L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1918, 14 Mai. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Accès à 14 decembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/rj48p5wj81/
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A muée IV° - & ceïîïs ivisarsan nrïaE ESÎO' L'ECHO BELGE L'Union fait la Force. .soiarraÊ&S casioîâcMeri du malin paraissant era IBiaBEannege Beige est noire nom de Famille. Toutea les lettres doivent être incS^essë'*3;» ai* fonare^au cïe i*éca<actio3i : IM- 3£- VOORBïJRCiVv AL 234-240, aJY4S5XIS R O AiW. Té!ép5iOîîes: 2797 et Rédacteur en CheS: Gustave Jaspaers. „ . » . _ . . i Charles Bernard,Iîené Cîsainbry, Comité de R^dactïonîj Emiije Painparé. Abonnements : Hollande fl. 1.50 par mois. Etranger fl. 2.00 par mois. Pour les militaires au front et les militaires internés en S-Soilande fl. 0.75 par mois payable par anticipation. Annonces: 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents ta ligne. Où peint l'Aurore Ne perdons point do vue ce qui se passe dan3 l'est de l'Europe,, écrivions-nous récemment. Da-ns l'attente de la nouvelle ruée des divisions do Ludendorff que l'on tient généralement pour certaine et même imminente, les événements do Russie requièrent toute notre attention. Il y a huit jours nous avions la révolution de l'Ukraine organisée par la maréchal Biclihorn.L'Allemagne faisait tourner à son profit les embarras qu'elle éprouvait dans oe pays au sujet des livraisons de blé stipulées par le traité de Brest. Elle mettait la main sur les rouages de l'Etat qu'elle crotiverne aujourd'hui par l'intermédiaire d'un gouvernement complaisant. Il reste toujours à voir jusqu'où, ira la complaisance de ce gouvernement composé en somme d'ennemis de l'Allemagne. Il ne faut pas oublier qua le général cosaque Skoropadzki a combattu vaillamment les boches pour le compta du tsar. Les cadets qui l'entourent formaient en Russie le parti de la guerre avant l'avènement des bolschevisteS. Et leur haine des gardes rouges n'aveuglera pas indéfiniment un patriotisme qui s'était avéré salace, clairvoyant et même désintéressé. Est-oe la réussite toute provisoire de leur coup de force en Ukraine qui a donné aux Allemands de nouvelles ambitions? Ils prétendent aujourd'hui traiter la Grande Russie comme ilô ont traité l'Ukraine. On connaît leurs exigences. On n'en saurait imaginer do plus brutales ni de plus cyniques. La Gkaaide Russie, au peint de vue économique, deviendra la chose de l'Allemagne. Comme garantie, les troupes allemandes occuperont Moscou tandis que le gouvernement de Trotzky est mis en demeure de dissoudre l'armée rouge qu'il était en train de former. Que cela? il y a plus encore. Le général finlandais Mannerheim, qui vient d'entreprendre povr le compte de Berlin la pacification de la Finlande, a reçu l'ordre d'occuper Pétrograde et la Carelie orientale jusqu'à la Mer Blanche. Une nouvelle amputation de la, Russie et une amputation d'importance, puisqu'elle comprend l'ancienne capitale des tsars, la fille de Pierre le Grand. On le voit, le protocole du traité de Brest qui consacrait le principe: pas d'annexions, pas d'indemnités reçoit une singulière interprétation. Les boches sont lancés à la curée. S'arrêteront-ils jamais ? Oui, si on les arrête. Bcme avait tout exigé de Carthage. Quand Carthago eût tout livré Rome exigea Carthage même. C'était trop. Le vieil ïlan-nibal arma anime il put tout ce qui était encore en état de porter les armes et il se porta au devant des légions du jeune Sci-pion. H fut vaincu et Scipion accomplit le voeu de Caton. Carthage fut détruite. Berlin agit vis-à-vis de la Russie avec la même brutalité et la même mauvaise fo£" Verrons-nous maintenant, tel le vieil Hannibal, un Broussilof, un Alexief ou un Rouski se porter au devant d'Eiohhorn avec une armée composite, où des femmes et des enfants combattront à Soté dais vétérans des campagnes de Galicie et de la Prusse Orientale ? Peut-être. La Russie, même la Russie des soviets, ne peut pas consentir à ne pins être. Nous connaissons les projets de revanche de Trotzky après sa déconvenue de Brest-Li-tovsk, sa volonté'de créer une grande armée rouge qui défendrait en même temps que la Russie révolutionnaire les principes bol-schevistes.Ces projets ont déjà reçu un com-mencernent d'exécution. L'armée rouge se forme et la preuve que l'Allemagne la redoute c'est qu'elle prend aujourd'hui les devants. Elle vent frapper avant qu'il soit trop tard, terrasser l'ennemi qui est en train de rassembler de nouveau ses forces contre elle avant qu'il soit devenu redoutable. Le courage du désespoir dont étaient- animées les faibles phalanges qu'Hannibal conduisit à Zama et tout le génie du vainqueur de Cannes ne purent rien contre les légionnaires de Scipion. La Russie, même réduite où elle est, n'est pas comme Carthago à la veille de son tragique destin. Elle peut armer une population nombreuse et guerrière. Elle peut vaincre son eimemi par le seul effet da son immensité. Et cet ennemi n'a pas le loisir, non phis, d'accumuler contre elle tous ses moyens d'action. Il est tenu à la gorge par les armées de Foch. L'aventure où l'Allemagne se lance est pleine de périls. Il ne manque pas en Allemagne de gens pour le dire. Le coup d'Etat accompli en Ukraine n'a pas trouvé que des approbateurs. Les socialiste^ indépendants en on£ montré les dangers. Sans doute leur voix ne compte pas, bien que leurs adversaires n'aient pae trouvé contre eux d'autres arguments que de les accuser d'avoir mangé du oaviar et bu du vodki avec le vieux M. Joffe, à l'ambassade russe, le lr mai. Il y a •uissi le remuant et inquiétant M. Erzberger. On ne sait pas encore exactement ce qu'il a dit. Mais la ,,Grsrmania" eât fort en colère "ontre lui. Il ressort de ses attaques que M. Erzberger n'est pas non plus partisan de la politique allemande en Russie. Voilà un an que oe bruyant personnage crie casse-ccu aux ministres, à son parti, à l'Allemagne. Mais si les ministres se serront plus étroitement autour du quartier général d'où ils reçoivent des ordres, et 6i le Centre lâche ouvertement celui qu'on désignait naguère comme son chef, l'Allemagne terrorisée par le parti militaire écoute cette voix qui correspond à ses angoisses secrètes. Comment tout cela doit-il finir? Nous le saurons bientôt. Nous le saurons quand les armées de Foch auront brisé le deuxième grand assaut de Ludendorff, interdisant désorcr^is à l'Allemagne d'escompter encore la victoire. Qu'à ce moment l'armée rouge de Trotzky crée à l'Est une menace qui oblige encore une fois Ludendorff à scinder ses forces et à dédoubler ses coups, et le sombre avenir prédit à l'Allemagne par Erzberger rr- réalisera-. Non nous le saluons fUitrrïï une aurore. ^hai'les Bernard. la séance de !i Chambre les dspuîés belge da 4 août 14. Le,,/Daily Telegraph", on le sait, publie les très intéressants mémoires de M. Brand ! Whitlook, ministre des Etats-Unis d'Améri-♦ que près le gouvernement belge depuis dé-j cambre 1913. On trouvera ci-après, traduite, ' une vivante description de la mémorable séance de la Chambre belge du 4 août 1914. ,,Nous attendîmes plusieurs minutes; alors arrivèrent, par la fenêtre ouverte, les sons d'une fanfare et, soudain, une voix cria: ,— La Reine ! ,,Les députés sautèrent debout et, tranchant sur le noir pesant des habits, se mut le blanc des mouchoirs qu'ils agitaient en criant: j.Vive la Reine! Vive la Reine! ,,Et Sa charmante Majesté, tout en blanc, aimable et gracieuse, fit son entrée dans la salle, à notre gauche, répondant à ce royal salut par do profondes révérences à droite et à gauche. Elle avait une suite modeste — la comtesse Heairicourt de Grunne, la Grande Maîtresse, eu costume violet, les deux petits Princes, Léopold, duc de Brabant, l'héritier présomptif, et Charles, comte de Flandre, ce jour-là habillés de satin noir* et non de gris ainsi que de coutume et la lutine petite» Princesse Marie-José., .La Reine prit la chaise dorée placée à son inteiiticn à gauche de la tribune et les princes occupèrent les 'leurs à côté d'elle, le petite comte de Flandres s'agitant sur son siège à la manière des garçons. Les députés se rassirent et, pendant un instant que nous attendions, un bruit se produisit soudain à l'extérieur, une rumeur, une clameur et un huissier lança: ,,— Le Roi ! ,,Le mot fut répété par beaucoup, beaucoup, de voix qui s'enflèrent en une longue acclamation : „— Le Roi! "* ,,La Reine, les Ministres, les Députés, tout le monde se leva. Nous, dans la galerie diplomatique, nous ne nous assîmes pas un instant. Le Roi se trouvait juste au-dessous de nous,comme il pénétrait dans la Chambre du côté opposé à celui par lequel la &eine était venue. Les députés agitaient les mains — sans mouchoir de poche, à présent — et acclamaient d'une voix profonde, rude, masculine, montant en un puissant crescendo: ,,Vive le Roi! Vive le Roi! Vive le Roi!" ,,0n aurait dit qu'ils ne pouvaient pas le crier assez haut, à les voir ainsi debout, quelques-uns pleurant — catholiques, libéraux, socialistes, toutes distinctions de partis disparues. C'était la Belgique qui acclamait son Roi. ,,Et il se trouvait là, dans l'uniforme de 1 ieuten«nt-général, botté et éperonné, son sabre balançant à son côté. Il marche avec fermeté, vivacité, grimpe à la tribune, enlève son képi, le jette sur la table devant lui, joint les talons, fait un é^gant salut militaire, retire vivement de sa main droite le gant blanc qu'il lance dans le képi et, sans attendre, de sa voix ferme, et 'en son beau français, commence à lire son discours des notes que tienfc sa main gantée de blanc. ,,La Reine, les petits Princes, les députés se rasseyent. Un appel général au silemca fait vite cesser les applaudissements qui accueillent Sa? Majesté-„Sh ! Sh ! ,,Le marteau du doyen s'abat sur la table verte. Le calme de la Chambre est celui qu'occasionne une poignante tension des nerfs. Les Ministres, sur les premiers bancs, chargés de leurs portefeuilles, savent, assurément, ce qui va venir, mais les autres 6e penchent en avant — le vieux comte Woeste, par exemple, la main en cornet à son orAlle sourde, pour entendre les mots fatidiques. ,,Le Roi est un peu myope; il met son pince-nez, tient les étroits petits feuillets plutôt- près de se« yeux et commence à Jire: ,,Quand je vois cette assemblée frémissante dans laquelle il n'y a plus qu'un seul ,, parti...1" ,, L'émotion éclate, des cris s'élèvent; ,,alors — Sh! Sh!" de nouveau et puis le silence. ,,Et le Roi continue: ,,... Celui de la Patrie où tous les coeurs ,,battent'en ce moment à l'unisson, mes sour „venirs me reportent au Congrès de 1830 et ,,je vous demande, Messieurs: Etes-vous déicides inébranlablement à maintenir intact ,,le patrimoine de nos ancêtres?" ,,Les députés se mirent debout d'un élan, levèrent les mains comme pour un serment, et crièrent: Oui! Oui! Oui! V ,,Le Roi continue. De sa main libre, il fait des gestes solennels... Le petit duc de Brabant, en contrebas, regarde intensivement son père dans la figure, ne le perd pas un moment des yeux. Quelles sont les pensées, dans cet esprit d'enfant? Le souvenir de cette scène lui reviendra-t-il au cours dçs ! années ultérieures? Et comment, quand, dans quelles circonstances? ,,Le silence est intense, trop intense pour être supporté et, de-ci, de-là, des exclamations éclatent, immédiatement étouffées par l'impératif ,,Sh! Sh!". Le Roi n'y prête pas Attention, mais continue de lire et termine par cette phrase émouvante : „ ,,J'ai foi dans nos destinées. Un pays qui ,,se défençl s'impose au respect de tous, ce ,,pays ne périt pas! Dieu sera avec nous , dans ce<tte cause juste! Vive la Belgique ,,indépendante-! " ,,Des applaudissements délirants, passionnés éclatent, sans rappel à l'ordre, cette fois;-les mouchoirs s'agitent, sont portés aux yeux pleins de larmes... Le Roi saisit son képi, la Reine et les petits Princes se lèvent eb le Roi sort, sabre battant — vers une dura besogne. •j ,,Et je me trou'. ? n. j :>t uyé sur la barre du balcon, serre à la gorge, les iuoaiillés". En Belgique. A Bruxelles La nuit dernière un agent de police de Saint-Josse-ten-Noode rencontra rue de Linnée deux individus portant tous deux un sac qui paraissait très lourd. Le policier les ayant interpellés au sujet du contenu des sacs, ils répondirent que c'étaient des marchandises qu'ils avaient achetées et qu'ils portaient chez eux. Cette réponse ne convainquit pas l'agent; il invita les deux individus à l'accompagner au commissariat. Aussitôt ils jetèrent leur fardeau dans les jambes du policier et prirent la fuite. Cependant, l'un d'eux fut arrêté; c'était un nommé Augustin N..., de la rue du Canal. Le3 sacs contenaient des cigares de diverses marques. Pendant que l'officier de polioe de la rue des Croisades interpellait l'individu qu'on lu| avait amené, se présenta au commissariat M. E , négociant en tabac et cigares, de la rue Linnée, qui se plaignit que son magasin avait été complètement pillé; il reconnut aussitôt une partie de ses marchandises enfermées dans les sacs qu'on venait d'apporter. En pratiquant une perquisition chez N..., l'officier de police re-v trouva la totalité des marchandises volées chez M. E.... Le tout a été saisi; il y en avait pour environ 25,000 francs. * * * Deux cambrioleurs qui s'étaient'introduits dans l'appartement de M. V—,,pharmacien, rue des Deux-Eglises, pendant l'absence de celui-ci, avaient pillé tous les meubles. Au moment de s'en aller, ils furent dérangés par un policier; ils n'eurent que le temps de prendre la fuite en laissant dais le corridor deux énormes paquets renfermant une partie de l'argenterie, des vêtements et des objets divers. La polioe, qui s'est rendue sur les lieux, a constaté que les voleurs avaient "emporté 1,200 francs et des bijoux. * * * Les réquisitions allemandes ont tellement raréfié les produits de lin, etc., en Belgique occupée, que non feulement les rouets des grand'mères ont reparu au jour mais que des rouets neufs s'exhibent aux vitrines des magasin». Naturellement, il y a des perfectionnements; qu'on en jugo d'après cette annonce : ,,Rouets à filer ,,sur mach. à coudre, Ch. de Louvain 248, Woluwe." Ce serait pittoresque 6i ce n'était pitoyable.* * * Doléances d'un journaliste bruxellois teu-tonisé : ,, Vous ne voudriez pas, n'est-ce pas, que j'aille donner cent sous pour un kilo de court-pendues malades, et jusqu'à si* francs cinquante pour un kilo de grisettes rachitiques et peut être véreuses ? Car ce t sont là les prix du jour..." Il est intéressant d'énumérer quelques prix de fruits déjà'donnés de la même source : poire, 2 fr. 25 pièce ; citron, 3 fr. pièce, raisin, environ 32 frs. le kilo. * * * Les travaux d'aménagement et de décoration de l'Hôtel de Ville de Schaerbeek sont poussés actuellement avec- activité. Lorsque le monument sera achevé, les Sohaerbeekois pourront être fiers de leur Hôtel communal, car l'état actuel des travaux montre que celui-ci sera réellement superbe et digne d'une ; des plus importantes commîmes du pays. Au rez-de-chaussée, .les travaux vers la façade principale sont terminés. Le perron et l'escalier d'honneur ont été recouverts de magnifiques plaques de marbre brun et noir d'un effet vraiment splendide. On s'occupe en' ce moment de terminer les travaux de peinture de la ferronnerie d'art. Le long de l'escalier principal et au premier étage les travaux de décoration des murs sont terminés. L'exécution en a été des plus artistiques et le coup d'oeil est réellement prestigieux. Les travaux de menuiserie d'art et de boiserie ne sont pas encore terminés. On s'occupe également des derniers travaux d2 ameublement des bureaux et cabinets officiels. En un mot, il est vraisemblable que l'Hôtel de Ville pourrarêtre inauguré immédiatement après la conclusion de la paix. Il dépassera notablement,autant dans l'art architectural que dans l'exécution, l'oeuvre première de Van Ysendyck. * * * Le Conseil communal de Koekelberg s'est réuni le 8 mai sous la présidence de M. Bos-saert, bourgmestre. Après avoir délibéré en comité secret sur différentes questions d'ordre purement administratif, le conseil entre m séance publique. Le. bourgmestre donne lecture du procès-verbal de la dernière séance; il est adopté à l'unanimité. Le Conseil adopte le compte de l^glise anglicane du Christ pou- l'exercice de 1916 1 et le budget de la même église pour 1918 et vote des crédits supplémentaires au budget des hospices civils pour l'exercice de 1918 afin de liquider les indemnités familiales de vie chère aux employés* de ce service. Une majoration de l'intervention pécuniaire de la commune dans les dépenses pour les cantines maternelles, misfci aux voix, a été votée. Le Conseil décide de contracter avec la So-; ciété du Crédit Communal pour Pachat de pommes de terre nécessaires aux habitants de la commune, ainsi qu'un autre emprunt à court terme pour 1-s besoins extraordinaires, paiement des traitements des' employés, salaires des ouvriers, bienfaisance, etc. Le Conseil vote ensuite le budget communal pour l'exercice de 1918. . : Vendredi matin, vers 7 h. 50, M. Adam, bourgmestre de Mons et président du Comité do ravitaillement, se trouvait au bureau du Comité, surveillant les employés occupés à distribuer la ration de farine, quand un individu muni d'une carabine entra dans le magasin et demanda à parler à M. Bizin, qui était absent, brusquement il épaula, fit feu sur M. Adam qui s'affaissa, rechargea'son arme et tira dans la direction d'un autre employé qui heureusement ne fut pas atteint. I Le meurtrier sortit du magasin en rechar-! créant une troisième fois son arme, visa Mme H... q\K passait en ce moment et l'atteignit à la tête. Alors, entrant dans une rage folle, il se mit à casser les vitres des maisons qui se trouvaient à sa portée. On l'arrêta enfin et il fut conduit à la prison de St.-Léonard. M. Adam ne tarda pas à succomber. I-l avait eu les intestins perforés. L'assassin est un nommé Nicolas Marchai, domicilié Nouvelle Rue." Il est 1^ cousin germain de la victime. Il était atteint parfois de fièvres violentes. C'est dans un de ses états qu'il aurait commis ses odieux forfaits. A Airaves*s5 Le steamer ,,Stad Amsterdam'* vient d'arriver avec 282 tonnes de choucroute. • • i Par suite de la défense d'exportation de gouvernement hollandais, les arrivages en vivres frais de la Hollande ont complètement cessé. Les stocks de marchandises vendues jusqu'ici au Marché au Poisson diminuent fortement, et, en ce moment, on n'y débite plus que les marchandises suivantes: Légumes séchés pour potages (julienne) 100 gr. à fr. 0.50; smeerworst, 1«50 gr. à far. 0.75; choucroute, 500 gr. à fr. 0.70; concombres, 1 kilo à.fr. 0.90; haricots'coupés salés, 500 gr. à fr. 0.90; princesses, salées, 500 gr. à fr. 0.90. * y * < Nous apprenons la mort du docteur Henri Schoonen, décédé le 1er mai à Anvers, après une courte et pénible maladie. Le regretté praticien était très sympathi-s quement connu et sa mort causera d'unanimes regrets. Il fut pendant de longues années médecin prnicipal des hospices civils et médecin auprès du 1er rég. cle la garde civique. M. Henri Schoonen était chevalier de l'Ordre de Léopold, honoré de la médaille civique de 1ère classe pour actes do courage et de dévouement et de la crdix civique de 1ère classe du règne commémoratif de S. M. Léopold II. Suivant le désir du défunt, qui n'avait que 63 ans, les funérailles se firent dans la I plus stricte intimité. Nous présentons à Mme Henri Schoonen, sa veuve,^et à ses deux enfants, Mlle Emma Schoonen et M. Henri Schoonen, volontaire auprès de l'ar-m<o belge, nos condoléances émues. Les parents des miliciens belges viennent i d'apprendre que l'allocation que leur accorde le Comité de secours et d'alimentation a été augmentée. Cette décision aura un effet rétroactif au 1er janvier. Aia Brabant Dans quelques jours la D^putation permanente du Brabant annoncera de nom-ureux lots d'adjudication concernant* les entreprises de travaux d'entretien de, chemins de grande communication situés dans les arrondissements de Bruxelles et de Louvain.Le montant total de ces adjudications est évalué à '140.000 francs par an. C'est pour un bail de cinq ans que le marché sera con-olu.Il y aura ainsi une vingtaine d'entreprises approuvées par les services compétents de l'administration provinciale, et dont la Députation permanente a d'ores et déjà adopté et publié le tableau des divers lots. Au Pays Wallon M. de Dorlodot donne les renseignements suivants sur la commune de Mont-sur-Mar-; chienne: j Le samedi 22 août 1914 d'épais nuages de J fumée annoncèrent l'arrivée des Allemands, : qui venaient d'incendier la rue de Trazegnies > à Marchiennc-au-Pont. Plus tard, le bruit d'un combat se fit entendre tout proche; l'ennemi s'efforçait d'avancer vers Montigny-lc-Tilleul ; il y fut arrêté par une compagnie du 119e français qui avait pris position près du bois du Marlère. Les Français tinrent bon jusqu'au soir, puis' se retirèrent 6ur Gozée.- Le lendemain, les troupes, allemandes arrivèrent par le quartier de la Sambre. Bientôt le ! bruit d'un violent engagement se fit entendre ; vers Gozée : c'était la fameuse bataille, dite i ,,de Charleroi", qui commençait; rien que dans les environs de- Gozée Thuin les Allemands j curent ce jour-là 700 tués et plus de 2,000 bles-i ses. — Petit à petit l'activité économique se ré-! veilla. Les tramways circulèrent de nouveau, i Les charbonnages reprirent le travail, puis ça et là ces usines, mais à salaires réduits et heu-rps de travail très limitées. Les écoles furent réouvertes sur l'ordre des autorités allemandes. On installa bientôt le Comité de ravitaillement (sous les auspices de la ,,Commission for Relief in Belgium"), la Soupe populaire et d'autres oeuvres de secours. Lors des déportations, environ 230 personnes de Mont-sur-Marcbienne furent convoquées; environ les deux tiers furent déportées. Quatre ou cinq décédèrent en AllAiagne, entre autres J. Tichcn. étudiant, âgé de 17 ans.^ — Le Conseil communal est présidé par M. le ff. Desy, entouré des échevins et conseillers Ernest Jeunar, Aident, Desurque. Le Comité de secours et de ravitaillement a I pour président d'honneur M. Alfred Soupart ; et est présidé par M. Georges Hurnaux; secrétaire, M. Hector Delobbe; membres: Léop. Princin, Louis -Laurent, E. Galoppir>, A. Ti-chon, C. Clément, Gennart, Ernest, Haldent. videnee donnent toujours toutes leurs classes. La soupe populaire a comme initiateurs : L'école libre de garçons compte comme person- MM. À. Soupart en Urançoisso (directeur des nei deux instituteurs et Mme Eugène Lardi- A.C.E.C. avant la mise sous séquestre). noif, dont le mari est soldat dès le début. M. Delobbo. est toujours commissaire de Au point de vue administratif, peu de tra- poliee; M. Dubois, adjoint. ^ ^ vaux accomplis' dans la commune, ce qui s'ex- Le clergé n'est pas change. Au village: M.' plique étant donné la pauvreté de la caisse le curé Thiry; MM. les vicaires Durand et Col- communale. Un fait à signaler: Presque tous let. Aux Haies, 'M. le curé Noyon. ^ ;cs habitants sont raccordés au réseau d'éclai- Le corps médical est toujours composé de rage électrique, vu le manque presque absolu MM. Caisse, Debaudrenghien, Bal, Dorzée^ et <]e pétrole et de carbure. Ce raccordement s'esi Joniaux. Les docteurs Joniaux et Evrard s'oc- l'ait d'ailleurs pour les nécessiteux ,,à crédit" cupent de l'alimentation des enfants de la payable après la guerre. Goutte de lait et des crèches. i,e service des postes est rétabli sous la Les écoles ont les mêmes instituteurs qu'avant même direction (M. L. Tilmans). la guerre, sauf les ,,rappelés". Citons:. 31. En principe, c'est la situation normale au Longueville, au Centre; M. Gouthière, aux point de vue administratif; en fait, ce n'est Haies; M. Pircard, à la ruo du Wez; M. qu© l'ombre d'avant guerre. Gomerée, à Forêt, auxquels sont venues s'ajou- j ter quelques jeunes recrues masculines et.... m®-*-© — i'féminines, vu les circonstances. Parmi celles-ci, 1 Mlles B. Delobbe, Yvonne Gouthière, Jan- • MB am IIM _ nar, etc. ^ El 3 Ufl Btl Les écoles des filles ont conservé à peu près le. même personnel enseignant. De même dans mai 1917: Les Britan/niques occupent l'enseignement libre. Les religieuses de la Pro- Ro^-ux. Les opérafi©rss militaires Un succès local des alliés enf Sandre. Les Français améliorent leur situation aii nord du village de Kemmel et font plus de 1GD prisonniers. Bombardements réciproques. Sur ie front beîgo. Communiqué hebdomadaire belge Du 4 au 10 mai. — Pendant la semaine écoulée, les Allemands ont attaqué nos positions avan-cécis entre le canal de Plasschendiaele et la caique de Niemvendâmme. Cette attaque a été complètement repoussée par nos feux d'infanterie ét d'artillerie. A trois reprises l'ennemi a tenté un coup de main sur un de nos postes de la zone do Nieuport: ses tentatives 6ont restées sans résultat; il en a été <Je même d'une attaque préparée contre nos avancées de ' la région de liamseapelle. Nos batteries ont effectué, avec succès, de nombreux tirs de destruction et de neutralisation sur l'artillerie ennemie, des tirs de destruction sur les communications de l'adversaire. Lutte d'artillerie habituelle sur tout le Iront, lutto de bombes et de grenades vers Dixmude. Notre aviation a été très active: outre les réglages de tir et des missions photographiques, olle a contraint plusieurs avions*ennemis à atterrir désempares. Lo même jour, deux ballons, captifs ont été incendiés par le même pilote et un avion allemand abattu en flammes dans nos lignes. L'offensive allemande. Vaïnê~tentative ennemie vers Neuville Vitasse. (Communiqué officiel.) LONDRES, 11 mai. Nous repoussâmes un raid ennemi dans les environs de Neuville Vitasse. Rien à signaler sur le reste du front. Echec allemand dans le bois de La Caune. (Communiqué officiel.) PARIS, 11 mai. Après une violente préparation à l'artillerie les Allemands ont attaqué ce matin avec des troupes de choc spéciales les positions françaises dans le bois de La Gaune, au sud-ouest de Mailly Rai-nevai.Après avoir réussi, à la faveur du brouillard, à prendre pied dans-la partie nord' du bois, les Allemands en furent délogés par une contre-attaque des Français qui rétablirent complètement leur ligne. ■ Les Allemands subirent de fortes pertes et laissèrent une centaine de prisonniers valides, 15 mitrailleuses et du matériel de guerre entre les mains des Français. Activité d'artillerie dans la région d'Or-villers—Sorel. Journée calme sur le reste du front.- ' Un succès local français au nord de Kemmel. (Communiqué officiel.) LONDRES, 12 mai. (Reuter.)'Hier, par une petite attaque locale, les troupes françaises améliorèrent leurs positions au nord du village Kemmel. Elles firent plus dç 10C j prisonniers^ Hier matin, près du canal Ypres--Comi- • nés, un raid ennemi fut repoussé. Nous | fîmes quelques prisonniers. Près de Meteren nous nous emparâmes de • prisonniers et de mitrailleuses au cours de : combats de patrouilles pendant la nuit. Cette nuit et ce matin, de bonne heure, l'artillerie ennemie bombarda nos position: ! dans le secteur de l'Ancre, au sud d'Albert, nos positions avancées à l'est de Loos et av sud de Voormezeele. Le communiqué du soir ne signale que des actions d'artillerie réciproques. Vâolentes actions d'artillerie. ^ (Communiqué officiel) PARIS, 12 mai. (Reuter.) Au sud de ; l'Avre des actions d'artillerie assez violentes | eurent lieu mais aucun combat d'infanterie j ne se produisit. i Des avions français lancèrent 7000 kilo-1 grammes de bombes sur les stations* les dé-pots et les cantonnements près de Noyon: Chauny et Flavy-le-Martel. Plusieurs incendies furent constatés. Les Français repoussent une attaque allemande, (Communiqué officiel) PARIS, 12 mai. (Havas.) A l'ouest d( Mailly-Raineval des actions d'artillerie assez violentés se }rroduisirent. Une attaque allemande sur les nouvelle; positions françaises au nord-est d'Orvillerj —Sorel, échoua avec de grosses pertes er morts et prisonniers pour l'adversaire. Su» la rive droite de la Meuse, dans h Bois de Caurières et -dans le Bois des Cliam brettes, de violcntos actiona d'artilleri< eurent lieuw j L'^As" Fonck. PARIS, Usinai. Lo Lorrain Fonck, qui exécùta hier le tour do force brillant d'abattre en quelques secondes trois appareils allemands et en deux expéditions 6 appareils, est lieutenant. Il a 24 ans. Depuis le 5 mai 1917, il abattit 40 appareils. Doué de sang-froid autant que d'ardeur, c'est un tireur plus redoutable encore avec la mitrailleuse qu'avec le canon à tir rapide et, fait unique clans les annales des ,,As", Fonck n'a jamais été contraint d'atterrir et jamais des balles ennemies n'atteignirent les par-j ties essentielles de son appareil. Sur le front italien. I Actions diverses. (Communiqué officiel.) ROME, 12 mai. (Stefani.) Sur le front de bataille, de part et d'autre, de violentes actions de patrouilles se produisirent. Au Coll del Corso nous fîmes un raid sur un poste ennemi. Les occupants furent tués et nous nous emparâmes de mitrailleuses. Dans la contrée de Soja Rolo un détachement ennemi fut mis en fuite. L'adversaire subit de grosses pertes. Dans la contrée d'Ailane nons nous emparâmes de matériel de guerre. Des détachements ennemis qui s'avancèrent vers nos pestes avancés sur le Monte Montello, sur le Torrento Nooe, au nord de Brentonico, dans la vallée de l'Adige et sur les pentes du Monte Spifcz, à eLroite de la vallée de la Brenta, furent repoussés et dispersés par notre feu. Dans la Vallarsa, dans la vallée de la Brenta et le. long: de la Piave, de part et d'autre, des actions d'artillerie locales te produisirent. \ Au cours des combats aériens ,7 avions ennemis furent abattus. L'importance du dernier succès italien. ROME, 12 mai. (Stefani.) Le Monte Como, qui dans la nuit du 9 mai fut occupé par nos troupes par un mouvement enveloppant, fut un excellent poste d'observation pour les Autrichiens qui, de là, dominaient le Valarso et nos lignes sur le Monte Tre Appola et dans le Val Fosci. Le caractère du teriain et la situation, du front rendirent l'entreprise trè6 difficile, mais les avantages que le. Mont Como pouvait nous procurer valaient bieff la peine. L'action fut exécutée avec grande compétence et avec courage par une oompagnio d'infanterfe de la brigade de Murge (259me et 260me régiments) et par des troupes d'assaut. Ces détachements subirent des pertes minime^. Ce point d'appui, qui avait été solidement organisé par l'ennemi, était défendu par des mitrailleuses et par de petits canons. Cette opération réussie ne doit pas être considérée séparément mais surtout en rapport avec d'autres actions exécutées par des ; troupes d'assaut et par des patrouilles les dernières semaines. Nos troupes firent également plusieurs raids réussis, principalement près de Marco, Mori Valmobia, Vallarsa, Redesoala et Val-dasticO, ainsi que près de la côte. . Les opérations en Mésopotamie Succès locaux britanniques. (Communiqué officiel.) LONDRES, 11 mai. Le 8, nous fîmes 55 prisonniers près de Kirkuk. Le même joui*' , nos aviateurs bombardèrent' les campements turcs près de Fathah,sur le Tigre, à 32 milles au nord de Tekrit, et attaquèrent à coups de mitrailleuse les troupes et les convois de transport ennemis. Un appareil turc fut abattu et détruit. près du confluent du Menezzab et du Tigre. Sur Mer L'expédition contre Ostende. ( LONDRES, 11 mai. (Reuter.) Le cabi-s net de guerre adressa au vice-amiral Keyes à Douvres le télégramme suivant: ,,La nation vous adresse, à vous, aux offi-! ciers et aux hommes placés sous vos ordres, ses sincères remercîments pour vos tentatives bien réussies en vue d'extirper le danger . ) des sous-iiiarins dans sa racine. Le blocus d'Ostende, accompli la nuit dernière, a complété d'une façon brillante les opération* contre Zeebrugge. Nous vous adres' ^tons toutes nos féUcitatiojis.?'

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Cet article est une édition du titre L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Amsterdam du 1914 au 1918.

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