L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1915, 24 Janvrier. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Accès à 19 septembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/cj87h1fp4z/
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gèï-e Aîinêi e IV°. 93» « cents (IO Centimes) oimancne 24 Janvier 191 L'ECHO BELGE L'Union fait la Force„ .irturnal ouotidien du matin paraissant à Amsterdam Point) a ci rtnina nnm fia Co m ils Toutes les lettres doivent etre adressées au bureau de rédaction: N.Z. VOORBURGWAL 234-240. Téléphone: 2797. « Rédacteur en Chef: Gustave Jaspaers. ( Charles Bernard, Charles Herbiet, Comité de Rédaction: ; Gustave Peellaert, René Chambry, f Emile Palnparé. Pour les annonces, abonnements et vente au numéro, s'adresser à l'Administration du journal: N.Z. VOORBURGWAL 234-24Û. Téléphone: «775. Abonnement I En Hollande fi. 1.50 par mois, payable par anticipation \ Etranger 0, 2.00 ,, „ Le Tableau d'Honneur Cette guerre, sous un certain angle, manque d'éclat. Elle ne prête pas au lyrisme. Qu'est-ce que c'est que ces soldats babilles couleur de boue et terrés dans la boue, qui restent des mois en face l'un de l'autre sans bouger, cependant que le fracas de la canonnade lui-même tourne à la monotonie. Et le public est déçu comme devant le spectack de deux athlètes de force sensiblement égale oui s'étreignent sans que rien, hors leur souffle haletant, ne vient trahir leur immobilité de statue. Hé oui, ceux qui savent s'émerveillent de l'extraordinaire dépense de force, du prodigieux travail de6 muscles bandés dan6 un suprême effort, de la ténacité et de l'endurance de ces lutteurs. Les gens en conviennent, oui ; tout de même ils trouvent que „ça" dure longtemps. Ça dure longtemps Vous qui pensez cela voulez-vous tromper votre attente? Jetez donc un coup d'œil sur le ,,Moniteur Belge". Qui eut jamais pensé que cette grave et très ennuyeuse gazette sur quoi dans l'un ou l'autre cabinet de lecture on trouvait parfois un vieux fonctionnaire endormi, put un jour devenir intéressante comme un roman, émouvante et belle comme un poème, et — pourquoi répudier cette comparaison — palpitante comme un film de cinéma! Quel est le collaborateur nouveau, feuilletoniste adroit ou barde inspiré, dont notre journal officiel s'est ainsi assuré le concours ? Ces collaborateurs sont légion. Ce sont les héros vivants et agissants-de ce6 merveilleuses aventures où le scribe qui les consigne n'a pas la moindre part. Combien y en a-t-il ? Nous n'avons pas pensé à les compter, mais ils se comptent certainement par centaines sans ceux là dont un seul suffirait pour illustrer une armée et donner de l'orgueil à un pays. Officiers, sous-officiers, soldats, lesquels ont déployé le plus d'intelligence, de bravoure, de sublime dévouement? On ne 6a.it pas. Et que ce soient des grands croix ou des croix tout court, qu'il s'agisse de l'Ordre de Léopold, de l'ordre de la Couronne ou de celui de Léopold II; ces récompenses où nous ne voulons plus reconnaître des degrés viennent consacrer les mérites de héros que nous mettons tous sur un même rang. Par exemple, voilà qui nous change de ces longues listes de gens décorés dont trop souvent s'encombraient les colonnes du Moniteur. Misérable foire aux vanités et aux intrigues, elle n'éveillait que le dégoût ou le sourire selon les dispositions d'esprit du lecteur. Et combien, alors, était nécessaire la précaution de ne point mentionner la raison pourquoi tous ces Tartempions avaient sû mériter le droit de mettre un peu de rouge à leur boutonnière! Mais laissons ces misères. Ici ce n'est pas le ruban qui importe, c'est le motif pourquoi on le donne. Aussi rien n'est émouvant comme ces phrases sèches, précises oii sont rapportés les actes d'intrépidité, de sang-froid, de mépris dé la mort de nos soldats sur le front. Ah! lisez donc cela qui n'est pas de la littérature. Vous ne direz plus alors que cette guerre manque d'éclat et qu'elle ne prête pas'au lyrisme. Votre imagination comme la notre s'exaltera à cette lecture et vous vous griserez d'orgueil. Ce tableau d'honneur, pour lequel dans ce futur monument de la gloire que nous élèverons plus tard à nos héros, vivants ou morts, il faudra d'immenses murailles de marbre pour le contenir, ce sont des noms belges et rien que des noms belges qui le composent. Avez-nous pensé à cela aussi, et que nous fussions capables de si grandes choses. Oui, nous avons brillé dans les arts de la paix ; nos commerçants sont avisés, nos industriels entreprenants, nos peintres sont toujours les premiers peintres du monde. Nous avons des savants et des écrivains. Nos expositions universelles étaient toujours les mieux réussies et nous tirions quelque vanité d'être à la fois si petits et si grands ! Et connue nous étions petits cependant. Seul le sacrifice absolu confère la véritable grandeur, et il y a plus de mérite à sacrifier cette vie, que l'on considère comme le souverain bien, qu'à l'embellir par les raffinements les plus délicats de l'industrie ou par les créations les plus nobles d© l'esprit. Ce n'est qu'à la condition d'être toujours prêts à la donner pm une grande cause aue nous, donnons à la vie son prix véritable et que nous sommes dignes de la conserver. Vous autres, hommes de peu de foi, lisez i le Journal Officiel. Vous y puiserez de la patience et une consolation. La Belgique vivra. Charles Bernard. ...M» ■ 0 ■ mm Ils feulent semer ia discorde. {Suite). Mais ce n'est pas tout. Après un aussi ' beau morceau, le Graevell ne se déclarait > pas satisfait. Il adressa au gouverneur militaire un dossier traitant des ,,Mesures piopres à gagner les Flamands pour l'Empereur et l'Empire" : lo. Création d'un journal quotidien: ,,De Blijde Inkomst", distribué gratuitement et déposé dans les cabarets ; 2o. Conférences publiques; 3o. Traduction de bons ouvrages allemands et leur répartition entre les bibliothèques; 4o. Création de salles de lecture auxquelles les éditeurs allemands envoient des journaux, etc. ; 5o. Exhibition d'images nationales avec explication; 60. Edition d'un livre destiné à initier à la connaissance du haut-allemand avec exemples en orthographe néerlandaise ; 7o. 0-ermanen-buch (Livre des Germains), destiné à initier à la connaissance du peuple germanique; 80. Ed;l-ion nationale de bons ouvra-ct€6 flamands en livres bon marché et bien imprimés; 9o. Brochures sur la guerre en trois langues et suivant les sources officielles (?); lOo. Institution d'un fonds national prélevé sur les contributions wallonnes, le gouvernement ayant, depuis 80 ans, désavantagé les Flamands de 4 mêlions au moins; llo. Erection, au moyen de ce fonds, d'une Maison du Peuple flamande avec tableau de l'histoire flamande etc., et servant de siège au Conseil national (volk.=-raad) chargé de la gestion du fonds; 12o. Marche nationale pour musiques militaires : combinaison de ,,Zij zullen hem niet... avec ,,Der al te Barbarossa, der Kaiser Frederick' '. Vous pensez bien que les Flamands ont bien ri de ce procédé, ccusu de fil blanc, vraiment trop grossier pour que quiconque sy laisse prendre. Comment? Mais les Allemands, certains Allemands qui ne doutent de rien, organisent déjà la Belgique pour la période qui suivra îa paix ! Et — en complément des documents que nous publions ci-haut — il est bon que nos lecteurs aient sous les yeux le texte du ,,projet" remarquable de l'espion Ha raid A. Oraevell. lo. La Belgique conclut avec l'Empire un traité perpétuel d'alliance offensive et défensive. Union douanière. 2o. Flotte- commune. Drapeaux de la Grande-Allemagne et de la Grande-Germanie.3o. Dans l'armée flamande (het vlamscli (sic) léger) rien que des Flamands avec la langue flamande comme langue régimen-taire et le haut-allemand comme langue de comma udement. 4o. Gouvernement (het bestmer) flamand en Flandre. 5o. Ministre de l'instruction publique spécial pour la Flandre. 60. Archevêque flamand à Malines; le nouvel archevêque wallon à Liège. 7o. Université haut-allemande-flamande à Gand. 80. L'Université catholique de Louvain est rebâtie aux frais de l'Empire et transformée en Université haut-allemande-flamande.9o. A Ja tête des provinces flamandes (vlamsche (sic) geweesten (sic) se trouve un sénéchal (un autre se trouve à la tête de la Wallonie). lOo. Nouveaux uniformes pour l'armée, d'après le modèle allemand. llo. Sur la montagne, près de Bruxelles, au-delà du acnal, érection d'un monument commémoratif en l'honneur de tous les hommes qui, par ia parole ou l'action, ont combattu pour l'affranchissement, du peuple flamand (Par le professeur Lagae, de Bruxelles ?) 12o. Institution d'une médaille commémo-rative de la renaissance du peuple flamand, laquelle sera donnée à tous ceux qui « auront bien mérité de la cause germanique. 13o. Cession du coin haut-allemand du Luxembourg (Arlon) au Grand-Duché de Luxembourg, lequel est annexé à l'Empire. 14o. Au palais de Bruxelles sont arborés en permanence, sur de hauts mâts, les drapeaux de la Belgique, de l'Empire, de la Grande-Allemagne et de la Grande-Germanie.C'est puéril et idiot. à suivre. m Payement à l'indemnité due aux parents des miliciens belges. Mr. le Consul Général de Belgique à Amsterdam fait savoir aux parents des miliciens belges, qui se sont faits inscriqe à Amsterdam, que le payement de l'indemnité à laquelle ils ont droit en vertu des lois des 30—8—13 dt 4—8—14, leur sera effectué le mard 26 janvier de 10 à 12 h. et dte 2 à 4 h. à la Bourso d'Amsterdam (entrée Qudebrugsteeg). Les intéressés, qui résident actuellement à Amsterdam et que ne sont pas encore inscrits, pourront se faire inscire ce même jour» En Belgique. La taxe sur les absents. Quelques administrations communales, telle que Gand, plus éprise d'équilibrer leui budget que de comprendre lej sentiment, auxquels obéirent ceux de leurs habitante qui fuyaient le contact des Allemands, ont été véritablement mal inspirées en votant une taxe sur les absents. Elles ont d'ailleurs outrepassé leur droit et ont commis un acte sans signification légale et que le gouvernement belge (le seul que nous reconnaissions) se refusera toujours à admettre. Malheuresement, pour une fois que l'administration communale prend une initiative, elle fait le jeu des Allemands, aussi complètement qu'il est possible de le faire. Vous pensez bien que ce projet de taxe sur les absents a flatté agréablement le gouverneur Von Bissing qui ne rêve que contributions et impôts. Il s'est donc er-.paré de cette lumineuse idée, puisqu'il faut que les Belges alimentent l'Allemagne de leur argent après l'avoir alimentée de leurs approvisionnements. C'est donc l'étranglement systématique qui se poursuit, la main de fer au cou du vaincu : c'est abominable. Vit-on jamais peuple pressuré à tel point? Et M. Braun et son conseil communal portent une bien lourde responsabilité devant la conscience belge ! Toujours est-il que la mesure prise par von Bissing est oelle-ci : tous les Belges qui n'auront pas rejoint leur domicile à la date du 1er mars prochain, seront frappés d'une taxe égale à dix fois la somme toi:aie de leurs contributions personnelles de l'exercice 1913-1914. Cet argent, arraché aux citoyeus par un moyen anti-légal, sera réparti de la manière suivante : la. moitié aux communes, l'autre moitié au gouverneur général,... au profit du pays! A la Kommandantur où ce projet était, discuté, on n'a pas spécifié de quel pays il s'agissait. Puisqu'il y a question de profit, — ce ne peut-être de la Bel-, gique ! La taxe sur les absents, proposée par l'anti-patriotique conseil communal de Gand a été rejetée à l'unanimité par la députation permanente de la Flaudre Orientale. Bravo! Voilà, au moins, des administrateurs de bon sons, malheureusement, ceci ne servira à rien, von Bissing ayant repris l'idée des mandataires de la ville de Gand et ayant décidé de frapper d'une taxe tous les absent s _ à partir du 1er mars, ainsi que nous l'écivons d'autre part. A Bruxelles. Dans notre numéro d'hier, une erreur s'esd glissée qui avait trait à la femme de notre Roi Léopold 1er. C'eet Louise Marie princesse d'Orléans, qu'il faut lire, bien entendu. Ajoutons que l'autorité allemande reprend ses mark à 1.25 fr. contre les nouveaux bil-leta dont, nous avons mentionné la création. Ces billets n'étant pas acceptés par les pays étrangers, le trafic des mark devient impossible.* * * Nous apprenons la mort de M. Mesdach de ter Kiele, procureur général honoraire près la Cour de Cassation. * * * Quel espit. d'abbération chez certains Allemands! Voici qu'à présent le cardinal de Cologne, écrivant à sa sœur, religieuse au monastère de Berlaimont à Bruxelles, assure que la honte qui rejaillit sur le peuple belge provient moins du fait d'avoir commis, à l'égard des troupes allemandes, un tas d'atrocités que d'avoir été jusqu'à prétendre que ces troupes avaient mis le feu volontairement; à certains villages et fusillé des civils. A Anvers. La nomination de M. Hubert Melis au poste de secrétaire communal de la ville d'Anvers devra être ratifiée par le gouvernement. Comme cette nomination — quels que puissent être les qualités de M. Melis — est le résultat d'un coup de parti, le nouveau secrétaire n'est pas encore vissé sur son fauteuil! On parle, en remplacement de M. Melis à titre de secrétaire particulier de M. Jan de Vos, de M. Arthur Cornette. Il est certain que celui-ci acceptera et renoncera définitivement à ses fonctions d'avocat. Cette nomination entraînera sa démission de conseiller communal, représentant du „Liberale Vlaamsche Bond", * * * Les journaux d'Anvers qui se défendaient toujours avec une certaine âpreté de n'être que des instruments aux mains de nos ennemis, viennent de se voir infliger le soufflet le pins brutal par ceux-là même qu'ils s'attachent à servir. Le mandement de Mgr Mercier que les Allemands, sans doute, en souvenir de Beethoven, s'obstinent à appeler „La Pastorale", a inspiré au gouverneur général un petit communiqué imposé par lui à tous les journaux d'Avers qui l'impriment en première page, première colonne. Ce communiqué commence par ces mots : „Son Eminence, l'archevêque de Malines, Mgr Mercier, suivant une ancienne coutume, a adressé pour la fête de Noël aux fidèles de son diocèse, une pastorale qui traite en partie les grands événements des derniers mois. „La presse étrangère en a donné des comptes rendus inexacts et, entre autres, a prétendu qu'à la suite de cette pastorale le cardinal serait tenu séquestré dans son palais à Malines par des officiers allemands et qu'il aurait été arrêté. „Le gouverneur général a déjà fait déclarer officiellement que ces deux affirmations sont dénuées de tout fondement. En Campine. A Moll et à Lommel, nouvelles garnisons d'hommes de landwehr. Il y en a 400 dans le premier village, 550 dans le second. Ils paraissent très fatigués. Ils reviennent précisément du champ de bataille de l'Yser. Le passage de la frontière devient de plus eu plus difficile: les Allemands arrêtent et fouillent tout le monde. * * * De Turnhout, 800 cavaliers sont partis à destination de la Flandre occidentale. Une vingtaine de cuisines do campagne les suivaient. • * * Le pain ne peut plus être distribué qu'aux personnes en possession d?une carte délivrée par la commune. Les boulangers doivent signer celle-ci chaque fois que le possesseur vient chercher un pain. * * * A Turnhout, pour remplacer la cavalerie, trois cents soldats allemands malingres, bossus, tuberculeux tiennent à présent garnison ici. Ils viennent précisément d'arriver et, quelque haine qu' on puisse avoir pour l'envahisseur, on ne peut faire taire un sentiment de pitié à l'égard de ces malheureux malades ou difformes que la Germanie oblige à porter les armes. C'est pitoyable, en vérité'. Mais lo calcul est habile de ceux qui envoient ces malheureux dans un pays pacifique où ils n'ont rien à craindre. En effet, en cas de retraite de l'armée allemande, les bossus et les boiteux pourront toujours éviter la lutte, Turnhout par exemple, ne devant pas être détendue. Et, pendant que les difformes tiennent garnison chez nous; tous leurs frères d'armes robustes sont au combat, à l'est ou. à l'ouest. Somme toute, c'est inhumain, mais adroit. * ± * Toutes les troupes qui gardèrent jusqu'à ce jour la frontière, ont rejoint le front. A l'hermitage d'Ackel, il n'y a que huit soldats et 8 officiers, dont quatre sous-officiers. Les nouvelles troupes attendues reviennent du Nord de la France. # » » Les habitants de la Campine sont abattus par toutes les privations et par la misère. #. * ♦ Près du pont de Lommel et d'Arendonck, il est interdit de circuler après cinq heures du soir. * » » Avant-hier, dans la nuit, un grave accident de chemin de fer s'est produit à Baelen sur Nèthe. Uu train, composé d'une locomotive et de 0 wagons de pommes de terre, destiné au camp de Boverloo (Tjup-peniibungsplatz, en allemand), est tombé dans le canal de Hasselt à Turnhout. L'accident est dû au défaut de signal avant l'arrivée d'un pont que les Allemands firent sauter eux-mêmes au moment de l'occupation.On a retiré hier de l'eau du canal 8 cadavres de soldats allemands. Il y a encore 6 autres manquants parmi ceux qui accompagnaient le train. Il est à remarquer que, depuis l'arrivée des 8000 fonctionnaires allemands, les accidents se multiplient singulièrement. Ces fameux administrateurs tant vantés ne valent pas — et de loin — nos modestes et dévoués agents des chemins de fer belges. A présent qu'on peut établir une comparaison entre les deux méthodes de travail (toutes proportions gardées, bien entendu), les louanges vont aux nôtres, — ceci dit sans esprit de parti-pris. Au Limîsouî'g. Le 16, le hameau de Linden-lez-Peer devait fournir 10,000 kilos de foin et de paille, 17 vaches grasses et 5 porcs. La livraison n'a pe se faire que 3 jours plus tard. Le commandant allemand à Peer a payé le tout les vaches notamment à raison de 85 centimes par ldlo. Le prix est dérisoire, niais les paysans s'en contentent. Les gardes-fron-tières veillent à ce qu'aucune exportation ni importation de Belgique ou en Belgique ne puisse être transportée. En Flandre. T1 y a quelques semaines, nous avons entendu parler de réquisitions allemandes portant sur différents arbres. Ces réquisitions, qui pouvaient paraître étranges, se sont multipliées, mais il a été spécifié que seuls, les noyers ayant vingt-cinq centimètres de diamètre, devaient être abattus, taillés et amenés a la gare la plus proche! C'est ainsi qu'en Flandre, actuellement, les arbres tombent sous la cognée, par milliers. Les Allemands s'en servent pour tailler leurs crosses de fusils.. Or^ comme pelles- ci doivent être travaillées en Allemagne il serait plus simple que nos ennemis fassent couper leurs prepros arbres. D'autant que ce ne sont pas les forêts qui manquent en Germanie. Reste à voir si les propriétaires de bois consentiraient à laisser raser ceux-ci sans protester 3S et surtout si les ,,bons" donnés en paiement >n seraient les bienvenus ! rs - • « Il y a trois jours un pauvre homme qui 3S essayait de passer, de nuit, la frontière, en a compagnie d'un.tout petit enfant, a été je dénoncé par les cris de l'enfant apeuré. Deux balles allemandes bien dirigées ont étendu roides le père et l'enfant. Ce dont les Allemands de garde à la frontière se plaignent le plus c'est d'être séparés de 3.- leur famille. C'est peut-être .pour cette raison is qu'ils unissent ainsi dans la mort le père et l'enfant. Au Luxembourg. 1S A Virtcn, au moment des combats entre l8 Allemands et Français, il y eut dix-neuf gi-os obus lancés sur le collège Saint-Joseph, - que surmontait le drapeau de la Croix \q Rouge, et où plus de cent blessés allemands et français étaient soignés ; les Allemands y e firent pour plus de cent mille francs de r- dégâts et un projectile, après avoir traversé } quatre murs, vint tuer vingt et un blessés, dont quatre Allemands. ^ * * * ie Mais, à côté de Virton, à quelque cinq îs kilomètres, deux autres localités devaient être particulière ment éprouvées: Etbe et Belmont, qui durant huit jours furent sys-x tématiquement détruites par toutes les trou-;e pes de passage, tandis que plus de deux ^ cents cilis, hommes, lemmes, veillards [T et enfants étaient impitoyablement fusillés dans 1-eurè demeures, dans la rue, partout où on les rencontrait. Plus de deux cents autres ont disparu. L'église flamba à son 3j tour, et ce n'est que grâce à la fuite, • qu'après avoir subi uu martyre d%e quarante-huit heures, le curé put échapper à la mort. l" • Au milieu de ce n.onoeau de ruines sub-aiste le château de Iyaclaireau, où est de-n:euré à sen poste le gouverneur de la pro-e. vince, M lo comte de. Briey, beau-frère et • cousin germain de M. de Broqueville; un cbus traversa le château de part en part, 11 d'autres défoncèrent le parc, les façades fuient criblées de balles, dont une atteignit même, dans la cave, un membre du person-^ nel; de nombreux blessés et fugitifs y trouèrent sans cesse la plus généreuse hospitalité.s • # » ^ A Saint-Léger, quelques maisons du faubourg furent détruites; unei dizaine d'habitante furent fusillés; d'autres, dont le clergé^ furent pris comme otages. Mais un a peu plus loin, à l'autre côté des ^ bois de Bellefontaiue, le carnage re-;r' prit de plais belle : les quatre sec-tions de la commune de Tintignv. — An-s sart, Ronoelle, Breuvane et Tintigny — furent complètement anéanties; tous le3 habitants furent l'objet de violences, et une centaine d'entre eux, assassinés, y perdirent la vie; parmi eux, le curé, le bourgmestre, l'instituteur, le notaire Lefèvre, ancien pré-') sident du Conseil provincial, M. Piick, fils s du directeur des hauts-fourneaux de Halan-zy, etc., etc. I ALouvaia 3 L'administration communale, outre les 3 cantines communales et les soupes scolaires, - qui fonctionnent admirablement, et les s secours en nature tels que lit, literie, et - vêtements aux sinistrés, offre du travail à - tous les chômeurs dans les conditions sui-t vantes: Une semaine entière aux pères de famille ayant trois enfants ou plus. Trois jours 3 par semaine aux célibataires et aux gens a mariés ayant moins de trois enfants. Ces i travaux consistent en terrassements et nivellement des nouveaux boulevards. Us sont 0 payés en bons de ville à raison de 2.50 francs - pour environ 8 heures de travail. s Ces bons ont valeur courante dans la t localité et seront couverts par un emprunt :• ultérieur. i. Il en est de même à Kessel-Loo, ITeverlé, - Herent et Wesemael, où les journées sont 1 payées à raison de 2 francs par jour pour I, la réfection des routes et chemins. A Wil-t sele, la commune octroie en outre des subsides de 75 cts., 50 cts., et 25 cts. par quinzaine. Des vêtements et des objets de première nécessité sont également donnés aux sinistrés. A Visé. Il y a une légère modification à apporter ^ au premier article publié sur la destruction de Visé : M. Istas ne fut pas tué, mais "s blessé à l'épaule. Il est actuellement guéri. On a dit que les Visétois avaient fait (1 oeuvre de francs-tireurs, qu'ils avaient tué e des soldats allemands, etc. C'est tout à fait calomnieux. L'enquête faite sur les lieux et parmi les prisonniers à Munster a démontré l'inanité de cette accusation comme l'ont rapporté et ,,Le Berliner 1- Tageblatt" et ,,ia Gerrania" du 9 octobre, t Qu'il y ait eu des rixes mortelles entre û Allemands saouls et furieux ou des tirs ^ malheureux de leur part, c'est très possible. s Aussi, avant d'accusser d'un méfait la popu-J làtion belge, il faudrait avoir l'ombre d'une c_ preuve. Il eût été cependant facile, par 3> l'autopsie, de retrouver les balles meurtric-ir res et de s'assurer ainsi de quels-fusils s-[elles provenaient^ j La situation financière en Belgique. » a Avant que la Société Générale accepta de remplacer la Banque Nationale, il y eut à Bruxelles une réunion des plus importantes de directeurs de banque, de sénateurs, de députés, de fonctionnaires. Etaient présents : MM. Braun, Bertrand, Pol Boël, Boval, Buyl, Car-pentier, Catteau, Cocq, Colfs, De Becker-Remy, Delannoy, De Bo, d'Huart, Dubost, Dupret, Delporte (Antoine), Elbers, Gielen, Eug. Hânssens, "NV. - Heynen, Max Hallet, Camille» Huysmans, Léon Jourez, Maurice Lemonnier, Mesens, Poelaert, Rens, Spever, Théodor, Wamvermans. Les représentants des administrations étaient: MM. Van Cutsem, administrateur directeur général de la Trésorerie; baron Capelle, directeur général au ministère des affaires étrangères; Van Elewyck, président de la chambre de commerce, etc. Cette assemblée, après examen de la situation, exprima à l'unanimité l'avis qu'il ,,était de l'intérêt de pays que la Société Générale de Belgique acceptât la. mission d'émettre des billets de banque dans les conditions proposées."Ajoutons que l'entente la plus amicale règne entre les dirigeants des deux plus grands établissements financiers belges et que, de part et d'autre, tout a été mis en oeuvre pour éviter les froissements. D'ailleurs l'intérêt patriotique est là, avant tout, et c'est ce dOnt Rassemblée, chargée d'examiner la question, s'est iutime-« ment pénétrée. * #. * D'autre part, ,,Les Nouvelles" reçoivent du Havre de curieux renseignements concernant les nouveaux billets de banque belges. ..Hier devaient paraître à Bruxelles de nouveaux billets de banque. Nous ne savons encore si l'émission a vraiment eu lieu, mais nous n'en doutons pas. Un fonctionnaire belge très, haut placé a communiqué à ce sujet à la presse les renseignements suivants: Cette émission constitue pour l'Allemagne une façon détournée d'arriver à toucher la contribution de 480 millions dont elle parait avoir un besoin pressant et qu'elle est dans l'impossibilité d'encaisser par des voies régulières. La Société Générale va donc verser le montant de l'indemnité et pour s'en couvrir elle mettra, des billets en circulation. Naturellement ces billets auront cours forcé de sorte que la valeur de chacun d'eux rentrera en bonnes espèces sonnantes dans la caisse du banquier à qui la population belge paiera en fin de compte la rançon du vainqueur. Mais quelle est la valeur qu'auront ces billets quand la Belgique recouvrera sa neutralité?Le Gouvernement belge n'a pas cessé d'exister et de fonctionner. Il n'a pas retiré le privilège d'émettre les billets de la Banque nationale et jamais en aucune manière il n'a approuvé l'émission de nouveaux papiers par la Société Générale. Cette émission est faite contre toute légalité. Les droits de la guerre n'ont rien à y voir. La Société Générale a reçu son privilège d'un gouvernement étranger dont l'autorité en Belgique n'est garantie par personne et ne repose sur rien. Sans doute cette société est de tout premier ordre, mais il fst permis de se demander jusqu'à quel point son encaisse métallique or pourra couvrir une émission de cette importance.Même en mettant le tout au mieux, il est évident que les nouveaux billets, après la guerre. n'auront pas plus de valeur que les autres effets signés par la banque. Car, quoiqu'il arrive et si même la Société Généralo doit payer deux fois la contribution de guerre, jamais le Gouvernement belge ne reconnaîtra les billets qu'elle a émis. Nous nous gardons de tout commentaire que pourrait provoquer cette note. * * # La situation financière est trop grave, trop importante et intéresse trop de lecteurs pour que nous ne reproduisions l'intéressant article que le ,,Temps" vient de lui consacrer. On y trouvera des notations iiiédites, vraiment curieuses : ' Vers la mi-septeinbre, écrit notre confrère parisien, avec le concours de financiers venus de Berlin pour être attachés au maréchal von der Goltz paclia et l'aider de leurs conseils, une série de mesures financières furent adoptées après discussion avec les banquiers de Bruxelles, lesquels durent bien se soumettre. Mais avant de parler de celles-ci, rappelons que dès le début des hostilités en Belgique, et pour parer aux difficultés (qui étaient à prévoir, un consortium de banques fut créé à Bruxelles, réunissant banquiers privés et établissements do banques belges, lesquels s'engagèrent solidairement à rembourser ultérieurement, jusqu'à concurrence de 100 millions, un prêt en compte courant de 500 millions do francs que la Banquo nationale de Belgique mettait à leur disposition, au fur et à mesure de leurs besoins, pendant la guerre. L'initiative fut heureuse, car dos le 20 août, c'est-à-dire le jour même de l'occupation allemande à Bruxelles, la ville devait consentir une contribution de guerre de 50 millions à payer par quinzaine, que ses ressources liquides ne lui permettaient pas de régler. C'est par une entente aveo le consortium de banques, à la têto duquel se trouvait la Société généralo de Belgique, que la ville put satisfaite aux exigences allemandes. Il en fut de même pour >eaucoup de communes belges, telles Charleroi, iournai, d'autres encore qui, quelques jours après, furent taxées tout aussi rapidement et bout aussi arbitrairement... C'est ce même consortium qui, à la même époque et sans que cela fût prévu dans son objet originaire, devint le banquier du comité ifitornatioriai d'âUsi«ntatioûz filacé^ on, la

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Cet article est une édition du titre L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Amsterdam du 1914 au 1918.

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