Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire

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s.n. 1914, 16 Avril. Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire. Accès à 15 septembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/td9n29qb35/2
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Jeudi 16 Avril 1914 UN NUMERO CINQ CENTIMES Jeudi 16 Avril 1914 Franco en Belgique Un an : 15 ï. » » 6 mois : 3 fr. » * 3 mois : 4 ?r. Franco en Hollande Un an : 22 îr. » Union postale » 32 fr. On s'abonne au bureau du journal et dans tous les bureaux de poste, ADMINISTRATION TÉLÉPHONE 567 JOURNAL DE LIÈGE FEQULE pain* LITTERAIRE £T gOMMEBClALE. ~ FONDÉE EN 084 RÉDACTION ET ADMINISTRATION s "BOULEVARD DE LA SÀUVEMÈRE, Annonces. -, -, la ligne, Sucent, Réclames. , < . . » 40 cent Faits divers. „ . . s 1 franc Réparations judiciaires v 3 francs informations financières * 3 francs Avis de sociétés ia petite iigûk 30 cent» émissions. . . . „ c l franc EÊDAGTIOM TÉLÉPHONÉ 917 Salle du Journal cîe Lié&e EXPOSITION D'ART Gravures Meubles et Tableaux (ancien, moderne, reconstitution) OEUVRES EXPOSEES : GRAVURES : Originaux : de Millière, Gil-soul, Luigini, Coppens, Baertsoen, Jourdain, Fraippnt, de Latenay. Simon, Robbe, etc. Estampes d'après Demarteau, Huet, Jubier, Barfchollozzi, Bonnet. Anciennes : Avril, Au-dran, Desplaces, Salvutor Rosa. MEUBLES : Dois naturel : Epoque Louis XV. Dorés : Styles Louis XIV, Louis XV, Louis XVf. Lustres, bois sculptés, etc. TABLEAUX ANCIENS ET REPRODUCTIONS : de Lairesse et autres. —o— EXPOSITION DE Copies Artistiques ds Toiles (le Maîtres anciens et modernes obtenues à l'aide du procédé t'HËUOPEINTURE Principaux artisies figurant à cette Exposition : ANCIENS. — Boilly, Fragonard, Greuze, Jorclaens, Lawrence, Lépicié, Léonard de I Vinoi, Rembrandt, Reyaiolds, Ruysdael, Le Titien, Vestier, Watteau. MODERNES. — Bouguereau, Calame, Chabas, Détaille, Delaroche, Lempoel, Meis-sonier, Montiçelli, Muenier, Regnault, Run-del, Robiquet, Troyoïi. L'Exposition sera ouverte tous les jours de 10 heures à 1 heure et de 2 heures à 6 heures du soir. ENTREE L5BRE ÉTRANGER i Fit AN-CE L'instruction do l'affaire Caiilauji Paris, 15. — M. Boucard, juge d'instruction, a reçu de M. Cailtaux une lettre dans laquelle celui-ci demande à être entendu de nouveau pour compléter certains points do sa déposition et pour contredire le langage que lui prête, d'après les journaux, Mme ,Gueydan. , . MM. Painlevé et Ceccaldi, qui devaient être entendus, ont demandé à M. Boucard de retarder leur audition en raison de la campagne électorale. Les docteurs légistes viennent de remettre leur rapport à M. Boucard. Es concluent que la mort de M. Calmette est due à une plaie faite par un projectile ayant atteint la région du bassin et ayant occasionné une blessure à l'artère iliaque en. traînant une hémorragie. M. Calmette fut atteint, en outre, de trois autres coups de feu, deux 'à la face antérieure du thorax, le troisième à la cuisse gauche. L'examen du pardessus de M. Calmette permet de déclarer que trois coups de feu ont été tirés à deux mètres au moins, le quatrième à une distance un peu plus rapprochée.ALLEMAGNE Grève de chauffeurs à Berlin Berlin, 15. — Dans une réunion tenue cette nuit, les chauffeurs de taxis-auto ont décidé la grève. 500 ■chauffeurs environ se sont mis en grève ce matin. Cependant dans les rues de Berlin on ne s'aperçoit presque pas de- la grève. Le nouveau Zeppelin Baden-Baden, 15. — Le nouveau dirigeable militaire Z. 8 est parti ce matin à 6 h. de Friedrichshaî'gn, avec son équipage habituel. A 10 h., il est arrivé au-dessus de Baden-Oss où il a atterri sans incident devant le hangar. 11 restera quelque temps il Baden pour terminer ses essais, le hangar des dirigeables Zeppelin de Friedrichs-hafen devant servir à de nouvelles construc- • tions. ITALIE Les conférences d Abazzia Voici comment se présente la situation que le comte Berchtold et le marquis di JSan Giuliano vont sans doute examiner dans leurs conférences de cette semaine a Abazzia : ,. Pour lEpire, l'Autriche serait assez disposée à accorder aux Grecs une rectification-tic frontière beaucoup .plus importante que celle (fui leur fut primitivement consentie, et que lè3 Jùpirotes jugèrent tout à fait insuffisante; Mais "les Italiens répondent que si les Autrichiens veulent se montrer si généreux, ils pourraient le. faire avec l'Albanie du nord, qui est sous leur influence, et que i'Albanie méridionale né saurait être diminuée. De leur côté, les Autrichiens répliquent oue l'Albanie du nord n'a rien à voir dans la ouftstion, sauf qu'il serait désirable que les Italiens renonçassent à en faire à un tel point l'objet de leur pénétration pacifique et commerciale, comme ils le font dans le l'y roi méridional. Donc, en ce qui concerne l'Albanie en généra), et l'Epire en particulier, rien ou presque rien ne saurait être modifié. Que si l'on envisage la question de l'équilibre dans la Méditerranée, déjà un peu modifié par le fait que l'Allemagne y «possède maintenant une escadre, on se heurte, pour le moment du moins, à d'identiques difficultés austro-italiennes. L'Italie, eu effet, ne consent à rendre à la lurvuie les îles conquises qu'à la condition que celle-ci lui concède des avantages économiques très sérieux en Asie-Mineure. L Autrienc aussitôt, et bien que, suivant p§nains milieux, .;lle n'ait pas grand'cho-Stè » voir de ce côté, réclame à son tour compensations en Turquie d'Asie. L> autre part, l'Autriche convoite le mont y la frontière monténégrine ; mais rvvîîV0 .^PP^e formellement à ce que ce > c !a meûarchié austro-hon-cntre autres« <iue ce !^,^ti uire 1 équilibre de l'Adriatique a 11111 des deux alliés une C^Pm£? i fÇe de cette importance, du rnnnt'fm *c qi'li s'est élevé autour &SS origine. ra ne gestion à sa Les Allemands, de leur côté, reprochent très vivement aux Autrichiens de vouloir reviser le traité de Bucarest. Ils leur conseillent, avant que de toucher en quoi que ce soit au statu quo, de rétablir plutôt l'ordre intérieur dans leur propre pays, et en particulier dans leur armée. Et à ce propos les journaux allemands ne manquent jamais dé signaler toutes les émeutes et tôus les actes d'indiscipline qui se produisent chez leurs alli6s et voisins. Les Allemands recommandent encore aux Autrichiens d'accorder quelques concessions, à leurs sujets d'origine roumaine, ce à quoi on répond à Vienne que, sous ce rapport. l'Allemagne ferait bien de commencer par appliquer elle-même ces bons principes à ses Polonais L'Autriche reproche en outre à l'Allema-[ gne de lui faire une concurrence inouïe dans les Balkans : mais les Allemands répliquent que ce n'est pas leur faute si la monarchie danubienne, par suite des erreurs de sa politique, ne retire plus des Balkans les mêmes avantages qu'autrefois et que c'est celle-ci qui est en train d'ébranler la Triple Alliance. SUISSE Mtrt d'un baron centenaire Genève, 14. — On annonce La mort, survenue aujourd'hui à Montreux, du baron Fernand de Turckheim. né le 31 mars 1811, à Strasbourg. Il était donc âgé exactement de cent trois ans et quatorze jours. iltJSSIE Lancement d'un cuirassé Nicolaïeff, 15. — Le deuxième dread-no.ught Empereur Alexandre III a été lancé aujourd'hui aux chantiers de constructions navales russes. AUTiaCliE La Hongrie et ia Triple-Alliance On mande de Vienne au Temps : L'attitude antitriplicierine d'une grande partie de l opposition hongroise préoccupé bvjaucoup les milieux politiques et diplomar tiques viennois. L'empereur Guillaume a éprouvé le besoin de s'en informer avec précision dans 1 audience qu'à son. dernier passage à Vienne il a accordé au ministre président, le comte Tisza. Le comte Karolyik président des partis unis de 4S, qui mène depuis plusieurs moisi une guurre ouverte contre l'alliance allemande et dont les journaux à sa dévotion insistent cons- j taniment pour une entente de la monarchie avec la Russie et la France, s'est*rencontré dans un récent voyage à Paris avec le président Poinearé et plusieurs liantes personnalités politiques. L'ambassadeur d'Allemagne en avait fait un long rapport à Berlin, et de son côté le consul, général à Budapest tenait constamment son gouvernement au courant de l'action antiallo-majide de l'opposition hongroise. On s'était d'autant plus inquiété à- Berlin qu'on connaissait .l'accord des vuies du comte Karolyij avec celles de certains milieux de la cour et de l'aristocratie de Vienne. Le comte Tisza a affirmé au kaiser que l'QJction du comte Karolyi,. combattue de toutes leurs forces par le gouvernement et les parfis gouvernementaux, n'engageait s pas même toute l'opposition hongroise, mais seulement lui-même et ses collaborateurs £ les plus immédiats. MM. Kossuth et Justh, les deux présidents d'honneur des partis de 48, à-t-il ajouté, sont des partisans convaincus de la Triplice, de même que le comte Andrassy, chef du parti constitutionnel : l'action du comte Karolyi reste sans écho dans le pays. Les explications du comte Tisza ont satisfait l'empereur. Guillaume1; qui l'a félicité du zèle de son gouvernement en faveur de la Triple-Alliance. Et cependant les milieux informes de Vienne ne doutent pas un instant de l'importance du mouvement antitriplicieh dans toute une partie de l'opinion hongroise, qui croit qiu>e l'entente avec la Russie aurait pour effet certain de réconcilier tous les Slaves de Hongrie avec le gouvernement, et ce serait un commencement de la solution du problème des nationalités. L'ensemble du parti Jùsth est passé dans le camp du comte; Karolyi. Dans le parti Kossuth il n'y a que les chefs — MM. Kossuth et Appenyi — et l'-etat-major de leurs plus intimes amis qui restent (fidèles à la ■Triple-Alliance, avec les partis ministériels et enfin le « parti constitutionnel » du :omte Andras&y. L'annonce dit projet de voyage à S.lmt-Pétersbourg de plusieurs députés de l'opposition et au moins du comte Karolyi n'a été que la manifestation éclatante d'un mouvement d'opinion qu'on ne peut plus affeefeir -d"ignorer. La place très importa.!! te que les principaux journaux viennois, la Zeil. la Nouvelle Presse libre, le Nciçcs Wiener Tagblatt accordent, aux .polémiques des partis hongrois relatives à ce voyage, montre qu'on en reconnaît à Vienne toute la portée éventuelle. TURQUIE Les Gï ocs de Thrace Athènes, 15. Suivant des renseignements reçus ici de Viza, Lule Bourgas, Kiikîiilivsse, etc., de nombreux habitants grecs renonceraient à résider dans les provinces de la Thrace ottomane en raison des violences auxquelles se livreraient, vis-à-vis d'eux, les réfugiés musulmans venant, dit-on, des nouvelles provinces serbes qui s u.pprojiM'ieà-aient lfcuns maisons et Leurs biens. Le j>atriarcat oécuménique de Constat tinopie aurait élevé auprès de ia Porte une . protestation contre la situation ainsi faite Eiux chrétiens de la Thrace. BULUÀIME Le procès des anciens ministres Sofia, 15. —'L'a haute cour a rejeté toutes les demandes en récusation présentées par les anciens ministres Stamloulovistes. Le procès suivra son cours. Les audiences reprendront après les fêtes de Pâques, le 1er mai 1914. ALBANIE La mobilisation (Durazzo, 15. — On travaille activement idans tout le pays à l'armement de la milice. On pense que les préparatifs seront terminés dans deux ou trois semaines. Le prince a l'intention de se mettre alors à la tête de l'armée et de se rendre, si cela est nécessaire, dans le sud de l'Albanie pour prendre, par la force des armes, possession du pays que les grandes puissances ont confié 'à sa protection et a ses soins dans la conférence tenue à Londres par les ambassadeurs. Les incidents de Corïtsa Monastir, 15. — D'après de nouvelles informations reçues ici, les incidents de Co-ritza auraient l'origine suivante : Les chré- < tiens de la ville, redoutant les excès des musulmans, auraient décidé de ne pas se soumettre à l'ordre de désarmement. Ils auraient été désarmés de force à l'expiration du délai fixé par les autorités. Les chrétiens, secondés par les volontaires de la localité, auraient résisfé. Les Albanais auraient alors mis la ville à sac et se seraient livrés à des massacres. Cinq, villages chrétiens auraient été pillés dans le3 environs. Des volontaires épirotes s'avanceraient 'à l'ouest de Coritza et chercheraient à s'emparer de la ville. SUEDE La santé du roi Stockholm, 15. — ï.e bulletin de santé suivant a été publié ce matin : Le Roi a dormi tranquillement la nuit dernière. Tempéra'.ure 37°. Pouls 58. L'état général du malade continue à être satisfaisant.ETATS-UNIS Un revirement en tavour do .VI. Roosevest Washington, 14. — Dans les milieux politiques ,on est très ému du bruit selon lequel M. Roosevelt serait pressé par beaucoup de ses lieutenants de revenir de l'Amérique du sud aussitôt que possible, et de peser sa candidature comme gouverneur de New-York. Etant donné l'affaiblissement de l'autorité du gouvernement de Washington et les difficultés survenues dans 1 organisation démocratique de New-York, les partisans de l'ex-président croient qu'il oourra emporter tous les Etats importants et asseoir sur une base solide sa candidature à la présidence.Délai prolongé Washington, 15. — Le secrétaire d'Etat qui devait partir hier pour la Floride a renoncé à son voyage à eause des événements de Tampico. Le gouvernement des Etats-Unis a prolongé le délai imparti au gouvernement mexicain pour satisfaire à ses demandes. M. Bryan «aurait fait savoir au général Villa qu'il réprouvait hautement l'expulsion des Espagnols de Torreon. MEXld\jE Démonstration navale des Etats-Unis \\ ashington, 14. — Une nouvelle < crise uecùicainc » s'est produite depuis hier. Le président Huerta a refusé catégorique-nent de donner l'ordre à la garnison fédé-ale de Tampico de saluer le drapeau amé-icain.Le salut avait été demandé comme une éparation pour l'insulte faite aux Etats-jnis vendredi dernier, quand les niarins .méricains 'subirent une détention provi-oire.De son cote, le président.Wilson, dit-on, nsîste avec non moins de fermeté pour que 23 fédéraux' mexicains saluent le drapeau .méricain. foute la flotte de l'Atlantique a reçu ;oird're de se rendre à Tampico. L'amiral îadge-r, qui commande cette escadre, se rouve maintenant à Hampton-iReads avec ept cuirassés.et va partir immédiatement. D'autres cuirassés rejoindront l'escadre .u'ssi Vite que possible à la Vera-Cluz. Une escadre de douze cuirassés avec des rcisjeurs en nombre proportionnel pourra ire réunie. Un transport ayant 800 soldats d'infante-ie de marine à son vAjrd part de la Nou-elle-Orle'ans.Cjs mesures ne sont pas des mesures ^liminaires d'une intervention. La con-entration de la ilotte n'est qu'une démons-ration navale. On espère que quand le président Huer-n comprendra que les Etats-Unis prennent x chos'ç sérieusen.ej't, il se montrera moins bstiné et donnera l'ordre de tirer les sales voulues pour saluer le drapeau américain.La situation est cependant extrêmement rave. La concentration de l'escadre consti-ue manifestement un ultimatium. Si le résident Huerta s'o'bstine en présence des anons de la flotte, même un pa-rifiste aus-i habile que M. Bryan trouvera difficile-ient une raison pour ne pas se servir de es canons. 'fout dépendra, de l'attitude du président luerta. Sur cette attitude, il est imiiossiibie e rien dire, encore de précis. On sait seu-:-ment qu'en ces dernier» temps son atti-ude a été très intransigeante. La question u drapeau n'est pas le seul point sur le-ucl il ait défié les Etats-Unis. On assure qu'en réponse à une protestation contre la destruction des propriétés es étrangers, à, Tampico, il a dit àu mi-isire des affaires étrangères qu'il ne pou-ait être tenu responsable pour aucune f;pèce de propriété aussi longtemps qu'il u t'ait à lutter contre les révolutionnaires, t que, du reste, il ne serait pas obligé de ut ter aiuijourd'Jiui si les Etats-Unis n'a-aient p^as encouragé les révolutionnaii'es t ne leur avaient pas fourni des amies. D'autre part, on assure que, dès la se-îaine dernière, M. Gai'rison, ministre de i guerre, a fait^'aire une enquête très se-leuse au sujet de la situation des troupes méricaines le long de ia frontière niexi-aine et qu'il s'est fait transmettre des délits sur lés facilités de transport pour les oupes. On aurait enfin déterminé la .po-ition exacte occupée pai- tous les navires îarchands américains qui se trouvent dans ï golfe clu Mexique et qui pourraient, le lis échéant, servir au transport des trou->ds. Les renaeilgnemeaits «ainsil recueillis ui oiedii, été transmis par le ministre de Ja uerre au généi^il Wood, ched' de l'état-ia.jor général. Au ministère de la guerre, on ne nie pas ue certaines informations aient été re-ueillies ces temps derniers, mais on eher-ihie à atténuer la portée de cette enquête en déclarant qu'elle n'a pas un intérêt de cir-onstance.Tampico Tampico, le port des pétroles, est une 'ille nouvelle tout à l'américaine qui s'est >rodigieusenient développée avec l'exploita-ion des puits de pétrole qui abondent dans eue région, et que de puissantes compa-mits rivales, l'une anglaise, la Mexican iagle, d'autres américaines, la Standard )il et la \Vaters Pierce, ont mise en valeur. Cette rivalité n'est d'ailleui's pas étran-fere à la guerre civile actuelle. Le pétrole suinte littéralement du sol. )n y enfonce souvent dans un cambouis lui en décèle la présence ; les péons (ou--riers) et les muletiers doivent parfois fai-■e des détours pour ne pas s'y enlizer. Un des puits, à Tuxpam, débite plus de ient mille barils par jour. Les puisatiera >u drillers sont presque tous Anglais ou Américains. Des p.ipelines ou canalisations envoient es pétroles jusqu'à Tampico, où sont éta-)lis les entrepôts et les raffineries, le long le la rivière Panuco, jusqu^à la barre. Tampico compte environ 40.00J habitants dont &.000 résident dttns la ville même On parle plus l'anglais que l'espagnol ei la région donne assez l'impression d'un d* ces settlements ou campements miniers caractéristiques du iexas et de la Californie. On y trouve nombre de Chinois et de Japonais. Les Américains tout à la fièvre du pétrole n'ont, guère répondu à l'appel du président Wilson gui tes invite à quitter te pays. Une compagnie ^nglailse construit des tramways et la Mexican L'agi e a commencé a créer une station balnéaire à quelques kilomètres de la ville, que le chemin do fer de Matamoros à Mexico, en construction, mettra à douze, heures de la capitale ; mais ces travaux sont paralysés par la révolution. Huerta s'entête La Vera Cruz, 15. — Le ministre des affaires étrangères a transmis une note au chargé d affaires des Etats-Unis au sujet de la question du salut au drapeau. (Il déclare qu'il ne voit pas comment les fédéraux, selon le droit international, auraient insulté les Etat_.-Unis et il^ajoute que commander à 1 armée de saluer le drapeau serait admettre que les Etats-Unis exercent une influence excessive sur le Mexique. Le général Huerta est disposé à maintenir l'honneur du Mexique. La forco do l'expédition américaine Washington, 15. — Cinq cuirassés partent aujourd'hui pour Tampico. Lorsque la notue sera au complet devant cette ville, elle comprendra onze cuirassés de première classe. Il y aura une force de 15.000 hommes prêts à débarquer. Le contre-amiral Mayo annonce que l'attaque de Tampico par les insurgés est terminée. Le combat de San Pedro JUrY,w' ~ Le général Villa annonce que 500 insurgés furent blessés dans le com-pat de San Pedro. Sel™J™e aïïtr« déthèche, les fédéraux eurent 3500 morts et blessés. JAPON Le nouveau ministère ~ La liât® <les membres du oao.net Oki-.ma a été soumise à l'Empereur cet a'.Mos-midi. Aucune déclaration otfi-cielle n a encore été faite à ce siujet Puiis on croit que la composition du cabinet sera la suivante : Présidence du Conseil et Ministère de l'In-teneur, M. Okuma. Affaires' étrangère*, ai ?mi?.'oi^nair,CCS' WaMsuki. Mai'iriej amnal Yaslnro, Guerre, général Oka. Jus- î-h-'i.' !■ pyJ>ÎWac, M, - nKi. (.ummvmc.ibon?, M. Takctmni. Coin, morce. vicomte, Oura. • — Brest, lo. — On annonce qu'un habitant de Landerneau possède et se dispose à produire des lettres qui émaneraient de M. Ladiou et qui laisseraient, dit-on, supposer que le directeur de la Grande Palud s'est suiciaé. Ces lettres seraient, pa,r consé-quent, dé nature à établir l'innocence de 1 ingénieur Pierre. vf Londres, 15. — Les mineurs grévistes du Yorkshire ont décidé, par 27,259 voix contre îijOJo, de reprendre le travail. -X- Neu Strcelitz, 15. — Contrairement au bruit qui a couru, l'état de santé du grand-duc de Mecklembourg-Stroelitz ne donne Heu a aucune préoccupation. Dresde, 15. — La police a interdit la conférence que miss Julia Pankhurst devait donner très prochainement à Dresde PQur le mémo motif que pour l'interdiction le la conférence de uVP. Jaurès. Miss Pankhurst doit parler aujourd'hui a Budape.;th sur le mouvement en faveur du droit électoral féminin. Elle doit faire vendredi prochain une conférence à Vienne. La Gazette de Y os s annonce que pendant le trajet en chemin de fer de Vienne à Bu-dapesth, une somme de 500 mark environ i été volée à Miss Pankhurst. •X- Brindisi, 15. — M. de Bethman-Hollweg, chancelier de l'Empire, est arrivé cet après. nndi. Il s embarquera à bord du croiseur Brestau, pour Corfou. * Ourmia, là. — On annonce de Kiovva, dans le vilayet turc de Van, que ces jours derniers, près du village de Teschtasi, dans le vilayet de Siwa, des trouves turques de Van et de Mossul ont eu une rencontre ivec des Kurdes commandés par les oheiks de la tribu des Barzans. Les Tui'cs ont eu beaucciup de morts. Ils ont perdu 2 canons -*t une quarantaine de fusils. Les Kurdes auraient fait une quarantaine de prisonniers que les oheiks auraient, dit-on, fait jeter à l'eau. •îf W ashington, 15. — Le président a convoqué aujourd hiui à la Maison Blanche plusieurs sénateurs ainsi qu'un certain nombre de membres du congrès, pour les mettre au courant de l'état de choses au Mexique avant que le Parlaient soit appelé à prendre toutes les mesures nécessaires.M. Wilson a dit que personnellement il était en faveur de 1a paix, mais que pourtant si le général Huerta n'accordait pas les réparations demandées, les premières mesures du gouvernement pour faire respecter ses droits- seraient la prise €ic .possession de ïampico et de Vera-CtUJ.^v, l'a communiqué officiel faisant icaSiBlAre les intentions du gouvernement a.- 3Sf>m blié un peu plus tard. r» ^ • Les faits énumérés dans le comir",J&iqi!lé du go ivetnêmont étaient auparavant totalement ignorés du public américain, mais en ce qui concerne l'arrestation des marins américains, qui était connue, en a appris, à la suite de la conférence de la Maison Blanche, que deux des (hommes arrêtés l'avtaàent été à bord même de l'aviso américain Dolfin. Un des sénateurs présents à la conférence estime que si le général Huerta ne cède pas, le président Wilson, se conformant aux précédents établis, adressera un Message au Congrès. LETTRE D'ITALIE TOUS LEfè EMPLOYES DE L'ETAT RECLAMENT DES AUGMENTATIONS. LA- SITUATION DES CHEMINOTS ET LA GREVE Rome, 13 avril 1914. •M. Rubini, le nouveau mimstre du trésor, vient de passer une semaine peu agréable. Il eut chaque jour, à recevoir une ou deux délégations d'employés ou de fonctionnaires venant lui demander une augmentation de salaires. La caisse de l'Etat est mise au pillage ; chacun veut sa part ; chaque jour surgit une nouvelle catégorie de fonctionnaires çui s'aperçoit Qu'elle ne jouit pas de toutes les faveurs gouvernementales et qu'il lui serait possible de demander une augmentation de traitement. Ce sont les- cheminots qui ont domié le signal du mouvement en demandant au nouveau ministère des améliorations de leurs conditions actuelles, qui entraîneraient pour l'Etat des dépenses se chiffrant par dizaines de millions. Les employés des postes et télégraphes ont continué en réclamant d5 millions d'augmentation, puis ce fut l'assaut général ; les fonctionnaires du ministère des finances, ceux du ministère de la guerre, le. personnel du ministère dtes Beaux-Arts et antiquités, les ouvriers des manufactures de tabac, les employés des tramways et chemins de fer secondaires, les instituteurs, le corps enseignant des écoles moyennes, la fédération des employés privés, les employés subalternes et préparateurs des universités, les marchands de tabac et. enfin le personne] des bibliothèques de l'Etat, tous avec plu3 ou moins de prétentions, demandent au nouveau ministre des millions et encore des millions. Avec la meilleure volonté du monde, M. Rubini ne peut pas les contenter puisque le Trésor, qui vient de soutenir le rude choc de la cruerre de Libye, est dans l'impossibilité d'assumer maintenant de nouveaux engagements. Pour comble de mol-heur, la Sardaigne traverse une période critiqme, et tous les dén.utéfj sardes viennent d'envoyer au gouvernement une dépêche dans laquelle ils demandent entre autres, vu les conditions alarmantes de l'île, la suspension intégrale de la. perception des deuxième et troisième tierç d'impôts sur les terrains. Le Conseil des mi- • nistres a décidé d'urgence de suspendre le recouvrement, des impôts en Sardaigne. t Voilà donc, au moment où la caisse de l'Etat aurait le plus besoin d'être remplie pour faire face aux besoins croissants, que M Rubini est privé d'une source de revenus appréciables. La situation est donc' difficile, mais elle ne semble pas désespérée. Avec les'hommes énerg.ques ei, travailleurs qui sont au gouvernement actuellement, et qui ont abordé tentes les difficultés de face, on peut espérer que la crise sera résolue salis epue la vie économique du pays soit troublée trop profondément. Le point le plus important pour le moment, c'est l'attitude des cheminots. Aurons-nous; ou non une grève générale des cheminots ? 11 semble, d'après les derniers renseignements, que le syndical des cheminots sera intransigeant et que si toutes ses conditions ne sont pas acceptées, il déclarai a la grève dans ia nuit de dimanche à lundi. La Fédération des employés de chemins de fer, qui est une association ( secondaire, mais néanmoins assez iinpor- 1 tante, veat par contre traiter avec le gou- 5 vernement cr, résoudre le différend par des moyens pacifiques. M. Ciuffelli. ministre des travaux publics, reçoit chaque jour trois ou quatre commissions de cheminots de haute et de Lasse condition, accompagnés de députés ou d'avocats défenseurs, qui viennent exposer au ministre les raisons de leur mécontentement.Il faudrait des colonnes pour examiner un peu attcaitivement les conditions générales des chemins' de fer italiens. Je vais essayer de vous résumer brièvement l'état actuel des choses et les changements survenus depuis que les chemins de fer sont devenus propriété de l'Etat. iD'un côté, les cheminots groupés en deux grandes associations ; le syndicat et La fédération, demandent d'un commun accord des améliorations de salaires, une nouvelle méthode d'avancement, la réforme des tours de service, la représentation du'personnel dans le Conseil de discipline, l'augmentation des retraites et la réorganisation de l'administration en général. Ce n'est que dans le choix des moyens à adopter pour obtenir ces résultats que la fédération et le syndicat se séparent. La première est prête à transiger et ne voit dans la grève qu'un moyen à employer à la dernière extrémité ; le second, au contraire, ne veut pas de discussions, 1 c'est à prendre ou à laisser. Accord total ou grève générale immédiate. ; Le gouvernement a fait preuve de beaucoup de bonne volonté. Il s'est déclaré prêt à améliorer les conditions du personnel le plus mal payé en accordant, pour cela une somme de 1"> millions par an, dont 8 millions serviront à élever les salaires à un minimum de trois francs par jour et sept millions qui permettront de commencer des tours de repos hebdomadaire. I.'augmentation des petites paies est absolument justifiée. Il est inadmissible qu'il y ait aujourd'hui dans les grandes villes des employés qui n'arrivent à gagner que 80 lires par mois, soit L. 2.50 à 2.70 par jour. M. Ciuffelli a immédiatement accepté cette demande des cheminots. Quant à consentir une augmentation générale des salaires, c'est une autre question. Pendant les douze dernières années, les traitements des cheminots italiens n'ont fait qu'augmenter. En 1901, les compagnies privées payaient à leurs employés 126 millions, soit en moyenne 1291 francs par an, en 1013, l'Etat payait 272 millions, soit 1880 francs en moyenne par employé. Les conditions financières des chemins de fer sont très mauvaises. En 1001, il y avait un boni de GO millions et en 1913 un déficit, y compris l'intérêt du capital engagé, de 150 millions. Pendant les douze dernières années, les ressources ont augmenté de 290 millions, dont le personnel a reçu, toutes gratifications comprises, 150 millions. Il semble donc qu'il n'est pas si à plaindre qu'il veut bien le dire. Il y a d'ailleurs toujours plus de postulants que de postes à remplir chaque fois qu'un concours est ouvert, aussi convient-il de n'accepter qu'avec beaucoup de restrictions les plaintes des cheminots. La Compagnie du Paris-Lyon-Méditerranée répartit ainsi ses dépenses : personnel 582 pour mille ; combustible 169 pour mille, divers 249 pour mille ; tandis que les chemins de fer italiens dépensent 620 pour mille pour leur personnel, 153 pour millo pour le combustible et 227 pour mille pour le poste divers. Il y a néanmoins une demande des che minots qui paraît fondée, c'est celle relative à la réglementation de l'avancement qui, jusqu'ici, était beaucoup trop soumis aux caprices des chefs et au favoritisme de certains. Le gouvernement est prêt à flaire tout ce qu'il pourra ipour ses employés et.'fonctionnaires, mais il ne peut que promettre d'étudier la réorganisation complète des chemins de fer pour arriver à faire cesser tout mécontentement. S'i la grève éclate, il mobilisera immédiate:nc-nt les 40 % des 120.000 employés en service actuellement et cherchera ainsi à assurer un service réduit. Les cheminots ne gagneront rien à faire la grève ; ils perdront, au contraire, la sympathie avec laquelle le Parlement aurait accueilli celles de leurs demandes compatibles avec les exigences du budget, et feront un tort énorme au pays tout entier.Robert VAUCHER. M âë «m iSrpies Les cléricaux possèdent à fond l'art de renverser les rôles. C'est surtout à propos d'enseignement qu'ils exercent leur habileté.A les entendre, leur loi scolaire n'a qu'un but : garantir la liberté du pèle de famille. Peut-on vraiment chercher querelle à des gens animés d'aussi belles intentions? Les sectaires, ce sont les libéraux qui combattent cette merveilleuse loi scolaire dont on ne peut dire le inoindre mal. Les cléricaux on le sait, aiment la liberté, mais c'est à la façon de cette négresse qui, sollicitant une place de bonne, déclarait qu'elle aimait les petits blancs ; elle les aimait au point de les dévorer. Si ces messieurs de la majorité sont si attachés à ia Liberté, nous diront-ils ce qu'ils feront pour garantir celle des pères de famille habitant les quelques centaines de bourgs pourris des Flandres où n'existe pas d'école communale"? Par la force des choses, ces pères de famille doive-nt confier leurs enfants à des religieux et à des religieuses qui leur donnent un enseignement imprégné de dogmatisme. Les inventeurs de la loi scolaire se sont-ils préoccupés de garantir la li->erté de ces citoyens ? La chose était- ■ ; sée. Il suffisait de décréter que toutes les ( communes oevaient avoir leur école dans > un rayon kilométrique déterminé. Ce fut le cadet des soucis de nos maîtres. — Ih sont même allés plus loin. Sous le régime actuel, il n'y a pas de cours de morale organisé en dehors du cours de religion qui, d'après la loi. comprend également le cours de morale. Tous les enfants dispensés de cours de religion sont en Qiè-me temps dispensés du cours de morale. \insi le veut la loi. Bon nombre de pères lo famille considèrent cette double dispense comme inadmissible et demandent la créa-Lion d'un cours de morale indépendant du cours de religion. L'opposition a déposé jn amendement en ce sens. C'était pour la iroite l'occasion de démontrer qu'elle voulait sincèrement la liberté pour tous. L'a-nenclement de la gauche a été rejeté sans îxanien. De sorte qu'il n'v a plus de cours le morale en dehors du cours de religion. 2'est une singulière façon de garantir la iberté des pères de famille. Pour la majorité, l'a liberté n'est digne I l'être invoquée que quand il s'agit de gra- J )iller des subsides au Trésor Public. Elle ,ert alors de prétexte pour justifier les pi-•es des exigences. Elle devient le pavillon 1 fui couvre les plus «ordides calculs. Mais en échange de ces largesses, n'allez >as supposer que les apôtros de la liberté entée par l'Etat sont disposés à faire abandon du moindre de leurs privilèges. Si on accepte l'argent de tout le monde, 1 est logique qu'on n'aille pas s'en servir outre tout le monde. Or, c'est ce que les menteurs de la mi scolaire prétendent aire La gauche libérale avait proposé un imendoment qui interdisait toute attaque :ontre ies croyances ou les opinions des )eres de famille, dans toute école subsi-l:ée par l'Etat. On sait que ce régime est léjà appliqué en principe aux écoles com-nunales. Les cléricaux se sont écrié qu'on 'oulait porter atteinte à la liberté d'en-.eigr.emont. Ils acceptent bien l'argent, nais des conditions, jiamais. Nous allons lonc avoir cei spectacle peu banal d'écoles argement subsidiées par l'Etat où les opinons des citoyens seront bafouées de la manière la plus scandaleuse. C'est ce qui s'appelle garantir et respec-,er la liberté des pères de famille. Quant aux libéraux qui demandent- des icoles où les enflimls reçoivent un enseignement respectueux des croyances et des >pinions de tous, empreint de l'esprit de la dus lai'g'3 tolérance, ce sont eux qu'on ressente comme les adversaires de la li->erté.Le pays ne se laissera pas prendre à un lussi grossier subterfuge — ™ ] Les Assurances sociales : i » j L'importance du problème qui va être 1 soumis à la Chambre, bien peu préparée à ^ semblable étude, grosse de conséquences 1 pour la classe ouvrière, l'industrie et les finances publiques, nous engage !à recourir encore à l'intéressant travail publié par M. Miaingie dans le Bulletin central du Comité industriel. Comme on le sait, le projet vise à la fois d'une part les pensions de vieillesse, d'autre part la maladie et l'invalidité. Voici (l'appréciation de M. Maingie sur le premier point : Pensions de vieillesse L'œuvre est, de ce côté, parfaite au point de vue scientifique. Elle est l'application, développée par l'obligation de la loi de 1SQ0, élaborée par une commission qui étudia le problème en lui donnant la seule solution qui lui convenait. A tel versement effectué par ou pour l'un des assujettis à la loi correspond telle fraction de rente, d'après un tarif établi sur la base d'une table de mortalité, suivant l'âge de cet assujetti et l'âge d'entrée en jouissance de la rente. Solution simple, solution actuarielle, solution impeccable et qui ne peut donner de mécomptes que si la ta' le de mortalité choisie pour base des tarifs n'est pas adéquate à la mortalité des assujettis, que si les prévisions quant au taux de placement des capitaux ne sont pas atteintes. Je crois que l'on peut dès maintenant voter les dispositions relatives à la vieillesse; la question paraît mûre. Les versements des assujettis, des patrons et de l'Etat sont répartis suivant une proportion qui n'a soulevé de critiques que chez les partisans de la pension gratuite. Or, actuellement la pension gratuite pa- ' raît une erreur. Cette notion dérive d'idées généreuses, sans doute, qui ont été inspirées par l'exemple mal interprété de l'Angleterre.La loi anglaise relative aux pensions do vieillesse n'est qu'une loi d'assistiance. Elle prévoit des secours aux besoigneux âgés; elle laisse la place entière pour une solution de la question des pensions de vieillesse.Ceux qui prônent en Belgique cette solution simpliste ont oublié que les conditions économiques de l'Angleterre ne sont pas les mêmes que celles de la Belgique. Alors que, dans ce pays, une législation ayant pour but de faire des libéralités à certaines catégories de citoyens au moyen du produit des impôts faits moins de mécontents qu'elle ne satisfait d'appétits, en Belgique, la pension gratuite serait une générosité forcée qui puiserait dans trop • de bourses pour êtres vieil accueillie. Que M. lJécher me permette de le lui dire. Politiquement parlant, son projet instituant une pension gratuite de 165 francs est de nature à mécontenter une partie notable de la population. Il apparaît, en effet, quelque peu impolitique de demander, au lendemain de lois d'imlpôts ne-cueillies sans enthousiasme, le vote d'un projet qui, pour ies seules pensions de vieillesse, nécessiterait la création de ressources nouvelles importantes. L'idée de la pension gratuite peut avoir quelque popularité; mais elle a aussi une part d'impopularité qui est loin d'être négligeable.Je ne fais pas ces remarques par raison d'op»portunisme, mais parce que je crois 3ue la trop facile réfutation du projet Pécher sur le terrain financier a été la cause pue certaines do ses dispositions qui, au point de vue maladie et invalidité, marinaient une tendance à se rapprocher des dees actuarielles, n'ont pas été admises Dar la Commission spéciale. On a tout rejeté en bloc Sur l'examen do -e que ce projet devrait coûter. Il eût été plus habile, et je crois aussi nus conforme à l'état actuel dos> esprits, le procéder suivant une autre méthode. A ' chaque jour suffit sa peine. Aujourd'hui, es pensions de vieillesse, loi d'assurance, ià lemain s'il est jugé nécessaire, des allocations aux vieillards indigents, loi d'as-•istance.Et je crois bien qu'on y arrivera; la loi iur les pensions de1 vieillesse laissera en rliomin des épaves qu'il faudra secourir. H suffit de jeter un coup d'œil sur une table .e population ouvrière pour s'en convain-:re.Ce sera la mission des bureaux de 'bien-aisance qu>e l'on fait intervenir, inconsi-U'rénient nous le verrons, dans l'assurance naladie et invalidité. Nous avions d'ailleurs signalé dans l'étu-ic publiée* dans le numéro de mars 1913 du 3uilc!în du- Comité Central Industriel, [n'en ce qui concerne les pensions de viell-csse, les nécessités et la portée d'une telle oi n'ont pas été suffisamment cfoudiées. -Ue aura besoin de correctifs ; telle qu'ello e présente déviant le parlement, elle peut ependant être votée ; la solution propo-ée ne compromet, aucune des extensions [ui pourraient être jugées utiles, aucun terfectionncment désirable. Serae ieja Presse ;a politique financière des liberaux La Flandre Libérale rend hommage aux ninistres libéraux qui ont toujours géré agement et économiquement les finances ■ c l'Etat : Une gestion scrupuleusement .économe les deniers publics a toujours constitué, en Belgique, une des caractéristiques principes des gouvernements libéraux ; un gas-lillage croissant, qui a fini par devenir ffréné, signalé ]a gestion des gouverne-oents cléricaux, depuis qu'ils se succèdent lans notre pays. I.e contraste entre ces deux façons d'ad-ninistrer apparaît saisissant quand on ompare, de décade en décade, depuîs 1850, es chiffres des dépenses affectées au ser-ice de la dette publique de l'Etat belge. En 1850, ce service coûtait 35 millions Iaï.225 francs. De 1847 à 1870, .-oui une interruption de leux ans et demi, le parti libéral occupa e pouvoir. Trois cabinets libéraux se suc-édèrent. M. Frère-Orban détint le porte-euille clcs finances, avec M. Liedts, dans c premier de ces cabinets, et pendant les reize années que dura le troisième. M. Frère-Orban fut le meilleur ministre les finances que la Belgique ait jamais n. Un historien clérical, l'abbé Balau, élè-e de M. Kurth, passionné et partial cornue son maître, reconnaît, comme tout le nonde d'ailleurs, combien Frère-Orban, ninistre des finances, mérita de la patrie, ^'institution de la Banque Nationale, de a Caisse de retraite, de la Caisse d'épar-rne, sont des titres de gloire pour Frère-)rban. I.a Belgique, entra avec lui dans la oie large du libre échange. M. Frère-Or->an supprima les octrois, impôt éminem-nent vexatoire, et l'abbé Balau, à ce pro-)os, rend hommage à « l'incontestable su-:ériorité de son génie ». En matière d'im-lositions nouvelles, comme en matière de légrèvements fiscaux, les ministères libéraux se sent toujours montrés fidèles aux principes démocratiques. Dès 1851, Frère-Drban eut le courage, rare à cette époque, . l'établir un droit sur les successions en li-rne directe. Par l'impôt sur les distilleries, 1 s'efforça d'enrichir le trésor aux dépens le l'alcoolisme, politique bienfaisante à la-ïuielle le libéralisme s'est toujours montré idèle. les regies Le Peuple tient à préciser le rôle des régies à la mode socialiste : Dans ces conditions, avec Vandervélde, nous concluons que la régie est,, avant tout, une question de fait et que les régies municipales elles-mêmes, si la municipalité reste au pouvoir de la classe dirigeante, demeurent donc sous l'autorité de la classe dirigeante, avec ce correctif, cependant, mis en lumière par Vandervelde, que cette propriété de classe tend à devenir un© copropriété dans laquelle le prolétariat trouve sa part. Mais avec Anseele, nous nous empressons d'ajouter que les régies municipales, voire les monopoles d'Etat, peuvent et doivent devenir des écoles de choses, par excellence, où la classe ouvrière fasse le s'ta-ge de la direction industrielle, financière et commerciale qui lui est nécessaire pour régir l'organisation nouvelle du marché. Si la régie n'est pas un principe, elle nous met en état d'appliquer nos principes dans la gestion économique et la direction ouvrière.En résumé, si la régie n'est pas un principe de notre charte, tout nous pousse

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Cet article est une édition du titre Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Anvers du 1832 au 1940.

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