L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1917, 30 Decembre. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Accès à 16 decembre 2019, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/hq3rv0f293/
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4ème Aiitiee BimanctiëSD ëlTuiiflI"3l"aeceiïiSfÊ ïiîî? L'ECHO BELGE L'Union fait la Force. »®ous°raail Quotidien «Sas rsmatâsn s^starasssanî ers HoSSaira^e Belge est notre nom de Famille. Toutes fies lettres doivent être adressées ou Ibureaas île rédaction: IV. Z. VOOKBIJKGWAL 234-240, AMSTERDAM, Téléphones: 2797 et Rédacteur en Chef : Gustave Jaspaers. Ho Charles Bernard, Louis Piérard, Comité de R .dactmn.| René «gfoarafbry.. iSgnile Painpgré^ Abonnements: Hollande fl. 1.50 par mois. Etranger fl. 2.00 par mois. Pour Ees militaires au front et les militaires internés en Hollande fl. 0.75 par mois payabio par anticipation. Annonces: 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents la ligne. I la &ÉFÈ française I La Chambre française vient d'accorder an gouvernement un ordre du jour de confiance à propos de sa politique russe. Cependant , a en croire les informations qui nous venaient -de France par la Suisse et l'Allemagne, la situation du ministère Clemenceau paraissait ébranlée. Il n'en est rien, tout au moins en ce qui concerne sa politique extérieure. En ce moment il semble paradoxal qu'il faille ajouter cette restriction. Comme si pendant la guerre la politique extérieure, qui comprend la conduite même de la guerre, ne dominait pas dans les prédocupa-tiions gouvernementales ! f Mais il y a l'affaire Cai'llaux. M. Caillaux est un élément de dissolution. Va-t-il dissoudre l'unité ou plutôt l'unanimité française et va-t-il dissocier l'âme de la France? Nous sommes à un moment de crise grave et le ton de certaines polémiques de presse nous reporte airiâtemps où, comme dit M. Charles Mau'rras, res Français ne s'aimaient pas. Quand Hervé, répétant dans son journal ce que l'on disait depuis des mois à Paris ©t dans toute la France, écrivait que der- , rifcre les affaires Almereyda, Bolo, Malvy, etc. il faillait chercher Caillaux, il n'avait que trop raison. Le réquisitoire du général Dubail à la Chambre, demandant la levée de l'immunité parlementaire, ne l'a que trop prouvé. Caillaux était compromis, com-pi omis jusqu'à la gauche avec la crapule Almereyda et avec l'aigrefin Bolo. Ce qui est encore plus grave; Caillaux a joué un rôle, un rôle important, dans le défaitisme italien. Il partage avec le général allemand von Below l'honneur d'avoir rompu le front de Tolmino. Cela explique pourquoi la presse allemande se montre si favotable non seulement à sa politique, qui a toujours consisté à mettre la finance française au service de l'industrie allemande, mais encore à sa personne. Les «Allemands ont de la reconnaissance aux gens qui les servent bien. Ceci n'empêche que M. Caillaux, il y a huit jours, a remporté à la Chambre une manière de victoire. Ses amis, un moment désorientés, ee sont ressaisis et ils livrent une bataille furieuse pour entraîner l'opinion publique. Mais l'opinion publique, émue des manoeuvres de M. Caillaux contre la sûreté de la Frailce, ne s'émeut oas des manoeuvres des amis de l'ancien chef du parti radical pour la sûreté de M. Caillaux. Le public, lui, n'a pas été touché par les protestations de l'accusé qui ont si fortement impressionné ses collègues du Palais Bourbon. Il garde son bon senà et la lucidité de son jugement. Mais voici un incident qui creuse un peu plu» le fossé que d'aucuns prétendent exister entre la représentation nationale et la nation. Jadis, le fameux discours de Jules Dela-haye dans l'affaire du Panama avait d'une façon saisissante mis en lumière cette .camaraderie spéciale, une camaraderie qui peut aller jusqu'à la complicité inconsciente, entre las membres d'un parlement, même appartenant à des partis différents. Cette camaraderie, née d'un sentiment de solidarité très humain, a contribué à rendre favorable à l'accusé l'atmosphère de salle de Cour d'assise qui a régné à la Chambre pendant le débat sur la levée de l'immunité parlementaire de M. Caillaux. Ajoutez-y que celui-ci n'a pas eu de' contradicteur, le gouvernement se retranchant derrière les conclusions de . la commission, et qu'avec le talent oratoire de M. Caillaux, sa routine ■parlementaire et son intelligence, il ne lui a pas été difficile, pinçai de retourner, tout au moins d'impressionner la majorité d'un jury formé de cinq cents.de ses collègues. Faut-il voir une indication qu'une certaine fraction de la Chambre serait animée tnon seulement pour la personne de M. 'Caillaux mais encore pour sa politique néfaste d'une indulgence fâcheuse? Ne tirons pas de conclusion autre que celle-ci: les ennemis de la France qui voient dans cette affaire une cause d'affaiblissement de la France se trompent. C'est la même Chambre qui, peu de jours après le'débat Caillaux, acclame M. Pichon et oppose à la manoeuvre germano-maximaliste de Brest-Litovsk la ferme volonté de réunir à nouveau à la France mutilée cette Alsace-Lorraine qui lui appartient comme un membre appartient au corps. Et M. Caillaux lui-même sait si bien, sent si bien que l'opinion française est demeurée invariable dans la poursuite d'un idéal pour lequel la France a déjà tant saigné, que, dans une réunion de son parti, composée uniquement d'amis, de créatures et de complices plus ou moins conscients, dans la discussion du texte d'un télégramme à la Constituante russe, il insistera dans le sens d'une réprobation énergique des bolscheviks traîtres à la patrie et il demandera d'insérer dans l'adresse un rappel à ce principe de la grande révolution française qu'il est défendu de traiter avec un ennemi dont les armées se trouvent encore sur le territoire [national. Ainsi M. Caillaux^ lui aussi, dit qu'il faut chasser les boches au delà du Khin. A supposer qu'il no soit pas sincère, . encore faut-il y voir un hommage à l'unani- , mité de l'opinion française. Et le trouble , que M. Caillaux a pu jeter dans cette opinion n'est pas assez grand pour qu'elle hésite un moment entre les méthodes de M. Clemenceau et celles de M. Caillaux, sur les- - 4 quelles la justice prononcera, pour obtenir cette victoire que tout le monde désire. Pour < vaincre, l'épargne française vient encore de ] verser dix milliards de francs et la Chambre ( a accordé la levée de la classe 1919. ] Charles Bernard. ] — ■ • ■ t»n Il y a un an 90 décembre 1916: 7/es Alliés refusent les proposition* de paix de VAllemagne. 31 décembre 1916: Les troupes russo-rou-mcmics enlèvent la bourgade, de. Bordestchi Sur le front d'Italie La oralagne et le fleuve De la zone de guerre, 1 décembre. En l'espace d'une journée, si l'on part tôt, on peut, avec un bon automobile, voir les deux aspects du champ de bataille italien, le fleuve coulant dans la plaine et la montagne entre Brenta et Piave. On file par les longues routes toutes droites, bordées de platanes. On traverse des villages abandonnés, désertés par la population paysanne aux derniers jours d'octobre.. Tré-vise, elle aussi, offre aussi le -spectacle d'une morne désolation, avec ses étroites rues à arcades presque désertes, ses maisons a.ux'persiennes closes. Aux abords de la ville, au milieu de beaux parcs où l'automne perpétue sa féerie, à travers la grille qu'encadrent des statues usées, patinées par le temps, on aperçoit de charmantes demeures, des villinis qui parlent de jours heureux, d'une calme existence s'écoulant dans le cadre d'une nature souriante, à quoi succèdent aujourd'hui la mort et la désolation. Devant l'armée de Krobatin. Nous montons vers Cornuda et là on nous fait voir Monfeuera et le Mont Tomba qui furent, il y a moins de 10 jours encore, le théâtre de furieux combats. C'est sur cette partie du front, entre les deux fleuves, qu'opere l'armée de Kroibatin à qui von Below, semble-t-il, a laissé la tâche la plus rude. Son objectif immédiat — qu'on regarde la carte — c'est la plaine entre Bassano et Castelfranco. Lutte d'artillerie, peu intense d'ailleurs, mais dont les échos, comme toujours, sa • répercutent curieusement dans la montagne. Non pas que le bruit en soit vicient. Au contraire, des comparaisons un peu prosaïques me viennent à l'esprit : je pense à une porte fermée violemment, à une armoire qui verse dans lin déménagement...." Le Pïsve. Noits avons vu le point du front où la ligne de feu quittera montagne pour le Pleuve dont nous devinons le cours vers la droite. Mais l'après-midi nous avons pu le contempler à l'aise, du Montello, le Piave cù l'année italienne arrête l'envahisseur et qui est en train de mériter le renom glorieux que vont garder la Marne et PYser. Sur ce Montello, qui domine le fleuve, il nous est donné, une fois de plus, d'admirer le génie technique des, Italiens, descendants de ces Romains qui furent de grands constructeurs de routes. En quelques jours, ils viennent d'improviser dans ces-massifs nouveaux où la guerre s'installe tout un réseau de chemins, de stradas militaires, qui serpentent, bien défilés, à la vue des observateurs ennemis disposant de positions dominantes. Nous visitons quelques batteries non moins bien dissimulées, qu'on u'a pas dû hisser sans peine jusque-là. Quelques obus allemands les ont cherchées en vain. Les trous que nous avens vus dans la terre rouge étaient peu nombreux et très distants les uns des autres. Et voilà le fleuve: de plusieurs observatoires nous l'apercevons, nous en pouvons suivre le cours sinueux. Le panorama que nous avons sous les yeux est splendide et nous en jouirions en artiste, n'étaient le bruit du canon et la vue de ces clochers fracassés dans les villages blancs et roses qui s'étendent de l'autre coté du fleuve, au pied des Alpes de Bellune. Dans ce beau paysage, si vaste que s'y atténue la rumeur des dispute^ humaines, on se bat, on meurt. L'avenir d'un pays et le sort de notre juste cause s'y décident en partie. Le lit du Piave est large, à certains endroits de deux kilomètres, mais sur la plus grande partie de son parcours, en oe moment, il ne contient guère plus de 50 centimètres d'eau. (Naturellement, il ne pleut que pour nous, quand les Alliés attaquent m Flandre, en Champagne ou dans la Somme). De larges bancs caillouteux, tout jris, sont à découvert. C'est/ par ces ,,îles" qu'à certains endroits, comme à Fagaré, l'ennemi tenta en vain le passage. Vers Vidor, Nervesa et Ponte di Piave, le fleuve >e rétrécit et- coule, plus profond, d'un cours assez rapide. En vain, sur certains de ces points, comme à Vidor, les Allemands voulurent la nuit, à plusieurs reprises, jeter des >onts de bateaux. Régulièrement, l'artillerie italienne faisait sauter l'ouvrage. Nous avons pu, à la lorgnette, voir des débris :ournoyant parmi les ressacs. Vers Moriago, >ur l'autre rive, on nous montre, derrière une maison blanche isolée, une tranchée assez sommaire où nous distinguons de temps en temps quelques points gris qui vont et viennent. Ces points gris, paraît^il, ce sont des Tedeschi, ce sont des Boches. Ils iont à quelques kilomètres. On a beau en ivoîr vu souvent de la sorte comme dit la chanson, ça vous fait tout de même quelque ïhose. A la fin de la journée, on nous a fait /oir un point plus délicat du front du Piave. A un endroit dont nous taisons le lom et où le fleuve est étroit les deux lignes le tranchées sont distantes de trois cents nètres l'une de l'autre. Mais chacun des leux partis a de petits postes avancés au Dord de l'eau, observatoires, postes d'écoute )ù l'on reste aux aguets toute la nuit, 'oreille tendue, habile à distinguer les >ruits insolites parmi la rumeur de l'eau jui coule en bouillonnant. Dans une habitation modeste, consolidée par des sacs de able, d'autres vedettes observent l'ennemi >roche par des meurtrières. Au moment de raverser une cour à peine masquée, on me lit: ,,Passez vite" et l'onw.e montre des races de balles sur les murs. Le fait est lai'.um bon sçhiitze, «visant bien.... Louis Piérard, En Belgique. A Anvers Dans l'affaire d'accaparement jugée par la 4e Chambre il n'y avait pas moins de vingt- , sis prévenus. Les faits remontent au début de l'année 1916. Il s'agit de -certaines quantités de riz, que la police déclare provenir du Comité, vendues et achetées avec bénéfice à la revente. L'instruction a été faite simultanément à Merxem, par Mr Pad joint Rooms, £t à Anvers, par Mr l'adjoint Draye et son liCTitenant Mr l'agent Van Aakeren. On a saisi allez plusieurs personnes des quantités variant entre 1 ou 2 kilogr. et une trentaine de kilogr. Suivant le rapport, une personne domiciliée en la première commune susmentionnée avait à son service deux jeunes gens qu'elle envoyait en course chaque matin, nantis d'une somme do 50 francs et qui cornaient les boutiques, pour acquérir les stocks de riz, au prix de 80 ou 90 centimes; le prix à cette époque était, au Comité, de 66 centimes. Quelques-uns des vendeurs avouent qu'ils ont fourni de petites quantités aux garçons susmentionnés, mais en ajoutant que c'était le riz qu'ils avaient obtenu pour leur propre usage au Comité. Ces gens ne parviennent pas à comprendre comment il se fait qu'ils ne puissent disposer en toute liberté d'une .marchandise ,qui est devenue leur propriété. D'autres déclarent qu'ils ne se souviennent point, après le long temps qui- s'est écoulé, s'ils ont vendu oui.ou non à tel ou tel. Quelques-uns reconnaissent qu'ils ont acheté à des doppers, à 80 centimes, et revendu à un franc dix. Le Comité se portait partie-civile par l'organe de Me Rycknians. Il réclamait un franc de dommh ges-int érêts. Les prévenus ont été défendus par Mes Temmerman, Van Lil, J-ans, Wouters, Pollet, De Iveyser. Après délibération, le tribunal a condamné cinq inculpés à 2000 francs d'amende, un à 300 francs, deux à 50 francs. Tous les autres ont été acquittés. A Liège Des chômeurs habitant la commune d'Aye-neux arrêtent les marchands de lait et les obligent à leur vendre leur marchandise à un prix qu'ils déterminent. Un sieur B..., afrêté par quatre d'èntre eux, dut leur livrer son lait, à 40 centimes, le litre. Ces individus n'ayant recouru à vrai dire ni à la menace ni à la violence, le tribunal crut devoir les acquitter, mais lo procureur du Roi se pourvut en appel, se fondant sur la multiplicité des cas similaires qui se présentent à Ayeneux et qui rendent le commerce impossible. M. Pépin, substitut du procureur général, soutient devant la Cour que le seul fait do se présenter à plusieurs devant un homme seul pour exiger une chose déterminée oon-stituo une violence. La Cour a donné raison à la thèse du parquet, réformé le jugement d'acquittement et condamné les quatre prévenus 'à trois mois de prison, avec sursis de deux ans pour trois d'entre eux. A Lûtïvaîîi Un de nos compatriotes, qui a quitté Louvain vendredi dernier, a donné des détails fort intéressants concornant la situation de cette ville. ■ Ainsi qu'il a été dit antérieurement, les ruines des maisons incendiées ont été démolies et lès rues détruites ont été bordées de longs mûrs qui ressemblent à des clôtures de cimetières. Le.choeur et le transept de la vaste et su- : perbe cathédrale' St.-Pierre o:»t été réaffectés au culte, mais la grande nef et ses chapelles latérales 6ont masquéles par une cloison do bois et ne sont pas encore restaurées. On a peu rebâti, mais on voit énormément de baraques envois. La garnison allemande est très réduite; elle ne comprend que ce qui est strictement indispensable pour le service de la kommandantur et les bureaux de l'administration et ceux-ci sont fort nombreux. Pou- les installer, les Allemands ont réquisitionné des séries de maisons particulières qu'ils ont fait communiquer entr'elles. Us ont également réquisitionné tous les cuivres. Voici la procédure qui a été suivie: à des jours déterminés, on fit savoir aux habitants des divers quartiers qu'ils devaient porter leurs cuivres à tel ou tel endroit. A ceux qui obéirent à cet ordre, les Allemands payèrent le métal au poids, sans tenir aucun compte de la valeur artistique des objets, , à l'égard de ceux qui n'obéirent pas, on vint saisir les cuivres à domicile mais ils ne furent pas payés. Les propriétaires r.e reçurent pas même de bons de réquisition. . Les aktivistes sont peu nombreux et fortement détestés. En ce qui concerne l'emploi des langues, l'occupant exige que tous les écrits qui sont rendus publics soient rédigés au moins enflamand; on peut y ajouter le texte français, mais le français seul est interdit. Tous les imprimés doivent passer par la censure, même les affiches annonçant les ventes :1e notaires. „Les Petites affiches", le plus vieux journal de Louvain, a sent continué à paraître, mais eçinme il s'agit d'un journal uniquement d'annonces, son patriotisme ne peut être mis en ioute ; depuis l'occupation, on a créé quelques petits journaux flamands à tendance aktiviste. Les usines ,,Dyle et Bacalan" et l'ancien irsenal du grand central sont exploités par les Allemands; à la fabrique des ,.Corps creux" ils ont installé un déchiqiietage de laine ce ne sont point les anciens ouvriers qui travaillent, nais des nouveaux venus des campagnes. A Louvain même, il n'y a pas eu de déportations, mais il y en a eu dans les environs, surtout dans le canton d'Açrséhot. Les tramways do Louvain «à Tervueren et de Louvain à Diest continuent à circuler, mais la ligne Louvain—Iodoigne a été enlevée ; le public préfère prendre ,ïe tramway vicinal que le train exploité par l'ennemi, de plus le tramway est beaucoup moins coûteux. Environ 10.000 habitants des 40.000 que la pille comptait en 1914 ne sont pas rentrés. La grande préoccupation de la population est la question des vivres qui atteignent des prix inouis ; voici quelques exemples : la viande de soeuf, 10 à 12 fr. le kilo; le lard: 25 frs. le <i1o ; le beurre: 18 fr. le kilo;, les pommes de terre: 120 francs les 100 kgs. ; les oeufs 1 fr. L0 la pièce. Uno paire de bott/yes coûte 125 rancs; aussi porte-t-on beaucoup de sabots. Etant donné la cherté de la vie d'une part, et larrêt des affaires d'autre part, beaucoup d'habitante vont demeurer à la campagne^ où i l'on trouve plus facilement de quoi se nourrir, ou bien plusieurs ménagés se réunissent afin - de diminuer les frais généraux ; ainsi les enfants mariés et ayant eux-mêmes uno famille* vont demeurer chez leurs parents; la mortalité est effrayante; malgré tant de souffrances. la foi de 1# population est inébranlable, elle a la conviction que la Belgique redeviendra libre; elle a aussi conservé'sa confiante dans le gouvernement du Havre et ne souhaite qu'une chose, c'est qu'à son retour il &e montre dune sévérité implacable pour les traî-j très, les délateurs et les aktivistes. A Oaracî Nous apprenons avec tristesse la mort de M.' Georges Waelbroeck, décédé à Gand, le 14 dé ce mois, à l'âge de soixante-quatre ; ans. Cette mort plonge dans le deuil notre ! concitoyen M. .Pierre Waelbroeck, fih du défunt, qui, après avoir été grièvement blessé sur l'Yser et réformé définitivement; avait été chargé, à moitié rétabli, de jdIu-sieurs cours importants à La Haye qu'il donnait avec une rare distinction. Elle frappe cruellement M. Albéric Rolin, beau-frère du défunt, et sa famille. ; La vie du défunt a été un modèle de droi-j'ture, de labeur incessant et de dévouement ardent à la chose publique. A peine avait-il conquis le grade.de docteur en droit, après des études brillantes à l'université de Gand, 1 qu'il était nommé secrétaire de la Commission des hospices. Dans une grande ville ouvrière comme Gand, où il y a tant de misères à secourir et si peu de ressources à cause du petit nombre des contribuables, où la Commission des hospices doit régulièrement demander des subsides à un Conseil communal composé des éléments les plus disparates, ces positions exigent un tact parfait, des connaissances administratives profondes, une vigilance irréprochable. Le défunt fut pleinement à la hauteur de sa tâche,. et lorsqu'il se retira il y a quelques années les manifestations touchantes de sympathie et de reconnaissance dont il fut l'objet de la part de la Commission des hospices et de tous ses employés vinrent attester éloquem-ment combien on appréciait les services qu'il avait rendus. Après sa retraite il se consacra uniquement à la profession d'avocat qu'il aimait et qu'il n'avait jamais cessé d'exercer avec distinction. La guerre ayant éclaté il ne crut pas avoir le droit de quitter cette ville de Gand qu'il avait si dignement servie et où ' son expérience spéciale et sa généreuse nature le conviaient à concourir de nouveau, au soulagement d'infortunes plus graves que jamais. Il prit une part importante à l'organisation d'oeuvres fondées dans ce but et ne se lassa pas de leur prêter snn concours infatigable' jusqu'à ce que la maladie l'eût terrassé. Telle fut c°tte noble vie que la mort vient de briser. Tel fut le citoyen. De l'homme privé nous ne dirons qu'un mot. Sa famille seule peut apprécier dans toute son étendue Ja perte immense qu'elle a faite en le perdant. Les déshérités de la vie se souviendront de son exquise bonté. Tous ceux qui l'ont connu se rappelleront cette nature fine, délicate, son abord aimable, sa conversation si nourrie et si intéressante, son goût artistique et littéraire et l'admirable tolérance de ce libéral convaincu pour toutes les convictions sincères. A Eecloo * La vie à Eecloo comme partout en Belgique occupée est très pénible. Depuis deux ans bien des familles n'ont plus mangé de la viande de boeuf. La ration de pommes de terre, quand il y en a, est de 2 kgs. pour dix jours. Le café coûte 65 frs. le kilo; aussi on ne boit plus guère qu'une décoction de chicorée. En ville est installée une coopérative qui vend à des prix relativement avantageux un certain nombre de denréeà. Riches et pauvres prennent la soupe préparée dans les écoles. Un costume d'homme se paie 300 fr. ; la paire de chaussures, 150 frs.; la laine à tricoter est introuvable. Toute la population mâle de 16 à 55 ans doit travailler pour l'occupant. Sur réquisition, on doit se présenter à la commanda-ture. Si l'intéressé refuse, il est déporté eu Allemagne. Un certain nombre de déportés revenus à Eecloo après quelques mois de séjour en Allemagne étaient méconnaissables.L'enfance et la jeunesse surtout souffrent de l'insuffisance de l'alimentation. Les fortifiants sont introuvables. En général, ies gens présentent tous les signes de l'épuisement.A TirSeaiiorat Un crime a ^té commis par un sadique sur la personne de Mlle Marie Deronde, âgée de 20 ans. L'assassin l'a tuée pour tuer, sans autre motif. Le parquet enquête. Doms Ses FE.£aira£Sr©3ï La population de Rumbeke a dû évacuer le village car les obus anglais tombent sur le territoire de cette localité. Tout qui peut travailler, aussi bien les femmes et les jeunes filles que les hommes, doivent le faire pour les Allemands; ceux qui refusent sont appréhendés par la gendarmerie. Le dernier raid des Alliés sur le champ d'aviation de St-Denis Westrem aurait été très fructueux. Deux hangars auraient été complètement détruits avec leur contenu. L'ennemi poursuit activement la construction de travaux de défense en .Flandre. Un transport intense de ciment, béton, poutrelles, gravier, en rapport avec l'achèvement de ces travaux, continue par .voie d'eau et par chemin de fer. Beaucoup de gravier notamment est transporté par fer dfras la direction de Gand, Deinze et Courtrai. On m'assure que la fermeture des écoles dans le territoire d'étapes a été ordonnée moins à cause de la disette de charbon, qui est pourtant réelle, mais .qui n'intéresse pas l'occupant, que dans le but d'obtenir des locaux nombreux pour caserner les troupes qui arrivent de Russie. Les habitants eux-mêmes ont été prévenue qu'ils auraient à loger des troupes. A Gand, notamment, la réquisition des écoles communales aurait déjà commencé. Un grand nombre de civils de Selzaete et des localités environnantes ont été déportés vers Pithem. * * * Oh se rappelle le meurtre sur le jeune marin belge Frans Mortier, lâchement assassiné par un sous-marin allemand tentant de couler le steamer ..Haelen", naviguant sous le pavillon de la Commission for Relief. Ce pauvre garçon tomba, alors que, d'après sa propre expression, il allait chercher à manger pour les Belges restés au pays. Son cadavre fut repêché par des marins hollandais et enterré à Flessingue où habite son père, pilote belge. Les malheureux parents viennent d'être éprouvés une seconde fois. Leur jeune fille, Lucie Mortier, âgée de 19 ans, infirmière à La Panne, vient, d'après le ,,Courant", d'être tuée par une bombe jetée par un aviateur boche. En apprenant ce nouveau malheur, la tante de la jeune fille, une vieille femme habitant La Panne et qui avait également été blessée par la bombe, est. morte d'une attaque d'apoplexie. Nous présentons toutes nos condoléances a notre compatriote M. Mortier, si cruellement éprouvé. * * * Le 29 novembre 1917 une centaine d'agriculteurs de Zwynaarde ont été condamnés à 3000 marks d'amende chacun pour ne pas avoir livré l'a totalité ' des pommes de terre dont ils disposaient. Deux fermiers ont été condamnés à trois mois de prison, et six autres encore à six semaines pour le même motif. De plus, six fermiers de Moortsele ont encore été condamnés. à un mois de prison et à des amendes pour une ca-use identique. * -x- * La première cause appelée devant la Cour d 'assises de Gand a été celle à charge de la femme Arséna Valider P., accusée d'avoir tué son enfant âgé de trois semaines, né d'Allemand. Les faits se sont passés à Bruges, en mars 1916. Le jury ayant répondu négativement aux questions posées, la Cour a acquitté l'accusée. Au Pstsrss Wallon Une double voie a été construite de Rivage à Gouvy-Libramont. Une autre voie, double également et entièrement neuve, va de St. Vith à Vieilsalm par Poteau, Petit-Thiers, Burtonville, Château d'Hermamont. Entre ces deux derniers ponus est construit un pont de béton haut de 35 mètres, long de 200 à 300 mètres, et comptant douze arches. Le pont fait une légère courbe, la ligne continue et aboutit à Vieilsalm. Un- autre chemin de fer à double voie également et à peu près latéral à la ligne précitée part de St. Vith, dessert Bého, passe dessous la ligne Rivage-Gouvy-Libra-mont à 1 km. de Gouvy et décrit une cour» be ayant d'aboutir à Gouvy. La station de Gouvy a été élargie, on y a ébabii.une dizaine de voies en plus. Le remblai en deçà de la garé a été également élargi et rehaussé. On. a de même en 1 repris la construction d'une nouvelle ligne ferrée entre Gouvy et Trois-Vierges, mais le 15 novembre les travaux ont élé su*pendus Toutes ces lignes sent affectées au transport des troupes et du matériel. * * * Les Allemands ont occupé à Visé l'atelier Reynders où ils travaillent pour le matériel de chemin de fer de la nouvelle ligne Aix-Visé-Tongres (forges et petites réparations) avec un personnel de 60 à 70 ouvriers.L©3 fabriques de ciment sont également sous l'autorité allemande; on y travaille activement.Le personnel de la sucrerie a refusé obstinément tout service à l'ennemi. Les Allemands exploitent toutes les carrières de la région. Les moëllons sont chargés directement sur wagon, soit 14 à 15 wagons .par jour de 10, 15, 20 et même 40 tonnes (wagens français à charbon). Les moëllons sont dirigés versje front. A la grande carrière de Lixhe, 80 à 90 hommes sont constamment occupés, dont 8 foreurs à la roche et 20 aux quatre gros concasseurs qui travaillent nuit et jour. L'abatage se fait avec deux sortes de poudre, l'une jaune et l'autre noire, toutes deux très collantes, dont les paquets partent la marque Krupp. La poudre jaune possède une force explosive comparable à celle de la dynamite. Sous la pierre bleue, on a trouvé un granit très dur et c'est oe granit surtout que les Allemands exploitent activement. Le four à chaux Dosin, de Visé, marche; le four Martin est abandonné. Les arrestations ont sévi aussi dans cette contrée jadis si paisible, aujourd'hui si ravagée. Outre celles que nous vous avons données déjà, je .puis vous citer encore celles de Joseph Denis, Maria Dodémont, Louis Chastreux, Jean Chastreux et sa femme et celle de Mmes Spits, de Berneau. On dispose par semaine de 3 kg. de pain pour les hommes, 2 kg. 8 pour les femmes, 2 kg. 3 pour les enfants. Le moral 'est bon. La population attend avec patience, avec courage que sonne l'heure dont l'espoir la soutient depuis trois ans et demi: celle de la. délivrance mais surtout des réparations et du châtiment. * * * Mardi 18 décembre sont arrivés à H..., en Hesbaye, 45 voitures traînées par des bœufs, chacune de ces voitures contenant 10 personnes (évacuées de Valenciennes), des femmes, enfants et vieillards. Dans une des voitures se trouvait deux vieilles femmes impotentes pour lesquelles- on avait installé dans ia voiture 2 chaises bourrées; toutes les autres personnes étaient couchées sur de la paille. C'était un speçtacle atroce et toutes les personnes qui ont assisté à l'arrivée de ce triste convoi pleuraient.' Cultur allemande Benjamin Valloton écrit dans la 3J Gazette de Lausanne" : Voilà un officier des pays systématiquement ravagés. Au cours d'une conversation, il vous tend une lettre. Et vous lisez ceci : ...,,Mais, ce qui ifait lo plus de peine, c'est le cimetière. Tous les caveaux ont' été dépouillés des choses de valeur. Us se sont acharnés sur notre chapelle. L'édifice n'existe plus. C'est un trou béant. Comme chef de famille, je crois que c'est à toi que revient le devoir de faire donner une sépulture à tes paretns, Tous les cercueils ont été ouverts, le caveau a sauté et les. *.rânes sont à même sur le sôJ. Il y en a tua où adhère encore de la barbe. C'est navrant. ...C'est la région abandonnée par- ,,eux" en février 1917 ; à Fluquières, pas un seul coup de canon, mais la démolition froide, calculée, rai-sonnée. Les maisons, l'église, chapelles, caveaux, les tombes, tout y a passé sans exception..."Certains neutres, bien décidés à renvoyer jusqu'au bout les adversaires dos à dos, croient s'en tirer en disant: — C'était fatal. Une guerre qui dure trou ans doit sombrer dans la monstruosité. Il ne faut pas se lasser de leur répondre: — N'oubliez pas que, cette guerre, les Allemands l'ont ,,commencée" dans la monstruosité. Quoi qu'ils aient pu faire, plus tard, ils n'ont pu dépasser en horreur ce qu'ils ont commis à Aerscnot, à Termondé, à Louvain, à Ger-bévillier, à Senlis, en cent autres endroits. Dès Ile début, il y a eu une ,,v'dionté" d'infamie. Du reste à cfuoi bon discuter? L'accusé proclame lui-même son crime. N'est-ce pas le grand état-major allemand qui, dès le temps de paix, indiquait le ,,terrorisme" comme un des moyens les plus efficaces poux mener la guerre à' bonne fin? La neutralité, même la plus prudente, ne peut s'empêcher d« retenir cet aveu qui coupe court à toute discussion. In vslsntaire de paSorzi m Voici,s telle qu'il a fini par se décider à me la conter,l'odyssée d'un petit Anversois, écrit» un collaborateur du ,.XXe Siècle". C'est à l'hôpital du Roi Albert, à Paris, que j'ai eu le plaisir — et l'honneur — da rencontrer Jacques Votion. ...Au début de la guerre, mon frère, qui n'avait que eeize ans, s'engagea dans notra arméeîi J'avais alors près de quatorze et je vous assure qu'en voyant partir frère un grand sentiment de patriotisme jaillit en moi. J'avais fait tout mon pos-'ble pour m'engagér, mais en vain. Je pouvais, tout au plus, faire un petit service comme boy-scout. Peu après l'engagement de mon frère, je quittai Anvers avec mes parents pour l'Angleterre. Là, j'essayai encore de m'enrôler, mais toujours sans résultat. Alors une idée me vint: ma mère est Anglaise. Je parle cette langue couramment.... Le 19 mars 1915 je m'en vais au bureau de recrutement. Ma grande taille et ma orânerie aidant, je suis' accepté. (Bien entendu, j'avais prétendu avoir dix-neuf ans !) Je suis parti pour Douvres où j'ai fait quatre mois d'entraînement.De là, l'on noua envoya en renfort au 2e bataillon du ,,East Surrey Regt", lequel avait subi de lourdes pertes. Au mois de septembre 1915 nous quittions le secteur de Messines pour une destination inconnue; r.ous nous doutions bien que nous allions à la bataille, mais j'avais dans les veines du sang belge mêlé au sang anglais Nous passions la frontière française à Bailleul. Arrivés à Béthune, nous apprenions que le maréchal French envoyait le 2e bataillon de l',,East Surrey Regt" et toute la brigade à 1a bataille de Loos qui venait de commencer. Tous les hommes de ce régiment sortaient du peuple: mais quels coeurs d'or, et comme ils savaient se battre! Devant la ,,Redoute de Hohenzollern", à Vermeilles, malgré une pluie d'obus, nous franchissions en file indienne la tranchée de communication. L'ordonnance du major est blessé le premier d'une balle explosive à la figure; une autre balle dum-dum frappe le sergent-major. Si vous n'avez été en pleine bataille, vous ne pouvez vous figurer l'atrocité de cette mêlée. Tout à coup on nouî^ commande demi-tour; une attaque allemande se déclanchait, précédée de lance-flammes. Des milliers d'hommes, pressés dans les boyaux étroits, ne pouvaient reculer qu'avec une extrême lenteur. Je vous l'avoue: à ce moment, j'ai frisonné. J'ai pensé, les larmes aux yeux, à mon frère, à ma mère. Uni lieutenant monte sur le parapet et crie: ,,Baïonnette au canon !'Chargea!" Le clairon sonnait au milieu du carnage. On entendait les cornemuses des Ecossais. Cela me grisait. Je ne sais comment, je fis comme les autres; ce fut une lutte! Tantôt debout, tantôt 'couché, courant, puis à genoux, ce fut bientôt le corps à corps. Mais je n'eus pas, cette fois, l'occasion ,,d'avoir mon homme". Mon ami, un ?*eux de 47 ans, qui avait fait dix-sept années de guerre aux Indis, trouvait que j'étais trop jeune pour tuer. Ah ! il travaillait merveilleusement, des pieds, des poings, de la baïonnette. Quel gaillard ! Je le vois encore, seul contre trois Allemands qui se jetaient sur lui Nous avons pris ce jour-là la première ligne allemande. Mais, la nuit, noua dûmes battre en retraite, attaqués par des forces supérieures. La bataille dura six jours. Le sixième, je fus empoisonné pai^ les gâa asphyxiants et, de plue, enseveli pendant plusieurs heures sous les décombres. J'ai été soigné d'abord dans une cave à Béthune, puis à Amiens. J'avais été porte ,,disparu". J'ai dû avouer moirage et ma supercherie: — ,,U faut être Belge pour jouer de ces tours-là !" me dit le médecin- anglais.... Et voilà comment je fais aujourd'hui partie du 4e régiment de lanciers belges ! Jacques Votion,,

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