L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1915, 24 Fevrier. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Accès à 15 octobre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/rf5k932c4f/
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ArtfïëÉ •wigy^„,„ F S cerrts fio Centimes) Mercredi 24 février 19X3 L'ECHO BELGE L'Union fait la Force. Journal Quotidien du matin paraissant à Amsterdam Belge est notre nom de Famille. Toutes les lettres doivent être adressées au bureau de rédaction: N.Z. VOORBUBGWAL 234-240 Téléphone: 2797. Rédacteur en Chef : Gustave Jaspaers, ( Charles Bernard, Charles Herbiei, Comité de Rédaction: ! Gustave Peellaert, René Chambry, ( Emile Painparé. Pour les annonces, abonnements et vent< au numéro, s'adresser à l'Administration di Journal: N.Z. VOORBURGWAL 234-240. Téléphone: 1775. Abonnement I En Hollande fî. I.5G par mois payablejjar anticipation \ Etranger fl. 2.00 „ „ En marge d'un Mandement » Dernièrement le ,,Tijd" a publié 11: mandement de carême de Mgr. Louis Hey len; évêque de Namur. On en a peu parle Les Allemands n'ayant pas jugé à prope de l'interdire ni d'appréhender au corp son auteur, ot> morceau n'a pas eu la publ: cité qu'il méritait. Cependant il vaut qu'on s'y arrête. San avoir l'élévation de pensée,'l'éloquence e la nerveuse vigueur du mandement de Mgi Mercier, l'évêque de Namur dit des chos-s excellentes et dont le coeur de se6 ouaille a dù éprouver un vif réconfort. Par exeir pie, nous nous arrêterons un instant au passages où Mgr. Heylen passe en revu les ruines accumulées sur le pays. Que le Allemands n'aient pas protesté est asse curieux. Jugent-ils que les atrocités dénon cées au monde par les rapports officiel sont suffisamment connues pour tenter en core d'eu arrêter la publication? Ou bie craignent-ils des complications avec 1 Vatican qu'ils ménagent tout particulière meut pour se concilier la faveur des catlic liques italiens? Toujours est-il que Mgr Heylen a pu faire lire.au prêche des chose de ce genre qui eussent parfaitement con diiit en prison le journaliste qui eût os les imprimer: ,,Notre souvenir ému va d'abord au. vingt-cinq prêtres et religieux que nou avons perdu dans des circonstances si péni bles." Admirez l'euphémisme. Mais quoi bon dire que ces prêtres ont été fusi lés"? Tout le monde sait cela. ,,C'est un dîme cruelle que le clergé a dû acquitte dans notre évêché ! Jamais nous n oublie rons notre émotion de la seconde moitié d mois d'août quand de tous le6 endroits d-nos deux provinces, qui étaient devenue comme un vaste brasier, nous parvinrent de nouvelles inquiétantes sur nos chers colla bôrateurs... Les noms des disparus vouj les connaissez tous. Ce furent des prêtre: vertueux, doux et pleins de zèle. Quelques uns sont tombée sur le champ de bataill-ou bien en exerçant leur tâche d'amour comme ambulanciers de notre armée; mai: le plu6 grand nombre tombèrent dans d< tristes circonstances, comme de malheureu ses victimes qui, après avoir généreusemen souffert le supplice, entrèrent dans une vi< meilleure". Voyez-vous l'opposition des termes? Le mort glorieuse des uns, le martyre des autres •— et tous* furent vertueux, doux et zélés Ah, la belle, Pamère réponse à des calom nies comme nos ennemis en répandent pai la presse et par l'image. Ainsi, le ,,Ge denkboek van den Europeeschen Oorlog' publie un cliché ou l'on voit un monsieu en chapeau de soie tirer derrière une porte sur des soldats allemands qui passent C'est entendu, nous sommes des francs-tireurs et comme c'est une fête, pour nous de descendre un ,,Boche", nous nous affublons pour la circonstance d'un chapeau haute forme. ,,Qtr'il nous soit permis, ainsi continue Mgr. Ileylen, d'apporter un salut attrista à la mémoire de nos concitoyens qui ^ ont été tués par milliers dans notre évêché pour la plupart victimes d'accusations auxquelles vous avez tous été exposés. Nous ignorons si dans l'un ou l'autre cas on a pu établir qu'un crime avait été commis mais il est certain que ces cas constituèrent une exception très rare et ne purent être imputés à la population toute entière... Nous participons plus particulièrement aux souffrances de ces paroisses où l'on ne rencontre que des veuves et des orphelins et où des familles entières ont pour ainsi dire disparu." Ah ! que voilà de dures, d'impitoyables mérités. Les Allemands n'ignorent pas que d'être proclamées du haut de la chaire elles ;ortent de la bouche de Dieu même. H en faut donc conclure qu'ils sont en aveu et <ue devant l'impossibilité qu'il y a d'étouf-er la voix de milliers de victimes dont le sang crie vengeance au ciel, mieux vaut >aÎ6ser crier... Oui. Par exemple s'ils se figurent qu'à la longue ces cris ne trouveront plus d'échc lans nos coeurs ils se trompent grossière-dent. Ils ont semé la haine dans nc6 coeurs pt voici que la monstrueuse, non, l'admira <>le plante pousse ses racines profondes, çrandit et que s'épanouissent ses lourdes fleurs rouges gonflées d'une sève san clan te. C'est le moment qu'ils choisissent (x>ur discuter gravement entre eux la ques bion de l'annexion de la Belgique. Mais s: par une de ces aaneres ironies, ces soldars ionfc l'évêque de Namur exalte également le .ourage dans son mandement, ne parve-laient pas à reconquérir la terre sacrée où »ous sommes nés libres, les Allemands pour-■aient bien intégrer cette terre à leur empire mais annexer les Belges — jamais ! D'ailleurs chassons cette hypothèse dont f ombre même souillerait notre esprit. Et déjà, par la pensée, transportons-nous dans îotre patrie délivrée quand 110U6 irons en longues théories porter des fleurs et des couronnes sur las tombes des victimes et que la joie des riches moissons qui lèveront de tout ce sang yersé [viendra se mêler à jfcotre dëudL \^Charlw Bernard Propos de Guerre. Morel, Casement & Co. Un correspondant m'écrit: ,,Vous savez sans doute que M. E. D. Morel a fondé un Comité prétendument ,,de 1 la paix", avec Casement, Rcimsçiy Mac Do- - nald, etc." Oui, je le. savais; j'en avais lu la nou-» velle, mais je n'avais pas voulu y croire. s Mon correspondant est bien informé. Son - affirmation est une confirmation finale et décisive d'une incroyable chose. Ainsi, même s dans la tourmente actuelle, les vieux enne- t mis de la Belgique, les Morel, les Casement, . n'ont pas désarmé. Et le fait qu'ils sont, s l'un et l'autre, des citoyens anglais est fait s pour ajouter à l'infamie de leur attitude - actuelle. Il est vrai que leur jxiys les renie... £ Nous ne parlerons pas de Ramsay Mac s Donald. C'est un socialiste et un pacifiste. s Malgré les dures réalités de l'heure actuelle, z il reste, par conviction ou par calcul, fidèle - à sa dérisoire chimère de paix et de frater-3 nité universelles. Est-ce un faux-bonhomme? - Est-ce un maniaque? Est-ce un forgeur de 1 mirages? Ne cherchons pas. Scn attitude est 3 négligeable. Négligeons-la. Mais pour Morel et Casement, c'est une - autre affaire. Ce sont de vieilles connais-. sauces. Nous les connaissons depuis long-s temps. Nous savons ce que valent leur souci - d'humanité. Beaucoup d'entre nous s'y sont 3 laissés prendre. Ils dénonçaient il y a quelques années les ,,atrocités congolaises" et i ameutaient l'opinion anglaise contre la Bel- s gi$ue. C'était hier. Ah! ils étaient adroits„ - Ils s'y prenaient bien. A les en croire, rien 3, n'était plus important peur l'Angleterre - que d'arracher les pauvres nègres du Congo 3 aux méchants Belges! Vous vous souvenez r des mains coupées, du nègre Epondo et de - toute cette histoire romantiqv." à laquelle 1 collaborèrent Fox Boume, mort depuis, et 2 le posteur Harris, disparu. Dans cette cam- 3 pagne misérable c'étaient Morel et Case-5 ment qui donnaient le ,,la". Ils mettaient tout en oeuvre pour empoisonner le senti--, ment public en Angleterre à l'égard de la ; Belgique. Pour qui travaillaient-ils? Pour . l'humanité? Laissez-moi rire! Pour l'Angle-x terre. Certainement non. Pour qui donc? Cherchez. Vous trouverez facilement. ; Ce qui vous aidera à trouver c'est Vattï-> tude actuelle de MM. Casement et Morel. . Etant l'un et l'autre des Anglais — tout ; au moins par leur naissance et leur passe-x port — on aurait pu croire qu'ils suivraient l'unanimité du peuple anglais dans sa lutte L contre le militarisme allemand. Connaissant l'un et l'autre la Belgique, la sachant travailleuse, courageuse, brave dans la défense de son droit, déterminée dans le redressement de ses torts possibles, ils apuraient pu au moins s'intéresser à sa malheureuse destinée, et puisqu'ils sont, paraît-il, les r défenseurs brevetés des opprimés et des ( faibles, défendi-e avec l'Angleterre unamme les Belges contre leurs bourreaux! Mais non. M. Casement fait ouvertement la campagne contre son pays et a partie liée avec la Chancellerie de Berlin. Et M. Morel, assez batailleur naguère, se découvre une âme de pacifiste au moment même où la fortune des armés va favoriser la Belgique et ses alliés. Désormais nous voyons clair. La conduite de ces hommes est admirable par sa logique et son esprit de suite. C'est pour la „Kultur'y qu'ils travaillent y — la seule, la vraie, celle du professeur von Harnack et du maréchal von der Goltz. Nous ne Voublierons jxis. Nous n'oublierons pas — plus tard — que l'homme qui a représenté les Belges comme des monstres altérés de sang s'est mis du côté des affa-meurs de la Belgique. Et nous n'oublierons pas davantage que le faux apôtre, qui assurait jadis la Belgique de son ardente sympathie, travaille maintenant en faveur d'une paix monstrueuse, qu n'est au fond, à l'endroit de la Belgique mutilée, qu'une hypocrite trahison.. René Feibeiman. Association de crédit pour les Belges. On nous demande de divers côtés où en est la mise sur pied de cette oeuvre, dont nous avons déjà parlé plusieurs fois. Informations prises à bonne source nous pouvons dire que la société vient d'obtenir 1 autorisation royale nécessaire pour fonctionner en Hollande, et que son organisation intérieure est prête. ToutefoiSj les pourparlers auxquels nous avons déjà fait allusion dans notre article du 21 janvier ne sont pas encore terminés, 01* la société n entend pas commencer effectivement ses opérations avant d'être assurée de pouvoir les poursuivre jusqu'au bout. Les promoteurs ont groupé autour de leur entreprise les concours hollandais et belges les plus influents et qui n'iront à aucune autre institution analogue. On doit donc conseiller à tous les intéressés de prendre encore un peu patience: leur cause est énergiquement soutenue auprès de ceux do«ut la soliitiou définitive dépend encore^ En Belgique. A Bruxelles. Les Allemands ne lient pas leurs chiens avec des saucisses! Une nouvelle preuve de; leur cupidité et de leur rapacité tient en ! ceci : douze mille Allemands, domiciliés en : Belgique avant la guerre, ont introduit "des ! demandes de dommages intérêts. Les uns-I auraient été dévalisés, d'autres auraient encouru des souffrances morales. On voit à quelle fantaisie on peut atteindre !. Bref, tous ont eu plus ou moins à se plaindre. Cependant,- les Allemands eux-mêmes ont déclaré qu'ils avaient dû écarter un grand nombre de ces demandes qui étaient ou éxagérées fortement ou nettement mensongères.Mais nos maîtres temporaires ont été ravis de pouvoir jouer un nouveau mauvais tour aux Belges. Et ils ont décidé que ces requêtes étaient recevables, en vertu de la loi de vendémiaire (an IV) qui tient poux responsables les administrations communales des souffrances matérielles ou morales éprouvées en cas de troubles. Ils ont donc nommé un commissaire spécial de l'Empire et un tribunal d'arbitrage composé de deux Allemands... et d'un Belge. On voit tout de suite l'impartialité... Mais voici le bouquet : toutes les questions de dédommagement devront être réglées avant la conclusion de la paix! Ajoutons que, pour donner un semblant de sérieux à ce nouvel organisme, les demandeurs devront prêter serment. Voilà qui nous prépare du joli! * * Les Allemands en réquisitionnant nos chevaux ont détruit la race brabançonne pour de longues années. Ceci ressort du rapport adressé par von Bissing à Berlin. • * * Parmi les divers commandants des forts de l'enceinte d'Anvers se trouve un docteur en sciences historiques que le gouverneur de Bruxelles a fait mander d'urgence.' Il s'agissait, paraît-il, de dresser un catalogue de toutes les archives belges. Et le docteur-commandant de se mettre aussitôt à la besogne... Lorsque la liste sera dressée, il ne sera guère difficile de réquisitionner, avant le grau à départ, les objets que les Allemands brûlent de se procurer et que certains journalistes ont eu l'aplomb de réclamer ouvertement. Mais qu'ils se tranquillisent. Au moment de la signature de la paix, les alliés- sauront faire valoir nos droits ! * * * Veut-on connaître la composition du gouvernement temporaire allemand, en Belgique ? La voici : Gouverneur général" à Bruxelles : baron von Bissing. Administration générale de Laeken, E.e. et M. pl. ; Kempff, conseiller de légation, de Loebell, --bourg. ; docteur Riesser, assesseur de tribunal. Finances : Pochhammer, cons. int. sup. des fin.;' Schwabach, conseiller int. de gou-vern. en retr. Cultes et instruction publique: de Wus-sow, cons. de gouv. ; Trimborn, cens, de justice. Commerce et industrie : Liessenhoff, cons. sup. des mines; Schwabach (v. ci-dessus). Administration intérieure : Kaufmann, landrat; de Loebell, de "Wussow (v. ci-dessus).Justice : Trimborn, cons. de just (v. ci-dessus).Agriculture et domaines : Kaufmann, landrat (v. ci-dessus). Travaux publics : Degener, cons. de couv. et des constr. * * * Il y a deux ans à peu pr^s, le gouvernement allemand pria le gouvernement belge d'agréer auprès de la Banque Nationale her-r von Lung, chef du département des finances, afin d'étudier le fonctionnement (le notre premier établissement financier et d'appliquer à un établissement similaire qu'il était question de créer à Berlin les règlements en vigueur en-Belgique.Notre gouvernement était sans méfiance. Les Allemands chez nous étaient admirablement reçus. Toutes les portes leur étaient ouvertes. Ils n'avaient qu'à frapper.... Ce que fit von Lung! On le mit donc au courant de tous les rouages; on lui fit voir tous les livres; il visita toutes les succursales. Comme cela ne suffisait pas, au moment de son 'départ, on lui octroya l'un des hauts grades dans l'ordre de Léopold. A présent, von Lung est revenu, en vainqueur I Il avait profité grandement de son séjour et connaissait, en perfection, le fonctionnement de notre banque, les tenants et aboutissants de ses succursales de province. On voit le profit que von Lung tira de son séjour chez nous. Préméditation une fois encore et que nous dénonçons pour servir à l'histoire de l'avant-guerro.« * • Quelques dames se sont avisées de porter comme coiffure des bonnets de police du modèle de celui des officiers de l'armée belge, mais l'autorité allemande s'est opposée, àTintroduction de cette mode coquette et patriotique.Hier, une vingtaine de dames ont été arrêtées dans la rue pour port de cette coiffure interdite. Voilà où l'on en est actuellement! * * * Madame Vve Eugène Ansp'ach vient de mourir, à l'âge de 81 ans. Elle était la veuve de l'ancien gouverneur de la Banque Nationale. Elle était présidente do la Bourse de Travail pour femmes et d'un grand nombre d'oeuv [ de bienfaisance. * * * Toutes les entreprises commercial industrielles ou financières étragères serc placées dorénavant sous le contrôle < autorités allemandes. * • * Le Freiherr von Bissing. comble les Bru> lois! A côté de ses proclamations, avis et ar tés, notre bon gouverneur condescend à fa afficher ce qu'il appelle ,,les nouvelles de guerre". Et voilà comment il renseigne peuple de Bruxelles: Berlin, 13 févr. Les joi naux du soir commentent la saisie du vape jjWilh'elmina" qui était arrivé sous le pavil américain, avec des vivres destinés à la poj lation souffrante de la Belgique, à Falmoin C'est une preuve disent-ils que l'Angleterre se sert de la Belgique qu'au profit de ses p près intérêts égoïstes. Maintenant ces buts pouvant plus être atteints, l'Angleterre été ses projets d'affamer l'Allemagne aussi sur Belgique (sic), bien que le gouvernement al mand ait formellement fait la promesse qu's eu ne partie du cha rgement ne feerait réqui tionnée pour l'administration militaire ou profit des Allemands. L'Angleterre a donc nouveau violé le déclaration de Londres tous les principes du droit international. A Anvers. Depuis le 14 février, les personnes ar: vaut à Esschen et désireuses de se rendre 1 Hollande sont obligées de déposer 1 francs de garantie qui leur sont rendi parait-il, lorsqu'ils rentrent au pays, toutefois ce retour se fait dajis les délais i diqués sur I© passeport. On voit la jo petite source de bénéfices que les AH,eman espèrent se créer. Mais nous croyons qu' seront déçus ! A Liège. Pour les étudiants de l'Université Liège qui avaient subi la dernière épreu de l'examen d'ingénieur-électricién, on tiendra compte que de l'examen par, écr le travail de l'année et les -interrogatioi Ceux qui n'ont pas subi cet examen d'u manière satisfaisante ne sont pas refus» mais assimilés aux ajournés. Ils ne devro plus payer les frais d'examen à la sessi< suivante. Il y a quelques dégâts aux coll* tions et à la . bibliothèque de l'Univers! Quant à l'institut électro-technique Mon! fiore, il est intact. * * * Le bruit court que le gouvernement al mand serait transféré, le cas échéant, Liège. C'est au palais provincial que v Bissing descendrait. Au Pays Wallon, Il est de plus en plus question dans ] charbonnages du Hainaut de réduire le tr vail, ou pour dire mieux, la productio parce que la situation devient critique. Non seulement la vente à l'industi cesse, nombre d'usines devant arrêter, m< les approvisionnements de l'hiver po foyers domestiques étant terminés, on rédi considérablement la vente de ces produil Enfin, et ceci est pins grave, des cpntra ont été passés avec des firmes étrangères p quelques grosses maisons et on ne doit p cacher que cela a causé une grosse émotii dans nos milieux industriels. Dans le paya de Charleroi, on va rédu: encore la production. Dans le Borinage, existait à fin décembre plus de 300,Oi tonnes en stocks. Certaines houillères o 50,000 tonnes en dépôts. On voit que la situation est grave. Mais il y a une autre question et n< moins intéressante. C'est celle du paiemer Le découvert de la plupart des sociét minières du Hainaut est considérable. N< seulement on travaille avec, de grosses pe tes, mais les paiements pour les fournitur faites sont on ne peut plus irréguliers. L charbonnages de la région boraine o fourni aux. autorités allemandes po 556,000 fis. de combustible. D'autre pai on évalue à plus de cent mille francs les pe tes résultant uniquement des expéditions < souffrance, des vols, etc. Au Limbour|, Nous lisons dans le ,,Vlaamsche Stem" q le général Keim qui commande le Lïmbourg réside à Hasselt, a inspecté les troupes al mandes, — momentanément dans cette pan de notre pays. Dans l'un des hôtels, un ba quet réunit les officiers prussiens. Les troup qui eurent l'honneur d'être (inspectées partiro prochainement pour le front de l'ouest D'autre part, deux Zeppelins voguant da la direction du Nord-Ouest, ont survolé Br dans la nuit de vendredi. Les navires aérie volaient très bas, à l'aide de feux de différent couleurs, faisaient des signaux aux trouj: qui attendaient leur arrivée pour se mettre marche. Manoeuvré aussi intéressante, pobab' ment, — que neuve. On racontait à Opglabeek que trois cénts je nés gens environ, habitant les villages Genck, Diepenbeek et Bummen avaient é arrêtés et envoyés à Aix-la-Chapelle. Dans to le Limbourg belge, les autorités militaires montrent particulièrement sévères pour I parents des jeunes gens qui cherchent à fuir qui ont réussi à passer la frontière. * * * A la frontière, près d'Achel, un Belge â de 48 ans a été tué par un soldat de ,,landwehr", parce qu'il n'avait pas obéi l'ordre do s'arrêter. * * » Dans le s communes voisines de la frontière il a été annoncé par voie d'affiches qu'à partir du 1er mars on n'exigera plus de passeports pour l'intérieur du pays.. A travers le pays Nous lisons dans le ,,Vaderland'-' : II y a environ deux mois je "vous ai adressé une courte relation d'un voyag»} de 8 jours en Belgique, •nt :Je.reviens de ce pays» pour la seconde fois. Et . j'ai notélo contraste existant entre la sitlation Les au mois de décembre, lorsque de nombreux Belges avaient pris place dans le tram à vapeur Tongres-Maastriclit, et aujourd'hui; cai el- aujourd'hui nous n'étions plus que quatre à fê- passer la frontière et tous quatre Hollandais ! ire Cependant, la semaine précédente, des Belges la avaient encore pris le chemin de Tongres. Mais le qui revient en Belgique, comme Belge, n'en ir" sort décidément plus. ur Je remarquai aussi qu'il y avait moins de on soldats à Bruxelles, et non seulement à ,u~ Bruxelles niais dans tout Je pays. Ce h. sont presque tous des hommes de la land-ne sturm. Bien entendu, les passeports sont en-■°- core très sérieusement examinés et les bagages à main sont fouillés attentivement. Lorsqu'on entre en Belgique, on passe souvent une visite la corporelle et l'on fouille les vêtements de fond 1e" en comble. Jusqu'aux port»3feùilles qui néchap-u- pent pas à la visite, ce qui n'est plus le cas 5l_ lorsqu'on qftitie lepays. Il m'a paru que les au parapluies faisaient l'objet d'un examen parti-do culier. ©t De Bruxelles, j'ai voulu me rendre à Tournai par train militaire. La garde allemande me laissa prendre place dans un compartiment, mais l'employé belge réclama mon coupon. Je me rendis auprès du commandant de la gare "1- qui me délivra instantanément la carte, 3n moyennant payement de dix centimes par 50 kilomètre. Dans certains trains, en corres-is, pondance directe avec l'Allemagne, il y a des coupés de le classe et des wagons-restaurants; n- Pa^e "e^n Pn(i halb", soit 24 centimes par 110 k^om©tre, mais on peut aussi prendre une 2e classe au tarif ordinaire. Le train qui relie #is Bruxelles à Lille s'appelle ,,Scbnellzug Bruxel-liS les-Lille", mais il ne dépasse jamais 25 kilomètres à l'heure! Trois des wagons dans le convoi que j'ai pris étaient occupés par des soldats fraîchement arrivés, tout habillés de vert; la plupart étaient des blessés, rétablis. :1e A Tou, à l'hôtel où j'étais desoendu, je vis ve une profusion de billets d'un franc et de cin-11e quant© centimes. Il parait même qu'une petite commune du. Hainaut a" émis des billets de *g' deux centimes! |ie A Rocour, près de Liège, je remarquai 33 . chevaux ardennais qu'on venait précisément ' réquisitionner. Cette réquisition était payée nt en bons, lesquels n'étaient pas remboursables >n immédiatement. • o- A Tournai et à Aerschot. les hôtels sont pri-:é. mi tifs. On commence à reconstruire quelques ,0. maisons, inais la majorité deë propriétaires'dont les immeubles ont été détruits ou détériorés n'ont pas _ les moyens de payer entrepreneurs et maçons. Louvain est terrible à voir. Je v compare volontiers cette ville à Messine, a après le tremblement de terre. ^n II y a des services de tram à vapeur, qui, à l'instar des Allemands, ont augmenté leurs tarifs. Mais les soldats eux ne paient jamais, ni sur les vicinaux, ni sur les tramways électri-' ques. es On ne voit dans certaines contrées que peu de a_ billets de la Banque Nationale; ce ne sont par-tout que papiers de la Société Générale ou papiers allemands. On voit aussi beaucoup de nickel allemand. Dans une petite localité que • j'avais quittée quatre jours auparavant, je fus Lls surpris de trouver au lieu des hommes de landi sturm que j'y avais laissés, de jeunes et solides lit gaillards. D'où venaient-ils, où allaient-ils? is. Mystère. ts On m'a affirmé à différentes reprises que des parents avaient été emprisonnés parce que as leur fils avaient franchi la frontière hollandaise. )n Un jour que je traversais un grand village du sud de la Belgique, jo m'enquis de savoir où étaient les soldats allemands. Il me fut répon-du qu'il n'y en avait pas dans tout le vil-il lage et qu'on n'en avait même jamais vus! )0 —-C Oe Selgique en Hollande du vioe-versa. Le gouverneur général temporaire de m Belgique, freiherr von Bissing, a édicté le ■k règlement suivant, concernant le trafic es entre la Hollande et la Belgique. m lo. de Belgique en Hollande: r" a) Les passeports ne sont pas délivrés par es d'autres commandants que ceux de Bruxel-les, d'Anvers, de Hasselt, de Liège, de Verviers et de Turnhout. J1 Aucune de ces autorités ne peut délivrer de passierschein aux habitants d'une pro-1 " vince-frontière, parce que dans chacune de 'u ces provinces il y a une autorité spéciale. b) Les passeports vers la Hollande, avec retour, ne peuvent être délivrés que si le voyage est motivé par d'importantes ne affaires publiques ou des affaires particu-et lières de haut intérêt-et qui exigent la pré-e- sence de personnes de bonne foi. Les 10 raisons de ces déplacements seront exami-n" nées avec soin. nt Ceci nécessite un délai très court dont le maximum ne peut dépasser 15 jours. La ns validité doit être indiquée très clairement, ée Dans le cas où des personnes doivent pas-ns ser la frontière à différentes reprises sur e? la recommandation des consuls étrangers, es il est obligatoire que le gouverneur général e_ accorde son autorisation. c) Chaque passierschein doit porter le u_ nom de la localité où la frontière peut être 3e traversée. Il est défendu de passer la té frontière à un autre endroit. 111 d) Aux Belges valides, âgés de 16 à 45 se ans, il ne peut être délivré, de passeports. ^ Si ceux-ci offrent de verser une caution, la demande doit être présentée au gouverneur général, après que le demandeur ait obtenu . l'assentiment des autorités civiles. e) Il est défendu de donner indirecte-à, ment des passeports pour la Hollande, par exemple pour Aix-la- Chapelle» dans le but ,de -gagner de là la HoUaiidô» f) En ce qui concerne le passage fréquent des frontières, le gouverneur fera connaître un règlement particulier. 2o. De Hollande en Belgique. a) Sont autorisés à délivrer des passeports pour la Belgique: l'ambassade allemande à La Haye, le consul général d'Amsterdam et les agences allemandes pour la délivraison des passeports de Rotterdam, Flessingoie, Roosendaal et Maestricht. Des passeports ne peuvent être délivrés que pour le voyage en Belgique, retour non compris. Au moment où les passeports sont délivrés^ l'attention des voyageurs doit être attirée sur ce point. Dans les cas particuliers où des passeports avec retour seront délivrés, l'autorisation doit être demandée au gouverneur général. Pour les passierschein délivrés aux Belges, les consuls sont obligés de porter immédiatement le nom de ceux-ci à la connaissance du gouverneur, afin que celui-ci refuse, à la rigueur, le passeport pour le voyage de retour. c) Le retour des Belges, principalement en ce qui concerne les hommes valides, doit être accordé en principe, les criminels, les souteneurs, exceptés. Il faut déconseiller la remise de passeports pour les villages totalement détruits. Le retour des Belges et des sujets de pays neutres doit être facilité par la remise, notamment de papiers d'identité au cas où ces personnes en seraient dépourvues. ■ ■ul.. ■-«—aw. —. Rassemblons nos morts Nous lisons dans ,,Le Courier de l'Armée": Gloire, honneur à ceux qui sont morts pour la patrie! Ils ont droit qu'à leurs tombes la foule vienne et prie. Tout en regardant par le trou de ma tranchée-abri, je cherche en vain, en laissant errer ma vue sur les tombes éparses le long du canal où nous barrons la route, aux Allemands, à me remémorer les deux vers que j'inscris en tête de ma plainte, sans pouvoir les mettre debout. Méfait do ceux qui ont brûlé ma bibliothèque à Termo'ilde et qui me forcent depuis six mois à vivre de leur haute ,,Kultui*\ Bah! âi les vers sont boîteux, qu'importe la façon, pourvu qu'on en ait l'idée: Je songe bien plus à tous nos héros morts et qui sont enterrés de-ci, de-là, quelquefois à l'ombre d'une petite croix de bois, plus souvent sous la simple bosse d'un tertre de terre fraîchement remuée! Les Allemands, dit-on, emportent leurs moiHs^ ils font le vide des tombes sur le champ de bataille. Les cadavres allemands sont évacués comme des objets démoralisants, incinérés dans de grands fours crématoires ou enterrés par dizaines de mille dans d'immenses fosses. Ah! non, pas ça pour nos morts ; système parfait pour les hordes envahissantes, que les nombreuses tombes démoraliseraient peut-être et qui leur rappelleraient surtout la honte d'une guerre inique^ maintenant, et dans l'avenir plus encore. Les morts que la guerre a faits dans nos rangs ne nous effraient pas ; au contraire, ils sont pour nous des ferments de courage et d'énergie; nous aimons leur compagnie comme nous aimions leur présence au fort des luttes passées ; nous voulons nos morts à côté de nous pour les visiter souvent, prier pour eux et nous souvenir que nous avons à les venger. Nous voulons nos morts à côté de nos tranchées, parce que nous savons qu'ils ont été, dans la grande guerre mystérieuse qui met aux prises deux civilisations, les premiers martyrs offerts en holocauste à la. grande cause du droit méconnu.Ce qui nous effraye, c'est l'anonymat de la mort, c'est le système allemand, mais c'est un peu aussi notre système à nous, qui consiste à enterrer nos frères d'armes un peu au hasard des coups et des endroits. Sais-je, moi, si le petit tertre que je vois là-bas cache le cadavre d'un cheval, tout autre débris ou le corps d'un brave soldat? . Non, non, plus de cet anonymat qui fait bonté à nos bons sentiments et qui nous fait vivre d'avance toutes les angoisses des parents on deuil qui viendront un jour chercher à retrouver leurs morts et qui verseront des larmes de désespoir dans ce grand cimetière vide de croix et vide de noms. Rassemblons nos morts derrière nos lignes, en des endroits bien apparents ; encadrons dans les prairies de l'Yser de petits cimetières derrière nos régiments, et mettons-y nos héroïques défenseurs côte à côte, comme dans la tranchée ; plaçons, sur chacune des tombes, des croix bien visibles et solidement plantées, où nous lirons le nom, le grade et le régiment, et le jour de la mort de celui qui a donné sa vie pour le pays et la grande cause civilisatrice. Quelquefois, pendant les accalmies du combat, nous irons porter à nos morts l'Jiommage de nos prières et de nos souvenirs et leur demander, à ces héroïques martyrs, le réconfort qui nous est nécessaire pour continuer la lutte • et en supporter vaillamment les privations.Nos aumôniers béniront ces nécropoles d'amis et plus tard les parents en deuil, quand ils seront délivrés du joug de l'Allemagne, y viendront en pèlerinage et seront heureux, dans leur malheur, de'retrouver la place où repose celui qu'ils ont tant chéri; ils seront heureux de savoir surtout quand et comment leur enfant, leur époux ou leur frère est mort. Plus tard encore la Belgique reconnaissante trouvera en ces petits cimetières où nous aurons rassemblés nos morts, des places toutes prêtes pour y ériger les monuments de la. Victoire. C'est aussi en ces petits cimetières que les générations futures viendront prendre des leçons de patriotisme, de courage et d'énergie pour la garde du patrimoine reconquis. Et si l'idée de tous ces petits cimetières pouvait se réaliser de la mer du Nord aux montagnes des Vosges, en relevant sur des monuments funéraires- les noms de tous les morts héroïques, nous aurions les bornes tracées par ' la vaillance à la grande invasion de 1914-1915. lieutenant & Jacoby.,

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Cet article est une édition du titre L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Amsterdam du 1914 au 1918.

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