L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1918, 21 Decembre. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Accès à 24 janvrier 2021, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/2j6833nw9k/
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I geino AîîîîÔe 1519 6 cent Samedi 31 décembre I91S L'ECHO BELGE L'Union fait la Force. Journal Quotidien du malin paraissant en Hollande m* Belgs est notre nom de Famille. Towtes les lettres doivent être adressées ati ^jaxreaaia c3e récSaetSo •u 2 ^- X. VOOEîBiURîïW^AIL 234-240, AMSTERDAM. Té ephones: 27îJ7 et 177.=». Rédacteur en Oftieg : Gustave Jaspaers. Comité de Rédaction: Charles Bernard, SSené Chambry. —— i —— ——— ——■ - - Abonnements: Hollande fi. 1.50 par mois. Etranger îl. 2.00 par mois. Pour les militaires au front et les militaires internés en Hollande fl. 0.75 par nior,-» payablo par anticipation. Annonces: 15 cents la ligne. Réclamas: 30 cents la ligne. Vers la Société des Nations Il y a quelque temps M. Ador a été nommé président de la Confédération Helvétique. Cet ami de la France et En-tentophiJe notoiro était entre dans le conseil fédéral au moment- où la situation de la République Helvétique avait été compromise vis-à-vis des alliés par les menées des Wattenwyl et des Egli. Grâce à son prestige, grâce à sa politique prudente et clairvoyante les relations les meilleures s'établi rent entre Berne d'une part, Paris, Londres et Washington de l'autre. Il était tout naturel dans les circonstances présentes que M. Ador fût élevé à dignité suprême. Ses services passés autant que le prestige de son éminente personnalité constituent pour son pays un gage précieux. Grâce à lui il pourra faire entendre sa voix dans les grands conseils internationaux où va se régler le sort de l'Europe de demain. A Madrid nous voyons accéder au pouvoir M. Romanones, ie chef du parti libéral dont les sympathies, de# sympathies ardentes et agissantes, sont toujours allées à la cause du Droit dont les alliés sont les champions. Le premier acte du nouveau gouvernement présidé par M. Romanones a été de faire remettre ses passeports au prince Ratibor et à toute sa clique d'atta-| cliés, civils, militaires et navals, qui se sont [ livrés au cours de la guerre à la propagande 1a plus funeste. Les gens qui ont organisé sur les cotes espagnoles des bases de ravi-" taillement pour sous-marins et qui avaient ' acquis à force d'argent un certain no^jJjre d'organes de presse pour soutenir la pro-^ p&gande boche sont à juste titre tenus pour indésirables et priés de quitter aussitôt. que possible le territoire espagnol. Il nV.n faut pas dire plus pour montrer de quel côté l'Espagne oriente sa politique. Les délégués du roi Alphonse, qui fut toujours un grand admirateur de l'Angleterre et un ami sincère de la France, sauront, eux aussi, se faire écouter auprès des grands peuples entre les mains desquels la Victoire ; a placé les destinées du monde. La situation de la Norvège, qui n'a. pas cédé devant la menacé des sous-marins allemands et dont lo pavillon, aux moments où la piraterie boche atteignait son plus haut degré de puissance et d'horreur, a toujours con- It.inué de flotter sur tous les Océans, se détermine d'elle-même. Quant à la Suéde, il est .certain qu'elle penchait vers l'Allemagne aussi longtemps qu'elle a cru à une menace du côté de la Russie. Après la paix , de Brest-Litovek cette menace ne venait plus ni de Petrograde, ni de Moscou, mais da Berlin. L'Allemagne s'employait à attirer la Finlande dans des liens de vassalité.'et, par la Finlande, à dominer la j>'uède et à l'aire de la Baltique un lac allemand. La questiou de la possession des îles Aaland, habitées par une population suédoise, revendiquées par la Suède, extériorise le mieux, si l'on peut dire, le conflit latent entre la Suède et l'Allemagne. Les iuterêts de la Suède détermineront aussi faction de la Suède. Ainsi nous pouvons dire que voilà des candidats sérieux à l'admission dans la Société des Nations dont l'idée, loin d'être abandonnée, gagne du chemin en raison directe des difficultés qui semblent s'opposer » à sa réalisation. Pour répondre à son but ! elle devra naturellement englober tous les 5 États civilisés. Mais il serait assez chimérique de croire qu'immédiatement après la terrible tourmente Ijui a laissé tant de blessures encore béantes et où se sont accumulées t:.nt de justes rancunes les nations vont su jeter au cou les unes des autres et jurer d'oublier à jamais l'effroyable passé. Nous, pour notre part, nous n'y songeons pas. Par exemple l'Allemagne y songe et cela se comprend. Elle peut seulement nous en vouloir de toutes les horreurs qu'elle nous a fait subir, s'il est vrai, que le bourreau est I parfois ?>lus rancunier que ea victime! Mais elle saura bien faire taire son ressentiment et mettre son intérêt au-dessus de son orgueil. Aussi nous avons vu sans I éfonasment aucun quelques -Allemands de | 1 la dernière métamorphose, M.M. Ebert, f Erzberger. et consorts, constituer une ligue î de propagande pour la Société des Nations, ce qui ne manque évidemment pas d'ironie. L'Allemagne, elle aussi, pose sa caridida-l ture à l'admission dans le nouvel organisme que projette de créer M. Wilson. Ou i peut douter ou'on l'accepte d'emblée, sans 3 attendre qu'elle ait fourni des gages et que 3 non seulement ses nouvelles institutions mais une mentalité nouvelle la placent silr un rang d'égalité avec les autres peuples. Et voilà une des grandes raisons pour-^ quoi ceux d'entre nous qui se laisseraient aller à trop d'optimisme do-'vent se garder 3 de croire que la Société des Nations sortira toute faite des prochaines palabres de Ver-^ sailles. Ce sera déjà un résultat magnifique « si les peuples qui ont fait la guerre et ceux | dès.neutres qui reconnaissent dans ces peu-^ pies les champions du droit et deThumani-| te parviennent à jeter les fondements sur | s lesquels sera bâti l'édifice futur. La téna- ; | cité de M. Wilson, son idéalisme fécond et | pratique sauront écarter les premiers ob-| stacles. La bonne volonté des autres fera | le reste. Charles Bernard. Pour nos œuvres 1 Montant des collectes faites à l'oc-« dation cles paiements à Poosen" S daal et Baarle-Duc au person-| n rl des chvnwns de fer, marine, postes et télégrapjies de. l'Etat g Belge: au. profit de Voeuvre des veuves et orphelins victimes de la guerre vAiii*.» • ••• 12.37 fl. A quand le retour S.V.p.? " ■ " ! Nous n'étonnerons personne en disant qi tous les jours, notre courrier nous appor quantité de lettres de protestations contre mutisme gardé par le gouvernement dans question du rapatriement des Belges de Hc lande. Et ces remarques ne sont pas toujou tendres! Le mécontentement est général, > disons-le, justifié. Que de graves difficultés aient empêché < gouvernement de laisser rentrer de suite toi les réfugiés, soit, tout 1e monde est d'à ccrd. Mais voilà six semaines que l'armisti est signé et nos dirigeants continuent à ga der de Courard, le silence prudent. S'il fai patienter encore, qu'on le dise et les Belg qui ont vécu ici plus de quatre ans sauro] sans murmurer ajouter encore quelqu jours, au besoin même quelques semaines leur calvaire. Mais au moins, que ces me sieurs, dont on nous a dit qu'ils s'occupei activement ( ?) du rapatriement nous do] nent signe de vie. C'est ( croire qu'ils ign rent tout de la situation des Belges en Hc lande, qu'ils ne savent pas que la plupart c nos compatriotes doivent renoncer leur a partement un mois à l'avance, que d'auto n'habitant pas la localité où ils travaillei doivent renouveler un abonnement au ch min de fer, que beaucoup doivent renoncer un emploi ou liquider des affaires ce qui i se fait pas du jour au lendemain. Si on noi indiquait une date approximative tout mondé pourrait prendre ses mesures en co] séquence. Au lien de cela, rien, pas un mo Et le mécontentement grandit de jour € jour et devient de la colère, parce que poi traduire la phrase employée par tous nos co respondants, les Belges de Hollande croyei fermement qu'on se f... d'eux. Comment d sent-ils, pendant plus de quatre ans, le goi vernement a fait appel à notre patriotism nous demandant de ne pas rentrer an pa> parce que les Boches étaient là. iVIaintenar qu'ils n'y sont plus, nous ne pouvons p< rentrer davantage. Les internés sont presque tous partis ma ont dû laisser leur famille en Hollande. L plupart de ces familles sont sans ressource en ce pays, beaucoup même ne comprenne! pas un mot de Hollandais. Le mari, arrh en Belgique est envoyé pour dix jours « congé. Où veut-on qu'il aille si sa famil nest pas là? Il y a i« des milliers de personnes qi ont un fils, un mari, un père, un frère a front qu'ils n'ont pas vu depuis quatre an: Pourquoi empêche-t-on oe brave de serre ses parents dans les bras, après quatre ai nées de campagne ? Encore une fois, il est possible que d< raisons majeuress s'opposent toujours à ] rentrée des Belges de Hollande, mais qu'o dise au moins quand on pourra enfin fair ses malles. Il y a dix jours, le „Comité officiel belge nous envoya un communiqué se terminan par cette consolation: ,,Nous n'êtes pas oi bliés !" C'est possible que nous ne soyons pa oubliés mais tous nos lecteurs s'accordent dire que cela en a tout de même un pe l'air. Ils n'ont peut-être pas toit. G. J. 5 ■ Une protestation ■ Un lecteur hollandais nous écrit; Monsieur le Rédaceteur dé l'Echo Belge Je viens demander votre hospitalité pou une protestation qui, à mon avis ( et je oroi parler au nom d'un grand nombre de me compatriotes) s'impose par rapport à u: pénible incident qui vient de se produir un de ces jours derniers. Il s'agit de la malencontreuse manifesta tion de quelques énergumènes oui, à Maes tricht, à l'occasion de la représentatioi d'un film cinématographique, montran l'entrée du Roi des Belges à Bruxelles ave< l'accompagnement de la marche ,,Sambr< et Meuse", ont cru devoir donner libn cours à leur nationalisme en criant ,,viv< la Hollande" et en entonnant les hymne patriotioues néerlandais. Le ,,Soir" de Bruxelles fait allusion ; cet incident et croit devoir constater un animosité croissante du peuple hollandai contre les Belges. Or. rien n'est plus inexact, et nous n méritons point les amères reproches de votr* confrère bruxellois. Certes, il est un fai acquis que la campagne de presse de cer tains organes belges en faveur des projet: annexionistss au détriment de notre patri< a produit une pénible impression dans le Pays-Bas, que de tels projets ne sauraien se réaliser sans la protestation unanime d< notre peuple entier; mais les gens avisés s< rendent parfaitement compte que des procé dés de cette sorte doivent être mis sur h compte d'aspirations chauvines de gens qu n'ont aucune autorité pour parler au non d" peuple belge. Lès- événements des der nières années ont certainement resserré le: liens d'amitié entré les deux nations, e1 rien ne permet de redouter un refroidisse ment de nos relations cordiales qui irait \ l'enconfc-e de l'intérêt vital des deux pay: limitrophes. Mais je tiens à constater due la manifestation de Maestricht, manifestation ridi cule et birimabie, doit être envisagée com me un fait isolé qui ne permet nullemeni d'en tirer des conséquences générales sui la mentalité du peuple néerlandais. Je tiens à constater que le film en question a été représenté pendant des semaines à Amsterdam, et que. loin de nrovrouer des manifeS' tations hostiles, l'apparition des souverains belges sur la toile a été acclamée rb*ïeureu-nient tous les jours par un public enthou siaste. Pour l'immense majorité des Hollandais il n'y a parmi les grandes figures de la guerre de plus élevée, de plus noble, j'allais dire de plus sainte que celle du couple royal belge, qui incarne à nos yeux Jçs plus hautes, les plus vénérables qualités de 6 vertu et de courage civiques.Voilà pourquoi i la manifestation de Maestricht nous parait a idiote autant que criminelle. Qu'on se le dise: que ce soit crié sur les toits 1. rs ît V aillant, avocat à Amsterdam. ta Il y a un an 21 décembre 1917: Les Italiens opposent j àm ) thkUirtce acharnée et empêchent Von- I fiemi d'avancer sa ligne entre le Col de Ca-prilt et le Monte Pertica. Bombardement 'de Brugcss et de Vlisse ghem par des hydro-avïo ti\s britanniques, Le général Léman est Xibéré en Allemagne et arrive à Bc'ine. Un discours de M. Bal four à la.Chambre des Communes sur les buts de guerre.\ En Belgique. * Gomment ont reparu les T journaux bruxellois s- Le Bruxellois et la Belgique, les deux feuilles embochées d'exécrable mémoire, qui 3. paraissaient dans la capitale sous la censure j. allemande, possédaient seuls un outillage le complet et des réserves de papier, d'ailleurs volé. Les directeurs d€6 journaux belges qui js avaient cessé leur publication dès le premier jour de l'occupation ont pensé qu'ils étaient en droit de revendiquer ces objets. \ Dans ce but, ils se sont formés en comité LQ et se sont adressés à la justice, afin d'être ls autorisés à se servir des presses sur lesquel- | i6 les les quelques traîtres avaient imprimé leur j 1_ immende feuille, et à utiliser les bobines de [. papier pour les besoins de la presse renais-^ santé et libre. Cette démarche a été cou-r l'année de succès, et une ordonnanoo a été rendue par le juge d'instruction Benoidt. ^ En voici le texte; c'est un document curieux et qui mérite d'être reproduit: J Nous, Maurice Benoidt, juge d'instruction délégué de l'arrondissement de Bruxel-"* les, avons rendu l'ordonnance ci-après: , Vu les circonstances présentes: Attendu qu'il est d'un intérêt public ls d'assurer la parution régulière des journaux représentant la grande presse quotidienne 13 de la capitale, qui reflète si exactement la a conscience nationale; ^ Attendu que celle-ci est mise en péril par ■ . suite de l'enlèvement des machines et pa-e piers, effectué durant l'occupation alle-n mande; ° Attendu qu'il a été saisi en cause de la Belgique des machines, du matériel et du , 11 papier à imprimer; 11 Attendu que le papier est chose perissa- ble, tout au moins susceptible de détériora- 1 r tion, que l'usage des machines ne peut L" qu'assurer leur bonne conservation; ' j i Attendu que les considérations qui précè-:S dent justifient les mesures ci-après ordon- j a nées;. i 1 11 Autorisons Messieurs Roesel et Brébart, 1 0 ' le premier, directeur du Soir, et le second, directeur-administrateur de La Dernière " H eue, agissant au nom des journaux sui- 1 t> vants: L'Etctic Belge, H et Laatste Niùuws, < l'Indépendance Belge, Le XXe Siècle, Le < s Journal de Bruxelles, La Gazette, Het à Niewws van den Bag, La Libre Belgique, n Le Peuple, Le Soir, La Dernière Heure, à disposer, jusqu'à nouvel ordre, après inventaire dressé par l'expert désigné par nous, des machines, du matériel d'imprimerie et du papier 6aisis en cause La Belgique, rue Montagne-aux-Herbes-Potagères, et consorts; aux Papeteries de Saventhem et chez le 6ieur Dorchy, quai des Chantiers, à condition d'en user sur place et d'en assurer la bonne conservation; en ce qui concerne le papier, d'en rendre, lorsqu'ils en seront requis, pareille quantité et qualité, et d'en payer la valeur à ce jour. Fait en notre cabinet, à Bruxelles, le 20 novembre 1918. Maurice Benoidt. Pour copie conforme: Le greffier: V. Rousselle. En exécution de cette ordonnance, les anciens journaux bruxellois ont pris possession, le 21 novembre, des locaux placés'sous leur surveillance. Le juge Benoidt, qui vient de rendre jette ordonnance, est très connu au palais et même à la ville. C'est lui qui, le 25 juin 1915, rendit un jugement spirituellement :onçu accordant une réparation à un plaideur diffamé par le journal des Moressée, La Belgique<. Dans ce jugement, qui n'a pu àtre rendu public qu'aujourd'hui, le magistrat introduisait les savoureuses considérations suivantes: Il ne paraît pas présentement possible de taire complètement droit aux conclusions lu demandeur, qui postule, outre l'inser-ûion de ce jugement dans la Belgique, des publications dans trois journaux ,,belges" le son choix; il n'existe plus, en effet', îotuellement en Belgique de journaux belles, les feuilles paraissant depuis l'occupation étrangère, sous la censure allemande, ie pouvant prétendre à ce titre: il faudra lonc que le demandeur attende la libération de notre pays pour exercer ses droits i cet égard; la réparation alors n'en sera ■jue plus certaine. C'est encore ce même juge Benoidt qui, lu début des hostilités, se mit vaillamment >n opposition avec le* pouvoir occupant, en léclarant illégale la taxe sur les absents en /ertu de laquelle la contribution personnelle :1e ceux-ci était décuplée. Parmi les journaux qui reparaissent et lont on revoit la manchette avec joie, citons ïgalement l'Eventail, l'excellente feuille îebdomadaire. Son premier numéro paraît ivec cette indication éloquente: 27e année, 10. '52 — 31e année, no. 1. L'Armistice. Ils rendent l'argent volél ANVERS, 20 décembre. (Tel.) Les cc ditions de l'armistice obligèrent l'Allemag à rembourser à la Banque Nationale à B: xélles ce qu'elle lui avait enlevé pends l'occupation, c'est-à-dire milliard , francs. r Ce remboursement a commencé peu ap: la signature de l'armistice. Chaque semai ^ une députation arrive de Cologne qui app< te un certain nombre de millions. Le to 3 des sommes à rembourser doit être ve: avant le 18 janvier 1919. Jusqu'à présent 800 millions de frai furent remboursés. i Dantzig occupé par les Polonais, k BERLIN, 19 déc. (Tél.) D'après des 3 légrammes de Varsovie des troupes polon " ses sont arrivées à Dantzig sous le comma * dement du général Haller. L'armée d'oc< * pation compte, 50,000 hommes. L'internement de Mackensen en Hongrie, 1 LONDRES, 18 déc. (V. D.) Le feldmarécl i Mackensen fut reçue à son arrivée à Budap 3 avec son état-major par le chef do la missi militairè fra«çaise, qui exigea son désarraeme 3 et son internement. Mackensen proteste. c< j tre cet ordre. Un officier du département 1k grois de la guerre lui remit alors un ultimati J de 10 minutes, après quoi le maréchal, ti ému, oonsentit. Les négociations de paix ( pronostics, PARIS, 13 décembre. —.Dans 1',,Echo Paris" Marcel Hutin écrit; La conférence interalliée pour la prépai tion de la paix se réunira au commenceme de janvier. Selon toute vraisemblance la sigr ' turo de la paix aura lieu à Versailles au co [ raencement de juin et l'entrée triomphale maréchal Foch et des troupes françaises ! Paris aura lieu quinze jours plus tard. Clemenceau et Wilson et la Société des Natfor PARIS, 19 déec. (Tel.) La direction la société française pour une Société de N , tions a eu une entrevue hier avec M. Cl ■ menceau qui déclara que le principe d'u i Société des Nations doit faire partie d préliminaires de paix. j D'un autre côté M. Wilson fait save ! que, malgré qu'il trouve une Société d Nations indispensable pour le maintien « la paix, il ne veut rien savoir du plan de Société pour la conclusion de la paix4 Une démonstration pour la Société des Nations. LONDRES, 19 déc. (Reuter). Le Labour Party tiendra le 2 janvier une grande démonstration dans Albert Hall en faveur do la constitution immédiate d'une Société des Nations comme partie intégrale du traité nt de paix. Les mêmes démonstrations auront lieu le 5 janvier dans les principales grandes villes. ,£a Le parti propose de remettre une adresse à ne M. Wilson à l'occasion de son séjour à Lon-dres.>aM La natien arménienne proclame son •se j indépendance. PARIS, 19 décembre. (Havas.) Le bu-LCS • reau d'information arménien, dont le siège est à Paris, a' communiqué mardi la note J suivante. ,,La délégation nationale armé-; nienne, pour répondre au voeu unanime de la nation arménienne dont une partie s'est u_ déjà constituée en une république indépen-u_ dante, a proclamé l'indépendance de l'Arménie intégrale, y compris la Galicie, sous | 1; égide des puissances alliées et des Etats | Unis ou de la société des nations dès qu'elle iaj sera formée.'' >st La délégation nationale arménienne, qui on est présidée par Bogos Nubar Pacha, est nt constituée par des représentants des diver->rt- ses colonies arméniennes répandues dans le ,n" monde. Elle s'est employée depuis la guer-l.m re avec un zèle inlassable à faire connaître ^ les souffranoes d'un peuple martyr dont plus de la moitié a été littéralement égorgée. Une motion en faveur d'une république juive en Palestine. PHILADELPHIE, 19 décembre. Un congrès juif, représentant 3.000.000. de juifs, a adopté urfe motion en faveur de la constitution d'une république juive en de Palestine, sous le contrôle do la Grande-, Bretagne. a- nk te séjour de M. Wilson en Europe a serait raccourci. n_ LONDRES, 20 décembre. {Œleuter.) Le Daily Chronicle" écrit: a Le fait que le roi George a renoncé à sa visite à Sandringham pendant les jours de la Noël est considéré comme une indication quo is. M. «jWilscn sera probablement l'hôte du roi au , palais de Buckingham. Il parait que la modification des dispositions du président n'est pas a" duo au fait que sa; présence à Londres serait f' devenue soudain nécessaire à une date antê-:ie 'eure à celle qui avait été désignée d'abord : es Le président Wilson est néanmoins d'avis que ^os obligations vis-à-vis de son propre peuple •r l'obligeront à raccourcir de quelques jours sa visite eh Europe. le Le parlement danois à M. Wilson. la COPENHAGUE, 19 déc. (Wolff.), Les deux ; I Chambres du Reichstag danois ont pris la dé- j cision d'envoyer un télégramme à M. Wilson dans lequel elles expriment l'espoir qu'il puisse atteindre sou noble but. La prochaine visite do M. Wilson à Londres. {LONDRES, 19 déc. ("Reuter). Le roi a renoncé au projet d'aller passer les jours de Xoël à Sandringham. 11 restera à Londres, pour y recevoir Wilson. Une visite à M, Wilson. PARIS, 19 déc. (Reuter). Le roi d'Italie fut très ovationné par une foule compacte qui s'était massée sur son passage, malgré la pluie qui tombait drue. A la gare il fut salué par M. Poincaré. Plus tard il rendit une visite à M.v Wilson. Le Brésil reconnaît la république tchéco-slovaque. PARIS, 19 décembre. (Havas.) M. Olyn-f ho de Magalhoes, ministre plénipotentiaire du Brésil, a remis jeudi matin à M. Benés, ' ministre des affaires étrangères de la république tchéco-slovaque une note du gouvernement brésilien reconnaissant la république tchéco-slovaque. En Belgique Le Roi Albert reçoit l'adresse du parlement en j réponse au discours du trône. BRUXELLES, 19 décembre. (Tel.) leudi matin les membres du parlement Delge ont remis au Roi le texte des deux idresses en réponse^ au discours du trône, [ls furent reçus par le Souverain, en uniforme de général, dans le grand salon rouge. Les présidents de la Chambre et du Sénat donnèrent lecture des adresses, iprès quoi le Roi déclara qu'il se sentait tieureux de la confiance que les deux Cham- 1 Dres plaçaient dans son gouvernement et ju'il se félicitait de l'apbrobation des membres du parlement. Il s'entretint ensuite cordialement avec quelques députés. * * * ,] Le président Wilson irait à Bruxelles(?). 1 BRUXELLES, 19 décembre. (Tel.) Le ^résident Wilson, invité à cet effet par le i Roi Albert, viendra à Bruxelles. La date de • a visite sera fixée dans peu de jours. * * * Le roi d'Italie se rendra à Arlon. ( BRUXELLES, 19 décembre. .(Tel.) Le roi 1 l'Italie arrivera samedi matin à Arlon, dans i o 'but dj'y rendre visite au 2mo corps d'armée ( talien qui se trouve actuellement dans le ! Luxembourg belge. < * * K La Belgique et le Luxembourg. ^ BRUXELLES, 19 déc. (Havas-ReuW). En réponse au discours du premier ministre ( lu Luxembourg le Roi des Belges dit, au 3 ïouts d'une visite à Arlon, que le peuple j Delge a toujours su, dans sa lutte et ses i ;ouffrances, qu'il défendit aussi la liberté j lu petit voisin opprimé. La Belgique fera ] out ce qui est possible pour défendre, les ] ntérêts moraux et matériels du Luxembourg si ce pays nous demande secours. c Le général Guiliaumat, qui représenta le < jeuvernement français, fut le premier qui 1 ipplaudit à ces paroles. c * * 1 L'attitude des mineurs borains. BRUXELLES, 18 déc. Les bouilleurs du 3orinage se sont réunis sous la présidence du 1 léputé Pépin. Le principal grief des ouvriers c lui vont reprendre le travail est le manque t le nourriture. Ils n'ont que du pain et peu c le pommes de terre. Ils déclarent qu'ils re- i >rendrout le travail le 23 décembre, si on £ eur donne une ration de graisse et 500 kgs. le houille par mois. a- * * c Les „Disciples de Créty'' à Aix-la-Chapelle. \ Quand le général français Dégoutte com- f nandant d'armée, fit sur le seuil de la cé- s bbro chapelle octogonale d'Aix, l'hommage c le ses étendards victorieux à l'ombre de T vharlemagne et qu'il frappa durement la i lalle de la hampe de son fanion, comme s'il € 'y voulait planter, il accomplit un geste c îont l'émouvant symbolisme n'échappa à < ersonne. Aujourd'hui que les troupes bel- es et françaises occupent Aix-la-Chapelle, s ue nos couleurs flottent sur les monuments c mblics, le geste du général Dégoutté prend c me signifeation plus précise et fait com- € rendre aux Allemands que des heures nou- f elles ont sonné pour eux. <■ Mai» voici la fin de la fin. Les ,,Disciples s e Grétry", notre célèbre chorale, se sont f endus mardi à Aix sur l'initiative des c utorités. militaires françaises et belges. Ils 2 urent reçus sur le quai de la gare d'Aix- £ i-Chapelle (West), par le lieutenant Ma- uire, attaché belge auprès de l'Etat- a 'Iajor français. Ils se rendirent à la 1 îathédrale. Face à l'autel, les généraux r )egoutte, Massenet et Tantôt avaient pris c lace. Deô soldats français, des femmes et f es enfants du peuple avaient envahi la aste nef. 1 MM.- Closset et Sauvage chantèrent ,,le 1 Crucifix" de Faure à l'élévation, tandis lj u'à l'issue de la messe, la Chorale tout é ntière entonnait le ,,Jesu Domine Christe", 1 e Dethier. Accompagnaient : MM. Schoof, rganiste; Qui tin, violoniste, et Kirch, vio- I mcelliste. € Après la cérémonie, les ..Disciples de é îrétry" furent reçus au ,,Kurhaus" où s près Je déjeuner, devait avoir lieu le con- ert. L'assistance était, composée exclusi- f ement d'officiers et do soldats français, i- IM. Closset, Alberts; Sumkay, Quitin et f kirch se produisirent dans les meilleurs *' îorceaux de. leur répertoire. La chorale l xécuta ,,La garde passe" de Grétry, 1- ,,Hymne à la Nuit", de Rameau, la e ,Marseillaise", le ,,God Save the King" f t le ,,Star Sprangled Banner". } Chaleureusement ovationnés les Disciples d srminèrènt. le .concert par une vibrante i Brabançonne" .que réclamait l'auditoire. J 2 En France L'arrivée du roi d'Italie à Paris. PARIS, 19 déc. (Reuter). Le r«i d'Italie est arrivé ici cet après-midi. Une réception grandiose lui est réservée. PAItliS, 19 déc. (Havas.) Toute la pressa française salue, par des articles chaleureux, l'arrivée à Paris du roi d'Italie. Plusieurs journaux ont demandé à cette occasion des articles à des hommes politiques importants. Ainsi dans le ,,Petit Parisien'' M. Painlevé, meien président du conseil, écrit: ..L'accueil lue Paris a fait au président Wilson a été }elui qu'attendaient tous les Français: ardent 3t^ grandiose. Avec un enthousiasme où se mêlaient la sympathie et le respect, Paris a salué à la fois le premier représentant d'un peuple, d'un continent qui s'est ébranlé tout entier à l'appel de la justice et l'homme d'état iont l'intelligence lucide et généreuse, la volonté tenaoe à la vision sereine, savent discerner, au milieu des orages du présent, les .■'oies de l'avenir. Aujourd'hui c'est un autre ^rand allié qui sera l'hôte de :eotre ville. Les icclamations qui accompagnaient hier le président des Etats-Unis se prolongeront en ,'ivats innombrables pour la. noble nation ita-ienne et pour son Roi, qui en est en môme -emps le premier citoyen. Il n'est aucun Français qui ignore la dette de reconnaissance que a France a contractée envers l'Italie au cours le la plus grande épreuve de son histoire, mais j'est pour nous une joie en ce jour de fête commune d'évoquer le concours que nous ipporta, en plein péril, l'amitié de notre :oeur latine." Après avoir rappelé l'action héroïque de 'Italie au cours de la guerre, M. Painlevé conclut en ces termes : , ,De tels souvenirs lissent entre les deux nations des liens étroits Qu'aucun événement dans l'avenir ne saurait Priser, ni détendre, il n'est point de difficul. tés accidentelles, point de problèmes territoriaux, point de susceptibilités nationales qui missent atténuer jamais la confiance et l'amitié de deux peuples qui sont restés si bien mis aux (heures de mortel danger. Ce sont de celles pensées qui aujourd'hui fieront présentes lux coeurs do tous. Aujourd'hui nous songerons que 500.000 soldats italiens ont succombé lans la lutte pour la liberté et que leurs om-îres sont présentes à la fête; nous songerons lue le roi Victor-Emmanuel III a risqué dans a plus meurtrière des guerre non seulement son trône — ce qui lui importait peu —, mais .'avenir de son peuple. En acclamant, après e Président de la grande république d'outre-nor, un roi-citoyen et soldat, indéfectible ami le la France, c'est l'Italie tout entière que a France acclamera, l'Italie héroïque et sou >èuple frère du nôtre." Dans le ,,Matin" un autre ancien président lu conseil, M. Barthou, écrit: ,,Auroi d'Italie, a France rendra en acclamations ce qu'il a ait, avec tant de clairvoyance courageuse et le générosité discrête, pour la cause commune. Slle saluera en lui l'allié fidèle, le brave sol- lat et le roi nationa d'un grand peuple ami."' • * « Le maréchal J offre à l'Académie français#, PARIS, 19 déc. (Reuter.) Le président ït Mme Wilson assistèrent aujourd'hui ( la éception du maréchal Joffre à l'Académie rançaise. Le président et son épouse arri-^ aèrent à 1 heure. M. Wilson se trouvait ,vec M. Poincaré au milieu des membres, Madame Wilson se trouvait dans la loge de vladame Poincaré. Dans son discours à l'Académie le marchai Joffre dit: L'enchaînement des faits :st la cause que je rends ici le plus grand icmmage à notre armée. Elle a été le vaste liâssis de tout l'édifice parce qu'elle était ermement décidée à la guerre. Et s'il est vrai que l'armée prête sa force lu pays auquel elle doit son existence, it-on alors jamais une plus grande armée ue la nôtre? Néanmoins il me semble que ant d'héroïsme et tant de fermeté auraient té insuffisants ai les peuples alliés n'allaient pas été poussés d'abord vers la uerre, puis, au cours de la lutte, soutenus >ar les nobles idées de libéré et de droit, [ui leur ont inspiré la décision et qui ont ;uidé leurs actes. N'est-ce pas dans la con-iction qu'ils combattirent pour le droit [ue lès Nations alliées ont puisé l'enthou-iasme avec lequel ils se sacrifiaient, la foi ans la victorie finale? La force de si lobles sentiments a été célébrée par le rand président Wilson en paroles qui sont ncore présentes à votre esprit, pendant [lie cette même force le soutenait pour ac-ompli noble action. Non sans émotion je me souviens de mon éjour aux Etats-Unis. Ce peuple, qui se outait vaguement de la force considérable ont il disposait, mais qui ne savait pas ncore comment employer cette force, la aisait néanmoins entrevoir par la flamme le son dévouement pour lli France. Il upposant que l'amour serait capable de aire, sans perte de temps, quelque chose e grandiose, une chœe par laquelle les .rmées alliées. seraient renforcées et allé-ées.Il ne s'est pas trompé dans ceci car cet mour a permis à la France, presque dé-ordée par la décomposition des troupes usses et les lourdes épreuves du printemps e 1917, de persévérer en courage et con-Lance.Lorsque je passai, au milieu des masses opulaires américaines, les plus belles heu-es de ma vie, je comprenais que le voeu our 6e sacrifier chez ce ïioble peuple était veillé , par le courage de nos soldats et par i loyauté de notre cause. Pour que la France vive, pour que la Belgique renaisse, pour que la liberté règne t pour que 1e droit triomphe l'Amérique tait debout, résolue de jeter au combat du dernier homme et son dernier dollar. L'histoire ne connaît pas d'exemple plus l-appant que celui de ces millions d'horn-îes, qui se détachaient de leurs travaux aisibles pour traverser une mer semée do lines et pour sacrifier leur vie à une noie cause, à des milliers de milles de leur ays. Et comme ce ne fut pas assez qu'ils nvoyassent l^urs maris et leurs fils, ces animes, ces pères et ces mères qui aceom-agnaient ces phalanges de soldats au del( e la mer sont venus pour adoucir notre îisère pour guérér nos blessures. Nous avons yu comment ils ont donné sang

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Cet article est une édition du titre L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Amsterdam du 1914 au 1918.

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