L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1914, 04 Novembre. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Accès à 20 septembre 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/c53dz04276/
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j|ôrc Année N°. 12. lO Centimes MAi*n<Pidi 4. Novembre IQld L'ECHO BELGE L'Union fait la Force. Journal Quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Belge est notre nom de Famillt Toutes les lettres doivent ître adressées au bureau de rédaction: N.Z. VOORBURGWAIv 234-240. Téléphone: 2797. Rédacteur en Chef s Gustave Jaspaers. ( Charles Bernard, Charles Herbiei, Comité de Rédaction: < Gustave Peellaert, René Chamhry, ( Emile Painparé. Pour les annonces, abonnements et vents au numéro, s'adresser & l'Administration de journal: N.Z. VOORBURGWAL 234-240. Téléphone: 1775. Raisons jllemaiÉs. La lecture du livre blanc allemand suscite une première remarque qui a son poids. Alors que les autres nations ont jugé suffisante la publication dans leur intégralité et dans leur nudité des pièces diplomatiques préliminaires à la guerre, le gouvernement allemand présente un texte explicatif dont les documents ne sont que les compléments rejetés en notes à la fin de la brochure. 4 L'impression est moins nette, moins pure surtout. Précédés d'un texte ou d'un éclaircissement qui altère fatalement son sens quand le rédacteur veut donner le change, un document n'apparaît plus à celui qui le lit dans sa vérité ni sur son plan réel. Alors qu'en Angleterre, en France et en Russie le livre blanc allemand est répandu dans le public, notons qu'en dehors des cercles officiels intéressés, le livre blanc anglais et le livre gris belge sont totalement inconnus de la foule en Allemagne.Et cependant, qu'elle y trouverait de singulières matières à méditations qui certes ne seraient pas favorables au gouvernement allemand. L'historique allemand des origines de la guerre s'arrête au 2 août. H oublie — pourquoi 1 — de faire allusion aux échanges de vue# entre l'Allemagne et l'Angleterre à propos de la neutralité belge. C'était un fait cependant qui méritait une place prépondérante dès le début puisque l'attitude ambiguë, voire même trouble de l'Allemagne, suivie de la violation effective de la neutralité. belge, devait déclancher l'action de l'Angleterre qui sans oe facteur n'aurait eu ni l'intention ni même les moyens d'intervenir.Le texte allemand procède par affirmations et par déductions déconcertantes qui réclament une fière dose de naïveté ou de patriotisme pour qu'on s'y laisse prendre. Ainsi: le fait que la Serbie qui désirait donner satisfaction à l'Autriche après sa note comminatoire nTa pas accepté sur le champ toutes les conditions, même les plus folles, de l'Autriche, est aux yeux du rédacteur officiel un „casus belli" évident. II. approuve que l'Autriche, contrairement à (tous les U6ages, ait rompu à ce moment les relations diplomatiques avec la Serbie et ouvert les hostilités contre Belgrade. Et cependant l'Angleterre avait proposé un arbitrage. La Russie'en la personne du tsar Bu^ppirait l'empereur d'Allemagne d'éviter une guerre entre un colosse et un pygmée qui devait provoquer en Russie un mouvement de colère néfaste à la paix. L'Angleterre se vit répondre dès le 26 Juillet qu'il ne plaisait pas à l'Allemagne de citer son alliée devant un tribunal européen (ces mots doivent être soulignés pour un conflit que celle-ci avait avec un voisin). Constatons ici que le principe de l'arbitrage entre nations est un principe admis lors des conférences de La Haye. Refuser l'arbitrage proposé, parler d'une façon de tribunal où l'Autriche paraîtrait en accusée, n'est ce pas donner à des mots bien nets et bien définis un sens qu'ils n'ont jamais eu qu'aux yeux de gens belliqueux et qui veulent la guerre. Le jeu de l'Allemagne, on le perçoit trop bien, était non pas d'apaiser îe conflit entre l'Autriche et la Serbie mais d'empêcher la Russie de venir au secours de la petite Serbie menacée. Les hostilités entamées du côté de l'Autriche, l'Angleterre ne se découragea pas. Un télégramme du 28 juillet de sir de Bunsen à sir Edward Grey dit que le ministre des Affaires Etrangères a déclaré que l'Autriche-Hongrie ne peut retarder son action contre la Serbie et que toute proposition afin de négocier sur la base de la réponse serbe serait repoussée, le prestige de l'Autriche-Hongrie étant en jeu. L'incendiaire voulait que le feu qu'il avait allumé s'étende et non pas s'éteigne. Attitude qui s'est répétée du côté de l'Allemagne lorsqu'elle eut violé la neutralité belge: refuser de transiger pour placer les autres nations devant un fait accompli avec l'espoir qu'elles hésiteraient à se mettre en lice en considérant la calamité universelle jqui en serait la conséquence. Les autres nations n'ont pas hésité. La grande calamité qui en est née aura les plus' décisives et les plus heureuses conséquences. c. h. - m ■ % ■ — La chute d'Anvers. Des relations plus détaillées nous sont parvenues d'Allemagne et d'Autriche sur ce qui s'est passé durant le siège d'Anvers. Il semble résulter des articles publiés ,, par la „Kôlnische Zeitung" que la partie la plus importante de cette tâche a été en accomplie en grande partie par un corps d'armée composé d'éléments pris, dans la réserve. en La constitution de ce corps s'accomplit -rapidement, ajoute la „Kôlmsche Zeitung". L'ordre de se préparer fut donné le 2 août. , Le 13 du même mois ce corps d'armée se trouvait prêt à marcher. Cinq jours plus tard il passait le pont, près de Lixhe, ayant comme objectif apparent de. couvrir q, Bruxelles. ^ Les ordres formels donnés concernant *C] l'inviolabilité du territoire néerlandais furent la cause qu'il y eut un véritable encombre- ^ ment devant ce pont où venaient s'entasser toutes les troupes massées entre Liège et / la frontière hollandaise. La „Kôlnische Zeitung", d'accord avec la „Freie Presse", assure que les mortiers monstres de 42 furent mis en action contre ja les forts' de Wavre-sainte-Catherine et de Lierre, et ceux de 30,5 contre celui de Lierre. un Le même journal donne d'horribles détails a sur les dévastations occasionnées par ces pièces. Comment, par exemple, un des pro- jei; jectiles de 42 c.m. se fraya un passage à travers les ouvrages fortifiés au moyen d'une couche de terre et de béton d'une épaisseur de 7 et de 2 mètres et d'une coupole blindée, pulvérisant tout ce qui se trouvait sur son che- ^ min; comment un autre projectile de 30,5 nQ cm. arriva au beau milieu d'une coupole ^ principale après avoir percé un blindage en mg acier d'une épaisseur d'un mètre; comment ^ tous ces projectiles enfin, allumant un véri-table enfer, se frayèrent un passage à travers des casemates et des couloirs, détruisirent ^ les lourdes portes recouvertes d'acier com-me s'il ne s'était agi que de vulgaires car-tes à jouer. Le déplacement d'air projetait les H défenseurs des redoutes sur les parois leur occasionnant de terribles blessures. On , ' frissonne, ajoute le correspondant de la , „Kolnische", en pensant que les assiégés ont vu arriver à une distance de 6 K.in. des projectiles aussi meurtriers et certes, l'on ne peut reprocher au commandant qui . ; se voit obligé de rendre son fort en de telles circonstances, de manquer de courage. au. Le commandant du tort „Chemin de fer", dit la „Neue Freie Presse", préféra se faire vo« sauter dans son fort plutôt que de subir le sort d'un fort voisin dont il n'avait pas pu empêcher la destruction. D'après ce qu'on a pu lire ci-dessus, on do; pourrait supposer que ces pièces n'auraient été mises en batterie que pour les trois sièges pr< susmentionnés. leu Ce n'est nullement le cas. En effet nous en1 trouvons dans le journal, tout récemment en-publié, du général Léman, le défenseur de Liège, que l'attaque des forts commença le i 11 août au moyen d'obus de 10,5 et de 15, qU auxquels on ajouta les 12 et 13 août des obus ga] de 21 et que ceux de 42 n'entrèrent en inaction que le 14. vjt Cela concorde parfaitement avec ce que nous savons de l'organisation militaire des Aile- cee mands, qui ont pour principe de faire au accompagner un corps d'armée par de l'artillerie lourde, conposée d'obus de 15 et de mortiers de 21 et de pourvoir leurs régiments d'artillerie à pied, généralement attachés à un pareil corps d'armée, de canons de 10.5. Que d'autres calibres, ^ ' par exemple ceux de 24 et de 28, se soient trouvés dans les parcs de siège, nous en P?: doutons. ma d'] lec Propos de Guerre. :: • Mi Nos chers hôtes hollandais ont inauguré po: un sport nouveau: Ils vont à Anvers et m€ vice-versa:.. Nous, qui n'osons pas encore risquer le voyage, nous utilisons abondamment leur complaisance, au point d'en abuser parfois. On a vu de vielles ., demoiselle& qui font rechercher leivr V1 caniche, des maniaques qui, au lieu d'essayer de faire mettre en sûreté des ~e • objets précieux ou de chères reliques, encom-brent les complaisants messagers d'usten- ^ siles aussi inutiles qu'hétéroclites. Mais, nei peu importe; on va à Anvers par plaisir, cai par mode, par dillettantisme. Si cela eon-tinue, l'agence Gook, sans doute, organisera d® des trains de touristes. d®1 Mais cela ne continuera pas. Les Aile- 1 mands, déjà, y mettent le holà! Vous avez s'a lu de quelle façon — peu courtoise, en 'ex] vérité — ils confisquèrent plusieurs autos rer hollandaises, dernièrement. , Gela refroidi- qu ray sans doute, un peu le zèle des adeptes s'i' du sport nouveau. Et cela, hélas! nous un privera aussi des rares liens qui nous ums- Pe saient encore, à la ville envahie... Mais nk la vigilance des enemis n' empêchera pas ph cette sorte de communication télépathique dé: subsistant, malgré les ruines et les cendres, entre notre âme ardente et l'âme mystérieuse des choses. G. P, ^ 1 1 ■ ^ La ab En Belgique. A Bruxelles. Les Allemands ont organisé un train Envers à Bruxelles, mercredi dernier. Il .prunta la voie Lierre—Aerschot—Lou-in. Voici le récit qu'un voyageur nous resse: Nous sommes partis d'Anvers à 9 Lires du matin (heure allemande, bien tendu). Voyage intéressant, mais combien tiible pour des coeurs belges! A Lierre,, ît est brûlé. Nous avons aperçu, un peu îs loin, les matériaux tordus des trains-ernaux que les Belges lar.cérent vers les nés allemandes. D'Aerschot et de ses rirons, il ne reste rien, absolument rien, îst navrant! En entrant dans la gare de uvain, nous avons vu les décombres ■oulés de la Place de la Gare. Impression e ma plume ne saurait décrire! C'est vé-ablement abominable. Nous aurions voulu sortir de la station, >us en avions le temps, devant changer train), mais nul ne put nous dire L elle heure nous repartirions et, par pru-ice, nous n'avons pas quitté la Place de Gare et les environs de celle-ci. Les Allemands sont partout. Il n'est pas e cabane d'aiguilleur qu'ils n'occupent, > une barrière qu'ils ne gardent. Ils ont me trouvé le temps de peindre, aux cours allemandes, des bâtiments et des ieaux, à proximité de la gare. Une inde pancarte a remplacé du reste „Lou-n" par ,,Lowen." Devant la gare, à l'en tour de la statue Van de Wcyer, se trouvent enterrés de nbreux cadavres de civils tués lors du sac Louvain, à côté de cadavres d'Attends, tués par leurs frères d'armes dans ville même ou par nos soldats, lorsqu'ils iront ■ se battre aux portes même de uvain. Une proclamation couvre les rs de la gare disant que les personnes i n'habitent pas Louvain sont priées d.> pas £e promener dans les rues, parce il y a danger, des murs branlants se .versant journellement. ^e coffre-fort de la gare sert, à présent, bac à ordures. ja salle d'attente sert de cuisine... 3J heures, notre train s'est remis en rche et arrivait à Bruxelles à 6 heures. 5n route, nous avions croisé un train de nés recrues se rendant en Flandre et un >re convoi, lamentable, de blessés. STous avions mis neuf heures à faire ce rage ! * * » Le pain commence à manquer terrib|ie-nt dans la capitale. Les autorités ne ment plus qu'un pain par ménage. Les soldats allemands demandent à tout ipos où se trouve la tour Eiffel. On r avait sans doute fait accroire qu'en rant à Bruxelles ils foulaient le sol tant riê de Paris. » • » 3n sait que l'autorité allemande a oonvo-î la garde civique. Fort peu de jeunes •des se sont présentés à l'Ecole Militaire, i de rendez-vous. Encore ont-ils été in-és à se représenter tous les mercredis. 3 Allemands - veulent s'assurer ainsi que jeunes gens ne répondent pas à l'appel i armes du gouvernement. A Anvers. Lorsque les conditions de la reddition la place eurent été acceptées d'une part, : le général von Beseler, de l'autre, par Vl. Louis Franck, Jan de Vos, Rijck-ns accompagnés do M. le consul-général Espagne à Anvers, nous écrit un de nos beurs, — le général commandant l'armée iégeant pria ces messieurs à dîner. Ceci passait au couvent de Tildonck, entre ilines et Louvain. STotre correspondant, qui est un homme ié, ajoute même qu'il fut défendu de ntionner ce fait à la presse. Sfoua le croyons sans peine! * * * Une des conditions de la reddition de la le, qui a été signée de la façon que nous ms indiquée hier, stipulait que le pont bateaux partant du ponton du Canal au sro et joignant Ste. Anne devait sub-:er. Mais l'armée belge, tandis que les 'ociateurs occasionnels se rendaient au np allemand, et sans pouvoir rien présu-r des conditions de la capitulation, avait >ruit le pont, -— ce qui était de son roir. tolère du général ennemi lorsqu'il perçut de la destruction. Après des >lications justifiées, le général voulut bien igaîûer sa fureur. Mais c'est une question il pourrait endors soulever à l'occasion, "lui plaisait de chercher aux Anrersois q querelle, mettons de Jeunes-Turcs, nsons à M. Max! Car plus les ponton-rs allemands refont ce pont de bateaux, is la marée montante se charge de le nolir. * * * M.M. Louis Franck et Rijckmans ont itté notre ville à destination, dit-on, de Haye. Rassurons nos concitoyens. Cette >ence n'egt que momentanée» Dimanche, environ 13,000 fugitifs sont rentrés à Anvers, venant de Roosendael. c]e Plusieurs d'entre eux ne faisaient que tra- vi; verser notre ville, se rendant à Bruxelles, he Gand, Namur et Mons. qu * * * Depuis hier, les conduites d'eau nous ont ramené cette bonne eau de la Nèthe où les 011 cadavres de soldats séjournent encore. C'est pr pas ragoûtant, si vous voulez, mais on ne peut pourtant pas préparer le café ou le potage avec de l'eau de Vichy ! Alors, on m? a été content tout de même de la ravoir, dis Privés de cette eau pure( !) par le soin des wi pointeurs allemands ■— bien qu'on ait st( voulu nous donner le change pendant le be siège au sujet des réservoirs de Waelhem, de —r- elle nous est ramenée encore par le3 Allemands! Ceux-ci d'ailleurs nous conseillent vivement de la faire bouillir avant pr d'en user. Le conseil a du bon, si l'on songe ch à sa provenance! oc * * * de On racontait à propos de cette excellente eau de Waelhem — (une anecdote ne vaut jamais par la vérité qui s'en dégage!) — on d'. racontait qu'un gros bourgeois de la ville, m£ enrichi, par la vente de jambons ou d'un l'a autre produit porcin, — s'était présenté, et ces jours derniers chez un de nos pharmanciens, pour commander quelques bouteilles d'eau minérale. Et le potard de présenter:' ,,Eau de Vittel, Appolinaris, Royan, Châtel-Guyon" — Peu m'importe, répartit l'autre. C'est dr pour me laver 1 de * * * U. Les réfugiés belges, revenus de Hollande et qui habitaient les faubourgs et les n' environs, ont été peu agréablement surpris Ps en trouvant forcée la porte de leurs maisons. ^ Les unes avaient été ouvertes et pillées par P6 de vulgaires malandrins, les autres par des soldats qui, par ordre supérieur* avaient fait main basse sur les couvertures et les matelas. Si bien que ceux-ci et ceux-là ont été conter leurs mésaventures à la police, — qui n'y pouvait rien! Et ils ont, une fois rentrés chez eux, dû, coucher sur les chaises que l'autorité militaire avait daigné leur laisser. Ce en quoi elle agit avec une bien- M, veillante humanité. * * * po De la Tête de Flandre, nous avons nette- ^ ment entendu le canon dans la direction mi de Gand. K * « On a appris ici avec plaisir que l'Angleterre enverrait des vivres et des couvertures. au Il y a des miséreux qui souffrent déjà de la su faim et commencent à trouver la bise âpre et le vent cinglant^ Ceux-là seront soulagés, ©n partie. ra: * * * im Personne ne se conforme à l'heure officielle que les Allemands nous ont imposée. On trouve que cela est mesquin et tout ^ la fait ' inutile et qu'à l'heure où tant de do malheureux perdent la vie 6ur les champs de bataille ou reviennent vers nos villes, grièvement blessés, il y a mieux à faire que ^ d'avancer nos pendules d'une heure! ia * * * pl Le gaz et l'électricité vont fonctionner en à nouveau. On parle même de rétablir le téléphone et le service des trains vers IL Bruxelles (directement) et vers Gand. mî * * * ra: Le prix du charbon est à nouveau augmenté de 8 francs par 1000 Kos. * * * On attend une forte armée allemande qui se reposera quelques jours ici avant co de repartir pour Ostende. rjj * * * £v L'obtention des ,,passierschein" attire mi chaque jour une foule compacte à l'Hôtel H' de Ville. Les personnes parlant allemand m< sont toujours mieux reçues et passent tou- ti( jours avant les autres. d'i * * * pc Il est bien difficile d'obtenir des tickets pour l'autobus Anvers—Bruxelles, même moyennant la modique somme de 25 fres. 68 par personne! Une personne.amie, après la: avoir attendu toute la journée ne put parvenir à l'employé chargé du service qu'à cinq heures du soir! Aussi, le prix avait-il L augmenté ! On lui demanda 30 fres. par place et encore dans une voiture ouverte, tic Alors qu'il faisait un temps horrible. C'est na un peu cherl dr * * * let Chaque jour, la ville doit fournir 7000 lai bouteilles de vin.et payer 125,000 fres., ce qui est évidemment contraire aux lois de la fr( guerre, car cet argent sert à payer la solde es. aux soldats. On en fit la remarque aux po chefs allemands, qui répondirent qu'ils ne te: s'agissait pas de payer une solde aux mili- te: taires prussiens, mais de leur fournir tout so simplement un peu d'argent de poche! da * * * : , la Lea bateaux du Telegraaf, venant d'Hans- qu weert, ramènent, à chaque voyage, de po nombreux Anversois. I ë3 * * * ! Ni Le nombre total deg immeubles détruits ou atteints par le bombardement est évalué Be M398 pogr toyom et les fantwygg. Dans | ville meme il y a 7 i l maisons atteintes ut 190 sont entièrement détruites. Parmi les-ci figurent plusi eursimmeubles habités r des sujets hollandais,, notamment rue in Brée, * # * Il paraît que l'autre jour une compagnie soldats allemands, passant rue de la Pro-ice, a été copieusement sifflée. L'incident, ureusement, n'eut pas d'autres consé-ences.* * # Les établissements Tietz (Société Belge) t rouvert leurs portes, -mais jusqu'à 3sent les clients font défaut! * # * Comme partout, ailleurs, la garnison alle-,nde est plutôt déprimée ici. Les soldats ient assez communément: „Antwerpen rd uusre Grab ; aber Sie werden noch iinen fressen". — Anvers sera notre tom-iu, mais auparavant vous boufferez encore 3 briques ! — # * • La chocolaterie Martougin se remettra Dbablement au travail, car la demande de ocolat est très forte dans toute la partie jupée du pays, où les autres aliments viennent assez rares. * * * Les gens qui reviennent en dernière heure Invers nous assurent que l'impression est .uvaise, qu'il y a comme de l'orage en ir et que l'atmosphère engendre du malaise de l'anxiété. A Liège. La „blague" liégeoise ne perd pas ses oitsj malgré la déjà si longue occupation la coquette cité par les troupes ennemies, ae compagnie de Landsturms passait :emment, en sifflant des marches guer-;res, pour se donner du coeur au ventre, r une des belles artères de la ville. Deux allons, d'un trottoir à l'autre, s'inter-llent:— Eh! l'ami, ce sont au moins des xons ? ?— Sais pas... Pourquoi 1 r-r Puisqu'ils sifflent comme des canaris. 3 A Calmpthout. En remplacement de M. Bareel c'est Aghte, père, qui a été nommé bourg->stre. Déjà, il a pris d'excellentes mesures ur sauvegarder les propriétés et les biens. Peeters fait fonction de secrétaire com-inaL» * H. Les soldats allemands sont logés chez les :miers. Une garde permanente est établie Kruisweg et se montre très sévère au jet des passe-ports. * * * Deux soldats qui avaient bu plus que de son et menaient grand tapage ont été médiatement punis. * * t Le fils de M. von Bary a rendu visite à colonie allemande, présentement aban-nnée.s • a Le bruyère est encombrée de fusils et iniformes de soldats belges qui, lors de reddition de la place et afin de pouvoir îs aisément regagner les ligues belges, dossèrent des vêtements civils. Les Allemands s'occupent de les retrouver. ; vont même demander de maison en lison les uniformes ou les armes qui pour-ent javoir été déposés. A Esschen. Neuf déserteurs allemands, revêtus de 3tumes civils, malgré la vigilance des auto-és, ont réussi à . passer la frontière. Leur asion est fortement favorisée par la nature ime du terrain: sapinières ou dunes. De îide, de Calmphout et de Wildert notam-mt, il est très facile de gagner la fron-ire hollandaise en quelques minutes et iboutir a des endroits où la surveillance des stes-frontières ne peut plus être exercée icacement. C'est une situation que les iciers allemands redoutent et à laquelle ils 3aient de pallier en redoublant de surveil-îce et de sévérité. e drapeau Belge à Barle-Duc. Longtemps il flotta sur la jolie gare-fron-re de Barle-Nassau, notre glorieux drapeau tional. Eclatantes, hautes dans l'azur, se essaient au faîte de cette station, à gaucho i couleurs belges, à droite les couleurs hol-îdaises. C'était un coup d'oeil unique et qui, ns doute, actuellement, ne so reproduira lie part. Mais précisément la ligne do la mtière passe au milieu de la gare, où elle i même indiquée par de petites pierres, rtant. la mention Belgique—Hollande. Long-nps aussi des carabiniers belges so sont lus dans la partie belge de ladite gare. Ils it partis, et récemment un groupe de 40 sol-ts allemands, sous la conduite d'un officier, ; y ont remplacés. Ils ont pris quartier dans partie belge de la petite ville.... pour elques jours, car depuis ils sont repartis ur Anvers, comme d'ailleurs aussi la petite rnison de Turnhout. Les trains entre Barlo-issau et Turnhout sont supprimés. Natu-Llement on a retiré le drapeau belge de la ,re frontière — les couleurs hollandaises aies y flottent encore. Maia à Barle-Duc » gsi igmiakâ Wë? , et posseae un nourgmesi-re Deige, îe arapeau national flottera bien, encore. Et pas de'danger que les soldats allemands l'y viennent enlever, car on sait que ce petit coin do notre Belgique constitue une enclave tout à fait isolée en plein territoire hollandais.: Les Wallons d'ÂEnersfoort. Des quelque 12,000 soldats belges internés au camp d'Amersfoort, les Wallons sont évidemment lea plus malheukeux, ceux dont le sort est le plus à plaindre. Tout contribue à rendre leur captivité pénible. Et tout d'abord, la langue: la plupart ignorent le néerlandais. Les Flamands, eux, en suppléant par une mimique discrète à co que leur dialecte peut avoir parfois de mystérieux pour les Hollandais,, peuvent parler, ,,pratèn'', un peu, de temps en temps, avec leurs gardiens ou les curieux. . S'ils lisent, ils peuvent user des journaux, revues, livres et publications illustrées envoyées dans les camps par des comités qui, malgré leur bonne volonté, ne trouvent pas aussi facilement de la lecture française pour les. ,,geïnterneerden". Il y a les jeux; mais ils ne sont pas nombreux. Cependant, dans.ee domaine-là, les goûts ancestraux de la raco se révèlent. Les Wallons jouent surtout à la balle, à la pelote. Ils ont deux ou trois frontons, devant lesquels s'amassent des curieux moins ,,chics peut-être, mais plus sincèrement attentifs que les habitués de Neuilly-Saint-James, ou les grandes cours des casernes où,. . en longueur, les pelotari du Haina.ut. font mieux valoir leur adresse bien connue. Un grand nombre de spectateurs, b?lges ou hollandais, officiers ou simples soldats assistent toujours à ces joutes passionnantes et, très souvent, on peut voir, assis près de la cordé médiane, le crayon "à la maine, faisant force croquis, l'excellent sculpteur Rik Wouters, aujourd'hui prisonnier des Hollandais après l'avoir été des Allemands à qui il brûla le politesse. Mais on ne peut pas jouer à la balle, aux quilles, aux cartes ou au loto toute la journée. Il y a les longues heures ' d'inactivité, d'ennui qui pèsent à tant de grands gaillards habitués à manier, le pic mineur, le marteau du métallurgiste ou du carrier à défaut du fusil, — les heures d'infinie tristesse pendant lesquelles ils pensent aux leurs, à la femme, aux enfants, aux vieux parents qu'ils ont laissés là-bas, au pays, envahi. Depuis deux mois, ils sont sans nouvelles et les journaux " parlent de régions mises à feu et à sang, de familles dispersées, enfuies vers la Bretagne ou la Sartho, l'Angleterre ou l'Ecosse. Quelles mortelles angoisses ils souffrent et souffriront encore. De la Flandre, de Bruxelles ou du pays de Liège (par Maestricht) on vient encore, non sans peine et sans fatigue, en Hollande, voir des soldats internés. Mais du Borinage, de Char-leroi, de la province de Namur ou des Arden-nes, comment venir, comment envoyer des nouvelles ? Pourtant, is ne désespèrent pas, les braves garçons, les rudes fn6 du noir pays du fer et. du charbon. Et des heures entières, il en est qui viennent se poster à l'entrée du camp et qui attendent derrière les fils de fer barbelés, taciturnes, ayant perdu leur bonne humeur, leur jovialité natives. Mais comme leur visage s'éclaire, comme léUTS- yeux a'illujmnient d Espoir quand un ,,pays" vient leur rendre visite et leur crie depuis la porte du camp: „Ayu sont-i les Wallons?" Immédiatement, l'autre jour,- je me suis trouvé aussitôt entouré d'une centaine de gaillards qui m'ont posé les questions le3 plus pressantes sur ce qui se passe dans les ,,patelins" les plus divers du Hainant. A tous, j'essayais de donner une réponse précise et rassurante. Comment prendre la tangente quand un brave mineur, père de famille, Vous demande tranquillement — mais avec un peu d'angoisse dans la voix :,,qu'est-ce qu'on raconte à J. ?" Comment dire brutalement la vérité, ruiner des trésors de confiance par une froide dénégation quand un de ces braves bougres vous assure que les alliés sont à Mons ou à Charleroi ? . Beaucoup m'ont demandé mon adresse. Je sais aujourd'hui pourquoi. Je viens de recevoir un énorme paquet d'adresses écrites au crayon par des mains malhabiles sur des feuilles de carnet, de cartes postaies (dont une avec des vues de Dresde), au verso d'ordres ou de bons ' militaires écrits en hollandais. Il y a bien là-un millier d'adresses: il n'est pas sûr qu'elles se trouvent déjà dans la liste dressée au Kneutendijk Palais à La Haye. Toutes adresses de soldats du Hainaut ou de l'Entre-Sambre et Meuse. Us m sont groupés par village, ont fait le recensement dans œtte foule de 12,000 hommes', se disant: ,,Peut-être ce journaliste pourra-t-il communiquer avec 1*36 nôtres par l'un on l'autre moyen!" Il y en a qui ont grifonné quelques mots% un bout de lettere sur la santé à heur parents, à leur femme. — Ah! cette liasse de papiers, plus ou mois, propres, d'une écriture : souvent maladroite, comme m'émeut! La plupart des lettres sont 'd'un laconisme impressionnant. On lit généralement, après la liste des adresses, données complètement avec les noms de rues et de villages, cette simple mention : ,,Tous en bonne santé". " Voilà tout ce qu'ils peuvent ou veulent dire, collectivement les ,,hommes" de Rebaix, de Boussu, do Manage ou de Gilly, après trois mois dyune vie terrible! En voici un pourtant qui éprit à sa femme ,,touto chérie": ,,Tu es peut-être au courant de la situation d'eù je me trouvais- mais comme tu le vois, tout est tranquille et la verrerie reprendra bientôt, je suis mille fois plus inquiet pour vous autres tous que vous ne devez l'être pour moi." Le brave garçon! Qui sait? La ,,toute chérie" est peut-être en oe moment dans quelque village du continent à se demander s'il vit encore ou bien dans son-, noir, village borain à souffrir, avec la faim, npille angoisses, à sentir gronder au fond d& son coeur, une sourde colère contre l'envahisseur-! Au bas d'un des papiers, on à écrit à mon intention • ,,Au nom de toute la liste, je vous remercie". \llons! je garde les'adrossetf-et-l«r-publierai là-ta .(aussitôt 9ue ce

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