L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1915, 03 Mai. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Accès à 25 octobre 2021, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/k649p2xb2d/
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S ceriïi cio Centimes) Lundi 3 mai I9na L'ECHO BELGE L'Union fait la Force. Journal Quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Belge est notre nom île Famille. Toutes les lettres doivent être adressées bureau de rédaction: N.Z. VOOREURGWAL 234-240 Téléphone: ?797. Rédacteur en Chef : Gustave Jaspaers. 1 Charles Bernard, Charles Herbiei, Comité de Rédaction : . Gustave Peellaert, René Charabry, ( Emile Painparé. Pour les annonces, abonnements et vente au numéro, s'adresser à l'Administration du journal: N.Z. VOOHBLBGWAL 234-2S40. ». * Téléphone : 1775. Abonnement | En Hollande fl. 1.50 par mois, payable par anticipation \ Etranger fl. 2.00 „ .. les Dessins d'un neutre K»* Xls_ forment un petit album de vingt e irae cartes, vendftes au profit de la Croix jtoage française. .L'initiative est louable l'exécution sajgnée. Le succès est don j certain. Ces dessins d'un neutre, «vous les con -jiesez. Us ont été choisis parmi les nieil Vurs cfu grand dessinateur Louis Eamaec tqui combat pour l'admirable cause d itice que les alliés défendent avec un ' ,'aicucbe énergie. Car Ramaeckers s'es iêté tout de suite dans la bataille. Ce n'es ! L à lui qu'on fera accroire que troi ^ilaiiands ont été fusillés Avenue de Key '.cr à Anvers, le jour de la déclaration ci «lierre et que des femmes belges crevèrent le jeux aux blessés allemands ! II connaît la Belgique peur y avoir vécu alors qu'il travaillait, à. Bruxelles, sous 1, direction du peintre Blancgarin. Sembla Usaient. il connaît la France, où il. pu étudier l'âme française tandis qu'il suivai à Paris toutes les productions — et elle sont si nombreuses — de l'art français. 1 sait, Ramaeckers, que nous sommes incapa bies d'une injustice comme d'une cruaut et que s'il arrive à nos armées, parfois d'être battues, c'es't pour n'avoir pa voulu user des. armes déloyales dont no ennemis se servent et dont ils tirent vanité H le sait et il le dit. Car ses dessins parlent lis excitent la colère ou provoquent l'admi ration et, parce qu'ils sont violents, auda deux, méprisants, ils ne laissent personn indifférent. ' On comprend dès lors les lettres de me naces que les admirateurs du pesant ,,Klc deradatch" et autœ.s illustrés boches lu adressent journellement. • Cette, guerre a d'ailleurs mis en plein lumière les qualités multiples d un talen qu'on ne soupçonnait pas aussi robuste, 11 aus^i puissant. Quelle avait été sa car lière jusqu'ici? Né en 1869 à Ruremonde fun père hollandais, d'une mère aile Ïiande, Ramaeckers fréquente les écoles d dessin d'Amsterdam. Il travaille a Bruxel les, puis en France. Il est ensuite iromrrv directeur de l'école de dessin de Wagemn ;en. Il démissionne voilà six ans et colla bore depuis avec assiduité, à 1 ?>4.1ge ineen Handelsblad" d'abord, au ,,Tele »raaf" ensuite.. ° Il expose beaucoup, partage son temp sntre le dessin et la peinture et réussit ton les genres: campagnes chaudes, mers grises :anaux tissés de soies, girls si maigres e :j jeunes, hommes politiques cossus, pansu ît très puissants. Vient la guerre. Et tou de suite, il trouve son genre. Henry Mon nier eut Joseph Prudhome,^ Da'umier Robert. Macaire, Willette: Pierrot. Loin Ramaeckers a tracé, eu trois coups d crayons, la silhouette définitive du Boche Chaque jour qui passe le trouve ai travail,-stigmatisant le ridicule des compa triotes de von der Goltz, laissant libre cour à son imagination fertile. Il frappe, î cingle, il démolit. Ses caricatures ne sont paS'de celles qu font rire. Nous sommes loin des petites fem mes de Mars, de Gerbrault, d'Hermani Paul, des neurasthéniques impatients di Toulouse-Lautrec, des gosses miteux d< Pculfcot, de l'éléphant malin de Rabier Avec Forain, Steinlen, Vefcei% nous avon: Ira penseurs du crayon. Mais c'est à Forait qu'il faut surtout rattacher le genre d< Ramaeckers. ... Tout comme Forain, il n'est pas idéaliste Que recherche-t-il ? La vie, le mouvement le contour exact, la physionomie expressif que'quelques traits rudes vont fixer à jamais sur le papier. Dans cet effroyable conflit qui jette^ le: liommea contre les hommes, qu'ils -soieni soldats, penseurs, artistes ou écrivains, i s'est saisi d'une arme redoutable pour qu sait la manicTr. Car chacun des dessins qu< l'Allemagne inspire à l'artiste hollandais n'est-il pas un vigoureux coup de poing ap pliqué sur la face des chevaliers de la Kul tur qui nous ont réellement prouvé loin Biipériorité en incendiant la bibliothèque d< Louvain, en bombardant la cathédrale d' Reims. Et s'il rappelle encore Forain, c'es1 par l'acuité de son coup de crayon. Il rap pelle, — c'est tout, car Ramaeckers a beau coup d'originalité. Forain s'attaque'au? travers de la femme légère, aux vices di tourgecisj à la débauche du financier, à h mère d'artiste prête à toutes les comptai sauces. Ramaeckers, au contraire, tire du san glant conflit une leçon de choses. Il fai' de la philosophie crayonnée. Et aussitôi apparaissent à ces yeux ceux qui torturéren1 des femmes sans • force, des vieillards épui ses et qui massacrèrent — je cito Dinant — des enfants qui n'avaient pas trois mois ! A nos yeux, il n'est donc pas qii'ui grand artiste. Son oeuvre prend une signifi cation particulière: elle se dresse, épique grandiose et terrible en face de ceux qu ont aoettmulé des ruines partout où.ils pas sèrent. Il a compris, mieux qu'aucun àutr< peut-être, notre détresse. Homme de coeur a osé protester, le premier en Hollande contre une invasion qui était injuste et qu fut si souvent sauvage. Son audace, d'abord, a stupéfait. Com rnent^ un neutre osait se dresser devant 1 formidable appareil militaire qu'est l'Em V pire allemand? Et pourquoi pas? La neu | tralité morale n'existe que pour les timorés | Etre neutre, ne signifie pas qu'il faille éviter toute critique à l'adresse des belligé t rants. Ramaeckers efî c'est en quoi nou - lui devons une vive reconnaissance — a osé , lui, neutre, dénoncer à ses compatriotes 3 dès le commencement d'août, les agisse ments des Allemands, provoquant un mou - veinent de l'opinion publique en faveur d< - la cause de la Civilisation. Ce probe artiste qui ne se i:éclain< 3 d'aucune culture, — sinon de celle d< ^ l'esprit et du coeur,— fait réellement hon t neur à- son pays.. t René Chambry. : A bon entendeir.... i En attendant le moment de fuir dam . les bagages de la Zivil Verwaltung, le; t, .scribes-espions qui se prélassent à Bruxel f, les, les Max Hochdorf, les Ulrich 'Rauscher 3 les Treutler, les Julius Wertheimer, etc. 1 j>assent leur temps à composer des tartine . indigestes autant que prétentieuses su: § l'inexistence de la Belgique, en tan 5 qu'Etat-, sur'les luttes homicides qui, seloi 3 leurs affirmations, auraient divisé naguère 5 Wallons et Flamands, les divisent à l'heur* présente et les diviseront à l'avenir. Il; dirigent la grosse artillerie de leurs injure . sur ceux qui, à l'étranger, mènent le boi . combat intellectuel contre l'Allemagne 3 Jules Destrée, surtout, leur sert de cible Ils le dépeignent comme' un ennemi de . Flamands, comme un émissaire dé la' France _ un serf qui ne demanderait qu'à être soumis i avec toute la Wallonie, à la dominatioi française5 . Ils prétendent trouver une con 3 tradiction entre ce qu'il a dit et fait avan (. la guerre et son apostolat présent. Ils lu • contestent le droit de parler au* nom de _ Belges à la gloire de la Belgique. Tant que leurs images falsifiées n'on ' d'action que sur l'esprit du public allemand 3 cela n'a aucune espèce d'importance, ca: les Belges, unanimement, dédaignent ce î que les Allemands pensent et disent, d'eux : Cependant il importe de mettre le hola î des manoeuvres de cette nature en Belgique même, où, à la faveur de l'abattement ner veux, conséquence inévitable d'une occupa tion militaire ennemie, des individus louche % tentent de créer des malentendus entre Bel ' ges, d'exaspérer des discussions académi ques, passe-temps d'une époque bénie pa: ' line paix que, tous, nous croyions éternelle l de pousser enfin* ali paroxysme des divisions • par lesquelles s'attestait la vitalité de notr< pensée, vagues fumées d'ailleurs, évanouie dans les flammes du grand iucendie qu ^ consume l'Europe. Qui. donc, en dehors d'un Allemand oserait troubler notre accord merveilleux ' alors que, dépassant de tout leur iiçroïsnn 1 les plus infatués des théoriciens en ehambn et les plus fanatiques des pions, nos sol • dats se sacrifient au grand souci commun : libérer le territoire belge d'une soldatesqu< haïe ? Mais puisque les ennemis de notre patri< prétendent que Jules Destrée n'est pa: 1 qualifié pour exprimer l'âme de la Belgique 5 puisqu'ils altèrent sa pensée dans des des 5 seins qui ne sont que trop apparents, rappe lons-Ieur simplement ce Qu'il écrivait 1< ' 11 novembre 1912, dans'le ,,Matin",. î L l'occasion d'une conférence sur l'arfc walloi > qu'il donna à Paris ce jour-là. Anrès avoi] insisté sur la volonté de tous les Belges sans distinction, de rester Belges, après . avoir affirmé, en parlant des Wallons ? qu'aucun d'eux ne songe à l'annexion à 1? i République française et qu'ils . prétenden rester les maîtres de leurs destinées, i > disait: ,,Si, à l'heure présente, •i'ombr< > menaçante de la grande Allemagne le) inquiète, ils se sont indignés quand, avan l 1870, on crut que l'empire français rêvai i de nous associer à sa fortune. C'est ui i magnifique et contradictoire désir de libert< qui sépare maintenant les Wallons et le: Flamands; mais on les retrouverait instan • tanément unis.si l'étranger — quelque sym • pathique qu'il pût être — voulait le: 3 asservir." > Et ce texte-là, nous mettons au défi le • Max Hochdorf, les Ulrich Rauscher, le Treutler, les Julius Wertheimer, qui —- nou: le savons — lisent l',,Echo Belge", d'oser L L publier, dans sa netteté, dans sa franchise dans s'a prophétique et triomphante beauté Charles Herbïet. Les seesurs soi prisonnier; le guerre. L'Administration centrale des postes suisse l fournit une intéressante statistique concernan les secours financiers envoyés aux prisonnier ! de guerre pendant le mois do mars dernier. La Franco envoya en Allemagne enviro: 21/2 millions de francs; les mandats parvenu 5 en France pour les* prisonniers civils austro > allemands représentent une somme d'enviro: ». un demi million. 1 Depuis le mois de décembre 1914, les pri sonniers français internés en Allemagne on 9 reçu par l'intermédiaire,de la poste suisse un - somme d'environ dix millions de francs,. En Belgique. A Bruxelles. ' On n'a pas de nouvelles fraîches du nommé W. Ji\, ancien administrateur du ( ,,Princess Room", au Kneuterdijk, à La Haye, et qui servait de courrier à la léga-, tion Pays-Bas de Bruxelles. Les Allc-j mands prétendent qu'il transportait des lettres peur compte de particuliers. Une perquisition a été faite à l'hôtel que K. W. habitait. Il est toujours sous les vei'roux et passera incessamment devant ses juges. * * * Leg revolvers qui avaient été confiés aux policiers pour leur service de nuit leur ont été repris. Ils sont, à présent, déposés dans les commissariats dos différentes sections où > les agents doivent venir les chercher avant > do prendre leur service. Le matin, ils ■ doivent remettre leurs armes. Nos ennemis, > qui ont eu l'idée de cette chinoiserie, sont > décidément très courageux ! 5 * * * Au marché, on vend des caisses de gre-^ nouilles, bien que cette vente soit interdite. A défaut de pain, une cuisse de grenouille..., 5 On peut se procurer facilement des asperges et des fraises, de serre. Mais elles sont ' a des prix insensés.. ; * * * 1 La Société coopérative Intercommunale poui ■ le ravitaillement de l'agglomération bruxelloise a été formée entre toutes les communes j qui forment le ,,plus grand Bruxelles". La ( durée de la société est fixée à cinq ans. Toutefois, elle pourra être dissoute anticipativement ^ par délibératiomdes associées délibérant à la simple majorité des associées, mais seulement " après la conclusion do la paix. i* Le fonds social se compose de parts, dont 1 chacune est de 7.500 francs. Le minimum du 5 fond-social est fixé à 6»millions de francs. La ville de Bruxelles a 175 parts, la cora-• mune d'Anderleclit 70, Auderghem 8, Etter-beek. 36, Forest 30, Ixelles 85, Jette-St.-Pierre 1 16, Koekelberg 13, Laeken 41, Molenbeek-St.-Jean 78, Saint-Gilles 68, St.-Jose-ten-Noode 33, Scliaerbeek 95, Ucce 32, Watermael-JBoite- ■ fort 10, et Wol.uwe-Saint-rLambert 10. L Par chacun des souscripteurs il est versé > immédiatement 5 pour cent, soit en totalité 300,000 francs. Le Conseil général décidera de fairo des appels de fonds lorsqu'il le jugera utile; il en fixera. le montant et la date du versement. Lîs associées en seront informées 15 jours au moins à l'avance. A défaut par les associées d'avoir versé la somme appelée à la date fixée, elles devront les intérêts au taux de 6 p. c. Tan sur la dite somme sans préjudice à son exigibilité. Les intérêts courant de plein droit sans mise en demeure. 11 n'y a pas solidarité entre les associées. Elles ne sont responsables qu'à concurrence du montant de leur souscription. Toute commune belge peut devenir membre de la société, elle doit être admise par l'assemblée générale qui.fixera le montant de la souscription. Les associées n^-peuvént donner leur démission. L'exclusion d'une associée peut être prononcée si "elle ne remplit pas les obligations qu'elle a contractées à 1?égard de la société. L'associée exclue) ne pourra prétendre qu'à la valeur do 6a part à la dissolution de la société. A la liquidation de la société, l'actif net servira d'abord au remboursement de la partie libérée du fonds social. Le surplus sera affecté d'après la.décision dte l'assemblée générale réunie pour liquider les comptes de la liquidation, soit au Comité de Secours do l'agglomération bruxelloise, soit à une autro institution qui pourrait exister à ce moment et aurait pour ■ but de venir en aide aux victimes de la guerre A Ara vers. La section provinciale anversoise de secours et d'alimentation a pris connaissance, dans sa séance^ de vendredi dernier, d'une décision des plus importantes, prise par le Comité national, d'accord en cela avec la commission américaine.Voici les explications données à ce sujet par M. Louis Franck,président du Comité: Après mûre .étude de la question, le Comité national préconise certaines mesures tendant à combattre le chômage. Des subsides seront donnés pour l'exécution immédiate de travaux utiles : réfection des digues et des routes, défrichement de bruyères, plantations, etc. Abstraction faite des. sommes qui seront allouées aux chômeurs ainsi occupés, il sera possible de l'aire des avances spéciales pour couvrir les autres frais de ces travaux. Lorsqu'il ne sera pas possible d'organiser ce travail, ou aussi longtemps qu'il n'aura pas } été organisé, les comités de secours continue-, ront leur oeuvre avec l'aide des communes. On fera des avances dans ce but*. Un dixième de la cfépenso devra être couvert par la caisse communale. Les subsides du Comité s'élèveront à un montant suffisant pour l'allocation I de 3 francs par semaine et par ouvrier ou chef j de famille, .plus 1.50 _fr. po'ilr la femme et O.oO fr. par enfant de moins do 16 ans. Tous ceux qui jouiront do ces allocations seront tenus do fournir du travail. Ce secours se donnera en nature ; la quotepart de la commune seule pourra être distribuée en numé-5 raire. t Ce mode de distribution a été formellement s imposé par le comité américain, pour le motif que seules l'importation et la distribution d'aliments ont été autorisées et nullement i l'allocation d'argent provenant de l'étranger. 3 M. Franck fait un appel pressant aux clas-3 ses aisées et à tous ceux qui peuvent procurer " du trâvail afin qu'ils mettent en oeuvre, dans i le plus bref délai, Je plus de bras possible, soit pour la construction, la peinture, la confection des vêtements, la cordonnerie, etc. Le*nouveau mode de répartition préconisé t par le comité national de ravitaillement a. au ^ cours de la séance, provoqué une discussion à laquelle prirent part MM. Van Doosselaere, Cools, Lamborelle, Palmans et Franck, mais eh présence des explications données par celui-ci et droù il appert que ces nouvelles conditions. formulées par le comité américain, doivent être acceptées ,,ne varieteur", rassemblée S'y est ralliée unanimement. M. Gyselynck donna ensuite lecture du compte rendu des. opérations du comité provincial. Ce rapport s'étend sur tout ce qui a été réalisé depuis le début de la guerre, d'abord par la ville d'Anvers, ensuite par. le comité; il fait, en terminant, un éloge des mieux sentis de l'admirable nation américaine et des délégués de la ,,Commission for relief in Bel-gium'\*. * * Le conseil communal a décidé, ceci, en ce qui concerne la retenue d'un quart de traitement aux employés et ouvi^ers de la ville : cette retenue ne sera effectuée que pour les traitements dépassant -900 francs. Les employés ou les ouvriers mariés bénéficieront d'une mesure spéciale : la retenue ne sera appliquée à ceux-ci que s'ils touchent plus de 1200 francs par an et il n'y aura pas de retenue pour ceux dont les maisons ont été démolies par le bombardement. * * * Les coupons de l'emprunt 1887 de la ville d'Anvers sont encore payés. C'était le 1er janvier 1915 qu'ils venaient à échéance* L'administration communale, désireuse de donner une preuve de son bon vouloir, s'est mise d'accord avec une banque de la place qui. avancera une somme de 4 millions de francs sur des bons de caisse qui lui seront remis en garantie. v Le paiement "des coupons de l'emprunt 1887 sera donc effectué à partir du 1er mai. L'administration communale, afin de pourvoir à ses frais quotidiens, a trouvé un bailleur de fonds qui avancera un million de francs contre garantie. Cet emprunt est conclu, à raison de 5 %, depuis le . 1er mars 1915 jusqu'au 1er mars 1916. A Namur Communiqué allemand: D'après un rapport qui m'a été rendu par un inspecteur scolaire de'^a province de Namur, des listes qui lui ont été délivrées par les communes suivant l'arrêté de M. le Gouverneur Général, du 3 mars, concernant l'instruction obligatoire (Bulletin-des lois et arrêtés No. 48) ne correspondent pas aux dispositions de l'arrêté du Roi des Belges du 20 juillet 1914 (Moniteur Beige, page 4764) et ne contiennent pas les renseignements indispensables pour l'exécution de la loi scolaire du 19 mai 1914. _ Je porte donc à la connaissance des administrations communales que ces listes doivent donner les renseignements suivants: 1. Désignation des chefs de famille; ?— noms (par ordre alphabétique) ; — prénoms; — profession; — résidence (rue... no....); — titre (père, mère, tuteur, etc.) 2. Désignation des enfants en âgé scolaire; — noms ; r— prénoms ; — lieu de naissance; — date de naissance; — résidence. Je prie Messieurs les bourgmestres de dresser les listes-en question conformément aux dispositions précitées. Namur, le 9 avril 1915. Le Président de l'administration Civile de la province de Namur, Dr. KRANZBUHLER. * * * Autre avis: Il est interdit de mettre le pied dans les interpositions entre les forts. Ces positions s'étendent de la corne (l'arête) de devant du premier obstacle jusqu'à celle en arrière du dernier, ou bien de l'arête de devant du premier obstacle jusqu'à une ligne de dix mètres en arrière de la corne de derrière des tranchées couvertes. Ont le droit d'y entrer, tous les officiers et les troupes conduites par des officiers, les ouvriers (aussi les Belges) munis de cartes de travail de la Fortification (brassard avec no. et cachet), les laboureurs munis de cartes de travail de la Fortification cachetées par la mairie, uniquement pour le labourage des chariips situés entre les positions. Les permis pour ces champs ne peuvent être délivrés par la Fortification qu'aux propriétaires ou à des personnes sûres indigènes, n'étant? point suspectes d'espionnage, après le consentement des commandants des secteurs. Le bourgmestre partage la responsabilité de ses administrés. En outre, peuvent entrer les surveillants et les officiers de postes (en bourgeois) munis de papiers de légitimation. Tout personnage civil rencontré dans les positions sans papier de légitimation ou carte de travail sera arrêté" et sévèrement puni. * * * Voici en quels ternies le gouverneur-militaire de la position de Namur avertit la population : Il y a encore des gens qui croient que des armes, des munitions ou bien des débris trouvés en divers endroits ou dans la campagne n'appartiennent à personne et qu'on peut les -arder. Je me vois donc forcé de répéter expressément que toutes ces choses appartiennent à l'administration de l'armée allemande; quiconque trouvera l'un des dits objets devra les remettre immédiatement à l'administration militaire la plus voisine. Quant aux obus et autres projectiles d'artillerie, Je lieu où on les aura trouvés devra être indiqué sur le champ, vu le danger que l'on risque en les touchant. Toute contravention sera sévèrement punie. Sévèrement punie. Les Allemands ne trouvent jamais que ce mot là sous leur pjume •îr * -x- !A Namur, on paie le pain 46 centimes. A CSrasarleroi. L'activité de la Ligue des Locataires ne se ralentit pas. A la réunion qui a eu lieu à l'Université du Travail, des centaines de personnes étaient accourues de tous les coins de l'arrondissement. Après une allocution pleine de bon sens du dévoué président, M. Edmond George, qui s'est plu à souligner le succès de l'oeuvre, le .trésorier, M. Netter, a fait rapport sur la situation. On jugera par ce seul détail du développement pris par la Ligue : elle compte actuellement au delà de-1000 membres. - M. Vanderverst, secrétaire-adjoint-, a pris la parole. Dai^ une conférence faite avec beaucoup de brio il a "exposé les desiderata des locataires. Partout d'ailleurs, le secrétariat de la Ligue trouve l'accueil le plus* cordial. A Couillet, l'installation de la section locale réunit une telle affluence que M. Vanderverst dut parler en plein air, du balcon de l'Hôtel-de-Ville. Et c'est dans toutes lés localités de la région le même enthousiasme en faveur de cet organisme, créé dans le but de concilier tous les intérêts en présence. Après les conférences données par la Ligue, des sections ont été constituées en mars-avril à Montigny-sur-Sambre, à Couillet, à Jumet et. à Châtelet. D'autres conférences auront Heu cette fin de mois à Gosselies, à Courcelles, à Châtelineau, à Bouffioulx, à Pont-de-Loup. Sous peu, la Ligue des Locataires de l'arrondissement de Charleroi groupera, avec ses filiales, plusieurs milliers d'adhérents. Atl F'asrs Wallon. Les condamnations vont leur train. Il y en a qui sont assez curieuses et dont le libellé , prouve à nos ennemis que, malgré le grand danger d'une condamnation probable, la haine de l'Allemagne l'empofte sur la plus élémentaire prudence. Selon le 12, 2 de l'arrêté impérial du 23 décembre 1899, ont été punis, dit un texte allemand: a) Le marchand de charbons Jules Pous-seur, de Jambes, de 2 moins de prison et d'une amende de 100 marks, onebien de 20 jours de prison subsidiaire. b) Sa fille, Camille Pousseur, de 2 mpis de prison, parce qu'ils se sont procuré souvent des journaux étrangers et dés articles de journaux dont la vente est interdite; ensuite, parce que la fille a copié et collectionné, avec la connaissance et la permission de son père, des poésies et des articles hostiles aux Allemands, contenant pour la plupart des insultes communes et immondes à l'égard de l'empereur, des princes confédérés et de l'armée allemande; parce qu'elle a, en outre, comme on peut parfaitement le conclure de la manière soigneuse dont les nombreuses, copies ont été faites, passé les originaux à d'autres, et parce que, finalement, Jules Pousseur avoue qu'il s'est assez* longtemps occupé de transmettre des lettres ce qui est défendu. Les peines de prison sont comptées à partir du 1er jour de la détention. Les carnets saisis et les autres écrits seront gardés. * * * Le baron Hirschberg est un gentilhomme, très caporalisé^ Et les termes de ses avis se ressentent un peu de l'habitude qu'il a de commander, témoin cette petite note: „Je préviens le public que toutes les demandes concernant les passeports, les locations e£ autres choses, qui me sont adressées directement, seront toujours remises aux chefs de bureau respectifs. Mon cabinet n'est point un bureau d'information." * * * C'est le commandant du bataillon d'infanterie de landsturm Dresde qui commande le canton de Dinant et .le commandant Er-furt qui est chargé^ des cantons de Givet et de Fumay. * x- * L'avvocat Edmond Piret-Goblet. doyen des sénateurs belges, est mort à Châtelet. Il était né en 1829, à Namur. : — ■% -wmi A propos du coups des femmes pacifistes. L',,Echo Belge" a parlé cônimo il convenait de la puérile et stérile manifestation des femmes pacifistes, à La Haye, et a exprimé non sans raison son étonnement de ce que quelques femmes belges, dont certaines venues exprès du pays envahi avec un passeport en règle, aient" cru bon d'assister à cette manifestation saugrenue. (Cinq noms de Belges figurent dans la -liste des membres et délégués. Il faut y ajouter cinq autres noms de déléguées présentes au congrès.) Il faut dire à la défense de celles de nos compatriotes qui se trouvaient là qu'elles ont eu une attitude très digne et que leur présence a été en partie justifiée par l'émouvante intervention de Mlle Hamer. Celle-ci déclara Que les fem mes do Belgique ne veulent pas entendre parler de la paix ,,à tout prix" et qu'elles attachent autant de prix à la justice, au droit, à l'indépendance de leur pays. Ces idées furent reprises par Mlle Birnbaum d'Anvers vendredi soir. C'était là une note de nature à troubler l'harmonie de ce pacifisme bêlant et inconsistant qui n'a pas le courage de regarder en face les réalités. Le Bureau, avec l'aide d'une souple Hongroise experte dans l'art de la mise i en scène, rappela que l'on avait voté une résolution disant que la paix future devait être basée sur ,,la justice". Cela n'engage à rien. Il eût fallu dire si par là on entendait la réparation, en tout état de 'cause, du crime perpétré contre la Belgique. Les Walkyries du pacifisme germanique auraient-elles approuvé avec autant d'entrain? Ce sont elles et elles seules qui, à ce congrès, comme à tous les congrès pacifistes d'avant la guerre, ont fait des restrictions quand on a proposé des moyens radi-, eaux comme l'arbitrage obligatoire entre les peuples. Ou trouve tout cela fort naturel, apparamment, et l'on passe outre: ne faut-il pas ménager les servantes de Germa nia ? Ce qui enlève à ce congrès toute espèce de valeur, c'est qu'on n'y ait pas, dès la i séance d'ouverture, tlu le manifeste très digne et très noble dans lequel les femmes françaises expriment les raisons de leur abstention: il y a là comme un manque de loyauté,. Louis Piérard, ■ Croix longe de Belgique. Les ambulances d'Ypres ont dû évacuer cotte ville lorsqu'il y a quelques jours elle fut menacée par la soudaine avance des Allemands. Les blessés ont été transportés à Po-peringlie. Cette évacuation s'est effectuée en bon ordre grâce au service d'ambulances automobiles que la Croix Rouge de Belgique complète de jour en jour. Dans les bois d'Oostvleteren, on a construit des ambulances fixes en bois où sont amenés les blessés directement de la. ligne de feu. On soigne là actuellement plus de 1500 blessés belges et français. De cet endroit, où ils ont reçu les premiers soins d'urgence, ils sont transportés vers les grands hôpitaux de J>un-kerque et de Calais.' Ce transfert doit s'effectuer lo plus rapidement possible car un retard de quelques heures peut souvent êtrfe fatal aux blessés. C'est à ces services de transport, de Jiaute importance, que seront attachées les ambulances automobiles envoyées par les Téfugiés belges, en cadeau, à" leui^s vaillants soldats. l^es nouvelles souscriptions parvenues au secrétariat-général du ,,Comité des Ambulances Belges" de Hollande: 32 Jan Pietersz. Coenstraat à La Haye, sont les suivantes: (7e liste générale). lîéport des listes prcccdentcs: 29.138.08 frs. + Ï0.8U>65 fl. Comité central de la Haye. A. I*. et G. H. Pour le retour de nos enfants 5000,00 frs. Har&nne Peesten 10.00 ,, Anonyme 5.00 ,, Mme Van der Planche 10.00 ., Pour le bonhenr des petits Princes 5,00 ,, Pour une brillante offensive 5,00 ,, L. B. (Furnes)- 500,00 „ Mr et Mme Adi de Schictere de Lophem : 20.00 ,, Chevalier et Mme de Schietere de Lophem . 10,00 „ Une jeune Patriote 0,50 ,, Léonie Vcndrickx 1.00 ,, 'Anonyme 1000.00 ,, Pour le Roi 1.00 fl. J)c Jean à son Roi 0,10 ,, Marie. Antoinette 0.50 M. X. P. 2,00 „ Sous Comité de Bréda (Se liste). Anonyme 5,00 frs. Asselbcrghs ....*. 77.... 2,50 fl. Tydcman ; s.00 ,, lime Vreugdc 1,00 ,, Vve F. de Bont 2,00 ., Van. Sasse van Ysselt 2.50 ., Klep Batenburg 2,00 j, F. Springer i\oO „ DelhoXle Michiels 5.00 ,, 17an Wr.ssens 1.00 ,, »V. G. Vive la Belgique! 5.00 ., .1. Bynen. î.QO „ Sasse van 1 Vecl 0.50 ,, Bbigrrmo.n 2.50 ,, Vcrhagen 0.50 ,, T. Verhieggen * ].00 Laureyssçn Van Beeck 2.00 ., Fj. de Haan î.oo ,, Firma. Milcoen 1.00 ,, Saesen : ? i.oo ., Sous-Comitc de Maestricht (1ère liste). J. Lippmans 100,00 frs. Anonyme 00.00 ,, Lucien Vor IQQjQQ, , J. Moureau 10,00 ., Mr et Mme Eugène Hans 20.00 ., Oswald Poswick, Fauquemont ...... 10.00 ,, Oswald Poswich} Oud-Vrocnh oven >0.00 ,, Sopfiic Posicich, Oud-Vroenhovcn 20.00 ., Félix Poswick ; 50.00 ,, Mme Vlierboom van Hobokcn ... 25.00 fl. J. Gielcn de Venlo 100.00 ,, gangue, Schactsen et Macikcn .... 25,00 ., c Ridder 25.00 ,, A. B. Hamburger 25.00 „ Totaux au 28 avril: S6.1J,9,38 frs. ... — + 11,088,75 fl. AVIS. Nous serions reconnaissants à nos abonnés qui reçoivent leur journal par la poste et dont l'abonnement expire le 1 mal, de bien vouloir nous envoyer un mandat-poste de tl. 1.50 en mentionnant sur le mandat poste Renouvellement a'ahonnemonte

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Cet article est une édition du titre L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Amsterdam du 1914 au 1918.

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