L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1915, 03 Decembre. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Accès à 22 janvrier 2022, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/m901z4311b/
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S ceilté (iO Cewtïrfiës) venai^eda 3 aecembre 1915 L'ECHO BELGE L'Union fait la Forcer Journal quotidien du matin paraissant en Hollande. Belge est notre nom de Famille. Toutes les lettres doivent être adressées au bureau de rédaction: JV. Z. VOORBURGWAL 234-240, AMSTERDAM. Téléphone: 2797. Rédacteur en Chef: Gustave Jaspaers. „ , , „, , I Charles Bernard, Charles Hcrbiei, Comité de Rédaction: , . ,, „ , , / René Chambrjr, Emile Painparé. Pour les annonces, abonnements et vente au numéro, s'adresser à l'Administration du journal : N.Z. VoorburgwaI 234-240, Amsterdam Téléphone: 177S. Abonnements! Hollandefl. 1.50 par mois. Etranger fi. 2.00 par mois Annoncesi 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents la ligne. i Ceux pi attendent leur délivrance. Ne parlons pas de nous autres : personn» én dehors des Allemands de qui l'on ne d« mandera pas l'avis, ne nous conteste droit de redevenir nous-mêmes dans un pa> libéré. Parlons de ceux qui, arrachés d< puis tant d'années à leur mère-patrie, a tendent l'heure de la délivrance et du r tour au grand foyer. L'on a appris avec un véritable soulage ment que les socialistes français réel; m aient, cette fois sans réserves et sai conditions, le retour de l'Alsace-Lorrair à la France. Aucune théorie fallacieui n'a pu leur faire abandonner cette revei dication inspirée par le droit et par l'am tié. . Les Sozial-Demokrats au service c l'empereur ont beau leur dire que c'ei ■uniquement cette revendication qui en pêche fes prolétaires allemands de voulo: la paix avec la France, les socialistes frai çais tiendront bon, parce qu'il saver qu'en Alsace-Lorraine on attend les Frai çais comme des frères qu'un mauvais hasar a. longtemps éloignés. On parle moins d Sohleswig-Holstein, victime, lui aussi, d'u coup de force prussien et qui n'a pas de: rière lui une nation-mère assez forte poi le ravir à l'oppresseur. Est-ce à dire qt là-bas la fièvre de liberté est moins grai de? La prudente neutralité des citoyei danois a empêché toute manifestation e faveur du juste retour du Schleswig a Danemark. Le silence est tel, de ce côt que l'on serait en droit de se demander les aspirations libératrices existent là-ba Elles existent. Au cours d'une des dernières sessions d Heichstag, les députés du Schleswig, coi jointement avec ceux de la Pologne allemai de, ont réclamé pour leurs pays respectifs u statut pins conforme à l'équité. Dur< ment, avec leur coutumière grossièreté, 1< Prussiens, soutenus par leurs laqua: saxons, bavarois, badois et "wurtembei geoife, ont refusé toute modification au r< gime d'oppression qui pèse sur ces mainei rçuses contrées. Cette intransigeanc n'avait pas à se manifester pour que nuiss l'esprit de révolte au Schleswig et si noi pouvons affirmer que les Schleswigois e ont assez des méthodes prussiennes, c'e* que les Allemands se jugent obligés de l'aj prendre, eux-mêmes, à l'univers, par ur ordonnance du premier président de la pre vince de Scbleewig-Holstein. Ce premk président est le prussien von Moltk< étranger aux moeurs du pays, ignorar l'âme des êtres qu'il régente, au même titi que les tyranneaux successifs dont on a ac cable l'Alsace-Lorraine pendant près d'u 'demi-siècle- Que dit-il? Il constate que dans divei (milieux de la province le bruit vient d'ëtr répandu que le Schleswig du Nord serai rendu, après la guerre, au Danemark, so: par les ennemis de l'Allemagne, à titre d cadeau, soit par le gouvernement aliemanc comme récompense de la neutralité obser Vée par le Danemark. Si, dit-il, ceux qi lancent ce bruit spéculent sur la victon de nos ennemis (ceux de l'Allemagne) il suf fit de renvoyer à l'état des opérations mil: taires. ,,Pour ce qui regarde les relations d gouvernement impérial avec le Danemark ce serait méconnaître la dignité et la pre voyance politique du gouvernement dano: que de croire qu'il se laisse guider dar sa politique de stricte neutralité par l'espoi des récompenses de l'étranger au lieu de s laisser guider par l'intérêt bien pesé, c indiqué par les circonstances de fait, d •Danemark." Le morceau est charmant, tout à fait dan 3e ton habituel aux Prussiens: menaees dé guisées, assurance feinte, tournures agrès sives. Mais tontes les phrases du Prussiei von Moltke, indigne descendant bavard d'u: grand silencieux, ne parviendront pas à dis simuler ce fait capital : ceux du Schle&wi, n'ont pas oublié, ceux du Schleswig se ré jouissent de la défaite prochaine des Boches •par laquelle ils seront réunis au Danemark Charles Herbfet. — wm 9 Il y a un an ! ,'S décembre 191. If-. — Canonnades intei mittentes et action* de détail sur tout l front. En Alsace4 progression des Françai vers Altkirch. En Pologne, violents combat autour de Lowitch; offensive allemande ver Ludowierski et Szcezerconv. Nouvelle avare russe dans les Carpathes. Occupation d Belgrade par les Autrichiens après quatr mois de siège. Vn aviateur anglais survol Essen et jette des bombes sur l'usine Krupf AVIS. Nous serions raconnaissants à nos abonné qui reçoivent leur journal par la poste et don 'abonnement expire le 1 décembre de biei vouloir nous envoyer un mandat poste d fi. 1.50 en mentionnant sur le mandat poste; Renouvellement d'abonnement? ( Pour nos soldats au front St Nicolas, Noël et Etrennes On a trop dit et laissé dire que la Belc que était un pays d'illettrés. Voilà une c » lomnie, à laquelle ces lignes de Monsie [ Vaumônier de guerre Mortier, dans ,,T"; e Bclgi'e", donnent le plus catégorique a menti: ,,Cette guerre a, donné à l'esprit de n gas une direction nouvelle. Ceux qui, exce tion faite,des amateurs de littérature et d fervents adeptes du sola-slim, ne philos phient point comme un Bouddah sur V ex\ ten-ce, les fiais et les causes de la guerre, lever et le coucher du soleil-, l^s étoiles.... etc., sont absorbés par la lecture de livr scientifiques en. rapport avec la façon m derne de guerroyer. La mécanique, la cl mie, l'électricité, l'aviation, la photograph trouvent des dilettantes. ,,Lc soldat belge qui émerveille le mon< k est, en effet, un gas merveilleux; il se bc il travaille, veilleuse plaint de.tout — me c ses joues saints, ses chants et ses blagu ' prouvent que ceci n'est point sincère 1 qu'il ne le fait que pour se souvenir de ' qualité de Belge. Il est et reste un hére dont on apprécie chaque jour davantage 1 valeur. Et lorsqu'il se met en route, av dans son sac tout le ,,bazar" qu'une mè ~ n'aurait pas pu> pourvoir mieux de ccr r objets utiles et confortables, on est surpi e et édifié de trouver souvent, parmi ce havr " sac bourré, de gros bouquins. Il sôigne do-. 18 également sa nourriture intellectuelle, n défenseur de notre Patrie, et n'hésite p u à alourdir son fardeau d'autant à c h effet..." Ah! que nos braves poilus méritent bi 3- qu'on s'occupe d'eux inlassablement. u Montant des listes précédentes 9Jfl.Jf.6l, ; + 1783.10" ft L_ A. l'occasion du cinquantième n anniversaire de vie 'politique de M. Mullendorf, bourc,-,s mestre de Vérviers, en témoi-s gnage de haute admiration et de profond respect. Vit Verviétois à La Haye... 50.00 ,, [. Un groupe d'amis réunis à c l'hôtel de France à Rotter- e dam 10.00 fl■ g Pour que Grand Mère m'aime n bien S.00. ,, ^ Pour que chacun donne d'après ses moyens 0.50 e Du Dépôt spécial d'internement de Flessingue. Le commandant, M.M. les officiers, l'aumônier et membres du ' personnel 5.25 ,, 6 militaires anglais internés, 6 ,,A small mark of respect for our b rot h ers Belgians at D the front" 2.76\ „ Les 56 militaires belges inter-s nés, hommage à leurs cama- e rades au front ,, j5 Pour assister a une représen- tation des ,,Indiaantjes" .... 1.00 „ * i Les journalistes soldats. Parmi ceux de nos confrères qui se troi " vent au front, non point comme „littér« Ll teurs du territoire" mais comme soldat :> engagés volontaires faisant bravement coup de feu, il en est un qui s'est partiel 3 lièrement distingué ces temps derniers, c'e s le valeureux verviétois Barthélémy, réda r teur parlementaire de l',,Indépendan< ® Belge", actuellement maréchal des log d'artillerie- Voici une lettre émouvante qu' vient de nous adresser: 3 ,,Dommage en effet que nous ne noi soyons pas vus lors de ton passage au fron Partie remise. Mais, personnellement, j'i progressé: je suis à présent en penmaneiK dans un poste à 500 mètres des boches. Nous logeons à quatre dans une .baraqi de bois. Aveo ses lits superposés el ressemble assez bien à une cabine de sle ping ou de transatlantique. Le mobilir t compose d'une table et de quatre escabeau de notre fabrication. Nous faisons notre popote sur un poê - flamand déniché dans une maison éventre par les o'bus. Sur les planches servai d'étagères, des bouquins (littérature légère voisinent avec des pains, des objets de to lette fraternisent avec des victuailles. Au cloisons, des effets militaires, des carte des jumelles, des armes et une boîte c s secours. Enfin, l'inévitable téléphone. I tout — hommes et choses — dans un eapat de 4 mètres sur 2. Le soir, on joue au ^ cartes à la lueur d'une bougie planté© dar t une bouteille. Malgré la boue, la pluie, ' c vent, le froid, l'eau — et le reste, la sa ni est bonne et le moral se maintient. Et l'c fait de la bonne besogne. Nous tuons 1< ? boohes avec méthode et application. Toi de même tout cela me change des inciden' de séance et des bruits de couloir. La dextn 5 cordialement ! !" , Comment lire une telle lettre sans ur profonde émotion ? En vérité, la bonn ' humeur, le stoïcisme de ces braves noï î fait un devoir à tous de refouler nos imps tiences, nos récriminations, nos-doléanec de réfugiés... souvent volontaires. i.. P. En Belgique. A Bruxelles. n~ Les Allemands parlent constamment du a~ service d'espionnage allié en Belgique, mais ils sont muets sur les actes de leurs espions .y à l'étranger. Un Bruxellois avait reçv un c~ passeport pour la Hollande. Les Allemands lui avaient défendu de se rendre en os Angleterre. Ce pourquoi il avait dû verser P' une caution de 25.000 marks'. Notre com-es patriote passa quand même la mer, croyant qu'on ignorerait à la Kommandantur de 'le Bruxelles qu'il s'était embarqué à Flessingue. ... 'e's Lorsqu'il revint eu Belgique et se prç-0_ senta pour reprendre ses 25.000 marks, il lui i?-_ fut répondu ce qui suit: ■ç ,,Nous les gardons, parce que vous êtes allé en Angleterre!" II eut beau nier. On lui montra, à son f grand étonnement, une photographie le représentant sur le bateau ! rs Pour le consoler, les Boches lui déclarè-0% rent qu'il devait se trouver heureux d'en ,a être quitte à si bon marché. s Nombre de voyageurs sont surpris aussi la d'apprendre que les Allemands en Belgique ec eont parfaitement renseignés sur les faits rc. et gestes des Belges en Hollande. Avis à ts ceux qui préparent leurs malles pour rentrer ■is au paye ! e. * * * ic Les cérémonies de deuil succèdent aux coré-h monie de deuil. Jamais les églises n'ont été as parées aussi souvent qu'elles le sont aujourd'hui . de leurs draperies funèbres, jamais non plus c les offices des morts n'ont été suivis avec une telle assiduité par une foule aussi grande, aussi recueillie. Le ,,XXe Siècle" reçoit quelques notes se rapportant à un service, célébré der-t. nièrement. Les nefs de la collégiale des St. Michel et Gudule étaient trops potites pour s> contenir la multitude qu'avait attirée la seule annonce d'un service solennel pour le repos de l'âme d'employés et d'ouvriers morts au champ d'honneur. Une heure avant que l'office commençât, la cathédrale était assiégée une afflueuce de gens de tout âge, de toutes conditions, que l'on voyait dévaler en groupes empressés des hauteurs du Treurenberg. A onze heures, au moment où le cardinal Mercier, superbe dans sa pourpre, a quitté la cure de Ste-Gudule, pour se rendre pro-cessionnellement à l'église au milieu d'une double haie de passants prosternés sous 6on geste bénisseur, il n'y avait plus une place à trouver sous l'immense vaisseau. Les plus hautes. personnalités du monde bruxellois assistaient à cette grandiose cérémonie. Le cardinal, assisté- des chanoines Hallaux et Sçho-vaerts, a assisté pontificalement au service que célébrait le doyen de la capitale.^ Il a chanté lui-même les absoutes. L'éloge funèbre des victimes de la guerre a été prononcé par M. Carduyne, directeur des oeuvres sociales féminines du diocèse. 11 s'est exprimé dans les deux langues, avec une vigueur et une indépendance d'allure dont l'auditoire immense lui a su le plus grand gré.-Aux regrets que suscite dans tous les coeurs la perte de tant de héros morts bravement pour la Patrie, il a ajouté un émouvant hommage aux familles dont les enfants ont succombé et qui, ayant tout perdu aveo eux, ^ cherchent dans la prière un adoucissement à leur douleur. La ,,Brabançonne" célébrée au moment ou s'achevaient les absoutes a été saluée d'une ovation formidable par l'assistance tout entière agitant chapeaux et mouchoirs. Les cri6 i- de „Vive le Roi! Vive la Patrie! Vive le Car-i- dinal!" se sont longtemps oroisés sous les voû-3 tes, tandis que le clergé, en cortège, recondui- sait Son Eminence à la cure. * * * it. On parle beaucoup de nouvelles arrestations qui auraient été faites dans la capitale. On dit, — mais le bruit n'a pas reçu confirmation. ;e _ que le général Brassine, frère de l'ancien [S ministre do la guerre, aurait été arrêté, il * * * La presse allemande tresse des couronnes au is poète-épic René De Olercq, rédacteur de la ,,Vlaamsche iStem". • A présent, le ,.Belgisolier Kurier' , pulblie par les Allemands, insère une poésie „Aau die van Iiavere toen zij vergaten dat ook Y laande-ren in Belgie lag". ie * * vf e Dès novembre a commencé, dans toutes les ï- Œuvres de protection de l'enfance du premier :e âge, une distribution de layettes et trousseaux T pour les enfants âgés de moins de ans. I La distribution se fait par l'entremise des 19 oeuvres qui fonctionnent dans l'aggloméra-8 tion bruxelloise. Plus de 2,000 séries de vête-•e inents ont été préparées. Chaque layette coon-it prend 26 pièces. Le tout a été confectionné — ) car la distribution ne comporte que des objets ■_ neufs dan6 des ouvroirs créés pour venir en aido aux ouvrières sans travail. e A Anvers. e Le rapport annuel du Diesterweg a paru, e Nos lecteurs anversois s'intéresseront au tra-x va il de cette ruche philanthropique. L'oeuvre du vêtement du Diesterweg, fondée S en 1895, a pourvu de vêtements, jusqu'en juil-e, let 1915, 16,000 élèves pour lesquels les comités ^ et certains cercles de la ville ont rassemblé 11 les sommes nécessaires. >s Depuis la fondation, les instituteurs du Dies-Lt terweg ont rassemblé un capital de 723,000 3 francs environ, dont une partie -—évidemment provient de subsides officiels, 144,000 francs de la ville, 13.000 de la province, 44.000 des membres protecteurs, 53.500 du produit des e concerts, 25.000 de l'institution de la colonie e do Heide, 39.500 du produit de tombolas, 10.000 francs provenant de la rente de plomb, de «uivrft et d'étain. Les boîtes de collectes l~ ' ont rapporté 43.000 francs. Pendant la guerre, le Diestenweg n'a pas i chômé. La colonie scolaire, à Heide, dut fermer j ses portes le 20 août 1914, Cent cinquante et un enfants purent cependant y trouver asile pendant la première année de guerre, durant laquelle huit cents vêtements furent distribués. En octobre, 183 réfugiés y furent logés. La caisse de secours, depuis novembre 1914, assis-( ta l'oeuvre de la soupe» scolaire dans les jardins d'enfants. Jusqu'au 31 juillet 1915, elle a distribué 122,C6<) repas à 1.191 enfants. Aussi l'année sociale 1915, terminée le 15'mars, se clôture par un déficit de 10,000 francs. Entretemps, de nouveaux dons furent offerts pour l'oeuvre de la soupe scolaire, mais l'entretien, la direction et la surveillance de la villa-école réclament une sérieuse dépense. Depuis le début de la guerre, aucun don en argent n'a été adressé au Diésterweg. Le caisse de secours est donc fortement menacée. A L ouvain L'assassinat de miss Cavell empêche les Boches de dormir. Ce n'est pas pour nous etonner. C'est pourquoi les salariés du Wblff Bureau ont ordre de rechercher de nouveaux faits qui pourraient disculper l'Allemagne aux yeux des honnêtes gens. Leur dernière trouvaille est qu'à Louvain, le 18 août 1914, une femme mariée: Julia van Wanterghem, née à Bruxelles le 26 janvier 1872, fut exécutée en compagnie de deux autres Belges, par ordre de l'autorité militaire belge. L'exécution eut Heu dans la nuit qui suivit, le prononcé du jugement- L'avis fut publié à Anvers notamment; il était signé par le ministre de la guerre. Et comme Wolff n'est pas seul à emboucher la trompette, la ,,Norddeutecher AUgeoneine Zeitung" reproduit un fac-similé de l'affiche. Répondons brièvement. Cet acharnement à se disculper, en Allemagne même, prouve que certains Boches, qui ont une conscience d'honnêtes gens, ont dû s'émouvoir du meurtre d^/miss Cavell. C'est un indice qu'il ne fau as*£s négliger. Busuite, il n'y a aucune comparaison à établir entre l'exéoution d'une espionne, prise sur le fait, dans une ville en état de siège, à l'arrière du frOnt belge, et l'assassinat injustifiable, sauvage et odieux d'une honnête femme qui n'eut à répondre que de l'accusation d'avoir fait passer la frontière à des soldats de son pays. Que messieurs les Boches n'essaient pas de ruser. Ile sont trop lourds pour jouer au plus malin. • # ♦ On annonce la mort de l'abbé Paul Van Cau-wenberghe, professeur de philosophie au petit séminaire de Malines. Le défunt, qui était fils de M. le représentant Van Cauwenberghe, est mort à Louvain, chez son frère, Mgr. Van Cauwenberghe, vice-recteur.de l'Université. Il n'était âgé que de 29 ans. A N a mur Les deux premiers jours de la session de la Cour d'assises de la province de Namur sont retenus pour l'examen de l'affaire Boland. Le 18 novembre est venue une affaire d'infanticide communiquée par le parquet de Dinant. Enfin le crime d'Opprebais-lez-Wastinnes tiendra prochainement trois ou quatre audiences. Dans les deux premières affaires, on croit que le siège du ministère public a été occupé par M. le substitut Tahon. Boland était défendu par Me Georges Honincks. Quelques mots au sujet du crime d'Oppre-bais. Cette affaire fut jugée en premier ressort par le jury du Brabant. Le sacristain Van Hees fut convaincu d'avoir assassiné sa maîtresse Juliette Petignot, de complicité avec son épouse. Tous deux furent condamnés aux travaux forcés à perpétuité. Peu après sa condamnation, Van Hees fit des révélations tendant à innocenter son épouse et fit connaître plusieurs faite nouveaux, qui amenèrent la Cour de cassation à renvoyer l'affaire, pour revision, devant la Cour d'assises de Namur. Un nouvel acte d'accusation contenant les faits nouveaux a été rédigé. Les débats seront dirigés par M. Louche, chevalier de l'ordre de Léopold, conseiller à la Cour d'appel de Liège; M. Capelle-Henri, procureur du roi, occupera le siège du ministère publio. Les audiences se tiendront dans les locaux du tribunal correctionnel, auxquels on fera subir quelques aménagements : pose des box des jurés, du détenu, etc., etc. On ne sait encore actuellement si Me Bon-nevie, qui défendit les accusés devant la Cour d'assises du Brabant, sera cette fois encore à la barre. Au Palais, on est persuadé que sa présence est presque certaine. En Brabant On a fait l'éloge déjà des administrationa communales qui améliorent leur voirie et en même temps procurent du travail aux chômeurs. La petite commune de Crainhem a créé une nouvelle chaussée vers Saventhem ; elle a pavé de nombreux cheimins de terre et elle a réfectionné le pavage de la rue du Moulin, la principale artère de la. localité. La commune de Wesembeek a posé l'assiette d'une, avenue partant de S'tockel et allant rejoindre la chaussée de Malines à Ophem. Les travaux 6ont arrêtés parce que la. caisse communale se trouve sans doute dans l'impossibilité d'effectuer l'achat des pavés nécessaires. La commune d'Auderghem a transformé le vieux chemin de Putdael en une superl>e avenue longeant la propriété seigneuriale de Val-Duchesse qui, par le fait, se trouvera considérablement embellie. De même le | poétique sentier allant de Putdael vers le Rouge-Cloître est en train de disparaître, pour faire place aussi à une avenue large et spacieuse. A Hoeylaert enfin, là commune fait achever le pavage, eur un parcoure de .1,500 mètres environ, de la route Bruxelles reliant le centre de la oemmune au hameau, de- Welriekende ou Notre-Dame de Bonne-Odeur.Un projet de grande envergure a pris corps pendant la guerre: il s'agit de relier par une chaussée moderne la commune de La Hulpe à celle de Rixensart en passant par Genval. Il est à remarquer que ces trois localités importantes manquent entre elles de tout moyen de communication quelque peu passable. Les chemins communaux qui les relient ne sont que des casse-cou et des fondrières. L'inspirateur de ce projet est M. Oheude, député permanent. * * * Les Boclies ont inauguré un service d'autobus, à l'usage de leurs troupes, entre le Lim-bourg et le Brabant, pour suppléer à l'absence de chemins de fer victinaux dont ils ont emporté il y a quelques mois les voies ferrées. Ils se servent évidemment aussi de nos chemins de fer, si bien que, fréquemment, les civils 6e demandent s'ils ne devront pas gagner à pied la capitale! Le trafic a été interrompu entré Tirlemont, Diest et Aerschot, par train vioinal, jusqu'en janvier, paraît-il. _ C'est ce que von Bissing appelle ,,rétablir la vie industrielle et économique".. Au Limbourg, Le père Lamy a été élu supérieur de l'Abbaye de Tongerloo." Mgr. Ileylen procédera à la bénédiction le 23 novembre. A Gand. On signale la mort de M. Joseph Deleplan- que, l'ingénieur-architecte bien connu. * * * On raconte, dans les milieux bien informée, que la grâce du comte de Hemptinne n'a pas été demandée par le pape, m?as par le gouvernement hollandais qui s'adressa directement au gouvernement impérial allemand à Berlin. Aux frontières. Let? soldats aUemands de garde à la frontière à Steokcne ont. enutendu. dernièrement itn cri déchirant. Quelques instants après, ils découvraient le corps d'un de leurs camarades, aœroohé aux fife barbelés. Avait-il essayé de déserter? Les Allemands prétendirent le lendemain qu il avait touché le fil du bout de son fusil. On sait ce que cela veut dire... Un déserteur allemand, en civil, est resté accroché au fil près d'Ede. H avait été pris par une patrouille. Mais on répandit le bruit qu'il s'agissait d'un réfugié français. Les soldats qui réussissent à passer en Hollande disent unanimement que ce fil n'a été tendu que pour eus. Dimanche, un soldat fuyard a réussi à le passer. Le lendemain, il'avait trouvé du travail en Hollande. ,,Je me suis enfui, a-t-il déclaré, à cause de ma femme et de mes trois enfants." Il venait de l'Yser. Dans les Flandres. Le correspondant du ,,Telegraaf" écrit qu'après quelques jours de dures gelées, le temps qui règne en Flandre est épouvantable. On s'attend généralement à une prochaine grande bataille. La canonnade est \iolente et ininterrompue. A Menin, Len-delede, Dadizele, il y a beaucoup de blessés. Ceux qui étaient légèrement atteints ont dû faire place aux grands blessés1. On les a dirigés, via Court-rai, vers l'Est ou vers Grand. Ces militaires se plaignent de la violence particulière du feu des alliés. Des heures durant, de3 rafales d'obus se sont abattues sur les j>ositions allemandes de Bixsohoote, ce qui désigne, pour les Boches, l'ensemble du secteur d'Ypres. Ce que les blessés ont souffert du froid vif et du vent aigu n'est pas à dire ! On rapporte que, sur la ligne de l'Yser, la canonnade n'a pas été moins violente. Par suite des tirs d'artillerie, la chaussée de Nieuport à Middelkerke est fréquemment impraticable, si bien que les Allemands s'aperçoivent, sans doute possible, que les alliés disposent surabondamment de munitions. On lutte, à présent, dans la boue. Les premières lignes de tranchées vers Bix-schoote sont à moitié remplies d'eau. Beaucoup de prairies et de champs, à l'arrière du front, notamment aux environs de la Lys, sont inondés. En temps de paix, sitôt le dégel arrivé, on fermait les barrières. Sur toutes les tour?, on hissait des drapeaux, — ce qui signifiait qu'il était défendu de transporter de lourdes marchandises par camion sur les chaussées. Car celles-ci sont faites de terre et de gravier et, lorsqu'il dégèle, ces graviers sont entraînés par la pluie et La tearre se transforme en bourbier, ce qui empêche actuelilement les transports militaires. Les blockhaus en bois, élevés par les ouvriers belges réquisitionnés de force, seront fort utiles aux Allemands. En dépit du vent violent, les aviateurs alliés ont montré une grande activité ces jours derniers. Ils ont reconnu minutieusement les environs de Bruges, la côte et la partie centrale de la Flandre occidentale. Divers bombardement aériens ont été exécutés. Une escadre anglaise a également pris sous le feu de ses canons — il y avait 40 navires — la partie orientale de la côte. On ignore les résultats de ce bombarde-mentj ce qui n'étonnera pas ceux qui savent l'isolement daus lequel la zone côtière est maintenue. On a développé le service postal jusqu'à Bruges, mais Ostende, Blankenbergbe, Pleyst, Knocke, Lisseweghe et les villages du nord en sont exceptés et sont comme autant de petites îles, sans communications entre leurs habitants. Un avis affiché à Bruges annonce qu'on ne délivre plus de passeports pour la Hollande. A propos des ,,passierscheinen',J les Aliemaudg ont inauguré une nouvelle méthode pour battre monnaie. Us donnent assez facilement un passeport, valable d'aine commune à l'autre, aux personnes qui versent cent francs en monnaie d'or ou d'argent, — en, échange de marks en papier! La Bataille k l'ïssr. Une mise au point. Les journaux français publient, en cette date anniversaire de la Victoire des Flandres, une relation documentée de la gigantesque bataille de TYser et de l'Yperlée qui rompit définitivement, sur le front d'Occident, l'offensive allemande déjà mise à mal sur les rives de la Marne. Cette relation, dont la forme varie d'ailleurs de journal à journal, appelle de notre part quelques précisions. L'impression qui se dégage, en effet, de sa lecture, c'est que la vraie bataille des Flandres n'aurait commencé que le 24 octobre; que, jusque-là, il n'y aurait eu sur l'Yser que des opérations préliminaires et que seul Dixmude, représenté comme défendu uniquement par les fusiliers marins, aurait subi de furieux assauts. Cette impression doit être redressés car l'histoire n'y trouve point tout sooi compte. * * * A la vérité, la bataille des Flandres se déroula en deux actes successifs: le premier, celui de l'Yser et de Dixmude, eut pour acteurs l'armée belge et les fusiliers marins français et, commencé le 16 octobre, il peut être considéré comme s'étant achevé le 30 de ce mois, car la prise des ruines de Dixmude, le 10 novembre, ne fut, par après, qu'un épisode sans influence sur le résultat déjà définitivement acquis. Le second acte, celui de l'Yperlée (canal de l'Yser) et d'Ypres, ne débute qu'aux derniers jours d'octobre pour s'achever au 15 novembre et il mit en ligne des troupes françaises et britanniques dont les premiers éléments (territoriaux français et cavaliers de3 deux na-tiens) étaient apparus à la nii-octobre. Les rapports du maréchal French en ont décrit les phases dramatiques avec uns extrême précision. L'armée belge, sauvée d'Anvers, après une retraite qui peut passer pour un modèle du genre— quelque chose comme la retraite de Constantine qui illustra Chaugarnier —-était arrivée sur l'Yser le 13 octobre, écrasée de fatigue. Sur 80.000 hommes d'effectif, elle ne comptait guère plus de 48,000 fusils. Elle était en guenilles, hâve, épuisée. Un appel de son Roi la redressa. Elle était seule pour résister à l'assaut de 140 bataillons allemands, c'est-à-dire 140,000 hommes appuyés par 500 bouches à feu; la bataille commença le 16 octobre. On lui avait demandé de tenir deux jours; elle.lutta quinze jours et le premier secours. français (l'intrépide division Grosetti) n'apparut sur le champ de bataille que le 23 octobre. Le drame qui se joua du 16 au 23 octobre, dans cette plaine lavée d'eau et de brume, sur les bords de ce canal glauque et de ce remblai de chemin de fer, dont les scories rouges de sang semblaient de la lave incandescente, entre ces quelques soldats belges loqueteux, agrippés au dernier lambeau de leur patrie, et ces épais bataillons allemands se ruant dans la clameur de leurs chants mystiques et sauvages — ce drame est toute une épopée de carnage et de gloire. Lorsque les secours français survinrent et rétablirent le combat en contraignant l'ennemi à repasser l'Yser franchi par lui à Tervaete, l'armée belge continua la lutte jusqu'à ce que l'eau de l'inondation sourdant du sol et montant peu à peu eut fait fuir l'ennemi mieux encore que le fer et-le feu. On se compta: 18.000 Belges étaient tombés au champ d'honneur et 200 de leurs canons, à force de tirer, étaient hors d'usage. Dans le même temps, à* Dixmude, les Belges de l'héroïque brigade du général Meiser —lie et 12e de ligne — déployaient aux côtés des 600 marins français et confondus en quelque sorte dans leurs rangs les plus rares vertus militaires. Us y perdirent le quart de leurs effectifs et 36 officiers sur 86. On frémit à la pensée que si l'armée belge ne s'était point aroboutée du 16 au 23 octobre contre la formidable poussée ennemie, six corps allemands auraient passé l'Yser, débordé sinon tourné la gauche des Alliés et vraisemblablement atteint Calais. * * * Aussi magnanime qu'héroïque, l'armée française, toute environnée de gloire, a toujours largement dispensé à ses alliés leur part d'honneur A son arrivée rur l'Yser, le 23 octobre, une acclamation partit de ses rangs en l'honneur de l'armée du Roi Albert. Cette mise au point n'est donc que l'écho de cette acclamation. Paul Crokaert. i (Le XXe Siècle).

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Cet article est une édition du titre L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Amsterdam du 1914 au 1918.

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