Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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s.n. 1915, 19 Janvrier. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Accès à 17 janvrier 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/028pc2xc26/
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Mardi 10 janvier 1915 ±0 centimes le numéro 59me année — N0 19 JOURNAL DE GAND ABONNEMENTS : BELGIQUE : i 5 fr. par an ; Y-SO fr. pour six mois ; fr. pour (rois mois : Pour l'étranger, le port en sus RÉDACTION & ADMINISTRATION : 3, ï?,TX2E DE "FLA-aSTORE, 3, G^HSTID TÉLÉPHONE 665 ANNONCES : Voir le tarif au bas de la dernière page du journal. Hier et Aujourd'hui : Donc, la terre a tremblé de nouveau en Italie. Des petites cités, des villages, hier riants et heureux, sont anéantis. Des cadavres gisent, par centaines, sous les décombres. Les blessés, les mutilés sont évacués en hâte sur les villes voisines. Les survivants, devant les menaces de la misère, ont à peine le temps de pleurer leurs morts. Des monuments illustres, grièvement atteints, menacent de s'abîmer avec les glorieux souvenirs qu'ils recèlent. Vous rappelez-vous l'émotion lors de catastrophes semblables et qui datent d'hier à peine? Le monde entier attendait avec anxiété les détails.Partout on compatissait avec les victimes. Partout c'était à qui s'empresserait de les soulager. Une sainte émulation de charité s'était emparée des peuples et c'était à qui apporterait le plus largement son obole, le plus généreusement ses consolatrions et son aide. Et aujourd'hui ? Ah, aujourd'hui.... Nous avons autre chose à faire vraiment ! Certes, on exprimera poliment ses condoléances. On s'associera au deuil officiellement, froidement, distraitement. On déposera une banale carte de visite, et, l'on pensera à autre chose. Dame, c'est que nous sommes fort blasés en ce moment. A parler franc, qu'est-ce que tout cela peut encore nous faire, ce qu'on nous rapporte de là-bas ? Des ruines ? Des monuments vénérables ou de jeunes et vivantes bourgades anéantis ? Nous en avons tant vu sans avoir besoin de regarder aussi loin. Des convois de blessés, des trains de mutilés ? Qui donc se retourne encore pour un spectacle aussi banal. Des gens sans abri, fuyant éperdus leurs foyers détruits ? Chose monotone, trop de fois aperçue. Des morts? Par centaines? Peuh I lorsque, au matin, les dépêches de l'agence X ou du bureau Y ne nous en annoncent que quelques milliers pour la journée de la veille, nous en sommes à nous demander pourquoi ils usent les lignes télégraphiques à transmettre de semblables niaiseries. Si vous vouliez de l'émotion, de la compâtis-sanee, de la sympathie, c'est hier qu'il vous fallait passer, pauvres gens... Aujourd'hui, vous venez trop tard. A quelque porte que vous frappiez, vous trouverez les gens distraits, lointains, beaucoup trop préoccupés pour avoir, sincèrement, dix minutes à vous accorder. Ah, par exemple, si au lieu de vous lamenter sur vos morts, vous annonciez l'intention de vous mettre à votre tour, soit à droite, soit à gauche, à tuer le plus possible, à tuer en masse, de toutes vos forces et par tous vos moyens, alors, voyez-vous, ce serait autre cnose ! Alors, c'est avec un intérêt brûlant qu'on accueillerait vos paroles, c'est avec un enthousiasme débordant ou une indignation frénétique que l'on commenterait vos dépêches. Voilà comme nous sommes en ce moment. Que voulez-vous ? Peut-être, tout de même, valions-nous un peu mieux hier.... ÉCHOS Un livre récent 1 L'écrivain et chanteur populaire hollandais r Pisuisse a séjourné un petit temps en Belgique « comme correspondant de guerre. f Il en a profilé pour retracer les derniers c événements et les mœurs belge dans un livre : c «< De Franc-Tireur van Warsage » , Mais est-il bien certain qu'au bout de ce minuscule espace de temps il ait saisi l'âme belge? Les antiseptiques On plaide en Angleterre pour la fabrication C du « tiiymol », l'antiseptique connu, qui main- s tenant est entièrement aux mains des A.; d mands. La matière première, semence d'ajor- a van, est cultivée de façon intense aux Indes. ^ Maintenant que le thymol ne vient plus d'Allemagne, le prix est quadruplé. " Voyage original ( Un Allemand, habitant Montréal est arrivé ^ aux Etat-Unis, ayant fait le voyage du C nada... dans un coffre. Il prétend que cette manière de voyager „ n est plus rare. Un de ses concitoyens voulut ^ s'échapper de la même façon de l'Angleterre; ?| mais il eut moins de chance, fut découvert et... coffré. q V « Aga Khan » • L'Aga Khan, chef des Musulmans des Inde anglaises est reparti du Caire vers les Indes. Pendant son séjour de trois semaines, !e Sultan lui a accordé audience et lui a présenté ministres et notables. Il a visité les divers camps de ses coreli- d g»onnaires dans la région du canal de Suez. il LA GUERRE Sur le iront occidental Le bombardement de Reims D'après un télégramme de Paris, la « Deut >che Tageszeitung » annonce que le bombarderont de Reims a recommencé, plus fort. Pas moins de 108 bombes sont tombées sur a ville le 12 janvier. Les dégâts sont très considérables. L'offensive allemande D'après une dépèche particulière que la Deutsche Tageszeitung » vient de recevoi: Je Copenhague on s'attend :■ Paris à voir lés Allemands reprendre efficacement l'offensive au 'commencement du printemps. Renforts canadiens Le gouvernement canadien a donné ordre je mobiliser le troisième contingent canadien. Le gouvernement aurait projeté de laisse1, aux soldats engagés le droit de vote. Lors des élections générales, ils pourraient voter par lettre. La Nouvelle-Zélande a pris déjà la même mesure. Sur le front oriental Les attachés militaires étrangers D'après la << Deutsche lageszeitung » les attachés militaires étrangers qui ont été jusqu'ici les hôtes de l'état-major du front occidental sont partis pour le front oriental. Un Cémenti La « Frankfurter Zeitung » dément les bruits qui courent au sujet d'un voyage du comte Witte en Allemagne pour s'y entretenir au sujet de propositions de paix. Les réserves russes Huda Best, 15 janv. — De la <« Deutsche Tageszeitung » : D'après des dépêches venant de St-Pétersbourg tous les réformés des classes de 1875 à 1895 seront soumis à un nou veau conseil de revision. La misère en Pologne Wisliec Rose, président de la fondation Ro-nkefeller à Washington pour la distribution de secours pendant la guerre, quelques autres membres du Comité, et Ern. Bicknell, direc-:eur de la Croix Rouge américaine, sont arri-vés en Pologne après s'être fait mettre minu-ieusement au courant par le comité américain 30ur l'approvisionnement de îa Belgique. Ces messieurs désirent également approvisionner ia partie de la Pologne occupée par es Allemands. Dans ce but et sous la conduite l'un chef de division du département des affales étrangères et d'un officier, sous les ordres lu généralissime dans l'est, ils commenceront in voyage par la Pologne russe et visiteront : >osno\vice, Czentochowa, Sieradz, Lodz, Loviez, Kutno et Kalo. Le gouvernement verra avec plaisir, déclare e « Norddeutsche Alg. Zeit. » l'initiative hu-nanitaire. de l'Amérique pour soulager les indi ,ents civils, initiative qui, en Belgique, a déjà iroduit tant de bien. L'Amérique fera la même hose pour la population civile de 1a Pologne iui est dans un état plus misérable encore. AVIS Les personnes qui désirent se charger e la vente du JOURNAL DE GAND oit à Gand, soit dans d'autre localités u pays, sont invitées à se présenter u bureau du Journal, rue de Flandre, 3, INTRE 8 et 10 HEURES du matin. iur le front turco-russe Les Turcs en Perse Petrograde, 13 janvier (Reuter). — L'avant- < arde turque a occupé Tabnz, dernièrement ; vacuée par les Russes (en Perse, prov. d'A- I îrbeidzan). « Ce communiqué russe confirme le communi-lé turc que nous avons donné hier. En Allemagne La situation ( Le « Morning Post » de Londres commente I ms un long artic'e la situation en Allemagne i dit entre n-*****. En général, on doit le dire, l'Allemagne est -iicore aussi bien fournie de vivres qu'au commencement de la guerre. L'Allemagne ne s'est adressée à l'Amérique c-i à d'autres Etats que pour obtenir des vivres pour la Belgique. Inscriptions sur le Grand Livre de la Dette publique Les inscriptions sur le Grand Livre de la dette publique étaient au M déc. dernier de 2.014.142.600 marks, contre 1.491.038.510 au 30 sept. 1914 et 1,301.193.600 au 31 déc. ff913. Les Préparatifs militaires On annonce de Rome que, d'après des renseignements officiels, l'Allemagne continue se^ préparatifs militaires sur une grande échelle Elle lève toutes ses réserves pour être en état de tenter un grand coup au commencement du printemps. Elle a assumé également la direction de la campagne de l'A-itriche contre !a Russie et la Serbie et de la Turquie contre la Russie e: l'Angleterre. En Italie Un démenti D'après la « Deutsche Tageszeitung » l'A zencia >« Stefani » dénient la nouvelle qu'un grand nombre decoles pubiiciues seront fermées pour servir de casernes aux soldats appelés sous les armes. La question des Dardanelles On mande de Vienne à la « Deutsche Tageszeitung /> que le « Wiener Fremdenblatt » apprend de Constantinople que le g:::. ment italien a déclaré par voie diplomatique aux gouvernements français et anglais que l'Italie ne saurait rester inactive si une opéra-don quelconque était entreprse contre les Dardanelles. L'Italie se verra obligée d'abandonner la neutralité qu'elle a observée jusqu'ici strictement.—.—.—.—.—.—.—.— En Norvège Condamnation d'officiers Trondlieim, 13 janv. — De la « Deutsche Tageszeitung» : Le commandant du fort d'Ag-denes, de même que plusieurs officiers des navires qui gardaient la côte et l'entrée du port, ont comparu devant un conseil de guerre, accusés de n'avoir pas fait leur devoir. Les navires allemands > Brandenburg >> < i. Berlin » étaient entrés dans le port sani être aperçus. Ce n'est que le matin tôt, que officiers norvégiens virent, à leur grande stupéfaction, les navires étrangers dans le psrt. Le conseil de guerre a condamné le commandant à 1S mois de prison, les officiers à Kl mois. En Suède Le Retour de Nordenskjold Christiania, 13 janv. — Hier est arrivé ici l'explorateur suédois bien connu Nordenskjold qui a fait une expédition de deux ans dans les contrées de la Bolivie les plus éloignées. L'explorateur a découvert des tribus indiennes, qui étaient encore d'authentiques cannibales et qui avaient une civilisation correspondant à celle de notre âge de la pierre. Par contre il a trouvé des restes de tribus indiennes qui avaient atteint un haut niveau de civilisation. Nordenskjold a découvert des ruines de ailles, qui avaient été bâties en terrasses, en jrès, et qui possédaient des fortifications qui auraient pu affronter un bombardement par des :anons de le fin du XIX1' siècle. Il a trouvé aussi des céramiques et des ta-jleaux qui avaient quelque analogie avec les ableaux de nos cubistes el de nos fantaisistes. Nordenskjold était accompagnée en cette expédition le sa jeune femme. Un de ses deux tutres compagnons a été assassiné par les ndiens. En Russie La valeur de l'or Le comte Witte, a, il y a peu de temps, L.. me conférence devant une réunion de fabricants russes, sur la valeur de l'or russe, : ' it ressortir que le système qu'il a inauguré a épondj aux attententes. Le comte Witte dément que l'émission en or russe ne puisse se maintenir que grâce aux emprunts étrangers. Maintenant le temps est toutefois arrivé de prendre des mesures pour maintenir la valeur du rouble. Il faut tâcher d'augmenter le stoc k er la production d'or. Le commerce en or en Russie est dans cet ordre d'idées de la plus grande signification, car l'empire est, à côté de l'Angleterre, le seul pays des nations belligérantes qui produit de l'or lui-même et 11e doit pas l'acheter sur des marchés étrangers. La valeur du rouble ne don pas être détei-minée par l'une ou l'autre bourse et la spéculation su.' le rouble doit cesser. En fin de compte le comte communiqua qu'il avait rédigé un rapport complet sur la question et qu'il l'avait communiqué au ministre. En Roumanie Bruits de mobilisation démentis La légation roumaine à Londres v les bruits concernant la levée de six clar la réserve. Aux Etats-Unis La Flotte Amsterdam. 14 janvier, — Rcuter annoncc de Washington : La Commission de la Marine a accepté le programme pour l'accroissement de la flotte. Dans ce programme figure la construction annuelle de 2 cuirassés, fi torpilleurs et 17 sous-rrrarins. Ce programme fera partie de la proposition de loi sur la marine, qui sera soumise sous peu aux membres de la Chambre. Une intervention pour la paix Londress, 14 janvier. — La » Frankfurter Zeitung » apprend par l'intermédiaire de journaux hollandais qu.'on dcinent officiellement à Washington que le président Wilson fera partie d'une commission pour amener la paix en Europe. Le Président comprend qu'il ne sera pas possible de faire accepter la paix par aucune des Etats belligérants. Il ne présentera plus ses services avant qu'il n ait la certitude qu il sera le bienvenu auprès les puissances. En Mer Naufrage du « Castor » Le vaisseau norvégien « Castor » a sombré dans la mer du Nord. D'après les dires du capitaine il aurait heurté une mine anglaise. Un chauffeur seul a péri. L'équipage est arrive à Hambourg. C'est à tort qu'on avait signalé antérieurement la perte.de ce navire comme étant russe. La Guerre en Pologne La Vie militaire à Lowitz d'après un Correspondant Allemand M. W. K. Gomwoll, correspondant de la Kolnische Zeitung, trace le tableau suivant de la situation à Lowitz : « Au nord-est de Lodz, dans la direction de la contrée de Rawka-Bzura, se trouve la ville de Lowitz, la capitale de l'ancien royaume du même nom. Pour les opérations allemandes qui avancent lentement vers l'est de la Pologne, la prise de Lowitz, qui, eut lieu peu avant la Noël, fut d'une très grande importance. En effet la ville est un centre de quelques lignes de chemin de fer, pas trop nombreuses en Pologne, tant s'en faut. Ces lignes se dirigent vers quatre directions, une vers Lodz, une seconde vers Kutno, puis deux vers l'est, respectivement vers Socl.aczew et Shierniewicze et depuis les quelques jours que des Allemands se sont avancés par Rowa, Skierniewieze et Lowitz, il règne sur ces lignes une grande activité. Même on travaille déjà à la ligne vers Sachac-zew, quoique les Russes aient encore toujours cette dernière ville en leur pouvoir. Avec Lowitz comme centre les Allemands disposent d'un bon nombre de voles, qui seront fort utiles car elles passent non loin derrière le front; elles facilitent donc le transport de tous les approvisionnements. On le sait déjà, les chaussées, les route sont impraticables en Pologne, les chariots du train ne peuvent avancer que très difficilement, quelque fois même, pas du tout; les chemins de fer remplaceront donc ici les autos qui font toLt le service sur le front occidental. Les Russes, en se retirant, ont cependant essayé de grouper leurs troupes devant Lowitz pour rester maîtres de la ville, mais ce fut en vain. L'artillerie allemande et autrichienne bombardait si violentent la ville que les troupes russes durent se replier de nouveau. Les Russes ont occupé alors les retranchements préparés déjà longtemps auparavant dans la contrée de la Bzura et de la Rowka, deux affluents de la Vistule. Constamment on entend à Lowitz, le tonnerre des batteries austro-allemandes, qui harcèlent sans pitié les Russes. Chaque jour un grand nombre de prisonniers russes passent par ia ville, pour être expédiés plus tard vers l'Allemagne par le chemin de fer de Kutno. Sur la Grand'place de Lowitz se trouve l'église catholique avec ses deux clochers baroques et sa longue et haute nef. Le bâtiment qui n'a aucune importance artistique, a peu souffert du bombardement, et sert maintenant d'asile pour les prisonniers russes, qui pendant la journée entretiennent les routes sous la garde des Allemands. De toutes les villes de la Pologne par lesquel-a passé le front russo-allemand, Lowitz donne , l'impression de guerre la plus saisissante, quoiqu'il y ait des villes, entre autres Kalisch, dont des quartiers entiers sont tout à fait en ruine, qui ont beaucoup plus souffert que Lowitz. Cette vieille ville polonaise, qui compte à peu près 14000 habitants, n'a qu'un nombre relativement peu important de maisons détruites, mais aucune fenêtre n'a encore ses vitres, ce qui doit avoir été provoqué par l'explosion des grenales sans nombre que les canons allemands ont vomies pendant des jours sur la ville. On croit pourtant que la cause principale est dans les obus de 30, qui ont détruit quelques maisons, dont les pierres jonchent la place. Un carreau intact était les premiers jours quelque chose de rare à Lowitz. Un vent glacial fouettait la pluie et la neige dans les chambres : il a fallu mettre fous les meubles devant les fenêtres pour se mettre au moins à l'abri de la pluie ou de la neige. Quoiqu'on ouvrit d'après les lois de ia guerre toutes les maisons inhabitées ou fermées, le manque de bonnes chambres se fit durement sentir. Jamais et nulle part jusqu'ici les Allemands ne s'étaient trouvés dans une ville devant un pareil défaut de logements habitables. Dans la ville règne maintenant encore une grande agitation. Continuellement des troupes allemandes passent dans la direction de la contrée des rivières Rawka et Bzura ; les transports de munitions et de vivres roulent lentement par les rues étroites, lourdement l'artillerie s'avance, les caissons suivent en de longues colonnes, tandis que la cavalerie, les chariots de la croix rouge et les grosses voitures automobiles tâchent de dépasser le reste-; et au milieu de tout cela les voitures de l'état major essayent de se faufiler. Ordinairement sur les routes on avance en deux colonnes; en Flandre, sur les grandes routes, il arrive qu'on.s'avance en trois colonnes, mais dans la ville de Lowitz, les rues sont si étroites qu'une seule colonne à peine peut passer. Les différentes places servent de remises poulies chariots, tandis qu'on emploie les rez-de-chaussée des maisons voisines comme écuries pour préserver les chevaux du froid de la nuit. Les premiers jours les officiers même durent se contenter de bancs et de lits de fer sans matelas, tandis que les soldats dormaient avec les chevaux. Ceux-là au moins avaient chaud ! La commandatur a naturellement veillé maintenant au logement de sorte que les troupes qui viennent se reposer à Lowitz y trouveront au moins moyen de dormir convenablement. L'aspect de la ville ne manque pas de pittoresque. Les régiments s'avancent au son aigu des fifres qu'accompagne le grondement lointain du canon. Mais rien de plus impressionnant que ces soldats gaillards avec leur marche énergique chantant eu portant pour le front leurs vieilles chansons allemandes, et surtout cette bien connue : « Gloria ! Viktoria I » Qui aurait oser penser que cette vieille ville de Pologne connaîtrait encore cette vie militaire, rendue grandiose par ce beau sentiment du patriotisme. » Notes de la tournée •r Gand, le dimanche 17 janvier 1915. Donc, le Comité provincial de secours et d'alimentation de la Flandre a ouvert une souscription, dont le produit est destiné à venir en aide, dans la province, aux infortunés à soulager. C'est une œuvre connexe à celle entreprise déjà par le même comité, qui pourvoit à l'approvision lement des populations; d'une part, il fait venir des vivres pour la distribution ou la vente ; d'autre part, il répartira des secours en espèces. Nous ne pouvons que recommander chaleureusement cette liste de souscription à l'attention de nos lecteurs, et de tous ceux à qui la misère des temps a laissé quelques ressources disponibles. 11 faut savoir se priver du superflu,

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Cet article est une édition du titre Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Gand du 1856 au 1923.

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