L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1917, 05 Octobre. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Accès à 22 septembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/fx73t9fb8t/
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geme Annôe 1 ■"S*». ÏO77 ves^a0©^! s octoupe i©S7 L'ECHO BELGE L'Union fait la Force. «tournai eianoÉIdlIeira cSm inrsstlra paraissant ©ira Hollande Belge est notre nom de Famille. Toutes les lettres doîvenit étire adressées fiai Ibiareâ»** cfie rédaction: M- ^5- VOORBUKGWAL 234-240, AMSTËKDAM. TéïépSioues: 2^07 et STTf*. Rédacteur en Chefi: Gustave Jaspaers. r3tf- 0*3^*1 •< «Parles Bernard, Notais Pi<&a*ard. cae Kftdaction.| Exercé *SIhgiursfoir»y. tS^n»3Be B>aB*iipgii««é. Abonnements: KoHande fl. 1.50 par mois. Etranger f3. 2.00 par mois. Pour les militaires au front et les militaires internés en Hollande SI. 0.75 par mois payable par anticipation. Annonces: 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents la Signe. La France j» ilaric ~ On sait que depuis le commencement de la guerre le général Lyautey, tout en envoyant en France des contingents de troupes marocaines qui se sont brillamment distingués sur le front occidental, n'a cessé de poursuivre son oeuvre do pénétration, de pacification et d'organisation économique. Au lieu de raillier la côte, comme on l'y avait invité tout d'abord, il a maintenu tous se3 postes, même dans les provinces les plus éloignées et les plus troublées, assurant dans tout l'empire chérifien une telle tranquillité qu'il a pu ouvrir d'abord à Fez puis à Rabbat des foires cle vente et d'échantillons qui, dès à présent, ont noué des liens féconds entre'le commerce indigène et le commerce français. Invité par le général Lyautey à assister à cette intéressante manifestation, de l'activité économique française pendant la guerre, notre correspondant de Paris, M. Dumont-iWïlden, interrompra un instant sa collaboration parisienne pour nous envoyer 6es impressions de voyage au Maroc. En rout© vers Tanger. fin rade de Marseille, \ 15 septembre. --....Nous partons. Le navire quitte le port. Dans l'air calme et léger il s'élance au travers de cette rade de Marseille si joyeusement orientale sous son ciel d'azur. Plaisir de départ! Déjà la terre s'éloigne. Les détails de la ville, les maisons, les monuments, la cathédrale gris tendre s'estompent dans la lumière d'après-midi; déjà la terre s'éloigne et nous laissons derrière nous cette poussière de. petits ennuis et de petits -chagrins qui embrume notre âme quotidienne. Tous les visages sont comme détendus. Les passagers s'installent pour passer le plus commodément possible ces quelques jours de traversée. On se case dans ses cabines. On dévisage discrètement ses compagnons de yoyage. On choisit ceux avec qui ' l'on causera sur le pont. Une jolie dame blonde noue son voile rose autour de sa tête avec coquetterie et s'étend dans un roking-chair en habituée des grands navires, un monsieur grisonnant cherche des partenaires pour son bridge et des officiers coloniaux accoudés au bastingage regardent avec mélancolie s'éloigner la terre de France. Que noua voilà loin déjà de la dure atmosphère de guerre que nous respirons depuis tant do mois. Peut-êtro la retrouverons nous là-bas, la guerre, mais la guerre coloniale, la guerre normale, la guerre où ! nous sommes toujours sûrs d'être les plus forts. Et, tout à coup, voilà qu'elle se rappelle à nous la guerre, la vilaine guerre allemande sournoise et violente: un coup de semonce; trois petites boules noires qui apparaissent au sémaphore de Notre Dame de la Garde. Le port est consigné. Des sous-marins boches ont été signalés au large qui nous guettent. Il est brisé, l'élan joyeux du beau navire. L'ordre est venu du commandant du front de mer. Le front de mer! Nous sommes donc ici aussi sur un front. 17 septembre. Nous attendons toujours non sans impatience. Mais quoi. Blâmerons-nous la marine de prendre trop de soin de notre sécurité? Blâmerons-nous la compagnie Paquet d'avoir disposé le long du bastingage tous ces petits radeaux d'un type nouveau et très étudié qui, en cas de torpillage, permettraient de sauver équipage et passagers, mais qui gênent un peu la vue? Attendons avec la résignation du marin pour qui le temps ne compte pas... 1 Cette vie à bord dans l'inaction n'est d'ailleurs pas sans charme. On fait les cent pa? sur le pont, on rêve dans la lumière, on relit de vieux livres, on médite sur le moindre spectacle qui s'offre.... ] A l'avant du navire on a entassé une centine de Marocains, quelques soldats, mais pour la plupart des travailleurs berbères qui retournent au pays. C'est déjà un Coin qui s'offre à nous avec sa saleté, sa pouillerie, son pittoresque un peu convenu et parfois aussi cette sauvagerie élémentaire qui tout à la fois nous séduit ] et nous rebute. Ce soir, dans la splendeur de la lumière, i ils se sont groupés avec une sorte d'harmonie naturelle autour d'un pauvre diable qui, i sur un mauvais violon rapporté de Paris, « racle les notes monotones d'une vague musi- s que maure. Deux autres indigènes se mettent à danser sur un rythme lent et saccadé. c Mais ils mettent dans leur danse une sorte * d'ironie basse et vulgaire. Il y a dans cet T Orient d'exportation comme une parodie de ^ l'Orient. Se moquent-ils de nous, se mo- r quent-ils d'eux-mêmes ces maugrabins qui ont traîné des mois durant dans a les bouges de Paris? Peut-être bien. £ ,,11 ne faudrait point juger les Ma- r rocains sur ces déchets", me dit un 1 officier qui retourne au Maroo pour la qua-irieme fois. ...Ce ne sont ni des Arabes ni des Berbères mais la lie deô ports : juifs dégradés, métis de Rabat, de Salé, de Moga-dor et do Casablanca, pauvres diables dégénérés qui n'ont plus riei^, ni de la dignité dédaigneuse de l'Arabe, ni de la belle ani-m alité primitive aux Berbères restés purs", ij Et le fait e6t qu'un dégoût monte de cet i< fer.trepont grouillant. Ces burnous rapiécés, o ces turbans faits de loques, ces vieilles vareuses militaires, ces savates, ces attitudes >> abandonnées, cette saleté, ces cris rauques, — cette atonie ou cette mauvaise ruse des regards, quel contraste cela fait avec les beaux regards droits des marins du bord et avec tout ce que ce bateau emporte avec lui de [notre civilisation réalisatricè et diligente ! ^ 18 septembre. U Brusquement les boules noires du séma- B phore ont disparu. Le port est déconsigné; £ nous partons. Les patrouilleurs de la Médi- iterumiée occidentale ont mis pn fuite l'enne- ce mis sournois. La mer est libre. Nous passons d'une marche superbe devant la côte de Provence toute ensoleillée; demain matin nous serons en vue de l'Espagne. 20 septembre. Un des Maures du tillac est mort cette nuit. Le médecin du bord nous raconte l'incident : Ce pauvre diable, malade d'épuisement, est demeuré couché trois mois dans une mansarde parisienne, refusant do voir un médecin, ne vivant que du pain et du chocolat que lui rapportait chaque soir un camarade de chambrée. Il avait de l'argent pourtant. En montant sur le navire, il avait remis 800 francs au second, craignant dans sa faiblesse de ne pouvoir défendre son pécule contre la cupidité de ses compagnons do route. Mais pour rien au monde il n'eût entamé cette fortune. Il s'est laissé mourir devant elle. Ses camarades l'ont laissé crever dans un coin sans aide, sans secours, sans consolation. Si un matelot ne l'avait vu couché sur un paquet do cordes, le médecin du bord n'eût pas même été prévenu. Nous entrons dans une humanité qui n'a rien de„ fraternel... Ce matin, au petit jour, on a cousu le cadavre dans un sac et on l'a immergé sans cérémonie. Aucune prière, aucune larme, aucun regret. Ce n'est qu'une pauvre chose qu'on rend à l'infini des eaux. 21 septembre. Nous suivons les côtes d'Espagne. C'est la nouvelle route de la navigation depuis le commencement de la guerre sous-marine; c'est la vieille route de la navigation d'autrefois, la route des galères. Qu'elle est belle, cette côte d'Espagne, avec ses âpres rochers jaunes, ses grèves désertes et mornes et de temps en temps ses petites villes toutes blanches sous le soleil. Voici Tarragone, Alicante, Carthagène, Valence... Voici le rocher de Gibraltar, pointe extrême d'Europe; voici là côte d'Afrique. Dans doux heures nous serons à Tanger, sur le sol de ce Malgreb mystérieux dont la France vient d'ouvrir à l'activité et à la curiosité du" monde les portes naguère hermétiquement closes... / L. Dumont.Wikfen, '■I g' * Ç>-«-<C£EV »■ Une pain b!anohe nous livrerait avant vingt ans m msins dss boches M. lo député André Lefèvre écrit dans ,,Le Petit Parisien" : ] Supposons un instant que nous fassions partie nulle, comme le proposent d'un ton conci-. liant nos ennemis. Qui donc doute que l'Allemagne déçue rentrerait chez elle ivre de7 vengeance efc résolue à faire la guerre quand elle lo pourrait pour la réalisation de son rêvo de domination universelle? J'entends bien 6ue d'outre-Rhin les ,.Kama. rades" nous prodigueront les assurances contraires mais l'expérience est faite et nous sa- ^ von s ce que valaient à cè sujet les affirmations f de Bebel et des autres. Continuons à raisonner froidement. Pour faire la guerre, il faut avoir deux choses : des hommes et de l'argent. Si on bâclait i-7ic paix blanche l'Allemagne aurait l'un et ['autre. Les hommes d'abord. L'Allemagne les a et les aura. Elle a en ce moment dix-sept classes ^ intactes, celles *des hommes de 0 à 17 ans. Sauf pour les années 1914-1915-1916 pour lesquelles nous ne savons pas les chiffres avec certitude, il est facile de calculer l'effectif de c .'armée allemande en 1933. La méthode est simple. On connaît pour chaque année le nombre des enfants mâles et combien d'entre eux e itteignent l'âge de vingt ans. Et voilà ,.la r îlasse inscrite" au -nu. On sait d'autre part la Proportion des conscrits incorporés en temps le paix. Et voilà ,,la classe incorporée". Les statistiques indiquant l'usure do chaque classe par le temps, la mort et la maladie, il devient I :acile de calculer à très peu près l'effectif des s irmées allemandes et françaises en 1933. 1 Le tableau ci-dessous résume ces calculs pour es deux pays. _ Il faut ajouter les hommes nés en 1914, 1915, L916 dont j'ignore lo nombre. On dit que les , infants ont beaucoup souffert du régime ali- ^ îientaire, et c'est vraisemblable, mais je serai 1* lu-dessous de la vérité en admettant qu'il en •estera la moitié, et voilà un million de sol- t lats de plus, au total neuf millions d'hommes d le 17 à 34 ans. Une belle armée de choc! Il n aut y ajouter, et ce n'est pas négligeable, les <3 îommes de 34 à 50 ans ayant fait la guerre etuelle. ,. Ainsi vers 1(930 ou 1933, l'Allemagne passera iar un .maximum, car après cela elle devra P ompter avec la diminution des naissances ré- Sl ultânt- des morts de la guerre. Elle aura les hommes et, si elle a l'argent, omme ce ne sont pas les scrupules qui l'étouf-ent, qui dorfo l'empêchera de se ruer de nou-eau à travers le monde, ou à tout le moins s! e se jeter sur nous? J'indique, d'un mot, que 61 otre armée comptera à cette époque quatre n lillions d'hommes contre neuf! e" Tout se résume donc à savoir si l'Allemagne ura l'argent, Eh bien! il faut avoir ïe coura-;e de se l'avouer et ne pas ,,se bourrer le crâ- f e" : si^ l'Allemagne faisait une paix blanche, ne paix sans indemnité, ello se referait très ^ ite. m La mis à payer. 5 TV t€ J) après les chiffres publiés par les journaux ei liemands les dégâts commis en Belgique par qi ■s envahisseurs atteignent 8 milliards 650 mil- n; ons. Les ..réquisitions" sont en outre officiel- iment estimées à 8 milliards 500 millions.- Et le i n'est pas fini... Les Boches auront quelque jour une jolie hc addition" à solder! d« m // f ^ un m £ 5 octobre 1916: En Macédoine les trou- d* es alliées occupent J enikoi, franchissent ' Gzern-a aux environs d'Ostroveni et de rod, progressent sur les ventes du mont 011 ah a et atteignent Puf et Popli. ^ En^ Albanie les Italiens occupent Gjon- <}e nmti et Episkopii. ©c En Belgique. On enquête sur l'assassinat de la fille Snyers. De nouveaux délits viennent d'être mis à charge des inculpés, qui dont actuellement au nombre de quatre: Baert Decock. dit de Catrelle, Stevens et-Festraerts. Co dernier n'a pas participé au crime de la chaussée d'Helmet, mais il formait, avec les trois premiers, une association de malfaiteurs. Tous les quatre ont été mis sous mandat d'arrêt. M. le commissaire de police Brûlé et l'agent spécial Vanden Berghe, envoyés en mission à Aouvain par M. le juge d'instruction Lacroix, chargé de cette instruction, ont établi, à charge des quatre individus prénommés, trois vols avec circon- j stanoes aggravantes à Louvain et dans les environs. Les policiers ont été chaleureusement félicités par le juge d'instruction et par M. le procureur du Roi Holvoet. Les inculpés sont âgés de 18 à 21 ans. C'étaient des clients assidus des établissements cinématographiques. Le produit de leurs méfaits passait dans les lieux où l'on s'amuse. * * * On a retiré du canal de Charleroi, à Mo-lenbeek, une tête de femme sectionnée du tronc. La lugubre découverte a' été transportée au commissariat de la place do la Duchesse. La police a ouvert une enquête et croit être sur la trace d'un crime épouvantable. Nous donnerons des détails à ce sujet dès que l'affaire sera éclaircie. * * ■» Le Conseil communal de Cureghem-An-derlecht a décidé do créer une 17e classe à l'école communale no. 6, d'aménager avec plus de confort l'Institut Delaire et l'école du Centre, d'allouer un crédit de 5.200 frs. in Comité local, de favoriser la création d'une bibliothèque populaire au quartier de 3cheut, enfin d'indemniser d'un billet de mille francs le crédit accordé à l'oeuvre du ,,Secours aux prisonniers belges". La séance avait commencé par le pronon-:é de l'éloge de M. Biddaer, secrétaire communal depuis vingt-cinq années. Le f. f. de f.f. de bourgmestre M. Crickx (M. Denis f.f. de bourgmestre étant indisposé), MM. Lemmens, Melckrnans et De Meersman congratulèrent le jubilaire. A l'issue de la séance on apprit la dé-nission du conseiller socialiste Marius Re" îard, que ses occupations absorbantes l'autorisent plus à prendre part à la gestion les affaires communales. * * On annonce le décès de M. Pholien, avocat ï la Cour de cassation. Ik Mam&ai* Les Allemands, en dépit du concours des ak-ivistes, ne sont pas parvenus à diviser les Belles. C'est ainsi qu'à Namur tous les fonction-laires collaborant à l'oeuvre teutonne sont des îqches, aucun Belge n'ayant voulu obéir aux n jonctions allemandes. ,,Un matin, écrit le .Courrier de l'Armée," nos bons Namurcis go-uenards virent débarquer dans leur excellente ille une demi-douzaine de têtes carrées : 'étaient les représentants du système sépara-iste que l'on amenait en droite ligne de Mons. ,,Tout le monde riait sous cape. Car vous sa-ez qu'à Namur non plus il n'est guère permis e rire tout haut des'i)évues de nos tyrans. ,,Mais rira bien qui rira le dernier. ,,Ce nqus est une joie profonde de constater, n attendant, la belle résistance de nos fonction-aires aux ukases germaniques." A Vervlers On annonce le décès, à l'âge de 73 ans, de I. Emile Zickwolff, artiste-peintre., profes-aur de dessin pendant près de 30 ans à Ecole Manufacturière de Verviers. Le défunt, qui était décoré de la Croix ivique et de la Médaille comméniorative du 2gne de Léopold II, avait été le pronw-3ur du Cercle des Beaux-Arts, dont il fut > premier président. Archéologue érudit, il écrivit des articles :ès documentés dans différentes revues 'art, afin de prendre la défense des menu-îents historiques et des sites pittoresques e Belgique, menacés par l'industrie. Avec lui disparaît une des figures fami-ères de Verviers, où il était connu tant ar sa simplicité et sa bonhomie .que par son ivoir. L',,Indépendance belge" a reçu d'une source ire, de dato récento, des renseignements «air la tuation de la population belge au front aile- ■ and; de-Flandre, dans la région de Cburtrai ; des environs. Pour le travail forcé, la levée en masse a >mmencé le 6 octobre 1916. Les hommes âgés 3 17 à 45 ans sont désignés sans s'inquiéter de i ur état de santé. Les hommes jeunes sont de référence envoyés à l'arrière du front fran- ■ is, où ils sont forcés d'exécuter des travaux 1 ilitaires tels que 1« construction de nouvelles < >ies de chemin de fer, la mise en ctat de dé- ^ nse de6 bois, etc. Ils sont traités à la prus-aime, battus pour un rien et ne sont pas écou- j s lorsqu'ils se disent malades. Les paquets Lvoyés par leurs parents ne leur parviennent 10 rarement et, s'ils parviennent à leur desti- £ itaire, leur contenu en a été diminué. Ces civils sont très mal nourris et appellent ur séjour ,,'Het Hongerlamd". -Us doivent travailler beaucoup. Sur 8,500 i immes de Harlebeke, 600 ont été contraints j i travailler. Le 1er juillet, l'autorité alleman- r i avait elle-même annoncé officiellement la Drt do 22 de ces civils ; 108 6ont rentrés chez x incapables de travailler. Ces mêmes pro-rtions s'appliquent à toute la Flandre. La dernière levée à Harlebeke se fit à la fin . mois de mai. De vastes dépôts de munitions r aient en construction près de la gare. Les c lemands firent afficher qu'il leur fallait 150 vriers. Aucune réponse no fut faite à cet pel aux habitants. Le lendemain, 150 hom- . ;s furent arrêtés au contrôle et embrigadés 1 force dans une unité de pionniers allemands I xipés au susdit travaili Les mêmes prooé- à des furent employés à Peerlyck et Vichte. Le 15 juin, 1,200 personnes de toutes conditions ' furent arrêtées à Courtrai et envoyées dans les environs de Menin. Comines, "Wer-vick et les environs ont été évacués. IJno grande partie de la population mâle a été forcée par les Allemands à y rester. Le prix des produits nécessaires à la vie matérielle a quadruplé dans les Courtraisis. Depuis le mois do février tout arrivage de charbon, a été prohibé par les Allemands. Le beurre fraudé coûte Fr. 17 à 18 le kilo ; il n'y a plus de pommes de terre depuis la fin de décembre. Depuis le mois de mai, les partisans du Conseil des Flandres (organisme créé par les Allemands avec la complicité de quelques Belges de langue flamande) ont formé des comités communaux chargés de répartir les produits du sol, après quo les Allemands eurent pris la plus grosso part. Cas comités dépendent de la centrale siégeant à Courtrai, qui se livre à une propagande intense en faveur de la coopération des Flamands avec l'administration allemande. ^ Cet excès de zèle de la part des partisans de l'Université flamando-allemande de Gand est vu do très mauvais oeil. On se demande si de tels efforts sont réellement faits dans l'intérêt des malheureuses populations. Aua SwSsMfoo&arg Le collège épiscopal élevé à Mechelen-sur-Meuse à front la grand' route par les soins de Mgr Itutten, évêque de Liège, et grâce notamment à un subside de 100,000 francs voté l'année d'avant la guerre par le conseil provincial du Limbourg, vient d'être inauguré. Les bâtiments, très importants, comportent un motif central surmonté de deu xtourelles et flanqué de deux ailes cù se trouvent logées les diverses classes de l'Ecole normale provinciale. * ■» Dans le Nord de la province du Limbourg une zone ,,neutre" vient d'être créée. Elle est limitée au Sud par le canal de la Campine, à l'Ouest par la frontière de la province d'Anvers, au Nord par la frontière hollandaise, à l'Est par la chaussée de Helchteron-Valkenswaard. Toutes les personnes domiciliées hors de cette zone doivent, pour y pénétr&r, demander un passeport à la Kommandantur de Lommel. Aaa ES fessas £ Les combats qui eurent lieu aux environs de Wavre, pendant les journées mémorables de la campagne belge, ont été relatés déjà, mais chaque évocation nouvelle fait surgir à notre esprit l'inoubliable souvenir de nos héroïques soldats, de notre vieille ville. Pendant un mois les Allemands furent cantonnés dans toutes les maisons. Ils furent logés ensuite et jusqu'à ce jour.À l'école des carabiniers, à la gendarmerie et au château de M. Van den Pcel. Ceci bien entendu à la grande satisfaction de tous les habitants qui so virent débarrassés d'hôtes d'autant plus désagréables qu'on ne les avait pas invités.La garnison se compose encore aujourd'hui d'un millier d'hommes. On eut à déplorer la destruction par le f eu d'un assez grand nombre de maisons, parmi lesquelles nous citerons celle de M. Brassart, imprimerie, incendiée en 1914, mais reconstruite en 1915, la maison de M. Balza et celle de M. Bertin-; toutes sont situées chaussée de Louvain. Enfin l'immeuble de M. ;Van de *Stap, place du Sablon, subit 'le -même sert. îxs Allemands ne s'en tinrent pas là. A la place de l'hôtel de ville, après avoir saccagé le magasin de tabac Rousseau- ! Ramet, ils incendièrent la maison. Les autorités allemandes établirent la ,,Kommandantur" rue de Nivelles, non loin de l'hôtel de ville. L'armée ennemie entreprit des travaux militaires importants aux environs de la ville. A partir de Gastuche jusqu'à Grez Doicea-u ie terrain est sillonné de tranchées. On ne voit partout que renflements de terrain, créneaux, boyaux, le tout hérissé de fils ds fer barbelés. La vie ordinaire des habitants est calme; < du supporte avec patience les vexations de ( boute espèce que les Allemands s'ingénient â infliger. } Les jeunes gens sont convoqués à l'hôtel -, 3e ville. On procède par listes alphabéti- ] }ucs et chaque jour a son nombre de lettres 5 sien déterminé. Tous les jours donc un ( groupe de jeunes gens, dont le nom . com-nence par une de3 lettres assignées pour < cette date, se présente devant les autorités. 1 Les cours ont repris $ans les écoles. c Déportations. — Les hommes furent con- -, /oqués à Ottignies et déportés en grand j lombre. On cite parmi eux M. Van dc-n Mark Joseph. Beaucoup d'ouvriers de la j îommune compris parmi les déportés ont été j lirigés sur des camps en Allemagne. La Commission de ravitaillement continue ( i rendre d'immenses services; lo bourg mes- c ;re, M. Constant Deraedt, en est le prési- c lent. Nous citons comme membres: MM. ] Pourreau et Del fosse, avocats. a Les familles de militaires touchent régu-ièrement leur rémunération. ^ Quant aux chômeurs, on leur alloue une q omme de 3 fr. 50 tous les quinze jours. r Telle est la situation actuelle à Wavre. i Quelque dure que scit la vie actuelle des j Vavriens, ils sont toujours patients, soute- s lus par l'idée qu'un jour ncs soldats les dé- ^ ivreront du poids qui les étouffe mainte- f lant. a Sta IPgasrs WaMc&ra £ Les Boches ont enlevé les rails du che- f. lin de fer de Tamine vers Anhée, mais ils q nt doublé la voie Dinant-Givet. 0. * * & n Les gares de formation de Leffes et de lourignes sont considérablement agrandies, le 'lus de 300 civils sont obligés de participer c] ce travail* \s< L@s opérations militaires Un nouvel échec allemand en Flandre Les Anglais repoussent deux visslenîes attaques ennemies et conservant leurs pasitions intastes La situation dans l'Est-Africain. Sur !s front oeeidsïïteJ Les Anglais repoussent deux attaques aîlemandes en Flandre. (Communiqué officiel.) LONDE^ES, 3 octobre. (E-euter). Le maréchal 3iaig annonce : Ce matin, un peu avant le lever du joui*, l'ennemi bombarda- violemment nos positions entre Towerhamlets et le Bois du Polygone, après quoi l'infanterie allemande passa à l'attaque. Notre artillerie cependant ouvrit un violent feu et l'attaque de l'adversaire fut enrayée sur la plus grande partie du front de combat avant qu'elle n'eût atteint nos lignes. Dans la contrée immédiatement au ; nord de la route de Menin, où quelques , détachements ennemis avaient réussi à fianclhir le feu de barrage de notre artil- ; lerie, les Allemands furent complètement | repousses par notre infanterie. Les positions anglaises restèrent intactes. Aujourd'hui, à l'est d'Ypres, de part et d'autre l'artillerie déploya une grande activité. > L'importance des derniers succès anglais. Reuter annonce q,ue, dans un article concernant la lutte 6iir le front anglais, le critique militaire du ,,Times" fait remarquer entre autres que les derniers succès anglais remportés près de la route de Menin sont surtout importants parce qu'à l'Ouest les autres alliés ne bourgeaient pas, de sorte que les Allemands purent concentrer leur artillerie et leurs hommes sur le front britannique 'étroit. Malgré cela lès Anglais remportèrent des succès. Actions aériennes. (Convmumqué officiel.) LONDRES, 3 octobre. (Rôuter.) Le maréchal Haig annonce : Le 2 octobre le temps fut de nouveau brumeux. Malgré cela' nos avions firent de nombreuses reconnaissances au cours desquelles ils prirent plusieurs photographies. Sur certaines de ces photographies on put distinguer les dégâts occasionnés par nos attaques aériennes. Les avions anglais lancèrent environ 8 tonnes de bombes. On constata qu'aux enviions de Courtrai trois parcs d'aviation furent endommagés. Un autre parc près de Cambrai subit le même sort. Les quartiers et les dépôts près de Douai ît d'f.8 trains manoeuvrant près de Roulers furent également attaqués avec succès. L'ennemi é»vita nos avions de combat mais attaqua nos avions de bombardement. Au cours des combats aériens quelques avions ennemis furent abattus. Quatre autres furent obligés d'atterrir. Six avions anglais manquent. Actions d'arîillerio. (Communiqué officiel.) PARIS, 3 octobre. Journée relative-nent calme. Actions d'artillerie sur l'Ais-le et sur la Meuse. Des „tanks" aUemands. Ls correspondant spécial de Reuter près de l'armée française annonce que les Allemands se servent à présent également de ,,tanks". Ils marchent de la même façon que les ,,tanks" anglais et sont armés d'un canon de 77 m.m. et de 2 mitrailleuses. lia sont pourvus d'une espèce de bec pour fad> liter le passage dès tranchées et d'une i^ou-relie d'observation à la partie supérieu're. Toutes les parties sont protégées par de^ plaques blindées. Sur îe front oriental. Actions d'aviation. (Communiqué officiel) PETROGRADE, 3. octobre* Feux de mousqueterie. é En représailles pour les attaques aériennes sur la côte de la Baltique, où les bombes causèrent dans un entrepôt de munitions une explosion où périrent plusieurs officiers et mariniers, les aviateurs russes ■ lancèrent des bombes sur la côte Courn landei Le 1er octobre, vers midi, des chalutiers ennemis firent leur apparition dans le dé* troit d'Irbersk, mais ils furent aussitôt repoussés par le feu des batteries russes. Pendant la journée des avions ennemi» tentèrent à nouveau de survoler Zorel', mais les aviateurs russes les forcèrent à' rebrousser cheinin et à lancer leurs bombea dans, la nier. Le 1er octobre tios aviateurs livrèrent trois batailles aux: pilotes ennemis. Des avions russes du type Mouromet» lancèrent le 1er octobre plusieurs bombes. 6ur le village de Korostkofj au nord-ouest de Groumatin. Les opérations dans l'Est-Africain. L'ennemi serré de près. Le correspondant spécial de Reuter dana l'Est-Africain annonce qu'actuellement la lutte est limitée à un coin de la colonie. Les difficultés pour l'approvisionnement detf troupes ont été complètement surmontées". Les Anglais ont occupé Masindye, à 62 milles ?.u sud-ouest du port de Kilwa Kiwindje, tandis que la cavalerie se trouve à Mbekourou, à 120 milles au sud-ouest de Kiswere. Au sud-ouest de Lindi, Tandala a été atteint. Les Anglais occupent Mikindani et l'embouchure de la rivière Rovouma, tandis que les Portugais sont maîtres de cette rivière, depuis Toundourou jusqu'à la côte.: Les Anglais sont également en contact avec l'aile gauche des Portugais et occupent Toundourou même, à 40 milles au nord de la frontière allemando-pQrtugaise. Les Belges se sont avancés jusqu'à quelques milles de Mahenge. !^iwale et Massassi sont encore les çeula points à présent qui se trouvent entre lea mains des Allemands qui, chaque jour, sont cernés' de plus près. Les buts ci© gu©rr© des alliés Un discours du ministre Churchill „Sious voulons i'anêsniisssment du militarisme prussien!" LONDRES, 3 octobre. (Reuter). Au oura d'un luncht lord Churchill, ministre les munitions, prononça le discours suivant : Aujourd'hui que la fin de notre quatriè-ne année de campagne approche nous îous efforçons de prendre toutes les mesures iéceseaires pour assurer une victoire dèci-ive au cours de$a cinquième campagne. Ovations). Certes, nous aspirons tous à la paix, mais e n'est pas l'heure de parler de paix. Nous lous trouvons dans la phase la plus grave 0 la guerre. Nous nous dirigeons vers une >hase où le conflit entre les peuples sera 3 plus terrible. Ce n'est pas l'heure de parler de paix, nais de la volonté, de la force, du devoir de a Grande-Bretagne. Il n'y a pas de différence entre la paix j lont M. Asquith parla la semaine dernière t celle qu'exige M. Wilson; toutes, deux nt comme objectif le renversement du mi-itarisme prussien. Ce but n'est pas encore tteint. Nous ne connaissons pas les difficultés e l'Allcniagno. et nous no savons pas à uel point nous sommes près de l'écroulo-lent de l'Allemagne, mais jusqu'ici écroulement ne s'est pas encore produit. îous nous, trouvons encore toujours en pré^-snce de cette même puissance qui fut pen-ant 40 ans une base armée pour la satis-action des appétits de proie, disposant de >utes les ressources de la science, et qui rracha l'Alsace-Lorraine à la France, qui mla aux pieds la Belgique et la Serbie, qui )ula des navires 6ans laisser de traces, qui lit la guerre aux femmes et aux enfants, ni emploie comme armes les gaz délétères ; les liquides enflammés et qui remplit le onde de ses espions. Le militarisme prussien dispose de toutes s ressources des peuples allemand, au tri-lien, bulgare et turc. Si demain la guerre 1 terminait par une paix boiteuse, il pré- , teir'rfJt, avoir sauvé l'Allemagne d'une invasion et d'une défaite. Le parti des „jùri-j kor' dirai g au peuple allemand : ,,Demeu-I rez à ncs côté3 et notre prochaine victoire | sera complète". ,,Soyons amis, dirait-il à nous, et respectons-nous mutuellement comme de dignes adversaires, nouons des relations commerciales."; Mais nous ne voudrons d'une telle solution sous aucune circonstance. Ce serait ! un grand crime que de prolonger inutilement la guerre, mais conclure une paix ayant que le but aura été atteint ce serait pis...., une faute .dont les conséquences seraient plus graves pour l'humanité que celles du crime. Lorsque les Allemands auront été battus suffisamment, lorsqu'ils auront perdu la foi dans leur gouvernement, lorsqu'ils se rendront compte qu'ils se sont trompés à plusieurs points de vue, lorsqu'ils sonderont leur conscience et qu'ils éprouveront du • remords seulement alors une paix durable sera possible. Si la guerre finissait par une paix boiteuse, la Grande-Bretagne ne pourrait pas prendre satisfaction des situations créées par ce fait. Les Etats-Unis ne sa reposeront pas non plus avant qu'une solution radicale ait été. obtenue. Quelque terrible que soit la continuation de la guerre, nous n'hésitons pas dans notre choix. Il ne faut ni se réjouir à l'excès des succès, ni se laisser abattre par les revers. Les deux partis réalisent à tour de rôle des avantages, mais la victoire se trouve sur la dernière parcelle de terrain. On ne sait jamais à quel point on est près de la victoire avant qu'elle n'arrive. En une heure de faiblesse on peut perdre les avantages obtenue pendant trois dures années tandis que U récompense n'est qu'à saisir. Il n'y a pas dsf «raisons que wos ne puis*

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Cet article est une édition du titre L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Amsterdam du 1914 au 1918.

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