L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1918, 01 Mars. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Accès à 17 octobre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/901zc7sr8q/
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<3ème Annee M°T224 ô cents ^Vendredi I mars sv » L'ECHO BELGE L'Union fait la Fores. Journal Quotidien dis matin tmr^issant Hollajraeïe Belge est notre nom de Famille. -'VMites les lettres doivent être adressées oaa j Rédacteur en CheS; Gustave Jaspaers. Abonnements: Hollande fl. 1.50 par mois. Etranger fl. 2.00 par mois. Pour les de récîactiosa: M- 2C. VOOHBUSGWAL 234-240, I i Chartes R^^rciardi René Chamtory, militaires au front et les militaires internés en Hollande fi. 0.75 par mois payable KItEBDAM. Téléphones: 2797 et I3"7S. Comité de Réaction :j Km"rôlPf, i ^ ' par anticipation. Annonces; 15 cents ta ligne. Réclames = 30 cents la ligne. Es pais et si amitié ,Nous voulons vivre avec le gouverr ment et la nation beiges en paix et 1 amitié". Cette déclaration, vous le sav< est du chancelier impérial von Herfcling, < en dépit des apparences, ce n'est pas u blague. Ce Herbling n'a rien d'un farcei On° peut apprécier diversement son gens eon talent, son audace eb son éloquent mais an est obligé de convenir que c'est i homme extrêmement sérieux. Et c est î rieusement' qu'il a clib 1 autre jour i Keàchstag cette phrase qui donnera La na sée à tous les Belges et à leurs alliés: „I paix et en amitié". .Voyez-vous ça... ' &itt»ait si commode, en effet. Et M. de Herthng a immédiatement e plia né ce qu'il entend par cette phrase. No cent fois non, l'Allemagne ne songe pas annexer la Belgique. Car oe serait un crin: e': l'Allemagne a les mains nettes et la co H[ science pure. Pas d'annexions. Et pas'd'u f dem-wtes. C'est sa formule. Elle a été a F prouvée par la majorité du Reichstag so m Ut ministère du bon Michaelis. Elle a € r solennellement confirmée par M. von Kul rnann à Brest-Litovsk, dès la première co férence de la paix. L'AJlemagne n'a qu'ui parole. Et elle s'y tient. Elle ne veut p |< annexer la Belgique. Bien mieux: elle n | panse pas. Et si l'en poussait un peu % [ viàn Hertling,- il dirait, qu'elle n'y a jama [ psinsé. j Mais alors, si l'Allemagne veut consent à cette paix universelle bans annexions : indemnités, sur la base du droit qu'ont 1 peuples de disposer d'eux-mêmes, rien 1 sépare plus l'Entente des Centraux et il n a plus qu'à signer la paix et à démobiliser, < à vivre, en paix et en amitié. Oui da. Sei ; lement, il y a un mais. Avec l'Allemagn< [ il y a toujours un mais. Et c'est pourquo [ après le dernier discours du chamceli* comme après les précédents, comme apn cfmx, innombrables et d'une si grandies inutilité, de M. von Bethmann-Hoillweg < de M. Michaelis, on n'est guère plus près c la paix aujourd'hui qu'il y a trois ans. I la paix de l'Entente, s'entend. Seulement, il y a trois ans, les alliés 1 connaissaient pas l'Allemagne comme ils connaissent aujourd'hui. Il y a trois an ils ne connaissaient que l'Allemagne < Louvain et de Binant, de Reims et d'Ypre l'Allemagne sauvage et scientifique des peiins et des gaz mortels. Ils la connaisse: * encore, mais déjà ils ne la redoutent plu ' Mais depuis lors nous avons fait connai eance de l'Allemagne diplcmatique, de l'A le magne de Stockholm et de Brest-Litovsl Et cette Allemagne-ci vaut bien celle-là. Nous l'avons vu offrir à la Russie cet! même paix qu'elle offre aujourd'hui à ] Belgique. Avec Pétrograde comme avec Havre, M. von Kuhlmann voulait vivre e paix et en amitié. Les maximalistes ont c la folie de le croire, et nous voyons lei ouvrage. Nous les voyons forcés de céder-l'Allemagne et à l'Autriche, c'est-à-dire la seule Allemagne, quelques-unes de leu: | plus riches provinces, contraints d'acçe] ! ter d'être relégués toujours plus à l'est c l'Europe, et isolés, séparés de l'Occider culturel par une barrière formidable érige par l'Allemagne. L'Allemagne, certes, n[ar nexe ni l'Esthonie, ni la Courlande, ni 1 | Livonie. Annexer? Pouah, le vilain mot, € F comme il brûle les lèvres minces de l'asci tique M. von Hertling. Non, pas d'ar nexiens, on l'a dit à satiété. Mais une cou bine, un arrangement dans lequel l'Aile ïhagne trouve un accroissement de force iir m-ense, sans endosser de charges ni de re= ponsabilités, un arrangement où tout 1 monde est ,,arrangé", sauf l'Allemagne ]>£--venais, selon le voeu de l'Allemagne les Finlandais, les Courlandais et les autre p '--frontières cesseront de faire parti de Russie. L'Allemagne ne les incorpc . rera pa^ non pins dans son empire. Pas s , bête. Elle les laissera* libres de choisir, ei 1 pour nue le choix s'exerce dans une libert I parfaite, de bonnes troupes de police 6eron 1 envoyées dans ces régions, et veilleront'à c f que les récalcitrants, — ceux qui n'aimera pas-l'Allemagne, qui ne veulent pas devend Allemands, même sous un prince de Saxe et qui osèrent-le dire, — à ce que tons ce imprudents et ces séditieux soient md promiptement à la raisoai, — ou a.u cachot Donc, répétons-le avec M. von Hertling, qii est payé pour le savoir et peur le dire, l'Ai lemagne ne pense pas à . annexer les peuples frontières* de Russiè.' Mais .si ces peuples s prononçaient jamais en faveur de leu incorporation dans l'empire allemand, moi Dieu, M. von Hertling ne voudrait pas leu faire le déplaisir de s'y opposer. Et il le incorporerait, le coeur gres, très gros, ah ! s gros ! Et voyez maintenant la Roumanie. Elise voit contrainte à la paix par le fait de événements de Russie et d'Ukraine. Ca Sturmer a beau être mort, sa'doctrine et so: exemple vivent, et «il a fait des disciples Les Roumains en font à l'heure tragiqu où est leur noble pays une atro:ce expérience lies voilà donc entrés en négociations ave l'ennemi. Ici aussi, pas d'annexions ni d'in demnités. Efc la paix, et l'amitié, et 1 reste. Mais il y a encore uu ,,ruais". Je vou ai dit qu'aveo l'Allemagne il y en a ton jours. Pour la Roumanie le ,,mais" est que si les Roumains veulent se montrer digne de l'amitié des * Allemands, ils devront 1; payer cher. Us devront lui donner du .blé e du pétrole pendant près d'un siècle; ils de vront consentir à perdre la Dobroudja qu> le tsar Ferdinand guigne depuis trois an efc^ qu'il s'e6t fait promettre par Berlin e Vienne, ils devront — c'est -la ,, Gazette d< Francfort" qui le dit — payer à la Bulgarie u® milliard de francs et faire à l'Autricib comme a la Turquie des concessions écorao iniques eb stratégiques d'ordres variés, A 01 prix-là les Roumains pourraient aspirer 1 ïegagner l'amitié boche et ils seraient ccmsi dérét dignes d'entrer dans la nouvelle Union économique danubienne du Cent Européen. Il n'est pas douteux que le go ■vernement de Jassy ne trouve que l'ami t allemande est hors de prix en ce moanen Mais l'Allemagne s'y prend avec son ta .e- habituel, le couteau stir la gorge et le poil su sur la table: ,,Signez, donc mourrez, et non -z, serons amis". st, Voilà pour la Roumanie eb pour la Ru me sie. Et c'est à ce moment que l'Alilemagn r. tranquillisée à l'Est, se tourne vers le goi e, vernement du Havre qu'elle a fait couvr e; dé honte et de boue depuis trois ans par s m presse à tout faire, et dont elle a tenté c ■é- saper l'influencé en Belgique par des moyen tu que vous savez. Elle se tourne vers le Havj u- • et offre aussi au Roi Albert et à M. de Br< !n queville son éternelle camelote: ,,la paix < 2e l'amitié". Elle ne dit pas à quelles cond tioins. Elle se' borne à dire, — sinistremen x- ,,Nous ne pensons pas à vous annexer' n, Mais elle a dit la même chose aux Russt à et elle leur a pris cinq provinces. Elle e, dit la même' chose aux Roumains et el' n- veut ruiner leur beau pays et lui e n- enlever une. Peut-être avouera-t-il lu p- même, ce bon M. von Hertling, que c us n'est pas très engageant pour des délègue ibé belges de s'asseoir autour du traditicmiK il-" tapis vert avec de? négociateurs charge n- d'aussi f-uiîestes antécédents... D'autant qu le pour les délégués belges, les Allemands n'or as pas en réserve de véritable surprise. Noi" 'y savons à peu près 'où veulent en venir ce I. messieurs boches. Pas d'annexions, c'est er is tendu. Pas d'indemnités, c'est encore ec tendu. (Je me demande bien où ils pren ir draient de quoi la payer, cette indemnité 11 après près de quatre années d'occupation) ;s Alors quoi? Eh mais,' vous le savez bien, 1 l-ô contrôle, la tut-elle, l'immixtion intolérabl y et impossible *de l'Allemagne en Belgique it Le Roi Albert pourra rentrer à Bruxelles i- mais il y trouvera des garnisaires aile 5, raands. Et la Belgique, dont l'armée a ton i, de même gagné ses lettres de haute noblesse r ne pourrait plus avoir d'armée du tout. O: îs lui permettrait peut-être une police, une gai ie «le civique, quelques gendarmes, mais d'ar t niée point. Ne faut-il pas protéger l'Aile 0 nagne contre une nouvelle attaque belge e Et ceci n'est qu'une partie de ce que le Allemands demanderaient à la Belgique, ei .e échange de la paix et. de l'amitié. Dans de ia bureaux ministériels de Berlin et de Bruxeil 3, les, des boches obscurs et laborieux ont pré le paré et rédigé toutes les conditions de 1< s, servitude belge. La Belgique existerait tou p- jours, disent les Allemands, et l'idée de l'an it nexer ne nous effleure pas. Mais — encor< s. ce ,,mais"— nous exercerons sur sa vi< 3- politique efc économique un contrôle indis 1- pensable. Nous la protégerons ainsi contr :. la France eb l'Angleterre. Nous protégeron • les Flamands contre les Wallons. Et nou e inculquerons aux Belges, qui les ignorent a les vrais principes de liberté, eb quelque .e principes d'hygiène, par dessus le marché n Donc, si la Belgique veut nous écouter u qu'elle le dise. Notre amitié est prête à s ir tendre vers elle. Oui, mais pour la happer à Y a-t-ii un Belge, un seul, 'dans le vasb à monde, qui consentirait à sanctionner non *s pas la paix <ians ces conditions-là, mai )- même l'idée d'une de cep ,,conversations en e petit comité" que l'épaisse perfidie aile t mande vient d'imaginer? Y en a-t-il un e Non, sûrement. Et ne voit-on pas clai l- comme le jour que l'Allemagne, forte d a ses faciles avantages orientaux, persévérer; t dans son attitude tant qu'elle n'aura pa i- été battue? Une fois vaincue, pèut-êtr .- chassée de Belgique, forcée au grand repl - que le monde attend et espère depuis s - longtemps, alors elle parlera autrement - Parce qu'alorks le dogme de son invincibilité - aura été détruit; parce qu'alors elle si e sera donné le gouvernement démocratique . eb humain que son peuple réclame 6ans oseï , l'imposer; parce qu'alors la stabue de Hin s denburg se sera écroulée aux pieds de: 3 autels qu'elle déshonore; parce qu'alors 'h - militarisme, sera mort. 1 Et alors, — on pourra parler sans rire e1 sans horre.ur de vivre avec l'Allemagne ,,er é paix et en amitié". b Alors,' mais alors seulement, s René Fefbeîman t ■■m i, i uni " dommage aux Belges du pa^s occupé. La manifestation qui aura lieu le. 13 mars prochain, à La Haye, en l'honneur des Belges du pays occupé, s'annonce sous les meilleurs auspices. De toutes parte les concours se présentent au comité organisateur. Celui-ci 6'est assuré la collaboration de M. le député Terwagne qui a accepté de présider la réunion. Le député d'Anvers, originaire de Dinanib, qui dirige ici les oeuvres d'à propagande belge, est assurément parmi les populaires de nos hommuee politiques. Son ardént patriotisme, qui inspire la dévouement le plus désintéressé, est pour tonâ les Belges un exemple et ira réconfort. A ses cotés, la présence de M. le chanoine Heynssens, notre émiuent collaborateur, marque d'une façon éclatante cette union sacrée indéfectible qui constitue 0 l'essence de notre force et qui marque au dehors l'excellence de notre bon droit. Outre ® MM. Terwagne et le chanoine Heynssens, a notre confrère Charles Bernard prendra également la parole. M. Léonce Ducastillon, ' le directeur du ,,Belgisch Dagblad", parlera 3 en flamand. ^ MM. Stalins efc Potthiew, les actifs dxri-géants de la belle oeuvre de Son du mutilé, ont mis fleurs locaux à la disposition du 3 ; comité ^Papestraat 5, La Haye). Les Bel- 1 ges désireux de réserver leurs places sont J priés de s'y adresser entre 11 heures du 3 matin eifc midi et entre 4 1/2 et 6 heures 5 du soir. ! ; Rappelons que les adhésions des groupements efc des cercles belges ainsi que la dé-5 signation du délégué au bureau de la mani-1 festation doivent être adressées au bureau de la Presse quotidienne belge, JVinsegra-cht * . 126. La. Haje. En Belgique. si '= Comment on organise l'unanimité. s- . . 3 Los débuts du mouvement activiste ont été ' accueillis par la population belge et partdoulâè-rement par la population flamande aveo un ^ profond dédain. 'a Mais ce dédain n'était pas do l'indifférence. 6 Tant que les activistes se contentaient de se te paita»er les fonctions rénumérées de l'Etat, ■e de s'attribuer des indemnités à change du Tré-y. soi' belge, de renouveler leur mobilier ou de re-^ monter leur gaixlor-obe avec le prix de leur tra-•_ hison, on ne s'en inquiétait pas autrement que pour accoler à leurs noms l'épitliète flétrissante f de ,,vendus". Mais, dès qu'oïl les vit s'attaquer aux institutions nationales, déohirer l'unité de ;S la Patrie et s'allier avec l'occupant pour dé-a truire la nation beige, le peuple s'émut et, e d'un élan unanime, il déclara : ,;Assez, les 11 traîtres n'iront pas plus' loin". Et o'est ainsi, i. qu'au lendemain du jour où ils eurent l'impu-e denco de proclamer- l'autonomie de la Flandre et sa séparation du reste de la Belgique, ? il se produisit,. dans tout le pays, un mouYe-ment spontané et général de protestations e indignées. e ..Toutes les administrations communales des t grandes villes flamandes, Bruxelles, Anvers, s St-Nicolas, Malines, Termonde, etc., adressè-Q rent à l'autorité allemande des protestations contre l'attitude du ,,Raad van Vlaanderen'', qui, sans autre mandat que celui qu'il s'était donné lui-même, renversait la Constitution belge votée par les représentants légaux de la nation efc bouleversait révolutionnairement l'organisme démocratique que le pays s'est donné e il y a près d'un siècle. Dans la province d'An-3 vers, les Conseils communaux de 87 communes joignirent leur voix à celle de la Métropole commerciale qui avait été, avant la guerre, la ' citadelle du mouvement flamand légal. , La population, dans son ensemble, s'unit au* administrations communales. A Bruxelles, les > délégués des corps constitués efc de- plus do 1 600 sociétés locales appartenant à tous lei* par- ' tis politiques, flamand^ et autres, bourgeoises, ouvrières, financières, artistiques, littéraires, l'agrément^ de charité, se rendirent à l'Hôtel 2 de Ville pour remettre entre les mains du pre~ j mier magistrat de la commune des adresses de protestation contre les menées activistes favo-1 risées par les Allemands dans l'intérêt de leur 3 politique. Dans tons les faubourgs, le même -c jour, des manifestations identiques se produisirent, de telle sorte qu'en quelques heures 1200 1 à 1500 protestations étaient réunies pour être envoyées au Ohancelier do; l'Empire. La vague d'indignation qui soulevait le peu-, ^ de entier menaçait d'emporter dans son tourbillon l'activisme et ses fauteurs. A Anvers, à * Malines, à Tirlement, la population, sans " distinction d'opinion, catholiques, libéraux et î socialistes, coi>'Spr"ait les manifestations organi-5 -sées par les activistes, les disloquaient, dispea*-3 soient les participants et les réduisaient à une fuite éperdue sous la protection des baïonnettes ' allemandes. A Malines, seul endroit où la contradiction ait été admise, et encore parce que ' les activistes ne purent s'y • opposer, le porte-' parole du Conseil des Flandres, René De 3 Olercrj, était forcé de confesser publiquement ! que Malines n'était pas conquis à l'activisme, î Quel contraste entre la vérité eb les vantardi-1 ses des activistes. Heureusement pour les acti-3 vistes que les autorités allemandes veillaient; t elles se sont portées au secours de leurs alliés mis en fâcheuse posture. Elles sont d'ailleurs ^ habituées à organiser l'unanimité en contrai-' gnant au silence ceux qui ne partagent pas leurs : avis. Pour mettre la presse activiste à l'abri des î procès nombreux que lui attiraient les calomnies 1 qu'elle lançait contre les personnes les ^ plus 3 respectables du pays, le gouvernement général ; commença par décider que les procès de presse * ne pourraient être intentés sans son autorisa-■ tion. Tel fut objet de l'arrêté du gouverneur général du .13 novembre 1917 (annexe 1). ; " Pour empêcher l'action des Conseils commu- * naux, les présidents des .administrations civiles ' des provinces flamandes ont envoyés à tous les > bourgmestres, sous, la date du 7 février, une circulaire leur interdisant de protester contre l'autonomie des Flandres sous, peine de pour- , 6uites devant les tribunaux militaires (an-, nexe H). La magistrature, fidèle à son serment, avait entamé, conformément à la Constitution, ' des poursuites oontre les Belges contrevenant à des articles essentiels du Code pénal : pour ce faire, la Cour d'appel de Bruxelles a été relevée de ses fonctions par le Gouverneur général, malgré l'engagement formel que ce dernier avait pris envers la magistrature ibelge en faisanfc écrire à la Cour r oe cassation, le 22 mars 1916: ,,'Sont sans fondement toutes les craintes éventuelles qui existeraient dans la magistrature belge au sujet du danger qu'il soit -porté atteinte par l'administration allemande à l'indépendance garantie par la Constitution et les lois du pays, ainsi que par le droit des gens." Et, pendant que les Belges honnêtes sont ainsi empêchés de faire connaître, conformément à la loi belge, leur volonté sur des affaires exclusivement (belges, l'autorité alî|>-mandeo suspnd au profit desactivistes l'exe-cution de toutes les restrictions qu'elle a apportées au droit de réunion, au droit de manifester en public, à la liberté de la presse. Mais cest en vain qu'elle espère atteindre son but. .Le Belge ne se taira pas, malgré les obsta-oles efc les entraves; il parlera, et devant les traîtres qui travestissent ses pensées, et devant l'autorité allemande, et devant le monde en-. tier qui saura, qu'après avoir torture, .ravagé, pillé, ruiné, la Belgioue est aujourd'hui déchirée hypocritement par l'Allemagne dans l'intérêt de sa politique de conquête. Depuis 3 ans et demi le peuple belge a supporté avec résignation le fardeau de l'occupation ennemie, car il _ entrevoyait au 'bout 'de ses peines la restauration de sa Patrie. Mais qu'oi ne s'y trompe pas, ce calme a été le résumât d'un calcul du M>n- sens et non de l'effort de la terreur, inspirée par le vainqueur. ,,Vaincu peut-être, dompté jamais" : Le mot prononcé par le ministre de Broquevi'.le, le 4 août 1914, est toujours vrai. Aussi qu'on prenne garde qu'en détruisant ce qui était les motif r'^ son calme on ne le, provoque'aux ri ires extrémités. * # * Annexe I. Arrêté. Pour la Flandre et la "Wallonie, pour autant qu'elles ne font pas partievdu territoire de la 4me armée) complétant .l'arrêté du 1^ octobre : 1914 re'itif à La censure des produits de l'im-[ primerie, l Au chiffre I de l'arrêté est ajouté le 4me alinéa suivant: Un écrit dont l'impression a été agréée par la censure ne peut faire l'objet d'une procédure civile ou pénale qu'en vertu d'une autorisation du cher de l'administration civile (Venvaltungscheî). Toute procédure faite sans autorisation sera nulle. Grosse Haup tJnv a r ti er, le 13 novembre 1917. Der generalquarfciermeister, Hahndorf. Geuerallieutenant. Bruxelles, le 25 octobre 1917. Der général gouverneur in Belgien Freiherr von FMkenhausen, General oberst. • * * Annexe IL A Messieurs les Bourgmestres, Il est arrivé à ma connaissance que, dans ■ certaines communes, le projet aurait été conçu de soumettre aux délibérations des administrations communales des questions de politique générale, par exemple l'autonomie des Flandres, ou des pétitions des bourgmestre et éche-vins aux autorités allemandes. C'est pourquoi je signale à l'attention des administrations communales, et spécialement des personnes. agissant au nom des communes, qu'elles doivent se borner à. traiter des affaires regardant l'administration communale et qu'il leur est 1 | interdit de s'occuper des affaires regardant l'administration générale du pays. Les infrac-; tions à ces prescriptions seront punies confor- , mément à la loi de guerre. Kasselt, le 7 février ,1918. Le _ président pour l'Administration civile pour la province du Limbourg, (signé) Basille.-Nota bene : Une circulaire identique a été envoyée dans toutes les provinces flamandes sur un mot d'ordre venu de haut lieu. A Or-BJsrelîess : M. l'officier de police Strickaert, de la 2e -' division, instruit en ce moment une grave affaire à charge de A>.. Cet escroc, qui s'est * déjà évadé plusieurs fois des maisons d'aliénés ] et la dernière fois du dépôt provisoire de ■ l'hôpital Saint-Jean, en s'.emparant des vêtements d'un gardien, avait mis à profit sa liberté pour se mettre en rapport avec des individus qui fabriquaient des faux bons de commande de marchandises du Comité JNa- [ tional. Ils se faisaient passer pour secrétaires | et trésoriers de comités de province et so * munissaient d'une lettre prétendument envoyée par le Comité National, leur annonçant cjue les marchandises réclamées se trouvaient a leur disposition. Munis de cette lettre et de faïux bons, les escrocs s'adressaient à des trafiquante qu'ils rencontraient aux environs de la Bourse, leur vendaient les marchandises spécifiées et leur remettaient les papiers, nécessaires pour s'en emparer moyennant des acomptes de c 30,009 à 40,000 francs. Ce truc avait été sur- 1 pris par un inspecteur du Comité .National, ( qui arrêta le principal inculpé et le remit entre les mains de la police de la 2e division ; c mais l'escroc-fantôme est encore une fois par- ï venu à prendre la chef des champs pendant c qu'on le gardait au commissariat de 'la rue du c Poinçon. Ses complices sont également r recherchés. 1 A. Anvers * La veuve Deridder, âgée de 55 ans, surveillante dans une grande usine de Hobo- ® ken, en descendant d'un train avant l'ar- ^ rêfc complet est tombée sous les roues et a eu la jambe gauche écrasée. Elle est morte j quelques heures plus tard. Coïncidence ; & fatale: il y a neuf ans, le mari de l'infor- c tunée, qui était conducteur de travaux de q la Ville, a péri, lui aussi, au port, en per- t danib l'équilibre au moment où il essayait 0 de retenir un ouvrier qui glissait de la toiture d'un hangar efc qui, lui du moins, fufc sauvé. £ r A CsaraeS Chaque dimanche voit prêcher par des ?' orateurs envoyés par le Conseil des Traîtres 11 l'Evangile flamingo-boche. Ces petites cérémo- e nies se' passent dans la salle des fêtes du Corn- n servatoire, qui est toujours trop grande pour il contenir les maigres auditoires curieux c d'entendre les sempiternels radotages de ces ^ messieurs. Il-y a quinze jours Richard de £ Cneudt avait pris pour texte : ,,Ce qu'est la g Flandre, ce qu'elle doit être"; après quoi, un nommé. I. Bellefiroid promit monts et mer-' Sl veilles aux ouvriers dans une allocution que l'affiche intitulait: ,,Ce que l'Etat flamand ^ fera pour les travailleurs". Nous ferons grâce aux lecteurs d'un résumé de ces conférences r dont on devine le sens. j; Dimanche dernier, ce fut au tour de l'avocat Planquaert de tenir le crachoir. Il le tint pendant plus d'une heure efc demie, efc le résultat fut merveilleux: on fut obligé de ré- " veiller la moitié de l'assistance qui s'était en- ^ dormie. 1- On annonce pour .le prochain dimanche le ^ professeur Biniez, le ministre (?) de la. marine, p des postes et des télégraphes du Conseil des 1: Traîtres, qui entretiendra . sans doute ses auditeurs de la question des bateaux... montés r au public par lesv aktivistes. ^ Malgré la guerre, la bienfaisance est à & l'ordre du jour. Samedi 2 mars, la. Philharmo- !?' nie donne, au Théâtre Néerlandais, aveo le 1 concours do Mme Poelvoorde, cantatrice, un t: concert au profit de la ,,Goutte dS^Lait". Au h programme, des oeuvres de Vincent d'Indy', t Weber, Liszt, etc. n A.u iî A Diepenbeek, ceux des habitants qui avaient D été déportés en Allttmaigne le 2 décembre 1916 e viennent de rentrer chez eux. d Les journaux embochés, comme le ,,Bode 1: van Limburg'', assurent que c'est grâce à l'in- si tervention du Raad van Vlaanderen. Les Allemands. il est vrai, ne doivent rien avoir à lui a refuser ! ° P le // y a m m jj 1er mars 1917 : Les Britanniques rcalisemt n d'importants yrogrès au nord de MiraAir p mont9j d Les opérations militaires Un succès local anglais in France Les troupes canadiennes font un raid réussi près de Lens et infligent de grosses pertes à l'adversaire. • Violents bombardements. La situation aiu . Sur le front occidental. Activité d'artillerie. (Communiqué officiel.) PARIS, 27 février. Rien de saillant à signaler en dehors d'une vive et intermittente ictivité d'artillerie dans la région de la Butte-le Mesnil et sur la rive gauche de la Meuse. Le 26 .février les aviateurs français ont létruifc 3 avions allemands. Nos escadres le bombardement onb jeté 4500 kilos de Dombes, sur les gares de Metz-Sablon et de Varmerévillè. Un raid réussi des troupes canadiennes. (Communiqué officiel) LONDRES, 27 février. (Reuter.) La nuit dernière des troupes canadiennes firent in raid réussi près de Lens, au cours duquel ïlles infligèrent de grosses pertes à l'adversaire sans subir elles-mêmes des pertes. Aujourd'hui l'artillerie ennemie déploya quelque .activité au sud de Cambrai, au sud le la Scarpe, aux environs de La Bassée et l'Armenifcières et à l'est d'Ypres. Notre ar-ftllerie bombarda des troupes et des transports ennemis près de S t-Quentin. Au cours de nombreux combats 'aériens 13 avions ennemis furent abattus. Huit de 10s appareils manquent- Dans la nuit du 26 au 27 février nous ançâmes une demi tonne de bombes sur le6 raser nés et les stations de Trêves. Quatre : >ombes tombèrent sur les fourneaux de 'usine à gaz et huit sur la station. Sur le :hamp d'aviation près de Metz nous lançâ-nes environ 1^ tonne de bombes. [ autres fronts. Sur te front italien Opérations de détail. (Communiqué officiel.) ROME, 27 février. Entre l'Adige et la Brenta les patrouilles ennemies se montrèrent actives. Mais elle3 furent partout repoussée® par nos avant-postes. De vifs combats d'artillerie eurent lieu à l'ouest du val Frenzela et sur le littoral. Nos aviateurs bombardèrent avec succès un dépôt de munitions dans les environs de Cis-mon. Pendant la nuit ils bombardèrent également avec succès les installations du chemin do fer près de Bolzano et de Pergine. De nombreux avions ennemis survolèrent le plateau et bombardèrent des lieux» habités entre Trévise et Venise et tout particulièrement cette, dernière ville. Les opérations en Palestine La cavalerie britannique atteint Ruint el Bar. (Communiqué officiel) LONDRES, 27 février. Le 23 nos patrouilles furent actives à l'est de Jéricho et sur plusieurs points situés entre la route de Jérusalem à Nablus et la voie ferrée Ramleh-Tul-Keraam. Notre artillerie dispersa des détacha, mepts ennemis et leur infligea des pertes. Le 26 février nos patrouilles de cavalerie atteignirent Ruim el Bar, uiî petit port turc sur l'extrémité septentrionale de la Mer Morte, a 2-j milles à l'est de l'embouchure du Jourdain.Près d'Oshelghorab, à 2$ milles au nord de Jéricho, des combats de patrouilles eurent lieu. Les buts de guerre. .a ripes sk 1. lelfoir as diseur: le fin Isrtlag. „Pas de négociations aussi longtemps que l'Allemagne demeure irréductible r L'opinion de la presse, uu qu UII iu iiiiiioire oaituu. . LONDRjES, 27 février. (Reuter). Au cours e la discuss.on sur le discours de von Hert-ing,' qui avait été ouverte à la Chambre des Communes par le libérai Hoït, M. Bal four dit: ,,Aussi longtemps que la possibilité d'un ac-ord qui fournit des résultats durables n'est as en perspective il ne peut y avoir question .'arrangements diplomatiques pour ce qui oncerno les négociations entre . les belligérants".A son regret l'orateur fut obligé d'attirer attention que jusqu'à présent aucun symp-5me n'indique qu'on est entré dans cette hase. ,,Comment pourrait-on entamer des di.--caissons en ce moment, demanda-t-iï, quand du iscours de von Hertling il ne ressort aucun ésir de rapprochement"' ? Au sujet de l'acceptation par le chancelier es points principaux du discours de M. Wil-m, M. Balfour déclara qu'il nuirait beau-311 p à la question de la paix en faisant espérer u'il juge utile de commencer des négocia-ions orales aussi longtemps que quelque chose >mme un accord général n'est pas en vue. La question do la Belgique. En ce qui concerne la Belgique, M. Bal->ur déclara: La question constitue la ierre de touche de la probité des inten-iens des pays Centraux et en particulier de 1 diplomatie allemande. M. Hollt, mon îfcèrpellafceur, sait fort bien que l'attaque mtre la Belgique a. constibué non seule-tent une agression contre une petite nabion îoffensivè, sans provocabion de la pa-rb de 3 pays, mais encore qu'elle a été exécutée ar une des nations qui avait garanti la icuribé de la Belgique. E11 ce cas l'agres-ïur n'a qu'une chose à faire: reconnaître >11 méfaib. Un ancien chancelier a agi de la sorte, lais il importe do dire aujourd'hui: ,,Puisque j'ai commis un méfait, je le ^parerai. Je restituerai ce que je n'aurais imaÎ3 dû prendre et il va sans dire que je > ferai sans restriction aucune." Or, que fait aujourd'hui l'homme d'Efcat ue semble approuver M. Holfc? Nous voulons restaurer la Belgique, dit-, nous ne désirons pas y rester. Mais nous evons veiller à ce que le pays ne devienne as un terrain pour les machinations de ennemi. Quand la Belgique a-t-elle été un tel ter-un ? Porurquoi l'Allemagne suppose-t-elle n'allé puisse devenir un tel terrain ? La Beil-ique a été la victime et non l'auteur de îs méfaits. Doit-elle être punie parce que Allemagne est coupable? Quelles condi-ons Herbling énvisage-t-il lorsqu'il, difc que ■ l Belgique ne peut demeurer plus long-împs un terrain pour les intrigues. enne-des ? Mais nous savons bien ce que. le chance-er envisage. Nous savons ce que l'Aile-îa-gne comprend par ,,sécurité économique" ii ,,sécurité des frontières": L'application 'entraves économiques au voisin faible et annexion de territoires pour consolider ïs propres frontières. Ceux qui onfc suivi dès le début de la lierre les commentaires des journaux alle-tands sur la question de la Belgique ont b conviction que les Allemands voient dans • t formule de Hertling la restauration ; 'une Belgique soumise à l'Allemagne par -es règlements territoriaux, économiques ou tilit-aires qui empêcheraient la Belgique de ' rendre une place indépendante au sein i es nations européennes. 6~a pratique aiiômance et la pratique anglaise Après avoir parlé ensuite des quatre principes de M. W il son efc avoir démontré que les paroles du chancelier ne correspondent pas avec ses actes, M. Balfour'dit: A mon avis l'Allemagne cherche &im pie-meaifc un prétexte, pour ea politique. Si l'an veut envahir la Belgique on dit: c'est une nécessité militaire; et si l'on veut envahir -l'Esthcnie: on déclare que c'est pour prévenir les massacres et les dévastations. Finalement le ministre expliqua que le militarisme allemand n'est pas du tout la doctrine de quelques militaires ambitieux, niais qu'il est la doctrine d'une grande et importante \ partie du peUplo qui veut se servir de toutes armes, militaires eb économiques, pour procurer à l'Allemagne la position dominante à laquelle, die l'avis d'e ces gens, leur pays a droit. On parle d'une guerre défensive mais on vise des extensions territoriales et on parle de garanties économiques mais on essaye d'en imposer aux autres. Pour terminer M. Balfour fit une comparaison entre la théorie et la pratique allemandes et la théorie et la pratique britanniques.L'empire britannique, dit le ministre, donna la liberté et respecta les intérêts et la culture locaux. Il n'y a pas de comparaison possible entre les résultats de l'expansion allemande et les résultats qui firent de l'empire britannique oe que celui-ci est actuellement. , Il serait stupide, évidemment, de vouloir prétendre que jamais nous n'avons commis des fautes ou des injustices, mais nous pouvons attendre avec, confiance le jugement de l'histoire. Tout ce que j'ai lu jusqu'ici au sujet de l'expansion allemande, dit M. Balfour, me lonne comme l'impression que l'Allemand est persuadé que cette expansion doit se faire au détriment d'un autre. Une importante déclaration de M. Balfour. LONDRES, 27 février. (Vaz Diasf). A la Dhambre des Communes M. Balfour déclara }ue le eorfc de la Roumanie, de l'Arménie et lu territoire occupé en Russie sera décidé, en lépit des traités conclus par la force, par la conférence générale de paix. Le ,,Manchester Guardian" sur le discours de ven Hertling. LONDRES, 27 février. (Reuter.) Le ,,Manchester Guardian" consacre un article au discours de von Hertling. • ,Le discours, dit-il,, pourrait passer pour an discours de paix au point de vue du îhoix des mots, mais si nous l'examinons m détail il est bien vague. Au sujet des deux points les plus importants, la question belge eb la question de l'Alsace-Lorarine, le discours ne donne pas de satisfaction. Concernant l'Italie il n'a dit que peu de choses. H accepte les principes le M. Wilson mais pour arriver à une solution il faudra que de grands change-nents s'opèrent encore. Pour ce qui regarde- la question du droit les peuples de disposer d'eux-mêmes, il ious fait observer que l'Irlande, l'Egypte >fc les Indes n'ont pas de Home ruîe. Il oublie que, depuis des années, nous nous occupons de cette question. Cela ne peut ître dit de l'Allemagne vis-à-vis de la Posnanie, de ALs ace-Lorraine eb du

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Cet article est une édition du titre L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Amsterdam du 1914 au 1918.

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