L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1918, 13 Fevrier. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Accès à 08 avril 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/0p0wp9v13h/
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■Jâeaae j&tfïëë N°. ISOS 4S csîrauss ivrercrecss"ias sev^fer a<S3E© L'ECHO BELGE o. L'Union fait la Force. »Souas®MaI €sasotâ«15eai «3ts matin isïtraissasit en fflollancSe. BbIub est rwfpn mm dt» FacaiHa. Toute s les lettres doivent être adressée au bureau de réfiaction: N. Z. VOOHBUEGWâL 334-240, AJHSTËKDAIW. T<&ïésjSnor»e3: 279*7 et 177K. Rédacteur en Che! : Gustave Jaspaers. p„„„. ,, _ ci . ( Charles Bernard, Keraé Cïtare Comité de Rédaction : | Ëmile Paînparé. t B H11S U EU W USB U W fl ZlCBJtbUW Abonnements: Hollande f!. 1.50 par mois. Etranger f!. 2.00 par mois. Pour les nilitaïres au front et les militaires internés en Hollande il. 0.7S par mois payable tar anticipation. Annonces: 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents la ligne. AiV3STERL»Am-- neiepnone f'élsnhan! fin h Intérim La comédie «et finie, le drame continu Déjà nous ne songeons plus à Bresrt-Litov et son comique honteux ; nos regards tournent vers l'Ouest, vers ce front où so: nos frères et les frères de nos frères q ^'apprêtent une fois encore, comme dé ils l'ont fait sur l'Yser et à Verdun, à rec voir le choc de la Germanie et à le bri6' «afin pour tout de bon. Les indices de cette grande offensive ail nande, prévue depuis deux, mois, se mull plient. L'activité caractéristique des Ail mand6 sur tous les secteurs du front, leu violents coups de main et leurs attaqu répétées qui sont comme autant de cou; de sonde destinés à découvrir le point, fa "ble l'accumulation du matériel et des trO pôs' constatée par l'observation directe d aviateurs alliés ou rappontée par les priso; niera et les déserteurs, jusqu'à la logiqi 'des choses qui commande à l'Allemagne < feckercher une décision par les armes, toi bous montre que l'ennemi se prépare à ui ruée en masse sur les lignes franco-brita] niques, cette barrière de l'Occident. L'eu . pereur Guillaume vient d'ailleurs d'anno: $er lui-même cette offensive dans un de ci petits discours dont la manière n'est qr trop connue. Il avait de même annoncé l'o lensive de Verdun et, comme pour Verdui il a mobilisé le Vieux Dieu allemand. 0'e« comme si l'on ji'attendait plus que lui. L jête peut commencer. . Pourtant, avant qu'elle ne commenct Avant qu'elle ne nous saisisse tout entiea dans sa sublime horreur et qu'elle tienne e suspens toutes nos facultés de penser et d uentir, il faut encore nous occuper de l'ii famé chose qui, à l'Est de l'Europe, vient d se perpétrer dans la honte et la confusion Quelles seront, en effet, les conséquence du coup de Trotzky, coup inattendu, 6ort de plaisanterie gigantesque d'un Scapi opérant sur les tréteaux du monde, à moiu qu'il ne s'agisse d'une simple trahiso: payée, d'une manoeuvre concertée d'avanc entre compères, et qui, sans plus, livre à 1 merci de l'Allemagne la Pologne, la Coui lande, la Lithuanio et la Russie elle-même Un Allemand intelligent, une fois revende cette grossière ivresse qui saisit le boch devant le triomphe inespéré, doit cependan sentir naître certaines inquiétudes. Il doi lui sembler que l'Allemagne a gagné ui éléphant à la loterie. Quand une pareilL veine arrive à un particulier, il plaque l'élé phanfc. Mais VAllemagne voudra g&rdei l'éléphant au risque de le voir tout casseï dans sa maison. Il n'y a plus d'obstacle, provisoirement; à la création d'un duché de Cov.rla.nde e{ d'un rovaume de Pologne vassal de l'Allemagne. Ces nouveaux Etats, issus d'un règle ment international, sanctionnés par le sem blant d'une consultation populaire, si pei qu'ils répondissent au vœu intime de leur» ressortissants, n'en auraient pas moins ét< constitués sur des fondations durables ei offriraient à l'Allemagne un bel avenir. Aujourd'hui rien de pareil. L'Allemagne n'a pas, ne peut pas avoir ce suprême bon sens qui, dans une conjoncture pareille, caractériserait certainement le gouvernement de la Grande-Bretagne, et qui lui inspirerait un acte généreux et désintéressé ; laisser la Pologne aux Polonais, la Cour-lande aux Courlandais et la Lithuande aux Lettons. Bien au contraire, elle annexera purement et simplement ces pays ou, plutôt, elle s'ingéniera à trouver pour eux une forme do gouvernement autonome qui soit comme le masque, le déguisement de l'annexion. Si loin que soit poussé maquillage, même s'il entrait des principes vraiment libéraux dans la charte que l'Allemagne imposerait à ces nouveaux Etats, ce n'en serait pas,moins une charte imposée et elle n'inspirerait au peuple, que du mépris ou du dégoût. Les Polonais, pas plus d'ailleurs que les Lettons ou les autres nationalités intéressées, ne pourraient supporter l'idée de n'exister que par un acte unilatéral de l'Allemagne, par la grâoe, la merci ou le caprice de l'Empire Allemand. Leur haine née de ce sentiment d'humiliation s'aviverait avec le temps et, loin d'avoir garanti définitivement ses frontières de l'Est, l'Allemagne aurait au contraire forgé les armes que doit tourner contre elle l'ennemi de demain. Un million et demi d'Alsaciens-Lorrains, à peine un peu plus de Polonais, ont su , créer à l'Empire, qui comptait soixante-dix millions d'habitants, assez de difficultés pour qu'il devrait se garder de se mettre à dos, dans une nouvelle confédération, vingt ou vingt-cinq millions de non-Allemands. Le gouvernement de Berlin, tout en appréhendant le péril, le fera cependant, parce que cela est dans ses traditions, sa nature, et que, quand on est une bête de proie on ne peut pas faire autrement que d'emporter le butin. Mais il arrive que les bêtes de proie, si fortes que soient leurs mâchoires, si élastique que soit leur estomac, crèvent d'indigestion. Et l'Allemagne crèvera. O'est au milieu des embarras que lui crée cette situation paradoxale, dans l'assouvissement d'un triomphe inattendu et les entraînements périlleux où ce triomphe l'incline, que l'Allemagne doit entamer la plus grave et la plus formidable action de guerre dans l'Ocçident. Loin d'être un excitant, la victoire de l'Est exercera une action énervante sur le commandement, sur les troupes et sur le peuple. Nous pouvons, nous, confiants dans la valeur de ncs chefs et dans l'invincible bravoure de nos soldats, attendre cette action avec confiance. Charles Bernard. • mm . Q ' n H y a un an 18 février 1917: Les Français réussissent un coup de main au> nord-est de Reims, et lu* Rritaai'n/Laue-g à l'est de, SoM.ohcz,. 3: ei m j/ ss?9- Ce qui compte Pierre l'Ermite écrit dans la ,,Croix" de Paris : e. Le petit Nestor est embusqué....? sk Qu'y puis-je....? ge Le vrai embusqué, c'est la punaise dans ^ le lit. . Brûlez le matelas, le traversin, les oreil-'à ^ers'. *es draps* inoendiez le lit... Il y aura ) toujours un enfant do punaise qui se fera e~ assez plat pour édhapper à tout et repeupler *r le lit de demain. L'embusqué, c'est pareil... Il s'embusquera s_ partout. ,i- Une famille de réfugiés touche 535 franc» par mois...? Tant pis pour elle!.... Elle mange le pain des autres, et, tôt ou tard, ce pain-là reste dans la gorge. Ce qui me regarde, „c'est le centimètre de ^ terrain et d'influence que la Patrie m'a i- confié." i- Je suis concierge, employé, ouvrier, soldat, 3s prêtre, c'est ,,de cela que je suis responsable... c'est là" que je dois tenir, m'exalter, exalter lQ tous ceux qui m'approchent. Qu'il me laisse donc tranquille, ce bonhomme-là avec ses exemples de lâcheté. Tant pis pour les lâches, si vraiment il y 10 en a!.... i- La vie est courte; je ne voudrais pas être 1- à leur place quand, le derrière dans la plume, i- ils franchiront la frontière de l'au-delà, où a les attendent les grands morts. Q Et laissez-noi voir de belles choses... et, comme on ouvre toute grande sa poitrine à l'air pur des montagnes, laissez-mai aspirer 7e '' réconlort des hauts caractères et des grands exemples. a Dans ce splendide Paris, coeur et cerveau du monde, chaque jour vous en apporte. >, C'était hier.... Entre dans ma sacristie un s soldat mouillé. a En apparence, c'est un pauvre trouffion de 6 deuxième classe. Par hasard, le poêle chauffe.... Le soldat prend un air de feu et, peu à peu, Q sans y penser, ouivre sa vieille capote. Et j'aperçois une croix de guerre avec je ne s sais plus combien de palmes... puis une croix e de la Légion d'honneur dont le ruban rouge i s'orne de la large rosette d'officier. s — Et où avez-vous décroché tout cela?.... 1 m'écriai-je, Q Vivement le soldat referme sa capote. Ma ! question le gêne.... Il va falloir parler de lui. Mais je le tiens... nous le tenons, mes vi-~ caires et moi. Et il doit avouer... avouer toutl... i II est prêtre... prêtre magnifique, aumô-3 nier militaire.... Il a subi des bombarde-t ments terribles. Un 210 anéantit cinq de 6es 'D hommes et en blesse d'autres.... Il so précipite aussitôt dans l'entonnoir fumant pour les chercher mais un second 210 arrive presque dans le trou du premier.... La déflagration lui crève un tympan, mais, comme Daniel, l'aumônier sort de la fournaise, vivant. Pendant des mois et des mois il se prodigue ainsi, presque toujours en première ligne. Quand on lui donne la croix, spontanément, tous ses hommes veulent la lui offrir... ,,tous"... Et, afin que pas un n'ait la douleur d'être exclu de ce geste camarade, ils fixent entre eux la limite maxima de l'offrande ,,à 1 un soûl" Mais tant de soldats veulent donner leur ; sou qu'il y a trop de 'bronze! Alors un poilu sculpteur fond ce bronze et fait un groupe représentant leur pauvre aumônier traînant sut son dos un soldat blessé. Et tous les poilus sont contents. — Ça, c'est tapé!.,.... Leur aumônier ne pourra plus jamais les oublier!.... Quand il se fut confessé, oh ! si difficilement, de son héroïsme, ce prêtre, qui jamais n'avait eu peur, fut subitement épouvanté: — Au moins, vous n'allez pas raconter ça.... livrer mon nom... ? Et il eut la phrase qu'ils ont tous là-bas, ceux du -pays où l'on se bat. — Tous les autres en font autant!... C'est cette phrase-là que je veux retenir aujourd'hui: ,,tous les autres!..." Les embusqués, les lâches — toujours s'il y en a, — c'est l'ombre... Les autres... ,,tous les autres" voici la grande lumière... lumière d'héroïsme et de gloire dont il faut s'emplir les yeux et se réchauffer le coeur. Tout le reste ne compte pas... Le plaisir des voyages en Étape. Depuis quelques mois le railway allemand est en très mauvais étattpar suite surtout de l'usure du matériel. Chaque semaine pour ainsi dire on entend parler d'un grave accident de chemin de for qui a entraîné la perte de nombreuses vies humaines. A propos des joies d'un voyage par chemin de fer, actuellement en Allemagne, les ,,Mundmer N#ueste Naclirich-ten" publient une lettre sarcastique qui nou3 en dit long sur la vie de nos ennemis. Pourquoi le public se plaint-il, se demande l'auteur de l'article, avec un étonnement feint, de l'absence de chauffage dans les voitures à voyageurs? Ceux-ci oublient-ils qu'il est pour eux d'importance primordiale de ne pas roussir sur les conduites de chaleur leurs chaussures si précieuses? Voyager dans des compartiments dont les vitres sont brisées, o'est là un sérieux avantage: il y a un réel besoin d'air frais depuis que tout le monde fume des feuilles de hêtre et de houblon. Est-il convenable de parler de la saleté des planches, qui sont pourtant bien propres si on les compare aux marécages des Flandres? D'ailleurs s'il manque des nattes sur les planchers, n'est-ce pas là une évidente et sage preuve de l'économie officielle? Quand le publio traite de porcheries les wagons à voyageurs, que fait-il d'autre que comparer ceux-ci à, des cochons? En ce qui concerne les voitures réservées aux fumeurs, l'auteur pense qu'on ferait bien de prendre quelques précautions: il propose, de munir les non-fumeurs do masques contre les gaz asphyxiants. Certaines gens se plaignent encore que les trains ont des retards variant de vingt minutes, à une heure ou une heure et demie. Quelle folie! Ces gens ne comprennent donc pas que l'administration veut leur faire connaître l'inexprimable joie d'arriver enfin à destina-, tion ! D'autres gens reprochent aux trains d'être 1 invraisemblablement lents; ces mêmes gens ja- ] di£ soupiraient après les anciens et romantiques £ temps des diligences; aujourd'hui ces beaux < jours sont revenus et les voyageurs peuvent | ( enfin quand ils ont froid aux pieds descendre de -, voituro et marcher un peu le long du train; quand ensuite ils Bont réchauffés il© peuvent < tout à leur aise reprendre leur, place dans leur 1 en t. 1 En Belgique. Qojs préparent les boches? Une très vive émotion règne actuellement dans tout l'arrondissement de Namur» Ces jours derniers, en effet, les bourgmestres de l'arrondissement recevaient de l'autorité allemande l'ordre d'avoir à remettre au plus tôt au Meldeamt les listes de tous les jeunes gens nés en 1901 et séjournant actuellement dans leurs communes, j Ces listes devaient être remises pour le 10 , février, dernier délai. Les bourgmestres et les secrétaires communaux eux-mêmes étaient rendus responsables en cas d'omission ou de négligence, et toute erreur, comme tout retard, devait être, disait la» circulaire boche, sévèrement punie. On se demande naturellement quel but poursuivent les Allemands en faisant établir la liste des jeunes Belges actuellement âgés de 17 ans, et nombre de f amilles sont dans un état d'anxiété facile à comprendre. Les bruits les plus inquiétants circulent. D'après certaines personnes, généralement bien renseignées, les boches ont l'intention soit d'embrigader les jeunes gens en équipes destinées à effectuer des travaux militaires sur le front en vue d'une grande bataille prochaine, soit même de les incorporer de force dans les troupes combattantes. Pour qui connaît les Allemands, aucune de ces suppositions n'est invraisemblable. Au consens dss traîtres Voici les noms des membres du ,,Raad vani Viaandereaî' ' pour la Flandre orientale: Le docteur Borms, à Wetteren; Arthur Bracke, professeur à Lokeren; Josué De Decker, professeur à Gand; Guillaume De Vreese, membre de l'Académie flamande à Gand; Charles De Vriese, professeur à Gand; Roib. De Waele, ingénieur-agronome à ScheUebeke; Fornier, ingénieur à Gand; Godee Molsbergen, professeur à Gand; Pol Goossens, commerçant à Gand; Kared Heyn-drickx, à SaintrNicoilas; A. Ionckx, avocat à Gand; A. Martens, médecin à Deynze; Picard, médecin à Gand ; Emile Peerear, directeur des postes et télégraphes à Gand ; Frans Primo, rédacteur en chef du ,,Nieuwe Gentsche Courant", journal créé depuis la guerre par les Allemands; Jules Raschaert, commerçant à Wetteren; Evariste Stocké, oculiste à Grand; Antoine Thiry, professeur à Gand; Van Bcckxstaele, médecin à Gee-raardsbergen; Van den Bruele, imprimeur à Alost; Rosa Van Roy, avocat à Gand; et Jean Waninyn, directeur de l'Institut de langues et de commerce à Gand. Tels sont les noms des vingt-quatre traîtres qui ont la prétention de représenter la Flandre orientale et qui se sont mis tout simplement au service des Allemands. Nous publierons ultérieurement ceux de leurs complices des autres provinces flamandes. Tous ces gaillards-là, dont quelques-uns, fonctionnaires de l'Etat, foulent aux pieds leur serment de fidélité au Roi, paieront cher leur trahison un jour prochain; mais, en attendant, leurs noms méritaient d'être cloués au pilori de> l'opinioni publique. A Oraux:elle® La 7e chambre correctionnelle a condamné diverses personnes pour exploitation d'une distillerie clandestine. Parmi elles se trouvent un garde champêtre( !) de Waterloo, Léon De-laitte, qui a éoopé de 1 an et 4 mois de prison plus une part dans les dommages-intérêts seVmontant à 10,000 frs. * * * Chaque jour fait surgir des industries nouvelles. Nous l'avons vu aveo le cuivre; nous le voyons maintenant avec la laine. Pour bour- , rer les matelas vides, voici qu'on ose offrir du foin à 1 fr. 60 le kilo!... des ficelles à 3 francs le kilo et do l'herbe séchée à 1 fr. 50 le kilo. * * » ( En raison de la guerre aucune festivité oarnavalesque n'a été permise, ni bal masqué, ni travestissement dans les rues. * * w * ] On signale l'apparition do copeaux ultra J souples, déliés et minces, longue fibre plutôt, < offerts en vente pour le bourrage des matelas • < et qu'on dénomme ,,laine de bois". On vend j 3 aussi un autre succédané : la graine de lupin 1 , torréfiée, pour remplacer le café. * * * I ( On signale la mort do M. Joseph Otten, ! C ingénieur-architecte, directeur du service au ^ chemin de fer de l'Etat,' lequel habitait rue J les Ailes à Schaerbeek. ( A CSaiffBsS ; Sous l'impulsion de leurs maîtres aile- j mands, les aktivistes et les pacifistes à ou- r branœ — c'est-à-dire les traîtres et les rené- g s*ats de tout poil et de toute couleur — c mènent dans toute la Belgique flamande une propagande inlassable, encore qu'in- r fructueuse. \ La ville de Gand, en particulier, est in- e tatigablement ,,travaillée" par ces commis- 1 voyageurs en défaitisme, qui, s'ils n'obtien-lent que de maigres résultats, se donnent mi tout cas un mal digne d'une meilleure ;ause. Ces gaillards-là ont bien gagné l'argent que leur paient les boches ! Ce fut d'abord un meeting ,,en faveur de el a paix" auquel, ces jours derniers, les Gan- ^ ois étaient invites à assister au Nouveau-Uirque et qui, en dehors d'un certain noni-Dre de badauds venus par curiosité, ne réus- i( it guère à émouvoir que les quelques com- li Dères plus ou moins salariés que l'on a l'ha- ti >itude de voir dans ces occasions-là. Un lommé Samson, de nationalité hollandaise, on discours, prononcé avec l'accent du Jor- v laaiii d'Amsterdam, et les filandreuses allo- ?■ îutians des deux autres orateurs annoncés à 'extérieur — une dame Anna Mortelmans, [ui se croit des aptitudes à l'éloquence, et le jc Lommé Joris, l'homme du congrès de Stock- n lolm fc© oui suffit à faire voir oui le paie") , en — peuvent 6e résumer ainsi: ,,11 faut f« une paix immédiate, et si nos gouver ments n'y consentent pas, nous devons leur imposer. Donc, à bas les armes!" Le claque seule, groupée au pren rang, applaudit à ces paroles aussi vé mentes qu'inutiles; et ce fut seulem j quand quelqu'un cria aux orateurs: ,,A | donc dire cela à Berlin!", que l'imme | majorité de l'auditoire battit des mains. ' Trois jours après, c'était au tour de R De Clercq de pérorer dans la même sa devant les mêmes claqueurs stipendiés, de ressasser le3 inapties habituelles sur 1' dépendance de la Flandre et 6a mise si tutelle allemande. Heureusement, les cents de la ,,Cantate de Rubens", de Pe T-enoit, vinrent réveiller les auditeurs soupies par le ju^-de-guimauve sorti < lèvres du poète -lïiirlitonesque. Après qu sur l'invita^on du président, le sieur W; nijn, la petite bande se forma en cortège se dirigea vers le Marché-du-Vendredi, l'on poussa un dernier ,,hoch!" en! l'iu neur de l'aktivisme et dont ' les estamin bénéficièrent finlement des marks et < pfennigs distribués libéralement aux ma f estants. Que signifient, à coté de la simple et é quente protestation des élus gantois, < comédies burlesques, dont les acteurs, au et au su de tous, sont payés par les bocl et dont il faut être aussi sot que ceux pour croire qu'elles peuvent avoir quelq influence sur les sentiments de nos popu tions belges ? * * * Comme nous l'avons déjà dit, la ville Gand vient de compléter la série des me naies obsidionales créées par elle en metta en circulation des pièces de cinq fran» Elles consistent en une grande plaq ronde, composée d'uni alliage de cuivre d'aluminium et portant une inscription français et en flamand. Telle qu'elle, ,,médaille", comme l'appelle familièreme la population gantoise, n'a pas mauva: mine, mais elle ne vaut tout de même f le bel écu d'argent. Ce sera, tout au pli une pièce pour les collectionneurs, • * * Le premier avocat gantois qui se soit, 1914, engagé comme volontaire dans Vz mée belge, M .Paul Verbeke, vient d'êt tué au frent, dans les environs de Nieupco Il avait rapidement gagné les galons > lieutenant et avait été décoré syr le char de bataille. Ce jeune héres — iHn'avait q 31 ans — était le fils du-regretté premi président de la Cour d'appel de Gand et frère du procureur du Roi dans cette vil' On annonce également la mort de ï Michel Tassoul, échevin de Rhisnes, décé; à l'âge, de 60 ans et dont les obsèques o eu lieu le 6 février. A Verviers Au Meldeamt de Verviers, dans le con dor donnant aocès au bureau du contrôle des passeports, des affiches sont plaça dées demandant des ouvriers ,,à hauts sais res" pour la Fabrique Nationale de He 3tal. On ne donne pas dé précision qua; au genre d'ouvriers demandés. En ville sont placardées des affiches fa sant appel aux travailleurs pour l'Ail magne. On offre 50 marks de prime au d part, hauts salaires suivant aptitudes, au; tnentés proportionnellement à la durée c contrat. Or, ces offres n'ont aucun succès. Malg: a misère envahissante, la faim qui épuise < es privations qui tuent lentement à lëu :oyers femmes et enfants, nos ouvriers pr ;èrent gagner péniblement leur vie ici qi îe travailler pour l'ennemi. Ils dépenser linsi en constance de patriotisme et en vr; îourage une bravoure dont on ne loue peu ît-ré pas assez la grandeur. * * * (D'un cnrresyo-ndant -particulier.) La ville de Verviers vient de recevo. 'ordre de la Kommandanture allemande c aire place pour 10500 soldats et logemer •omplet pour 700 officiers. Pour cela la vil; loit fournir une très grande quantité c natelas et couvertures; or, comme les coi rertures, la laine et flocons des matelas or ité réquisitonnés il n'y a pas longtemps irdre est donné de prendre même le néca aire chez l'habitant. Que restera-t-il au labitants de Verviers pour se coucher et s ouvrir ? A Spa, toutes les villas viennent d'êtr cqtiisitionnée3, les habitants ont reçu ordr le partir dans les 24 heures, en laissant e >lace tous les meubles, literies, argenterie tiême les portraits de famille; ils n'ont ét utorisés qu'à emporter quelques linges d orps. Les villas sont réservées au grand état lajor allemand. Une des villas est réservée 'empereur; ces messieurs se trouvent plu n sûreté au milieu de leurs troupes qu'e: Allemagne. Des descentes ont en lieu aux cafés: Le Ce or, rue de Fer, et chc© A. D'oéhain, lc-squel ;aieftt devenus des tripots où l'on jouait jus îe 20.000 marks sur un coup. L'affaire aur; »ii épilogue en justice. * * * La commune de Frasnes-les-Gosselies a fêt i 2 courant le centenaire de M. Gaston-Phi ppe Lanteneer, fonctionnaire des contribu ons, retraité depuis 32 ans. * m # A Marcinelli Aurélien Bayard, 31 ans, sur îillant au charbonnage du Bois de Cazier ;ant voulu sortir prématurément de la cag< l'étage de 907 mètres, a eu la tête broyée. * * * — Vu le nombre croissant chaque jour d< urs clients les Restaurants économiques vien mt d'ouvrir quantité de succursales dans le lartiers de la nériohérie^ | par anticipation. Annonces: 15 cents la ligne. Reclames: SO cents la ligne. Les opéraisosis militaires. Houilles ieiitatines slsnies à l'Ouest ne- ia les Français repoussent des attaques ennemies dans la contrée lier de J:i y s'a court et près du Bois de Caurièrss. hs. Violents duels d'artillerie. ant lie® Sur le front occidental. !IS6 Les Français repoussent deux violentes attaques allemandes. 3ne jej {Commwjuqué officiel.y et PARIS, 11 février. (Heuter.) Une ten-in- tative d'attaque des Allemands dans la >us contrée de Juvincourt fut enrayée par le ac- feu des Français. ter Sur la rive droite de la Meusé, après un as- violent bombardement, l'ennemi fit une les attaque sur le front français près du Bois oi, de Caurières. Un violent combat eut lieu un- au cours duquel les Allemands furent re-et poussés Abandonnant un certain nombre où de morts sur le terrain. xn- En Alsace, dans la contrée de Violu et ets du Bonhomme de violentes actions d'artilles lerie se produisirent. oi- Recofinaissaeicos aériennes, k*" (Co\mm<umqué officiel.) ^ LONDRES, 11 février. (Reuter.) Hier ies le vent violent entrava de nouveau notre action aérienne. Nos avions firent plusieurs reconnaissan-ces, do sorte que notre artillerie put bombarder avec succès les batteries ennemies. Sur plusieurs buts, à l'arriéré dés lignes ennemies, des bombes furent lancées. n_ Aucun combat aérien ne 6e produisit. nt Détails sur le combat dans îa contrée ». de Messines ue (ÇommwrtÀqué officiel) et LONDRES, 11 février. (Reuter). Le en nombre de prisonniers fait3 hier par les la troupes australiennes au 6ud-est de Messines s'élève à 37. Nos hommes ramenèrent également trois mitrailleuses allemandes et un mortier de tranchée. L'ennemi subit de lourdes pertes. Non compris les pertes causées par notre bombardement préparatoire, l'adversaire eut 100 morts. Une contre-attaque ennemie fut repoussée avec succès. Nous perdîmes environ 20 hommes. De temps à autre l'artillerie ennemie déploya de l'activité au sud-ouest et à l'ouest de Cambrai. Dans cette contrée notre artillerie bombarda avec succès des détachements d'ouvriers. Sur le front italien Les hydro-aéroplanes italiens en action (Germmumqui officiel) ROME, 11 février. (Agence Stefani). Nos hydro-avions ont franchi l'Adriatique et ont atteint la Dalmatie où ils ont poussé jusqu'à Babbioncello. A l'île de Curzola ils ont bombardé avaû succès des ouvrages militaires. Quoique violemment bombardes par l'ar* tillerie anti-aérienne ennemie, nos appareils, après un raid d'environ 4 heures,' rentrèrent indemnes. Les opérations en Macédoine. Duels d'artillerie. ( C omnium que, officiel) PARIS, 11 février. Duels d'artillerie as-jez violents 'd'une rive à l'autre du Vardar ^t dans le coude de la Tcherna, où les Bulgares n'ont pas cessé de bombarder nos pren mières lignes dans la région de Matkovo. t ta C©rsgrès ci© Washington. LS, » Un iseeisrs important le 11 Wilson. re f- f ~ ^ réponse des Etats-Unis aux pusssansss centrales. ip un ui^sours ue m. wiit>on. 113 WASHINGTON, 11 février. (Reuter. Cet après-midi, au Congrès, le présiden Wilson prononça le discours suivant: Le 8 janvier j'eus l'honneur de vous par p 1er des buts de guerre dé notre peuple. L< 5 janvier le chef du cabinet britanniqu< s'était exprimé déjà dans les mêmes termes Le 24 janvier le chancelier d'Allemagne et le comte Czernin répondirent à ces discours.Je me réjouis de la prompte réalisation e£ de notre désir que le monde tout entier r_ s'occupe des échanges de vues relatives à cette importante question. r_ La réponse du comte Czernin, qui a trail surtout à mo*h discours du 8 janvier, est conçue en des termes très amicaux. Il voit dans mes déclarations un rapprochement 3_ vers la politique de son propre gouverne-ment, suffisamment encourageant pour jus-tifier chez lui l'opinion qu'il fournit une ^ base pour des discusions plus détaillées des buts des deux gouvernements. On prétend qu'il aurait déclaré que j'au-^ rais été mis au courant de la teneur de son discours avant qu'il l'eût prononcé. Je î_ suis certain qu'il a été mal compris. On ne m'a nullement informé des opinions qu'il avait l'intention d'exprimer. Il n'au-^ rait d'ailleurs pas eu l'occasion de me faire l_ transmettre des communications particulières. Je me contente de faire partie de son auditoire public. Par contre, la réponse du comte Hert-r ling, je dois l'avouer, est très vague et 0 très confuse. Elle fourmille de phrases am- 1 biguës et l'on ne conçoit pas nettement où e le chancelier veut en venir. Le ton du dis-p cours diffère complètement de celui des L_ déclarations de Czernin, et le but du pre- mier apparaît comme diamétralement opposé à celui du second. A mon grand regret je dois déclarer que K le discours de Hertling raffermit plutôt e qu'il ne dissipe l'impression défavorable produite per les discussions aux conférences e de Brest-Litovsk. La discussion et l'accep-e tation de nos principes généraux ne lui 2 fournirent aucune conclusion pratique. Il refuse de les appliquer sur les points prin- | cipaux qui doivent former la base d'un ar-é rangement définitif. Il montre de la méfiance à l'égard de l'action internationale et de l'arbitrage international. ^ Il acoepte le principe de la diplomatie g publique, mais il semble désirer qu'elle s'oc-1 cupe des questions générales, tandis qu'à son avis les diverses questions spéciales concernant les territoires et la souveraineté des peuples, questions du règlement desquelles dépend l'acceptation de la paix par les 23 1 Etats en guerre, devraient être discutées et 5 tranchées, non par un conseil général, mais séparément par les nations directement in-1 téressées dans la question, 6oit par leur ^)i- sinage ou par tout autre raison, s II admet le principe de la liberté des mers, mais il envisage avec méfiance une - restriction quelconque de cette liberté par une action internationale dans l'intérêt de ! l'ordre général. Sans aucune réserve, il voudrait voir en-• lever les barrières économiques entre cha-5 que nation, car le fait ne constituerait aucun obstacle pour les ambitions du parti , militaire avec lequel il semble devoir de-[ meurer en bonne intelligence. 5 II ne s'oppose non plus à la réduction / des armements. D'anrès lui. l'affaire se regiera d elle-meme par la situation écono-) mique qui surgira après la guerre. } Les colonies allemandes doivent êtres restituées, sans discussion aucune. Il ne veut parler qu'avec les Russes seuls > des arrangements concernant les peuples i baltiques, avec les Français seuls des conditions sous lesquelles on évacuera le terri-i teire français occupé et enfin avec les Autrichiens, seuls du sort de la Pologne. La question balkanique sera tranchée, si je le comprends bien, par l'Autriche et la Turquie et celle des peuples non-turcs, dans l'empire ottoman, par les autorites turques. Après avoir obtenu ainsi par des échanges , et dés concessions individuelles, un arrangement général, il ne s'opposait nullement, si j'ai bien compris ses déclarations, d'une société de nations qui assumerait la charge d'assurer contre les attaques du dehors, le nouvel équilibre des forces. Tous ceux qui se rendent compte des modifications que la guerre apporta dans les opinions et dans l'âme du mondé, sentent nettement qu'on ne peut obtenir de cette façon une paix générale, une paix digne de ces années dé souffrances tragiques. La méthode que propose le chancelier d'Allemagne, c'est celle du congrès de tienne. Nous no pouvons, nous ne voulons plus subir une telle situation. Notre but, c'est une paix universelle, une nouvelle réglementation internationale basée sur les principes, larges et généraux du droit, de la justice. Nous ne voulons pas d'une paix boiteuse. Il est possible que le comte Hertling ne sente, ni ne comprenne cela. Il vit dans un monde qui n'existe plus. A-t-il ^ oublié les résolutions du 19 juillet au Reichstag ou les ignore-t-il intentionnellement? Ces résolutions parlaient des conditions pour une paix générale et non pas d.'extensions territoriales ou d'arrangements entre tels et tels Etats. La paix universelle dépend du règlement équitable de tous les problèmes que j'indiquai dans mon récent discours au Congrès. Je ne prétends nullement que la paix dépend de l'acceptation de telle ou telle série particulière ae conseils ayant trait à la façon avec laquelle on devra traiter ces problèmes. J'entends que ces problèmes intéressent tant séparément que dans leur ensemble le mondé tout entier, et qu'une paix durable n'est possible que si l'on traite ces problèmes avec désintéressement, justice, impartialité et en tenant compte des désirs, des relations naturelles, des aspirations des diverses races, dé la sécurité et de l'âme •des peuples. Ils ne seront pa6 discutés séparément ou en secret. Personne au monde ne peut être exclu de cette discussion. Pour ce qui c'onœrne la paix, tout ce qui a été .arrangé par la. force militaire n'est pas arrangé si cela a été mal arrangé et oe sera chose à recommencer. Le ceinte Hertling ne comprend-il pas qu'il parle devant le tribunal de l'Humanité et que toutes les nations réveillées du monde jugent les paroles prononcées par les hommes., d'Etat au sujet d'un conflit qui s'est répandu par le monde entier? Le chancelier de juillet accepta ouvertement les décisions de o® tribunal. Il n'y aura | pas d'annexions, pas d'impôts de guerre, pas de dédommagements sous forme de puni-; tion. Les nations ne passeront pas de l'une souveraineté à l'autre à la suite d'une mu.

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Cet article est une édition du titre L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Amsterdam du 1914 au 1918.

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