L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1918, 30 Mai. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Accès à 29 mai 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/tb0xp6w88w/
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4«»>e Anaiee N° S3I4 © cents «leucM 30 mai 3913 L'ECHO BELGE L'Union fait la Force. «lournal cïaaoticSSeBi «3as rsrsatisiî o*waSssaïit eira HoSlancSe Belge est notre nom de Famille. g?* -•— — — — Toutes les Serres e4o2v<e*isî' £ls*ei ataressé^s eau Rjtireafi câe récSticâioti : IN- 22. VOOR8UKGW4IL '234-240, AiW^TaSMOAiVl. Téïéphosies: et fi77fl. 0 ■ 1 ' ».iy '■ .■■■■ JRécSf&çteur e-irs CheS : Oaaôtave Jasjîaérs. ^ ^ . ( CKapîes Bernard, René Chambry, Ctodm;te de K6dac!tsoini:j ^ r*aFo fP*a s :ra Abonnements: Hollande fl. 1.50 par mois. Etranger- fl. 2.00 par mois. Pour le militaires au front et les militaires internés en Hollande il. 0.7S par mots payabl par anticipation.. Annonces: 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents la ligne. ■ "—H Il I.— » ■■■ !■ Mi Ik irais ils la ifeiii L'oiiiîiisive allemande, commencée le 21 mars, après avoir sous sa violence brisé ou plutôt submerge la digue des lignes britanniques entre Cambrai et Barisis, puis contenue pas a pas par l'arrivée eu ligne méthodique des réserves françaises, était, venue mourir, selon l'expression du général Foch, comme les flots Sur la' grève, devant les lignes de l'Avre. La houle reflua, se porta vers le nord, et, sous ses efforts répétés, enfonça le mur britannique entre ,Wytschaete et Béthune. Après que les troupes de Sixt von Arnim eussent réussi à mettre le pied sur le mont Kemmel, elles 6e heurtèrent à la résistance indomptable des Français qui, dans ce secteur également, étaient accourus au secours de3 Britanniques. Epuisé/ le flot allemand s'arrêta. Nous avons, dans cette période, qui s'e-tend du 21 mars à la fin d'avril,» vécu des jours d'angoisse. Nous connaissions la force de nos ennemis, nous connaissions l'implacable'volonté qui règle , les mouvements de la machine allemande et que n'entrave nulle considération d'humanité ou de sentiment. Mais après trois ans et demi de guerre, après tant de batailles, où l'héroïsme des soldats français et britanniques s'affirma d'une façon éclatante, après la Marne, après l'Yser, après Verdun, .après Vimy et la Mal maison, nous ne savions pas encore de quoi ils étaient capables, ces magnifiques défenseurs de notre droit et de ne ';r ? iberté, du droit des peuples et de la liberté du monde, qui surent briser aussi la ruée sur Amiens et la nouvelle ruée sur Calais, comme ils avaient brisé toutes les autres. Nous !e savons, maintenant, et c'est pourquoi, malgré de nouveaux revers, confiants dans la bravoure de oes héros, confiants dans l'intelligence de leurs chefs, c'est avec plus de calme que nous considérons les fluctuations d'une bataille d'où dépendra encore une fois le sort de notre pays et les destinées de l'Europe. Considérons cette bataille dans ses éléments moraux. Les Allemands l'ont engagée sur deux fronts: en Flandre, entre . Lccre et Voorniezeele, en Champagne et dans le Soissonnais, entre Pinon et Reims. Le premier tchec que les alliés ont subi sur os deuxième front nous fait perdre de vue que loa troupes françaises qui défendaient le secteur de Locre à v oorniezeele, o'est-à-dire la région des monte de Flandre qui couvrent les approenes ae Calais, ont remporté une victoire complète. L'ennemi fut rejeté hors des positions où il avait réussi à prendre pied et la ligne fut complètement rétablie. Que l'on considère- que los Français sa trouvent ici sur un terrain où ils n'ont pas eu le loisir de s'organiser, exposés dans des trous d'obus, reliés à la hâte par des boyaux rudimentaires, au terrible mai.mitage de© artilleries boches. Une fois de plus ils ont fourni la preuve que le mur vivant de poitrines humaines, quand, dessous, bat un coeur vaùia^t, vaut mieux pour la protection d une place que les plus, puissantes fortifications. Les Français >nt de la reconnaissance à ces héros; qui ont admirablement défendu le sol sacré de la France; les Anglais ne sont pas moins les >bî'*gés de ces braves dont l'héroïsme leur i l conservé Calais. Ayant bouché - le trou large de 80 kilo-nètres entre l'Oise et l'Avre, qui s'était produit dans le front après la retraite de la ;inquième armée britannique, ayant égale-nent assumé la défense des monts de Flan-Ire, qui constituent la clé de la zone colère entre Furnes et Boulogne, les Francis ont demandé en retour à leurs alliés ïritanniques de les aider à tenir des sec-.eurs mieux protégés par la nature et par 'accumulation des ouvrages défensifs, ainsi e Chemin des Dame6. Arraché à la ggrde :enne par les divisions du général tfaistre au début du dernier automne, le Chemin des Dames, qui couronne le massif [ui s étend entre l'Ailette et l'Aisne, forne une^puissante barrière. Le3 Allemands >nt réussi à y pratiquer une brèche ps.r où 3 flot de leurs armées se précipite. C'ezt m premier succès ; il mot à néant les avan-ages de la belle victoire du général Maistre >t nous n'avons pas à dissimuler combien ette constatation est pénible pour nous, liais ne disions-nous pas plus haut, justi-iés comme nous étions à le faire par le uocès français de Locre, que le mur vivant les poitrines humaines est le plus sûr des j oucliers? C'est ce mur que vont trouver evant eux les Allemands qui ont renversé ïs défenses mortes du Chemin des Dames. ( )ans quelles conditions, où', comment? ''est ici que se révélera la promptitude du • oup d'oeil, la sûreté du jugement du géné-al Foch. Les Allemands s'étant acquis une oesibilité de manoeuvre, il va manoeuvrer ( son tour. N'oublions pas que sa belle ma- -oeuvre de la Ferté-Champenoise, où il ransporta la division Grossetti d'une aile ( l'autre, assura la victoire dé la- Marne, attendons. . jos éléments moraux du succès que nous ] étendons résident dans le mordant, le ] :an merveilleux des soldats de France. ( amais encore les admirables poilus, pour c s appeler par leur nom familier, n'ont été f la hauteur de leur tâche, à la hauteur des -agiques circonstances, comme dans cette anode critique de la guerre. Depuis bien-»t quatre ans ils soutiennent l'effort prin-r>'>1 de-l'Allemagne. On leur avait promis repos. D'autres années se formaient, al-. LAi prendre îeur place. Et aujourd'hui /. 3 sont toujours là, plus résolus à vaincre ne jamais, fortifiés dans leur volonté par • souvenir des compagnons morts et l'excès m souffrances et des privations. On leur amande encore une fois de tenir en attenant que d'autres années se forment, et ils ( % 1 tiennent, ils tiennent cette fois, diminués en nombre, grandis en bravoure, contre toutes les forces réunies de*l'Allemagne. Tels ils sont, tels nous les dépaignait en-| core avant-hier, avec une éloquence que doublait l'exaltation du souvenir de tant d'heures vécues'parmi eux, M. E. Giran, dans sa conférence à Amsterdam, qui tourna en une magnifique apothéose du poilu français. Un discours, non, un poème, une : ode, souvent débordante de ce véritable lyrisme qui jaillit seulement du coeur, parfois entrecoupée de couplets familiers où le coeur encore une fois se montre à nu, un coeur tendre, un coeur simple et si beau! Et pourquoi veulent-ils vaincre, ces hommes que les plus tendres, les plus doux souvenirs de famille oppressant.leur âme ne détournent pas de leur veille aiT créneau ? Parce que, nous dit M. Giran, ils détestent cette guerre, dont mieux que personne ils ont appris à connaître toutes les horreurs, parce qu'ils aiment cette paix, dont les j félicités leur ont manqué plus qu'à quiconque. Ils font la guerre à la guerre et c'est pour la paix qu'ils se battent. Ils exaucent, ce que dans un langage émouvant M. Giran appelait la prière de Dieu, la prière de Dieu qui s'élève des ruines fumantes, des arbres mutilés, de la terre dévastée et meurtrie, et qui implore les hommes de restaurer ce qui est juste et bon. Charîes Bernard. P. S. Je reçois la lettre suivante dont j'ai pris connaissance avec la plus vive émotion: \ Monsieur Bernard, Le même jour où paraissait votre très bol article en faveur du phalanstère do Katwijk, nous avions la joie de recevoir enfin l'assurance que notre,fils, blessé en mars dernier près de sa pièce, par un obus allemand, était en voie de guérison complète. Après avoir rendu grâoe à Dieu pour sa divine protection, notre pensée s'est tournés ' vers les mutilés de Katwijk. Nous, qui : avions pu craindre, pour.notre fils, une mu- , tilation, noue comprenons aujourd'hui mieux que jamais* l'utilité de l'oeuvre que vous recommandes si chaudement. Tout en étant cependant, plus convaincus què vous de l'impérieuse obligation, pour le gouverne- : ment, de ne pas abandonner à la charité le soin de pourvoir, au moins en partie, à ce que nous devrions considérer tou9 comme ; un devoir sacré, incombant entièrement à j la collectivité, c'est-à-dire à la Patrie recon- j naissante, votre appel nous émeut aujourd'hui particulièrement. Voudriez-vous nous faire le plaisir de transmettre à la direction du phalanstère la petite offrande incluse? *) Veuillez agréer, Monsieur Bernard, l'assurance do nos meilleurs sentiments. Une famille belge. *) A la lettre était jointe un billet de 100 fl. que nous nous sommes empresses de faire parvenir au Phalanstère Belge de Katwijii aan Zee. La eap.itÉ8 Gustave loin L'armée belge, elle aussi, paye son .terrible tribut à l'offensive allemande. Le dernier courrier ne nous a apporté que trop de lettres qui mettent dans l'affict'on nos amis et connaissances. La fatalité s'acharne sur ceux qui ont été déjà le plus éprouvé. C'est ainsi que nous apprenons avec un sentiment d'indicible tristesse la mert du capitaine Gustave Rolin, fils de M, Albério Rolin, qui vient de succomber à la suite de blessures reçues sur le champ de bataille. Ce nouveau deuil qui frappe M. Albéric Rolin a été très vivement ressenti dans la colonie belge de La Haye, qui entoure le vénéré président du Comité Officiel, Belge en Hollande de sa plus respectueuse sympathie. C'est le troisième fils que M. Albéric Rolin perd au service de la Patrie. Nous lui présentons l'expression émue de nos con- . doléances les plus vives. " j unir ~ Il I—TT— ■ I ' / i La mort à petit „Eo!aireur" : Sir Robert Baden Powell, paillant à Lon- , cires; au Guildhall, de la tâche accomplie par les boy scouts français près de la ligne 3 de feu, a lu la lettre suivante trouvée sur le cadavre d'un soldat allemand: c Un traître vient d'être exécuté: un petit c garçon français appartenant à l'une de ces jaoiétés de gymnastique qui portent des rubans tricolores et sont appelés éclaireurs ou boy scouts, un pauvre jeune gosse qui, dans >on imfatuaticn, désirait être un héros. Une 1 colonne allemande passait le long d'un défilé 1 cotisé, lorsqu'il fut fait prisonnier. Ques- 1 :icnné au sujet des troupes françaises, il £ •efusa de donner toute information. Cin- * juante mètres plus loin, des coups de feu 1 3artireDt de la lisière d'un bois. L'on de- t nanda au prisonnier, en français, s'il savait jue' l'ennemi se trouvait dans cette foret. 1 .1 ne le nia pas. D'un pas ferme, il se rendit g lu pied d'un poteau télégraphique, derrière t equel^se trouvait une vigne. Il reçut toute ï a volée de balles d'un détachement de sol- é lats, avec un fier sourire... L'infatué co- [uin ! C'était pitié de voir du courage ainsi 1 gaspillé ! f —™—i Pour nos prisonniers do guerre ^ [. B. „Pour le savon" 10.00 fl, r — " i ni'i'l ■ G ii IT7"ih . J r // y $ un an j \ 30 mai 1917: Les Italiens étendent leurs à ;r agrès à l'ouest, dei MedeazzoJ J d En Belgique. | Le Régime ds la Terreur. Selon une. information recueillie à la frontière, 18 Belges auraient été fusillés la semaine dernière dans le fort de Vieux-jJieu (Anvers). M. l'abbé Célestin Englebert, vicaire à Ccmblain au Pont, aurait été déporté en ■ Allemagne. A Brsi^elEes Mlle Gennaine Armand, 45 ans, servante dans une maison delà chaussée de Louvain, se trouvait sur le tram pasaant boulevard Botanique, lorsqu'elle voulut sauter de la voiture encore en marche. Dans sa chute, i l'imprudente se blessa grièvement aux jambes et à la tête. On la transporta à l'hôpital St-Jean où elle est restée en traitement Son état est grave. * * * Le Conseil communal de la commune d'Ix'1-les s'est réuni le 14 mai sous la présidence (V M. Fernand* Cocq, écbevin de l'instructic; publique. En comité secret on procède à de.s nomiuations dans le corps de la police. Le Conseil examine également une demande de la Société des Autos-Fiacres Bruxellois concernant des redevances à payer par elle afférentes à la période postérieure au 6 août 1914. Satisfaction a é+é donnée à cette société. M. le président donne communication aux membres du Conseil du rapport du jury des examens des candidats dessinateurs et inspecteurs des travaux. Il a été décidé aussi que le Conseil examinera dans une séance ultérieure dos propositions qui ont été présentées au sujet de la situation des pensions au point de vue des indemnités de vie chère qui ont été octroyées aux membres du personnel do l'administration communale. La seanco publique est ouverte à 5 h. 45. M. l'échevin Cocq donne connaissance au- Conseil d'une lettre do félicitations qui a été adressée au nom du Conseil communal à M. Ernest -Solvay, l'éminent philanthrope, à l'occasion de son ^ jubilé qui a été fêté le 16 avril dernier, ainsi que de la réponse do M. Solvay. Après ces communications, M. le" président demande l'urgence pour le vote d'une convention à conclure entre .la Vile de Bruxelles et les faubourgs en vue de contracter, de commun accord, un emprunt de 40,000,000 francs pour les ^ besoins de l'alimentation des habitants*. ?»rise aux voix, l'urgence est votée à l'unanimité moins la voix du conseiller Wae^p-man, qui, sur l'interpellation du président, répond qu'il n'a pas pu prendre note du rap. port de l'exposé concernant l'emprunt. -I>a convention est ensuito votée par le même nombre de voix. _ L'ordre du jour étant épuisé, le président lève la séance à 5 h. 55. * * * M. V...., propriétaire d'une maison de la rue Braemt, à Saint-Josse-ten-Noode, a un locataire qui depuis le début de la guerre ne paie plus son loyer. Mardi matin, en allant lui rendre visite pour réclamer son dû, M. V.... constata que des portes intérieures manquaient à son immeuble. Ce singulier locataire n'avait rien trouvé de mieux que de les transformer en bois à brûler. Nous apprenons que M. Louis Strauss éohevin d'Anvers, déporté par les Allemands, est enfermé .dans - la forteresse de Celle Schlcss (Hanovre). * * * Le Conseil communal s'est réuni à nouveau mercredi pour entériner l'accord entre la ville et quatre maisons de banque anver-soisss au sujet de l'emprunt de 20 millions de francs en bons do caisse, nécessaire à équilibrer le, budget de 1918. — L'intérêt est de 4 p. c. avec ip.c. de commission pour 18 mois. Ont consenti l'em-• prurit: la Banque Générale Belge, pour 11 millions; la Banque de l'Union Anversoise. la Banque de Crédit Commercial et la Ban-•o Centrale Anversoise, chacune pour 3 •aillions * • » L'allège ,, Rom aan" vient d'arriver avec U tonnes de saindoux et 111 tonnes de -d. Le steamer ,,Stad Amsterdam 7" a ;é 186 tonnes de choucroute Un sieur G..., de Grâce-Berleur, qui avait une maîtresse, apprit la semaine dei -mère qu'il av.ait un rival dans la personne d'un sieur Mathieu R...- Il se rendit chez , elle à l'improviste et la trouva occupée à ( déménager avec l'aide du dit R.... Furieux, i il bondit sur son rival et lui porta dans le i des un coup de couteau qui le terdassa I et, pendant qu'il était à terre, il lui ; en porta trois autres coups. La victime a été transportée dans un état alarmant à l'hôpital de Bavière. On croit que les bles-- sures sont mortelles. Le meurtrier a été arrêté.* * * TJu gamin de lo ans, nommé Marcel Renard, était juché sur un cerisier de la prairie de la ferme Deprez pour y chercher des hannetons. Survint le fermier Victor Bepre?, qui reprocha à l'enfant d'avoir fait un trou dans la haie; en même temps il lança une pierre dans l'arbre. Marcel Renard fut atteint à la tête. Il rentra chez lui et raconta à son père ce qui venait d'arriver. Celui-ci, fou de colère, s'arma^, d'une four,che et se dirigea vers la ferme, mais ^ ri n'y rencontra pas le fermier. Il retourna chez lui et se rendit quelque temps après chez son frère Hubert, et y rencontra Jules Deprez, j frère du fermier. Ifeie discussion s'engagea, au ' cours do laquelle ri pèro.Renard fit irruption I dans la fprme. Comme 'on lui faisait observer j que ce n'était pas lui qui avait jeté la pie/re : j ;;Ça no fait rien, "répliqua-t-il ; il ne vaut pas i mieux que l'autre!" Cela dit, il s'élança sur ' Jules et lui planta un couteau dans la poitri- ! ne. Jules Deprez, atteint au coeur, expira peu après. Le meurtrier a été arrêté. Les opérations militaires LesiemasÉ pnÉenileurs attsaygs i IfesiBasaeJ u a -a — Les alliés r étals lissent leur ligne à lest de ïétanq ds Disks-buseh. — Sombats acharnés sur la iesle. — Résistance hëi'ûïfjus des irsupes trancc-asiglaises. La situation dans l'Est-Africain. B 3 .-M • _ «î . * i • Les troupes franco-britanniques réîâblissen ieurs lignes à l est du iao de Dickebuscii. (Communiqué officiel.) LONDRES, 28 mai. Par des centre attaques, entreprises ce matin de bonn< heure par des troupes franco-britanniques notre ligne a été rétablie avec succès à l'es! iu lac.de Dickebusch. Il est établi que les attaques d'hier matir dans ce secteur et jusqu'à Locre, vers h sud, furent menées par quatre divisions allemandes. Au cours des actions l'ennemi subit de fortes pertes. La ligne des alliés a été maintenue partout. Rien à signaler 6ur le reste du front en dehors d'actions d'artillerie réciproques lans divers secteurs. Les opérations des aviateurs britanniques. (Communiqué officiel.j LONDRES, 28 mai. Nos aviateurs lascè-rënt 16 tonnes de bombes sur divers objectifs notamment sur les cantonnements entre Ar-cnentières et Lens et sur les bassins de Br.u-j*GS. 15 appareils allemands ont été abattus ît 3 autres contraints d'atterrir désemparés. Deux appareils britanniques ne sont pas rentrés au-'oamp. La nuit dernière nous lançâmes des bom->es de calibre lourd sur l'écluse de Zeebrug-;e et les bassins de Bruges et cinq tonnes de tombes sur l'usine de produits chimiques de Vfannheim, la gare de Landau, la oentrale électrique de Kreuawald (près de Saarbruc-c-en) les gares de Metz Sablon et de Courcel-es. On constata plusieurs explosions très ortes. Succès franco-américains vers Cantigny. (Communiqué officiel.) PARIS, 28 mai. La nuit dernière et dans a journée d'aujourd'hui les- Allemands mployèrent encore leur supériorité numé-ique. Ils firent de nouvelles tentatives our étendre leur gain de terrain aux envions de Soissons. Par de vigoureuses contre-ttaques les Français,sur l'aile gauche arrê-èrént à nouveau l'offensive H tinrent tête des attaques allemandes sur les hauteurs e Neuville sur MargivaljdeVrè^ny, au nord^ ! de Civy Salsogne et de Vasseny. Ces liau-: j teurs commandent vers le sud la vallée de : |'la Vesle. ! Au contre, où les Allemands firent leur. 1 tentative principale, la bataille se deploie > àyzc violence sur la ligne de la Vesle, qu'ils ! ; réussirent à passer sur plusieurs points no- | , ; tamment vers Bazociies et Fismes. j Sur l'aile droite les troupes britanniques tinrent tête près de Thierry aux attaques j , j de l'ennemi qui subit de fortes pertes. A j i | 1 ouest de Montdidier, les Américains, ap-j Puyés par les Français, se sont maintenus : . brillamment sur un front de 2 kilomètres dans le secteur de Cantigny, où une attaque | sur le village, solidement fortifié par les I Allemands, mit 170 prisonniers et du ma-1 Sériel entre nos maire. | Dans l'après-midi des réactions alleman-! des, dirigées contre Cantigny, furent com-1 plètement repoussées. Le combat d'artillerie continue avec t^ne grande violence sur la rive droite de la Meuse et sur divers points en Lorraine. Deux vigoureux coups de main allemands dans la région des Vosges et d'Embermenil furent repoussés à l'issue do vifs combats. La bataille de l'Aisne. LONDRES, 2S mai. Le correspondant de Reutsr au front français écrit: L'attaque d'hier fut précédée d'un bombardement violent avec des obus délétères, qui dura 4 heures. Vers 4 h. les fantassins allemands passèrent à l>ssaut. L'action fut tout à fait analogue à celle du 21 mars. L'ennemi lança au feu environ 25 divisions. Il avait expédié des divisions de Hirson et de Jlézières dans le secret le plus absolu. Les troupes d'attaque se composent dés armées de Bcehn et de Relow. Ces deux années gardaient tout le front compris entre Noyon et Auberive. L'armée von Boehn était engagée entre Noyon et Craonne ; elle compte 9 divisions ; le groupe von Below, qui se trouvait entre Craonne et Auberive, compte 8 divisions. La ligne fut donc occupée légèrement à raison d'une division par 4 milles. ' Pour avoir une notion exacte des événements. il faut savoir que notre front n'était défendu que par quelques divisions, dont . deux britanniques, et que les Allemands se battaient à 5 contre 1. Au cours d'une telle action ons troupes, étant donné la nature du. terrain, durent reculer nécessairement sous le choc. La difficulté de tenir nos positions contre une telle attaque avait été pr vuo par notre comàiandement et, dés que les Allemands eurent pris pied sur la crête, on donna ordre d'évacuer le Chemin des Dames tout.entier et de se retirer vers la ligne de l'Aisne. Le repli fut exécuté d'ans l'ordre le plus parfait. Français et Britanniques se retirèrent, en liaison étroite, sans subir de notables pertes . Si l'attaque constitue la première phase du second grand coup de l'ennemi et si, encouragé par son premier succès, il poursuit la lutte, l'ennemi payera très cher sa tentative.Quelque regrettable que soit la perte du Chemin-des-Dames, les Allemands ont pourtant manqué l'objectif qu'ils atteignaient le 21 mars. Notre front ne fut pas rompu. Nos troupes se retirèrent en bon ordre. La marche de la babaille est beaucoup plus satisfaisante qu'en mars. Nous pouvons être certains que les Allemands apparaîtront comme incapables d'obtenir une victoire décisive avant que l'arrivée de nos réserves ait rétabli l'équilibre des forces. i Comment les Allemands forcèrent !e passage de l'Aisne, PARIS, 29 mai. Le correspondant de Reuter près de l'armée française annonce: Après avoir résisté pendant 24 heures sur la ligne de l'Aisne les troupes franoo-anglaises furent obligées de se replier devant la supériorité numérique de l'ennemi. Pendant la nuit les Allemands réussirent à passer l'Aisne entre Vailly et Berry-au-Bac, malgré la résistance énergique de nos hom-! mes qui défendirent chaque pouce de terrain i avec acharnement. Entretemps nos réserves, venant de leurs peints de concentration, arrivaient au secours. Il importe de faire remarquer qu'à cette j attaque prirent part des troupes d'assaut j allemandes qui prirent également part à l'offensive du 21 mars. Deux divisions de la g-àrde allemande participèrent également à l'attaque. Un raid aérien sur Rouen. PARIÇ, 28 mai. (Havas). Officiel. Dans la nuit du 27 au 28 courant des avions allemands essayèrent d'attaquer Rouen. S -ulemeut un appareil parvint à arriver au-dessus de la ville et à lancer quelques bombes. Une personne fut îuée; quatre per-sonn6s furent blessées. Les commentaires dos journaux anglais du soir. 'LONDRES, ' 28, mai. (Reuter). On lit dans le „ Westminster Gazette" : Si le commandement allemand espère amener Foch à envoyer ses réserves principales vers • l'Aisne; tout en comptant déclencher l'attaque principale autre part, il n'y a pas de pian qui ait moins de chance de succès. Lo retard d'un mois constitua un grand avantage pour nous et nous pouvons envisager avec une confiance croissante le moment où la balance penchera à. nouveau en notre faveur. De l'avis du ,,Pall Mail Gazette" rien n'indique une tentativo de rupture du front et l'entreprise simultanée d'une action vers Locre éveille la supposition que l'ennemi voudrait forcer les alliés à engager leurs réserves dans la lutte et paralyser 1 ainsi leur résistance contre un véritable coup do boutoir qu'il frapperait ailleurs. i D'après les derniers renseignements, écrit PjjEvening Standard" la liaison entre Français et Britanniques a été intégralement maintenue et les troupes alliées côni' battent avec une bravoure admirable. L'ennemi n'a obtenu qu'un succès que tout belligérant disposant d'effectifs suffisante ! attrait pu réaliser. Pour le ,,Globe" l'ennemi a le temps : contre lui et personne ne sait mieux que le commandant en chef que la décision. doit se produire ,,maintenant ou jamais". Il n'y a pas de général, heureusement, qui ait' les nerfs plus forts et le coup d'oeil plus sûr que Foch. Les commentaires des journaux anglais &.i matin I/ONDRES, 29 mai. (Reuter). Dans leurs commentairës les critiques militaires font remarquer que de telles attaques, qui ont des succès au début, sont suivies d'une logique pause d'épuisement. Si la première offensive, il y a six semaines, pouvait inspirer quelque inquiétude, on peut envisager aujourd'hui la situation avec calme. Suivant le correspondant du ,,Daily Tele-graph" les Britanniques se retirèrent avec? calme d'une position dans l'autre, tout en ne « çssant de prendre l'ennemi sous leur feu. Qu'a donc gagné le kronprinz? La ligne de l'Aisne n'est pas plus solide pour l'attaque ou la défense que les collines de l'Ailette et le front de Laon. Pour assurer les nouvelles positions 6ur l'Aisne, les Allemands devront disperser leurs troupes. Et d'Ypres à Reims ils auront à forcer trois solides lignes de défense. Le ,,Daily News" montre tout autant de confiance. Nos réserves, écrit-il, sont en* voyées au front et le terrain de l'Aisne est &i difficile que ces réserves auront suffisamment de temps pour déployer leur force. Le ,,Times" fait remarquer que les Français tiennent le plateau de Vregny, au nord-3st de Soissons,et la région qui commande la Vesle, Sur le front au nord-ouest de Reims les Français ont brillamment résisté près de Saint Thierry à l'ennemi et lui ont infligé . le fortes pertes. Etant donné qu'on tient ces ieux points importants sur le6 flancs, on peut s'attendre à ce que la pression cessera bientôt égaJement au centre. Le ,,Times" confirme que le repli a été" Effectué seOon un plan bien préparé. Les journaux estiment que-les Allemands mt renoncé à nouveau à leur plan vers Ca-ais pour reprendre leur plan vers Paris, les attaques aériennes le démontrent. Tout e monde se montre plein; de courage,' » Sur le frant italien. Le dernier succès des Italiens. LONDRES, 29 mai. (Service spécial c Reuter.) Le correspondant du ,,Daily Tel< graph" en Italie annonce: Le succès des Italiens dans le Trentin et le plus grand succès qui a été remporté jui qu'ici pendant la guerre dans les monte gnes. Les Italiens firent l'asoension de moi tagnes de 10,000 pieds de hauteur, se sei vaut d'une main pour se maintenir en équ libre et de l'autre pour lancer des grenade: Ceux qui furent blessés ou qui perdirer leur équilibre tombaient dans un abîme d plusiers milliers de mètres de profondeur ~7 La lutte dans l'Est-Africain L'ennomi se retire vers la Lurio. • (Communiqué officiel.) LONDRES, 28 mai. Comme résultat d mouvement convergent de nos troupes 1 reste des troupes allemandes a été refoul vers le sud, dans la direction de la rivièr Lurio, après avoir subi de fortes pertes. Outre le butin déjà mentionné, pris le 2 mai entre Nanunga et Makua, nous cap turàmes une mitrailleuse, un canon e l'équipement complet de quatre compagnie ennemies. Nous^ libérâmes 30 Portugais ou indigène capturés par les Allemands. Au cours d'une attaque exécutée par no patrouilles contre un détachement enneani près de Mirlirade, à 30 milles au sud d' Nanunga, nous libérâmes encore un officie et deux sous-officiers britanniques, fait prisonniers par 4es Allemands. Ers Le débarquement mystérieux sur la cSte irlandaise. LONDRES, 29 mai (Service spécial di Reuter). Le „Daily Chronicle" apprend di Cork (Irlande): Je puis à présent donner des renseigne ments au sujet de l'arrestation sur la côti ouest d'iiu homme qui avait été débarqui par uu sous-marin allemand. Le prisonniei se trouve actuellement au Tower, à Londres comme il a été annoncé le 9 mai au parle ment et il comparaîtra devant le conseil d< guerre. Le 13 avril deux pêcheurs, au travail aui environs des rochers do Mohar, aperçurent sui l'île de Bai ren, située à une dizaine de mille.' de la côte irlandaise, un homme qui agitait son mouchoir dans leur direction. Us s< rendirent à l'île et l'homme déclara s'appeler James O'brien et être originair< de Olonakilty. Ensuite il prétendit être ur des rescapés d'un navire torpillé. Les pêcheurs le conduisirent vers la côte où on lui donna d« là nourriture et où on fit sécher ses vêtements Une enquête démontra qDe le récit d« 1 homme était faux. Il se trouva en possession d'une importante somme d'argent anglais, Entre-temps on- trouva à environ 1 mille de la côte uue embarcation démontable endommagée. On croit que l'homme essaya d'atteindre la côte au moyen de cette embarcation mais que, trompé par l'obscurité, il débarqua à liarren. Il détruisit son embarcation et ce fut seulement le matin qu'il constata qu'il s'était isolé lui-même. * * « Une attaque sur des hôpitaux. LONDRES, 23 mai- A la Qhambre des Communes M. Eonar Law annonça que les AUeimands attaquèrent dans la nuit du 19 au 20 un endroit où beaucoup d'ambulances ont été installées. Le nombre des victimes, parmi les patients, dépasse 300. On manque encore' de détails complets. :■ * ■& L'échange des prisonniers. LONDRES, 28 mai. La Chambre des Communes a repris ses travaux après les vacances de Pentecôte. M. Bonar Law annonça que le gouvernement britannique noua des négociations en vue de régler un vaste échange de prisonniers basé sur les mêmes clauses que celles de l'arrangement franco-allemand. LONDRES, 28 mai. (Reuter.) Nous apprenons que presque en même temps que le gouvernement britannique prit la résolution de reprendre les négociations avec l'Allemagne pour l'extension des arrangements existants concernant les prisonniers, il reçut, par la médiation du gouvernement hollandais, une communication de l'Allemagne proposant de tenir une nouvelle réunion pour discuter la question des prisonniers. Cette proposition est conforme à la résolution prise par le gouvernement britannique précédemment. Ils s'agit de régler toute la question aus-i simplement que possible. Lo gouvernement britannique attend maintenant l'assurance quo les principes proposés seront acceptés par le représentant allemand. En attendant cette réponse rien n'a encore été fixé. On croit que,comme délégués britanniques, lord Newton-et le général Belfield seront de nouveau désignés et quo la conférence aura lieu à La Haye. * * * La question roumaine. LONDRES, 28 mai. (Reuter.) Répondant à une interpellation, à la Chambre des Communes, lord Cecil fit les déclarations suivantes : Je . n'ai pas encore reçu le texte original du traité de paix entre la Roumanie et les centraux. Suivant les journaux la Roumanie, par ' ce traité, est livrée poings et pieds liés aux Centraux. Comme M. Balfour l'a déjà déclaré, le gouvernement britannique ressent une sympathie'profonde à l'égard de la Roumanie et compatit sincèrement avec le sort cruel qui frappa le pays. Ses amis et anciens alliés réclameront à la conférence de paix une révision .totale des dures conditions imposées. Les représentante de l'Entente à Jassy avertirent officiellement 1» Roumanie que

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