Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire

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s.n. 1918, 01 Decembre. Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire. Accès à 24 septembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/x34mk66d5h/
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Dimanche tor Décembre. I9i8 m NTJMERO QUINZE CENTIMES Dimanchc 1er Décembr© <Jy8 PUBLICITE fcjmonces la li^no, fr. 0.80 Réclamés »> fr. 1.0a Faits divers *> fr. 4.00 Avis Go soçié'Ws fr fr. 2.00 (Tarif provisoire) JOURNAL DE LIÉGE FEUILLE POLITIQUE, LITTÉRAIRE ET COMMERCIALE. - F0MBÊE EM 1184 RÉDACTION ET ADMINISTRATION : 22, RUE DES DOMINICAINS, 22 PUBMCïTB Annonces la ligno, fr. O.Su Réclames fc fr. t.00 Faits divers » fr. 4.00 Avis de sociétés » fr. 2.00 (Tarif provisoire) esaoHiak ... . - HT1ÊE TRIllPHâLI IILIFIIILLE ROYâLE k LilfîE LA REVUE DES TROUPES VICTORIEUSES . - «y. -m*.rw.v«/' -ïirsr* • —-mr.-,- . ~Kr.T.irwam»m'ffig^:-.imr»M.'r.--v.'' -- fy—iYn" — ■ i hlill H ■ H'^ÎHHI rr 1 I II II II 11 nWTH"irrill III ■■ M— i—111 mm , i ■. ■ ■ m ■ L'HEURE GLORIEUSE Nous l'avora récue Pheure glorieuse, tant attendue, tant espéré®, dont la radieuse vision coasoialt et réconfortait notre détresse. îsjotts *,voî>0 p* acclamer de toui notre ccour la vaillante Jeunesse oai a &auv»é la paya ci reconquis noa Uherfcé;î. Noue nvoea rave calui ea qui nous avions mis tout notre G&çoir, toute notra conîtance, celle qui fui la. mère consolatrice de no» bleaséa, e$ noa ccaars étreinte d'un »enthou-kiiasrne fou omt itdsaâ éclater leurs sentiments de recoiiï'.M»9ftnca et d'admiration. Tout le peuple waLlon était dans «les rues. Il &vait tout oublié : ses angoisses, ses souffrances, se» privations. Il n'avait plus qu'une pensé» : clamer 3on admiration, su seconnatjaance à noire vaillante armé» et à son chef. N'oublions Jamais l'hourg glorieuse que noua avons vécu« : elle nous s. arrachés & nos rtval&éa, à noa compétitions cf"intérêt ; elle» nous a permis do communier dans ]« gâua pur et' le plus noble soati-menfc de solidarité patriokque. Puissent les lions sacrés qu'elle a formés entre nous résiste;- à toutes les pressions d» 13 tio. Hcureua les «infants, espoir et conquête fle demain, qui ont senti leurs jeunes &mcs frémir à de telles émotions. L'a garderont, gravé dans leur frémissante sensitiliU, le souvenir de la scène grandiose qvl s'est déroulée sous leurs yeux. : le défilé glorieux de ces valeureuses troupes à l'héroïsme desquelles ils devront de rester libres, indépendants, et à leur tête, le Roi, <jut a'ast faifr au nom do la Belgique le champion in Droit 6f Se la Clvilis*-tion.A l'épcxfuA où ils seront en Age de comprendre la beauté du sacrifice ds ces hommes, nos enfants auront retrouvé une nouvelle ère de bien-être et de prospérité. Puissent-ils ne Jamais oublier à qui ils la doivent.I-Ioureux cou-* qui auront vécu cette heure Eioriouse et en garderont l'ineffaçable souvenir. A LEUR RENCONTRE Les troupe» n'ont paa encore jalonné le f.a.rcôurs du cortège que déjà la foule te porte vers le quartier do Sainte-Marguerite |)*'r où le Roi doik faire son entrée. Elle «'essaim# le lonjr de ces mêmes puos gui virent il r a quatre ans, pr-sser en une indicible confusion de caissons et d< Grapeaua mutilés les glorieux débris d'une cUvision Qui nous revient aujourd'hui victorieuse. • „ Contrastant avec l'aspect lugubre qu'et les revêtaient alors, ces artères s'animenl â présent de la joie de tout un peuple, los hannièras frissonnent dans l'attente des héros ; les guirlandes festonnent les f* «êtres ; à tous les étages flottent nos cou-leurs reconquises ot fraternellement alliées à colles de l'Entente libératrice. Déjà les services publics ont pris soin d« aomor du sable dans les rues, on, croirai! i»a trouver à i'entrée d'uno vaste arôno pai où va défiler une armée de gladiateurs. Dès y heures, la rue de Hesbaye s'emplii d'un bourdonnement intense et les premier* soldats qui viennent prendre leur poste »on n:êléa à la foule des l iégeois oui chercheni à se caser le long des trottoirs, à se Ju qher sur de» barricades ou sur la crête df flueique mur. Déjà Gavro'che a choisi la sienne et lance Ces lazzis du haut d'une borne-poste ou d< i'ebservatoire qu'il s'est ménagé dans le-branches d'un arbre heureusement situé. Ceux qui craignent'la cohue sa sont dé ç4dés à escalader les pylônes téléphoniques et se coagrègent bientôt en grappes noires. Les plus timides se contentent de grim por prosaïquement sur des chaises et de: tables rangées le long des maisons. Nous prenons position au coin de la ruo Mabie et da la rue de Hesbave en avant soin cl* nous mêler h la foule qui donne libre cour: à de g sentiments trop longtemps contenu: eJ dont le chaud rayonnement nous réjoui le cœur, ,'WP " L'ATTENTE La circulation dovie'nt à présent plui malaisée, los trottoirs s'engorgent : le: agents, ayee l'aide des soldats qui vien de meMre baïonnette au canon, 3'ef - forcent de contenir la poussée de la fouh «•t do gardor la chaussés libre. Nous jeton? un coup d'œil vers la gau che : un brouillard gris-perle tamise encon la lumière matinale où s'accuse la silhouott de ,a houillère Sainte-Marguerite. De* fumées s'échappent de se? hautes ôhe minées, corfem© un salut de l'industrie i <*%* 1 0i ° débarrassée de ses entraves. L)*w son*®r1es de clairon s'égrènent dan te lointain où se devine la ville enfiévré ct Drrfcjfftaro ?f#t» Beynlers préparatifs. _,1"' "-'i '••'^é dune teinte humid o aquarelle mais semble cependant pre mettre un temps favorable h la tôlo. '.es policiers s'affairent, l'écdarpe tri colora de leur chef pique une note clair flâna le gria &e sa foulo. lin peloêon do lancier» B'est rangé de vaut la uroprieté de M. Brassine. D«s av tes conduisent v«r3 la ville des oflcier français éoot l'aniform© bien attlro tou lo« regard». I>»s gendarmes paraissent, coi t i>* du casque, mais avant conservé le,-ancienne tenue. -L'étendard 9u comnnn d-mt en chef esf venu se plo.cer & son ton à l'enOroft oû le Roi doit monter à cheval C'est le premier que l'on voit passer ?? corté de sa garde d'honneur. Leur pré scnce solennisê l'attente. Ctier drapeau qu> nos veux ont. vainement cherché depuis s longtemps aux façades de nos monuments quelle ivresse r.'éprouvons-nous pas h re poser nos regards, excédés des couleur: ennemies, sur tes plis triomphants l Dix heures vingt. Depuis deux heurs: qu'ils sont là, pas un signe d'impatient ne s'est trahi chez tous les patriotes qu sont venus formor une haie et saluez î?i héros I On sent qu'outra le plais!» d'assTst.-r i une de ces mar.îfestatlons grandiose?, tfon ils ont été privés depuis que s'est dcchaî née la tourmente, un sentiment plus noble les anime, qui leur fûit attendre dans un» digne réserve • l'heure tan» espérée, donl révocation a £>ufA réconforter les cœur* aux jours de détresse. Kncore cinq minutes ot l'Instant que notre iné-branlah.'c -eonfiance-nous promat depuis guatre ^<1.1 va sonneri Le canon dans le lointain fait entend•'< ta voix grave, ce n'est plii3 l'alarme »■*-doutée qui, il j a quelques semaine» «j-care, jetait IVmoi dans la ville sans .lumière, mais la signàl joyeux d'un événement mémorable. Depuis quelque temps, les officiérn d:E otatsmajors alliés ont fait halte devant noiis ot marié les couleurs de leurs uniformes et les nuanco3 de leurs décoration*-. JZt voilà que soudain une auto r,omhr-> passe et va alopper à l'endroit désigné avant que mes voisins aient pu apcr -A-voir les ajustes occupants. Leur déception n'est pas de longue dn-réo car, quelques minutes après, les salutn ^e bienvenue échangés, ls Roi et la Rein* sont montés à, cheval et se montrent & leurs yeui. débouchant du jardin de Monsieur Brassine. Une formidable ovation loi accueille. Le» mouchoirs s'agitent de tous côtés comme r.n envol Joyeux de papillons blancs. Immédiatement, l'escorte prend la têt.-; «' le cortèga se forme, ffescendant vors villa. LE TRIOMPHE Dès lors, sur tout le parcours, l'enthou siasme orplose, s'épanouissant en une mor veilleuse manifestation de loyalisme et d( reconnaissance. Une tc-mpôte d'applaudissements salue l'apparition* du Roi et de la Reine. Des vi rguc3 de bravos déferlent des fenêtres, de: toits, se gonflent dos milliers de voix ç^i montent de la rue, s'apaisent par inâtan pour remonter immédiatement au paro xismo. Vive le Roi ! Vive la Reine ! Les souverains saluent. Ils passent dans une féerique apothéosi de gloire i ' Le Roi e3t g: ave et marti&lement nob;-, Ce n'est plus le souverain rendant quelqu-visite officielle, c'est le général entran dans une ville libérée à la tête de troupe: admirables avec lesquelles il n vécu dan: un compagnonnage sublime de misère « d'mcoercihlo vaillance — les phases hérfï quement tragiques de la gigantesque épi-, pce. Sous son hâle signale tique de?, du--; épreuves, le visage a conservé sot» au-e^ ri'é bienveillante. La coulecr de l'uni'or me royal s'harmonise avec celle des immor '• U iroupiers comme s'il s'était constam ment mêlé aux poussière? des mêmes tr?..-i chées. La Reine chevauche auz côtés, du î «îTC-en-ciélisant tout lia sa prééori' cordial effluve de bonté s'élève sur son pas sege. Admirable de simplicité et de grâce, cl1.1 apparaît à nos yeux comme l'incarnatîo: de ces mystérieuses et charmantes auu zones des vieilles théogonies du Nord. CVs la mère sublime qui pencha von cceur b -tous nos blessés ; voyez comme les main de nos femmes *e tendent vers elle ! Mais voici qu'après leur passage la fo*t «'hypnotise un instant dans la contemplé tion d'une vision • merveilleuse pour éclata bientôt en acclamations frénétiques. Massés derrière leur musique dont Je clairons festonnent d'éclatantes sonnerie lea airs délicieusement évocateurs, nos sol dats s'avancent ! Sous le casque des tranchées qui de Îc-iî les- ffUt ressen.bler h d'antiques hallebav d'"sirs privés de leur ronconne, il* marenen duu pas cadencé vors le triomphe. Qu'il y a '.oin des héroïques troupiers début qui répandirent leur sang obscur t précieux dans les fossés de nos 'fortere..-"^ et dont les uniformes salis renflaient) çla douloureuse encore la défaite. C'est une armée complètement réojrg-inj sée qui défilo. Des bataillons des De et J i régiments encadrent les drapeaux glorleu où l'Histoire sr lit en lettres d'or ; Lié-^s Ramskapelle, Ysèr, toutes les étapes de 1 victoire ! Noyées dans les transports do l'exalta tion générale, des scènes attendrissante inarquent Je passage des braves ; une mér reconnaît son fils, d'autres pleurent d Joie en apercevant des amis confondu dans les rangs de tous ces héros anonyme? Qui pourrait dire, en voyant cette élit qu'hier encore ces valeureux enfants ver 1 aient dans 'es tranchées ou montaient l'assaut de quelque village de^ Flandre* Voici les fanions des l?e et 14e. Les pr: miers fantassins ont des fleurs plein le bras et maints fusils sadornent de l;oi quets de bienvenue. Du haut do leurs chevaux, les officier saluent du sabre et s'inclinent, d'autre agitent la main on un fraternel salut. Encore des musiques, précédant les cha: r.eurs dont lee jjrères infortunés tombèrjr j?.di3 dans le s bois de Boncelles, Et les f( clamation» ^9 succèdent sans fin, le'h ment nourries que les morts sacrés qr dorment dans nos plaines doivent en 'avoi eu leur part. Rue Sainte-Marguerite, dont l'étroltes# fait paraître rîus compacte encore la oc hue qui s'y presse, le coup d'œil est :é( rique. Cruel châtiment, le «kaiser» représ-).d en un» grotesque effigie, contemple "ett scène de délire du haut do son pilori irr provisé. A hauteur Fe la rue de l'Académie, le troupes d'artillerie entrent dans le cor tège et promènent à. travers la ville 1 ci gueil de leurs canons formidables et d leurs caissons bariolés. Les culasses d'acier ét-incellent.C 'est v. grondement -,ourd qui imposera bientôt au populations é'Allemagne un respect nuque ne nous a jamais obligé la brutalité de hordes teutonnes. Nous voici, à présent, place St-Lambert Une multitude enfiévrée couvre notre « fo rum » d'où les baïonnettes allemandes' s'i maginèrent un jour pouvoir nous écarter 1 Jamais. Mieux vaut renoncer h décrire cette expTo Bion sincère S'enthousiasme qui mit rie larmes dans tous les yeux. <4 Ses sourire sur toutes les lèvres, puisqu'il Semb'Tc, tan la foule était dense, que pas un Liégeoi 5 n'oit voulu manquer cet émouvant apoc-tacie. . * -Nous traversons dans un. rêve la place J Verte et la place du Théâtre où surgissent de hardis échafaudages et suivons le cor-lèfc'o royal qui Q'ûng6£Q dan» 1s, rue de i'L'nivereitô pour -sa •rendre aux Terrasses [•ar les rues dp la Cathédrale et du Pont d'Avroy, où l'on trépigne do joie. Les conducteurs des fourgons qui fer-mont la marcho sont salués tout comme les premiers soldats, et derrière eux les deux haies se referment, confondant en un véritable océan les spectateurs de cette inoubliable apothéose. Nous voudriens nous attarder à recueillir les impressions, à noter çà et là quelques remarques particulièrement cruelles pour l'orgueil de nos oppresseurs h présent écrasés, à nous rendre compte comment ce flot humain va se déverser en vagues pressées jusqu'aux faubourgs, mais déjà la cérémonie des Terrasses nous appelle. C'est un nouvel émerveillement qui nous y at- AUX TERRASSES Averti îa Revus . Afin d'accomplir consciencieusement notre service d'informations, nous nous trou-1 vions aux Terrasses bien avant l'heure fixée pour la Revue. Et nous eûmes grandement raison, car depuis huit heures du matin déjà, la' foule avait envahi les alentour des Terrasses, dont les travées du centre, de droite et do gauche étaient inaccessibles au public et étaient barricadées . par des barrières Nadar. Sur les trottoirs, d un bout à l'autre do l'avenue Rogier, plusieurs rangées de personnes avaient pria place et attendaient avec patience que son-nût l'heure du défilé. Dans les arbres de 1 avenue, de véritables grappes humaines étaient accrochées., tandis qu'aux fenêtres et aux balcons de tous les immeubles une brillante société attendait fébrilement le moment de donner à nos braves soldats un témoignage de leur vive admiration.Grâce à notre coupe-fil, ce Sôsame-ouvro-' toi du reporter, nous parvînmes aux Terrâmes, occupées déjà par une foule d'invités. Nous y remarquons quelques auto-! ri tés et les membres du Conseil communal • et leur famille, foule d'autres personnes 1 que i'édilité liégeoise a invitées à assister ; a.u retour officiel de nos'vaillantes troupes, t qui bientôt vont être passées en revue pa-; le rîoi, accompagné de la gracieuse Rein< Elisabeth que les Liégeois se réjouisse.r tant de revoir. -Sur ixr-tiwttfcjY de ga.Uv.ho -do»-• .n.e tiennent les missions étangôres, vsnu^i - do Spa pour n.hausser par leur présence cette belle Tête militaire et lui donner aim-l ui*. caractère interallié. La mission française se compose du gè-. : ne.r«J Nudar.t, du commandant chef d.'état-ma.jo;" Schutz ; du commandant Sisteron, des colonels Demain et Charet, du Soutenant de Fleurieu. La mission américaine a pour représen-t tants le major général Rhodes, les colo- - ncls Shart et King, le lieutenant-colonel • Kraig, les majors Slade, Reed-Loy, Marsch: : Je.r. capitaines Fornancev Williams, Franc*, s j Brad'ley et White ; le» lieutenants V/ll»o:i] j fichijler et Hopkins. : \ La mission arglals» est fout aussi Impor-I tante. Elle se compose des généraux de brigade Hore-Ruthven et ÏT. G. llyslop, di: général Sir John Adye, des colonels Addi-son et Cuffe, des majors Hynes et Pam ' des capitaines Mann, De,prêt et Andersen du lieutenant Pembert. Et parmi loua ces brillants officiers qu: 1 nous renseignant avec la plus parfaite, ur : banité, î»ous .apercevons un do nos bon: amis, Auguste Stembert, à qui nous ma nifestons tout-notre plaisir de le revoir ar 1 bonne pt florissante santé. 1 Stembert est parti dès le débqi de 1? guerre en qualité de chauffeur afu servîc< ' de la gendarmerie, a conquis ses galons d< sous-lieutenant, et est actuellement atta ché comme officier de liaison à la C.R.A de la 6e armée française. Nous le quittant c en le félicitant chaleureusement. I,'heure s'avance et la foule continue ï ^ grossir de plus en plus. Et alors que nos regards se porten' ver?, le boulevard Piercot, nous voyom 8 MM. les iécbevinâ" Falloise, Fralgneux 2 Seeliger et Tombeur s'avancer vers le gé a néral Nudant, le chef de la mission fran 5 çai-se, pour l'inviter au dîner donné pai l'administration communale au Foyer di c Théâtre. Le général Nudant s'excuse. I regrette do ne pouvoir accepter. Aussitô k le dénart du Roi, il doit reprendre l'autt ?• qui doit le reconduire <à Spa, où nou; sommes, dit-il, constamment en contac a avec les « gris ». — « Alors que voùs ête: - 5. la joie, ajoute-t-il, nous sommes fl h peine, et ce n'est pas fini, ft s s La Revue De toutes les fêtes populaires, Ce tou tes les réjouissances, rien ne dopasse uni parade militaire, et une fois de plus, le: " Liégeois, toujours enthousiastes de l'ar ~ mée, auront pu hier se repaître d'ui spectaele unique en son genre. Ils ont ivn r défiler, en un ordre impeccable, une bon ne partie de la 3e Division d'armée, quvoi • a surnommée la Division de Fer et qui sous 1g3 i ordres du général Jacques, ( vécu des heures tragiques à l'Yser. Il est 11 1/2 heures. Deux autos s'avan 6 cent, saluées par les Vivats de la foule 2 D; la première descend M. Del vaux di Fenfe, l'honorable gouverneur de la pro viiTce : de la seconde, M. Gustave Kleyer 5 notre honorable bourgmestre, et M. Va 1ère Henault, échevin, qui pendant la ma làdie de notre majeur, remplit" ses déli - cates fonctions. Ces messieurs vont at tendre l'arrivée du Roi et prennent plact 1 à la gauche de la travée du centre, t Enfin le cortège royal s'avance. 1 En tête, commandé par le major Blan 3 pain, officier 3e gendarmerie attaché à 1* Cour, s'avancent un peloton de lanciers puis le Roi et la Reine et un brillant état major. I 0 Roi, en costume kaîfî. porte la fléco-^ ration de la Légion d'Honneur, la médaille militaire et la Croix He guerre. Il montï uî: chetal bal brun, ainsi que la Reine qui ' habillée S'une jaquette tailleur ef d'une s «mazowe d'un drap café au lait, est coiffée l 'd'une loque bordée d'une fourrure gris-? clair. FJlo est- vraiment c'armante comme 5 cslu notre petite Reine, et l'on ne sait trop ? si l'on doit admirer ou sa simplicité ou iiu. 5 physionomie qui refléta sa bonté et toutea 5 les qualités du cceur dont eile fit preuve [ pendant le terrible liéau qui frappa parti- I cuiiôrement la Belgique. Lo <SwTÏ!C3 I Le Roi prend place entre lea Terrasses ; ) la Reins se tient k fca gauche ; le lieutenant-général Léman à sa Uroite. Derrière le groupe royal, on nous signale la présence des généraux Giliain, Arnould, Arnold. Richard, Michel, Joostens et Baltiat, accompagnés de nombreux officiers d'état-major. Mais des acclamations retentissent. C'est lo 12o do ligne qui défile en premier lieu, ; musique en tète, en colonne de marche, i c'est-à-dire une compagnie sur deux rangs. Défilé impeccable qui fait l'admiration de tous les spectateurs. Au passage du drapeau, décoré do l'Ordre de Léopold pour cinq citations à l'ordre les bravos redoublent. ïl en fut, du reste, pour toutes les troupes epi défilèrent dans l'ordre suivant : un bataillon du 9e, ayant à son actif trois citations à l'ordre : un bataillon du lie, cinq citations j trois bataillons du Ho de ligne, clairons et musique 011 tête, dirigée par le sympathique cheJ Léonard, qui retrouvera à Liège toutes les sympathies qu'il y avait laissées : le 4-e chasseurs, quatre citations : l'artillerie montée, commandée par le général Dujardin. quatre citations ; un groupe du 9e régiment d'artillerie, colonel T'Serstevens, quatre citations ; lo 15e d'artillerie, avec des canons à tir rapide ; l'artillerie lourde, avec tous ses servants ; une compagnie cycliste, deux nutos-mitrail-lc-use.3 et, pour clôturer ce brillant cortège, 10 2e lanciers. Dans cette énumération ultra rapide, nous avons omis bien involontairement le 1er chasseurs, qui a défilé, ayaift à sa tête lo colonel Leclcrcq, très répandu à Liège où en lui connaissait.les qualités d'un brillant officier d'état-major. Toutes ces troupes, répétons-le, ont provoqué la plus vive admiration parmi la population, qui n'a cessé de le lui prouver par ses acclamations frénétiques. Avant de quitter les Terrasses, le Roi a tenu à témoigner toute sa satisfaction au lieutenant-général Jacques, qui après le passage du 12e de ligne était venu se placer à la gauche de la Reine ; LL. MM. lui i ont serré cordialement la main puis, par i les boulevards, -se sont dirigées vers* le | Gouvernement provincial. | Ajoutons que des fleurs ont été remises & ] notre gracieuse Reine,par Mme Michaéiis, j au nom des populations du Limbourg, et ! par Mlle Laloux, au nom des mères ei '. sojrj'ûdes soldats liégeois. Et. afin de com-! plétc r un compte-rendu fait quelque peu à I ïa nûi'.- • I.-On,; QU'ui:i; i..i :. .. u-r-it | tion hollandaise a assisté y. notre belle féte S militaire. Au nombre d'environ cinq- cents. ; ces Messieurs ont été reçus b. la gare de ! Longdoz par M. l'échevin Fraigneux, qui ? leur a souhaité la bienvenue au nom de la i ville, et par M. André Peltzer, au nom de i l'armés. ! • L«î train qui n amené cette délégation \ est le premier qui, depuis 19U, circula sur ] Je réseau belge. LA FpULE Au milieu d'un Enthousiasme indoscrlpli-ble, h travera une foule «mbakllé» dont le cordon de trowpes a p«iue à contenir lim-pationco, le Roi et, la Reine se dirigent vers le Palais Provincial. De toutes lea rues affluent des masses compactes d'hommes, de tomes, d'enfants qui n'ont pu apercevoir les Souverains et qui espèrent les voir cette fois. Le boulevard de la Sauvenière est envahi par un véritable torrent humain d'où s'élèvent des cri* j Le voilà ! Malgré lo fracas des batteries, les cris et les acclamations s'élèvent de plus belle sur le parcours du défilé. Mille mains agitent des mouchoirs, dos chapeaux. Des bàl-- cens tombent de véritables! pluies de fleurs qui couvrent nos braves. La clameur semble s'apaiser un instant, pour reprendre de plus telle. Il nous eut été impossible fle nous "rayer 1 un chemin à travers ce fleuve agité ; pour arriver au Palais Provincial, nous sommes : forcés de faire un grand détour. i AU PILAIS PRQYmCîIL En attendant l'arrivée du Roi, nous Jetons un coup d'œil daiiq la cour de notre vieux Palais de Justice, où les Allemands , ont laissé les lamentables souvenirs de leur I passage. I Dans les locaux mêmes, tout est sens ) dessus dessous. Mais qu'importent ces tris-5 tes vestiges. Aujourd'hui nos coeurs sont j, à la fête et les yeux détournent vite. 5 Dans la grande salle du Palais Provin-t ci al se trouvent réunies toutes les notabilités de la cité liégeoise : Tous nos magistrats on toge, nos Sénateurs et Députés, noR Conseillers provinciaux et communaux, les représentants de nos grandes* associations industrielles et commerciales, du corps des ' mines, le haut clergé, le personnel ensei-5 gnant des Athénées et des Ecoles moyennes. La salle est sobrement décorée, de façon 1 à dissimuler les traces laissées par l'enva-1 hisseur. M. le juge WalefTe, qui-revient d'AUema-> gne, est très entouré ; chacun le félicite » pour sa bonne mine en dépit de ses che-^ yeux grisonnants. Au fond de la salle, nous remarquons le groupe de détenues politiques condamnées aux travaux forcés, à qui l'amnistie a sauvé la Vie. Quand le Roi est annoncé, des cris : Vive le Roi ! éclatent de toutes parts. Le Roi fait son entrée, précédé île M. Delvaux de Fenffe. Gouverneur de la province de Liège ; il est en petite tenue de lieutonant-généml belge • il porte la Croix i de la Légion d'honneur la médaillo militaire et la Croix de guerre. Aucun discours -officiel ne devait être prononcé. Le Roi s'est fait présenter toutes t los personnalités présentes avec lesquelles 11 s'est familièrement entretenu. Notre Souverain avait la figure radieuse j un bon sourire illuminait ses traits. Il s'est longuement arrêté auprès do M. ; Masius, premier président de la Cour : de M. Gaston Grégoire, député permanent ; de Mgr Rutten. de X?. Van Hoegarden, le nou-1 veau Ministi e 71'Etat. Pour tous ceux qui étaient là, il a eu un »iot aimable, prouvant qu'il est au Courant ftes efforts et te dévouements de chacun. Il a donné une e vigoureuse poignée de main à M. Dejardin, le député, socialiste. il a prié M. le Gouverneur de lui présenter le.s délégués de la pressa. Il s'e^t enquis de la j.ltuation actuelle des jerur-,fiaux, des difficultés d'ordre matériel et Uv::siq«a auxquelles le» jontnaux sonî «îi -1 les a chiaudement félicités peur i altitude patriotique <îu'ils ont adoptée pendant la guerre. Le Roi s'est également entretenu avec les -ii11- ô3 Politiques qu'il a remerciés et 1 en cités chaleureusement au nom de la Belgique.Peu après l'arrivée du Roi, le prince A.éopold a fait son entrée et des acsiama-tion^cnaleureuses ont salué notre jeune Le prince Léopold paraît grand «t élancé pour son i;>e : il ressemble à son père d'une façon étonnante. * La réception officielle est terminée et te ni CtV{ ?el"e. se retirent au milieu des I eris : \ive le Rqi ! Vive la Reine ! A L'HOTEL DE VILLE f0ul0. Immense. C'est uno rtr,-f "5 humaine SUT laipielle passe con.-ino une houle d impatience. Au-dc»aua rtStf8 ff» vieux Perroîi, dioits et des franchises de la Citd t au cun moment do l'histoirï, il n'aura jeniî rtesaarJ f6S P«®?S. Un taI élau d-«nthou-fîasme et dï patriotisma «ans le péristyle, les invalides pt i». ?e,nTrcoeur,PH1'li9U<;- formenl haie sur 'ovnn, i v cortege roj&l. Nous r.-d-ai?55fo^Cef 'lravcs lcs v>eui uniformes uio ; 1 h homet rond de nos piou-la VKt. i k po,lce <le no' ar«H«urs, iont !Urgs 1)0 nos iancîer». II» mlf «n-r aTeC honneur par des brov„5 Sal,s8'. ont fait leur deroir en s. sacrifiant pour la patrie. (5ans la grande «aile dos mariner», decoréo pour la circonstance, que le Koi -ra reçu par l'édilité liégeolsa Di°°!t„Ie,s 1,,lvité? la «Hé sont là, W.-SfAî' témoigner i la famille royal, son inaltérable attachement. Lo général Léman, le héros 0e la fenao de I.iége, est acclamé « son arrlrdî. îlnn J" ri''"* />0l'i~t c0l,I>e court à r6ra-ilon et, dominant le tumulte, s'écrie : — barde:: vos ovations pour un seul » Pf,ilr "otre p'oi 7"' a saur« la Btl- Ur.£ clameur formidable çui monte da P.,-"10 ,aîno5,c? ''al-rtv«o du Roi, de i* I.ei..'. et 0.1 l'rmce î.éopold. i" - par*B .tnnt» 1» ta.le éclate en «damaBon# OnthousiastM, . e !(i Roi ' viTO ia Partent de toutes parts. ,J^?Iche;it'e t:iirute «ue vibrante Erafiff»-çonne qui en cette heure solennelle, prend une signification émouvante. C'est 1s ch*.nt ' oc déiïvranee et do victoire. Il émeut ol Uoule-rers« jusqu'aux entrailles.» la Reins porte une superbe rerbe d'or-d niito3 (1"; U" a tlé rcan!:>8 ^ sa desetuta Kl«yer bouiTsmestre de Liige, onf»»-t\, S ?ralsn«uï, Follolse, Mânault e» lombeur, «avance vers l'extrade Noti-ù mayem- », dofit 1h . ^ 118 peut lfre con ôisfemîns ; au;. i iaissf-t-iî parler son cœur. Dans cette circonstance mémorable, il a voulu à tout i a î, e 1 mterprète de la population ; c est o une voix que l'émotion brise mate d'une conviction virile \ !ntM» prononce ie dis cours suivante Discours H» iw. tSusîavs Kîayor Bourgmestre dt tiègt 6ire, tm,? (Cité d? ^tse 9,lIuo aTe<3 f0*6 b tûui triomphal du Boi a la tCte da l'armée natic-iale victorieuse. Elle est fière d'acclamer le chef de l'Etat qui, au Jour de la violation criminelle dé -lotre neutralité, répondit par un relus ca- l4g°resseur UI outraseantes proposition» da Elle accueille de ses ovations enthoneins. ^ i u d6fendit pied k pied ta sol de la Patrie et qui, dans les plaines de . ïser et auï bols de Houthulst, au milieu d âpres et incessants combats, se couvrit dune gloire impérissable. Dans la lutte gigantesque et tragiens ott lo sort du monde allait ee jouer, Liés» Premier choc do L'invasion for-midable. D6s le 4 août, au moment où lea Chambres se réunissaient Bruxelles, des troupes sans nombre inondaient notre Province, brûlant de3 villages entiers, massacrant gans pitié des centaines d'habitants paisibles, répandant partout, comme sur un mol d'ordre, la terreur et ta dévastation. Le 5 août commença le bombardement do la ville. Puis, de jour en joair, l'un apre-s autre, les forts succombèrent soua une Incroyable avalanche de projectiles. Le 1G août, celui de Loncin s'écroula le dernier, entraînant sous .ses débris, presque inanimé, l'héroïque défenseur de la place, le général Léman, (dont le nom s inscrira en lettres glorieuses dane les annales de là Grande Guerre. La résistance de la position Qe Liège pendant onze jours, suivie des combats do Namur, de Charleroi et de Mons, contraignit 1 ennemi à retarder sa marche en avant. Eile permit aux armées françaises de se concentrer et de remporter, du 3 au 9 septembre, la première et mémorable tIo-toirc de la Marne, présage des victoires définitives.Notre région connut ensuite «tous les excès de l'occupation allemande, régime d abus, de menaces, de brutalités et d'oppressions.Tout est livré au pillage, au vol, à la rapine. Nos usines, nos manufactures, nos ateliers sont saccagés, avec la préméditation manifeste de réduire pour longtemps .à l'impuissance un rival redouté. Au mo-•pris de la Convention de La Haye, l'autorité occupante impose à la population des prestations qui doivent servir directement à des buts de guerre. Le3 meilleurs citoyens sont arrêtés, jetés en prison. On déporté en Allemagne, dans les campe maudits,' de.'- milliers de jeunes gen«, d'hommes faits, de femmes, d'enfante *»&-me, p.otrr les soumettre au travail forcé, véritable esclavage rappelant les temps

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Cet article est une édition du titre Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Anvers du 1832 au 1940.

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