L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1918, 12 Mai. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Accès à 28 septembre 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/w950g3jb0p/
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Aame Awttée IV» liaw et 'S cenis "DiîRHiîcne ia enonai as mai tsio ,'H-far. fuit la Fnnrp «Journal auotidien dit malin paraissant en Hollande Belge est noire nom de Famille. I Toutes les lettres doivent être adressées esu tmreatu c3e rédaction: N- 5C- VOORBURGWAL 234-240, TéBéphones: 27^7 et 177?». Rédacteur en Chef : Gustave Jaspaers. ^ v « . i Charles Bernard,René Chambry, Comité de Rédaction:^ tEgnâHe Painparé. Abonnements : Hollande fl. 1.50 par mois. Etranger fl. 2.00 par mois. Pour les militaires au front et les militaires internés en Hollande fl. 0.75 par mois payable par anticipation. Annonces: 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents la ligne. Y.M.C.A. L e H a v r e. i Ja venais serrer la mâin à notre ami Emile . Vandervelde, à son ministère de l'Inten- £ dance, installé dans une modeste villa de Sainte-Adresse. Je le trouvai très occupé ( pai- l'expédition d'affaires courantes. Ce c'est pas une mince tâche que d'assurer le ravitaillement d'une armée en ce temps de restrictions et de guerre sous-marine. ^ La diversité des affaires à traiter est infinie et le grand Riz-pain-sel ne doit pas être tous Vs jours à la fête. Il n'importe: le leader du ; Jirt-i Ouvrier Belge, l'auteur du Collective et de VEvolution industrielle assume je3 obscures et absorbantes fonctions avec uu dévouement absolu: ,,0n peut faire tant ( de bien aux soldats" me dit-il simplement. Entretemps, le ministre de l'Intendance ; fa porter la bonne parole dans les milieux 1 les plus diveîrs. Sur le coup de cinq heures, il Remmène vers un des nombreux camps de 1 la base, anglaise où il doit haranguer briève- j ment des soldats britanniques dans une réunion organisée par la Y. M. C. A. (la Young Men's Christian Association). Il n'est pas d'oeuvre qui ait fait plus pour le confort • ou plutôt le réconfort moral du soldat, son délassement, son relèvement intellectuel, que cette association protestante. Elle est devenue une sorte d'institution militaire dont on se peut plus se passer. Non seulement elle offre aux soldats de | passage à [Londres, en permission, un'vaste Jiome agréable, des salles dé lecture, des jeux, des concerts, des conférënces, des nobles distractions dans son. local de Totten-ham Court Road, mais en érigeant des huts, j des baraquements dans les parcs de la gran- , de ville, elle a suppléé au manque de caser- j nés, à la pénurie d'hôtels à bon marché que ( devait provoquer l'afflux des soldats. D'autres huts installées 'dans les camps ou ^ à proximité du front ont fait une corucur- ^ rence efficace et précieuse aux cabarets sordides. „0n ne pourra plus désormais, dit avec raison Vandervelde, se représenter un paysage du Nord de la France, sans y voir des autos ou des baraquements ornés du fameux triangle rouge de la Y. M. C. A." Ceaoir. Vandervelde préfacera en quelques ( mots une conférence de miss Findley, une ( charmante jeune fille écossaise, grande amie j de]a Belgique, qui a pris pour tâche de faire ( connaître la Belgique aux soldats anglais, ^ dans Une série do ,,lectures" organisées sous ( les auspices du War Office. Car les Anglais ^ ne connaissent pas — tout au moins ne con- c naissent pas assez — le petit pays dont la libération constitue leur but de guerre essen- ( ticl. C'est en vain que des dizaines de mil- ^ jiers de réfugiés belges sont venus chercher ^ asile dans l'île brumeuse. Ces ,,irréductibles" Flamands ou Wallons, imperméables à } l'influence britannique, si éloignés de nos alliés et protecteurs à tous les points de vue I — langue, moeurs, tempérament —, ont eu 1 rite fait de faire bande à part. Nous pour- I rions citer tels faubourgs de Londres où de * petits villages wallons ou flamands se c tant cansitués. Les réfugiés y ont leur * boucher, leur épicier, leur pâtissier, leur £ curé, leur syndicat bien à eux, un Etat dans e l'Etat. c Miss Findley, qui oennaît bien la Belgique, et qui l'aime, dit aux soldats de la ^ Grande-Bretagne ce que ce pays représente ( dans l'histoire, dans l'art, dans la science, g dans le mouvement politique et social. Elle ^ «bute par ces mots: ,,0n dit que la Grande- ^ Bretagne vola au secours de la Belgique. Mais j'en connais aussi qui prétendent que ^ c'est la Belgique qui nous a sauvés". Cet ^ exorde indique assez dans quel esprit, avec quelle profonde sympathie miss Findley parle à ses compatriotes de mon malheureux s pays. Nous devons lui être reconnaissants de Bon apostolat,. g Le camp, l'énorme camp avait, au clair € de lune, un aspect fantastique. Ces baraques i'aspect confortable, ces milliers de tentes € pointues parmi la neige aux reflets d'acier, T c'était comme une ville de rêve qui surgissait à nos yeux. j La conférence avait lieu dans-.un hall très ] long, bas de plafond, décoré de guirlandes r et de lanternes en papier de couleur. Sous j l'épais nuage bleu que formait la fumée des pipes, nous distinguâmes à la longue la ^ masse des uniformes khakis et les visages c rouges. Cette salle enfumée, cette atmos- r pbère, cela nous rappelait certaines maisons r ■iu peuple de Wallonie, au temps lointain ( de la paix et des cappagnes électorales. Un grand diable en khaki, au sourire c plein de bonté, présidait. Il présenta Van- r dervelde comme une ,,great figure of inter- l national socialism, not of that subversive ^ ^ocialism which has made great damage in f Russia and Italy" (c'est-à-dire: Une grande t figure du socialisme international, mais pas de ce socialisme subversif qui a fait tant de ~ mal en Russie et en Italie !). On ne pouvait mieux dire. j Vandervelde parla, dit quelques, mots en « anglais. On l'acclama avec entrain par les * 1 three cheers de rigueur. Croyez-moi : on ne tentait pas le cafard dans ce milieu-là. Y. M. C. A. vient de faire savon\au mi- I nistre de l'intendance qu'elle comptait met- * tre à la disposition de l'armée belge, comme r flle l'a fait pour l'armée française, un cer- * tain nombre de huts de récréation à établir t au front ou dans certains centres de l'ar- ], nère, tels que le Havre et Calais. b Louis Piérard, — l Il y a un an mai 1917: Les Britanniques -prennent .P dans le village de Bullecourt. ^ 13 mai 1917: Les .Britcmmques progrès- 0 ltot au sud de la S carpe et sur les versants r Qâ-ùue&t d& la ante dit a du Groenland. . a L'anniversaire du Roi Albert. Nous avons reçu la lettre suivante e éponse au télégramme de félicitations qi ious avons adressé à Notre Souverain le i-vril 1918 à l'occasion de Son annive aire: Cabinet du Roi. Grand quartier général c l'armée belge. Le 10 avril 1918. Monsieur le Directeur, Le Roi a reçu le télégramme que voi Lui avez adressé à l'occasion du jour ann *ersaire de Sa naissance. Très touchée des sentiments de patri< isme et de loyalisme que vous y exprime ;n votre nom et au nom de vos lecteurs, E Via jesté me charge de vous transmette iinsi qu'à tous ceux dont vous avez été l'ii erprète, Ses sincères remerciements. Veuillez agréer, Monsieur le Directeu 'assurance de ma considération très distii niée. Le chef du Cabinet du Roi a. (s.) Cte Fr. de JEHAY. Monsieur Jaspaers, Directeur de l'Echo Belge, Amsterdam. ■ «g> ■ Une opinion suisse alémanique sur la nsnoeuvre pnano-akiivisie en Belgiqo occupée. Sous le titre: ,,Le Lion de Flandre' e grand journal suisse de Bâle, ,,Nation* jeitung", du 8 février 1918, consacre u ong article d'appréciation aux événemenl [ui viennent de se produire en Belgique, a suite des tentatives faites par les ,,akt dstes" flamingants en vue de proclame 'autonomie de la Flandre. Voici une brèv malyse de cette intéressante étude : L'existence d'un* petit groupe d'intellee uels flamands hostiles au traitement priv égié de la langue française et partisar L'une égalité parfaite des langues nation* es est fort ancienne. La difficulté provier le ce que, en raison de la communauté d ulture entre l'élément wallon et la France e prestige de la partie française a eu pou onséquence la prédominance wallon* ,Mais — et c'est l'essentiel — cela provien Les circonstances et nullement d'une cor rainte ou d''une pression dont les Flamand era:ent l'objet." La ,,National Zeitung" s'étonne, à bo Iroit, de l'audace avec laquelle l'Allemagn ncourage des réclamations nationales sus itées par elle-même, alors que, sur so ►rop^e territoire, elle a toujours procéd vec une rigueur impitoyable contre le >opiJ ations de langue étrangère qu'elle iftioocutées par des lois d'exception, d'es nopriation, etc.; les preuves s'en, trouven n Pologne et en Alsace-Lorraine. Tout nalogie que l'on voudrait tirer de la situa ion des Polonais et des Alsaciens-Lorraii] vec celle des Flamands d'avant la guerr st absolument impossible, et cela ressor éjà du fait qu'il n'y a jamais eu au Parle ient belge de parti protestataire flamand Mais, si l'action des Allemands en Belgi ue est blâmable, envisagée du point de vu rdipaire, en n'accordant au petit pay ubjugué aucun privilège sur les autres na ions, combien elle est plus coupable si l'o: ient compte de la situation tout à fai xoeptionnelle qui lui fut faite. Jamais n effet, le monde ne pourra oublier 1 .oble attitude de ce peuple aussi longtemp ue subsistera dans une âme humaine 1 entiment du droit et de l'honneur, ' ,,On ne peut oublier la façon dont l'Aile lagne a traité la Belgique, et son attitud ctuelle, qui tend à diviser la Belgique e: xcitant des hairfes à l'intérieur du paye e fait <|ue rendre plus profond l'abîme qu xiste entre l'Allemagne et le reste d londe."- En ce moment, l'Allemagne poursui 'exécution du programme de Tirpitz et d judendorf qui tend à l'annexion, sous 1 laeque hypocrite de la libération d'u! euple prétendument opprimé. Les élections ayant lieu sous- la protec ion des • mitrailleuses ennemies, l'essai d iviser artificiellement le pays assujetti n régime de violence et précipité dans 1 îalheur, la prétention d'y invoquer le droi es peuples à disposer d'eux-mêmes, ton ela démontre, d'une fâçon éclatante, un omplète absence de conscience ou bien ui lépris voulu de la conscience universelle Jne pareille attitude ne peut que découra er, à tout jamais, les partisans les plu ervents de la paix et prolonger indéfini ivement la guerre. ^ m mm Restauration de la Belgique lût la guerre durer dix ans' Le grand journal américain ,,Brookly] >aily Eagle" signale que le Righfc Hon. Si 'rederick Edwin Smith, K. C. M. P., procu eur général de Grande-Bretagne, a-, par soi appel des outrages perpétrés par l'Allemagn nvers la Belgique et de l'héroïsme de la na ion belge, soulevé les auditeurs au cours <li wich mensuel du Club des Avocats de Man attan (Etats-Unis). S'adressant particulièrement au Ministre d' elgique, l'éminent homme do loi anglais s'es sprimé notamment comme suit: ,,Je dis à leur représentant ici présent ujourd'hui, que, dévastés et violés comme leu ays et leur population l'ont été, je dis qu ?tte guerre ne finira jamais, dût-elle dure ix ans, aussi longtemps. que, dans la mesur il l'humanité le peut, nous n'aurons pa Mnis oe pays dans l'état .où il se trouvait e] oût 1914^ .7' En Belgique. j n g Préparatifs boches. Depuis quelque temps, de nouvelle et im portantes concentrations de troupes ont liei en Belgique. Sur les lignes de Liège à Char leroi, de Liège à Bruxelles, d'Anvers e Gand, da Bruxelles à Mons, etc., des con vois militaires circulent continuellement dans la direction du front. A Verviers, on a vu, cette dernière se maine, passer, plus nombreux que d'ordi is naire, aes trains lourdement chargés d i- matériel et de munitions d'artillerie ; le mou vement était aussi intense, au dire d'ui ). témoin oculaire, que celui qui se produisi )Z sur la même ligne durant le mois qui précé a da la grande offensive allemande du 2 mars. i- Un neutre, qui, en raison de certaines cir constances, a pu, venir, ces jours-ci, de Trê -, ves à Bruxelles, a raconté que les mouve ments de troupes étaient également for nombreux dans la région d'e la Moselle et d-i. la Sarre. D'autre part, on parle de l'arrivé-à Namur de plusieurs divisions de. l'armé autrichienne, qu'il faudrait s'attendre, pa raît-ilj à voir faire leur apparition sur 1« front franco-anglais. Des boches raconten également à Bruxelles que des corps bulga ~ res seraient en ce moment dans le Luxem bourg b4lge, tout prêts à être lancés au feu Ce dernier point est-il absolument exact » Ou s'agit-il encore d'un bluff destiné à im B pressionner les esprits en Belgique occupée L'événement nous l'apprendra dans un déla sans doute rapproché. Ce qu'il y a de certain, c'est que, d'aprè 3 tous les indices qu'on possède, le commun dement suprême allemand s'apprête à lan a cer une nouvelle offensive contre les armée; f anglo-françaises et à faire un nouvel effor à pour percer nos lignes. S'il en est ainsi e - si Ludeiidorf s'entête, il fera bien en menu i* temps de faire préparer de nouveaux hôpi e taux pour les victimes que vont faire encore les canons alliés. Ce qu'on voit en Belgique. Tous les malheureux que le gouvernemen ■k du kaiser coiffe d'un casque à pique e e envoie de gaîté de coeur à la boucherie m se laissent pas faire aussi aisément que le r paysans à moitié, abrutis du Brandebourg ou de la Silésie. Beaucoup qui savent L ^ sort qui les attend, essayent d'y échapper et certains même y parviennent, témoini s les nombreux déserteurs qui se trouvent ei Hollande. 11 Dans les derniers jours d'avril deu? e bataillons d'infanterie qui stationnaient < Rochefort se sont, du jour au lendemain * trouvés allégés d'une notable partie de leui é effectif, trois cents hommes ayant trouv< 6 le moyen de s'échapper pendant la nuit 1 brûlant ainsi la politesse à leurs officiers "\ et de prendre la clé des champs. Le lende k main matin, au réveil, grand émoi dans 1< 0 cantonnement; les commandants de batail " Ion, éveillés à la hâte, s'empressèrent d* s donner les ordres que comportaient les cir 6 constances; une compagnie cycliste partit t en hâte pour battre les environs et retrou - ver tout au moins les traces des fuyards Mais toutes les recherches faites pour mettn - la nïàin sur ces derniers ont échoué. 0 On pense qu'ils ont trouvé un refug< s dans quelques-unes des nombreuses et vaste! - grottes qui enfoncent l'inextricable laby 1 rinthe de leurs couloirs sous cette régior t particulièrement accidentée. > Il paraît que,' parmi les trois cents fugi a- tifs, se trouve un certain nombre de jeunes s Polonais, embrigadés de force dans les régi-e ments prussiens, et auxquels la perspective de se f aire massacrer pour le bon plaisir di - kaiser ne souriait sans doute pas d'une s> façon particulière. Tous étaient, d'ailleurs i de tout jeunes gens, appartenant à la classe , 1919. i * * * i La privation de café est très sensible poui tout Belge digne de ce nom; aussi a-t-or t déjà cherché le moyen de remédier au man 5 que presque absolu de moka. Différent: a ,,ersatz" ont été lancés dans la circulation i qui ont eu des fortunes diverses. Voici ce qu'un habile industriel a trouvé pour rem - placer le café et en donner du moins l'illu s sion à ses compatriotes tout en se créant f i lui-même une source de jolis bénéfices : i. e pulvérise le vulgaire marron d'Inde, er t torréfie la poudre ainsi obtenue et la mé t lange ensuite, pour lui donner la 6aveui e voulue et dans une certaine proportion, ave< i i>ne très minime quantité de vieux marcs • de café ou de chicorées ayant déjà été préa- - lablemènt utilisés et que, dans les premier: s temps de la guerre, cet ingénieux industrie avait rachetés à bas prix chez les limona diers. Le tout est ensuite vendu, à un prb très suffisamment rémunérateur, en petit; paquets revêtus d'une étiquette alléchante j et sous un titre pompeux. 0 II paraît-que, dans certains établissement) 1 de Bruxelles, de Liège et d'Anvers, or écoule de ce produit une" quantité assez con sidérable, et que les consommateurs ne s< i plaignent pas ! Il est d'ailleurs certain que si cet ,,ersatz-café" ne leur fait pas de bien dl ne peut pas leur faire de mal. Reste à savoir si le goût de ce breuvage se rap prochev vraiment de celui de nos délicieux mokas de jadis 1 * * * Une invention qui pourrait n'être pa: aussi inoffensive, c'est celle qui consiste < t remplacer, dans la confection de la pâtis serie, la farine, laquelle fait aujourd'hu défaut, par une poudre obtenue en pulvéri ^ sant.... la moelle de sureau. Dans la ré r gion de Mons et de Charleroi certain: 3 pâtissiers et boulangers mettent en vente i des gâteaux fabriqués avec ce produit tout l i fait inattendu. A (N/vits ftrov/vns d'ailleurs savoir aue, dam plusieurs légalités, les autorités municipales si ont résolu d'empêcher la vente et la consom- le " rnation des ,,couques" fabriquées avec cette s; 1 fallacieuse far,ine. U est vrai qu'à l'époque où nous vivons u 1 on n'en est «pas à une falsification de plus n " ou de moins! } , * * » le Tandis que, par toutes les lignes, d'accès ri ' d'Allemagne en Belgique, des trains amè- ° " nent de nouvelles troupes pour prendre leur » 3 part des grands combats du front Ouest, e " d'autres convois,' allant en sens inverse, d 1 emmènent de l'autre côté du Rhin ceux k des grands blessés qui, après un séjour dans * kci hôpitaux belges, sont jugés susceptibles y ^ d'être maintenant transportés plus loin. On craignait, au début, de mettre- ces lamen- ^ ' tables débris humains sous les yeux des peD- ^ ■ pulations allemandes; mais aujourd'hui il " convient $e faire de la place pour les nou- ^ ^ velles victimes des prochaines hécatombes, J et l'on se hâte d'évacuer vers leur pays na- ^ ^ tal tous ceux qu'on juge capables de sup-5 porter- les fatigues de ce long voyage. A Namur, notamment, le transport des l blessés des hôpitaux à la gare et leur départ i 13 dans les trains-lazarets où on les a littérale- i " ment empilés constituaient un spectacle dont les quelques Belges qui ont pu y assister Sont restés écœurés. Certains blessés ont succombé en cours de route avant même d'atteindre la frontière ; allemande; à ïïuy et à Liège on a vu des-L cendre des cadavres de plusieurs trains qui allaient dans la direction d'Aix-la-Chapelle. ; * * * Le nombre des blessés hâtivement ramenés en Belgique pendant le cours du mois n ; d'avril fut si considérable et tellement peu 1' J en rapport avec les prévisions du grand état- t« J major allemand que, les wagons-ambulance n ' n'étant pas suffisants, on dut transporter p la plupart d'entre eux dans des wagons de le ' munitions et même sur de simples plates- n formes. A Mons, il en .est ainsi arrivé des d convois entiers. ti Les blessés, pansés de la façon la plus pri- p mitive, ont dû ainsi voyager pendant de Ion- n 1 gues heures, plusieurs même pendant toute n ^ une nuit, avec seulement pour les protéger 7 ' contre la fraîcheur une immense bâche dont t] 5 les infirmiers avaient recouvert les wagons. > A: Mons également, quand les blessés d ' avarient été descendus pour être transférés t< ■ dans les hôpitaux de la ville, le plancher de d > certains wagons était dans un tel état que n l les Allemands durent faire procéder à un la- t< vage à grande eau. Ce sont d'ailleurs de6 - tivils belges, de malheureux ,,réquisition- q ^ nés", qui exécutèrent ce travail de propreté, g L'un d'eux a'dit que, quand, avec ses a ' compagnons, il pénétra dans les wagons, le n ' plancher n'était plus quelquefois qu'une le i grande mare de sang coagulé, sur lequel les ti > pieds glissaient en s'enfonçant et qu'on a avait peine à se tenir debout. , n > * * * 1 p A Melle, Oordegem, Haeltert, Sotte- > ghern, Grammont, Audegiarde, et toute la p région en général, il n'y a plus une seule c ' école ouverte aux enfants, tous les bâti- 1? ments scolaires ayant été réquisitionnés par e: l'autorité militaire pour y loger les blessés, q A Meirelbeke, village éloigné de 3 kilomètres de Gand, le convoi de blessés dut at-' rendre! que l'on déménageât de l'école les ! bancs et les tables, car les boches, pris à d ■ l'improviste et n'ayant pas prévu une si n .. grande affluence, n'avaient rien préparé d dans cette commune. f( Danà certaines localités les olasses ont re- > pris depuis dans des maisons particulières d quf leurs propriétaires ont bien voulu met- i tre à la disposition des instituteurs. v *** U ' Malgré la'guerre, les vitrines des libraires, en Belgique occupée, n'en continuent q 1 pas moins à étaler aux yeux des passants des c< livres nouveaux que revêt .le bien connu à ,,Vient de paraître". La production litté- n raire et scientifique, qui persiste en dépit de tout, est la preuve manifeste de la vita- C( lité de notre pays. ci Voici, pria au hasard, quelques-titres pâr- a mi les derniers livres parus: à côté d'un a ,,Cours d'économie politique", dont l'auteur est'M. A. Faveur, docteur en sciences s{ commerciales, directeur de l'Ecole Centrale p de Verviers, voici un roman, dramatique, ,,la Mort de Venise", de M. Alexandre Re- n nolds, édité à Liège; puis, c'est un autre rô- c< man à la façon de Cherbuliez, ,,!e Cheveu n de mon existence", par Roger Dombre, un à recueil de contes, „Feuillets épars", par M. De Broyer, un volume de vers dans le style p d'Hélène Vacaresco, ,,Poésies éparses", de d Mlle Mariette Tilma-n, édité chez Bulens, S( à Bruxelles. p E A JSrwàrelle» g Les autorités belges, en territoire envahi, se préoccupent de plus en plus de la santé j. des enfants et l'importante question de6 visi- ^ tes médicales à l'école est à l'ordre du jour. Voicd le règlement relatif à l'organisation de cette inspection — gratuite pour l'élève — ^ dans les écoles primaires et gardiennes de ^ Bruxelles: -s' lo. Un examen médical approfondi de chaque élève à son entrée à l'école de même P qu'au cours des troisième, cinquième et der-nière années d'études, 2o. un examen plus ' fréquent des enfants pour lesquels une surveillance médicale spéciale a été prévue; 3o. une visite mensuelle de l'école; 4o. une visite n semestrielle des locaux et des annexes de v l'école; 5o. la visite de l'école à l'apparition e' d'une maladie contagieuse; 6o. le contrôle t< des absences des membres du personnel a éloignés de leurs fonctions pour cause de maladie; 7o. l'examen médical à subir pour le.-, n places vacantes dans l'enseignement. ^ é Le médecin inspecteur, qui déterminera s< 5 à élèves, fdonner-a des pon- q ïils aux membres du personnel enseignan ux enfants et aux parents, proposera d< tesures propres, à améliorer l'état physiqv e la jeune génération scolaire. L'examen des écoliers se portera surtoi îr les yeux, les oreilles, la bouche, les dent i cuir chevelu, le <x>eur, les poumons, li rstèmes osseux et nerveux. Pour chaque élève, il existera désorma n tableau de santé dressé confidentiel!' ient par le médecin inspecteur. Lorsqi enfant changera d'école, sa fiche le suivr; >rsqu'i! cessera d'étudier, elle ira au m istère de l'intérieur, section de l'hygièn li elle sera conservée pendant cinquam ns. L'Etat, de cette façon, possédera u :at de santé détaillé pour tous les habitan u royaume. * * * Une distillerie clandestine-en pleine act ité a été déexyuverte rue de Mérode. Lor ue les fonctionnaires des accises, au non re d'une douzaine, firent irruption dans ] emeure du fraudeur, celui-ci prit la fuil ar les maison^ voisines. La distillerie fon< onnait dans une pièce du sou6-sol don t l'er •ée était très habilement dissimulée par de ipis. : ni-p — .i télégraphie sans iii dan l'armée belge. es progrès merveilleux du temps de guerri _ Leurs applications futures du temps de paîx. — La sécurité des voyageurs. Dans une interview du général De Cei i'nck, ministre de la guerre, sur ce qi armé9 belge a fait depuis trois ans,, il >rview que la presse a reproduite et con entée, celui-ci disait que ,,surprise e ieine période de réorganisation militai] , Belgique n'avait pu mettre sur pied, a loment de la mobilisation, qu'une arme 3 campagne de 117,000 hommes". Il ajoi lit que nous n'étions pas mieux lotis a rint de vue du matériel de guerre. Noi 3 disposions que d'une mitrailleuse p* rille hommes et de 2 canons 1/2 c 5 m/m. avec un approvisionnement re eint: nous ne possédions ni obusiers léger li artillerie lourde, ni grenades, ni éngii a tranchée, ni charroi automobile, ni nu jcyclettes. Nous disposions d'une coup' a ballons captifs, de quelques avions, d'u Lodèle aujourd'hui suranné, de rares po ;s de T. S. F. Puis le général De Ceuninck constata ne notre armée, outre son service d'ai' luche sur le front occidental des Allié srait dû et a osé entreprendre simultané ent une tâche singulièrement ardue soi i feu constant de l'ennemi, dans les cond ons les plus dures, les plus sévères, tar i point de vue moral qu'au point de vi latériel: sa rénovation, éa réorganisatio resque complète. Dans cette tâche considérable, il est ur irtie qui mérite d'être examinée de prè: est celle de la T. S. F., dont le ministre c . guerre a dit que l'armée belge possède i chiffres ronds, 75 fois plus de postt il'au début de la guerre. Les progrès accomplis pendant la guerre. L'audion. La guerre moderne a considérablemer yveloppé l'importance des moyens de con unication. On n'exagère pas quand o sclare que, dans la bataille moderne} ' inctionnement sûr de tous les. organes c aison est une des Conditions primordiale a succès. Le renseignement le plus importait d< ient inutile /s'il ne peut être transmis sinps à l'échelon auquel il est destiné. Parmi tous les moyens de communicatio ne l'on a vu se développer, la T. S. F. e: ;rtainement celui dont les progrès oiit éU la fois, les plus grands et les plus étoi ants. Ces progrès 6ont dus surtout au parti d< meertant qu'on a pu tirer d'un orgar >nnu avant la guerre, la lampe à vide o adion, mais qu'on n'avait guère étud: irant 1914. La détermination des origines de cet ii rument merveilleux posera certainemei lus tard un problème délicat de recherch< a paternité, mais on Jbeut affirmer, di laintenant, que ce sont les savants att; lés à la Direction technique de la T. S. 3 tilitairé française qui ont donné à la lamj vide sa perfection actuelle. Cette lampe permet de constituer des a] areils au moyen desquels on peut recevo ans un automobile roulant à toute vite i les communications de n'importe qu oste assez puissant pour être entendu li lie permet de recevoir, sans antenne, 1« rands postes inter continentaux amér lins. Elle permet de constituer des peti d.stes portatifs, n'employant qu'une quai té' d'énergie infime pour réaliser des po :es considérables. La généralisation de son emploi a boul =rsé de fond en comble la T. S. F., qi îerchait, mais en vain encore, lo moye 'améliorer ses organes de réception. 0 est tout à coup trouvé en possession d'u roœdé merveilleux, qui a bouleversé tout* s idées généralement admises et facilil jutes les audaces. . Pour l'aviation. Au début de la guerre, le public ne coi aïs sait la T. S. F. que par les postes qu' }yait à boçid des bateaux, dans les port aussi pair quelques grandes stations fix< •lie que celle de la Tour Eiffel, dont irait entendu parler. Il existait cependant des postes militain ;obiles, peu nombreux, :.l est vrai. I ;aient montés sur automobile ou sur oai xu. Leur emploi ét^it prévu pour fai] )mwuni^ueï entre eu? .QU a^veo les unit avancées de cavalerie 'les états-majors dso îs grands corps de troupes. e En fait, oinj ne prévoyait! pour la T. S. F. qu'un rôle tout à fait accessoire. On ne lui it demandait, en effet, que d'établir des cctrn-î, munications pendant la guerre de mouve-:s ment, en attendant l'installation de fils ' télégraphiques ou téléphoniques ,,plus is sûrs". i- La guerre de stabilisation que les circon-e stances ont imposée aux armées modernes a i- tout changé. On peut dire actuellement que L- rien d'important ne se fait dans la T. S. F. î, aussi bien dans les actions offensives." que je dans, les actions défensives. Et c'est logique, n Le pilonnage de l'artillerie ne détruit-il :s pas tous les fils? La fumée des canons n'ean-peahe-t-eUe pas l'emploi des moyens optiques? Les projectiles ne tuent-ils pas presque tous les coureurs? C'est logique aussi 1_ parce que 1 aviation, qui a aeïceparé toutes * les missions d observation et de reconnais-l" sance, n'a que la T. S. F. pour en commu-a niquer les résultats à ceux qui doivent les & connaître. Actuellement^ au cours d'une opération, quelle qu'elle, soit, l'air ou plutôt l'éther est ^ sillonné de ^communications hertziennes que l'ingéniosité des techniciens et ^'habileté des _ opérateurs parviennent à situer et à entendre quelqu'embrouillé qu'en soit l'écheveau. ^ T^s avions sont dotés d'une petite S légère et dont le courant est fourni par un alternateur à hélice place sur l'aile. Toutes les unités d'artillerie, tous les commandements sont dotés de petits postes simples qui reçoivent les communications hertziennes émises par les observateurs aériens, réglant les tirs, disant ce qu'ils î, "voient, indiquant où se trouve l'ennemi et ce qu'il prépare. Beaucoup de ces postes de rée^ption terrestre sont d'ailleurs doublés de dispositifs 1 d émission, ce qui fait qjie les communica-6 tiens bi-latérales par T. S. F. avion-terre e/ti 1 terre-avion sont aeîtuellement chose tout à i- fait normales. Et ce, quelque soit le nombre n d'avions émettant simultanément. En effet, e on^.a vu jusque 20 avions employant en u rneme ^temps la T. S. F. sur les quelques e kilomètres de front occupé par un corps i- d'armée. u . O11 verra demain des avions communi-is quant entre eux, en l'air, se pariant entre r eux. De même qu'un navire amiraj dirige e toute une flotte par T.S.F., un chef d'esca-;- drille donnera en l'air des e>rdres aux avions 5, évoluant autour de lui, dont il coordonnera ls l'action et les mouvements. >- Dans les Tranchées e Pendant que tous ces pestes travaillent n dans l'air de T>etites installations portatives terrées dans l'ombre des abris profonds ou meme oans la boue des trous d'obus, d'au-[t très, plus conséquentes, logées dans des voi-e tures-bureaux remplacent ou doublent les ;, lignes téléphcfuiquee trop fragiles. Ensemble, elles relient les différents éche-is Ions du commandement dans des conditions i- de grande sûreté, car les appareils mainte-t nant en usage ne limitent plus le nombre de e postes pouvant travailler sans se gêner, n On a jdu renoncer ainsi, définitivement, aux mâts élevés, démontables, compliqués e et fragiles, qui décelaient les. emplacements 5, des postes et qui ne résistaient que difficile-' Q ment aux assauts du vent. », Et comme ces postes qui font de la T. !S S. F. a haute fréquence sont encore trop délicats pour être employés en toute première ligne, on a imaginé des appareils plu3 simples, faisant de la T. S. F. à basse fré-t quence et que n'importe qui peut employer. L_ Une petite boîte, un accumulateur, quel-n ques mètres de fil téléphonique et un piquet e métallique, voilà tout ce qu'il faut.. L'in-e stallation est terminée en un rien de temps. !S La vulnérabilité du poste est nulle. Les courants vagabonds émis dans le sol >_ par ces appareils sont captés à l'arrivée au ^ moyen de dispositifs spéciaux relativement .simples. Les soldats de l'extrême avant, n ceux des toutes premières lignes, ceux des postes avancés peuvent ainsi réclamer de ; l'arrière tout ce dont ils ont besoin. Ils peu-L_ vent lui communiquer tout ce qu'ils voient et tout ce qu'ils apprennent. D'ailleurs la iT. S. F., dans la guerre moderne, ne sert e pas seulement à établir des communications, u elle a pu imaginer des dispositifs de recher-é che qu'on ne pourra décrire que lorsque la paix sera venue — et dont l'ingéniosité et t_ la précision étonneront. Lt Application de T, S. F. en temps de paix.-. . ,s Quand la paix sera ventae.... ;s . Tandis que je visitais un centre de T. S. L. F. (et que le chef m'en expliquait les mer-\ veilles récentes, quasi inconnues du grand ,e public, les progrès scientifiques et techniques acquis en ces temps de guerre, je pen-). sais certes à la réorganisation de notre r armée. Je me rappelais que, lorsque nous Sommes entrés en campagne, ne>us étions ;1 encore moins riches en matériel, en person-t. nel de T. S. F. que nous ne l'étions en ;s toute autre branche technique, i- Je constatais que si, comme dans beau--•s coup d'autres domaines, nous avions dû i- tout créer pendant la guerre, actuellement > notre T. S. F. n'avait plus rien à envier à aucune autre armée. Mais un autre senti-ment vint s'ajouter à celui de la légitime ii fierté que partageront tous mes compatrio-n tes, le sentiment que les progrès effectués n seront utiles encore quand la guerre sera ter-' n minée. C'est une consolation grande de 6a-;s voir que, pour la T.. S. F. comme pour é l'aviation, il subistera quelque chose des efforts considérables réalisés par les techniciens der armées. Vous connaisse^ les applications données aujourd'hui à l'audion. Demain, la lampe } à vide sera la garantie la plus sûre et la plus précise des voyageurs sur les chemins •1 de fer et en mer. Le problème de la communication des is trains en marche avec lès gâtes, comme [s celui de la détermination de la position 5. exacte des bateaux dans la nuit ou^lans le g brouillard peuvent êt»re considérés conine îs- résolus»

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Cet article est une édition du titre L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Amsterdam du 1914 au 1918.

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