : le premici jour de l'ouverture des cours nouveaux, cent trente élèves se présentèrent pour un instituteui I » Dans beaucoup d'écoles communales, la surpopulation est excessive ; certaines classes comptent jusqu'à 110 à 115 élèves»: Quant au droit des pères de vingt enfants d'emi>êeher, si la Députation permanente le veut bien, M. Pécher a démontré que celait là une garantie fort illusoire, parce que dans les petites localités, réclamer le maintien de l'école, c'est se poser en dissident, c'est combattre l'opinion reçue, c'est s'exposer à d'impitoyables ressenti-men ts. L'histoire de 1884 e! 1885 est là qui 1-e démontre : on ameute les populations fanatisées contre les défenseurs de l'enseignement.Quand il s'agit du rétablissement de l'école, lu difficiiflté est encore plus lourde, car la situation se complique des engagements pris. La commune est tenue de respecter le contrat d'adoption, elle a souvent cédé les locaux de l'école communale à la direction de l'école adoptée pour 10 ans, et Draliauement. le rétablissement de l'ensei-ucflt communal e-l 1114.c pendant . ut ce laps de temps. ivnfvn, ia plupart des écoles accessibles aux filles sont des écoles mix-les, des écoles de garçons auxquelles on a adjoint une maîtresse de couture, niais qui rie répondent ni aux conditions d'un bon enseignement,, ^ii aux désirs des parents, où les familles n'aiment pas à envoyer leurs filles, de sorte qu'elles doivent les envoyer à l'école confessionnelle , h l'école des sœurs, qui, en fait, leur est ainsi imposée. D'ailleurs, dans neuf oents localités, san-s souci de !a loi, l'emploi de mal tresse de cou-turc a été supprimée tout simplement. Et pour que les petites filles apprennent à coudre, il faut qu'elles aillent à l'école congréganiste. D.ms toute la région flamande, les parents n'ont, plus le choix et l'école confes-«siionnelle do fait est obligatoire. Aussi quand M. Rens, appuyant M. Pécher,et accumulant les f 'ts,s'écriait-il :«Ne somme,s-nous donc plus des citoyens dans notre propre pays? » M. Camille Huysmans a pu répondre : « Non ! » et il n'exagérait pas. M. Nolf l'a démontré h nouveau par l'exposé de la situation de l'enseignement dans la Flandre occidentale et la Chambre l'a montré une fois de plus, en rejetant, droite contre gauche, après de monstrueuses explications de M. Woesle, l'amendement M. Vandewalle qui portait qu'il pourrait être organisé un cours do morale pratique pour les élèves dispensés du cours de religion.I.ja semaine dernière, en revenant des funérailles de Fr. de Pressensé avec Ferdinand Buisson, V grand pédagogue français, qui me demandait où en était la loi scolaire belge, je lui disais qu'on en était à cet amendement et qu'il serait repoussé, par-ne que, en Belgique, les catholiques ne peuvent pas admettre qu'il <^oif donn/> un cours de morale en dehors du cours de religion, Ferdinand Buisson me manifestait sa stupéfaction et même, ses Routes.. me de mandait comment il était possioie aux catholiques, puisque je lui affirmais quojellc était leui prétention, d'essayer de la justifier.Je viens de mi envoyer le Compte rendu analytique di. la séance de vendredi pour lui montrer «pie je n'avais pas exagéré, et que telle tsl bien non seulement la prétention, mais la loi qui nous est imposée par M. Wueste : l'enseignement comporte un cours de religion et de morale. « Sans aoute les dispenses son! admises. Mais le principe demeure. » L enseignement de la religion et de la 01 aie e.-i indispensable à un bon ensei-:iernent."On voudrait instituer un cours d'édu-:l:on et de lecture morales. " Mais. vous U; demande, exclurez-us de ce cours la notion des devoirs vers Dit a ? > S'il ne parle pas des devoirs envers 'u. ce seia un cours rationaliste en dés-•oïd avec les buses de la loi. • Il faut respecter les droits de l'indu-tu, m..u> on ne peut imposer un svs-ic contraire aux sentiments du plus \nd nombre. » Ct le ministre a ratifié, et la Chambre volé. Il ne pourra pas y avoir d'enseigne-■nt de la morale, même pratique, pour i enlanls dispensés du cours de relion.Il faut qu'aux yeux des niasses il soit en établi n u il ne peut y avoir de morale ms relig'on ni de bon enseignement ns un cours de morale basé sur la reli-ori, etqi.esi l'on ne peut contraindre les ifanls dos mécréants à suivre ce cours, la reiUrion n'est obligatoire que pour ;cole, et non pour lr citoyen, ceux qui l'ont pas de religion doivent censés être ans morale. C'er-t fn vain que M. Maurice Feron, M. Honmcks dans un maiden sij)eech ro-marqué, M. Demblon, M. Van Ma.rcke, ont rappelé M. Woesle et le ministre au respect des principes de la Constitution et de ' 1 liberté de conscience, la volonté de M. Woeste a prévalu et il ne pourra pas y voir d'enseignement de la morale pour 'es enfants des mécréants. G. L. ECHOS L'ne statistique des prix Nobel. Une revue américaine, Science l'rojrcss, établit une curieuse statistique des prix Nobel décernés jvur la littérature et ia science, depuis la «-aie de leur fondation, i! y a Udze ans. I*e l'JOl à 11)13, soixante prix ont été at-i' iôués à des savants, des médee-ins et dos . Itéra leurs appartenant à quinze nationali-l's différentes. Ljn tenant compte du chif-;iv de la papule i ion de chaque pays et en ; renant comme base unitaire le chiffre de • t millions d'habitants, on constate que io pays qui, par rapport h sa populaliioin a leinporié le pius grand nombre du prix No-l'cl est la Suède ; viennent ensuite ia Hol-tnde, lu Norvège et le Danemark. La l-'i anee occupe le je rang avec 14 prix Nobel pour une population de 39 millions dhabi- « .Mil S. L'Allemagne a recueilli 18 prix Nobel • une population de 65 millions d'habi-l mis. r.a Fronce l'emporte donc de beaucoup :r l'Allemagne, en tenant compte de la différence qui existe entre les chiffres de ur population. [/Angleterre ne vient, enfin, qu'en 9e i a ig, après la Suisse et la Belgique. Mais les ton les dernières places de l'é-!:ellc sont détenues par les Etals-Unis et 1 Russie, qui ne comptent, chacun, qu'un prix Nobel depuis treize ans. M. Helleputle a le sourire. C'était l'autre soir dans un salon ministériel,raconte l'Indépendance. Au café, en fumant un cigare, on tusait. De quoi peut-on causer par le i -iiijis qui court, sinon du désarroi de nos riiemins de fer? 0 ^ M. Hellepulte était fort entouré. Le grand homme, se rappelant, sans dou-t *, qu'il détient avec M. Vandenpeereboom • record des catastrophes, donnait son avis ex professa. Il savait bien, lui, ce 1 .' il v avait h faire pour ; édiier à la situation. Ah 1 si on l'écoulait... — Décidément. Yan de Vyvere n'est ; is très fort, i&'s&a auelau'uo. — — A cet histanl. le minfslre des chemins de fer surgit, tel' un diable sortant de sa boite. * Il y eut de la gêne parmi les assistants. Mais M. Hellepulte, liés aimable : — Précisément, nous parlions de vous, mon cher, dit-il. Et il accompagna ces paroles d'un intraduisible sourire, qui fil le tour du groupe ébahi jk)ur remonter h M. Van de Vyvere, plus flegmatique que jamais. Alors, prenant le bras de son collègue, il l'entraîna tout en causant. uv* L ue thèse ignoble. Le g :uveniement et M. Woeste font L-i même opposition à l'amendement de M. Feron pour l'enseignement de la morale qu'à tous les autres amendements de la Gauche. Mais ils étalent leur aveuglement et leur fanatisme avec plus d'éc'.ai. encore en celle circonstance qu'en toutes les autres. Que demande, eu effet, M. Maurice Félon ? Que dans les écoles officielles, les écoles de l'Ktat, les enfunts dispensés par leurs parents de recevoir le cours de religion reçoivent, à la place, des leçons de morale destinées à former leur caractère pur des faits, des exemples ei des lectures. Le gouvernement et M. Woesle no le veulent point ! La morale doit être pour eux le monopole de l'Eglise Elle rie peut avoir d'autres bases que la religion, la révélation.Admettons — par hypothèse, fait ofoser-ser la Gazette, — que la morale religieuse soit la meilleure pour les croyants. Mais 011 i.• imp.»se | <i.i la loi ; el à e u. des croyants, il y a les incr;»;. a;ils. Leue existence est un faiî. n'est-ce pas ? Or, est-il d'mU'iét public que les incroyants pratiquant la moral:, — cette morale, qui ne diffcre.de Celle des croyants que par œ que ceux-ci appellent les devoirs envers Dieu — que leurs bonnes dispositions et leurs bons instincts soient cultivés, développés et trouvent dans l'étude de la morille et de ses raisons d'être sociales, une assiette solide ; que le morale, qui a la même importance pour tous, sans distinction d'opinion, fasse l'objet d'un enseignement pour tous ? Quel est l'homme de bon sens qui oserait le nier? qui oserait soutenir celte thèse monstrueuse : « Il ne faut point donner aux incroyants de notions de morale appuyées sur les données et les faits qui leur sont accessibles, sur les leçons qui peuvent frapper leurs esprits. Il est avantageux, au contraire, de les priver d.' cet enseignement. Puisqu'ils ne comprennent pas la morale h noire façon,il importe qu'ils soient privés des lumières, de la morale ». Par quoi pareille opônion peut-elle être insplv/e, sinon par le dessein fanatique et. exécrable de favoriser rimmoral.i'té chez les incroyants pour pouvoir invoquer la supériorité, d'ailleurs chimérique, des croyants H s'en feire un panache? Eh bien ! c'est celle thés? ignoble nue la haute moralité de M. Woeste et de M. de Broqueville inspire à leur cœur et à leur intelligence ! Pas d'enseignement moral pour les incroyants : et tant mieux s'ils tombent, par ignorance, dans des erreurs et des écarts qan nous seront profitables : ils nous fourniront des arguments pour soutenir nu'il s ne sont qu'un ramassis de gredins, ainsi que nous l'avons toujours soutenu. VoilA le fond de l'Ame cléricale : et il est vraiment édifiant à considérer. Mais que voulez-vous î n ratiez le fanatique : vous trouverez toujours un crétin. w\\ Le commerce commence, avec raison, à la trouver mauvaise. Tandis qu'aiïlHeurs le taux de l'escompte officiel a été abaissé notablement — il est à 3 p. c. h la Banque d'Angleterre, el à 3 1/2 à la Banque de France — la Banque Nationale le maintient à 4 p. a v Notre commerce el notre industrie payent donc l'escompte officiel 25 p. c. plus cher qu'à Londres et 12 p. c. plus cher qu'a Par:s. Mais il ne faut pas oublier que, ce faisant, il paie encore un impôt indirect, l'Etat participant aux bénéfices réalisés par la Banque Nationale. Nos commerçants et Industriels ont. en 1913, payé de la sorte environ 11 misions. _ vvw Fanatisme. Le XXe Siècle entreprend de démontrer que, chez les catholiques, le fanatisme n'est qu'un souvenir historique et qu'il n'existe plus que chez les anticléricaux. Vraime it ! que fait-il donc du traité sur la stabilité et les progrès de la dogmatique, h l'usage des facultés de théologie, publié en 1008 par le R. P. Lépicier, professeur de théologie sacrée au Collège de propagande ? Voici ce qu'enseigne ce sympathique professeur : première partie, art. VI, 9. I : « Si quelqu'un fait publiquement profession d'hérésie et cherche à pervertir les autres, soit pai ses paroles, soit par son exemple, non seulement il peut, « absolument parlant », être excommunié, mais il peut aus-i être « justement tué ». Voilà l'enseignement donné dans les séminaires et les facultés de théologie. Ça n'est presque pas fanatique, n'est-ce pas ! %%%% Il existe encore, en Belgique, un embryon d'enseignement public moyen. Depuis trente années qu'ils détiennent le pouvoir, les cléricaux se sont bien gardés de le développer et de l'étendre, dit le Peuple. Mais ils l'ont cléri-colisé à putrance, en abusant de la coupa-b!e incurie de la plupart des Administrations communales libérales, qui se sont empressées jadis de mettre leurs écoles moyennes el Athénées sous la coupe de l'Etat. A part quelques exceptions, les parents des enfants en Age d'Ecole moyenne n'ont plus que le choix entre les collèges congré-gonistes et les établissements de l'Etat peuplés de créatures cléricales. Quand la bourgeoisie, dont les enfants sont ainsi saturés de fanatiseme, aura le courage de secouer sa torpeur et de s'enquérir de l'étendue du mal, elle en apprendra de belles. En attendant, voici quelques faits dont la scrupuleuse authenticité nous est garantie par un mandataire libéral et que nous livrons aux méditations de nos confrères anticléricaux : Dans un athénée d'une de nos grandes villes, un professeur <=is signa au moment où, par une après-midi orageuse, un éclair illuminait les nuages. Ce geste puéril souleva les rires discrets de quelques-uns des élèves. Aussitôt le professeur de s'écrier, furibond : « Qui donc se permet de rire ? Qui oserait prétendre que celui qui ne fait pas le signe de la croix quand il tonne n'est pas un malappris et une brûle ? » Très courageusement, un polache se leva et dit : « Moi, Monsieur le professeur. Mon père ne se signe pas et je vous défends de dire que c'est un malappris. » Chose curieuse, l'écolier ne fut pas congédié. C'était le fils d'une personnalité émi-nenle du monde colonial, et comme on ne touche pas impunément à un homme puissant, le magister fanatique et mal erribou-cflré encaissa l'affront qu'un gamin lui avait infligé. Mais il se rattrapa sur le fils d'un pasteur protestant, aucruefl P décocha, avec un atlicisme évident, l'épithète d'enfant d'hérétique ! Voilà 00 mm en t on traite les enfants des bourgeois non catholinques dans les écoles publiques et laïques de nos grandes villes. Et sti M. PouHet veut des précisions, il peut en avoir, quand ce ne serait que pour lui permettre de décorer et avantager ces éducateurs, insulteurs de ia croyance d'au-trui. — •c—~ — Humour anglais. Elle s'en fut trouver un avocat célèbre, et lui dit : — Cher maître, je suis réellement ennuyée. J'ai reçu trois demandes en mariage, et je ne sais vraiment pas... — C'est clair comme tout, répondit le cher maître. Lequel des trois aspirants est le plus riche ? La belle enfant éclata de rire, et dit simplement, avec la désinvolture qui règne dans le beau monde et qui « marque s: bien » : — Ah 1 ça, vous ne m'avez donc pas regardée ? Si je le savais, croyez-vous que je serais venue vous consulter? Et elle sortit avec dignité, tandis que U cher maître, ahuri, oubliait de demande] ses honoraires. Propos iîte et râlî Je connais un jeune homme proche de son vingtième printemps et qui se sent une vocation sportive. Il suit passionnément dans le journal les tours de France ou de Belgique, sait, à une heure près, où en sont les coureurs de tous les« Six Days» possibles en Euroipe ou en Amérique. 11 connaît le poids de Joè Jeannette, de Carpeiitisr, de Sam Langford et les prin-citpoles performances de ces messieurs. C'est, en vérité, une petite encyclopédie du sport que ce jeune homme. Pour le reste, ses moyens financiers et physiques étant restreints, il en était réduit à ne suivre que de ses vœux les champions sur la route de la gloire; c'est passionnant, émouvant et peu fatigant. Il lui advint pourtant d'acheter une bicyclette par paiements mensuels. Il s'en servait pour aller, le dimanche, au vélodrome, voir courir les autres. C'était du platonisme, mais ce jeune héros, d'ailleurs pris, la semaine durant, par une besogne inglorieuse, n'avait pu qu'entreprendre un entraînement fort peu systématique. A chaque essai, il se claquait, revenant en nage, poussif, pâle, en -sueur, fourbu... Je lui demandai pourquoi iâ s'obstinait à une besogne aussi variée. Il me répondit en me citant les chiffres de prix remportés par quelques rois de la péda'e. Réponse à son sens péremptoire aux yeux du bourgeois gavé d'argent — que je suis et caractéristique d'un état d'esprit général ; on veut risquer gros, pour gagner beaucoup.A part ceci qu'il était peu taililé pour l'athlétisme, je n'aurais, ma foi, su que dire à ce jeune homme. Après tout, on dirige sa barque comme on veut, on risque La gloire ou la mort.; on veille à sa santé et on vivote ; c'est affaire individuelle. Mais l'humanité a besoin de ceux qui risquent, les gens d'avant-garde. les enfants perdus de la mer ou des airs. Je n'objectai donc rien à une vocation que la fatalité contredirait sans attendre mon aide... Seulement, mon jeune homme a, hier, trouvé une voie nouvelle et imprévue. 11 m'a demandé: v — Est-ce que c'est long et difficile d'apprendre la boxe ? — lieu ! c'est à voir. C'est selon le§ dispositions et les ambitions. Tu veux boxer, mais contre qui ? Si c'est contre Mgr 6. I100 mee.îers, je suppose que tu en sauras Vite assez ; si c est contre Carpenticr, dame ! ce sera plus long. — Eli bien., précisément, c'est contre Carpentier. — Fichtre.! • — Il a n.^11 âge, Carpentier. Il 0 aussi peut-être plus de moyens que [<;■. et q-murà le battre... 77 n a' P3,6 ^ ^u€ îe voulais le - battre. Je me contenterais fort bien d'être battu j>a lui. Je vois dans les journaux qu en atténuant les matches sensationnels on oppose a Carpentier des gens qu'il knoekoute au premier round. Alors... — Alors, mon ami, je n'ai aucune objection à le proposer. Vas-y. Et on gagne tout de même de l'argent quand on est battu paj- Carpentier. — Très exact. Il y avait de la gloire à être rossé par Napoléon ® . . Je ne sa:.s ce que fera ce jeune sporlsman ambitieux. Un a connu des gens de lettres qui, sur leurs cartes de visite, ajou taient la mention «ex-oandidat à l'Académie Française », ou bien ((...qui a.eu une pèce refusée au Théâtre Français». BOBBY » —— A LONDRES HENRY MAYERS HYNDMAN Londres, 2. — On annonce ao M. Hynd-man, le leader socjaiiste, va se marier de nouveau. Sa première Cenune, née Miss Matiida Warfc, mourut l'annés dern.ère. el l'explication diu second mariage est probablement que M. Hyndman est l'homme le plus incapable du monde de s'occuper du foyer domestique et qu'il a absolument besoin d'une femme pour le soigner. La dame est miss Rooalinde Travers, fille d'un officier d-a l'armée britannique. Elle est socialiste au. si et. a vuyace _bea .100uu. surtout Le Bouchon do Cristal 1 PAR Maurice LEBLANC — Si d'AlJjufex ne lui a pas dérobé la liste, un seul homme pourrait agir, un seul, baubrecq. Elle dit ces mois d'une voix basse et distraite qui le fit tressaillir. Pensait-elle flonc encore, connue souvent il avait cru le sentir, à revoir Daubrecq, et àr lui payer le salut de Gilbert ? — Vous m'avez fait un serment, dit-il. Je vous le rappelle. Il fut convenu que la lutte contre Daubrecq serait diirgée pur moi, sans qu'il y ait jamais possibilité d'accord enlre vous et lui. Elle répliqua : — Je ne sais même pas où il est. Si je le savais, 11e le sauriez-vous pas ? La réponse était évasive. Mais il n'insista pas, se promettant de la surveiller au moment opportun, et il lui demanda — car bien des détails encore ne lui avaient pas été racontés : * — Alors on ignore ce qu'est devenu Daubrecq ? — On Vignore. Evidemment, l'une des Mm £4 Qw&ai'l r%U<jùHùt. w U main de son évasion, nous avons recueilli dans un fourré un mouchoir plein de s. :ig. En outre, an vit, pairalt-iil, à la station d'Au-inale, un homme qui semblait très las, et qui marchait avec beaucoup de peine. 11 prit un billet pour Paris, monta dans le premier train qui passa... el c'est tout ce que nous savons .. • — Il doii être blessé grièvement, prononça Lupin, el il se soigne dans une retraite sûre, peut-être aussi juge-t-id prudent de se soustraire, durant quelques semaines, aux pièges possibles de la police, de d'Albufex de vous, de moi, de tous ses ennemis. Il réfléchit et continua : — A Moi lepierre, que c'est-il passé depuis l'cvusion ? On n a parlé de rien dans le pay s ? — Non. Dès l'aube, la corde était retirée, ce qui prouve que Sebasl.ianâ et ses fils Fe sont apeiçus, la nuit même, de la fuite de Daubrecq. Toute celle journée-la, Se-bastiani fut absent. — Oui, il aura prévenu le marquis. Et oeltui-ci, ou est-il ? — Chez lui Et, d'après l'enquête de Grognard, là non plus il n'y a rien de suspect. * — Est-on certain qu'il n'a pas pénétré dans l'hôtel du square I>amn.rline ? — Aussi certain qu'on peut l'être. — Daubrecq non plus ? — Daubrecq non plus. • — Vous avez vu Prasville ? — Pras1ville est en congé II voyage. Mais l'inspecteur principal Bla ichon qu'il a chargé de cette affaire et tes agents qui gardent l'hôtel affirment que, conformément aux ordres de Prasville, leur surveillance ne se relâche pas un instant, même la nuit, que, a tour de rôle, l'un d'eux reste de faction dans le bureau, et par conséquent, que personne n'a pu s'introduire. .ïtt&à « «açiut Ur 1 pin, le bouchon de cristal se trouverait en-•-oi'c dans ce bureau. — Et sur la table de travail. — Sur la table do travail ? Pourquoi di-l les-vous cela ? — Parce que je le sais, dit Lupin, qui u'avuii pus oublié la phrase de Sebas'liaui. — Mais vous uc savez pas l'objet où le ix/uchotn e t dissimulé ? — Non. Ma .s une Uible de tua v ail, c'est u:i es}kice le^treint. E11 vingt minutes on l'expkee. En dix minutes, s'il le faut, 011 la démoli l. La conversation avait un peu fatigué Ar-•è.;e Lupin Comme il i:e \oulait commet-Ire amuuii' imprudence, il dit à Clarisse : — Ecoute/, je vous demande encore deux . trois jours. Nous sommes aujourd'hui le lundi quatre mars. Après-demain mercredi, joudj au plus tard, je serai sur pied. Et soyez certaine que nous réussirons. — D'ici là ?... — D'ici là, retournez à Paris. Installez-vous avec Grognard et Le BaliLu à l'hôtel F Franklin, près du Trocadéio, el surveillez la maison de Daubrecq. Vojs y avez vos entrées libres. Stimulez le zèle des agents. — Si Daubrecq revient ? — S'il revient, tant mieux, nous le tenons.» — Et s'il ne fait que passer ? — En ce cas, Grognard et Le Ballu doivent le suivre. — Et s'ils perdent sa trace ? # Lupin 11c répondit pas. Nul ne sentait plus que lui tout ce qu'il y avait de fu-i 1 tes te à demeurer in actif, dans une chambre d'hôtel, et combien sa présence eût élé i utile sur le champ de bataille! Peut-être même cette idée confuse avait-elle prolongé son mal au delà des limites ordinaires. ! Il murmura : \ — Allez-vous-en, je vous en supplie. U y avait entre eux une gêne qui croissait avec l'approche du jour épouvantable. ■ Uijuste. «ubUwt, «a qu« c'était elle qui avait lancé son fils dans l'aventure d'Enghien, Mme Mergy n'oubliait pas que la justice poursuivait Gilbert avec tant de rigueur, non pas tant comme criminel que comme complice de Lupin. Et puis malgré tous ses efforts, malgré les piodiges de son énergie, à quel résultat, en fin de compte, Lupin avait-il abouti ? En quoi son intervention avait-elle profité à Gilbert T ». Après un silence, elle se leva et le laissa seul. Le lendemain, il fut assez faible. Mais le surlendemain, qui était le mercredi, comme le docteur exigeait qu'il restât encore jusqu'à la fin de la semaine, il répondit : — Sinon, qu'ai-je à craindre ? — Que la fièvre ne revienne. — Pas davantage ? — Non. La blessure est suffisamment cicatrisée.— Alors, advienne que pourra. Je mon-• le avec vous dans votre auto. A midi, nous sommes à Paris. Ce qui déterminait Lupin à partir sur-le-champ, c'était, d'abord, une lettre de Clarisse ainsi conçue : « J'ai re'rouvé 1rs traces de Daubrecq »... Fit c'était aussi la lecture d'un télégramme publié par les journaux d'Amiens, télégramme annonçant l'arrestation du marquis d'Albufex compromis dans l'affaire du Canal. Daubrecq se vengeait, t Or. si Daubrecq pouvait se venger, c'est que le marquis n'avait pu, lui, prévenir cette vengeance en prenant le document qui se trouvait sur la table même du bureau. C'est que les agents et l'inspecteur principal Blanchon, établis par Prasville dans l'hôtel du square Lamartine, avaient fait bonne garde. Bref, c'est que le bouchon de cristal était encore là, 11 y itait encore, et cela prouvait, ou biftQ. que Diiutrecq n'osait rçatrçr che* lui, ou bien que son état de santé l'en empêchait, ou bien encore qu'il avait assez de confiance dans la cachette pour ne pas prendre la peine de se déranger. E11 tout cas, il n'y avait aucun doute sur la conduite à suivre : il fallait agir au plus vite. Il fallait devancer Daubrecq el s emparer du bouchon de cristal. Aussitôt, le Bois de Boulogne franchi et l'automobile parvenue aux environs du square Lamartine, Lupin dit adieu au docteur et se fit arrêter. Grognard et Le Ballu, à qui il avait donné rendez-vous, le rejoignirent. ® — Et Mme Mergy ? leur dit-il. — Hil-e n'es-i pas rentrée dej is hier.Nous savons par un pneumatique qu'elle a vu Daiubrecq sortant de chez ses cousines et montant en voiture. Elle a le numéro do la voilure el doit nous tenir au courant de ses recherches. — Et depuis ? — Depuis, rien. — Pas d'autres nouvelles ? — Si, d'après le Paris-Midi, cette nuit, dans sa cellule de la Son-té, d'Albufex s'est ouvert les veines avec un éclat de verre. Il laisse, paralt-iil, une longue lettre, lettre d'aveu et d'accusation en même temps, avouant sa faute, mais accusant Daubrecq de sa mort el exposant le rôle joué par Daubrecq dans l'affaire du Canal. — C'est tout ? — Non Le même journal annonce que, selon toute vraisemblance, la Commission des grâces, après examen du dossier, a rejeté la grâce de Vaucheray et de Gilbert, et que, vendredi probablement, le pré 'dent de 1a République recevra 'surs avocats. Lupin eut un frisson. *» — Ça ne traîne pas, dit-il. On voit que Daubrecq a donné, dès le premier jour, une Impulsion vigoureuse à la vieille machine Judiciaire. Une petite semaine encore, et le couperet tombe. Ah ! mon pauvre Gilbert, 4 «crèfi-deimin, il tasaiar toe *vo«i apportera au président de la ltepuWique ne contient pas l'offre conditionnelle de la liste des vingt-sept, mon pauvre Gilbert, tu es bien fichu. — Voyons, voyons, patron c'est vous qui perdez courage ? — Moi ! Quelle bjtise ! Dans une heure, j'aurai le bouchon de cristal. Dans deux heures, je verrai l'avocat de Gilbert. Et le cauchemar sera fini. .. - ; — Bravo ! patron ! Ou vous retrouve. Isous vous attendons ici ? —■ Non. Retournez à votre hôtel. Je voua rejoins. Ils se quittèrent. Lupio piarelia droit vers la gnile de l'hôtel et sitou. Un agent lui ouvrit, qui k reconnut. — Monsieur Nicole, n'esl-ce pas ? — Oui, c'est moi, dit-il. L'inspecteur principal Manchon est là ? — Il est lù. — Puis-je lui parler? On le conduisit dans le bureau où l'inspecteur principal Blanchon l'accueillit avec un empressement visible. — Monsieur Nicole, j'ai ordre de me mettre à voire entière disposition. Et je suis même fort heureux de vous voir aujour-d'hui.— Et pourquoi donc, monsieur l'inspecteur principal ? — Parce qu'il y a du nouveau. — Quelque chose de grave ? — TiCn grave. — Vile. Parlez. — Daubrecq est revenu. — Hein Quoi ! s'écria Lupin avec un oursaul. Daubrecq est revenu ? Il est là 7 — Non. Il est reparti. — EL.il est entré ici, dans ce bureau ? — Oui. — Quand ? — Ce malin. — Et vrvus ne l'en avez f «mpêché ? — De quel d>nojt T U MltoNl I Hardi 3 février 1914 5 centimes le numéro 58nie /innée N0 3'4

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

Il n'y a pas de texte OCR pour ce journal.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

Il n'y a pas de texte OCR pour ce journal.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

Il n'y a pas de texte OCR pour ce journal.
Cet article est une édition du titre Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Gand du 1856 au 1923.

Bekijk alle items in deze reeks >>

Ajouter à la collection

Emplacement

Sujets

Périodes