Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire

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s.n. 1918, 30 Novembre. Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire. Accès à 20 novembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/8911n7zk5v/
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Samedi 30 Novembre '1918 UN NUMERO OTirtfZT? flTWTTïtni'K PUBLICITE Annonces la ligne, fr. O.i Réclames » fr. l.i Faita divora » fr. 4.1 Avis de sociétés » fr. 2.( (Tarif provisoire)' JOURNAL DE LIÉGE FEUILLE POLITIQUE, LITTERAIRE ET COMMERCIALE. - FGUBËE EN 17E4 RÉDACTION ET ADMINISTRATION : 22, RUE DES DOMINICAIN"? ■>■> ^UBEDDTfE Annûïucoa la lign* lté 0.1 Réclames » fr. t.l Faita clivûiW u tr. lut 'Avia dû Bûciétfo U fr. 2S. NOTRE ROI Notre Roi, celui que nos Alliés appelle à juste titre Albert le Valeureux, fera s entrée aujourd'hui à Liège. La Cité Ardente se réjouit d'exprimer s enthousiaste attachement à nos souverai bien aimés. Elle sera heureuse d'applaudir et d'£ clamer, à la tète de ses troupes victorieuf le R0i-S0ld.1t ot ki Reine Consolatrice. Depuis combien d'années n'attende pas cotte heure heureuse, cette heure trioi phale 'dont "a vision splendide l'a soul nue aux moments de découragement et ci en ce moment, la dédommage de tout ses misères. Attachée à nos institutions, ia popul tion liégeoise n'a jamais failli au patri tisme et l'occupation étrangère n'a p; éteint en elle K ferveur de son loyalisme Déjà en 1913, lors de la Joyeuse Entr du Roi et de la Reine, Liège a laissé pa 1er son cœur débordant d'enthousiasme d'affection. Aujourd'hui qu'ils nous reviennent gra: dis par l'épreuve, auréolés de gloire, noti émotion ne connaîtra plus de bornes. ^ Voici Celui qui fut îe digne représentai de l'honneur e* de la loyauté du pays, qi sut faire entendre la voix du devoir au heures critiques et qui sut opposer aux m naces de l'envahisseur la calme résolutio du défenseur cii. Droit. QUi ne se souvient de cette séance mi morable au r;urs de laquelle le Roi vir annoncer qu'à la suite de la violation di territoire par les hordes allemandes, partait se mettre à la tête des armées ? Une émotion intense serrait à ce me ment tous les cœurs, elle eut un profon retentissement dans le .pays. Traduisant les sentiments de tous, le Re s'exprimait ainsi : « Partout, en Flandre et en Wallonie » d'ans les villes et les campagnes, un seu « sentiment eircint les cœurs : le patrie » tisme ; une seule vision emplit les es » prits : notre indépendance compromise h un seul devo'r s'impose à nos volontés » la résistance .opiniâtre. » C'était traduire éloquemment les senti ments de la nation. Et^ aujourd'hui que les heures de deui et d'épreuve si idS\ passées, que nos cœur: sont à la joie, rue1 la ville tout entière re naît à la Liberté, qu'un souffle de victoiri enfièvre tous nos drapeaux, nous pouvons dire aussi qu'un seul sentiment étreint le: coeurs: le patriotisme; qu'une seule vi sion, joyeuse e; lumineuse cette fois, em ellent plit nos esprits : notre indépendance i son conquise ; un seul devoir s'impose à volontés : l'union dans le travail et la p r son sociale. Tains Qui ne se souvient de l'énergie virile de l'indomptable résolution avec lesque d'ac- il lança la phrase suivante : euses « Personne, aans le pays, ne faillira ;. son devoir ! » cî-elle Cet appel n'a pas été sans écho et d-riom- toutes les classes de ia société, le peu oute- belge a fait grandement son devoir. , qui, Le Roi lui-même a dit éloquemment à outes Chambre comment l'armée s'était comp tée devant l'ennemi et les admirables pula- sultats qu'elle a acquis. itrio- Le Roi la connaît, cette jeune et v; pas lante armée ou'il n'a pas quittée, dont ime. a partagé les angoisses et les périls. Il titrée gravi avec elle le rude calvaire de l'Ys par- Pied à pied, :i a défendu contre un en: le et mi de beaucoup supérieur en nombre, lambeau de la patrie que la bravoure jran- nos enfants nous avait conservé. îotre Quand l'horizon s'ost éclairci, il a p lui-même la direction des opérations c Ltant devaient à jamais purger notre sol de qui souillure de l'allemand'. aux A ses côtes, une femme admirable, u me- épouse dévouée, une mère aimante. E ition les premiers jours, elle s'arracha au ch; me blond des tètes chéries et, puisant da mé- son cœur généreux la force et le coura vint nécessaires, 1a Reine prit le brassard i du l i Croix Rouge et prodigua ses soins a' il bessés et aux malades. Au chevet des mo s? rants, elle fut Je vision souriante et dou mo- dont ils emportèrent au-delà le radiei [ond souvenir. Elle a ainsi mérité à jamais nom de Reine Consolatrice. Roi Donnant l'exemple à tous les citoyen Ir-» Roi inscrivit son fils dans les cadr •nie, dj l'armée. Le prince Léopold appartie: seul au 12c de ligne qui fait son entrée trior -rio- phale à Liège. Le Roi a voulu ainsi rend es- hommage à l'hf roïsme magnifique dont n ise ; tre régiment a fait preuve à la défense < tés : Liège et à la bataille de l'Yser. Liège, depuis de longs jours, attend avi inti- impatience l'heure bienheureuse où pou ront s'exprimer librement ses sentimen euil de gratitude ec d'admiration envers s ïuts vaillante arm4e et son chef indomptable re- L'heure est enfin venue et de tous li oire cœurs, pourra bientôt jaillir ce cri qi rons nous brûle les lèvres depuis si longtemps les Vive le Roi ! vi- Vive la Reine ! em- Vive la Famille Royale ! LA JOURNÉE ROYALE A LIEGE A LlfcAiL samedi 30 Novembre 1918 Leurs Majestés le Roi, la Reine e S. A. R. le Prince Léopold arriveront de main à cheval, à 10 heures du matin, au) confins de la ville, à la rencontre de: rues de Hesbaye et Ste-Ma.rguerite. Là, nos hôtes royaux seront reçus pa M. Delvaux cJo Fenffe, Gouverneur de I; Province, accompagné de M. Kleyer, bourg mestre. Le cortège reyial suivra l'itinéraire ci après indiqué : s Rue* $e Hesbaye, Ste-Marguerite, St-Sé vérin, Léon' Mignon, de Bruxelles, placf Notger, placcxSt-Lambert, place Verte, place du Theàtiv^ rues de l'Université, iU la Cathédrale, P#nt d'Avroy, boulevard d'Avroy [çteé* "éot), avenue Rogier, Ternisses. S Le Roi, la Reine, le Duc de Brabant arriveront à hauteur des Terrasses vers midi. A cet endroit, toutes les troupes défileront devant 1« Roi. Après le défilé, Leurs Majestés, toujours à cheval, se rendront par les boulevards au Palais. Les autorités sont invitées à s'y trouver dès midi 1/4 ;.t à se rendre par le grand escalier (entrée place Notger), dans la salle du Conseil Provincial. Elles voudront bien se grouper en corps et seront admises à saluer le Roi et la Famille royale. Après cette réception, M. le Gouverneur et Madame Delvaux de Fenffe offriront, dans les salons du Palais, un lunch auquel prendront seulement part la famille Royale, les personnes de la suite, M. le Bourgmestre Kleyer, et M. l'Echevin Hé-nault.Leurs Majestés se rendront ensuite en auto par la rue de Bex à l'Hôtel de Ville où elles seront reçues à 2 heures et demie par MM. le Bourgmestre, les Echevins, les membres du Conseil communal, etc. De là, Leurs Majestés iront à la Cathédrale où elles arriveront vers 3 h. 1/4 et seront attendues par le Chef diocésain Mgr Rutten, entouré de son clergé. Cette visite faite, le Roi et sa suite regagneront Bruxelles. Il est très instamment recommandé au public, eu égard surtout aux dimensions do certaines rues suivies par 1e cortège, 'le se ranger autant que possible des deux côtés, de manière à laisser le passage libre. Le terre-plein entre les deux terrasses doit demeurer complètement vide pour recevoir la suite du Roi et des autos. ■X- Voici les indications relatives aux itinéraires : A 10 heures. — Arrivée de LL. MM. le Roi et la Reine et de S. A. R. le Prinice Léopold, rue de Hesbaye. A 10 h. 10. — < Départ pour les Terrasses (avenue Rogier), où aura lieu le défilé des troupes. Itinéraire î Rue de Hesbaye, rue Sainte-Marguerite. rue Saint-Séverin, i-ue Léon Mignon. rue de Bruxelles, place Notger place Saint-Lambert, (côté du Grand Hôtel)', place Verte, place du Théâtre, rue de l'Université, rue de la Cathédrale, rue Pont d'Avroy. boulevard d'Avroy (côté gauche), avenue Rogier. A 11 h. 16. — Défilé des troupes. A 12 b. 30. — Le défilé terminé, LL. MM. le Roi et la Reine et S. A. R. le Prince Léopold se rendront au Palais Provincial. Itinéraire : (Boulevard d'Avroy, boulevard de la Sauvanjère. nlace du Théâtre, place Verte, place Saint-Lambert. ii- « vive ia gamine Koyaie ! iiiiw EA 3 heures. — Réception de LL. MM. et de S. A. R. à l'Hôtel de Ville'. Itinéraire : Place Saint-Lambert, rue do Bex, place du Marché. A i h. 19. — Visite à la Cathédrale. Itinéraire : Place du Marché, rue de Bex, place Saint-Lambert, place Verte, rue de l'Harmonie, rue des Dominicains, rue Vi-nâve-d'Ile, place de la Cathédrale. A 4 h. 30. — Départ. Les troupes qui défileront Nous pouvons dès maintenant donner x quelques renseignements au sujet de la s composition des troupes qui défileront à la suite de LL. MM. le Roi, la Reilne et r de S. A. R. le prince Léopold. a A 10 heures, la colonne sera constituée r. sur la route de Bruxelles à Liège, la tète à hauteur du carrefour de la rue Sainte-: Marguerite et de la rue de Hesbaye. Le commandant de la 3c division d'ar-niée prendra le commandement de la co-'' lonne, qui sera composée comme suit : 1. Etat-Major de la 3e D. A. ' 2. Etat-Major de D. J. 3. les 12e et 14e de ligne. 4. Un bataillon avec les drapeaux des 99 et lie régiments d'infanterie, des 1er et 4e chasseurs. j 5 Un bataillon du génie. 0. Artillerie, 3 groupes d'artillerie et un - groupe de mortiers de 220 T. R. (2 batteries composées chacune de neuf tracteurs J avec voiture remorquée.) 5 7. Les 1er et 2e escadrons du 2e lanciers.J' L'infanterie et le génie défileront en dou- 1 be colonne de marche ; l'artillerie en co- 2 lonne par deux. Après le défilé, un escadron du grour 3 peinent léger (2e lanciers), avec étendard, L escortera la Famille Royale dans ses visites au gouvernement provincial, à l'Hôtel de Ville et à la Cathédrale. , Toutes les troupes, aussitôt la revue terminée aux Terrasses, se rendront dans ; leurs cantonnements respectifs dans la > ville, ainsi qu'à Ans et à Glain.. -l.es mesures d'ordre l A l'occasion de la visite de LL. MM. le » Roi et la Reine, et l'entrée à Liège des » troupes victorieuses, les disposition^ sui-; vantes ont été prises en vufc de régler la circulation et le stationnement sur la voie . publique. Le stationnement et la circulation sur la voie publique des cavaliers, tramways, bicyclettes, voitures et véhicules de toutes es-. pôces sont interdits le 30 novembre 1918, à partir de 9 heures du matin jusqu'à 3 heures de l'après-midi. Les contrevenants à cette ordonnance sont | passibles des peines de police. Pour que nul ne l'ignore, cette ordonnance a été portée à la connaissance de nos concitoyens par voie d'aiffiches. 1 1 —— — - Ordre du jour du Roi à l'Armée A l'occasion de la libération de la Belgique, le Roi Albert a adressé l'ordre du jour suivant à l'armée : Officiers, sous-officiers et soldats, Vous avez bien mérité de la Patrie ' Votre résistance héroïque à Liège, à Anvers, à Namur, a imposé à la marche des hordes ennemies un retard qui devait leur être fatal. Pendant plus de quatre années, vous avez âprement défendu dans les Loues de l'iser le dernier lambeau de notre territoire. Enfin, achevant de forcer l'admiration universelle, vous venez d'infliger à l'en-, nemi une sanglante défaite. L'oppresseur qui terrorisait nos populations, profanait nos institutions, jetait aux fers les meilleurs de nos concitoyens, exerçait partout l'arbitraire et le despotisme, ' (I est définitivement vaincu. L'aube de la j tice s'est levée ; vous allez revoir VO9 vil et vos campagnes, vos parents et tous ce qui vous sont chers. La Belgique, reconquise par votre v£ lance, vous attend pour vous acclamer Honneur à nos blessés ! Honneur à nos morts ! Gloire à vous, officiers, sous-officiers soldats. J re- Je suis fier de vous. Je vous ai deinân no3 beaucoup ; toujours vous m'avez donné ' paix tre concours sans compter. La gratitude et l'admiration de la nati le et vous sont acquises. telles ies ~ NOS GÉNÉRAI) 'H*" ^ ^ t la jor- Le général JACQUES ré- C, est le lieutenant-général Jacques qu ail- entrera à Liège à la tète de la 3e Divisioi (• jj d'armée. 1 a Peu de chefs ont conquis comme lui l'ad 3er. miration et l'affection de leurs soldats no- Toils ceux que nous interrogeons à sot le' propos ont la môme réponse : C'était noi de pas le chef, mais le camarade du soldat. Aussi obtenait-il des siens des prodige: iris valeur et d'héroïsme. qui H prit part à toutes les grandes bataille? la l'user, au cours desquelles l'armée belge se couvrit de gloire. me ?n se raPelle la grande bataille du 2C )èc octobre,, aux environs de Dixmude. C'esl là que le chef admirable eut l'occasion de donner toute sa mesure. Attaqué de front et découvert sur la gauche, le 2e bataillon X du 12e informait le colonel Jacques de la . situation critique dans laquelle il se trou-ux vait. colonel Jacques n'a plus une seule ice réserve sous la main. Peu importe. Avec îï un calme impassible, il répond au 2e baie taillon qu'il va le secourir et au 1er bataillon, il envoie l'ordre de reprendre ^ coûte que coûte les tranchées en donnant, "es jusqu'au dernier homme, et il ajoute — ;nt mensonge héroïque — que des renforts ar-m- rivent. Ire Le colonel Jacques a demandé, en effet, 10- des renforts au colonel Meiser, mais il 110 de sait qiiand ils arriveront. Mais par ce grand espoir qui les sou-ec tient, les troupes se lancent dans la four-îr- naise. L'ennemi n'avance plus. C'est l'éner-tts gie du. colonel Jacques et l'héroïsme de sa ses soldats qui ont écarté le danger im->. médiat. es A Dixmude, pendant que l'artillerie fait ui rage, le colrmel Jacques et son état-major s ; donnent -h ses troupes le plus magnifique exemple de calme et de bravoure, en demeurant à l'Hôtel de Ville, que l'artillerie ennemie vise avec une ardeur sacrilège Il n'abandonna cet endroit dangereux ^ que lorsque tout «l'immeuble fut brisé, renva.-é- vc-ir la -violence'de l'explosion. e{. Quand le colonel Meiser, brisé par les efforts soutenus depuis le début de la ba-taille, malade d'épuisement, dut quitter Dixmude, c'est le colonel Jacques qui le remplaça. x C'est alors que se livra la plus formida-jg ble et la plus héroïque bataille : par onze rj. fois ainsi, dans les secteurs du nord et de l'est, par quinze fois dans celui du sud, les Allemands revinrent se buter contre rtrjsl jpiositions jinfranchiiissables, <et 'Dixmude, monceau de ruines et de cendres, er demeure inviolée. la ? Dans la nuit du 25 octobre, sur la route ^ d'Eessen, une bande de Boches avaient et réussi, malgré la fusillade, à atteindre la grand-place de Dixmude. se Major en tête, la troupe poursuit sa à route dans la nuit noire, vers la hute de e_ Taeskerkc, aux cris de « Gloria ! Gloria ! » Elle passe sans le remarquer, devant la r_ maison qu'habite l'Etat-Major du colonel y_ Jacques où l'on a soufflé toute lumière ; mais en face un poste de secours français est resté illuminé ; une salve de coups de fusils y abat un médecin et un aumônier. Quelques heures après, la bande était ,g cernee, et convaincue d'avoir fait sauter la ;t cervelle de plusieurs captifs, était passée /par les armes pour assassinat. * v.Cet incident extraordinaire, que nous n empruntons aux pages de gloire du «Cour-1. rier de l'Armée » fut le dernier que con-;g nut la brigade des lie et 12e de ligne. Le 26 octobre, les Sénégalais relevaient les L. Belges. Les bataillons noirs ne purent arrive* que par petits paquets à cause de u la violence du bombardement. Le colonel Jacques s'en ira de Diximude le dernier après avoir remis le comman-^ dement de la tète de pont au colonel du j régiment de Sénégalais. j' C'est à la suite de cette résistance héroï->1 "Tue qne le nom de « Dixmude » fut inscrit sur les étendards et les boucliers des pièces. La Croix de l'Ordre de Léopold qui décore les drapeaux des lie et 12e de a ligne est le symbole dé gloire et d'immortalité dont l'éclat ne se ternira jamais. Un trait du général Jacques Le général Jacque's était très populaire e dans 1 armée. s 11 devait cette 'popularité à ses façons fa-. mihères et simples. a II aimait tout particulièrement les Lié-e geois. Il rencontre un de nos poilu» qui le 1 salue. — D'où es-tu ? — Je suis de Liège. '» 77' f(l Lid?e. Volà on paquet d' ciga-3 rettes. T este on brave. t Le général LEMAN Le général Léman commande la lie Di-3 vision d'armée. Il fut l'âme de la défense de Liège et, dans le monde entier, son nom fut acclamé. . On se rappelle qu'il faillit périr lors de 1 explosion du fort de Loncin où il s'était q réfugié. 5 Les 4/5 de la garnison restèrent ensevelis sous les ruines. Quand on parvint 5 les en retirer, ils étaient à demi asphyxiés el portaient les traces d'horribles blessures. " Le général I.yman fut transporté évanoui. Quand il fit rapport au Roi sur la. catastrophe, le général Léman eut un mot sublime qui résume le caractère de ce vaillant soldat : , — J'aurais été heureux de donner ma vie s pour la Belgique et pour mon Roi. La mort 3 n'a pas voulu de moi... Tel est l'homme que les Liégeois auront 5 1 occasion d'applaudir dimanche à la tète 3 de ses troupes. Le général Léman est arrivé à Liège ce soir, accompagné de sa famille et de quelques officiers supérieurs. Le défenseur de Liège a été reçu à l'HÔ-c tel de ville par nos édiles, où Si. Valère - Hénault lui a adressé un compliment de > circonstance. us- ^ Le général, qui s'est ensuite rendu tles 1 hôtel de Suède, a été acclamé par la 1 3ux pulation. Il a dû se; présenter au balc de hôtel où iî a remercié la foule enth*. ail- siaste et reconnaissante Le générai JOOSTENS et La 3e division d'infanterie, qui compre. les 9e, lie et 14e régiments de ligne. 1 idé commandée par le général Joosiens, qui c vo- lilera à la tète de ses troupes. Cet officier, dont la popularité est gran ion dans l'armée, a eu une carrière dès pl •brillantes. Au début de la guerre il coi mandait le 1er réginjent des lanciers q participa aux premières opérations de guerre. A l' Yser, ce * régiment d'élite I Lr d'un grand se 1 ours pour les services reconnaissance et ses cavaliers, avec l'i fanterie belge et les fusiliers marins fra çais, contribuèrent à .urèter l'ennemi da sa marche en avant. Cette page glorieu aurait suffi pour classer le 1er régime; des lanciers et son chef distingué parmi n< [ui belles unités de combat. Du. 1er lancier on M. Joostens fut nommé général de brigac à la division de cavalerie. Puis, après ( d- nouvelles actions d'éclats à la tête de s< ts. guides, il fut appelé par le Roi au grac du de général à la 3e division d'armée. C >n fut, pour lui, une occasion nouvelle t prouver ses rares qualités d'entraîneu es d'hommes et de brillant soldat. La pai qu'il prit à la dernière grande ofîensiv» es qui devait contribuer à la déroute alli îl- mande, fut considérai te. Sous ses ordre: Li. ,;p division d infanterie fit des prodige 20 d'héroïsme. Toujours a.u feu de l'action ell st • e couvrit de gloire au cours de ces joui 3e nées mémorables. ni Faut-il ajouter que c'est au général Joos >n. tens que revient la plus grande part d la la belle attitude des troupes qu'il avait sou u- son commandement. C'est que toutes avaier pour leur chef le respect, l'admiration e le la foi qui engendrent les grandes action îc d'éclat. Tel est le brillant officier que nou a., verrons défiler aujourd'hui à la tête de 1; 1- 3e division dont l'Etendard porte la Croi: •e de la Légion d'Honneur. ît Le srér&éral BALT3AT r- I.e général Baltiat commande la 9e di t, vision d'infanterie qui comprend le 1er e' l0 -ip chasseurs et le 9e régiment de ligne. Ces unités font également partie de la 3e divi sion d'armée qui. en raison de ses action; d'éclat, fut à juste titre baptisée la » Di vision de Fer ». e Le général Iîaltiat était, au début de le i- guerre ,chef d'Etat-Major de la Ire divi sion de cavalerie qui prit une part pré t pondérante à la bataille de Haelen, qu r coûta aux Allemands de si lourdes pertes e et arrêta l'ennemi dans sa marche vers »- Bruxelles et Anvers. e II fut nommé ensuite lieuitenant-colone! e et prit le commandement du régiment des x guides. Il fut ensuite élevé au grade de général et mis à la tôle de la 6e divisior d'armée. De là, ii passa au commande-:s ment de la 9e division d'infanterie de la 1- 3e division d'armée. r Le général Baltiat se distingua particu-e lièrement au cours de la dernière grande offensive de l'Yser. Ses troupes furent en-l- gagées dans les terribles combats qui se e eléroulèrent pour la prise de la forêt t ri'T-loutuftst tet ce «qui ;eutJ pou'r 'rèsultot l'ébranlement de tout le formidable ?ys-e tème de défense allemand. La 9e division se distingua également à Roulers qu'elle , enleva après d'héroïques combats. Son brillant chef contribua largement à 3 ce succès et son nom restera étroitement t lié aux actions glorieuses qui devaient 1 amener la retraite des Allemands et la univiciuti; utj IU. punie. I —aô-o-c*». «w» Révélations sensationneiies sur les origines de la guerre On mande de Munich 24 novembre : Le nouveau gouvernement bavarois publie des documents officiels sur les origines de la guerre ; il vient de mettre au jour un rapport du ministre do Bavière à Berlin, M. von 1 erohenteld qui, le 18 juillet 1914, écrivait à son gouvernement : « La démarche que le cabinet de Vienne est décidé à faire et qui consistera en la remise d'une note qui aura lieu le 25 juillet, a été retardée jusque-là parce qu'on voudrait attendre le départ de MM. Poin-caré et Viviani de Saint-Pétersbourg, afin de faciliter avec les puissances de la Du-plice une entente sur une éventuelle action en sens contraire. Jusque-là on se donne, à Vienne, des apparences pacifiques en mettant en congé simultanément le ministre de la guerre et le chef du grand état-major. On agit aussi avec succès sur la presse et la Bourse. » On reconnaît à Berlin que le calinet de Vienne procède avec habileté. » Après avoir formulé les exigences de la note à envoyer à la Serbie, ce document ajoute : « Il est évident que la Serbie ne peut pas souscrire à ces exigences, (pui sont inconciliables avec sa dignité d'Etat, indépendant. » A Berlin, on approuve absolument VAutriche de profiter de l'heure favorable, même au risque de complications ultérieures. » Ppinglons encore les déclarations suivantes : « On pense, à Berlin, que c'est l'heuro du destin qui sonne pour l'Autriche. Aussi, c'est pourquoi on >a répondu sans aucune hésitation, à la questiem de Vienne, que nous étions d'accord avec toute initiative, laquelle se déciderait même au risque d'uno guerre avec la Russie. » M. von Lerchenfeld continue en disant : « M. lloyos, chef du cabinet du comte Berchtold, ejui vint à Berlin avec une lettre autographe de François-Joseph, avait des pouvoirs si étendus aue l'Autriche-Hon-grie fut même autorisée à entamer avec la Bulgarie des pourparlers pour son entrée dans la Triplice. » La Ballplatz ne semblait même pas s être attendue à une adhésion aussi com-plète do Berlin. M. Zimmermaniï avait l'impression qu'à Vienne on fut presque désagréablement Surpris-de voir <pie Berlin ne donnait pas des conseils de prudence et ne recommandait pas la réserve, » Berlin trouvait d'ailleurs que Vienne était trop hésitant.• On aurait préféré que l'action contre la Serbie ne se fit pas attendre si longtemps et que l'on n'eût pas laissé à la Sertie le temps d'offrir <®on-tanément, peut-être sous la pression franco-russe, les satisfactions demandées par l'Autriche. » Le gouvernement de l'empire allemand en faisant ressortir que le kaiser est en voyage dans le nord, crue le chef du grand - état-major et le ministre de la guerre sont en congé prétendra qu'il a été surpris au- idu à tant que les autres puissances par l'act la po- de 1 Autriche. » jalcon « Le rapport Lerchenfeld mentionne a ithuu- si une communication confidentielle conseiller de l'ambassade d'Allemagne Vienne qui, quelques jours auparava ? avait déjà soulevé à Vienne la (puestion 1 indemnisation de l'Italie par la cess prend du Trentin méridional. » e, est Enfin, le 31 juillet 1914, on téléphon ui dé- de Munich -à la légation de Bavière Berlin, ce qui suit : rande II y a en ce moment deux ultimatu plus posés, l'un de douEe heures; à Péte com- bourg, l'autre de dix-huit heures à Pai s qui A Petersbourg, on demande le motif de la ] ; mobilisation ; à Paris, on demande e fut l.t France _ restera neutre. Naturellem< 3s , de des cL;ux côtés la réponse sera négative, lui- mobilisation aura lieu au plus tard t Iran- medi 1er août, h minuit. Le trrand ét dans major prussien voit venir la guerre ai ■îeuse ]a France avec la plus grande confiani ment î] compte que la France sera abattue i nos quatre semaines. .L'esprit général c ciers, mauvais >Unis l'armée [française : igado France a peu <1e canons à tir rapide 3s de un mauvais fusil. 3 ses fin rapport du \ août 1914 .duquel il r« ;rade sort que la. Turquie s'était déjà à ce m '• L.G n:^nt engagée.à marctter aux côÇë&ide l'Ai] ' magne et à mobiliser, dit, en outre, ; neU1' sujet do la Belgique : part « L'Allemagne ne peut pas respecter 'Sive, neutralité de la Belgique.Le chef du grai aile- éfat-major a déclaré que même la ne aies, tralité anglaise serait itrop fohèremci •fp payée, si on devait respecter la Belgiqu i eue C!lr Une g::nrre offensive contre la Franc |oui- n'est possible que sur la ligne de la Bc gique, » joos- ces documents d'archives sont public par Kl"'' Eisn«r, président du conseil b; S yarms. Ils prouvent la culpabilité absoli n f J? ^"illanme U et de Bethmann-Hohvec 1 ™ p là un premier acte de l'ancien réda' ™ t?ur t'1'. « Vorwaerts n dont la valeur pol 1 In t,m,e v,ent de se révéler. Il vient d'en a. ■rniv co7mPIir "n second d'uno haute portée, ■lui* Kurt Eisner est parti mardi pour Berlii annonce une dépêche do Munich. Il d. mandera, nu nom de la. Bavière, non sei lement la liquidation totale do l'ancien n . Rime, mais aussi il réclamera formelli r et T1011! ^r"e toutes les personnes qui, selo Ves ,cs ioouments secrets trouvés aux arch livi- ves ^n ministère des affaires étrangère ions • Blmère- sont responsables de la guerre 1U soient traduites devant une Haute-Cour Di- soient traduites devant une Haute-Cour. ' S LES HAUTS FAITS £ DE NOS REGIMENTS • — onel des Pour commémorer les hautls laits d'ar-de mes aceomplis et l'héroïsme déployé par sion les troupes au cours de l'offensive com-ade- n rincée le 28 septembre 1918, les régiments î la qui se sont particulièrement distingués ont été autorisés à porter sur leuris drapeaux icu- ou sur les boucliers de leurs canons les ndo noms de leurs victoires, suivant le tableau en- indiqué ci-après : i se 1.) Les régiments d'infanterie de la Ire orôt division d'infanterie, les 1er, 13e et 16e ré-ltîat gimenti* d artillerie, le Ille groupe du 17e sys- reginient d'artillerie, la 2e batterie du 1er sion groupe du 1er régiment d'artilierie lourde, 'elle {e Ile groupe du 1er régiment d'artillerie lourde, les Ire, 2e et 3e batteries du Ille !t à groupe du 1er régiment d'artillerie lourde, lent les IVe et Ve groupes du 1er régiment ient d artillerie lourde, les Ire, 2e et 3e batteries ; la du 1er groupe du 2e régiment d'artillerie lourde, la 3e batterie du Ile groupe du 2o régiment d'artillerie lourde inscriront sur ««»• leurs drapeaux ou sur leurs boucliers de Pièces le nom de : CLERCKEiN ; 2.) Les régiments d'infanterie de la 4e division d'infanterie et les batteries du 4e ITÛ riment d'artillerie, le nom de : MESSE'N • llu 3.) Lejj régiments d'infanterie de la 10e' division d'infanterie et les batteries du 10e régiment d'artillerie, le nom de : ZARREN • /t.) Les régiments d'infanterie de la*7e' division d'infanterie et les batteries du 7e régiment d artillerie, le nom de : FORET Pu" D HOUTHULST • m? H.5') . Les régiments d'infanterie do la 8e 1er- rÀl!maï.di.nfïïîer!e et !cs '^tteries du 15e llet bkiIg ? arllUerIe. le nom de : STADEN- imo i- •' ■IjCS ,r^Çinleuts d'infanterie de la 9e >ne division d infanterie et le? batteries du 9e Ê 10 n0m de : 00S'! ,ln" ,.7'.) .Les réçimân.ts d'infanterie de la 6a cfln T1.310" di"fill'tci'ie et les batteries du 6e ?»- RÔQSÎBEKE ; erie' 18 n0m de : WEST- ne" rf;f' - Les..î'4fir"e,1!s d'infanterie de la 12e cet- fiiw°n ? in1-;;nte.rie et le 15e résiment d'ar- tra J° il0 r.eSim<®t d'artillerie, ie 2e or s, O ^ iîu ?7° régiment d'artillerie, les Ire et ^ ®e.,l>latt.entes du Ile groupe du 2e régiment DAFLE "e e> le nom d.e : PASSCHEN- net 9.) Les régiments d'infanterie de la 8e la dW'Sorti11,antoeri0Xet rtc la 110 division mt i in/anterie, le Se régiment d'artillerie et M00^|ffDmE6nt Cl'artm0rie- 10 n0m d0 : iMwvjxvc.i_.niun,. is t" on" — One Dette sacrée o Nous les avens revus, nos chers petite ô h eî U0,3 cœurs étreijlts d'émotion P ont oattu du f Jus noble enthousiasme. -, i°us/es avons applaudis, nous les avons > acclaines. heureux d'exprimer enfin libr*. « ment les serUiments d'admiration et de reconnaissance que nous avons dû contenir g s; longtemps. {. l'l'e,c; indifférents et les plus scepti-it ^u,cs'cs. en encore parmi nous, sont ^ entraînés comme les autres, et leurs cris •c, c ^c'urs gesticulations se mêlent aux cris t. c: a-ux gesticulations de la foule. Honneur a nos braves soldats, à nos s vaillants officiers ! Us peuvent cr.ntempler avec orgueil leur couvre, la libération de la Belgique ; c'est a leurs efforts héroïques, à leur courage indomptable, au saug généreux répandu jt par tant de n.-( rts, que nous devons d'être libres, et nous ne .saurions jamais assez le ,o dire et le proclamer. c La Belgique a. contracté vis-à-vis de ces t- enlJints une dette sacrée. Depuis le plus ,s humble piçuploa jusqu'au plus brillant of-i- ncier, ils ont un droit égal à notre admi-i- ration, à notre reconnaissance. r H en est p umi eux qui depuis quatre rv^.\ t"u'nes llos forts aux boues de d J "> sei', mttent tenacement, héroïquement n contre l'envahisseur, disputant pied' à pied d a un ennemi formidable le dernier lam-it beau de la patrie. i- Sans doute eux aussi ont connu des : ;tion heures de doute, do découragement. I fatigues, les souffrances surhumaines c aus- dû maintes fois abattre leur énergie Da du quel enfer de 1er et de feu n'ont-ils p ie a dû vivre, avec la constante et terrifiai anc, vision de ia mort. A leur côté, ils ont « ae tomber des compagnons aimés, la poitri percée d'une balle, la tète réduite en bou .. lie, ensevelis dans les tranchées et so uan jes gaz aSphyixiants. Si horribles qu'ils soient, ces spectacl uma ne ïes ont ^as démoralisés longtemr ters- Ayant c.onscieilce de la belle mission q iris *eur <^a^i confiée, ils ont puisé dans le f dé T,atriotisme 11,1 renouveau d'énergie ; e si tiaine du boche a fait le reste. ient Qui a.ur^it cru que la nature humai] 2.La Pister ^ des assauts pareils?... 'ea- Ils en sont sortis cependant bn vict ^tat- rieux, en triomphateurs, et aujourd'hui, i ivec «ivent dans nos villes qu'ils ont dé ncei vrées, qu'ils r»pr, rappelées à la vie, les pli en délirants témoignages d'affection et de r est connaissance. la 0 Belgique, sois fière de tes enfants ! xa buis nere ue ies euiaaus i et . E L'iïaîice des Troupes belge A VisS Malgré lo mauvais temps, la populatic de Visé et des environs s'est transport 1 nombreuse à la renconti-e de la divisi( f» de cavalerie qui a fait son entrée dans %e ville jeudi passé. !1" La vallée de la Meuse, à l'endroit mên . où les premiers coups de fusil ont été tin -s en 1014, retentissait des échos de la Vr bançonne de la Marseillaise et du G c le save the king. =•• Le contraste entre la belle cité détrui 9* par les représentants de la « kultur » et ] 1_ gaieté de la population était frappant. Cet c_ population, qui a tant souffert, trouva enfin ^occasion de donner libre cours à 1 joie d'être libérée de ses meurtriers. e" L'allure des cavaliers était un sujet d'i J" tonnement pour tous, l'armée belge, di peinte par les derniers boches comme' ins î" gnifiante et mal équipée, apparaissait dar P toute sa mâle énergie. I_ Les batteries à cheval qui défilaient égi s lement ont été prendre leur cantonnemer S à Warsage. Toute la région, qui a vu la premièi ruée de l'envahisseur, a pu contempler d » près la bonne Tnine de nos traves soldat: Le quartier général de la division si fi< rement commandée par le général Leme: Scier est établi à Devant-le-Pont. Cette division est une de celles qui parter pour l'Allemagne et l'étape d'aujourd'hi 1 amènera à la frontière. Au'bcl et les environs abriteront ce soi . même nos braves ca.valiers, ce sera leu r dernier cantonnement belge • de là ils iror - ,]K)rî!,?T aux boches Que la défaite militair g de 1 Allemagne est complète, chose qu'il t n admettront que quand les contingents à ^ liés seront bien ancrés chez eux. 3 i Vers l'Allemagne Le général Michel vient d'arriver à Liég 3 à la tête de la 4e division en route pour 1 - pays rhénan. 3 Le général Michel est le seul général qu r soit encore depuis 1914 à la tète de sa dj "ui1 ciicum uejjLi» iyi<i a ia leie cie sa cu-i, vision. e e ^ m, • Ceux qui rentrent ? M. Emile D9GNEFFE e Nous avons eu le plaisir de rencontrer g M. Emile Digneffe, retour de Celie-Schlosse . où il fut déporté il y a plus d'un an. 0 M. Digneffe, Président de la Société In-e tercommunale de la province de Liège, dô-; lendant les intérêts de la population belge 3 si indignement spoliée ..par l'occupant, eut 3 à maintes reprises maille à partir avec l'au-[" torité allemande. Dans un discours, resté justement célèbre, 3 dans lequel il défendait le droit de réqui-3 sition pour les communes, il démontra que si la population souffrait d'une disette do pommes de terre, de beurre et de sucre, ^ ce n'était pas dû à l'absence de produit, 3 niais aux tracasseries et aux rapines de l'occupant. Ce: discours fit sensation. C'était une lé-5 gitime protestation contre l'attitude caute-3 louse des Allemands et notamment du commissaire civil, de délectable mémoire. M Dignoffe devait le payer cher. Son ; attituoe énergique lui valut d'être arrêté et comme il n'avait commis aucun dédit, il ; fut brutalement déporté en Allemagne com- 1 me indésirable. I Le camp de Celle-Schlôsse eut beaucoup à souffrir de l'épidémie d'infiuenza qui y fit de nombreuses victimes. > Lo retour de M. Digneffe et de ses com-i pagnoiis s'effectua sans trop de difficulté. I L honorable conseiller communal nous revient bien portant. Tous ses nombreux amis s en réjouiront. M. Léon GREINER M. Léon Greiner, directeur général de la bociété Cockerill, a connu lui aussi les délices de la captivité. La ])Olice allemande crut découvrir à Se-raing uno grande affaire d'espionnage. Elle mit on état d'arrestation les gardes de la Société. ' Arrêté à son tour, M. Léon Greiner, de qui il ne fut possible de relever aucun acte repréhensible, fut acquitté après avoir passé trois mois à la prison do Saint-Léo-; nard. Et comme la police allemande ne lâche pas facilement ses victimes, il fut envoyé ■ comme personnage dangereux au camp de ' Ceile-Schlosse. ' Après 12 mois de détention, il lui fut • accordé d'être libéré dans une ville d'Allemagne, sous la surveillance de la police. ; . En rentrant chez lui. M. Greiner eut la joie d'y trouver son jeune fils, Emmanuel, qui avait été arrêté il v a quelques mois ï en voulant passer la frontière hollandaise ; pour rejoindre l'armce. i M. Armand DESOER M. Armand Desoer, directeur des Acié-ries d'Ougrée-Marihaye, nous revient, lui, . de Vilvorde. Condamné à 16 ans de travaux forcés pour délit d'espionnage, il fut d'abord emprisonné à Rihynbach/. Il était revenu à , 1-a prison de Vilvorde. il t a quelques mois. ' H a beaucoup souffert de la captivité. ■' La vie cellulaire l'a fort affecté. Le régime de la prison était des plus rigoureux. Le ravitaillement laissait beaucoup à désirer. Par suite du changement de camp, les colis personnels oui lui étaient rlpçfirj/ici ne Les La brusque amnistie mit un terme à cetta s ont dure captivité qui aurait pu lui deveni* Dans éatale. s p is fiante M. WALEFFE le ÎUSQ WaJeffe est également rentra urine à Liège. T.1' Appelé à rendre un jugement dans une affaire de vol de cuivre au profit do l'en-nemi, il eut le courage de stigmatiser la wicies conduite de ces Belges qui. non seulement, emp.s. commettaient une malhonnêteté, mais tra-i qui hissaient leur pays en livrant à l'Allema-leur gne les matières nécessaires à tuer les nô-; >a très. ^ette attitude patriotique, qui eut éveillô aaane 1 admiration d'.un autre ennemi que l'Allemagne, valut à M. Woleffe d'être déporté victo- à Holzminden. ii, ils II a supporté sa captivité avec couragd déli- et résignation, soutenu par l'espoir d'une ÉTRANGER ÉTRANGER !S .... . FRANC» Lo maréchal petam zcciamo a Strasbourg: C'est au milieu d'une population exubé-^e rante de reconnaissance et parmi la dé-jjj bauche des couleurs alliées que lo nouveau maréchal de France Pétain a fait son entrée triomphale à Strasbourg à la tête des troupes de l'armée Gouraud ; 1« a_ général Castelnau l'accompagnait. ld L'intervention en Russlo . Genève, 26.— Suivant les journaux fran». , Çais, le Japon mobilise cinq nouvelles ^ classes pour l'expédition en Russie. • ^ Le <t Matin » annonce aussi que des troupes françaises sont débarquées à la côte Mourman, dans la République du , Nord, leur alliée, y-our pénétrer plus a. avant dans le pays. f" ANGLETERRE i Les pertes angolaises ît u^° des pertes anglaises en morts, blessés et manquants, y compris les pri-sonniers, 6ur tous les théâtres de la guerre, , sont les suivantes : Front de l'Ouest E.719.G52 hommes C Dardanelles, 119.729 » r. Mesopotamie, 97.579 »» Autres fronts, 113.031 »> it ——- ii Total : 3.049.991 hommes A la Chambre des Communes, les chif- r fres suivants ont été donnés, qui conflr- r ment les précédents : it Cflfciers Soldats Total •e Morts 37.896 620.829 65S.725 ;s Blessés 92.644 1.939.478 2.03iî.l22 L. Disparus et prisonniers 12.094 £47.050 359.144 Totaux : W2.634 2.907.357 3.049.991 e ALLEMAGNE Li Le chaos [. Les journaux rhénans et ceux de Hambourg et de Brêmo contiennent des détails édifiants sur le chiaos provoqué en Alle-. ^na.gne pai- la rupture do toute discipline et par le désordre qui règno parmi les t troupes rentrant au pays. D'après la « Ga-aette populaire de Cologne m, le seul objectif des soldats est de se rendre à Berlin pour voir la révolution. Arrivant en bandes plutôt qu'en groupes régulièrement constitués les militaires rompent toutes les barrières établies en vue r d'empêcher cet afflux humain. Ils traver- 0 sent le Rhin, s'emparent des trains préparés en vue de leur transport vers les différentes régions de l'empire, obligent les machinistes à changer de route et à se e diriger vers Berlin. t D'autre part, les trains venant du Rhin et qui atteignent Brème offrent un spectacle effrayant. Les voyageurs se pressent , sur le toit des voitures, sur les marchepieds, entre les butoirs et même sur lea 3 essieux. Il en résulte qu'au passage des 3 tunnels se produisent des accidents. , L'armïstico b La Commission allemande do l'armistfco signale aux représentants de l'Entente que sur la rive gauche du Rhin, et particulièrement dans le Luxembourg et. la Saar, la' vie économique subira un trouble profond, si on ne livre pas en quantité suffisante 1 du charbon du bas-Rhin aux industries si-!> dérurgiques du Luxembourg et de la Lor-1 raine. Plus de la moitié de la population danls ces régions vit de l'industrie. Comme suite à 1'éva.cuation hâtive l'Ai» ) lemagne a déjà dû réduire à un tiers l'ap-r provisionnement par chemin de fer. Afin d'éviter un désastre économique pour cette industrie, il sera nécessaire d'envoyer cha-. que jour 2,500 wagons de charbon de plus. Si, toute l'industrie doit être maintenue en 3 activité sur la rive gauche du Rhin, il faudra livrer par jour 4,000 wagons de plus. La Commission demande pour ces raisons que le délai d'évacuation soit prolongé de quinze jours. Elle insiste sur l'intérêt i qu'il y a à empêcher le chômage sur la rive droite du Rhin. ,Si l'ordre y était troublé, ces désordres auraient de la répercussion sur la rive gauche. 3 l Progrès des extrémistes Londres, 25. — Suivant les dernières nou-> velles reçues de Berlin, la sitnation n'a 1 cessé de s'aggraver dans la capitale de-r puis une sanglante éehouffourée qui a eu lieu vendredi soir, devant la préfecture do police. J L'opposition des extrémistes, ayant LieN - knecht à leur tête, s'affirme avec une forco 3 toujours plus grande. Un coup de force semble imminent. t On ignore si les troupes actuellement dans la capitale pourront ou voudront soutenir le gouvernement. i 278 rois ot princes allemands déchus et en exil } Amsterdam, 25. — Les abdications et les détrônements qui sont actuellement au grand complet en Allemagne ne comprennent, d'après ie- calculs d'un journal allemand, pas moins de 278 personnes. La Bavière vient en tête avec 39 personnes, dont le roi et la reine, 15 princes, 3 16 princesses, 5 ducs et une duchesse. La Prusse envoie en exil 33 personnages t royaux : le kaiser et la kaiserin, 20 princes et 11 princesses. Le Brunswick figure au bas de l'échelle 3 des réfugiés, a^ec seulement le couple du-3 cal et ses trois enfants. Mais ce sont les petits Etats allemands - qui sont le plus richement pourvus de per-3 . sonnages royaux.

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Cet article est une édition du titre Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Anvers du 1832 au 1940.

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