L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1917, 13 Octobre. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Accès à 30 novembre 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/5d8nc5t93k/
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3ûrne Année iv«. SQ©5 S cents Samedi 13 octobre 1917 L'ECHO BELGE L'Union fait la Force. .îoiamsaî Quotidien «Su matin ïj*a;ralssamt en HoÙande Beige est notre nom de Famille. Toutes les lettres doivent être adressées eau foureâu die r^dlaction : N. VOORBIJRGWAL 2o4-240, AMSTERDAM. Télépfoog?ess 2797 et 17^7.*. Rédacteur en Che3: Gustave Jaspaers. „„ ' 0a^ ( Charles Bernard, Louis Piérard, cfle R^dactaoïra. ^ OB-igurn-atory. Emile Painpare. I Abonnements: Hollande fl. 1.50 par mois. Etranger fl. 2.00 par mois. Peur les militaires au Iront et les militaires internés en Hollande fl. 0.7o par mois payable par anticipation. Annonces: 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents la ligne. indignation. Il n'y a pas de sots métiers, c est entendu, et celui de journaliste ne l'est pas plus qu'un autre. Vous avez tort de ricaner, exigeant lecteur, d'acidifier votre sourire, charmante lectrice, ce n'est pas mon persil que jo veux arroser pour m'en tresser des couronnes remplaçant le laurier. Non. Le journaliste pour lequel je ^reclame votre admiration sans mesure,, c est le journaliste pro-boche. En voilà un cliien savant de métier ! Il y faut rien moins que du génie, auprès duquel celui d'Hindenburg n'est que miction de Kanari. Je ne 6ais pas ce qu'il rapporte, n?a}s c'est, à coup sûr, de l'argent bien mérite. Il n'a pas d'odeur: le feu purifie-tout -— j'entends le feu sacre — mais, s il en avait, il sentirait l'iiuile, comme les produits qu il rétribue. ^ . Pouvez-vous songer sans frémir, lecteur blême, frissonnante lectrice, au supplice quotidien d'un journaliste pro-boche? C'est dans ,,les Misérables", je pense, que V. Hugo intitule un chapitre „une tempête sous un crânc ". Pour ces miserables-là. c'est tempête tous les jours, et, pour certains," deux fois, une par édition. Et l'impressionnant tableau de Wiertz, rendant les dernières pensées d'une tête fraîchement coupée — ce que 6on gardien, l'aède René De Clercq, doit en avoir ses nuits obsédées, de ce cauchemar de mauvais augure —, n'est qu'une pâle évocation des cataclysmes teutoniques — pardon, tectoniques qui doivent bouleverser une cervelle de journaliste pro-boche, devant son papier vierge mais docile. Car la conspiration du silence n'est pas toujours possible. Fourrer au panier les rectifications de lecteurs naïfs est facile et courant. Ignorer des preuves irréfutables, c'est faisable et, si leur verbe ;,doodzwijgen" n'existait, ils auraient à l'inventer, d'ur-gence. # Mais il e^t des informations tellement retentissantes' qu'il faut bien les mentionner pour que le lecteur, trop rationné, no soit pas contraint de s'approvisionner ailleurs, en y portant son bel argent. Les révélations américaines sur les gentlemen-diplomates boches, p. ex. Raisonnablement, il n'y a p'as moyen de ne pas en parler. La question vitale des pommes^ de terre et du charbon n'est qu'un jeu d'écolier auprès de ce problème ardu: commenter ces réquisitoires accablants, en restant pro-boche.Quel jiu-jitsu littéraire! De l'acrobatie au-dessus d'un précipice! Il y faut, je le maintiens, du génie, et, dirai-je, de l'abnégation, car ce genre d'exercice n'est amusant que pour les lecteurs... de l'autre camp. Amusant est faible ; prodigieusement passionnant suffit à peine. ISfon jpoint que le jeu soit dépourvu d'humour, si cet humour est aveugle. Il est, en effet, fort piquant de voir un journaliste pro-boche s'indigner vertueusement des révélations américaines. Cela semble pourtant s'exclure et, à moins d'être d'une jolie virtuosité, le paradoxe paraît malaisé à soutenir. C'est ici précisément que gît l'humour. Notre vertueux beclie — pardon, candidat seulement — s'indigne non des faits dénoncés, mais de leur dénonciation! ,,Cola ne fait que nuire aux perspectives de paix." Car, par une coïncidence'vraiment ren.arquable — je n'ose dire unique , mon journaliste pro-boche est aussi pacifiste... maintenant. C'est un pléonasme, dites-vous ? Vicieux, même? Au fait, vous pourriez bien être dans le vrai: si tous les pacifistes ne sont pas ouvertement pro-boches, tous les pro-boches sont d'ardents pacifistes, propagateurs du mot d'ordre: ni annexions, ni indemnités. Comme vous allez voir, son raisonnement est fort juste, à cet homme. Pourquoi toutes ces révélations de faits — plus révoltants les uns que les autres, ajoutons-le froidement — qui ,,ne peuvent avoir qu'une influence néfaste sur le cours des choses " Entendons-nous: les révélations, pas les fsits. Cela va de soi... ,,Les peuples, éclairés par une presse qui, en ce moment, ne sait raconter assez de mal de l'ennemi, ont. de plus en plus la conviction que celui-ci n'est qu'un malhonnête coquin (eerlooze schurk) et perdent le dernier petit reste de confiance mutuelle et de respect que l'on peut cependant avoir pour un adversaire brave." ,,La conséquence en est, de nouveau, que chaque expression, chaque déclaration du camp opposé est condamnée d'avance, que, derrière chaque met, l'on chercha un guet-apens, et aussi que l'on méconnaît de bonnes Vit entions." ,,Tel est alors le résultat de la ,,guerre de petits papiers", de la guerre de mots qui, dans les pays belligérants, ont tué sans espoir tout sentiment chevaleresque, tout respect pour l'adversaire." Il y en a comme cel^ pendant une colonne et demie, de la pure friandise. Au fond, ce brave coeur a-t-il tort? Il Saut savoir fermer les yeux et ne pas tuer tout ce qui est gras, ni perpétuer tout ce qui est grave: il est avec le fiel des accom-irodements.Apres tout', pourquoi peindre les boches tels qu'ils sont? N'est-ce pas Joubert qui, plein d'indulgence, dit quelque part : ,,Si mon ami est borgne, je le regarde de profil?" N'hésitons pas à paraphraser avec mansuétude: ,,Si mon ennemi est hideux, je le regarde en fermant les yeux///" Un autre philosophe conseille de ne considérer les gens qu'à la façon des vrais amateurs de tableaux qui ne fixent que Us beaux endroits et ignorent les autres. A défaut de beaux endroits — même en cherchant bien, les vrais amateurs n'en trouveraient guère, chez le boche — que ne nous contentons-nous de contempler le cadre? Il est si renommé, le cadre boche! Demandez à leurs recrues et à celles de Sa-verao. Il est vrai que Saverne, c'est de l'histoire ancienne à l'eau de rose, et que le doux petit baron von Forstner enseigne à présent le parade-stap aux milices célestes du vieux Gott qui goûte les Huns et dégote les autres. Vraiment, ce n'est pa6 bien, nous enlever notre confiance en un adversaire brave : car il l'est, brave, bien que beaucoup de civils belges et français du Nord et d'enfants anglais ne puissent plus l'attester, 6ans parler des Serbes, Roumains, Armé-miens et autres francs-tireurs. Quelques insignifiantes violations de sa parole — chacun sait que le Prussien a le verbe cassant et la parole brève — pouvaient s'oublier : quelques siècles de bonne conduite y auraient suffi. Pourquoi, dès lors, en allonger indéfiniment la liste et flétrir le boche à perpétuité, en faire un incurable lépreux, dont le langage guttural — ce doux parler qui déroule du fil barbelé —,soit la crécelle qui fait fuir les honnêtes gens et fermer la porte de leur maison, la frontière de leur pays? Vraiment, il est funeste d'ouvrir ainsi de force les yeux à ceux qui ne veulent pas voir, au lieu de mithridatiser sagement le monde contre le virus boche, à doses progressives ? La presse pro-boche y serait peut-être parvenue, ici et ailleurs. Mais cette ,,presse qui ne sait raconter assez de mal de l'ennemi", cette autre presse qui n'a pas le talent de ,,doodzwijgen", et qui, sans aucun esprit chevaleresque, met brutalement les pieds dans les plats de bacilles, risque de tout compromettre, à jamais. Ce serait à vous dégoûter d'être journaliste, si le journaliste pro-boclie pouvait se soustraire à la mission sacrée de donner l'exemple de plus de retenue et de discrétion.Et cette mission, quel qu'en soit le salaire, n'est ni la plus facile, ni la plus agréable, car ce n'est pas sans réelle maestria ni endurance éprouvée que, fouillant ces questions délicates, on peut se livrer chaque jour, des mois durant, aux raffinements du ,,sterk oreeren" (rien du stercoraire, lecteur malicieux, cela ne veut dire que, ,,pérorer fortement" mais, si vous y tenez...) A. P. Mes internés A propos de l'article ,,Anvers-Harder-wij'k" nous recevons la lettre suivante: Le 10 octobre 1917. Monsieur le Directeur, Puis-je solliciter l'hospitalité de l',,Echo" pour un mot de complément — avec l'oeil sur le , ,papiernood" comme on dit ici — à l'intéressant article ,,Anvers-Harderwijk" paru dans votre numéro de ce jour? Je ne sais en quels termes le haut commandement de l'armée a fixé la mission des troupes de forteresse laissées à Anvers, si cette mission consistait à couvrir la retraite de l'armée de campagne, soit en y participant le moment venu, soit en se sacrifiant sur place, ou bien, la rive droits abandonnée aux Allemands, à prolonger de quelques heures sur la rive gauche l'agonie de la place, ou bien d'attendre l'intervention d'une armée franco-anglaise de secours, et m'abstiendrai en conséquence de discuter ce sujet. Les troupes de forteresse d'Anvers sont en Hollande pour avoir obéi à leurs chefs, voilà tout. Que veut-on de plus ? Ce n'e6t d'ailleurs pas cette question-là non plus que je veux traiter, mais bien celle des deux ordres du joua* qui s'y rapportent. Je me bornerai dans ce but à reproduire la partie ci-après de la lettre publiée par ,,la Belgique", du 6 courant, comme méritant ,,toute attention" et signée ,,un interné" : ,,Ces deux ordres du jour (reproduits par ,,la plupart des journaux belges en Hollande), la second surtout, semblent impliquer une restriction qui n'a pas permis „de couper court aux racontars malveil-,,lanta, aggravant les souffrances morales ,,Causées par la situation pénible que nous „ont créée les événements. ,,Ce qu'il importe donc, c'est de faire ,.,,la preuve manifeste" que les troupes ,,belges internées n'ont pas pu faire autre-j^ment".,,11 faut qu'avant la fin de la guerre un ,,jugoment soit intervenu qui nous permette de rentrer la tête haute dans notre ,,Patrie libérée, comme ce sera le cas pour ,,leo Anglais internés dans les mêmes con-,,ditions que nous et auxquels le gouverne-,,menfc britannique a, depuis longtemps, ,,rendu pleinement hommage. ,,11 n'est pas possible qu'après trois an-5,nées d'internement on ne dispose pas en-,,core des éléments nécessaires pour prononcer un tel jugement. Ainsi, ne peut-on ,,trouver ces éléments dans les rapports ,,détaillés qu'ont dû établir, en 1915, les ,,commandants do troupes internées en ,,Hollande, au sujet des événements auxquels oolles-ci ont été mêlées dans les ,,derniers jours de la défense d'Anvers?" Je n'y ferai qu'une ajoute sans commentaires : le Gouvernement britannique a, en outre, déjà rendu son jugement relativement à l'expédition malheureuse des Dardanelles et à la perte de Kut-el-Amara. Veuillez agréer, je vous prie, monsieur le Directeur, avec mes remerciements, l'assurance de ma considération très distinguée. Un autre interné. En Belgique. A Bs'wxeifes Dimanche matin un horrible crime a été découvert sur le territoire de la commune d'Alsemberg. Dans une drève conduisant de la chaussée d'Alsemberg au % sanatorium on a trouvé, gisant sur le sol, les cadavres des époux Auguste Capital. L'homme avait la tête presque détachée du tronc ; la femme avait eu le crâne fracassé à l'aide d'un instrument contondant. En outre, on avait coupé le p'etit doigt de l'annulaire de la main droite de la malheureuse pour lui enlever 6es bagues. Pendant qu'on découvrait ces cadavres, on entendit dans la demeure des victimes, située chaussée d'Alsemberg, sur le territoire de Beer-sel, des cris d'appel au secours. Des voisins enfoncèrent les portes et découvrirent les deux enfants à demi asphyxiés. Des soins énergiques leur furent prodigués et l'on parvint à les ranimer. La maison avait été visitée de fond en comble. Il résulterait des premières constatations que les assassins, leur coup fait 6ur la route, se seraient rendus au domicile des victimes, l'auraient mis à 6ac et, avant de le quitter, auraient ouvert les robinets de la canalisation du gaz dans le but d'asphyxier les deux enfants. Le parquet, prévenu, a fait une descente sur les lieux. Les cadavres ont été transportés à l'Institut du parc Léopold. Mme Capital n'a pas été tuée sur le coup: on a relevé en effet des traces de sang sur le 6ol sur une distance de plusieurs mètres. Les époux Capital avaient quitté leur demeure afin d'aller chercher des marchandises à Alsemberg, comme ils le faisaient d'habitude. Cette particularité devait être corrue des assassins, qui auront guetté leurs victimes afin de les dépouiller de l'argent qu'elles portaient sur elles. Le crime aurait été commis vers 10 !bi. \ du soir. Un témoin entendu a rencontré en effet les époux Capital à quelque distance de l'endroit où s'est commis, l'assassinat vers 10 h. ^ et a eu avec eux une conversation de quelques minutes sans qu'il ait rien aperçu d'anormal sur la route. L'enquête ; continue. * * * L'administration communale se préoc- ; cupe vivement de l'enseignement des mé- j nagères et futures ménagères, dont l'im- ; pertance sociale est si grande. A l'EcoV i professionnelle de la rue de Rosne elle a organisé un cycle complet de cours de tra- ; vaux manuels. Pour compléter le programme et permettre à un plus gTand nombre de femmes et de jeunes filles de profiter de l'enseignement, des cours de coupe et de confection viennent d'être organisés. Ils seront donnés par un corps professoral extrêmement compétent, tous les dimanches, dans les locaux de l'école de la rue Ransfort. * * * D'une lettre de Bruxelles du mois d'août : L'aspect de la ville a fortement changé. On ne voit plus de1 corbillards. Ceux-ci sont remplacés par des charrettes à bras peintes en noir et servant au transport des morts. Des scènes pénibles se présentent dans les rues en pente de la capitale, q^iand le3 passants offrent leur aide aux croquemorts. Les tramways aussi font office de oorbillards. Dans la première voiture on place le per-ceuil, la 2e voiture sert au transport des membres de la famille du défunt. A Aravers A Anvers on vend depuis lundi dernier du charbon à frs. 1.25 les 30 EL.G. * * * Une école d'aviation vient d'être installés à Calmpthôut. Un grand nombre d'élèves aviateurs bounes y prennent des leçons. * * * A Anvere, écrit un correspondant de ,,L'Indépendance Belge", le bureau de la Passe-centrale est installé place Verte, dans l'ancien hôtel de M. Van don Abeele. Le palais gouvernemental et l'Hôtel Saint-Antoine communiquent entre eux, et il y a là un va et vient continuel d'officiers. Devant le palais 6e promènent trois sentinelles.La Civilverwaltung est installée dans l'Hôtel Métropole, rue Leys, et l'état-major dans un hôtel particulier somptueux, situé Avenue des Arts, en face du marche aux oiseaux. Là, un hussard do la mort est constamment de garde. Le grand magasin de confections du Marché aux Souliers a été transformé par les Boches en magasin de léguntes! L'arsenal de la Longue rue d'Argile continue à fonctionner; on y fabrique du matériel de guerre. A l'Ant-werp Engineer Company, ancienne compagnie britannique, les Allemands fabriquent du matériel pour leur flotte. A Austruv/eel, près de l'ancien fort, communément appelé Noord-Kasteel, il y a un immense dépôt de munitions, constamment amenées par wagons fermés. A l'America Dock et à l'écluse Royers 11 y a deux immenses bassins qui contiennent le gravier que les Allemands conduisent d'Anvers à Zoebrugge "par le bateau ,,M^agdalena Fisher" et par petits canots par les eaux intérieures. La traversée de l'Escaut se fait par un vieux remorqueur, qui tire un pont pour placer les véhicules. A la gare centrale, devant l'entrée par l'avenue de Iveyzer, se trouve toujours un tas de petits sacs qui cache 3 mitrailleuses. A l'entrée du côté de la plaine (Zoologie) il y a aussi des mitrailleuses. Les officiers allemands fréquentent le plus souvent le café Weber, l'hôtel de Cologne, l'hôtel Stikkeler (ancien Stein), qui restent ouverts jusqu'à minuit. Le moral des troupes est en général très bas et beaucoup de soldats ne se gênent pas de maudir leur kaiser et son fils. Sur les remparts et aux portes de la ville se trouvent toujours les mêmes vieux canoii3 que nos soldats y ont laissés. Be3 chargements énormes de bois se font au dock 57; ils arrivent par bateau et partent par chemin de fer. Au port pas de mouvement, rien qu'un minime trafic d'allèges et de chaloupes, ainsi # que des bateaux du relief. Derrière les docks numéros 57, 58 et 59, sur la grande plaine, journellement vers 6 h. ou 7 h. du matin, viennent s'exercer les régiments boches. Chez Deppe et Cie les Allemands ont réquisitionné d'office une magnifique bé« tionnière qui devait être envoyée, d'après un officiel-, à Zeebrugge, pour monter le gravier. La ,,Minerva" teutonisée travaille ferme; beaucoup d'ouvriers s'occupent de la fabrication d'autos et d'autre matériel poiir les Boches. A la porte de la fabrique se trouve une installation de télégraphie sans fil, avec des poteaux d'une quarantaine de mètres de ih'auteur. * * * Mr. Louis Caron a été nommé trésorier général du comité local de ravitaillement de Turn-lioufc,A Voici une nouvelle qui fera plaisir à tous les Liégeois, amis et admirateurs du dessinateur Ochs. Les ,,ordres journaliers de l'armée belge" publient la citation suivante : Est nommé chevalier de l'Ordre de Léopold et décoré de la croix de guerre: Ochs (Jacques), sous-lieutenant auxiliaire, aviation militaire. Officier observateur, dévoué, courageux et plein d'allant. A été grièvement blessé à la suite d'une chute d'avion, au cours d'un réglage do tir. Le sous-lieutenant Jacques Ochs, engagé volontaire dès le début de la guerre, n'est autre que notre excellent confrère Ochs, dont les dessins au ,,Petit Parisien" et ailleurs ont fait connaître depuis longtemps le beau talent. Son état est heureusement aussi satisfaisant que possible. Aia Orafoarat Le collaborateur du ,,Carrière délia Serra" près du Vatican signale que le Pape aurait reçu de Belgique et de source autorisée de nouvelles plaintes sérieuses. Des prêtres belges, même .des vieillards, seraient enfermés dans plusieurs camps allemands et victimes d'un régime de® plus sévères. Rien qu'à Cologne leur nombre serait supérieur à vingt. Les déportations continuent aussi de la façon la plus brutale. Le correspondant affirme que l'impression au Vatican est profonde et que le Pape se propose d'adresser une nouvelle protestation énergique au gouvernement allemand. Djss-bs fies FΣ$n«5a»e3 La commune de Zele, près de Termonde (8000 habitants), est frappée d'une amende de 80,000 marks. La population ayait commis le crime d'offrir des vivres et des cigarettes aux prisonniers anglais passant par la commune. Il faut ajouter à cette amende la peine morale de la fermeture des maisons à & heures du soir et l'interdiction de circuler en rue. L'accueil fait aux Anglais par lês habitants du pays occupé réduit à néant la propagande des boches contre les Anglais et leurs attaques d'avions au pays flamand. Songez aujourd'hui aux pauvres orphelins et enfants belges abandonnés. // y a m an 13 octobre 1916. — Sur le Carso les Italiens occupent les lisières de Loquisa et d'Iludilig. Dans le secteur de Crasna Allca Bvczu les Roumains forcent Vennemi à se retirer à Bratice. Pour nos œuvres Aux dans de M. le commandant Grégoire, d'Ermelo, que nous avojis pu-bliés hier, nous avons émis de citer un quatrième don. Nous nous empressons de réparer cette erreur ci-dessous.„Pour que vous envoyez V„Echo Belge" au cofnmandant de la "D. 81 au front belge 0.75 fl. Pour les prisonniers de guerre Que les Prussiens, dont les forfaits prouvent l'infériorité de leur race aux -mâchoires proéminentes, caractère particulier aux progiiathes, soient réduits à Vimpuissance Th. V -.. 1.00 fl. Et Von se demande s'il est possible qu'il existe encore des admirateurs de ce» brutes 1.00 fl. Le 1178mè jour de la guerre. Une nouvelle aitaqye anglaise ers Flandre. Les troupes du maréchal Haig reprennent l'offensive dans Sa contrée d'Y près et réalisent des progrès satisfaisants. Un succès russe au Caucase. La situation sur les autres fronts. Sur îe front occidental Bombardements réciproques. (Communiqué off< PARIS, 11 octobre. (Reuter.) Sur plusieurs points du front, do part et d'a,utre, on; signala de violentes actions d'artillerie mais aucun combat d'infanterie ne se produisit.Violentes actions d'artillerie, (Communiqué officiel.) LONDRES, 11 octobre. (Reuter.) Le maréchal Haig rapporte : Aujourd'hui le temps fut moins mauvais et l'atmosphère claire favorisa l'action de notre artillerie. Celle-ci riposta sur plusieurs points avec succès. Elle bombarda eu outre les positions ennemies et les communications des Allemands à l'arrière. L'artillerie ennemie montra moins d'activité.Dans les dernières 24 heures nous avons encore fait 77 prisonniers. Aucune action d'infanterie ne s'est produite.Les Anglais reprennent l'attaque au nord-est d'Ypros et font des progrès satisfaisants. (Communiqué officiel.) LONDRES, 12 octobre. (Reuter.) Ce matin, à 5.25 heures, nous attaquâmes sur un front d'environ 6 milles au nord-est à Y près. D'après des rapports reçus nos troupes font des progrès satisfaisants. Pendant toute la nuit de fortes pluies tombèrent. Les avions anglais en action. LONDRES, 11 octobre. (Reuter.) L'amirauté annonce: Dans les dernières 24 heures nos avions firent de nombreuses reconnaissances au cours desquelles ils attaquèrent les tranchées ennemies à coups de mitrailleuse. Un de ncs pilotes, sur lequel on dirigea un violent feu anti-aérien, descendit et attaqua les servante d'un canon qu'il mit en fuite. Le matin du 10 octobre des raids furent entrepris sur les voies ferrées de Thou-rout et de Lichtervelde où de grandes quantités de matières explosives furent lancées'. Tous nos avions rentrèrent indemnes. Les portes des Allemands. LONDRES, 11 octobre. (Reuter.) Au cours d'une interview le général Maurice déclara qu'à la suite du mauvais temps le succès de mardi dernier ne fut pas si complet que la semaine précédente. Cependant, nous avons toutes le3 raisons pour être satisfaits des résultats de la dernière bataille. Sur la crête principale nous avons réalisé des progrès importants. . Ala suite de la supposition de Mcrath que, depuis le 20 septmbre, nous avons perdu un demi illion d'hommes, Maurice dit que pas même la moitié du nombre n'a pris part à la bataille. Depuis que les Allemands avaient constaté qu'au cours de la bataille de la Somme nous évaluâmes exactement leurs pertes ils ont immédiatement cessé la publication de leurs pertes. Maurice ne veut pas donner des chiffres au sujet des pertes allemandes en Flandre, mais depuis le 6 octobre elles doivent être de 75 % plus élevées que oelles des Anglais. Ensuite le général Maurice déclara: Notre marche en avant est irrésistible. Depuis le 20 septembre nous avons livré quatre batailles qui se succèdent de plus en plus rapidement. Quoique les sous-marins nous causent des ennuis, il est un fait certain que pas un instant ils n'ont retardé nos projets en France ou interrompu le transport des munitions. ^,| Notre armée est mieux nourrie et mieux pourvue d'armes et de munitions que jamais. Au sujet de oe qui 6e passe en Flandre nous avons toutes les raisons d'être contents. La lutte est rude et des combats encore plus âpres nous attendent. Que l'on ne se fi-< gure pas que cette bataille mettra fin à la guerre. Nous devrons nous battre en-<^re avec plus d'acharnement. Hommage au maréchal Kafg. ul Reuter annonce que le maréchal Haig a reçu des télégrammeside félicitations, entre autres du roi et de la .f eine, du Haut Commissaire pour le |j|| nord de la Nouvelle-Zélande, du gouverneur général de l'Australie, des généraux Pershing et Potain. Le général Pershing télégraphia que les derniers succès des Anglais donnent une réponse efficace à la propagande en faveur dq la paix. Lo général Pétain voit dans les succès anglais une promesse précieuse pour la victoire finale des armées alliées. ' if# Sur le front orienta!. > ^ Redoublement d'activité dans la contrée cîe Riga, (Communiqué officiel.) 1 | LONDRES, 11 octobre. (Reuter.) Par télégraphie sans fil. Dans la contrée de Riga l'ennemi refoula quelques-unes de nos com-pagnies au sud de Ja route de Pskof. Au iTs sud-est de Jacobstadt les Allemands essayèrent de fraterniser avec nos troupes. iM| Nouvelles tentatives des AMemands pour fraterniser avec les Russes. jt (Communiqué officiel.) PETROGRADE, 11 octobre. A l'est de Riga l'ennemi bombarda violemment nos f ',|12 troupes avancées dans ie secteur au nord! de la route d© Pskof. 4L Dans le secteur au sud de la route de Timmcrman Les ^Allemands, appuyés par un violent feu d'artillerie, passèrent à une attaque locale. Quelques-unes de nos compagnies se replièrent. Nous avons pris des mesures pour rétablir la situation. ■ Près de Luenhof, à 25 verstes au sud-est de j Jacobstadt, l'ennemi fit des tentatives pour reprendre la fraternisation avec nos troupes. 'Sur lo reste dû front on signala des. com- jw bats d'infanterie et des reconnaissances, La lutte au Csucass Un succès russe dans la contrée d'Urmlu. (Communiqué officiel) (,'f'j LONDRES, 11 octobre. (Reuter.) Par télégraphie sans fil. Nous nous sommes em-* p parés des villages de Marufa et de Tsjal, à l'ouest d'Urmiu. Nous avons fait prisonniers 250 Kurdes et libéré 200 Syriens. ® L'ennemi prit la fuite par Greatsab et détruisit trois ponts. fl Nos alliés s'emparent des villages da Maroufa et de Tokal. (Communiqué officiel.) PEUROGRADE, 11 octobre. Sur le front du ju Caucase, près du village de Kogi, «à 85 verstes au nord-ouest d'Erzindjan, nos éclaireurs firent une contre-attaque et mirent les Turca .i,; en fuite. Près du lac do Van nous repoussâmes ugo attaque des Kurdes qui essayèrent de s'emparer i de notre bétail. ^ Dans la direction de Diza Oramar, le 2 octobre, nos trOupes occupèrent le village de Ma- JW roufa. Le 3 octobre, après un violént combat, elles s'emparèrent du village de Tokal. Elles firent prisonniers 250 Kurdes et s'emparèrent de 50 fusils Mauser, d'un© grande quantité ira de munitions et de 700 moutons; 200 Syriens furent libérés. 7 ' H lin discours important de Pi Asquith. Les buts d® guerre des alliés. A quelles conditions S'Allemaono peut obtenir la paix. Un discours de Evl. Asquith Les buts de guerre des alliés. LONDRES, 11 octobre. (Reuter.) Au cours d'une réunion, tonue hier soir à Liver-pool, M. Asquith déclara: Dans le discours que je prononçai récemment à Leeds j'ai déclaré: lo. que cette guerre est une pu erre pour la paix; 2o. que c'est une guerre contre la guerre. Nous 110 pourrons naturellement obtenir le second but qu'après, le premier. Mais le premier but, savoir la cessation des hostilités et la conclusion d'un traité, 11e constituera qu'une courte transition si l'on ne s'as3ure pas de solides garanties centre une éventuelle répétition de la lutte. Je n'ai nullement l'intention de parcourir le pays pour stimuler l'ardeur belliqueuse. Le peuple britannique n'en a pas besoin. Il est prêt à continuer à donner son bien et son sang plutôt que de laisser infructueux leg sacrifices consentis par la Grande-Bretagne et ses alliés. Mais le peuple tient à ce qu'on lui expose clairement les buts pour lesquels il est entré en lice. Los déclarations du gouvornement allemand. Je ne demanderais pas mieux que de pouvoir en dire autant des déclarations inspirées des orateurs et écrivains allemands qui expo sent en oe moment la politique alî-emaaide. Il y a quelques mois, à l'arrivée au pouvoir du fc nouveau chancelier qui doit sa nomination à la victoire du parti militaire dans le conseil impérial, Wi majorité du Reichstag tomba d'accord au sujet d'une certaine formule qui m fut présentée au monde ooanme une résolution de paix. * 9 Nous la discutâmes à la Chambre des ^ Communes, où l'on se montra disposé dans certains milieux à la saluer non comme une î1 proposition de paix mais du moins comme un rameau d'olivier. Je déclarai alors quoi je doutais que ni le chancelier d'Allemagne, T ni nous, ni n'importe qui ne puisse comprendre le sens véritable de cette résolution. f j Ce scepticisme a été justifié dans la suite, car les divers partis allemands se sont disputés depuis avec un acharnement particulier au sujet de l'interprétation exacte de la Jh déclaration. La question se compliqua en cor a lcrs de la publication de la réponse du chan- i oelier à la note pontificale. Il est indiscutable qu'en Allemagne, com- ■ '< me en Autriche, on aspire ardemment à la paix. Au Reichstag l'opposition contre le gouvernement augmente de jour en jour. Les ff derniers événements ont montré que le Reichstag est facile à dompter, mais l'op- ft position y existe réellement. Mais actuelle- m t ment nous n'avons affaire ni- avec l'opinion

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Cet article est une édition du titre L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Amsterdam du 1914 au 1918.

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